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23/01/2016

P. L. Travers, L'extraordinaire voyage de Sabrina

pamela lyndon travers, mary poppins, auteur de mary poppins, extraordinaire voyage de sabrina, littérature anglaise, littérature anglaise deuxième guerre mondiale, classiques jeunesse, classiques jeunesse anglaisVoilà une bien jolie édition pour mettre à l'honneur P. L. Travers, l'auteur de Mary Poppins, à travers un roman inédit en France.

Ecrit à la première personne, à travers le journal de Sabrina Lind, ce récit est celui de deux enfants anglais arrachés à leur pays et au domaine familial en raison de la guerre et de la menace des bombardements. Sabrina et son frère partent ainsi pour l'Amérique chez un oncle et une tante vivant dans la région de New York. Le lecteur les suit alors qu'ils vivent encore chez eux, avant de les accompagner en mer pendant quelques semaines (première moitié du roman) et d'assister à leur installation aux Etats-Unis.

La guerre s'inscrit en toile de fond mais semble souvent distante. Malgré leur patriotisme et leur amour de leur pays, Sabrina et James sont avant tout des enfants qui cherchent à se divertir et à trouver des façons de s'évader au quotidien. Issus d'une classe privilégiée, ils ont la chance de mener une vie facile aux luxes les éloignant d'autant plus des préoccupations de guerre, même si leurs pensées se tournent régulièrement avec mélancolie vers l'Angleterre, leurs parents et amis.

Les protagonistes sont attachants et j'ai pris plaisir à suivre leur parcours, même si j'ai trouvé plus d'intérêt à la partie américaine, à travers certains aspects historiques notamment. Les enfants font quelques visites extraordinaires, comme celle de l'exposition universelle, dont la description a suscité ma curiosité. Un roman finalement assez joyeux et touchant, joliment illustré par Gertrude Hermes, auquel il a cependant manqué peut-être un peu de profondeur pour que je parvienne à complètement me laisser emporter. Un livre à recommander sans hésiter aux lecteurs de l'âge de James et Sabrina (neuf et onze ans) mais qui ne traverse pas aussi bien l'épreuve des années - je trouve - que d'autres classiques pour enfants (par exemple Moonfleet ou Papa Longues Jambes).

Lu en partenariat avec les éditions Zethel, au catalogue très prometteur, à suivre...

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235 p

P. L. Travers, L'extraordinaire voyage de Sabrina, Copyright 1941 (1ère publication en Grande Bretagne en 2015)

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03/01/2016

Oswald Wynd, Une Odeur de Gingembre

wynd_odeur gigembre.pngJ'envisageais de lire Une Odeur de Gingembre depuis des années et me suis décidée dans le cadre du Mois Kiltissime de Cryssilda. Bien m'en a pris, car c'est un énorme coup de coeur, voire ma lecture de l'année 2015 (même si je l'ai terminé hier) !

En 1903, la jeune Ecossaise Mary Mackenzie embarque pour la Chine où l'attend Richard, son fiancé. Mary n'a jusqu'ici qu'une expérience limitée, ayant vécu une vie simple, voire relativement modeste de jeune fille victorienne avec sa mère. Elle part vers l'inconnu, car non seulement elle entreprend un grand voyage, mais elle s'apprête aussi à retrouver un homme dont elle ne sait finalement pas grand-chose. Le roman s'articule autour de plusieurs parties principales, à travers la longue traversée en bateau, puis les premières années en Chine, suivies d'un départ pour le Japon, où Mary pense s'installer définitivement.

Ce roman est fascinant à de nombreux égards. Tout d'abord grâce à l'héroïne, que l'on suit sur une quarantaine d'années, et que l'on voit mûrir, évoluer, affirmer sa personnalité dans un monde fait pour les hommes, alors qu'elle était vouée à une vie très conventionnelle en Ecosse de par son milieu et son éducation. A travers ce roman, l'auteur s'interroge sur la place de la femme dans la société au sein de différentes cultures, dressant des parallèles très intéressants.

Le récit de Mary est écrit à la première personne, principalement à travers son journal, mais aussi via des lettres à sa mère puis à ses amis ; j'ai été fascinée par la capacité d'Oswald Wynd à rendre la narration crédible et à se projeter avec autant de subtilité dans l'imaginaire d'un personnage féminin.

Le cadre est lui aussi passionnant. Oswald Wynd nous projette en Chine et au Japon au tournant du siècle puis à travers la première moitié du XXe, où nous suivons (parfois à distance) les grands évènements qui ont bouleversé l'échiquier politique mondial. Le lecteur européen habitué à appréhender les conflits mondiaux avec une vision très occidentale se retrouve soudain projeté de l'autre côté du globe, dépaysé par le point de vue et les préoccupations qui diffèrent beaucoup de ce à quoi il est habitué. Mary subit de plein fouet le choc des cultures et, par sa capacité à s'adapter, nous pousse à nous interroger et à remettre en question des valeurs et habitudes qui nous semblent comme allant de soi.

L'auteur joue beaucoup sur le non-dit, prête une grande attention aux conventions sociales (anglaises, européennes, chinoises, japonaises), ce qui donne lieu à de remarquables passages tout en délicatesse, parfois remplis d'émotions et pourtant, d'une grande pudeur (comme cette scène finale sur le bateau).

