Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/05/2016

Bilan de lecture du mois d'Avril 2016

20160502_123914.jpg

Après un début d'année chargé qui ne m'a pas permis de lire plus de 10 livres en trois mois (!), j'ai terminé - et souvent dévoré - 9 livres en avril, tout en commençant deux autres titres. Le Read-a-thon de Printemps a bien aidé, surtout la semaine dernière où, ayant beaucoup plus de temps libre, j'ai terminé 4 livres.

Livres lus en avril :

- Nancy Mitford, Wigs on the Green (première moitié lue en mars)

-  Mary Hooper, Velvet 

- Anne-Marie Garat, Chambre Noire

- Christine Orban, Virginia et Vita

- Annie Ernaux, Mémoire de Fille (chronique prévue dans la semaine)

- Richard Mason, Le Séducteur

- Philippa Boston, The Sorceress

- Karen Dolby, Les Sautes d'Humour d'Elisabeth II

- Yves Ravey, Sans Etat d'âme

Livres commencés :

- Alexandra Lemasson, Virginia Woolf

- Neil Gaiman, Neverwhere

Comme vous pouvez le constater, il me reste de nombreuses chroniques à rédiger en ce mois de mai !

bilan de lecture,rat a week spring edition

Un bilan qui me permet (miracle !) non seulement de tenir le rythme du Challenge Goodreads 2016, mais finalement, d'avoir trois lectures d'avance.

bilan de lecture, rat a week spring edition

Une grande partie de ces lectures a eu lieu dans le cadre du challenge RAT a week auquel j'ai participé du 8 avril au 2 mai. Mes objectifs en début de mois :

- Lire au moins 1000 pages : Objectif atteint avec 1807 pages lues en tout si je ne m'abuse...

- Lire au moins deux livres dans ma PAL depuis plus de 6 mois : Objectif atteint là aussi, avec 4 livres sortis de ma PAL de 6 mois et +.

A ce bilan s'ajoute tout début avril une centaine de pages de Wigs on the Green de Nancy Mitford, également dans ma PAL depuis plus de six mois.

Le mois d'avril aura ainsi été riche en lectures, avec des sujets variés et, étonnamment, plusieurs titres français contemporains - ce que je ne lis pas le plus souvent. Le mois de mai devrait aussi être propice aux lectures, avec sans doute comme chaque année beaucoup de titres anglais, en prévision du Mois Anglais qui fait son retour en juin.

Belles lectures et un très beau mois de mai à vous tous et toutes !

28/04/2016

Philippa Boston, The Sorceress

boston_sorceress.jpgOxford, 1583. Susan O'Flaherty est appelée au chevet d'une malade dans une auberge, et sommée de ne pas en toucher un mot à qui que ce soit. Le lendemain, ses connaissances découvrent qu'elle est enfermée et accusée de sorcellerie. En parallèle, une femme de passage dans la ville est retrouvée assassinée alors qu'elle venait de reprendre la route avec son neveu, quant à lui disparu. Deux évènements sans rapport a priori mais qui, on s'en doute, seront en réalité liés.

On retrouve dans ce récit les personnages de The Fortunes of John de Courcy (bien qu'il ne soit pas indispensable d'avoir lu ce premier opus pour suivre l'intrigue). Ainsi, Maude Mansfield et Harry Hopetoun décident de mener l'enquête, aidés de leurs alliés habituels, au sein de l'Université ou grâce aux relations de la famille De Courcy.

J'ai pris beaucoup de plaisir à lire The Sorceress (livre dévoré dans la journée). Cette collection s'adresse à un public international et a pour but de rendre des auteurs contemporains accessibles à des non-Anglophones. Le style est donc volontairement épuré. Mais cela n'empêche pas The Sorceress de reposer sur une enquête sympathique et de nous donner à voir des personnages principaux attachants. J'ai apprécié les pointes d'humour et savouré le contexte historique. Je me suis replongée avec plaisir dans les rues d'Oxford arpentées longuement l'année dernière (et beaucoup plus brièvement quelques années auparavant).

Je me réjouis d'avoir découvert les collections Paper Planes et Paper Planes Teens grâce à leur Service de Presse que je remercie. Je ne peux que recommander leurs titres à ceux qui souhaitent parfaire leur anglais, lire en anglais sans se sentir prêts à sauter le pas, ou tout simplement lire une bonne histoire et passer un moment agréable. Je serais ravie d'apprendre la sortie de nouveaux titres de Philippa Boston, car, comme vous l'aurez remarqué, j'ai un petit faible pour les voyages dans le passé, et plus encore si c'est en Angleterre que j'atterris. 

De Philippa Boston sur ce blog (j'ai également lu Bubonic Britain mais ne l'avais pas chroniqué... ça viendra !):

boston_The_Fortunes_of_John_de_Courcy.jpg boston_blitz britain.gif boston-deadly-jobs.jpg

Je viens de terminer ce court roman dans le cadre du Read-a-thon de Printemps organisé par Chroniques Littéraires, ce qui me permet également de participer au Challenge Walpurgis en me rendant moi aussi par procuration au Congrès des Sorcières - même s'il s'avère que la mienne n'en est pas vraiment une finalement. Et bien sûr, ce roman entre dans le cadre du Challenge A Year in England et dans celui des British Mysteries, que j'aimerais vous proposer de nouveau dans les prochains jours, après une longue pause.

3,5coeurs.jpg

 

 

117 p

Philippa Boston, The Sorceress, 2012

walpurgis-le-congrc3a8s-des-sorcic3a8res.jpg  a year in englant by-eliza1.jpg    british mysteries_petit.jpg

25/04/2016

RAT A Week Spring Edition #2 - Semaine du 25 avril au 1er mai

rat a week spring 2016_week 4.jpeg

Je poursuis ma participation au RAT du printemps organisé par Chroniques Littéraires. J'ai commencé à comptabiliser mes lectures à partir du 8 avril : voici mon bilan de cette première partie de challenge sur un peu plus de deux semaines. Cette 4e et dernière semaine, je participe sans détourner un brin les règles, ayant beaucoup plus de temps devant moi. Je vais donc pouvoir fixer un peu plus précisément mes objectifs, cette fois-ci à la semaine :

- Un objectif de 600 pages lues

- Une lecture rentrant dans le cadre du Congrès des Sorcières de Walpurgis, également organisé par Chroniques Littéraires et retransmis en direct sur le groupe facebook du Challenge Halloween.

- Terminer un livre dans ma PAL depuis au moins 6 mois

- Terminer au total au moins 3 livres

*****

Lundi 25 avril

20160425_080257.jpg

Petit déjeuner à l'anglaise - en même temps, c'était l'anniversaire de la Reine la semaine dernière. Une semaine commencée en lisant les Sautes d'Humour d'Elisabeth II au petit déjeuner. Vous remarquerez la tasse kitsch de la naissance du Prince George, offerte par une amie qui a du goût dans le cadre de notre concours mutuel des cadeaux improbables autour de la famille royale.

