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11/08/2016

Herman Raucher, Un été 42

raucher_ete 42.jpgRécit autobiographique à l'origine d'un film, Un été 42 met en scène trois adolescents, Hermie, Oscy, Benjie, en vacances sur l'île de Nantucket. Bien que certains membres de leurs familles respectives ou de leurs connaissances aient été mobilisées, les trois adolescents ont bien d'autres préoccupations. Leurs journées monotones s'écoulent tranquillement, parfois égayées par de petites bêtises : chapardage, provocations viriles entre copains, tentatives de fuite devant une mère qu'on ne voit jamais mais dont la voix omnisciente retentit toujours là où on ne l'attend pas. C'est aussi l'été des obsessions pour ce trio et, en particulier, pour Hermie le rêveur et Oscy le meneur et gros dur, qui n'ont du sexe qu'une idée pour le moins vague et fantaisiste.

Mais pour Hermie, cet été sera aussi celui d'une rencontre et du premier amour. Une relation pourtant vouée à l'échec puisque Dorothy, un peu plus âgée que lui, est mariée et amoureuse. Hermie sait par ailleurs qu'il ne fait pas le poids face à l'époux, Pete, beau, viril, appelé à combattre au cours de l'été.

Ce roman d'apprentissage est d'abord celui d'une amitié entre trois garçons gauches, immatures et un peu provocateurs qui se cherchent. Ces gamins un peu à côté de la plaque, en plein âge ingrat, vont vivre leur première fois cet été-là, après bien des questionnements et mises au point de tactiques de séduction issues d'un manuel sur la sexualité. On peut rire du manque d'à propos de leurs méthodes, se gausser doucement de leur ignorance en la matière, il n'en reste pas moins qu'Un Eté 42 retranscrit avec justesse les tourments, questionnements et maladresses de l'adolescence.

Ce sera aussi le roman du passage à l'âge adulte pour Hermie, qui, tourmenté par une occasion manquée, s'aperçoit que ses ardeurs ne suffisent pas à concrétiser la chose car son coeur est ailleurs - alors qu'Oscy ne s'encombre pas de ce genre de problèmes.

Une lecture intéressante, dont le retournement de situation final permet au récit de gagner en intensité. J'ai trouvé la partie "centrale" du roman un peu plus monotone et aurais aussi dû compter le nombre de fois où le mot "baiser" (le verbe, pas le nom) est employé car le terme a fini par m'agacer prodigieusement. Malgré ces quelques bémols, je ne regrette pas d'avoir découvert ce "classique moderne", reflet d'une époque et d'une étape de la vie courte mais  faite de nombreux bouleversements.

Merci aux éditions Folio pour cette lecture.

352 p

Herman Raucher, Un Eté 42, 1971

23/07/2016

Mois anglais 2016 : résultat des concours

Nous avons eu le plaisir de vous proposer plusieurs concours dans le cadre du Mois anglais grâce à la gentillesse des éditeurs partenaires de nos deux blogs. Entre une fin d'année scolaire bien remplie pour Cryssilda, notre English teacher de choc, et l'agrandissement de la famille Lou, nous avons attendu juillet pour vous annoncer les gagnantes des quatre derniers concours.

Voici les résultats :

Gagnantes du concours nº2 - Editions Héloïse d'Ormesson : Le Célibataire de Stella Gibbons

FondantGrignote

Romanza

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Gagnantes du concours nº3 - Editions Albin Michel : 1er tome des enquêtes d'Agatha Raisin,  La Quiche fatale

Félicie

Estelle

Rachel

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Gagnantes du concours nº4 - Editions Points : Henry James, La coupe d'or (collection Signatures) / Stella Gibbons, Westwood / Elizabeth Gaskell, Mary Barton

Kathel

Jessica

Sylvie

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Gagnantes du concours nº5 - Editions du Nil / Robert Laffont : L'été avant la guerre d'Helen Simonson

Keisha

Jessica

Framboise 

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Un grand bravo à vous toutes ! 

Il ne vous reste plus qu'à nous envoyer vos noms et adresses postales aux mails suivants : cryssilda@hotmail.com et myloubook@yahoo.com.

N'hésitez pas à nous proposer des lectures communes de ces livres si jamais vous le souhaitez, à la suite de notre billet ou sur notre groupe facebook...

Et surtout, nous vous souhaitons de belles lectures !

Have a lovely summer !

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07/07/2016

Bilan du Mois Anglais 2016

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Nous étions nombreux à l'attendre avec impatience mais il est passé à toute vitesse comme toujours, ce mois de juin ! Il est temps de faire le billet de clôture du mois anglais 2016 (5e édition, déjà !), particulièrement riche en lectures et billets pour moi car cette année j'ai eu plus de temps pour m'organiser. Un mois anglais tristement marqué par le référendum britannique et le Brexit, qui ne nous aura cependant pas empêchés de témoigner notre attachement à notre voisin européen comme chaque année.