Un seul aspect m'a parfois étonnée : l'intérêt plus vif que Mary semble porter à son fils plutôt qu'à sa fille, dont la perte semble compensée  par la naissance du petit frère. J'ai ressenti une pointe de frustration lorsque le roman s'est arrêté sur ce bateau, car j'aurais été curieuse de lire le récit des deuxièmes retrouvailles, si elles ont finalement eu lieu (je reste volontairement vague pour ceux qui n'ont pas encore lu ce beau roman).

Cela fait plusieurs mois que je peine à me laisser embarquer par un auteur, à rester concentrée et à terminer mes lectures en cours (même si les raisons sont nombreuses et pour beaucoup étrangères au contenu de ma bibliothèque). J'ai à peine lu cet automne, ce qui ne m'arrive jamais. Une Odeur de Gingembre a été pour moi le déclic me redonnant goût à la lecture. J'espère continuer de nouveau sur cette lancée car je ne suis pas tout à fait moi-même sans mes compagnons de lecture !

D'autres billets : George, Romanza, Yueyin.

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474 p

Oswald Wynd, Une Odeur de Gingembre, 1977

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06/12/2015

Envies et challenges de saison

En ce mois de décembre, plusieurs challenges ont été concoctés pour nous pour chasser la grisaille ambiante et passer de bons moments ensemble. Voici ceux auxquels j'ai succombé :

Le Challenge Feel good !

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Couleurs acidulée, lectures doudou, voilà un challenge qui se prête bien aux besoins de cocooning en l'hiver. J'ai trouvé dans la liste d'idées de films et de lectures un certain nombre de titres anglo-saxons qui m'ont déjà beaucoup plu, d'autres qui sont dans ma PAL... je suis ravie de suivre Soukee dans cette aventure.

Le Mois Kiltissime !

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En décembre, Cryssilda nous fait partir dans les Highlands et autres lieux mythiques pour célébrer l'Ecosse. Des lectures communes sont prévues : je suis bien partie pour ne pas briller par la ponctualité des mes participations, mais j'ai commencé mes lectures !

Tous mes voeux, 4e édition !

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Alice de Books are my wonderland et de la boutique en ligne Le Souci du Détail (Concept store de jolies choses) nous propose un petit challenge inspiré de la tradition des cartes de voeux à l'anglaise. Chaque participant envoie à son ou ses correspondants attitré(s) une carte de voeux ainsi qu'un petit cadeau. Envois prévus jusqu'au 15 décembre. J'ai pris beaucoup de plaisir à préparer mes enveloppes en choisissant cartes et mini cadeaux ; il ne me reste plus qu'à rédiger mes voeux cet après-midi. 

Et toujours autour de Noël...

Enfin deux challenges auxquels je ne me suis pas encore inscrite mais auxquels je voulais faire un clin d'oeil :

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Le Challenge Christmas Time de Mya Rosa et le Challenge Il était trois fois Noël co-organisé par Chicky Poo, Petit-Speculoos et Samarian. Je les rejoindrai sûrement en cours de mois avec quelques participations, car j'ai pris beaucoup de plaisir à participer à ces deux challenges par le passé.

*****

Sur ce, je vous souhaite à tous et à toutes

un beau mois de décembre !

07/11/2015

La Dame blanche (théâtre)

theatre_DAME-BLANCHE.jpgCe sera mon dernier billet du challenge Halloween, qui se termine officiellement demain, même si la semaine prochaine je prévois encore un dernier article sur ce thème. Mais je ne pouvais pas résister à l'envie de partager avec vous un coup de coeur pour La Dame Blanche, une pièce qui se joue en ce moment à Paris au théâtre du Palais-Royal.

Malo a une liaison avec Alice et décide de quitter sa femme Céline. Mais lorsqu'il apprend que celle-ci est enceinte, c'est avec Alice qu'il rompt. A la suite de leur dispute dans une forêt (où Alice a acheté une maison abandonnée), Malo renverse accidentellement Alice avec sa voiture et la tue. C'est le début du cauchemar puisque la jeune femme se met à le hanter.

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[Spoilers dans ce paragraphe - à déconseiller à ceux qui auraient envie de voir la pièce : mieux vaut garder la surprise] Première impression à la fois amusante et un brin effrayante en prenant l'escalier pour regagner nos places. Les ouvreurs portent des robes de bure et nous indiquent le chemin d'une voie lugubre, en nous souhaitant bienvenue en enfer (ce à quoi nous avons demandé innocemment "c'est par ici ?" car nous hésitions sur l'emplacement exact de nos sièges). Puis on croise des créatures horribles au masque gris, sans visage, qui tournent autour des nouveaux arrivants en grognant, en les approchant de très près et en les faisant sursauter. On entend des cris alors qu'on est encore dans les couloirs. Une fois installés (en ce qui nous concerne, sur un balcon avec vue plongeante sur le carré d'or où les spectateurs sont particulièrement sollicités), on commence à observer les lieux et à remarquer que les monstres envahissent également la salle, y compris les balcons. Bref, on sent qu'on aura quelques surprises pendant la pièce ! Une voie d'outre-tombe demande d'éteindre les portables en promettant les pires châtiments à celui qui oublierait. Avant de nous souhaiter de passer une très bonne soirée, car ce sera la dernière...

