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24/09/2016

Albums pour préparer la rentrée en maternelle

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Derniers jours de septembre : c'est le moment où jamais de vous présenter quelques albums qui nous ont accompagnés en août pour préparer Baby Lou à ses premiers pas à l'école.

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S'il ne fallait en retenir qu'un ce serait celui-là : l'album L'école maternelle de la collection Mes P'tits Docs, en complément duquel existe un album d'autocollants. Deux livres pragmatiques, clairs et précis mettant en scène les différents moments de la journée. L'arrivée le matin, le maître ou la maîtresse et "l'atsem", les types d'activité proposés, la cantine, les enfants qui partent pour certains à la fin de la matinée, les retrouvailles du soir... Pour notre fille qui est la plus petite de sa classe et qui s'imaginait que l'école était un endroit pour jouer en présence de ses parents, cet album a permis de clarifier des points importants mais aussi de la rassurer. L'album avec stickers a été un complément ludique utile dans un deuxième temps. A chaque double-page correspondant une scène sur laquelle l'enfant doit placer des objets (une petite répétition avant le jour J en somme).

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Moins prosaïques, voilà également trois albums un peu décalés sur la rentrée à l'école :

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Splat le Chat de Rob Scotton : Splat n'a vraiment pas envie d'aller à l'école. Toutes les excuses sont bonnes, jusqu'au lampadaire qui ne veut pas le laisser passer. A l'école des chats, Splat est accueilli par des chatons bien sympathiques et apprend avec eux ce qui fait un bon chat. Mais lorsqu'il sort son copain Harry la Souris de son casse-croûte et que ses nouveaux camarades essaient de l'attraper, c'est un joyeux bordel qui s'installe dans la salle de classe. Cet album est très réussi : des personnages sympathiques, beaucoup d'humour dans le texte comme dans les illustrations et un message au final très positif sur la rentrée en classe. Et le lendemain, Splat a hâte de retourner à l'école !

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Spot goes to school d'Eric Hill : A la maison, Spot fait partie des incontournables. J'en ai d'ailleurs déjà parlé pendant le Mois anglais, en vous présentant plusieurs titres, dont celui-ci. On assiste à la première journée de Spot, qui s'amuse bien et fait beaucoup d'activités différentes. La journée passe donc trop vite ! Ce n'est pas l'album de la collection que je préfère, je le trouve plus classique mais il permet là aussi de donner une image positive de l'école en montrant combien on peut s'y amuser.

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Masha et Michka, La rentrée des classes : Que l'on connaisse bien le dessin animé ou pas (personnellement j'ai regardé d'un oeil deux épisodes sans vraiment m'y intéresser), voilà un album amusant où  Michka fait la classe à la malicieuse Masha. Celle-ci est une véritable tornade, mange les pommes qu'il faut compter, ne suit pas du tout les instructions de son professeur... jusqu'au cours de bricolage où elle se découvre des talents insoupçonnés. C'est mignon et drôle, même si le niveau de difficulté n'est pas toujours tout à fait adapté à une rentrée en maternelle - en tout cas pas pour les plus jeunes enfants. Je pense en particulier à la scène avec les pommes, où il s'agit de faire de toutes petites opérations. Dans la pratique, même si Baby Lou commence à compter, si je lui mets 9 cerises et que j'en enlève une, il faudra qu'elle recompte les 8 restantes pour trouver le chiffre correct. Même si certains passages sont donc un peu compliqués pour des tout petits, cet album connaît lui aussi un beau succès à la maison, probablement aussi grâce à ses personnages attachants.

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Et vous, avez-vous particulièrement apprécié certains titres pour préparer la rentrée des classes ?

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21/09/2016

Anita Diamant, The Boston Girl

diamant_boston girl.jpgC'est avec ce roman offert par Mr Lou (qui se doutait bien que je n'aurais rien contre un souvenir de la librairie des presses de Harvard) que je poursuis mes lectures américaines du moment.