Update à 16h30 (presque l'heure du tea time d'ailleurs) : Bilan pour l'instant : Lu 39 pages supplémentaires des Sautes d'Humour d'Elisabeth II (je me suis arrêtée à la page 99) et 49 pages du Séducteur de Richard Mason (arrêt à la page 100). J'ai aussi commencé un livre Collectif d'auteurs russes intitulé "Peur" pour le Congrès de Walpurgis mais ne suis pas encore vraiment rentrée dedans après quelques pages. Je ne suis pas sûre de poursuivre.

Dans l'après-midi, j'ai regardé l'interview d'Annie Ernaux à la Grande librairie suite à la sortie de Mémoire de Fille.

Le bilan final de lundi : 76 p du Séducteur de Richard Mason (je me suis arrêtée p 127/342) et 39 pages des Sautes d'humour d'Elisabeth II (99p /171) - sans compter quelques pages du recueil Peur, que je ne suis pas certaine de continuer pour l'instant donc je ne les comptabilise pas. Soit 115 pages au total, un bilan honorable, même si j'ai été nettement plus efficace le matin qu'en deuxième partie de journée.

*****

Mardi 26 avril

Peu de lectures car j'ai passé la journée avec une amie. Bilan total de 31 p supplémentaires du Séducteur de Richard Mason (p158/342).

*****

Mercredi 27 avril

Première séance de lecture qui s'est poursuivie après le petit déjeuner. Je suis toujours le parcours ambitieux du Séducteur, avec 92 p lues ce matin. J'ai fini la première partie du roman et m'apprête à quitter Amsterdam pour l'Afrique du Sud. Sur ce, il est temps de quitter le canapé et de m'activer un peu. A plus tard pour un nouveau bilan dans la journée !

rat,read a thon,rat a week spring edition,walpurgis

Update à 17h30 : J'ai repris ma lecture au déjeuner, puis dans l'après-midi pendant quelques pauses. Une journée de Read-a-thon fructueuse puisque j'al terminé Le Séducteur de Richard Mason, avec au total 184 p lues aujourd'hui (92 depuis ce matin). Cela me permet de venir à bout de l'un de mes défis, à savoir terminer un livre dans ma PAL depuis plus de six mois.

Bilan de la soirée : Seulement 18 p de The Sorceress de Philippa Boston se sont ajoutées à mes lectures de la journée. Au total, 202 pages lues aujourd'hui. Je suis sur la bonne voie pour atteindre mes objectifs sur cette dernière semaine du RAT a week Spring Edition !

*****

Jeudi 28 avril

rat,read a thon,rat a week spring edition,walpurgis

Je m'apprête à commencer la journée avec un bon thé et un muesli bio que je n'avais pas encore goûté... accompagnée de The Sorceress, en espérant que cela me donnera l'occasion de bien entrer dans l'histoire. Je vais essayer de profiter de la matinée pour rédiger un billet sur une de mes dernières lectures, car sur ce point je n'ai pas trop avancé !

13h50 : J'ai lu toute la matinée en avançant en parallèle dans le transfert et le classement de mes photos, projetant de faire enfin des albums. J'ai finalement terminé The Sorceress de Philippa Boston, roman court de 117 pages (99 p lues aujourd'hui). C'est le deuxième roman dans ma PAL depuis plus de six mois que je termine cette semaine, et le troisième ce mois-ci. J'ai donc relevé cette partie de mon défi haut la main (comme quoi, les miracles existent). Cela me permet aussi de relever un autre défi, à savoir lire un titre pouvant entrer dans le cadre du challenge Walpurgis, le Congrès des Sorcières. Je m'apprête à sortir puis voudrais avancer dans la rédaction de mes billets à mon retour. A vrai dire, je ne sais pas encore ce que je vais lire cet après-midi (poursuivre mes lectures en cours ou ouvrir un nouveau roman). 

17h00 : Et voici mon billet sur The Sorceress. Je n'aurai pas le temps de lire avant ce soir je pense, car je ne vais pas tarder à retrouver ma lectrice en herbe.

Bilan de la soirée : Etant assez fatiguée, il me fallait une lecture facile. J'ai donc opté pour Les Sautes d'Humour d'Elisabeth II que j'avais laissées de côté en début de semaine au profit du Séducteur. J'ai lu 38 p supplémentaires (soit 137 p lues pour l'instant / 171). Bilan de la journée : 137 pages au total.

*****

Vendredi 29 avril

Petit déjeuner en compagnie de la famille royale. J'ai lu 34 p des Sautes d'Humour d'Elisabeth II (qui compte 171 p au total) et ainsi terminé ce livre. Je réussis donc le défi de terminer 3 titres cette semaine. Maintenant je vais devoir m'activer et serai a priori peu - voire pas - présente ici dans la journée. Je vous dis donc plutôt à ce soir ! Bonnes lectures à toutes les participantes !

rat,read a thon,rat a week spring edition,walpurgisUpdate à 21h00 : ayant passé la journée dehors, j'ai seulement lu 31p de Sans Etat d'Âme d'Yves Ravey, que j'avais découvert en librairie début octobre. Je passe voir les copinautes puis me mets au lit pour bouquiner encore un peu.

Bilan de la journée (actualisé vers 15h samedi...) : Etonnamment, j'ai réussi à lire 95 p supplémentaires de Sans Etat d'Âme hier soir - alors que je pensais m'endormir au bout de quelques pages. J'ai donc terminé ce livre dans la journée (126 p).

Le bilan de vendredi est donc finalement de 160 pages. Je n'aurais pas parié là-dessus !

*****

Samedi 30 avril

rat,read a thon,rat a week spring edition,walpurgis15h : Pour l'instant je n'ai encore rien lu et ne suis pas certaine de ma prochaine lecture. Eh oui, je laisse une nouvelle fois planer un suspense insoutenable, n'est-ce pas chères co-readatrices (on dit ça comme ça ?).

Bilan de fin journée (rédigé le dimanche à 21h19... c'est de mieux en mieux) : J'ai commencé Neverwhere de Neil Gaiman (LC commune sur Londres pour le Blogoclub de lecture et le Mois anglais le 1er juin). Au final, 49 pages lues en fin de soirée... ce sera le bilan du samedi.

*****

Dimanche 1er mai

21h : Journée passée chez des amis, j'en ai bien profité mais je n'ai lu que deux ou trois pages. Après le dîner je m'y remettrai et ferai demain mon bilan du RAT a week, pendant cette semaine et tout le mois d'avril. Je passe voir les marathoniennes de choc demain ! Bonne soirée à toutes et tous !

Plus tard... : je n'ai pas lu de la soirée, après avoir traîné un peu puis m'être endormie rapidement (le livre n'y était pour rien !). Bilan glorieux de cette journée : 6 pages !

*****

Bilan global du RAT a week  - semaine du 25 avril au 1er mai

J'ai réussi tous mes défis de la semaine : 

- Un objectif de 600 pages lues : 700 pages lues au total

- Une lecture rentrant dans le cadre du Congrès des Sorcières de Walpurgis : Lecture de The Sorceress de Philippa Boston.

- Terminer un livre dans ma PAL depuis au moins 6 mois : J'en ai terminé trois, avec The Sorceress, Le Séducteur de Richard Mason et Sans Etat d'âme d'Yves Ravey (qui lui était là depuis tout juste un peu plus de six mois).