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La pièce elle-même repose sur une intrigue haletante qui requiert l'attention du spectateur à chaque instant. Les scènes alternent enquête, humour et manifestations paranormales. Les effets spéciaux sont très réussis. Lorsque la pièce commence, une forme blanche traverse la pièce à toute allure en formant une sorte d'éclair et en passant sous le nez des spectateurs. Puis on a droit à la chaise qui tombe toute seule, au coup de vent suspect, à la peluche qui chante sans pile, aux tiroirs qui s'ouvrent spontanément... La pièce est portée par des jeux de lumière et de son qui donnent de l'intensité aux scènes et contribuent à rythmer l'histoire. Les acteurs sont excellents et ne ménagent pas leur peine, avec des rôles qui demandent beaucoup de présence sur scène, dans des registres très différents. La façon dont s'articule la pièce rappelle un peu les logiques habituelles au cinéma. Au final, on tremble, on rit, on entend des spectateurs qui crient puis éclatent de rire. Régulièrement, les acteurs interviennent au milieu des spectateurs et les font un peu participer.

Une pièce au final pleine de surprises ! Je la recommande chaudement à tous ceux qui peuvent la voir de tenter l'expérience !

Quelques photos sur le site du théâtre et ici un article de présentation (avec photos également). N'hésitez pas à regarder les vidéos pour vous donner une idée de ce qui vous attend !

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Avec
Arthur JUGNOT, Malo
Anaïs DELVA, Alice et Nina
Emma BRAZEILLES, Chloé et Rosalie
Michèle GARCIA, La Vieille
Réjane LEFOUL, Céline
Sébastien PIERRE, Alex
Benoît TACHOIRES, Victor
et Charline ABANADES, Vincent CORDIER, Jean-Baptiste DAROSEY

Mise en scène : Sébastien AZZOPARDI
Décors : Juliette AZZOPARDI
Costumes : Pauline YAOUA-ZURINI
Lumières : Philippe LACOMBE
Magie : KAMYLEON
Vidéo : Mathias DELFAU
Sculpture : Jean GODEMENT
Masques : Marion EVEN

La Dame Blanche, 2015 (Pièce écrite par Sébastien AZZOPARDI et Sacha DANINO)

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04/11/2015

Sam Taplin & Vicki Gausden, La Fête Foraine

album_fete-foraine.jpegParmi les albums qui ont le vent en poupe à la maison, ceux des éditions Usborne sont en bonne place. La Fête Foraine ne déroge pas à la règle et a conquis Baby Lou, qui le regarde et joue avec très régulièrement depuis deux ou trois semaines.

La couverture est superbe et donne une bonne idée des illustrations que l'on retrouve ensuite. Sur chaque planche de deux pages, un lieu ou un moment particulier de la fête foraine : Le Manège (dans des tons très doux), les auto-tamponneuses, les montagnes russes, la maison hantée (c'est pour ça que ce livre s'inscrit également bien dans le challenge Halloween - même si Baby Lou a décidé que la momie était simplement une petite fille) et enfin, le feu d'artifice, qui nous donne une vue d'ensemble sur le parc.

A chaque scène correspond un enregistrement sonore : pour le déclencher il faut appuyer à droite sur le dessin qui rappelle la page concernée. Les enregistrements sont de bonne qualité et tout à fait adaptés aux illustrations. Deux petits bémols quand même : le son est fort, j'aurais aimé le régler mais je n'ai pas trouvé comment le faire. Par ailleurs il est facile de déclencher le mauvais son quand on veut appuyer sur un bouton (Baby Lou appuie fort avec le doigt mais laisse traîner son poignet sur le bouton en dessous)... voire même, de déclencher un bouton sans en avoir eu l'intention. Ça nous arrive régulièrement, en déplaçant le livre par exemple. Bref, les puces sont un peu sensibles.

Malgré ces petits inconvénients, je recommande chaudement cet album ludique qui fera le bonheur des petits. Les illustrations colorées sont détaillées et invitent à l'échange avec l'enfant. Un univers joyeux, très animé que j'ai plaisir à regarder presque quotidiennement depuis que nous l'avons reçu.

La préférence de Baby Lou va au manège et surtout, à la chanson qui l'accompagne, sur laquelle elle se dandine avec enthousiasme :

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Le format est assez grand (environ 60 cm quand le livre est ouvert) mais notre lectrice en herbe contourne le problème en posant l'album sur un lit ou le canapé et en se mettant debout pour le feuilleter la plupart du temps. J'espère que la pile et les puces résisteront mieux à une utilisation fréquente que la plupart des petits albums sonores que nous avons - certains ayant rendu l'âme beaucoup trop vite à mon goût, d'autant plus qu'ils sont toujours assez chers.

Un cadeau idéal pour les petits lecteurs !

Lu en partenariat avec les éditions Usborne.

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10 p

Sam Taplin & Vicki Gausden, La Fête Foraine, 2015

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02/11/2015

Grady Hendrix, Horrorstör

hendrix_horrorstor.jpgJ'ai manqué la date pour la LC autour de Horrorstör, n'ayant pas trouvé le temps de faire mon billet la semaine dernière.

