17/04/2014

Alan Bennett, La Dame à la Camionnette

bennett_dame camionnette.jpgNous contournons Hampstead Heath à une allure assez peu mortuaire, descendons Bishop's Avenue et remontons ensuite jusqu'au cimetière de St Pancras, ensoleillé et verdoyant par cette belle journée. Nous traversons les allées abritées par des arbres clairsemés et rejoignons l'extrêmité du cimetière, où s'étendent de longues rangées de tombes nouvellement creusées, recouvertes pour la plupart d'une dalle de granit noir (p 90).

Les avis de Cathulu que j'ai toujours plaisir à retrouver mais aussi d'autres blogueurs que je découvre Littéraventures, Suspends ton vol, Quel Bookan et Des flâneries et des mots.

Mes autres billets sur Alan Bennett : La Reine des

09/04/2014

Elinor Jones, Tomes 1 à 3

challenge xixe siecle,angleterre,angleterre xixe,angleterre victorienne,epoque victorienne,elinor jones,le bal d'hiver,le bal de printeps,le bal d'été,algésiras & aurore,bianca tiffany,abel tiffanyJ'avais repéré la série Elinor Jones sur les blogs avant de l'oublier pendant un moment. Il s'agit de trois albums en couleur aux dessins évoquant l'univers des mangas (je ne suis pas une spécialiste du genre mais il me semble qu'on ne parle pas de manga pour une BD de facture classique). Dans le premier tome, l'excellente couturière Elinor Jones rejoint la maison Tiffany. A sa tête, Madame Tiffany, secondée par son fils Abel et sa fille Bianca, une jeune adolescente dont les créations sont très réputées. A chaque saison, la famille organise chez elle un bal auquel participe tout le gratin de la société anglaise et quelques respectables dignitaires étrangers. Les invités revêtent alors les tenues Tiffany, chaque collection suivant un thème toujours plus audacieux.

challenge xixe siecle,angleterre,angleterre xixe,angleterre victorienne,epoque victorienne,elinor jones,le bal d'hiver,le bal de printeps,le bal d'été,algésiras & aurore,bianca tiffany,abel tiffanyLes apparences sont pourtant trompeuses : Abel est-il aussi impitoyable qu'il le laisse paraître ? L'enfant gâtée Bianca est-elle la charmante adolescente que l'on croit ? Quant à Elinor, pourquoi refuse-t-elle de se nourrir et néglige-t-elle autant sa santé ? Enfin, pourquoi le marjodome semble-t-il avoir une certaine emprise sur la maîtresse de maison ?

challenge xixe siecle,angleterre,angleterre xixe,angleterre victorienne,epoque victorienne,elinor jones,le bal d'hiver,le bal de printeps,le bal d'été,algésiras & aurore,bianca tiffany,abel tiffanyJ'ai d'abord craint une série trop girly, avec des aspects du manga que je n'aime pas : les expressions du visage exagérées, les réactions trop vives, les points d'interrogation et d'exclamation pour accompagner certaines attitudes. Néanmoins, on n'abuse finalement pas trop de ces petits artifices et peu à peu, on se laisse prendre au jeu, les trois tomes s'enchaînant facilement. L'intrigue reste assez basique néanmoins, et la fin manque franchement de crédibilité selon moi. J'ai aussi trouvé que le personnage d'Elinor Jones manquait cruellement d'intérêt. Cela n'empêche pas de lire ces albums avec curiosité, ne serait-ce que pour admirer les superbes robes imaginées pour l'occasion - elles valent à elles seules le détour. Ce n'est pas un coup de coeur mais cela reste une découverte très sympathique. C'est parfait pour se changer les idées !

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48 p par tome

Algésiras & Aurore, Elinor Jones, T1, Le Bal d'Hiver, 2010 / Elinor Jones, T2, Le Bal de Printemps, 2011 / Elinor Jones T3, Le Bal d'Eté, 2012

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04/04/2014

Elizabeth Jenkins, Harriet

jenkins_harriet.jpg1875. Harriet est une fille de bonne famille, vivant avec sa mère et son beau-père alors qu'elle a déjà atteint la trentaine. La jeune femme (plus toute fraîche si l'on adopte un point de vue victorien) est simple d'esprit. Si elle sait soigner sa personne et accorde une attention particulière à sa garde-robe, Harriet trahit son état par un rictus curieux, des paupières tombantes et des réactions parfois déroutantes. Afin de se soulager un peu, sa mère l'envoie régulièrement chez des proches à qui elle verse une pension pour l'accueillir. C'est lors d'une de ces "escapades" qu'Harriet fait la connaissance d'un certain Lewis. Venu courtiser Alice, la jeune fille de la maison, Lewis apprend qu'Harriet dispose de 3000 livres auxquelles s'ajouteront 2000 livres à la mort de sa tante. Dès lors, Lewis décide de la séduire pour mettre la main sur cette coquette somme. Il décide de faire l'impasse sur l'âge assez "avancé" de sa promise et sur ses défauts d'élocution et de compréhension, persuadé de pouvoir s'en accommoder d'une façon ou d'une autre. Pour parvenir à ses fins il écarte la mère d'Harriet (qui bien entendu juge leur histoire avec lucidicité et s'inquiète pour sa fille). La jeune femme devient entièrement dépendante de Lewis et de son entourage. Une fois le mariage passé, Harriet est progressivement isolée. Lewis reprend son aventure avec Alice là où il l'avait laissée. Aidé de son frère Patrick et de sa belle-soeur Elizabeth, il entreprend d'écarter la pauvre Harriet.

Un roman sur un fait divers victorien ! Mais quelle sinistre affaire ! Elizabeth Jenkins s'est intéressée à un procès retentissant de la deuxième moitié du XIXe siècle. Celui-ci a fait couler beaucoup d'encre, d'une part en raison des faits reprochés aux quatre coupables, mais aussi parce que le jugement initial (leur condamnation à mort) fut remis en cause car jugé un peu expéditif (un juge partial, une argumentation de la défense rapidement écartée). Cette affaire aurait donc eu un impact important sur l'évolution de la justice anglaise et la possibilité de faire appel. Les faits n'en restent pas moins épouvantables.