- Terminer au total au moins 3 livres : J'en ai terminé quatre. Les trois cités à l'instant ainsi que les Sautes d'Humour d'Elisabeth II.

 

Je vous donne rendez-vous le 2 mai pour un bilan de mes lectures d'avril.

*****

Les nouveaux billets de suivi des participantes : Chroniques littéraires, L'Or RougeMargotte, Hilde. Ainsi que les billets de la semaine dernière toujours d'actualité d’Arieste, de Zofia et de Même les sorcières lisent.

Bonnes lectures à vous toutes !

Merci à Chroniques Littéraires pour l'organisation de ce Read-a-thon de saison !

13/04/2016

RAT A Week Spring Edition #1 - du 8 au 24 avril

rat a week spring 2016.jpeg

Chroniques Littéraires nous a contacté un nouveau Read-a-thon pour le printemps. Jusqu'ici ses marathons de lecture me faisaient bien envie mais faute de temps j'avais renoncé à y participer, même si l'envie ne m'en manquait pas ! Ce mois d'avril me laisse un peu plus de temps que d'habitude, ne serait-ce qu'avec des week-ends cocooning en vue. J'ai donc décidé de me lancer pour cette Spring Edition et me réjouis de rejoindre les blogueurs déjà embarqués dans ce challenge littéraire.

Les règles du marathon sont assez flexibles pour permettre à chacun de participer selon ses propres contraintes, en se rajoutant des défis personnels sur mesure. Tout est expliqué là.

J'ai décidé de participer aux 4 semaines du challenge, qui court du 3 avril au 1er mai minuit, mais comme je ne sais pas quelle partie de mon avant-dernière lecture j'ai lu avant ou après le 3, je compte mes participations à partir du 8 avril seulement.

Mes objectifs, dans la catégorie "Gazouillis" (fidèle à la thématique du printemps) :

- lire au moins 1000 pages (normalement l'objectif est à la semaine mais comme je travaille ça me semblait ambitieux ; je vais tout de même essayer de revoir à la hausse le nombre de pages de la dernière semaine et contribuer plus "activement" au read-a-thon à ce moment)

. lire au moins deux livres dans ma PAL depuis plus de 6 mois

Pour le reste, en ce moment je pioche allègrement dans ma PAL ou mes acquisitions plus récentes avec grand plaisir. Une lecture en entraîne une autre, parfois une logique relie deux lectures, à d'autres moments je me soumets à mes sautes d'humeur. Je ne souhaite donc pas me donner plus de contraintes et préfère plutôt poursuivre mon challenge au gré de mes envies.

Voici donc mon bilan du RAT A Week Spring Edition :

20160408_133440.jpg

Offert par mon amie Titine, Velvet aura été dévoré en deux jours, soit 325 p.

Bilan au Samedi 16 avril

rat,read a thon,rat a week spring edition,velvet,mary hooper

Pour cette 2e semaine de marathon, j'avance à petits pas, avec la lecture de Chambre Noire d'Anna-Marie Garat fini hier soir, soit 265 p. Une semaine où je n'ai pas souvent profité de mes soirées pour avancer mes lectures, m'étant consacrée à un autre projet autour de photos. J'ai ainsi lu 110 pages hier mais passé plusieurs journées sans lire grand-chose. Cette lecture me permet de découvrir un roman dans ma PAL depuis plus de 6 mois, et de remplir ainsi à moitié mon défi annexe.

En photo, les lectures que j'envisage, parmi lesquelles Sortie parc, Gare d'Ueno tout juste commencé, et quatre livres qui viennent de rejoindre ma PAL ! A force de lire des avis positifs sur Annie Ernaux je suis assez tentée par son dernier titre, même si je penche aussi dangereusement du côté de Virginia et Vita, un livre qui me tente depuis sa sortie en grand format et qui fait écho à ma récente visite de Sissinghurst.

Cet après-midi, je devrais profiter d'un peu de temps libre pour rédiger un billet sur une de mes dernières lectures mais je vais d'abord me plonger dans l'un de ces titres...

Bon week-end à tous !

Dimanche 17 avril 

Bilan de samedi : 79 p de Mémoire de fille

Je reprends ma lecture ce soir ! 

... Au final, 108 p lues ce week-end.

Semaine du 18 avril au 24 avril

Lundi 18 avril

rat,read a thon,rat a week spring edition,velvet,mary hooper

J'ai terminé Mémoire de Fille, soit au total 151 p. Une incursion intéressante dans l'univers d'Annie Ernaux. Je vais certainement lire Les Années d'ici peu.

Je m'apprête à enchaîner sur une autre lecture française (que m'arrive-t-il ces derniers jours ?) avec Virginia et Vita.

Et grâce à ma dernière lecture, j'arrive enfin à rattraper mon retard sur le challenge Goodreads (j'avais toujours 1 ou 2 titres de retard).

rat,read a thon,rat a week spring edition,velvet,mary hooper

Bonnes lectures à vous tous en ce début de semaine !

Mardi 19 avril

J'avance doucement sur Virginia et Vita. 61 p lues en tout pour l'instant, mais un petit regain d'intérêt dans la soirée. J'espère être enfin emportée demain !

Mercredi 20 avril

Entre le petit déjeuner, le déjeuner et en soirée avant de sombrer et de m'endormir sur le canapé (ma lecture n'y était pour rien je vous rassure), j'ai lu 91 p supplémentaires de Virginia et Vita. J'avais lu des commentaires critiques par rapport à ce roman et surtout son développement mais finalement, pour moi, c'est un peu l'impression inverse qui ressort pour l'instant. Sans doute parce que j'ai eu beaucoup de mal à adhérer aux premiers chapitres. Voyons si j'avance aussi bien demain !

Jeudi 21 avril

Petite journée avec seulement 34 pages lues (toujours le même livre) mais j'ai bon espoir de terminer ce livre demain et de finir le RAT en beauté car j'aurai beaucoup plus de temps la semaine prochaine.

Vendredi 22 avril

rat,read a thon,rat a week spring edition,velvet,mary hooper

J'ai lu les 44 dernières pages de Virginia et Vita, soit en tout 230 p. J'envisage maintenant de commencer la biographie de Virginia par Alexandra Lemasson (depuis longtemps dans ma PAL) et de piocher dans l'un des romans ou recueils de nouvelles de cet écrivain. Je n'ai pas lu Virginia Woolf depuis un petit moment et le livre de Christine Orban m'a donné envie de la retrouver.

Bilan du week-end

Samedi 23 avril

rat,read a thon,rat a week spring edition,velvet,mary hooper

Finalement, j'ai commencé trois livres en parallèle samedi. La biographie de Virginia Woolf par Alexandra Lemasson (25 p), un petit livre léger sur Les Sautes d'Humour d'Elisabeth II (35 p) et un nouveau roman sorti de ma PAL de prêts, Le Séducteur de Richard Mason (20 p). Soit au total 80 p lues samedi.

Des lectures accompagnées de nombreuses tasses de thé, de mugs de choix, avec ici celui de Virginia Woolf, qui malheureusement commence à s'abîmer après plusieurs années et moult utilisations.