Née au début du XXe à Boston, la narratrice est issue d'une famille d'immigrés juifs pauvres, dont les débuts aux Etats-Unis ont été marqués par la perte de leurs deux garçons. Des trois filles restantes, Betty, l'aînée, a quitté la maison et s'en tient à distance à cause de Mameh, une mère pour le moins acariâtre ; Celia est plus fragile, elle s'efface devant ses parents et ne parvient pas à s'épanouir ; Addie est la troisième de la fratrie et la narratrice du récit. Dans ce "coming of age novel", nous accompagnons Addie de la fin de l'adolescence à l'âge adulte et voyons comment elle parvient à s'émanciper de son environnement sinistre. C'est aussi pour le lecteur une traversée de l'Histoire, puisque l'on suit Addie à des périodes marquées par les guerres ou encore le krach boursier.

Ce livre aurait pu être un coup de coeur et je l'ai lu avec grand plaisir, avalant les courts chapitres rapidement - dès que je le refermais à la fin d'un chapitre, j'étais tentée de le rouvrir pour parcourir quelques pages de plus. Ce roman a cependant ses failles, ce qui n'en fait au final qu'une lecture très agréable ; il lui aurait fallu un peu plus de consistance pour en faire le coup de coeur espéré.

- L'ambiance est agréablement rendue : l'institution / foyer de jeunes femmes qui permet à Addie de faire des rencontres marquantes et de s'élever dans la société ; les vacances à Rockport Lodge, accueillant certaines d'entre elles ; Boston, ses rues, ses lieux de sortie, son dynamisme contrastant avec la crasse et la misère sociale des quartiers immigrés... Néanmoins on passe à côté des évènements majeurs de l'Histoire, et lorsqu'ils affectent certains personnages, leur évocation reste assez superficielle. A ce titre, la comparaison n'a pas été flatteuse entre le cas de "shell shock" (traumatisme des vétérans) de ce roman et celui évoqué par Anna Hope dans le superbe roman Wake dont je ne vous ai pas encore parlé.

- On suit le parcours d'Addie, ses efforts pour s'instruire, son expérience dans la presse... puis elle rencontre l'homme de sa vie et dès lors, c'est le néant. On ne s'intéresse plus qu'à sa famille pendant les derniers chapitres. Addie devient une femme au foyer (ce qui peut être étonnant malgré l'époque, car Addie fait preuve de beaucoup d'audace pour faire ses propres choix lorsqu'elle est plus jeune). Elle finit par écrire un livre, mais à vrai dire, cette partie de l'histoire ne semble plus trop intéresser Anita Diamant.

- Certains personnages sont caricaturaux ou insuffisamment exploités. Je pense en particulier à la mère d'Addie, qui passe sa vie à critiquer, faire des récriminations et à manifester beaucoup d'aigreur et d'hostilité envers le pays qui l'a accueillie et envers sa famille. J'ai trouvé le personnage insupportable et soupiré de soulagement quand elle s'est décidée à faire un malaise lors d'une fête familiale. Pourtant, traité avec plus de subtilité, le personnage aurait pu être intéressant : Mameh refuse de parler anglais, elle est venue à contrecoeur aux Etats-Unis, a perdu un enfant lors de la traversée et le suivant à Boston. Elle est complètement dépassée dans ce nouveau monde trop moderne et éloigné de ses origines. Il y avait là matière à étoffer un peu ce personnage et à le rendre plus ambigu et moins antipathique. 

- La structure un peu maladroite : le prologue indique qu'Addie s'adresse à sa petite fille, qui s'apprête à l'enregistrer. On a du mal à vraiment y croire, l'histoire est trop bien organisée pour que la vieille femme ait pu spontanément raconter sa vie. Le style simple évoquant le caractère oral du récit ne suffit pas à masquer la superficialité du procédé. On aurait pu largement se passer du prologue et des quelques références à l'auditrice supposée.