Avant de dresser le bilan de mes participations, je tenais d'abord à remercier tous les participants et participantes pour leur enthousiasme renouvelé, leurs très nombreuses participations, leurs commentaires sur la blogo et sur le groupe facebook du challenge, ainsi que les nombreux messages très sympas pour les organisatrices. Merci aussi à ma complice Cryssilda avec qui j'ai pris beaucoup de plaisir à organiser une nouvelle fois ce rendez-vous, qui nous demande beaucoup d'investissement mais nous fait vivre aussi beaucoup de bons moments en échange. Grâce à vous tous et à votre bonne humeur, j'ai passé un excellent mois de juin sous le signe de l'Angleterre... you rule !

Ce mois anglais gardera également une saveur particulière pour moi puisqu'il a été marqué par un grand évènement sur le plan personnel, avec la naissance de ma deuxième lectrice en devenir en fin de mois.

*****

Revenons à mes billets et chroniques du mois...

De quoi a été fait mon mois anglais ?

Cliquez sur les visuels

De lectures pour la plupart très réussies (romans, nouvelle, théâtre, biographie) et d'une série

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De beaux livres

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De lectures, comptines et moments partagés avec Baby Lou

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De souvenirs de promenades anglaises

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De scones et de litres de thé dans des mugs et services à thé anglais

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Et de cinq concours pour vous gâter !

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Je vais poursuivre mes lectures anglaises mais aussi bien d'autres cet été, notamment à travers le challenge Femmes de Lettres de George auquel je me suis inscrite pendant le mois anglais ainsi que le challenge Feel Good de Soukee que je n'ai pas encore honoré.

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Je profite de ce billet de bilan pour vous faire part du projet de Cryssilda d'organiser un mois nordique en décembre. Il fera écho aux challenges de Marjorie (challenge nordique, un hiver en Suède).

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Marjorie qui, d'ailleurs, propose à nouveau le RAT a week, pour la "Summer edition". Je ne sais pas comment participer sérieusement mais je suis plus que tentée, d'autant plus que Marjorie nous a préparé de superbes logos.

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Pour ma part, je vais replonger avec plaisir dans quelques polars et récits étranges britanniques et irlandais en vous accompagnant dans le cadre du challenge British Mysteries. Vous pouvez nous rejoindre à tout moment, j'espère que j'aurai le plaisir de vous retrouver pour partager papotages, idées de lecture et billets communs. Si vous êtes tentés, je vous propose déjà de premiers rendez-vous autour d'Ann Granger (n'importe quel tome) et d'Enola Holmes (roman ou BD). Voici le billet de lancement du challenge. Vous pouvez aussi nous retrouver sur le groupe facebook.

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Bye bye le Mois anglais, mais... 

Rendez-vous le 1er juin 2017 pour la 6e édition !

(et même un peu avant comme d'habitude pour commencer à organiser nos rendez-vous du mois) !

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30/06/2016

Memories of England : London by night

En ce dernier jour de Mois anglais, je vous emmène à Londres pour une promenade nocturne lors du Jubilé de la reine en 2012. 

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Photos Copyright My Lou Book

Enjoy your day !

Il vous reste encore quelques jours pour rédiger un billet de clôture du challenge si vous souhaitez le faire : jusqu'au 10 juillet, pour vous laisser un peu de temps. Cryssilda et moi annoncerons également dans les prochains jours les gagnants des concours que nous avons eu le plaisir de vous proposer en juin.

Long live the English Month !

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29/06/2016

Winnie the Pooh, A very grand day (album) / Hartfield (East Sussex)

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Photo Copyright MyLouBook

Je ne pouvais pas consacrer cette journée littérature enfantine du Mois anglais à autre chose que Winnie l'Ourson, visage amical et souvenir d'enfance devenu cher à Baby Lou. Il faut dire que depuis sa naissance, j'ai fait en sorte de la familiariser avec cet univers que j'avais adoré enfant. Tout a commencé dès le berceau : la chanson de Winnie a été l'une de ses premières berceuses, retrouvée sur son mobile Winnie que des amis ont eu la grande gentillesse de lui offrir. Hilde du Livroblog y a été du sien en lui offrant un livre en tissu Winnie l'Ourson dont ma petite lectrice en herbe s'est entichée dès qu'elle a commencé à le voir sur son tapis d'éveil ou son transat (il faut dire qu'il partait avec de beaux atouts, entre un ballon rouge qui couine et des couleurs vives). Par la suite, tout article de Winnie a fait son petit effet (bavoirs, figurines, un tee-shirt, un fauteuil, une peluche Winnie à qui elle donne en ce moment le biberon et la soupe, un petit livre d'histoires du soir de Disney, un autre pour compter cinq petits pots de miel, un puzzle...). Alors quand nous lui avons annoncé au printemps que nous allions aller "au village de Winnie", notre puce désormais âgée de 2 ans a commencé à attendre de pied ferme la visite promise. Ce billet inévitablement très personnel vous présente le livre que j'ai choisi pour elle là-bas, ainsi que quelques photos souvenirs.

Sur la première photo, un mélange de trésors winniesques de notre fille et de quelques souvenirs de Hartfield et de ses alentours... les deux articles Bourriquet étant pour notre deuxième lectrice en devenir (ce billet étant programmé à l'avance, elle sera normalement déjà là depuis quelques jours lorsque vous le lirez).