En s'appuyant sur le compte-rendu du procès, Elizabeth Jenkins s'est employée à imaginer comment les faits avaient pu s'enchaîner. Là où le fait divers sert de matière à la trame de l'histoire, le roman comble le vide et imagine les réactions et les motivations des différents protagonistes, ainsi que la façon dont, de fil en aiguille, la vie d'Harriet a basculé.

[Spoilers dans ce paragraphe] Femme riche et un brin suffisante, Harriet n'a pas les capacités intellectuelles qui lui permettraient de voir clair dans le jeu de Lewis. Elle s'en remet ainsi entièrement à lui et lui confie toute sa fortune, perdant de même tout son attrait. Petit à petit, les marques d'attention font place à l'agacement. On l'écarte, on l'isole, on ne lui adresse plus la parole.  On la prive de ses vêtements et bijoux pour les offrir à la maîtresse du mari. On ne la nourrit plus correctement. Et, inexorablement, l'équilibre se rompt. Les "proches" d'Harriet deviennent ses gardiens et la négligence prend une nouvelle dimension. S'il y a débat sur les causes de la mort, il n'y en a pas sur l'état d'Harriet : apparemment maltraitée, la jeune femme était exsangue, recouverte d'une telle couche de crasse que l'infirmière ne parvenait pas à la laver, ses pieds recouverts d'une corne épaisse, sa tête grouillant de poux.

Ce texte est très subtil. L'évolution de la relation entre Harriet et ses tortionnaires est habilement décrite. L'histoire est présentée du point de vue des coupables, pour qui la jeune femme n'est qu'une quelconque nuisance négligeable, à la marge de leur existence. Ce n'est donc qu'indirectement que l'on devine le sort qui lui est réservé. La vérité éclate à la fin, avec beaucoup plus de force en raison des nombreux non-dits. Par ailleurs Jenkins sait ménager son effet. Alors qu'on imagine que le mariage n'est pas consommé, on apprend au détour d'une phrase qu'il y a eu un enfant. Une autre fois, Harriet dérange par son attitude ; Patrick s'approche et l'on devine la scène aux mots de sa femme, qui craint qu'il ne tue leur prisonnière. Ou encore, quand Harriet doit signer un acte pour que son mari dispose des 2000 euros de sa tante, on lui met une voilette car elle a un bleu au visage.

Un roman cruel mais très maîtrisé et d'une grande force.

Une lecture commune avec Fanny. D'autres avis chez Titine ainsi que Clara, dont le billet m'avait initialement donné envie de lire ce roman.

Un article de Rachel Cooke (également auteur de la postface) sur ce qu'on a appelé The Penge Mystery. L'article de Wikipedia.

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288 p

Elizabeth Jenkins, Harriet, 1934

BBC 2014.jpgbritish mysteries_petit.jpgLogo Lou.jpgXIXe siecle 01.jpg

23/03/2014

Valentine Goby, La Fille surexposée

goby_la-fille-surexposée.gifRentrée littéraire automne 2013

Ce roman de Valentine Goby s'inscrit dans le projet des éditions Alma de couvrir les thèmes fondamentaux de l'art selon Picasso : "la naissance, la grossesse, la souffrance, le meurtre, le couple, la mort, la révolte et peut-être le baiser". La Fille surexposée traite de la révolte.

Valentine Goby s'inspire pour cela d'une oeuvre de Miloudi Nouiga, qui a réalisé une série autour des "Mauresques", ces photos érotiques de femmes nord-africaines vendues sous la forme de cartes postales dans la première moitié du XXe. Ces clichés recréent un orientalisme de pacotille, utilisant tel ou tel élément de façon à laisser penser que la jeune femme est de telle ou telle origine... alors que les mêmes modèles se retrouvent  sur plusieurs photos, tantôt marocaines, tantôt algériennes ou tunisiennes. Miloudi Nouiga barre ces photos de grands coups de pinceaux, d'une pluie de gouttes de toutes les couleurs, diluées à l'eau de javel.

Maintenant ça sèche. Le cliché orientaliste ravagé. Miloudi le regarde. Il est le mensonge et la preuve du mensonge. Il produit le mensonge, un mirage de Mauresque début de siècle qui n'a pas existé. Et il atteste de l'existence d'un bordel officiel à Casa, avalé par un trou de mémoire. Un mensonge auxiliaire de la vérité (p 117).

Avec habileté, l'auteur brode autour de la toile en couverture du roman, basée sur une carte postale intitulée Khadidja la Marocaine. Elle dit d'elle-même à la fin du livre :  Je dessine, restitue, invente le hors-champ, le hors-temps de l'image, du moment : cela fait des romans (p 124).

Dans les années 1920, un photographe met en scène une fille prête à se dénuder pour un complément de revenu, malgré les interdits de sa religion qui voudraient que le corps ne soit pas exposé aux yeux de tous. Cette photo, le jeune soldat Maurice va la retrouver dans les années 1950 au fond d'une boutique où il était venu acheter des babouches. Il se décidera ensuite à se rendre au Bousbir, quartier réservé aux prostituées, dont les occupantes font l'objet d'examens réguliers, selon une volonté hygiéniste de l'administration coloniale. Annés 1970. Miloudi fait ses études à Paris et découvre  à son tour le cliché intitulé "Khadidja la Marocaine". Il collectionnera ensuite les cartes postales du même genre avant de s'en servir pour créer une série de toiles, exposées en 2012 dans son atelier à Rabat. Et c'est là qu'Isabelle retrouvera sous une autre forme la carte postale envoyée par son grand-père Maurice à un ami lors de son arrivée au Maroc.