Malgré ces bémols qui peuvent paraître nombreux, je réitère : j'ai lu ce roman avec avidité et passé un très bon moment. Le fond historique était intéressant, malheureusement pas autant qu'il aurait pu l'être mais suffisamment pour donner un peu de matière à l'histoire somme toute classique d'une jeune immigrée pauvre qui fait son petit bout de chemin dans la société. Si comme moi vous aimez les romans où les personnages féminins prennent leur envol, dans un cadre historique de préférence, ne boudez pas votre plaisir !

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320 p

Anita Diamant, The Boston Girl, 2014

willa cather,le pont d'alexandre,roman américain,classique américain,mois américainwilla cather,le pont d'alexandre,roman américain,classique américain,mois américain 

14/09/2016

M. C. Beaton, Agatha Raisin Enquête, T2, Remède de Cheval

beaton_agatha-raisin-enquete-t2-remede-de-che.jpgJ'ai poursuivi fin juin ma découverte d'Agatha Raisin, personnage haut en couleur menant des enquêtes qui ne la regardent pas dans un petit village des Costwolds. Après La Quiche fatale, fatale pour un juge de concours de village mais jouissive pour le lecteur en mal d'humour, nous voici partis sur les traces d'un tueur de vétérinaire à travers ce deuxième tome, Remède de Cheval.

Le petit village où notre Londonienne de choc s'est installée pour sa retraite anticipée est remué par l'arrivée d'un (relativement) jeune et sémillant vétérinaire, qui, après l'ancien militaire James Lacey, déchaîne les passions parmi la gent féminine du village. Et voilà toutes ces braves dames soudain particulièrement préoccupées par la santé de leurs chats et faisant la queue pour rencontrer le nouveau venu. Cependant, peu de temps après le cabinet est désert, car notre sujet principal ne supporte pas les chats (un comble pour un vétérinaire) et prend un malin plaisir à leur faire passer un mauvais quart d'heure en les oscultant.

Alors qu'il s'apprête à opérer un cheval chez le gentleman du coin, le vétérinaire succombe à une injection. La police locale semble croire à un accident et classe rapidement l'affaire. C'est sans compter sur notre héroïne Agatha qui décide une nouvelle fois de mener l'enquête, aidée cette fois-ci par son séduisant voisin James Lacey.

Dans la même veine que le précédent tome, ce deuxième opus offre au lecteur un moment délectable où le cadre tellement anglais, l'humour et les personnages décalés se mêlent pour faire un joyeux mélange. S'il ne fait visiblement pas bon vivre dans les Costwolds, le lecteur a bien envie de s'y arrêter un peu pour suivre l'intrépide, l'autoritaire, l'improbable Agatha dans ses recherches, armée d'un culot sans limite et prête à mener des interrogatoires sans subtilité ni discrétion aucune. On a du mal à comprendre comment elle peut être à l'origine d'une longue série étant donné que, vu son comportement, on s'attendrait plutôt à la voir trépasser à tout moment dans le cadre d'un malencontreux accident... mais curieusement, les héros ont toujours beaucoup de chance.

Un page turner so British, à mettre entre toutes les mains !

Un petit extrait noté lors de ma lecture : [James Lacey] écrivait un livre d'histoire militaire et, comme la plupart des écrivains, il passait ses journées à chercher des excuses pour ne pas travailler (p 64).

Le billet de ma copine Cryssilda qui a elle aussi rencontré Agatha pendant le Mois anglais.

Merci aux éditions Albin Michel pour cette découverte.

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266 p

M. C. Beaton, Agatha Raisin Enquête, T2, Remède de Cheval, 1993

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11/09/2016

Ann Granger, Le Témoignage du Pendu

granger_temoignage pendu.jpegAh... qu'il fait bon retrouver un petit polar victorien à l'occasion - et même les consommer sans modération. C'est donc avec un plaisir anticipé que j'ai ouvert le cinquième tome des aventures de Ben & Elizabeth Ross d'Ann Granger.