Horrorstör est un livre qui ne passe pas inaperçu  : son format attire l'oeil et intrigue, puisqu'on dirait à première vue un catalogue d'Ikea, même s'il s'agit ici de la chaîne fictive Orsk. On trouve même des prix en couverture et chaque début de chapitre présente un meuble de type Ikea (armoires adaptables, solutions de rangement & co). Ceci dit, les offres proposées s'éloignent de l'univers commercialement convivial et harmonieux plus l'histoire avance. A la fin, il s'agit davantage d'instruments de torture ! On baigne en plein dans le capitalisme, l'ère du "tout est pensé pour vous", des super-magasins promettant d'accompagner le consommateur à chaque instant, de le dorloter, de le combler et de façonner ses repères au quotidien. La critique de cet aspect de notre époque se poursuit tout au long du roman, en dépit de l'intervention du surnaturel en cours de récit.

Mais le magasin Orsk qui nous intéresse est très particulier. Le matin, à leur arrivée, les employés trouvent des objets vandalisés ou déplacés, alors que les caméras ne voient rien la nuit. Persuadé qu'une personne s'introduit sur les lieux la nuit, Basil, le responsable du magasin, demande à deux employées de rester avec lui une nuit pour mettre un terme à ces agissements. Il a fait appel à Ruth Ann, qui n'a pas de famille hormis la grande maison Orsk et qui compte parmi ses employés les plus dévoués, ainsi qu'à Amy, l'héroïne, un brin rebelle, très critique et cynique. Au cours de la nuit, deux autres employés seront présents, venus jouer les chasseurs de fantômes car ils sont persuadés que les déplacements d'objets sont liés à une activité paranormale - ou du moins, ils s'imaginent pouvoir faire une vidéo suffisamment convaincante pour devenir des stars de la télé en créant une émission paranormale. Mais rien ne se passe comme prévu. Des inscriptions mystérieuses couvrent les murs des toilettes. Puis une séance de spiritisme tourne court. C'est alors que les employés se retrouvent face aux anciens habitants d'une prison disparue depuis longtemps, ainsi qu'à leur gardien fanatique, adepte du panoptique et de méthodes de redressement moral avilissantes et dangereuses.

Horrorstör est un roman original qui tient plutôt bien ses promesses. J'ai eu quelques inquiétudes qu début car j'ai rapidement senti qu'hormis peut-être Basil, aucun personnage n'allait vraiment m'intéresser. De fait, l'auteur a un peu trop usé de stéréotypes, entre la rebelle incomprise, la bimbo surexcitée et irritante (on aiderait bien les fantômes à la retrouver), la femme vieillissante adorable dont le seul compagnon est sa peluche Snoopy... Néanmoins, l'ambiance est réussie et on s'imagine sans peine le magasin aux côtés Disneyland devenu d'un seul coup étrange et inquiétant à la nuit tombée. L'histoire suit plutôt la logique d'un thriller, on agit beaucoup, la psychologie est un peu moins fouillée. Au final, c'est pour moi un divertissement à recommander à ceux qui aiment se faire un peu peur de temps en temps ! A noter que la fin ouverte laisse à penser qu'il pourrait y avoir une suite. Pour ma part je trouve plutôt bien de laisser le lecteur se faire sa propre idée !

L'avis de Clarabel et de Hilde.

Lu en partenariat avec les éditions Milan et Demi.

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240 p

Grady Hendrix, Horrorstör, 2014

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01/11/2015

Celebrating Halloween !

Initialement, Hilde et moi avions prévu de fêter Halloween ensemble cette année. Les aléas du quotidien (ou les grandes forces machiavéliques à l'oeuvre) n'ont finalement pas permis au grand sabbat des sorcières d'avoir lieu.

J'ai donc prévu un plan B tout simple en famille. Au programme, un dîner thématique et une soirée de jeux à thème (je pensais à Phantom Society, Zombicide ou un jeu inspiré de Lovecraft). Au final, Morphée aura eu raison de moi et la soirée d'hier a été d'un calme plat, sans intervention d'outre-tombe, de table tournante, de bougies qui s'éteignent d'un coup et sans victoires magistrales aux jeux de plateau. J'avais quand même dressé une table un peu particulière.

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J'ai complètement raté la recette de sablés proposée sur le joli blog You can cook it (I can't)... la honte (en même temps, je n'avais pas assez de parmesan, mais ce n'est pas la seule raison). Je retenterai tout de même l'expérience après avoir appris de mes erreurs. Heureusement, il était conseillé de manger ces biscuits avec de la tapenade, et effectivement, ça a sauvé l'apéritif !

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Impossible de découper correctement ma pâte avec un emporte-pièce. J'ai fait des chapeaux de sorcière, des citrouilles, des fantômes et des maisons hantées mais ils sont assez peu reconnaissables. Normalement je devais pouvoir graver le dessus du biscuit (ça se voit un peu sur la photo avec une citrouille) mais dans la majorité des cas la tentative s'est transformée en carnage, la pâte restait collée au fond de l'emporte pièce alors je me suis contentée de garder les silhouettes. Espérons que je m'en sorte mieux l'an prochain.

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Pour hanter le dessert, des marshallows fantômes venus des Etats-Unis, grâce à Hilde qui m'a envoyé un magnifique colis surprise en cours de mois (d'ailleurs je compte bien vous montrer tout ça).