J'ai été attirée par la superbe couverture et le nom de Valentine Goby et ne regrette pas de m'être plongée dans ce court roman, succession de récits entrecroisés. Les chapitres alternent les époques avec une belle cohérence, les personnages se rapprochant les uns des autres à travers "Khadidja la Marocaine", qui sans le vouloir tisse une toile entre eux d'époque en époque. L'écriture de Goby est toujours celle du corps, directe et maîtrisée. Sur le fond, on (re)découvre une facette encore une fois peu glorieuse de la colonisation, avec des points de vue très différents. Encore une belle réussite pour cet auteur !

D'autres avis : Jérôme D'une Berge à l'Autre, Le Temps de Lire, Noukette, Cachou...

Un article sur la prostitution coloniale.

Et ici, deux autres chroniques des oeuvres de Valentine Goby : L'Echappée ainsi que Qui touche à mon corps je le tue (que j'avais trouvé remarquable).

valentine goby,la fille surexposee,miloudi nouiga,collection pabloid,éditions alma,maroc,prostitution et domination coloniale,bousbir

 

 

127 p

Valentine Goby, La Fille surexposée, 2014

20/03/2014

Salon du Livre 2014 : Damned

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Cette année je ne pourrai pas me rendre au Salon du Livre de Paris... remarquez, j'ai une bonne raison puisque je pars profiter du soleil à Barcelone, déguster des tapas, me promener sur la plage et retrouver les quartiers dans lesquels j'aimais me balader lorsque j'y habitais.

Ce qui est un peu frustrant c'est que cette année les organisateurs du Salon du Livre m'ont contactée pour me proposer un passe pour la durée du salon, une invitation à l'inauguration, la possibilité de faire gagner des places... évidemment leur proposition m'a fait très plaisir car cela fait plusieurs années que je me rends systématiquement au salon et en rends compte sur mon blog, mais j'aurais vraiment aimé pouvoir en profiter. Je remercie le Salon du Livre d'avoir pensé à moi pour cette belle proposition !

En attendant, pour ceux qui aiment les livres mais aussi les jolis objets, vous trouverez dans mes deux billets précédents un lien vers des sites où l'on peut gagner des places pour le salon Version scrap qui aura lieu du 4 au 6 avril 2014. N'hésitez pas à en profiter.

Et sur ce, je vous souhaite une bonne fin de semaine et prends ma valise, direction l'Espagne !

Salon Version Scrap - Tirage au sort chez Laura Pack

Je parlais du salon Version Scrap dans le billet précédent. Vous pouvez également participer au tirage au sort organisé par Laura Pack pour gagner une place. Merci à Gingka d'avoir relayé l'information !

Gagnez une entrée gratuite pour Version Scrap PARIS 2014
Nous aurons le plaisir de vous accueillir sur le salon Version Scrap à Paris , du 4au 6 avril sur le stand CR3.
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Gagnez une entrée gratuite pour Version Scrap PARIS 2014ban-VSParis-FR-170x250.jpg
Nous aurons le plaisir de vous accueillir sur le salon Version Scrap à Paris , du 4au 6 avril sur le stand CR3.

 

Venez découvrir :

 

  • notre nouvelle collectionde Priplak imprimé,
  • nos nouveauxkits créatifs,
  • nos nouveaux kitsKidy'Scrap pour les enfants,
  • et tous nos supports basiquesen Priplak, Flex'Plak et Carton Microcannelé

 

Laura Pack sponsorise un atelier :
Azoline utilise le Flex'Plak pour son atelier Tag "
LE B.A.B.A DES POUDRES A EMBOSSER"
Les infos sont sur le site de Version Scrap , Inscrivez-vous vite !
Sur le stand Kerglaz (notre voisin au salon), vous pourrez assister à des démonstrations de découpe et d'embossage du Priplak et du Flex'Plak à l'aide de la Big Shot.

 

Nous vous proposons degagner 1 entrée gratuite pour le salon. 
Pour participer, rien de plus simple: déposez un commentaire ci-dessous, en prenant soin de bien indiquer votre mail, votre blog ou page Facebook, puis recopiez l'ensemble de cet article sur votre blog
ou votre page facebook.

Date limite de participation:
samedi  22 mars 2013 à minuit
5 gagnantes
seront tirées au sort le dimanche 23 mars (sur le numéro de commentaire)
Les gagnantes seront prévenues par mail et auront alors jusqu'au mercredi 26 mars pour nous envoyer leur adresse postale où nous leur ferons parvenir l'invitation.


Et pour ne pas faire de déçues, nous offrons à toutes celles qui viendront sur notre stand CR3munie de ce bon à découper,
bon-SKDO-VSL2014Paris.jpg

Salon Version Scrap - Tirage au sort chez Simply Graphic

Bonjour,

Grâce au Scrap de Gingka sur lequel je vous invite à faire un tour pour voir ses belles créations, j'ai découvert que la très belle boutique Simply Graphic propose des places à gagner pour le salon Version Scrap du 4 au 6 avril. Voici le mode d'emploi :

 

Eh oui, Simply Graphic sera au salon Version Scrap  ! 
 