Dans ce nouvel opus, Ben est appelé un soir au chevet d'un condamné à mort, qui doit être pendu lendemain. Celui-ci ne remet pas en cause le jugement le concernant mais dit souhaiter alléger sa conscience d'un poids avant d'être exécuté. Des années plus tôt, alors qu'il était un marchand prospère à la recherche d'un abri lors d'un orage près de Putney, il a été témoin du meurtre d'un vieillard par une jeune femme. Si les supérieurs de Ben ne souhaitent pas ouvrir d'enquête dans un premier temps, l'inspecteur accepte que son épouse mette à profit ses talents de détective amateur pour enquêter en toute discrétion. En parallèle, Ben doit retrouver la famille d'un bourgeois pour le moins odieux qui ne cesse de lui rappeler qu'il paye ses impôts et entend bénéficier des services d'une police efficace. Son histoire d'enlèvement semble cependant quelque peu tirée par les cheveux...

Une nouvelle fois, Ann Granger nous livre une enquête rythmée grâce aux récits croisés de Ben et Lizzie, un système toujours aussi efficace qui permet de varier les points de vue et de mêler deux enquêtes en parallèle. Une série qui doit aussi beaucoup à ce couple moderne et attachant, dont la complicité est particulièrement bien exploitée dans ce cinquième tome où ils travaillent de concert.

Cette fois-ci, Ann Granger varie également les lieux, ce qui donne plus d'intérêt encore au récit pour ceux qui comme moi sont sensibles au cadre historique. Comme toujours, elle porte un regard plutôt féministe sur la condition de la femme à l'époque victorienne.

On se régale, on en redemande... une lecture qui m'a donné envie de me plonger de nouveau tête baissée dans mes lectures victoriennes et néo-victoriennes.

Une LC partagée avec :

Mes précédentes lectures d'Ann Granger, en VF ou VO selon les tomes :

Il me reste à lire le tome 3 qui figure déjà dans ma PAL. Si une lecture commune vous tente, I'm in !

ann granger, Le Témoignage du Pendu, editions 10-18, grands détectives, romans policiers, romans époque victorienne, angleterre xixe, angleterre époque victorienne, ben & elizabeth ross

 

 

335 p

Ann Granger, Le Témoignage du Pendu

ann granger, Le Témoignage du Pendu, editions 10-18, grands détectives, romans policiers, romans époque victorienne, angleterre xixe, angleterre époque victorienne, ben & elizabeth ross

 

08/09/2016

Willa Cather, Le pont d'Alexander

Cather-pont Alexander.jpgC'est ici une relecture d'un roman que j'avais lu pour un précédent Mois américain sans réussir à le chroniquer. En le feuilletant, je me suis aperçue que j'en gardais un souvenir trop vague pour partager avec vous cette jolie découverte. Je l'ai donc ouvert une deuxième fois.

Publié en 1912, Le Pont d'Alexander est le premier roman de Willa Cather, lauréate du Pulitzer en 1923. 

Bartley Alexander est un ingénieur à l'apogée de sa carrière. Ayant conçu des ponts défiant toujours plus les lois de la physique, il a rapidement gravi les échelons de la société. Heureux en mariage, confortablement installé dans une belle maison à Boston, Bartley est le symbole même de la réussite à l'américaine. Néanmoins, dès les premières pages, on pressent sa chute à venir. De fait, son ancien professeur et ami Wilson lui dit: Bartley, je vous l'assure, je n'ai jamais douté de vos capacités. Et cependant, j'avais autrefois le sentiment qu'il y avait en vous une faiblesse qui se révérait dans un moment de crise (p17).