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Et vous, avez-vous fêté Halloween ?

28/10/2015

Pamela Conn & Al Beall, Who's there on Halloween ?

album_whos there on halloween0.jpgCette année, la bibliothèque de Baby Lou s'est agrandie en accueillant de nouveaux petits monstres. Parmi les albums de la saison, j'ai choisi pour elle Who's there on Halloween ?, repéré sur Internet et conseillé par des parents anglo-saxons.

Je n'aurai pas le temps de faire des billets sur toutes mes lectures d'albums pour cette édition du challenge (j'en mettrai donc de côté pour l'année prochaine), alors j'ai décidé de mettre en avant pour la fin du challenge des titres qui ont intrigué ma petite sorcière en herbe. C'est le cas de cet album.

Comme vous pouvez le voir, Who's there on Halloween ? est un livre aux formes arrondies, inhabituelles, ce qui a, je pense, attiré l'attention de Baby Lou au départ. Il y a aussi des trous sur cette couverture, et les yeux sont ceux de petits personnages qui se trouvent à la page suivante. Par la suite, plus d'artifices de types trous, tirettes, roues etc... en revanche, l'album cherche à faire participer les petits. Sur chaque page, une petite devinette est posée pour trouver le monstre ou l'animal d'Halloween qui figurera à la page suivante. Le personnage en question est aussi représenté au lointain, pour donner un indice à l'enfant.

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Le principe est simple, l'album assez mignon (même si je préfère certaines illustrations à d'autres) et je ne suis pas étonnée que les parents anglophones le recommandent pour leurs enfants. A la maison, ce livre a reçu un accueil mitigé. Ma petite lectrice est trop petite pour tenter de jouer aux devinettes (même en français), en revanche elle a regardé très attentivement tous les dessins en commentant ce qu'elle voyait. Mais, au bout d'un moment, elle a fait une fixation sur le squelette et a commencé à dire "A peur la dame", encore et encore, avec les sourcils froncés, l'air perplexe, puis elle a jeté le livre loin d'elle et s'est éloignée en disant toujours "A peur la dame". Il a fallu que je cache le livre et que je dise que la dame était très gentille mais qu'elle était partie pour qu'elle passe à autre chose. C'est pourtant un livre qui s'adresse aux tout-petits mais il faut croire qu'il peut aussi faire un peu peur, alors pour ma part, je l'ai relu mais ne le remontrerai pas à mon petit Gremlin avant l'année prochaine, quand elle aura bien grandi.

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18 p

Pamela Conn & Al Beall, Who's there on Halloween ?

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27/10/2015

Stephen King, Le Singe

king_le-singe-suivi-de-le-chenal-stephen-king-9782290313978.gifJ'avais ce livre dans ma PAL depuis la fin des années 1990, c'est dire s'il m'a fallu du temps avant de le découvrir enfin !

 Il est composé de deux nouvelles.

Dans Le Singe, il est question d'un vieux jouet, un singe qui tient des cymbales. A chaque fois que celles-ci s'entrechoquent se produit une catastrophe, avec le décès brutal d'un proche la plupart du temps. Alors que le narrateur avait tenté de s'en défaire des années auparavant, il découvre avec horreur un de ses enfants tout fier d'avoir déniché cette vieillerie. Diabolique, avec une fin plutôt sombre (s'il s'agit vraiment d'une fin).

Le Chenal : une femme très âgée commence à voir des personnes décédées depuis des années. Elle explique n'avoir jamais quitté la toute petite île sur laquelle elle vit, à proximité d'une grande ville visible depuis le rivage. Se décidera-t-elle à traverser le Chenal avant de partir à son tour ? Un texte plus abstrait, non dénué d'un certain charme désuet et bien loin de l'univers quelque peu malsain de la première nouvelle.

Si vous aimez les nouvelles, je vous recommande chaudement ce recueil, y compris pour découvrir Stephen King !

Une LC autour de Stephen King partagée dans le cadre du Challenge Halloween avec :

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96 p

Stephen King, Le Singe suivi de Le Chenal, 1985

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25/10/2015

James Herbert, Le Secret de Crickley Hall

herbert_crickley hall.jpgIl y a quelques années, sur une plage avec vue sur l'océan indien ou sur la véranda d'une maison de style colonial, j'ai commencé à suivre une famille dans une maison hantée du Dorset. Après 250p, j'avais mis ma lecture de côté (pour je ne sais quelle raison). J'ai rouvert ce roman ce mois d'octobre et ne regrette pas mon choix.

Gab et Eve ont perdu il y a presque un an leur petit garçon. Ils pensent qu'il a été enlevé au parc mais n'ont pas perdu espoir de le retrouver vivant. Eve s'étant assoupie ce jour-là au parc, elle vit avec un sentiment de culpabilité constant et se remet encore plus difficilement de la disparition de Cam. Pour essayer d'aller de l'avant, le couple vient s'installer temporairement avec leurs deux filles Loren et Cally, dans le village portuaire de Hollow Bay, à Crickley Hall.