Dimanche 24 avril

Journée tranquille en famille, qui m'a laissé assez peu de temps pour le RAT. J'ai finalement lu 25 p supplémentaires du livre Les Sautes d'Humour d'Elisabeth II ainsi que 31 p du Séducteur de Richard Mason.

Au total cette semaine, si je m'y retrouve bien : 

- Mémoire de Jeune Fille d'Annie Ernaux : 43 p

- Virginia et Vita de Christine Orban : 230 p

- Virginia Woolf par Alexandra Lemasson : 25 p

- Les Sautes d'Humour d'Elisabeth II : 60 p

- Le Séducteur de Richard Mason : 51 p

Soit 409 pages, ce qui n'est pas si mal dans la mesure où je n'étais pas en vacances et n'ai pu lire qu'à certains moments de la journée.

Je poursuis le RAT la semaine prochaine avec un nouveau billet ! 

 ******

Les billets de suivi des participantes : Chroniques LittérairesMargotteL'or rouge, Elora, Même les sorcières lisent, Hilde (n'hésitez pas à me faire signe s'il y a des oublis - je pense que oui...)

Merci à Chroniques Littéraires pour l'organisation de ce Read-a-thon de saison !

10/04/2016

Hjalmar Söderberg, Docteur Glas

Soderberg_docteur glas.jpgJe suis toujours avec intérêt les publications des éditions Phébus et leur version poche Phébus Libretto, y ayant découvert au fil des ans de véritables pépites (Le Fanu, Wilkie Collins, Edward Carey, Ambre, Charles Palliser et tant d'autres...). Quand j'ai repéré Docteur Glas, j'ai été intriguée par ce titre présenté comme un classique incontesté de la littérature suédoise et me le suis de suite procuré.

Le docteur Glas travaille à Stockholm à la fin du XIXe. Parmi ses patients, la femme du Révérend Gregorius, qui fait appel à lui pour le supplier de convaincre son mari de ne plus exiger d'elle de faire son devoir d'épouse. Madame Gregorius est belle et jeune, tandis que le révérend vieillissant a toujours inspiré un certain dégoût au docteur, qui accepte d'ingérer dans la vie du couple. Il met d'abord en avant la santé de madame, puis, quand cela ne suffit pas, suggère une faiblesse du coeur du révérend qui rend dès lors la chose impossible, l'enjoignant même à aller faire une cure sans être accompagné de son épouse. Madame Gregorius est bien évidemment très reconnaissante au docteur, qui ne retire aucun bénéfice de la situation puisque la belle a déjà un amant.

Il m'a été difficile de pleinement savourer ce livre, dont je reconnais les qualités littéraires mais dont les personnages n'ont pas su éveiller mon intérêt, ni ma sympathie. Le docteur est un personnage difficile à saisir, tourmenté. Ainsi, après avoir appliqué de stricts principes moraux (refusant par exemple d'aider à avorter pour, des années plus tard, s'apercevoir qu'un enfant qu'il a "sauvé" est né difforme), il outrepasse son rôle de médecin pour des motifs assez douteux. Le postulat de départ m'a séduite et j'ai apprécié de voir le docteur se dépétrer entre une morale rigide et des impulsions qu'il cherche à rationaliser et à justifier. Néanmoins, j'ai eu du mal à le trouver tout à fait crédible tandis que certaines de ses réflexions m'ont plutôt ennuyée. Je ressors ainsi perplexe de cette lecture, dont j'ai apprécié certains aspects sans me laisser vraiment emporter. En revanche, un auteur contemporain vient de rendre hommage à ce texte en le réécrivant du point de vue du révérend Gregorius. Compte tenu des personnages à la psychologie complexe, cela pourrait donner un grand roman. Je reste donc tentée par cette lecture...

Fanny du Cottage aux Livres a été plus réceptive que moi à ce texte.

3coeurs.jpg

 

 

115 p

Hjalmar Söderberg, Docteur Glas, 1905

03/04/2016

George Moore, Albert Nobbs

albert-nobbs-george-moore-L-NzxJCU.jpegJ'ai interrompu ma série de lectures anglaises pour sortir de ma PAL un classique irlandais, Albert Nobbs de George Moore, que m'avait offert Cryssilda il y a déjà un petit bout de temps. Cette nouvelle a été portée à l'écran avec un casting prestigieux, Glenn Close jouant le principal rôle.

Début du XXe, Albert Nobbs est un marjodome irréprochable officiant dans un hôtel de Dublin. Un personnage un peu étrange, laid, visiblement sans aucune attache, néanmoins toujours prêt à rendre service et de bonne volonté. Curieusement, il se montre particulièrement réticent un soir où on lui demande de partager sa chambre avec un peintre. Et pour cause : Albert est en réalité une femme qui, depuis des années, se fait passer pour un homme afin d'améliorer sa condition en accédant à de meilleurs postes. Cette nuit passée avec le peintre va changer sa vie en le poussant à s'interroger sur son isolement et à envisager le mariage.

L'histoire d'Albert est touchante et triste. Si elle ne manque pas d'originalité et pose un regard différent sur la condition des femmes et la société irlandaise (voire occidentale) au début du XXe, elle repose en revanche sur une première coincidence par trop énorme, à savoir la rencontre de deux femmes déguisées en hommes pour des motifs semblables. Malgré cette introduction qui m'a paru maladroite, cette nouvelle mérite d'être découverte.

3coeurs.jpg

 

 

93 p

George Moore, Albert Nobbs (The Singular Life of Albert Nobbs), 1918

12/03/2016

Thomas Hardy : Une Femme d'imagination et autres contes

hardy_une femme d'imagination.jpgSuite à la lecture de Winter de Christopher Nicholson, j'ai eu envie de retrouver l'univers de Thomas Hardy, que je connais jusqu'ici à travers trois recueils de nouvelles (dont Métamorphoses, chroniqué sur ce blog). J'ai donc sorti de ma PAL Une Femme d'imagination et Autres contes - à la couverture si bien choisie.

Ce recueil comprend quatre nouvelles.

Le Hussard mélancolique de la Légion germanique : Promise à un mariage avantageux avec le terne Humphrey Gould, la jeune Phyllis s'éprend d'un hussard allemand dont le camp a été installé près de chez elle. Le jeune homme finit par lui proposer de s'enfuir avec lui. Un récit dans lequel les personnages sont soumis aux lois implacables du destin, qui, on le sent très rapidement, les promet à un sort funeste.

Le veto du fils : une jeune servante s'est élevée au rang de dame en épousant son employeur, le pasteur du village. Tous deux sont partis à Londres, loin des gens qui ont été témoins de cette union scandaleuse. Malgré les efforts de son mari pour l'éduquer, Sophy fait toujours des fautes de grammaire et ne fait guère illusion... ce dont se rend bien compte son fils Randolph, envoyé dans des écoles privées et visant à s'élever socialement. Lorsque sa mère veuve envisage de se marier avec un ancien admirateur du village, le coup est trop dur pour Randolph, qui s'opposera dès lors à cette union.