Rapidement, lors d'un voyage d'affaires à Londres, Bartley va retrouver par hasard son amour de jeunesse, Hilda Burgoyne, rencontrée à Paris. Hilda a réussi sa carrière d'actrice, elle est désormais promise à un bel avenir mais n'a pas oublié Bartley, malgré les nombreux prétendants qui l'entourent. Dès lors, Bartley sera divisé entre Boston et Londres, entre la stabilité et le soutien que lui apporte son épouse et l'ardeur de la jeunesse que lui rappelle sa maîtresse. En parallèle, il rencontre des soucis sur un chantier, celui du plus grand pont jamais construit, exécuté avec des moyens insuffisants selon Bartley, qui est bien conscient d'être ici un pionnier en testant certaines limites techniques.

Roman court alternant les chapitres américains et anglais, fait d'ellipses et de sauts dans le temps, Le Pont d'Alexander repose une narration efficace qui conduit inexorablement le personnage principal à sa perte. Ses faiblesses, ses tourments sont décrits de telle sorte qu'il est loin d'être antipathique au lecteur, pas plus que Hilda, alors même que Mrs Alexander est touchante elle aussi. Un récit également poétique, qui porte l'empreinte des soirées brumeuses et des couchers de soleil sur la ville (objets de descriptions courtes mais élégantes).

C'était l'une de ces rares après-midi durant lesquelles toute l'épaisseur, toute la pénombre de Londres se transmutent en une atmosphère particulière, lumineuse, palpitante. Alors les fumées se font nuées d'or, voiles nacrés de rose et d'ambre; la pierre grise et lugubre, la brique sale et terne frémissent dans un halo vermeil et tous les toits, tous les clochers et la coupole immense de Saint-Paul émergent d'une brume cuivrée. En ces moments si rares, la plus laide des villes se pare de la plus grande poésie , les mois d'humidité s'oublient en un instant miraculeux (p 97).

Un classique qui mériterait d'être davantage connu.

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141 p

Willa Cather, Le Pont d'Alexander, 1912

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06/09/2016

Challenge Halloween 2016: Direction le Royaume Uni!

Challenge Halloween 2016, Challenge Halloween

Amis blogueurs, fidèles initiés ou nouveaux venus, welcome!

Pour cette septième édition, le Challenge Halloween vous emmène en voyage au Royaume-Uni pour un Halloween 'British'. Préparez-vos grimoires, vos théières, vos chaudrons, et votre fiole de Whisky (accessoirement, prévoyez aussi un parapluie) !

Nous vous invitons à partager vos billets du samedi 1er octobre au mardi 1er novembre: vous participez quand vous voulez, à votre rythme, avec un ou plusieurs billets.

Les publications infernales

Pour ceux qui ne connaissent pas encore le challenge, voici tous les types de billets qui entrent dans ce cadre:

-> Chroniques de vos lectures (classiques gothiques; romans d'épouvante; essais sur Halloween ou toute créature de type vampire, fantôme, sorcière, diable; albums jeunesse, BD sur ces thématiques)

-> Films & Séries d'épouvante ou sur la thématique sans nécessairement faire peur

-> Essais culinaires (yeux mimosa, soupe à la citrouille, biscuits fantomatiques, bonbons horrifiques, tant que ça reste comestible...)

-> Bricolage, scrapbooking d'Halloween, écrits personnels ; vos décorations, vos déguisements ; et enfin, pourquoi ne pas nous livrer un texte court de circonstance (imaginaire ou qui sait, peut-être pas...).

-> Exposition, photos: une exposition de citrouilles, des photos de votre escapade dans un cimetière, des décos repérées lors de vos déambulations nocturnes...

Une fois votre billet publié, il suffit de partager votre lien, sur le récapitulatif quotidien du groupe Facebook ou sur le billet dédié sur nos blogs.

 Les évènements diaboliques:

Chaque année, nous organisons un certain nombre d’évènements (facultatifs) pendant le challenge: lectures communes, billets thématiques, dont plusieurs rendez-vous consacrés cette année au Royaume-Uni et à l'Irlande (notez que vous pouvez choisir de faire des billets 100% British cette année, si jamais vous le souhaitez... à l'inverse, les rendez-vous British ne sont pas obligatoires).
Vous nous rejoignez sur ces évènements, quand vous le souhaitez, aucune inscription n'est nécessaire.