Tout de suite, des phénomènes bizarres se produisent : des coups violents en provenance d'un placard vide une fois ouvert, une porte de la cave qui s'ouvre toute seule malgré un verrou, des flaques d'eau qui apparaissent dans le hall et disparaissent tout aussi facilement, Cally qui semble se trouver des amis imaginaires... Puis les manifestations s'intensifient : à travers une ronde d'enfants par exemple, mais aussi une ombre malfaisante à l'odeur écoeurante, qui finit par s'en prendre aux membres de la famille. Dès le premier instant, le chien refuse de rester sur place et finit par s'enfuir, mais les adultes sont plus réservés, en particulier Gab. Mais force est de constater qu'il se passe de drôles de choses à Crickley Hall et qu'il y règne une atmosphère vraiment malsaine. Il faut dire que la demeure est imposante mais laide à souhait, qu'elle comprend une cave à peine éclairée dans laquelle se trouve un puits donnant directement sur une rivière. Sans parler des objets cachés ici et là, comme ces jouets presque neufs ou cette canne assortie à un livre des Châtiments. La maison a aussi un triste passé : onze orphelins y ont été placés pendant la guerre pour les éloigner des bombardements et tous seraient morts noyés dans la maison lors d'une tempête.

Voilà un gros pavé qui se laisse lire tout seul. Si je m'étais fiée au choix des noms des personnages, je n'aurais sans doute jamais eu envie de découvrir ce roman qui nous propose, au final, une très bonne histoire de maison hantée, très agréablement écrite de surcroît. Les manifestations sont expliquées par les évènements des années 1940 que l'on découvre au fur et à mesure. Si l'on pressent beaucoup de choses, je ne m'attendais pas à autant de noirceur. Les apparitions et autres phénomènes liés à la présence d'ectoplasmes sont également variés. Même si je voyais très rapidement ce qui risquait d'arriver à chaque nouveau chapitre, j'ai été surprise par la diversité des situations, qui nous empêche de nous ennuyer. Ce roman aurait pu être beaucoup plus court et raconter la même chose. Ce n'est pas toujours bon signe, mais dans ce cas, chaque passage a son intérêt et contribue à maintenir le lecteur dans un état d'alerte et de tension permanent. J'ai aussi apprécié le dénouement, même si je m'y attendais: James Herbet laisse le lecteur respirer un peu et vivre un joli moment pour ébranler ce joli happy end. Un roman que je recommanderais sans hésitation aux amateurs d'histoires de fantômes.

Je viens de découvrir qu'il existe une adaptation de ce roman grâce à cet article. Je serais très curieuse de la voir !

Ma participation à la 5e et dernière étape de la randonnée d'Halloween.

Il y a quelques années, Hilde l'avait dévoré en deux jours.

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764 p

James Herbert, Le Secret de Crickley Hall, 2006

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24/10/2015

Mélanie Hillairet, Les Billes de Pétronille

album_billes petronille.pngAttention, album coup de coeur !

La petite Pétronille vit dans un manoir lugubre, isolé, avec ce qui lui reste de famille, décimée par une épidémie. En effet, une épidémie tragique rôde, la tuberkiki. Aussi, les illustrations sont superbes, malicieuses mais sombres, pour retraduire l'atmosphère funeste dans laquelle Pétronille évolue.

Il lui reste son petit frère, sa mémé complètement fêlée, sa tante Gertrude et Gilbert, le serviteur. Ces deux-là sont toujours à comploter et, par hasard, la petite fille surprend leur conversation : faute de denrées, ils sont décidés à cuisiner sa grand-mère ! En cherchant à se cacher, Pétronille fait une terrible découverte et retrouve sa famille décédée dans le garde-manger.

Je ne vous gâcherai pas le plaisir en vous racontant la suite, mais sachez que vous irez aussi faire un tour au cimetière et verrez quelques fantômes.

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Cet album est une petite merveille. L'histoire est bien écrite, intéressante et drôle, tout en s'inscrivant dans un cadre un peu sombre et vaguement inquiétant. Les dessins occupent une place centrales et sont une vraie réussite. Les personnages sont bien croqués, leur personnalité ressort à travers leurs traits exagérés, les décors sont à la fois un brin miteux et splendides, avec une palette de couleurs récurrentes (vert d'eau, violet, une pointe de rouge...) qui donnent une unité et créent un univers particulier. Je me suis régalée !

Une participation aux Albums du Samedi, avec le Challenge Halloween et le Challenge Je lis aussi des albums.

Lu en partenariat avec les éditions Marmaille & Compagnie.

L'avis de Mya Rosa et de Lael (Sous le Feuillage), conquises elles aussi.

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48 p

Mélanie Hillairet, Les Billes de Pétronille, 2015

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21/10/2015

Rosalinde Bonnet, Le Bouton de la Sorcière

album_bouton sorciere.jpgVoilà un des albums de ma petite sorcière (bien plus mignonne que celle en couverture, mais il faut dire que ce n'est pas difficile). J'ai tout de suite pressenti le potentiel de ce visage en partie en relief, de ce bouton mystérieux et de ces trous de plus en plus petits qui laissent entrevoir la page suivante. Et, en effet, cet album est déjà bien apprécié de Baby Lou !

La Sorcière a un bouton sur la joue, presque aussi moche qu'elle. Elle est furieuse et cherche une solution. Mais petit à petit, ses animaux de compagnie favoris arborent à leur tour un bouton. La Sorcière finit par faire une grande mixture et à prononcer diverses formules. Mais rien n'y fait, car elle ne peut rien contre la varicelle !