Le violoneux des contredanses : Prétendant attitré de Caroline, Ned se voit évincé par un violoneux qui, malgré un physique quelconque et des cheveux gras, parvient à séduire toutes les filles grâce à une musique aux accents presque diaboliques (il est d'ailleurs fait référence à Paganini). Quelques années plus tard, alors que Ned est installé à Londres et participe à la construction d'un bâtiment pour la Première Exposition Universelle, Caroline refait surface dans sa vie avec une petite fille. Après la première surprise, le brave homme accepte cette nouvelle famille qui lui est donnée. Jusqu'au jour où leur chemin croise de nouveau celui du violoneux...

Une femme d'imagination : poétesse, femme romanesque à l'imagination fertile, Ella s'installe avec son mari et leurs trois enfants dans une maison de vacances en bord de mer. Ils occupent notamment l'appartement habituel d'un poète, Robert Trewe, qu'Ella admire et cherche à égaler, sans succès. Sans le connaître, elle se prend d'une véritable passion pour lui. Un amour là encore mis à mal par le destin, qui semble toujours éloigner la possibilité d'une rencontre entre ces deux âmes qui, semble-t-il, pourraient être destinées l'une à l'autre.

Comme toujours, Thomas Hardy n'épargne pas ses personnages dont le bonheur est toujours entravé, le plus souvent par une série de coïncidences, hasards et malchances. Il émane de certains de ces textes une mélancolie évidente. La première et la dernière nouvelle se détachent des autres selon moi, notamment à travers une chute très bien maîtrisée, qui ne peut laisser indifférent. J'ai été un peu moins convaincue par Le Violoneux des contredanses, sans doute parce que j'ai eu de la peine à imaginer la capacité de séduction de ce violoneux plutôt repoussant, tandis que Caroline m'a déplu de bout en bout : fade, bête, dotée d'un culot monstrueux et pour ajouter la touche finale, assez peu attachée à son enfant. J'ai eu bien du mal à compatir à ses malheurs.

Une nouvelle lecture de Thomas Hardy qui m'a de nouveau donné envie de poursuivre la découverte de son oeuvre.

4coeurs.jpg

 

 

155 p

Thomas Hardy, Une Femme d'Imagination et autres contes, 1888 ? (Année de publication des Wessex Tales dont la première nouvelle fait partie)

a year in england.jpg

06/03/2016

Christopher Nicholson, Winter

nicholson_winter.jpgSi Thomas Hardy est peu présent sur mon blog, c'est un auteur que j'ai découvert et beaucoup apprécié à travers trois recueils de nouvelles (seules les Métamorphoses ont été chroniquées ici) et dont les romans m'attirent même si je n'ai pas encore aujourd'hui franchi le pas (sauf avec Les Forestiers, dont je n'ai lu qu'une partie faute de temps lorsque je l'avais commencé). Aussi, lorsque je suis tombée par hasard sur le roman Winter de Christopher Nicholson mettant en scène Thomas Hardy, j'ai inévitablement eu envie de me le procurer.

L'action se déroule dans les années 1920, dans le Wessex, où vit l'écrivain âgé de 84 ans. Nous le découvrons chez lui, dans une assez grande propriété, isolée et cachée par d'immenses arbres qui cependant obscurcissent complètement la maison. Thomas Hardy passe ses journées à écrire, est très attaché à son chien Wessex mais communique peu avec sa femme Florence, qui a à peine plus de la moitié de son âge mais ne lui inspire plus qu'une certaine affection, lorsqu'elle ne l'agace pas. Florence souffre de sa solitude, a une santé fragile et accepte difficilement la tournure qu'a pris sa vie, consacrée entièrement à son époux ; elle est ainsi devenue amère et irritable.

hardy thomas and florence.jpg

 Photo Thomas & Florence Hardy : Rex Features

A cette époque, une troupe locale d'acteurs amateurs met en scène Tess, l'adaptation de son grand roman. Cette pièce va rompre le quotidien monotone du couple Hardy, mais aussi devenir sujet de discorde. Le personnage principal est joué par la jeune Gertrude Bugler. Elle incarne un idéal féminin aux yeux de Hardy, qui, malgré son grand âge, se sent attiré par elle. Dans une sorte de huis clos, Nicholson met en scène ces trois personnages dont les aspirations et les sentiments ne peuvent qu'entrer en conflit.

hardy_gertrude bugler.jpg

Photo Gertrude Bugler : National Trust /Simon Harris

Le roman alterne les points de vue, entre les chapitres consacrés à l'auteur rédigés à la 3e personne et les chapitres narrés directement par Florence ou Gertie. Se déroulant au coeur de l'hiver (et portant si bien son titre), ce livre exprime avec subtilité le ressenti des trois personnages, tout en s'interrogeant sur l'amour (ses formes, sa pérennité), la brièveté de la vie humaine, sa poursuite après la mort ou encore, sa place aux côtés de la nature. Même si je suis toujours un peu gênée par les récits inspirés de personnes ayant réellement existé, j'ai beaucoup apprécié ce roman profond, mélancolique et porté par une plume élégante. J'aurais juste aimé que l'auteur ajoute une note pour raconter la genèse de ce livre et indiquer ce qui est en partie inspiré de la réalité et ce qui est totalement inventé – simple curiosité.

Je m'apprête à lire Une Femme d'Imagination et Autres nouvelles et, après avoir lu le roman de Christopher Nicholson, je commence à sérieusement envisager de découvrir enfin Tess. Un mois de mars qui sera pour moi sous le signe des lectures anglaises, car je m'apprête à fêter Pâques dans le Kent et compte bien me plonger d'ores et déjà dans l'ambiance !

Quelques avis (en anglais et en français) : Heavenali, Titine, The Bookbinder's daughter. Et sur Books and other things, un article sur Thomas Hardy et sa première femme Emma.

4coeurs.jpg

 

 

247 p

Christopher Nicholson, Winter (Hiver pour la traduction française), 2014

a year in englant by-eliza1.jpg

 

28/02/2016

Nell Leyshon, La Couleur du Lait

leyshon_la-couleur-du-lait.jpgJ'ai eu récemment envie de sortir de ma PAL un roman qui avait tout pour me plaire par son cadre (Angleterre XIXe) mais dont le style me causait une petite appréhension. Pas de majuscules, des tournures très simples, peu ou pas d'indications pour introduire les dialogues. Dans l'ensemble, lorsqu'on feuillette le livre, on s'aperçoit d'emblée que l'auteur a volontairement privilégié une écriture maladroite, ayant choisi une jeune paysanne sans éducation pour narratrice. Un exercice risqué mais dans l'ensemble assez réussi.

1831. La jeune Mary vit à la ferme avec son grand-père, ses parents et ses trois soeurs aînées. Leurs journées sont rythmées par des corvées sans fin. Leur père est brutal et leur mère assez indifférente. Les quatre soeurs partagent le même quotidien mais ne sont pas véritablement soudées. Seul le grand-père est plus sympathique. Mary est sa favorite – c'est aussi la seule à s'intéresser à son sort. Un jour, elle est envoyée au presbytère pour aider le pasteur dont la femme est malade. Son salaire est versé directement à son père qui ne l'a nullement concertée avant de décider de lui faire quitter la ferme.