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Commençons par le livre ! Je cherchais des livres avec des illustrations autres que celles de Disney. Sur place, j'avais le choix entre plusieurs livres d'histoires de Winnie (mais nous avons l'intégrale ainsi que deux plus petits livres également joliment illustrés, pour dans quelque temps) ou des livres d'apprentissage, que je trouvais un peu simples par rapport aux progrès de Baby Lou (de mémoire des thématiques comme l'apprentissage des couleurs). J'ai jeté mon dévolu sur A Very Grand Day. Cet album est un petit bijou !

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Photo Copyright MyLouBook

Sur six double-pages sont présentées des scènes emblématiques de l'univers de Winnie, mettant en avant les personnages principaux. A gauche, l'illustration complète. A droite, un court texte pour raconter la scène, suivi de dessins d'objets isolés et nommés. On désigne ainsi un objet à l'enfant qui l'identifie puis doit le retrouver dans la scène de la page de gauche. Un procédé qui fonctionne bien. Les dessins sont suffisamment travaillés pour que l'enfant ne retienne pas forcément par coeur tous les emplacements des objets après les premières lectures, sachant qu'il y a des petits pièges (un objet qu'on ne voit pas en entier car il sort du cadre...). Le livre permet d'apprendre un certain nombre de mots, qui ne sont pas tous utilisés quotidiennement devant l'enfant (par exemple pour nous le soldat de plomb, la serrure, le baquet, le coffre...). On le familiarise avec quelques objets d'antan (je pense notamment aux bougies, vues dans un autre contexte). La grande scène fourmille de détails, on passe donc du temps à l'observer et à la commenter. Vous l'aurez compris, cet album permet une grande interaction avec l'enfant. Pour l'instant nous l'avons surtout utilisé en français mais je commence à introduire quelques mots d'anglais comme Baby Lou est intriguée par l'alphabet et cherche en ce moment à retrouver les mots à l'écrit ; il faut alors lui expliquer qu'il y a écrit "soldier" et non "soldat".

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Photo Copyright MyLouBook

Le format du livre est lui aussi très plaisant et adapté aux petits. Pages cartonnées, jolie couverture rigide, avec sur le côté des onglets qui permettent de retrouver facilement chaque scène. C'est un album charmant, qui plaira à vos enfants et fera aussi un beau cadeau.

hartfield, east sussex, winnie the pooh, pooh corner, a very grand day, mois anglais 2016

 

 

Andrew Grey (illustrations), Winnie-the-Pooh, A Very Grand Day, 2015

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Photo Copyright MyLouBook

Et pour finir, quelques photos prises à Hartfield où se trouve le salon de thé de Winnie The Pooh, Pooh Corner - qui a fait le bonheur de notre fille mais aussi son désespoir lorsqu'il a fallu partir, elle était inconsolable. Le créateur du personnage, A. A. Milne, était originaire de ce village. Les aventures imaginaires de Winnie se déroulent dans des lieux inspirés des environs - que nous n'avons malheureusement pas pu tous parcourir.

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Photo Copyright MyLouBook

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Photo Copyright MyLouBook

Une partie de la boutique, que je ne suis pas prête d'oublier car Baby Lou voulait absolument emporter le Winnie qui fait à peu près sa taille (je précise que ce n'est pas celui de la photo tout en haut).

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Photo Copyright MyLouBook

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Photo Copyright MyLouBook

Et enfin, un souvenir de tea time très coloré, avec de nombreux jouets proposés aux enfants.

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28/06/2016

Comptines en anglais / Nursery rhymes

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M'inspirant du billet d'Estelle qui nous a parlé de livres pour apprendre l'anglais aux enfants, j'ai voulu vous présenter ici des disques et livres-CD que Baby Lou réclame beaucoup à la maison.

Un point commun à ces quatre titres : la diction des chanteurs est très claire, pour certains très anglaise, et permet à l'enfant de bien s'approprier la prononciation des paroles. On peut donc les recommander sans réserve pour sensibiliser l'oreille des petits à la langue anglaise.

  • Le CD The Wheels on the Bus de la BBC : plus d'une vingtaine de comptines chantées par un homme et une femme. Sans être exceptionnel sur le plan musical, ce disque est bien fait avec de petits bruitages et une orchestration bien adaptée aux différentes histoires et thématiques. Ça se laisse très bien écouter (je pense aussi aux parents...).

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  • Peppa Pig, Nursery Rhymes and Songs : de tous, c'est l'album que Mr Lou et moi aimons le moins, mais il plaît beaucoup à Baby Lou qui connaît visiblement relativement bien Peppa Pig. Parfait pour les petits adeptes de l'univers de ce personnage, mais moins agréable pour les parents. Seules quelques comptines sont chantées et orchestrées, d'autres sont récitées (toujours avec une voix d'enfant). Chaque titre est très court mais répété deux fois à la suite ; c'est un peu frustrant tout de même, on a l'impression qu'il y a peu de matière. Il y a quelques touches d'humour appréciables. Dans la photo ci-dessus, une chanson connue est détournée : "The wheels on the bus" qui devient "Grandpa's Little train". Les comptines en musique sont plutôt amusantes mais malheureusement vraiment courtes et peu nombreuses. Enfin, le livre lui-même est souple, y compris la couverture, ce qui n'est pas idéal pour un public très jeune.