Je ne suis pas particulièrement séduite par les dessins, un peu trop schématiques et simples à mon goût, même s'ils rendent les personnages plutôt sympathiques et ne font pas peur (ce qui vaut mieux vu le public visé). Néanmoins, la petite histoire est divertissante et l'humour est là. Le fait d'utiliser un petit trou pour exploiter un élément de la page suivante est certes classique, mais toujours amusant. Un livre à partager avec les apprentis sorciers (à partir de deux ans environ d'après moi, même si on peut le présenter plus tôt - ce que j'ai fait, avec un certain succès auprès de ma malicieuse cobaye).

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24 p

Rosalinde Bonnet, Le Bouton de la Sorcière, 2006

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20/10/2015

Hubert Ben Kemoun, Halloween, pire qu'Halloween!

ben_kemoun_halloween pire qu halloween.jpgUne nouvelle curiosité découverte en farfouillant dans les rayons de la médiathèque. Halloween, pire qu'Halloween ! Comment ça, Halloween pourrait être encore pire ? Mais que cherche-t-on à nous faire croire ?

L'histoire : Alexandre et Gaspard se sont déguisés cette année en affreux monstres dégoulinants pour partir en quête de bonbons. Jusque-là, classique, me direz-vous. Jusqu'au moment où les enfants décident de faire un grand détour pour aller menacer selon la tradition le marchand de bonbons. Pas bête ! Mais alors qu'ils montent jusqu'à son appartement, les enfants se rendent compte qu'ils sont en route pour le 6e étage... d'un immeuble qui n'en compte que cinq ! C'est alors que les ennuis commencent, lorsque les garçons atterrissent dans une fête très, très privée. Sauront-ils être crédibles en monstres parmi leurs « pairs »?

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Un texte léger mais amusant, qui ne se veut pas effrayant mais plutôt humoristique, en dépit de son assortiment de monstres faits pour tous les goûts. Si vous voulez voir Dracula draguer une immonde vieille sorcière en lui faisant miroiter ses caveaux, c'est par ici ! Presque mignon et servi par des illustrations très réussies. Un livre qui devrait plaire à vos petits monstres...

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Hubert Ben Kemoun, Halloween, pire qu'Halloween !, 2003

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16/10/2015

Le Read-A-Thon d'Halloween 2015

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Let's get started ! Il est aujourd'hui 21h, le R-A-T d'Halloween commence !

Merci à tous ceux qui nous rejoignent à nouveau cette année et à celles qui ne pouvaient pas et ont eu la bonne idée d'organiser spontanément (Marjorie) ou de participer à un R-A-T improvisé il y a quelques jours. Un petit clin d'oeil à leur beau logo :

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Pour ce nouveau R-A-T, je serai accompagnée de ma mascotte, la citrouille en plastique lumineuse. Elle est kitschissime et me fait mourir de rire, mais qui pourrait dire si son influence n'est pas maléfique ? Enfin rassurez-vous, je l'ai à l'oeil.

Le R-A-T aura lieu tout le week-end, vous pouvez nous rejoindre quand vous voulez, faire de longues pauses... il vous suffit simplement de nous relater depuis le terrain vos lectures (surtout halloweenesques) et/ou vos expériences culinaires, de déco (etc) autour d'Halloween, dans un billet consacré au R-A-T.

J'ai prévu les lectures suivantes pendant le week-end :

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J'espère terminer Le Secret de Crickley Hall et lire un essai sur les Vampires.

J'ai aussi en vue le manga Freak Island ainsi que 9 albums jeunesse.

Rendez-vous plus tard pour la suite...

Très bon R-A-T à tous !

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Jour 2 du R-A-T

(samedi 17 octobre)

Une vilaine sorcière semble m'avoir jeté un sort, ou alors un virus me transforme lentement en zombie... toujours est-il que votre vaillante comparse d'Halloween n'est plus si vaillante que ça ce week-end ! J'ai tout de même réussi à lire entre deux siestes une centaine de pages du Secret de Crickley Hall depuis hier soir. Et cet après-midi, j'ai accompagné ma lecture d'un thé de circonstance, un Thé aux 13 Maléfices !

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18h50 : je vais espionner quelques partipantes et m'assurer que tout va bien pour elles jusqu'ici malgré leurs dangereuses lectures!

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22h00 : Après un moment consacré à faire un peu de rangement (ce qui m'a fait tomber sur tout un tas de flyers pour des Ghost Tours et autres visites infernales en Angleterre), j'ai dégusté pour mon premier repas de la journée une Bloody soup préparée par Mr Lou (et servie dans une assiette orange adaptée à la situation).

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Puis j'ai décidé de faire une petite séance lecture Albums jeunesse, pour le moins productive.

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J'ai donc lu successivement Who's there on Halloween ? (18p), Figaro's Halloween Surprise (10p), Le Bouton de la Sorcière (24p) (trois relectures) ainsi que Room on the Broom (32p) et Splat the Cat, What was that? (12p).

Soit au total 96 p pour ces albums.

Fin de soirée : je voulais avancer Le Secret de Crickley Hall mais je me suis lamentablement endormie après quelques pages.