Mary n'a jamais appris à lire et n'a connu que le monde rustre et direct de la ferme. Elle détonne ainsi immédiatement chez son nouvel employeur de par son franc-parler : elle n'a aucune idée des conventions, dit tout ce qu'elle pense et ne voit pas d'impolitesse dans ses réparties (par exemple lorsqu'elle compare la quantité de nourriture ingérée par son employeur à celle que consomme habituellement le cochon de la ferme). Néanmoins, Mary a bon fond et fait preuve d'un bel optimisme, ce qui lui permet de gagner les faveurs de la femme du pasteur, ce dernier se montrant lui aussi indulgent devant des maladresses pouvant passer pour de la grossièreté.

A travers cet emploi, Mary va découvrir un univers totalement différent mais aussi saisir une opportunité, en apprenant à lire et à écrire. Néanmoins, le séjour au presbytère finit par prendre une tournure beaucoup plus sombre.

Ce court roman a su me toucher à travers la rencontre de deux mondes qui jusqu'ici n'ont évolué qu'en parallèle et qui n'ont finalement rien en commun, en dépit d'une même époque et de la grande proximité géographique. Nell Leyshon met en avant la condition paysanne au XIXe, misérable à bien des égards.

Le personnage de Mary est attachant. Je ne ressors pas complètement convaincue de l'exercice de style. Le fait que la jeune femme ait pu rédiger un tel récit juste après avoir appris à écrire me semble peu crédible. Au-delà de la ponctuation sommaire, il aurait fallu a minima envisager de monstrueuses fautes d'orthographe sans doute – mais cela aurait rendu la lecture insurmontable bien entendu. Tel que le récit est construit, les maladresses volontaires n'ont finalement pas gêné ma lecture et permettent de facilement imaginer la façon dont s'exprime la jeune fille.

Comme dans bien des romans anglais, l'un des thèmes principaux est l'attention portée aux apparences en accord avec une morale de façade, profondément hypocrite.

Un roman original et intéressant, dont la chute ne laisse pas indifférent.

4coeurs.jpg

 

 

175 p

Nell Leyshon, La Couleur du Lait (The Colour of Milk), 2012

a year in englant by-eliza1.jpg

 

21/02/2016

Swap Kiltissime 2016

Après deux éditions du Mois Kiltissime, le Prix Kiltissime (dont j'espère avec impatience une deuxième édition), j'ai suivi Cryssilda dans un Swap Kiltissime en ce début d'année.

J'ai été gâtée par Jess, que je remercie chaleureusement pour ce bien joli colis !

Colis Jess Swap Kiltissime_janv 2016.jpg

En matière de lecture, je vais enfin pouvoir découvrir Charles Nodier que je songe à lire depuis bien longtemps. Il s'agit ici d'une sorte de conte, Trilby, Trilby étant une divinité bienfaisante vivant en Ecosse. Pour m'accompagner à la découverte d'Edinburgh, Jess m'a également offert un petite guide illustré car curieusement, autant je suis allée un nombre incalculable de fois en Angleterre (en tout cas je commence à avoir du mal à faire le compte de mes séjours), autant je n'ai pas encore mis les pieds en Ecosse ! Et enfin, dans un autre registre puisque nous quittons l'Ecosse, Jess a eu envie de me faire découvrir Le Jardin des Secrets de Kate Morton, qui m'a l'air bien prometteur et me permettra de me réchauffer en Australie après avoir exploré les monts écossais.

Pour accompagner ces lectures, des biscuits au gingembre (pas encore dégustés mais ça ne saurait tarder !), ainsi qu'un mug écossais et, pour Baby Lou, une tasse et une cuillère de Beatrix Potter, dont j'adore l'univers.

J'ai de mon côté pris beaucoup de plaisir à faire le colis de notre organisatrice de choc, qui pourra désormais faire appel à Nessie pour l'accompagner dans ses essais culinaires de ragoûts et soupes écossais.Voici ses photos :

colis pour cryssilda01.jpegcolis pour cryssilda02.jpg

Merci beaucoup à Jess pour ce beau colis et à Cryssilda pour l'organisation !

J'en profite aussi pour remercier à nouveau Cryssilda qui m'a offert des romans kiltissimes pour mon anniversaire! Avec tout ça, de belles heures de lectures écossaises s'offrent à moi !

swap kiltissime

Et sous peu, je prévois un billet pour vous présenter d'autres échanges bloguesques de 2015, puisque après une longue pause, j'ai pris beaucoup de plaisir à participer à de nouveaux swaps !

10:48 Publié dans Swap | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : swap kiltissime

13/02/2016

Stephanie Lam, The Mysterious Affair at Castaway House

lam_mysterious affair castaway house.jpgL'année 2016 s'annonce riche en lectures heureuses si je continue sur cette voie... Après l'excellent roman Une Odeur de Gingembre et malgré une petite perte de vitesse à la lecture de L'extraordinaire voyage de Sabrina (roman jeunesse honorable néanmoins), j'ai ouvert un roman repéré il y a quelques mois sur les blogs anglo-saxons et reçu en cadeau à Noël : The Mysterious Affair at Castaway House de Stephanie Lam. Autant le dire de suite, c'est presque un coup de coeur.

Ce livre est un peut-être un peu trop rapidement classé dans la catégorie des « mystery novels » et pourrait laisser penser qu'il s'agit d'un thriller historique saupoudré d'un brin de paranormal – malgré les chroniques dans l'ensemble très enthousiastes, j'ai lu quelques avis plus mitigés de lecteurs qui justement avaient attendu ce type de roman et étaient restés un peu sur leur faim. Je dirais plutôt qu'il s'agit d'un roman historique campant avec succès deux époques, les années 1920 et 1960, dont les protagonistes finissent par voir leurs trajectoires respectives se croiser autour d'une maison enveloppée d'un certain mystère.

Dans les années 1920, le jeune Robert Carver se rend chez son cousin Alec Bray pour passer l'été dans sa maison en bord de mer afin de se remettre de soucis respiratoires sérieux. Il est le parent pauvre d'une famille habituée à vivre dans le luxe. Castaway House n'est qu'une « maison de vacances » mais domine pourtant toutes les autres maisons de la ville par sa taille et son élégance. Robert est heureux de retrouver un cousin qu'il idéalise et profite d'un été de camaraderie, dont l'insouciance est vite assombrie par l'humeur changeante d'Alec, son mariage scandaleux avec une actrice qui désormais le déteste, son penchant marqué pour l'alcool et ses mauvais investissements sur le point de le conduire à la ruine.

En parallèle, dans les années 1960, la jeune Rosie Churchill a quitté le domicile familial et abandonné ses études brusquement, élisant domicile à Castaway House. Quarante ans après, la somptueuse demeure a été mal entretenue et démembrée en de nombreux appartements plutôt miteux et mal chauffés.

Parmi les atouts de ce livre, une belle mise en perspective à travers l'évolution de la maison et de certains personnages sur quarante ans, les deux époques étant bien restituées, dans un cadre de station balnéaire plutôt original. Les protagonistes sont intéressants, même si j'ai préféré pour ma part les chapitres se déroulant dans l'entre-deux-guerres, un monde mêlant espoir et désillusion, élégance et subversion dans un environnement encore étriqué et soumis au respect d'un certain décorum. J'ai trouvé les personnages de cette époque un peu plus touchants mais aussi profonds, même si après quelques pages j'ai toujours repris avec grand plaisir la lecture des passages traitant de Rosie et des années 1960.