-> Lundi 3 octobre: La journée du chat noir, car contrairement aux superstitions, le chat noir porte bonheur à la maison.
Quelques suggestions : photos de votre familier, anecdotes sur le chat noir, Le Chat noir d'Edgar Allan Poe, albums Splat the cat : What was that?, Petit chat noir a peur du noir, Regarde dans la nuit...

-> Mercredi 5 octobre: Mercredi BD fantastique,

-> Vendredi 7 octobre: Rendez-vous classique (d'inspiration) Gothique britannique ou irlandais,
Quelques suggestions : Dracula, Docteur Jekyll & Mr Hyde, Frankenstein, Carmilla, Les Fantômes des Victorien(ne)s, Ghost Stories / Conte de Noël de Charles Dickens, Vathek, Les Mystères d'Udolphe d'Ann Radcliffe, Le Moine de Lewis, Le Portrait de Dorian Gray, L'île du Docteur Moreau, Le Château d'Otrante de Walpole, Le Vampire de Polidori, Le Locataire de Henry James (naturalisé anglais), Dark Entries de Robert Aickman, Le Grand Dieu Pan d'Arthur Machen, La bonne lady Ducayne de Mary Elizabeth Braddon...

-> Mercredi 12 octobre: Rendez-vous Albums,

-> Vendredi 14 octobre: Les Fantômes British sont parmi nous,
Quelques suggestions (voire également au 7 octobre): The Woman in Black de Susan Hill (ou son adaptation au cinéma), Histoires de fantômes de Roald Dahl, La Fiancée du Fantôme de Malika Ferdjoukh, Century de Sarah SingletonThe Mysterious Affair at Castaway House de Stephanie Lam, Isabel's skin de Peter Benson, The Girl in the Photograph de Kate Riordan, Le Secret de Crickley Hall de James Herbert, The Mistletoe bride de Kate Moss, The Ghost's touch de Wilkie Collins, The Haunting of Maddie Clare de Simone St James, La Chambre des âmes de F.R. Tallis, End (BD), Angelica d'Arthur Phillips, Le Fantôme de Baker Street de Fabrice Bourland, Shadows of the Silver Screen de Christopher Edge...

-> Dimanche 16 octobre: Let's enjoy the Halloween Tea Time!
Suggestion: A cup of tea accompagnée de petits gâteaux démoniaques, dans un décor Halloween...

-> Lundi 17 octobre: Promenade au cimetière et ambiance funèbre
Quelques suggestions : L’étrange vie de Nobody Owens de Neil Gaiman, Waterloo Necropolis de Mary Hooper, reportage sur les cimetière londoniens, London's Cemeteries by Darren Beach, Le Résurrectionniste de James Bradley, Le Serpent de Feu de Fabrice Bourland...

-> Mercredi 19 octobre: Mercredi BD Fantastique

-> Vendredi 21 octobre: Haunted and scary London: Nous passons la journée à Londres,
Quelques suggestions : Le Loup-garou de Londres, Les Sœurs Wilcox de Fabrice Colin, Le Protectorat de L'Ombrelle de Gail Carriger, Anno Dracula de Kim Newman, La Maison de Londres de Lydie Blaizot, Velvet de Mary Hooper, Qui veut tuer Alaizabel Cray ? de Chris Wooding, Penny Dreadful (série), D (BD sur le thème du vampire), Haunted London (documentaire DVD)...  

-> Mercredi 26 octobre: Rendez-vous albums,

-> Vendredi 28 octobre: Rendez-vous sorcellerie, gentilles ou méchantes, les sorcières sont les bienvenues, les sorciers également.
Quelques suggestions : Sacrées sorcières de Roald Dahl, Suzy la sorcière (album), Room on the broom (Album), La cinquième sorcière de Graham Masterton, The Worst Witch de Jill Murphy, Harry Potter, (film) Witches, Macbeth de Shakespeare

-> Samedi 29 octobre: Bricolage et Scrap' d'Halloween, toutes les créations démoniaques sont acceptées! Quelques suggestions : sculpture de courge, mise en scène de vos photos, cartes d'Halloween...