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  • Mes comptines anglaises : après Peppa Pig, voilà un CD qui fait du bien aux oreilles ! Toutes les comptines sont enregistrées en musique, avec une seule chanteuse. Les berceuses sont douces et mignonnes, les chansons plus drôles sont bien rythmées. Quant au livre : petit format cartonné, de belles couleurs vives, un graphisme efficace et très anglais.  Un joli album et un disque agréable. 

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  • Comptines pour chanter en anglais : à la première écoute, Mr Lou et moi avons détesté le disque alors que le petit livre qui l'accompagnait était adorable, avec des dessins pleins de douceur, fourmillant de détails pour certains. Et puis, peut-être parce que nous avons depuis enduré d'autres musiques pour enfants dont certaines sont aussi irritantes qu'elles vous trottent dans la tête des heures durant, quand nous avons réécouté le CD nous avons trouvé qu'il était parfaitement audible. La musique est soignée, avec parfois quelques bruitages en lien avec la chanson (par exemple l'éléphant). Ce qui nous avait déplu initialement et ne nous dérange plus, ce sont les voix d'enfants, parfois légèrement fausses ou tremblantes, forcément aiguës. Il faut juste le savoir avant de décider d'acheter cet album ou non.

Le CD aussi bien que les trois livres musicaux connaissent un grand succès à la maison. Concernant ces trois derniers, notre fille passe beaucoup de temps à écouter attentivement les chansons et à tourner les pages en rythme. Elle est vraiment très concentrée et commence à chanter certaines comptines en imitant les chanteurs, réclamant elle-même plusieurs fois par jour tel ou tel album. Et en ce mois anglais où je suis à la maison avec elle, c'est aussi devenu notre petit rituel du matin post breakfast !

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27/06/2016

V. H. Leslie, Bodies of Water

leslie_bodies of water.jpgAu mois de mai, j'ai découvert tout à fait par hasard Bodies of Water - roman tout récent d'une jeune femme actuellement en train de travailler à sa thèse. Attirée par la couverture, j'ai vu que les chapitres alternaient les histoires de deux personnages : Kirsten, à notre époque, et Evelyn, à la fin du XIXe. Ajoutons à cela la thématique de l'eau (fascination pour l'eau et hydrothérapie à la mode au XIXe) et je me suis emparée dudit roman sans chercher beaucoup plus loin. Bien m'en a pris !

1871. Evelyn est envoyée par son père à Wakewater house pour y suivre un traitement basé sur le principe d'hydrothérapie alors en vogue. La jeune femme s'est beaucoup engagée pour aider des prostituées des bas-fonds de Londres à changer de vie et s'est particulièrement attachée à l'une d'entre elles, dont on comprend rapidement qu'elle s'est noyée. Comme beaucoup de filles sans espoir, elle a sauté dans la Tamise pour mettre fin à ses tourments. Il est donc ironique qu'Evelyn se retrouve dans un établissement prônant les effets curatifs de l'eau et ayant une vue plongeante sur la Tamise. Autour d'Evelyn, les "invitées" comme aime à les appeler le médecin sont là pour des raisons diverses et variées. L'eau semble soigner tout ce que les Victoriens associent aux troubles féminins, qui englobent un spectre large de maladies, physiques ou psychologiques. Il ne faisait pas bon être une femme à l'époque.

Aujourd'hui. Après une rupture, Kirsten a choisi de s'éloigner de Londres pour se rapprocher du fleuve, qui la fascine. Elle s'installe dans un appartement neuf à Wakewater House, acheté alors que l'ancien établissement commençait à être rénové. A son arrivée, elle découvre avec surprise que les travaux se sont arrêtés et que seule une autre femme s'est installée à l'étage du dessus, le reste du grand bâtiment restant vide, et en partie laissé à l'abandon. L'ambiance est étrange, voire inquiétante. Des fuites commencent à apparaître rapidement sans raison. Elle aperçoit une silhouette de femme dehors qui l'intrigue. Puis visite une ancienne partie de l'hôpital et découvre des pièces dédiées à l'hydrothérapie, autrefois splendides, désormais délabrées et d'une beauté mystérieuse mais dérangeante.

Je m'attendais au début à un roman traitant plutôt de la folie et des méthodes pour la traiter par le passé, sujet qui m'intrigue et que j'ai déjà croisé dans deux romans : The Painted Bridge de Wendy Wallace (à l'époque victorienne, une femme est enfermée sur un motif douteux par un mari soucieux de se débarrasser d'elle ; il la place dans un asile privé au directeur peu scrupuleux) et La Chambre des âmes de F. R. Tallis (dans les années 1950, un jeune docteur prend la direction d'un asile isolé du Suffolk, où plusieurs patientes sont soumises à une cure de sommeil ; des phénomènes étranges commencent à se produire).

C'est le cas, mais l'ambiance va rapidement prendre une autre dimension à travers l'apparition du surnaturel. Celui-ci intervient d'abord par petites touches avant de dominer le récit.

Bodies of Water est un roman d'inspiration gothique envoûtant, original et plutôt subtil, à l'atmosphère sombre mais poétique. L'eau est omniprésente, on la voit, on l'entend, on la pressent à chaque instant. On sent qu'il y a eu un vrai travail de documentation sans que cela ne pèse sur la narration. Si le sujet vous intéresse je le recommande sans hésiter. Espérons que ce premier roman sera suivi d'autres tout aussi réussis.