 
Nous aurons le plaisir de vous rencontrer 
du 4 au 6 avril sur le stand CR1
 
Vous y découvrirez en avant-première 
la collection de printemps composée de :
-6 nouvelles planches de tampons 
- de nouveaux sets de dies
-de nouveaux embellissements en bois naturel
..... et un kit de carterie avec tampons et die exclusifs !
Nous vous donnons l'occasion de gagner  
une entrée gratuite pour le salon.
Pour participer, il vous suffit de poster un commentaire ci-dessous 
en indiquant un produit que vous aimeriez trouver 
dans une prochaine collection 
et de recopier l'intégralité de cet article sur votre blog 
en n'oubliant pas de préciser son adresse
Une seule participation par personne bien sûr ! ;)
 
La date limite de participation est fixée au samedi 22 mars minuit.
2 gagnantes seront tirées au sort le dimanche 23 mars et auront 
jusqu'au 25 mars minuit pour envoyer par mail leur adresse postale 
afin de recevoir une invitation pour une personne
et une entrée à tarif réduit.
EDIT:  Je précise que ce post est destiné exclusivement
à celles d'entre vous qui ont un blog.
D'ailleurs, n'oubliez pas de relayer l'info sur vos blogs
pour que votre participation soit validée et avec le lien, c'est mieux !
Il y aura un autre petit jeu sur Facebook, alors restez à l'affût ! ;)

19/03/2014

Miss Endicott, T2

bd_Miss-Endicott-Tome-2.jpg Londres, époque victorienne. Miss Endicott est récemment arrivée pour remplacer sa mère décédée au poste officieux de conciliatrice. Gouvernante, elle mène une double vie et doit satisfaire les réclamations des uns et des autres dans les querelles de voisinage.

[Spoilers dans ce paragraphe] Dans ce deuxième tome, la mère de Miss Endicott refait surface : son enterrement n'était qu'une mise en scène destinée à lui permettre de prendre sa retraite et à s'assurer secrètement que sa fille était à la hauteur... or elle se juge pour le moment irremplaçable. Les péripéties ne manquent pas : Kevin, l'enfant dont Miss Endicott a la garde, a disparu ; un mystérieux personnage fait son apparition et semble nourrir de sombres projets pour la capitale ; et la menace d'un événement extraordinaire plane toujours puisqu'une étonnante machine doit se mettre en marche le lendemain à minuit. L'enquête se poursuit!

On retrouve dans ce deuxième tome de superbes illustrations et une ville à la fois très victorienne et délicieusement fantastique. Si les deux tomes s'enchaînent parfaitement et constituent ensemble une série très réussie, j'ai personnellement trouvé ce deuxième opus un peu moins convaincant que le premier. Ce deuxième album n'est plus porté par l'attrait de l'originalité, celle de la représentation d'un monde un brin grotesque mais fascinant. A mon sens le rythme soutenu et les scènes d'action ne suffisent pas à former un ensemble satisfaisant et cohérent. L'issue est presque sans surprise. Je ne peux que vous conseiller de lire les deux tomes à la suite : vous serez conquis par l'univers dépeint et les maladresses que je trouve à ce scénario n'auront sans doute plus une grande importance.

Une lecture commune dans le cadre du challenge British Mysteries. Virgule a lu les tomes 1 et 2 de Miss Endicott,

Mon billet sur le tome 1 qui a été un véritable coup de coeur.

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80 p

Fourquemin et Derrien, Miss Endicott T1, 2007

British Mysteries01.jpgXIXe siecle 01.jpgLogo Lou.jpg

12/03/2014

Ann Granger, Un intérêt particulier pour les morts

granger_interet particulier pour les morts.jpgAprès avoir découvert en librairie la série Ben et Lizzie Ross d'Ann Granger avec son tome 4 (sans savoir que c'était une série), j'ai enfin retrouvé le commencement du commencement, avec Un Intérêt particulier pour les morts. Outre la sublime couverture qui me faisait de l'oeil depuis longtemps, j'avais hâte d'assister à la rencontre entre l'inspecteur Ross et sa femme Lizzie - mon petit côté fleur bleue sans doute mais, à ma décharge, je me suis bien attachée aux personnages à travers le tome 4.

Bref, revenons à nous moutons, ou plutôt, à nos trépassés victoriens.

Dans Un Intérêt particulier pour les Morts, Lizzie Martin arrive à Londres après le décès de son père, médecin dans une région minière. Elle est accueillie par Mrs Parry, la veuve de son parrain, qui lui demande de l'appeler "Tante" du fait de leurs liens particuliers mais lui offre en même temps de remplacer sa dame de compagnie récemment disparue. Lizzie Martin occupe ainsi une position délicate dans la maison : le neveu de Mrs Parry la traite avec familiarité, son employeuse l'assure de son statut particulier tout en se montrant très directive avec elle, elle occupe une chambre extrêmement sobre en comparaison du luxe des autres pièces... quant aux domestiques, ils ne manquent pas de lui faire sentir sa place en ne lui servant que des restes les jours où Madame est indisposée.

Toujours est-il que lorsque Lizzie arrive à Londres, elle passe devant le chantier de la gare St Pancras, où des taudis sont en cours de démolition. Devant elle est transporté un corps retrouvé sur place. Une drôle d'arrivée pour cette jeune femme au tempérament affirmé ! Une fois chez Mrs Parry, elle apprend que la gouvernante précédente a disparu et se serait enfuie avec un homme. Malheureusement on découvre rapidement qu'elle a été retrouvée morte sur le chantier. "Pour moi, c'étaient ses lectures qui étaient à blâmer. Toutes parlaient de ce genre d'aventures. Elle était assez jolie, ou, du moins, elle l'aurait été si son visage avait été un peu plus animé, mais comme je l'ai dit, si elle avait un cerveau, on n'avait pas l'impression qu'elle s'en servait beaucoup (p 80)." Dès lors Lizzie est poussée par la curiosité et essaie d'aider la police à démasquer le coupable, d'autant plus que l'inspecteur Ross chargé de l'affaire est une connaissance, puisqu'il travaillait à la mine lorsqu'ils étaient enfants.

Les romans de la série alternent les voix de Lizzie et Ben ; leurs investigations se complètent et la double narration rend l'histoire plus dynamique qu'un whodunnit classique. J'avais trouvé le coupable relativement tôt, ce qui me laisse penser que l'intrigue policière est assez simple, néanmoins l'ensemble reste très sympathique et le livre se laisse dévorer. Je me suis régalée avec la Londres victorienne dans laquelle nous invite Ann Granger. Dans le tome 4 j'avais découvert un cimetière et sa ligne de chemin de fer privée ; cette fois-ci j'assiste à la construction de St Pancras, que la Midland Railway Company fait bâtir pour avoir son propre terminus. Enfin, et ce n'est pas le moindre des détails, les personnages sont bien croqués et notamment Lizzie, qui me fait penser à Charlotte Pitt mais me plaît davantage. Avec un caractère bien trempé, un intérêt pour la lecture (y compris les écrits de Mr Darwin), un petit côté téméraire et la conviction que les femmes peuvent se rendre tout à fait utiles à la société, Lizzie apporte beaucoup de fraîcheur à cette série avec laquelle je passe d'excellents moments. Les tomes 2 et 3 m'attendent déjà !