-> Lundi 31 octobre: It's Halloween! Partagez avec nous votre journée ou soirée d'Halloween, ou un roman / BD / film (...) sur le thème d'Halloween.
Quelques suggestions : Photos de votre repas diabolique, décoration de votre appartement ou maison intérieure ou extérieure, déguisements, soirée films...

-> Rendez-vous en cuisine chaque dimanche, si vous le souhaitez avec les Gourmandises de Syl pour partager une recette.

Les autres propositions de lectures et billets communs

(en construction... n'hésitez pas à proposer d'autres rdv)

Livres :
BD / Albums / Mangas :
  • Carmilla : Marjorie - Chroniques littéraires
Cinéma / séries / téléfilms :
  • “Frankenstein” de James Whale (1931) : Anne d'Arras (SKTV)
  • Docteur Frankenstein (avec L’acteur qui fait Harry Potter) : Marjorie - Chroniques littéraires
 
HORS THÉMATIQUE DU CHALLENGE 2016
Livres :
  • Grady Hendrix, Horrorstör : Anne d'Arras (SKTV), Marjorie - Chroniques littéraires
  • Stephen King, Simetière : Marjorie - Chroniques littéraires


N'hésitez pas à partager sur vos blogs et les deux nôtres vos envies de lectures, de films et de projets pour cette nouvelle édition du challenge Halloween et à venir en discuter sur le groupe Facebook déjà en activité.

Inscriptions des voyageurs

Vous pouvez vous inscrire chez Hilde et suite à ce billet mais aussi sur le groupe Facebook du Challenge Halloween, en laissant un petit commentaire. 

 

Nous avons hâte de vous retrouver !

Rendez-vous le 1er octobre pour débuter Halloween au Royaume-Uni et en Irlande !

 

A très bientôt !

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challenge halloween,challenge halloween 2016

Update :

Et pendant le challenge Halloween, Marjorie nous propose un RAT-a-week spécial Halloween !

Le principe : survivre…

En effet, les livres (BD, mangas, albums…) qui constituent votre PAL sont pris d’un drôle de comportement. Ils ont été envoûtés par la sorcière des grimoires maléfiques. Votre mission : dévorer le maximum de livres avant qu’ils ne vous dévorent.

Méfiez-vous… la nuit, près de votre lit, sur votre table de nuit, votre roman vous guette. Il attend que vous dormiez d’un profond sommeil pour vous embarquer dans des aventures terrifiantes.

Le marathon lecture se calque approximativement sur la durée sur le Challenge Halloween 2016, soitdu 1er octobre (0h00, dans la nuit du vendredi au samedi) au 5 novembre 2016 pour ceux qui font le pont et ne travaillent pas le mercredi (dans la nuit du 5 au 6 pour les insomniaques aux prises avec un roman qu’ils ne peuvent pas lâcher).

Le marathon se découpe en semaines. Vous pouvez, grâce au filtre magique vendu à la boutique des Potions magiques, choisir de quel jour à quel jour débute votre semaine. Les démons ont désorganisé les semaines. Vous pouvez faire une seule semaine ou bien toutes ou encore choisir celles qui vous arrangent même si elles ne sont pas consécutives.