Quelques liens : Une interview de V. H. Leslie ainsi que son blog.

Lu dans le cadre du Mois anglais et des challenge British Mysteries et Femmes de Lettres.

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130 p

V. H. Leslie, Bodies of Water, 2016

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25/06/2016

Nell Leyshon, Bedlam

leyshon_bedlam.jpgIl y a quelques mois j'ai découvert La Couleur du Lait de Nell Leyshon, roman très original mettant en scène une jeune paysanne soumise à la volonté d'un pasteur hypocrite. Voulant lire d'autres titres de cet écrivain, je suis tombée sur Bedlam lors de mes recherches. Il y est question du tristement célèbre asile de Bedlam au XVIIIe. Ayant un penchant marqué pour les romans historiques anglais et m'intéressant à ce sujet, j'ai donc jeté mon dévolu sur ce titre, qui s'est avéré être une pièce de théâtre présentée pour la première fois au public au Globe en 2010.

Parmi les principaux personnages de Bedlam figure le Dr Carew, médecin en chef de l'asile, qui incarne le "mad doctor" à l'ancienne et a succédé à son père. Il forme - si tant est qu'il ait grand-chose à apprendre - son fils Matthew, qui devra un jour le remplacer... même si ce sympathique jeune homme semble visiblement empoté, pour ne pas dire franchement lent. 

Leur façon d'exercer leur métier va être remis en question par l'arrivée d'un nouvel administrateur, le Dr Maynard, qui porte un réel intérêt aux patients.

Cette pièce résume de manière très efficace ce qu'était alors Bedlam ainsi que la façon de traiter la folie. Les médecins se déclarent volontiers impuissants à guérir réellement les patients (ils ne s'en préoccupent pas non plus), le personnel évoquant davantage des geôliers qu'une quelconque équipe médicale.

Ainsi, le docteur Carew déclare : "We have moved on from feeding patients roasted mouse, and subjecting them to exorcism, but their state remains a mystery" (p26) ou encore My task is not to analyze insanity, but to protect the world from him and him from his own self (p45). Et lorsque son épouse Annabelle lui demande s'il rend visite aux patients pour de se distraire, le docteur rétorque : "Why else would I see them ? I can't take their madness away" (p107).

Les traitements sont sommaires : saignées, bains froids, laxatifs... Et les admissions et sorties acceptées pour des motifs parfois douteux. Citons surtout Stella, internée par son époux pour avoir eu un enfant de son amant. Le docteur Carew juge inutile de donner la parole aux patients, considérant qu'il serait parfaitement ridicule d'écouter les dires d'un fou... bien que l'on puisse se demander qui, du médecin ou du patient, est le moins cohérent dans ses raisonnements. Enfin, chaque semaine, l'asile est ouvert au public et les patients exhibés en échange de quelques pièces. A aucun moment le docteur Carew ne semble considérer qu'au-delà de l'aspect financier, cette expérience peut s'avérer traumatisante et humiliante et, à ce titre, néfaste pour les patients.

D'autres sujets sont traités dans la pièce, qui donne à voir une société plutôt "dépravée" : le gin coule à flot et les relations sexuelles ont toujours une connotation négative (harcèlement sexuels, relations hors mariage se traduisant pour l'une par la déchéance sociale, pour l'autre par une maladie vénérienne). La place de la femme dans la société est également dénoncée, à travers notamment l'internement abusif cautionné par le médecin : The woman is clearly mad. If she can speak that clearly and argue that reasonably then she has no business being on the outside world. Imagine the damage she would wrought (p87)... ou encore le mépris qu'il affiche en public à l'égard de sa femme : "My wife, sir, is a bore" (p27).

A travers cette pièce, Nell Leyshon réussit à faire revivre Bedlam en s'appuyant sur des personnages hauts en couleur, qui aident à planter clairement le contexte historique. Malgré le burlesque et la bouffonnerie qui caractérisent certaines scènes, voilà une pièce qui ne manque pas de profondeur et qui constitue une entrée en matière intéressante pour qui s'intéresserait à ce sujet.

Sur le traitement de la folie en Angleterre et les pratiques douteuses des siècles précédents, voici également deux romans qui m'ont beaucoup plu : The Painted Bridge de Wendy Wallace ; La Chambre des Âmes de Frank Tallis. Enfin, le sympathique roman jeunesse Twelve minutes to Midnight de Christopher Edge se déroule en partie à Bedlam.

Lu dans le cadre de la lecture commune autour du Théâtre anglais.

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128 p

Nell Leyshon, Bedlam, 2010

24/06/2016

Memories of England : Highgate, Hampstead & Regent's Canal

Let's get to Highgate !

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Waterlow Park

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Walking towards Hampstead

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Hampstead Heath

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Keats House

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Towards Regent's Canal

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[Billet programmé - je lirai vos messages avec beaucoup de plaisir dans quelques jours, alors n'hésitez pas à laisser ici une petite trace !]