[Lu dans le cadre des challenges British Mysteries / I Love London de Titine et Maggie / XIXe siècle de Fanny / BBC 2014 de Feeling Fictional]

Une lecture commune partagée avec Hilde.

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379 p

Ann Granger, Un Intérêt particulier pour les morts (A Rare Interest in Corpses), 2006

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07/03/2014

Kylie Fitzpatrick, La Neuvième Pierre

fitzpatrick_neuvieme pierre.jpgAprès avoir lu Code 1879 de Dan Waddell, mon premier roman policier aux accents victoriens de la collection Babel Noir, c'est avec beaucoup d'attentes que j'ai abordé La Neuvième Pierre de Kylie Fitzpatrick.

Issue d'une famille pauvre, orpheline, la jeune Irlandaise Sarah O' Reilly travaille pour Le London Mercury. Vêtue en garçon pour accéder à un travail qui lui serait normalement refusé, elle espère se voir confier un jour des travaux plus intéressants. Elle rencontre par le biais du journal la jeune veuve Lily Korechnya, auteur d'articles sur des femmes illustres. Toutes deux vont devenir amies et Lily va ainsi tenter d'aider Sarah et sa petite soeur Ellen, qui toutes deux vivent dans une cave à Devil's Acre. Le destin de Lily croise celui d'une collectionneuse de diamants, Lady Cynthia Herbert. Dès lors, nous suivrons la réalisation d'un talisman en diamants, superbe commande refusée par tous les bijoutiers consultés en Inde en raison du danger inhérent au bijou. Et, en effet, ceux qui croisent les diamants indiens trouvent la mort dans des circonstances étranges...

Dans l'ensemble, La Neuvième Pierre est un roman néo-victorien intéressant mais un peu inégal. Première surprise, il ne s'agit pas vraiment d'un roman policier mais plutôt du parcours de la jeune Sarah O' Reilly. Certes, son destin finit par se mêler plus ou moins à une histoire de meurtres et de talisman en diamants volé, mais ce n'est finalement qu'une toile de fond. L'affaire est résolue rapidement à la toute fin du roman ; la solution à l'énigme est sans surprise et, au fond, on finit par s'en moquer un peu.

La première partie du roman est de loin la plus réussie pour moi. Nous avons là une toile de fond réussie à travers une Londres victorienne bouillonnante de vie et très diverse. Outre la jeune Sarah O' Reilly, deux figures féminines indépendantes d'esprit se démarquent, Lady Cynthia et Lily Korechnya. Malheureusement, j'ai été nettement moins séduite par la suite, qui se déroule principalement en Inde. Après avoir découvert le palais du Maharadjah et rêvassé quelques instants à ses splendeurs, à la lumière particulière précédent la mousson et aux senteurs délicates, je me suis vite ennuyée de la vie monotone qu'on mène dans ce lieu splendide, de ce prince bien fade et de ses concubines assommées par l'opium. J'avais espéré mieux explorer Bénarès sous l'empire britannique mais l'aspect colonial est très peu exploité, si bien qu'on a l'impression de retrouver l'ambiance des Mille et une Nuits, sans aucune petite touche d'originalité. Enfin, je me demande pourquoi Kylie Fitzpatrick a choisi d'assassiner aussi rapidement plusieurs personnages hauts en couleur, car malheureusement l'histoire s'en ressent et perd de son intérêt. Dans l'ensemble ce roman est agréable à lire mais je regrette que le récit n'ait pas été un peu plus dynamique et que l'Inde britannique n'ait pas été mieux dépeinte.

Lu dans le cadre d'une lecture commune avec Titine et Soie.

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500 p

Kylie Fitzpatrick, La Neuvième Pierre (The Ninth Stone), 2007

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04/03/2014

Bilan de mes lectures de janvier et février

Un Baby Lou à la maison, ça occupe ! J'ai donc décidé d'attendre février pour faire un premier bilan de mes lectures de 2014 car j'ai mis un peu de temps à retrouver mes livres (sans parler des chroniques, mais beaucoup sont en cours de préparation !)

Deux voyages dans le temps puis un dépaysement mauricien

preston_frankie pratt.JPGCarey_Chimie-des-larmes.jpgLe_Clezio_Sirandanes_2.jpg

Caroline Preston, Le Journal de Frankie Pratt : un roman graphique alliant un contexte historique intéressant et la technique du scrapbooking. J'en parlerai davantage très prochainement mais je peux déjà annoncer un coup de coeur !

Peter Carey, La chimie des larmes : roman de la rentrée littéraire étrangère de septembre 2013. La rencontre à travers les siècles entre un Anglais parti en Allemagne faire constuire un automate au XIXe et une conservatrice de musée londonien aujourd'hui. Une excellente idée mais le livre ne tient pas toutes ses promesses.

J.M.G et J. Le Clézio, Sirandanes : un petit livre invitant au dépaysement et me rappelant de doux moments dans l'Océan indien.

Un album et un roman jeunesse

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Les Trottinou, Le Grand Déménagement : album très mignon, idéal pour de premières lectures. Les dessins rappellent l'univers de Beatrix Potter.

Malika Ferdjoukh, Minuit-Cinq : un joli récit d'un auteur jeunesse que j'aime beaucoup, même si d'autres livres de Malika Ferdjoukh sont plus aboutis à mon avis.