Un roman historique réussi, terriblement anglais... à conseiller sans hésiter aux amateurs du genre. On trouve un peu de tout en la matière, avec des intrigues parfois un peu faciles ou un style un peu décevant. Ce livre n'est assurément pas de ceux-là.

stephanie lam,the mysterious affair at castaway house,british mysteries,challenge british mysteries,challenge a year in england,angleterre,roman anglais,roman anglais années 1920,roman anglais années 1960

 

 

504 p

Stephanie Lam, The Mysterious Affair at Castaway House, 2014

(VF : L'Etrange Histoire du Manoir de Castaway)

british mysteries.jpga year in englant by-eliza1.jpg

 

23/01/2016

P. L. Travers, L'extraordinaire voyage de Sabrina

pamela lyndon travers, mary poppins, auteur de mary poppins, extraordinaire voyage de sabrina, littérature anglaise, littérature anglaise deuxième guerre mondiale, classiques jeunesse, classiques jeunesse anglaisVoilà une bien jolie édition pour mettre à l'honneur P. L. Travers, l'auteur de Mary Poppins, à travers un roman inédit en France.

Ecrit à la première personne, à travers le journal de Sabrina Lind, ce récit est celui de deux enfants anglais arrachés à leur pays et au domaine familial en raison de la guerre et de la menace des bombardements. Sabrina et son frère partent ainsi pour l'Amérique chez un oncle et une tante vivant dans la région de New York. Le lecteur les suit alors qu'ils vivent encore chez eux, avant de les accompagner en mer pendant quelques semaines (première moitié du roman) et d'assister à leur installation aux Etats-Unis.

La guerre s'inscrit en toile de fond mais semble souvent distante. Malgré leur patriotisme et leur amour de leur pays, Sabrina et James sont avant tout des enfants qui cherchent à se divertir et à trouver des façons de s'évader au quotidien. Issus d'une classe privilégiée, ils ont la chance de mener une vie facile aux luxes les éloignant d'autant plus des préoccupations de guerre, même si leurs pensées se tournent régulièrement avec mélancolie vers l'Angleterre, leurs parents et amis.

Les protagonistes sont attachants et j'ai pris plaisir à suivre leur parcours, même si j'ai trouvé plus d'intérêt à la partie américaine, à travers certains aspects historiques notamment. Les enfants font quelques visites extraordinaires, comme celle de l'exposition universelle, dont la description a suscité ma curiosité. Un roman finalement assez joyeux et touchant, joliment illustré par Gertrude Hermes, auquel il a cependant manqué peut-être un peu de profondeur pour que je parvienne à complètement me laisser emporter. Un livre à recommander sans hésiter aux lecteurs de l'âge de James et Sabrina (neuf et onze ans) mais qui ne traverse pas aussi bien l'épreuve des années - je trouve - que d'autres classiques pour enfants (par exemple Moonfleet ou Papa Longues Jambes).

Lu en partenariat avec les éditions Zethel, au catalogue très prometteur, à suivre...

3coeurs.jpg

 

 

235 p

P. L. Travers, L'extraordinaire voyage de Sabrina, Copyright 1941 (1ère publication en Grande Bretagne en 2015)

pamela lyndon travers,mary poppins,auteur de mary poppins,extraordinaire voyage de sabrina,littérature anglaise,littérature anglaise deuxième guerre mondiale,classiques jeunesse,classiques jeunesse anglais

03/01/2016

Oswald Wynd, Une Odeur de Gingembre

wynd_odeur gigembre.pngJ'envisageais de lire Une Odeur de Gingembre depuis des années et me suis décidée dans le cadre du Mois Kiltissime de Cryssilda. Bien m'en a pris, car c'est un énorme coup de coeur, voire ma lecture de l'année 2015 (même si je l'ai terminé hier) !

En 1903, la jeune Ecossaise Mary Mackenzie embarque pour la Chine où l'attend Richard, son fiancé. Mary n'a jusqu'ici qu'une expérience limitée, ayant vécu une vie simple, voire relativement modeste de jeune fille victorienne avec sa mère. Elle part vers l'inconnu, car non seulement elle entreprend un grand voyage, mais elle s'apprête aussi à retrouver un homme dont elle ne sait finalement pas grand-chose. Le roman s'articule autour de plusieurs parties principales, à travers la longue traversée en bateau, puis les premières années en Chine, suivies d'un départ pour le Japon, où Mary pense s'installer définitivement.

Ce roman est fascinant à de nombreux égards. Tout d'abord grâce à l'héroïne, que l'on suit sur une quarantaine d'années, et que l'on voit mûrir, évoluer, affirmer sa personnalité dans un monde fait pour les hommes, alors qu'elle était vouée à une vie très conventionnelle en Ecosse de par son milieu et son éducation. A travers ce roman, l'auteur s'interroge sur la place de la femme dans la société au sein de différentes cultures, dressant des parallèles très intéressants.

Le récit de Mary est écrit à la première personne, principalement à travers son journal, mais aussi via des lettres à sa mère puis à ses amis ; j'ai été fascinée par la capacité d'Oswald Wynd à rendre la narration crédible et à se projeter avec autant de subtilité dans l'imaginaire d'un personnage féminin.

Le cadre est lui aussi passionnant. Oswald Wynd nous projette en Chine et au Japon au tournant du siècle puis à travers la première moitié du XXe, où nous suivons (parfois à distance) les grands évènements qui ont bouleversé l'échiquier politique mondial. Le lecteur européen habitué à appréhender les conflits mondiaux avec une vision très occidentale se retrouve soudain projeté de l'autre côté du globe, dépaysé par le point de vue et les préoccupations qui diffèrent beaucoup de ce à quoi il est habitué. Mary subit de plein fouet le choc des cultures et, par sa capacité à s'adapter, nous pousse à nous interroger et à remettre en question des valeurs et habitudes qui nous semblent comme allant de soi.

L'auteur joue beaucoup sur le non-dit, prête une grande attention aux conventions sociales (anglaises, européennes, chinoises, japonaises), ce qui donne lieu à de remarquables passages tout en délicatesse, parfois remplis d'émotions et pourtant, d'une grande pudeur (comme cette scène finale sur le bateau).

Un seul aspect m'a parfois étonnée : l'intérêt plus vif que Mary semble porter à son fils plutôt qu'à sa fille, dont la perte semble compensée  par la naissance du petit frère. J'ai ressenti une pointe de frustration lorsque le roman s'est arrêté sur ce bateau, car j'aurais été curieuse de lire le récit des deuxièmes retrouvailles, si elles ont finalement eu lieu (je reste volontairement vague pour ceux qui n'ont pas encore lu ce beau roman).

Cela fait plusieurs mois que je peine à me laisser embarquer par un auteur, à rester concentrée et à terminer mes lectures en cours (même si les raisons sont nombreuses et pour beaucoup étrangères au contenu de ma bibliothèque). J'ai à peine lu cet automne, ce qui ne m'arrive jamais. Une Odeur de Gingembre a été pour moi le déclic me redonnant goût à la lecture. J'espère continuer de nouveau sur cette lancée car je ne suis pas tout à fait moi-même sans mes compagnons de lecture !