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23/06/2016

Memories of England on a special day

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[Billet programmé - comme les prochains ; N'hésitez pas à me laisser vos commentaires, je serai heureuse de les lire dans quelques jours]

Le 23 juin n'est pas un jour comme les autres pour moi, Mois anglais ou pas, puisque c'est aussi un anniversaire un peu spécial. Je me demandais comment combiner "anglitude" et souvenirs. J'ai finalement cherché des photos prises à Londres tout juste un mois avant notre mariage, lors de notre dernier séjour à deux avant le grand jour.

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Photos Copyright MyLouBook

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Premiers pas sous un temps estival... 

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Du côté de St Paul...

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Et plus au Sud...

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Se baladant au gré des envies...

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Avant mes inévitables rêveries nocturnes à la fenêtre.

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22/06/2016

Terry Jones & Brian Froud, Le Livre des Fées Séchées

jones_livre des fees sechees.jpgTous ceux qui s'intéressent un peu à l'Angleterre victorienne et édouardienne ou à l'engouement pour le surnaturel à cette époque et un peu après ont forcément croisé un célèbre canular, l'affaire des Fées de Cottingley. Deux cousines vivant dans la région du Yorkshire, Elsie Wright et Frances Griffiths, se mettent en scène entourées de fées dans une petite série de photos. L'affaire est notamment célèbre en raison de l'intérêt que lui portait Arthur Conan Doyle, convaincu de l'authenticité des clichés.

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Photo extraite de l'article Arthur Conan Doyle, Spiritualism and Fairies

Le Livre des Fées Séchées s'inspire de cette histoire en nous donnant à voir le prétendu herbier à fées de Lady Cottington. Cet album contient ainsi son journal, de l'enfance à l'âge adulte, ainsi que des illustrations représentant les fées attrapées par la jeune femme.

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Photo Copyright Myloubook

Au début, l'écriture est particulièrement hésitante et bourrée de fautes car c'est une enfant qui ouvre ce journal. L'écriture, l'orthographe et le style s'améliorent au fil des années. On commence également à connaître un peu mieux l'auteur du journal, à travers sa quête des fées, ses préoccupations puis ses premiers succès amoureux (bien involontaires).

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Photo Copyright Myloubook

Sur le fond, le texte est au départ logiquement très simple. La jeune fille qui dit aimer les fées ne semble d'ailleurs pas franchement perturbée par le fait de les écrabouiller dans son livre.

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Photo Copyright Myloubook

Petit à petit, les fées semblent venir davantage à elle... mais pas nécessairement avec les meilleures des intentions (pas étonnant !). Elles finissent par intervenir fort mal à propos en la déconcentrant ou la chatouillant ; Lady Cottington donne alors l'impression à un prétendant qui ne l'intéresse pas d'être très réceptive à ses avances. Âmes sensibles s'abstenir, notre chaste Lady ne le restera pas longtemps.

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Photo Copyright Myloubook

Il s'agit sans conteste d'un très beau livre - de ceux que l'on aime offrir ensuite. La couverture à la fois épaisse et rembourrée recrée l'illusion d'un véritable carnet à l'ancienne (on penserait presque à un grimoire). Les illustrations sont splendides, même si j'ai trouvé une certaine ressemblance entre certaines fées ou quelques gnomes et aurais peut-être aimé encore un peu plus de variété dans les images présentées. Parfois, Lady Cottington manque en partie sa prise et nous voilà avec une fée imparfaitement restituée, petite touche d'humour bien appréciable. Pour aller jusqu'au bout de l'exercice, le journal est scellé par une bande de papier à la fin, car les dernières créatures attrapées par Lady Cottington ne sont plus que de petites dévergondées, dont la vue choquerait un public non averti... J'ai été surtout séduite par la forme, plus que par le fond même s'il reste original.

Terry Jones est né au pays de Galles mais ayant "émigré" en Angleterre à l'âge de 4 ans et faisant partie de la "troupe" des célèbres Monty Python, il me semble qu'on peut considérer qu'il a sa place dans ce Mois anglais... Pas d'ambiguïté concernant Brian Froud, l'illustrateur, né à Winchester.

60 p

Terry Jones & Brian Froud, Le Livre des Fées séchées, 1994

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21/06/2016

Mois anglais : Concours n°5

Pour clôturer notre série de cadeaux, nous vous proposons aujourd'hui de gagner aujourd'hui trois exemplaires de L'été avant la guerre d'Helen Simonson grâce aux Editions NiL.

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Pour remporter ce roman, pas de travail de création cette fois mais une petite recherche... Si vous étiez à Rye en 1914, qu'auriez-vous des chances de trouver comme auteurs sur les étagères poussiéreuses de la douillette petite librairie de la ville ?

Vous avez jusqu'au 28 juin pour nous envoyer vos réponses sur nos deux adresses : myloubook@yahoo.com et cryssilda@hotmail.com

Good luck everyone !

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20/06/2016

M. C. Beaton, Agatha Raisin Enquête, T1, La Quiche Fatale

beaton_agatha raisin t1 quiche fatale.jpegAgatha Raisin a le vent en poupe en ce mois anglais ! Et ce n'est pas étonnant, car voilà une petite série bien sympathique. Les éditions Albin Michel viennent de publier les deux premiers tomes, écrits au début des années 1990 ; les quelques petits signes de décalage temporel (auxquels je ne m'attendais pas car je croyais la série plus récente) m'ont bien amusée.