 Trois lectures (neo)victoriennes pour de nouveaux mystères britanniques

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Dan Waddell, Code 1879 : un excellent thriller alliant polar moderne et plongée dans les archives. Très original !

Christopher Edge, Twelve Minutes to Midnight : un roman jeunesse sympathique qui annonce une série originale. Le tome 2 m'a l'air plus original, j'ai hâte de le découvrir.

Ann Granger, Un intérêt particulier pour les morts (lecture commune du 11 mars): J'avais déjà passé un très bon moment avec le tome 4 et j'ai adoré me plonger dans cet opus inaugurant la série. J'ai un faible pour les personnages et notamment Lizzie Martin, qui rappelle Charlotte Pitt mais m'amuse davantage.

Une BD... victorienne également !

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Elinor Jones, Tome 1, Le Bal d'Hiver : une jeune couturière intègre une prestigieuse maison dont la principale styliste est une adolescente ultra gâtée. J'attends de lire la suite pour me faire une opinion, il y avait à prendre et à laisser dans ce premier tome.

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Et vous, qu'avez-vous lu en ce début d'année ? Déjà des coups de coeur ?

20/02/2014

Peter Carey, La Chimie des Larmes

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Rentrée littéraire de septembre 2013 (romans étrangers)

Londres, de nos jours. Une conservatrice de musée apprend la mort soudaine de son amant. Pour l'aider à faire son deuil, son supérieur hiérarchique lui confie la restauration d'un automate fascinant, basé sur une mécanique subtile... un véritable chef-d'oeuvre.

Allemagne, 1854, dans un village perdu de la Forêt Noire : l'Anglais Henry Brandling cherche le meilleur horloger qui soit pour réaliser pour son fils malade le canard de Vaucanson (première moitié du XVIIIe), un jouet mécanique très fidèle à la réalité... une quête qui s'apparente à première vue à une chimère, aucun horloger ne semblant être au niveau du célèbre Vaucanson. Brandling tombe alors sur un curieux trio – un homme, une femme et son fils - qui lui vole les plans du canard et lui force la main pour pouvoir réaliser le jouet.

J'avais traversé l'Allemagne avec l'assurance catégorique reçue de ma famille que tout le monde, hormis les paysans, y parlait parfaitement l'anglais. Après avoir subi l'assaut de l'agent des douanes, je compris que les paysans étaient largement répandus et me procurai donc une grammaire allemande à la gare du chemin de fer (p 35). 

On voyage d'un chapitre à l'autre, quittant Londres pour l'Allemagne, le temps présent pour le XIXe, à travers deux destins que le hasard a fait se croiser. J'ai cherché Henry, Henry vivant, Henry au bon coeur. Quelle compagnie indispensable en cette nuit sans fin... Je lisais. Il écrivait (p 180). 

J'ai ouvert ce roman avec beaucoup de curiosité. L'idée de voir s'entremêler deux destinées à 150 ans d'écart me séduisait, sans compter le cadre londonien, le XIXe et les automates qui me fascinaient (et m'effrayaient) quand j'étais petite. C'est un roman original, bien écrit, dont l'un des protagonistes (Henry) est très attachant.

Père d'un petit garçon très malade, il a déjà perdu une fille (morte de consomption) et sa femme lui a retiré son affection depuis. C'est un père fou de son petit qui part en quête du jouet qui pourra faire son bonheur, le distraire de sa maladie : faire réaliser cette perle rare n'est pas une simple lubie ou excentricité de gentleman oisif, c'est peut-être ce qui va sauver son enfant. La dimension dramatique du roman se retrouve aussi aujourd'hui avec Catherine, qui part totalement à la dérive dans les jours qui suivent l'annonce de la disparition de son amant. 

Les débuts du roman sont prometteurs, à travers le voyage de Henry qui s'annonce intéressant sur le plan historique et qu'on imagine plein de rebondissements ou enrichi par les souvenirs de sa vie anglaise, tandis qu'à Londres la découverte de l'automate et du journal de Henry par Catherine éveille notre curiosité... Mais mon intérêt s'est quelque peu émoussé ensuite. L'histoire de Henry stagne rapidement ; il est entouré d'une bande d'escrocs mais si lui se demande si son canard sera un jour réalisé, nous savons que ce sera bien le cas puisque nous savons que Catherine doit le restaurer (et, pour ceux qui l'ont lu, pour moi la petite variante finale n'a rien d'un renversement). En ce qui le concerne, on finit par se dire que le seul mystère qui reste entier concerne son fils : le reverra-t-il vivant ? Peter Carey fait le choix de nous laisser deviner, la fin n'en étant donc pas vraiment une... ce qui m'aurait peu gênée s'il s'était vraiment passé quelque chose dans les chapitres précédents, parfois un peu obscurs. Il en va de même pour les jours présents, à ceci près que Catherine est beaucoup moins sympathique que Henry. Elle semble prendre un certain plaisir à surjouer la douleur, empilant les bouteilles vides, manquant de respect à ses collègues, profitant de la sollicitude de son patron pour faire n'importe quoi dans le cadre de son travail. J'ai trouvé difficile d'adhérer à ce personnage nombriliste, malgré sa douleur.

J'ai pris plaisir à lire ce roman sur la résilience, mais en partie en raison de ma curiosité concernant le dénouement. C'est un peu déçue que j'ai tourné la dernière page car il m'a semblé que Peter Carey n'était pas allé tout à fait au bout de son idée (le dialogue entre les deux protagonistes à travers les siècles), au demeurant excellente... dommage, car j'ai passé de bons moments !

(…) il avait pu, à la suite de ce triomphe, commander les plans qui permettraient de mettre en oeuvre l'extraordinaire spectacle des trains rapides circulant en douceur dans des tunnels de verre au beau milieu de Fortnum & Mason's (p 42).