D'autres billets : George, Romanza, Yueyin.

oswald wynd,une odeur de gingembre,littérature ecossaisse,chine,japon,roman historique

 

 

474 p

Oswald Wynd, Une Odeur de Gingembre, 1977

oswald wynd,une odeur de gingembre,littérature ecossaisse,chine,japon,roman historique

06/12/2015

Envies et challenges de saison

En ce mois de décembre, plusieurs challenges ont été concoctés pour nous pour chasser la grisaille ambiante et passer de bons moments ensemble. Voici ceux auxquels j'ai succombé :

Le Challenge Feel good !

feel good01.png

Couleurs acidulée, lectures doudou, voilà un challenge qui se prête bien aux besoins de cocooning en l'hiver. J'ai trouvé dans la liste d'idées de films et de lectures un certain nombre de titres anglo-saxons qui m'ont déjà beaucoup plu, d'autres qui sont dans ma PAL... je suis ravie de suivre Soukee dans cette aventure.

Le Mois Kiltissime !

kiltissime2015.jpg

En décembre, Cryssilda nous fait partir dans les Highlands et autres lieux mythiques pour célébrer l'Ecosse. Des lectures communes sont prévues : je suis bien partie pour ne pas briller par la ponctualité des mes participations, mais j'ai commencé mes lectures !

Tous mes voeux, 4e édition !

challenge tous mes voeux2015.jpg

Alice de Books are my wonderland et de la boutique en ligne Le Souci du Détail (Concept store de jolies choses) nous propose un petit challenge inspiré de la tradition des cartes de voeux à l'anglaise. Chaque participant envoie à son ou ses correspondants attitré(s) une carte de voeux ainsi qu'un petit cadeau. Envois prévus jusqu'au 15 décembre. J'ai pris beaucoup de plaisir à préparer mes enveloppes en choisissant cartes et mini cadeaux ; il ne me reste plus qu'à rédiger mes voeux cet après-midi. 

Et toujours autour de Noël...

Enfin deux challenges auxquels je ne me suis pas encore inscrite mais auxquels je voulais faire un clin d'oeil :

challenge christmas time 2015 myarosa.jpg  challenge 3 fois noel.jpg

Le Challenge Christmas Time de Mya Rosa et le Challenge Il était trois fois Noël co-organisé par Chicky Poo, Petit-Speculoos et Samarian. Je les rejoindrai sûrement en cours de mois avec quelques participations, car j'ai pris beaucoup de plaisir à participer à ces deux challenges par le passé.

*****

Sur ce, je vous souhaite à tous et à toutes

un beau mois de décembre !

07/11/2015

La Dame blanche (théâtre)

theatre_DAME-BLANCHE.jpgCe sera mon dernier billet du challenge Halloween, qui se termine officiellement demain, même si la semaine prochaine je prévois encore un dernier article sur ce thème. Mais je ne pouvais pas résister à l'envie de partager avec vous un coup de coeur pour La Dame Blanche, une pièce qui se joue en ce moment à Paris au théâtre du Palais-Royal.

Malo a une liaison avec Alice et décide de quitter sa femme Céline. Mais lorsqu'il apprend que celle-ci est enceinte, c'est avec Alice qu'il rompt. A la suite de leur dispute dans une forêt (où Alice a acheté une maison abandonnée), Malo renverse accidentellement Alice avec sa voiture et la tue. C'est le début du cauchemar puisque la jeune femme se met à le hanter.

theatre_dame blanche 02.jpg

[Spoilers dans ce paragraphe - à déconseiller à ceux qui auraient envie de voir la pièce : mieux vaut garder la surprise] Première impression à la fois amusante et un brin effrayante en prenant l'escalier pour regagner nos places. Les ouvreurs portent des robes de bure et nous indiquent le chemin d'une voie lugubre, en nous souhaitant bienvenue en enfer (ce à quoi nous avons demandé innocemment "c'est par ici ?" car nous hésitions sur l'emplacement exact de nos sièges). Puis on croise des créatures horribles au masque gris, sans visage, qui tournent autour des nouveaux arrivants en grognant, en les approchant de très près et en les faisant sursauter. On entend des cris alors qu'on est encore dans les couloirs. Une fois installés (en ce qui nous concerne, sur un balcon avec vue plongeante sur le carré d'or où les spectateurs sont particulièrement sollicités), on commence à observer les lieux et à remarquer que les monstres envahissent également la salle, y compris les balcons. Bref, on sent qu'on aura quelques surprises pendant la pièce ! Une voie d'outre-tombe demande d'éteindre les portables en promettant les pires châtiments à celui qui oublierait. Avant de nous souhaiter de passer une très bonne soirée, car ce sera la dernière...

theatre_dame blanche04.jpg

La pièce elle-même repose sur une intrigue haletante qui requiert l'attention du spectateur à chaque instant. Les scènes alternent enquête, humour et manifestations paranormales. Les effets spéciaux sont très réussis. Lorsque la pièce commence, une forme blanche traverse la pièce à toute allure en formant une sorte d'éclair et en passant sous le nez des spectateurs. Puis on a droit à la chaise qui tombe toute seule, au coup de vent suspect, à la peluche qui chante sans pile, aux tiroirs qui s'ouvrent spontanément... La pièce est portée par des jeux de lumière et de son qui donnent de l'intensité aux scènes et contribuent à rythmer l'histoire. Les acteurs sont excellents et ne ménagent pas leur peine, avec des rôles qui demandent beaucoup de présence sur scène, dans des registres très différents. La façon dont s'articule la pièce rappelle un peu les logiques habituelles au cinéma. Au final, on tremble, on rit, on entend des spectateurs qui crient puis éclatent de rire. Régulièrement, les acteurs interviennent au milieu des spectateurs et les font un peu participer.

Une pièce au final pleine de surprises ! Je la recommande chaudement à tous ceux qui peuvent la voir de tenter l'expérience !

Quelques photos sur le site du théâtre et ici un article de présentation (avec photos également). N'hésitez pas à regarder les vidéos pour vous donner une idée de ce qui vous attend !

theatre_dame blanche 03.jpg

Avec
Arthur JUGNOT, Malo
Anaïs DELVA, Alice et Nina
Emma BRAZEILLES, Chloé et Rosalie
Michèle GARCIA, La Vieille
Réjane LEFOUL, Céline
Sébastien PIERRE, Alex
Benoît TACHOIRES, Victor
et Charline ABANADES, Vincent CORDIER, Jean-Baptiste DAROSEY

Mise en scène : Sébastien AZZOPARDI
Décors : Juliette AZZOPARDI
Costumes : Pauline YAOUA-ZURINI
Lumières : Philippe LACOMBE
Magie : KAMYLEON
Vidéo : Mathias DELFAU
Sculpture : Jean GODEMENT
Masques : Marion EVEN

La Dame Blanche, 2015 (Pièce écrite par Sébastien AZZOPARDI et Sacha DANINO)

halloween2015.jpg