Self-made woman, directrice d'une agence de communication londonienne, Agatha a pris une retraite anticipée pour venir s'installer dans les Costwolds. Un choix très réfléchi, puisqu'il repose essentiellement sur un souvenir de voyage d'enfance ! Notre héroïne a donc acheté un beau cottage dans un charmant village et confié ses clefs à un décorateur qui a eu la main lourde sur les outils agricoles historiques et autres extrémités. 

Habituée à réussir, à diriger son petit monde, à manipuler et cajoler pour arriver à ses fins, Agatha est un peu perdue à son arrivée. Les villageois sont tous charmants mais à part un sourire, un bonjour et un bref commentaire sur la météo, elle sent que son intégration ne sera pas facile. De toute façon, à moins d'être née sur place, on reste toujours un étranger. Son cottage continue d'ailleurs à être nommé en fonction d'un propriétaire décédé  bon nombre d'années auparavant. Ainsi, on lui dit de son antipathique voisine Mrs Barr : "Elle est nouvelle ici ! (...) Ça fait vingt ans qu'elle est là."

Lorsqu'elle découvre qu'un concours de quiches va se tenir dans le village, Agatha y voit une occasion de se démarquer en gagnant. Petit problème : elle a toujours mangé au restaurant ou acheté des plats cuisinés. Ni une ni deux, la voilà partie pour Londres, pour acheter une quiche aux épinards à un traiteur. En parallèle, elle invite le juge du concours et son épouse à un mauvais dîner affreusement cher dans le restaurant de leur choix, pensant l'amener à la choisir de même qu'elle a su mener par le bout du nez ses relations dans les affaires publiques. Peine perdue, c'est la gagnante habituelle qui remporte le concours. Il semblerait d'ailleurs que l'arbitre de la compétition ait ses favorites dans plusieurs villages et les récompense à travers divers concours (confitures, chiens...). Manque de chance, le voilà qui décède dans la nuit après avoir mangé des restes de la quiche d'Agatha.

S'ensuit une enquête qui conclut rapidement à un empoisonnement accidentel. Mais Agatha n'est pas convaincue, continuant à poser des questions... et à se faire quelques ennemis au passage.

Ce roman n'est pas un whodunnit classique. L'intégration d'Agatha Raisin dans le village, ses interventions aux réunions du comité féminin local, ses virées au pub, son organisation d'une vente de charité nous intéressent tout autant que le fait de savoir ce qui est vraiment arrivé au juge. C'est un roman frais, léger, qui nous permet à l'occasion de découvrir un peu les Costwolds. Une lecture vraiment plaisante. J'ai hâte de découvrir le 2e tome, même s'il semble un peu en dessous du premier d'après ce que j'ai pu lire de vos avis. 

Merci aux éditions Albin Michel pour cette découverte !

Cryssilda et moi vous faisons gagner ce premier tome des aventures d'Agatha Raisin pour le mois anglais. N'hésitez pas à aller voir les concours que nous vous proposons grâce aux éditeurs partenaires de nos blogs. Nous avons seulement annoncé les gagnantes du premier concours et pourrons nous poser ensemble sur les concours suivants la semaine prochaine ; vous pouvez donc toujours y participer ! 

Lu dans le cadre de la LC consacrée aux auteurs contemporains sur le Mois anglais, ainsi que pour les challenges British Mysteries et Femmes de Lettres.

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320 p

M. C. Beaton, Agatha Raisin Enquête, T1, La Quiche Fatale, 1992

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19/06/2016

Karen Dolby, Les Sautes d'Humour d'Elisabeth II

dolby_sautes dhumour delisabeth ii.jpgCette année, Elisabeth II a fêté ses 90 ans. Rendons-lui ici un petit hommage à travers cette lecture qui lui est consacrée !

Cela fait un moment que je louchais sur cette collection "Les Sautes d'humour"... j'hésite toujours à m'offrir celui de Jane Austen mais me dis que je dois retrouver la plupart des extraits dans ses romans. Qu'à cela ne tienne, lorsque j'ai repéré ce titre sur Elisabeth II, j'ai eu envie de tenter ma chance. Une reine anglaise pleine d'humour? Je veux bien le croire ! 

Si on découvre ou re-découvre ici des anecdotes reflétant la personnalité de la reine, le livre porte néanmoins mal son titre. Tout d'abord, on aurait peut-être pu l'intituler "Les sautes d'humour de la famille royale" - le prince consort en particulier n'est pas en reste ici. Mais finalement, l'humour n'occupe qu'une place modeste. Ce livre est plutôt une sorte de petit guide d'introduction à la reine, à la famille royale, au protocole et à divers évènements qui ont marqué le règne d'Elisabeth II avec, il est vrai, des petites touches d'humour de-ci, de-là.

Karen Dolby nous présente une Elisabeth II assez attachante, au caractère bien trempé, certes pas toujours commode mais jamais vraiment antipathique. Et surtout, une reine plutôt malicieuse. On la découvre ainsi dans sa jeunesse, qui se mêle à la population londonienne avec sa soeur pour fêter la fin de la guerre et qui raconte même avoir vu deux fois ses parents de loin, alors qu'elle était au milieu de la foule. Ce dernier soir on les reconnut mais, dès qu'un agent de police eut indiqué que les princesses désiraient "être traitées comme de simples particuliers", plus personne ne vint les importuner (p20). Autre exemple de son fort tempérament et de son audace, lorsqu'en 2012 on propose de faire un film d'introduction aux J.O. avec James Bond et la reine, celle-ci accepte et décide même de jouer son propre rôle. Même les princes Charles, William et Harry n'étaient pas au courant.