Les avis de Nadael, Ly lit

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326 p

Peter Carey, La Chimie des Larmes, 2012

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16/02/2014

Les Trottinou, Le Grand Déménagement

album_trottinou_demenagement1.jpgAvec l'arrivée de l'hiver et en attendant Baby Lou j'ai commencé à lire quelques albums jeunesse. J'avais décidé de poursuivre en 2014, c'est donc avec plaisir que je me suis inscrite au challenge "Je lis aussi des albums" organisé par Hérisson.

J'ai commencé par Les Trottinou, Le Grand Déménagement, acheté pour ma puce. C'est un album plein de douceur qui m'a particulièrement plu et me rappelle les livres que j'aimais beaucoup enfant, avec des dessins à la Beatrix Potter.

Les Trottinou voient leur maison dévastée pendant un orage. Tout prend l'eau et bientôt ils n'ont plus d'autre choix que de trouver une autre maison... 

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Photos Copyright My Lou Book

Sur chaque double page on trouve quelques courtes phrases et un dessin leur correspondant. Cet album peut se lire rapidement et est donc parfait pour une lecture du soir mais on peut également profiter des dessins très détaillés pour passer plus de temps sur chaque étape du déménagement (activité de chaque membre de la famille, objets utilisés pour servir de meubles...). Une très agréable découverte ! A noter aussi le prix très attractif de cette collection (moins de deux euros) et le format peu encombrant (livret peu épais).

24 p

Catherine Delisle (texte), Cyndy Szekeres (illustrations), Les Trottinou, Le Grand Déménagement, 1989

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13/02/2014

Challenge British Mysteries : 2e édition

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Parce que c'est une thématique dont je ne suis pas prête de me lasser et parce que je me suis régalée en suivant tous vos billets et en échangeant avec vous l'an dernier, le challenge British Mysteries reprend du service en 2014. La deuxième édition a donc débuté le 1er février et ce jusqu'au 31 janvier 2015... avant, qui sait, une troisième édition ?

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Mais qu'est-ce que ce challenge ?

(Pour ceux qui connaissent déjà je vous invite à aller directement plus bas à "Ce qui change")

Nous partirons dans le passé pour enquêter aux côtés des meilleurs limiers britanniques et irlandais, dans le cadre du Challenge British Mysteries.

Où ? En Angleterre, en Ecosse, au Pays de Galles et en Irlande (du Nord et du Sud). 

Quand ? Des origines de la délicieusement perfide Albion jusqu'aux années 1950 (soit une période un peu plus large qu'en 2013 où nous nous arrêtions à l'entre-deux-guerres).

Quoi ? Toute enquête de type histoire policière (qui sont légion), mais aussi les histoires à suspense autour d'un mystère à résoudre (car comment parler de British mysteries sans penser aux fées de Conan Doyle, à la traque du Monstre du Loch Ness, au spiritisme victorien ?)

Vous pourrez ainsi faire vos billets sur des romans et nouvelles (adultes et jeunesse, d'époque ou contemporains mais traitant de la période), des essais et livres historiques tirés de faits divers ou d'autres histoires mystérieuses, des BD, des films et séries, mais aussi jouer les reporters et nous parler de mystères britanniques et irlandais sans nécessairement les rattacher à une oeuvre. Par exemple raconter votre rencontre avec un fantôme dans un château écossais, faire vos propres montages de fausses fées anglaises, montrer vos photos de Whitechapel ou de cimetières anglais en y ajoutant quelques anecdotes. Les sujets de sa Majesté et les Irlandais débordent d'imagination, c'est l'occasion pour nous de leur faire un clin d'oeil !

Dates du challenge ?  Du 1er février 2014 au 31 janvier 2015.

Comment ça marche ? Il suffit d'ajouter un des logos du challenge dans chacun de vos billets mystérieux en renvoyant vers cette note de blog, et de venir déposer sur le billet récapitulatif les liens vers vos billets pour me permettre d'actualiser le recap au fur et à mesure. Un raccourci vers le billet recap portant le logo du challenge est disponible directement dans les colonnes de ce blog. 

 

Ce qui change

L'organisation du challenge : l'an dernier nous étions deux à vous guider dans cette palpitante aventure, mais après une première année bien remplie ma fidèle complice Hilde a decidé de faire une pause bien méritée, d'autant plus qu'elle ne manque pas non plus de projets en 2014. Mais elle ne quitte pas le navire pour autant et continuera à participer et à s'investir en tant que cheerleader watsonienne de choc.

La période : suite à quelques chroniques faites l'an dernier, je me suis dit qu'il valait mieux élargir un peu la période concernée. Même si le challenge conserve sa dimension "historique", les billets pourront concerner des récits se situant jusque dans les années 1950 (ou contemporains avec des références importantes à une période passée comme "Code 1879" de Dan Waddell par exemple). Tous les Agatha Christie seront également acceptés ainsi que le tome 2 des "Enquêtes du Généalogiste" de Dan Waddell (pas tout à fait dans le thème mais bien dans la continuité de "Code 1879").

Les catégories : eh oui, nous avons été quelques-uns à nous passionner pour les mystères britanniques et irlandais en 2013, dépassant ainsi largement les catégories prévues. J'ai donc fait quelques ajouts.

Medium victorien, 1 à 3 billets Quelques-uns doutent de vous et vous prennent pour un charlatan, mais votre expérience des mystères de l'au-delà a fait de vous une référence parmi les amateurs de tables tournantes. Et vous comptez bien nous faire une petite démonstration pour nous montrer vos talents. 

Résidant de Baker Street, 4 à 6 billets : Employé de bureau le jour, vous rêvez le soir venu d'aider vos voisins Holmes et Watson dans leurs enquêtes. C'est pourquoi vous lisez avec le plus grand sérieux toutes les histoires policières qui vous tombent entre les mains afin d'être en mesure de résoudre un jour les plus grands mystères.

Gardien de Highgate Cemetery, 7 à 10 billets : des histoires sombres, vous en avez vu passer depuis que vous détenez les clefs du célèbre cimetière. Aujourd'hui vous avez décidé de pousser pour nous quelques portes aux secrets bien gardés. 