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Jour 3 du R-A-T

(dimanche 18 octobre)

Réveil vers 10h : J'enchaîne sur trois albums jeunesse.

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Les Billes de Pétronille (avec des canibales, un cimetière, un manoir inquiétant et des fantômes - 48 p), La Fête Forraine (et son train fantôme - 10 p) et Le Manoir hanté en pop-ups (10p).

Soit 68 p supplémentaires pour ce matin.

Nous avons un invité à déjeuner, aussi après quelques pages de Crickley Hall pendant mon thé je vais faire un petite pause marathonesque le temps de faire un peu de rangement et d'accueillir notre ami. Je vous retrouve plus tard dans l'après-midi ou la soirée !

Bonne dernière ligne droite à toutes les participantes au RAT !

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Fin de journée mouvementée avec des petits soucis d'informatique. Voici le bilan de la fin du RAT, j'ajouterai ce soir quelques photos pour clore ce billet et viendrai faire un dernier tour sur vos billets du week-end.

Avec la visite d'un ami, les retrouvailles le soir avec notre petite sorcière partie gambader dans la forêt ces derniers jours, et un peu de rangement indispensable, la fin du RAT s'est fait tout doucement pour moi. J'ai quand même avancé encore un peu Crickley Hall, en bonne voie d'être terminé (j'espère ce soir). Au total pendant le week-end, j'aurai avancé ce roman de 176 p. Et j'ai également lu hier soir l'album jeunesse Fais-toi peur (26p).

Soit au total 366 p lues pendant le week-end.

Pas si mal avec le virus qui m'a transformée en zombie ! J'ai surtout adoré passer ce week-end en votre compagnie. Encore merci à toutes les participantes et pompom girls pour les moments partagés ! Et cela me donne envie de m'offrir plus de moments cosy rien qu'avec mon livre et mon canapé les prochains week-ends !

Bravo à toutes les participantes au RAT d'Halloween 2015 !

15/10/2015

Simone St James, The Haunting of Maddy Clare

st james_haunting of maddie clare.jpgUne chronique rédigée il y a un an et finalisée hier soir pour la 3e étape de la randonnée d'Halloween. On pousse la grille du cimetière !

Je viens de tourner la dernière page de The Haunting of Maddy Clare de Simone St James et me voilà bien ennuyée avec ce billet. Il y a beaucoup, beaucoup de bon mais aussi malheureusement quelques loupés dans ce roman que j'avais une folle envie de lire.

Début des années 1920. Sarah Piper a perdu ses parents et mène à Londres une existence assez terne. Inscrite à un bureau de placement, elle joint les deux bouts et loue son meublé grâce à des missions temporaires en tant que secrétaire. Lorsque nous la rencontrons, lasse de contempler sa fenêtre et de rester à ne rien faire, elle sort dans les rues de Londres et se promène sans but avant d'être poussée à rentrer chez elle par la pluie. Son prochain emploi s'avèrera pour le moins spécial : Sarah va accompagner dans sa prochaine chasse au fantôme Alistair Gellis, expert en paranormal, en l'absence de l'assistant habituel de celui-ci, Matthew.

Nous voilà donc en route pour un petit village où une grange serait hantée par Maddy Clare, jeune domestique au destin tragique. Arrivée blessée et couverte de boue quelques années auparavant, incapable de s'exprimer normalement, terrifiée par les hommes, Maddy a été recueillie par la famille Clare et a travaillé dans leur maison jusqu'à son suicide par pendaison à l'âge de dix-neuf ans. Le fantôme de Maddy importune de plus en plus Mrs Clare qui a décidé de donner accès à la grange à condition qu'on la débarrasse de cette « manifestation » importune.

J'ai trouvé la première partie nettement supérieure à la seconde. Une atmosphère de l'après-guerre bien rendue à travers la vie assez moderne et libérée de Sarah et l'importance accordée aux gueules cassées. Moi qui ai toujours eu un petit faible pour les histoires de fantômes, j'ai trouvé les premières scènes avec Maddy Clare très réussies (le fait d'avoir lu ce roman la nuit à côté d'un grenier plein de craquements a sans doute contribué à l'impression produite par les frôlements, bruits de pas venant de derrière et autres petits artifices). Et soudain, le récit bascule dans la romance, l'eau de rose et l'héroïne émoustillée (je vous ferai grâce de la description détaillée du torse de Matthew, de retour sur le devant de la scène, de ses cicatrices sexy et de ses quelques nuits torrides avec Sarah). En parallèle, le surnaturel est remplacé par une enquête ayant pour but de déterminer ce qui est arrivé à Maddy de son vivant. Malheureusement, il y a peu de surprise concernant les coupables, l'enquête tourne un peu en rond. Bref, ce qui s'annonçait être une très bonne histoire de fantômes à l'anglo-saxonne finit par s'égarer et perdre le lecteur en route. Quel dommage ! Mais l'ambiance de la première partie valait bien cette lecture et je tenterai sans doute à nouveau ma chance avec St James qui a l'air de se spécialiser dans l'après-guerre et les ectoplasmes. Espérons qu'elle ne se laisse pas toujours détourner de son but par ses séduisants héros !

Un grand grand merci à Soie pour cette lecture terrifique !

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318 p

Simone St James, The Haunting of Maddy Clare, 2012

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