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Beaucoup de faits relativement connus, de petits détails du quotidien dans ce livre qui n'est pas sans évoquer parfois les émissions de Stéphane Bern, il faut bien l'avouer. Il en va ainsi de ses tenues excentriques, choisies pour ressortir dans la foule, de ses parapluies transparents permettant de toujours la voir ou encore de la façon dont elle évite les cadres gênants. Ainsi, lors de l'inauguration d'une exposition de Lucian Freud, elle confia avoir veillé à "ne pas être photographiée entre une de ces paires de grosses cuisses" (p40). Et à quelqu'un qui lui demandait si l'artiste l'avait représentée, Sa Majesté de répondre "Si, mais pas comme cela !" (p41).

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Elisabeth II par Lucian Freud (à gauche) et Chris Levine (à droite)

On découvre également une reine "du quotidien". Il y a des années de cela, avant l'invention du magnétoscope, elle alla demander à l'évêque anglican qui préparait la prière du soir à Windsor : "Cela vous ennuierait beaucoup de repousser l'heure de l'office ? Maman veut absolument regarder son feuilleton" (p138). A ceux qui s'imaginent une reine grande lectrice, attendez-vous à une certaine déception. La télé semble avoir davantage de succès. Quant aux lectures, elle aime les policiers et les livres avec des chevaux... notamment ceux d'une certaine Jilly Cooper, auteur d'un best-seller érotique Riders et d'autres batifolages plutôt osés se déroulant à la campagne ! (p138) 

Autre petite anecdote amusante : à l'un des convives qui parlait fort à Windsor pour couvrir le bruit des avions atterrissant à Heathrow, la reine passa le repas à préciser le nom de chacun des avions en train de passer (boeing 747, airbus...). Un peu plus étonnant (ou pas, pour une Anglaise ?), la reine croirait aux fantômes et aurait vu celui d'Elisabeth I alors qu'elle était enfant !

Comme je le disais plus haut, le prince Philip est lui aussi régulièrement cité dans l'ouvrage. Ses remarques sont parfois drôles, parfois franchement condescendantes. Lui-même dit un jour : "La platopédalogie est la science qui consiste à mettre les pieds dans le plat, une science que je pratique depuis pas mal d'années déjà" (p45). Certaines de ses remarques ne le rendent pas franchement sympathique, comme son opinion sur la classe économique en avion, qui doit être vraiment "horrible", même s'il peut aussi être amusant. Il dit ainsi en 1966 à la directrice d'un hôpital antillais : "vous avez les moustiques, et moi j'ai la presse" (p147).

Dans les traits d'humour que j'ai relevés, citons encore les surnoms au sein de la famille royale, et notamment celui de la princesse Alexandra, appelée "Pud" comme "pudding" parce qu'elle est née à Noël. Ou encore, l'opinion de la reine sur le golf : "Le golf me paraît une façon bien compliquée de se promener. Moi, je préfère sortir les chiens" (p119). Sans parler d'un certain flegme ou d'un humour pince-sans-rire. Le jour où elle trouva un domestique complètement soûl affalé au pied d'un escalier, elle se contenta de demander : "Quelqu'un pourrait-il aider Frank à se relever ? J'ai l'impression qu'il n'est pas dans son assiette" (p159).

A recommander aux néophytes ou aux curieux. Une lecture légère et plaisante, parfaite pour se divertir un peu. 

Lu dans le cadre de la LC Rois et Reines d'Angleterre, pour le Mois anglais.

Et aujourd'hui, on retrouve aussi la famille royale avec une immersion dans les années 1990 chez FondantGrignote, qui nous présente La Reine et moi de Sue Townsend, et chez Electra avec The Uncommon Reader (La Reine des lectrices) d'Alan Bennett.

171 p

Karen Dolby, Les Sautes d'Humour d'Elisabeth II, 2015

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18/06/2016

Mois anglais : Concours n°4

Aujourd'hui, grâce aux Editions Points que nous remercions, nous avons le plaisir de faire gagner à trois d'entre vous un lot comprenant les trois titres suivants :

james_coupe or.jpg gibbons_westwood_points.jpg gaskell_mary barton.jpg

- Henry James, La coupe d'or (collection Signatures)

- Stella Gibbons, Westwood - mon billet par ici

- Elizabeth Gaskell, Mary Barton

Pour remporter ce lot, nous vous proposons d'imaginer une scène inspirée des trois couvertures ci-dessus. Prolixes ou minimalistes, on espère que vous vous amuserez bien !

Les auteurs des trois scènes qui nous marqueront, nous amuseront, nous étonneront le plus recevront chacun ces trois romans.

Vos réponses sont à nous envoyer par mail au plus tard le 25 juin prochain sur nos deux adresses : cryssilda@hotmail.com et myloubook@yahoo.com.

Bonne chance à toutes et à tous !

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