Sir Wilkie Braddon, 11 billets à 15 billets : Un tantinet scyzophrène, vous avez fait de Wilkie Collins et d'Elizabeth Braddon vos idéaux. Les British Mysteries n'ont plus de secrets pour vous, vous avez tout à nous apprendre. (avec un logo supplémentaire pour cette dernière catégorie)

Lord Canterville, propriétaire de château hanté, 16 à 20 billets : lassé d'être dérangé par des bruits de chaînes et de portes qui claquent pendant que vous savourez votre brandy quotidien, vous avez tenté de vendre la propriété familiale, mais personne n'en a voulu jusqu'ici. Expert dans l'art d'ignorer les spectres importuns, votre flegme très anglais vous servira à élucider les mystères les plus étranges.

Shaun Nohead, guide de Ghost Tour à York, 21 billets et plus : le passé de York n'a plus de secret pour vous. Crimes, histoires étranges, apparitions surnaturelles... vous les connaissez sur le bout des doigts et n'hésitez pas à en rajouter pour effrayer les touristes de passage assez téméraires pour vous suivre. Alors les British Mysteries ne sont pas prêts de vous faire peur !

Les lectures communes ou thématiques pour un billet commun : Tous les 19 du mois une thématique sera proposée (vos suggestions sont les bienvenues si un thème en particulier vous tient à coeur). Vous pouvez également spontanément proposer des LC aux autres participants en fonction de vos envies. Beaucoup d'échanges ont lieu sur le groupe facebook mais si vous n'y avez pas accès n'hésitez pas à me laisser un petit message ici (également pour indiquer que vous participez).

Voici les prochains billets communs prévus (j'actualiserai au fur et à mesure) :

Les billets communs du 19 :

Pas de thématique en janvier/février

19 mars 2014 / une BD ayant pour thème une enquête en GB ou Irlande et se déroulant dans le passé (jusque deuxième guerre mondiale)

19 avril / roman, essai, documentaire video, film de fiction autour de fantômes britanniques et irlandais (vous pouvez même nous parler de Ghost Tours effectués sur place ou que vous aimeriez faire)

19 mai / Anne Perry à l'honneur (n'importe quelle série se déroulant au Royaume Uni) 

19 juin (également dans le cadre du mois anglais) / un roman de Wilkie Collins 

19 juillet / un roman détective jeunesse ayant pour cadre la GB ou Irlande dans le passé (jusque deuxième guerre mondiale), par ex Enola Holmes, Douze Minutes avant Minuit, YS Lee... 

19 août /

19 septembre / Sherlock Holmes ! L'original ou des pastiches ou adaptations (livres, BD, films...)

Autres LC :

23 Janvier / SA Steeman, L'Assassin habite au 21 : Soie, Purple Velvet

31 janvier / Dan Waddell, Code 1879 : Lou, Titine, Valou, Shelbylee, Soie, Sharon, Miss Léo

5 mars ?? / K. Fitzpatrick, La Neuvième Pierre : Lou, Soie

11 mars / Ann Granger, Un intérêt particulier pour les morts : Hilde, Lou

15 mars / Ken Follett, La Marque de Winfield : Soie, Hilde, Camille

30 mars ?? / Dan Waddell, Depuis le temps de vos pères : Lou, Soie

Des surprises ? J'envisage de mettre en place des systèmes de prix pour les participants... j'espère pouvoir vous en dire plus bientôt !

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J'espère que vous serez nombreux à continuer l'aventure et à nous rejoindre. N'hésitez pas à faire un petit billet de présentation et à me l'indiquer pour que je puisse l'ajouter au billet récapitulatif !

Et surtout, ENJOY !

12/02/2014

BBC Challenge 2014

Je me perds dans les challenges auxquels je me suis inscrite. J'en oublie certains en cours de route, mes bilans ne ressemblent à rien... bref, j'ai décidé de créer une page challenges pour y remédier et suis en train de la préparer (ce n'est pas une mince affaire mes amis !).

Tout ça pour vous dire que j'ai trouvé le moyen de succomber à un nouveau challenge découvert un peu par hasard sur un blog britannique, le British Books Challenge. Ce sera ma première participation à un challenge non francophone et je m'en réjouis ! Evidemment je ne pouvais pas résister au thème, me direz-vous ! J'espère que ce sera pour moi l'occasion de faire des découvertes et de repérer des titres dont on parle peu sur nos blogs. Un peu comme lorsque je me rends en Angleterre et mets les pieds dans une librairie pour ressortir dans tous mes états parce que je suis tombée sur quelques auteurs inconnus au bataillon pour moi jusqu'alors !

J'actualiserai au fur et à mesure mes participations ci-dessous. Le challenge ayant débuté en janvier j'ajoute quand même au bilan les posts déjà rédigés des livres rentrant dans ce thème, l'objectif étant de lire au moins 12 romans britanniques par an (et me connaissant je ne m'inquiète pas !).

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Pour m'inscrire je dois indiquer ici des lectures envisagées. Comme je suis certaine de ne pas me tenir à ma liste si je m'en impose une je ne noterai que quelques idées :

Le Docteur Marigold de Charles Dickens, Le Signaleur de Charles Dickens, Macbeth de Shakespeare, Sweet Tooth de Ian Mc Ewan, Le Bois du Rossignol (et j'espère d'autres titres ) de Stella Gibbons, Howards End is on the Landing de Susan Hill, A Better Quality of Murder d'Ann Granger, relire Northanger Abbey de Jane Austen...

Mes lectures :

Janvier

Dan Waddell, Code 1879 (French title) / The Blood Detective

Février

Christopher Edge, Twelve Minutes to Midnight 

Mars

Ann Granger, Un Intérêt particulier pour les morts

Avril

Elizabeth Jenkins, Harriet

Alan Bennett, La Dame à la Camionnette