 

Les catégories

https://chroniqueslitteraires.wordpress.com/2016/09/20/challenge-halloween-2016/Catégorie Cape d’invisibilité : tel Harry Potter, vous vous faufilez dans le château hanté muni de la PAL de votre choix hors livres d’horreurs (vous pouvez lire tout ce que vous voulez sauf de l’horreur).

https://chroniqueslitteraires.wordpress.com/2016/09/20/challenge-halloween-2016/Catégorie Enfer de la peur : vous lisez exclusivement des livres d’horreur. A vos risques et périls…

https://chroniqueslitteraires.wordpress.com/2016/09/20/challenge-halloween-2016/Catégorie Mysterium : vous pouvez lire différents genres du moment qu’il y a au moins un livre d’horreur ou un thriller. Menez l’enquête : fantômes ? Meurtrier ? Histoire vraie ? Le prince charmant était-il parfait ? Vous avez le choix.

Mais vous pouvez vous assurer une protection supplémentaire avec des défis au choix :

  • Les couvertures des livres ont toutes la même couleur
  • Seules les couleurs d’Halloween figurent sur la couverture (orange, noir, vert, rouge, blanc, marron)
  • Les couvertures comportent des monstres (fantômes, zombies…)
  • Vous ne lisez que des romans ou que des BD ou que des Mangas
  • Vous ne lisez qu’après minuit
  • Vous ne lisez que des livres de votre PAL de la honte (celle qui a des toiles d’araignées tellement ça fait longtemps que vous avez ces livres)
  • Vous vous fixez un nombre de livres à lire par semaine
  • Vous lisez 666 pages par semaine.

Nous partagerons en cours de marathon un goûter et des photos de nos lectures avec mise en scène Halloween (si vous pouvez, vous n’aurez pas de pénalité si vous ne pouvez pas).Ces défis sont cumulables ou pas (vous pouvez en créer d’autres).

En entrant dans le château, vous vous engagez à signer un contrat particulier : lire au moins 500 pages dans la semaine.

N'hésitez pas à aller vous inscrire chez Marjorie - Chroniques Littéraires.

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02/09/2016

Stéphanie Pèlerin, (Presque) jeune, (presque) jolie, (de nouveau) célibataire

pelerin_jeune jolie celibataire.jpgIl y a quelque temps, alors que l'été arrivait, j'ai eu la surprise de recevoir dans ma boîte-à-lettres un petit roman à la couverture fraîche et acidulée, de circonstance pour la saison. J'ouvre ce livre et y découvre avec plaisir la dédicace de Stéphanie Pèlerin, que je connais depuis des années grâce à son blog.

Dans (Presque) jeune, (presque) jolie, (de nouveau) célibataire, il est question d'Ivana, qui se fait brutalement plaquer par son conjoint. Pour cette jeune prof de la région parisienne, c'est l'occasion de "refaire sa vie" (expression qu'elle exècre). Mais à son âge ce n'est visiblement pas évident. Elle tente les sorties avec des collègues, les sites de rencontres, s'adonne au sport et se met au régime... Si la recherche de l'amour est un chemin semé d'embûches, cette nouvelle vie va également permettre à Ivana de se retrouver elle-même.

Un roman frais et léger au ton humoristique ! Un petit extrait: "Un médecin, en plus (Bovary), madame, ça se fait trop pas", claironna une élève dont le niveau de langue montrait clairement qu'elle avait fit un choix judicieux en optant pour des études littéraires (p 21).

Merci Stéphanie d'avoir partagé ce premier bébé livresque avec moi !

198 p

Stéphanie Pèlerin, (Presque) jeune, (presque) jolie, (de nouveau) célibataire, 2016

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11/08/2016

Herman Raucher, Un été 42

raucher_ete 42.jpgRécit autobiographique à l'origine d'un film, Un été 42 met en scène trois adolescents, Hermie, Oscy, Benjie, en vacances sur l'île de Nantucket. Bien que certains membres de leurs familles respectives ou de leurs connaissances aient été mobilisées, les trois adolescents ont bien d'autres préoccupations. Leurs journées monotones s'écoulent tranquillement, parfois égayées par de petites bêtises : chapardage, provocations viriles entre copains, tentatives de fuite devant une mère qu'on ne voit jamais mais dont la voix omnisciente retentit toujours là où on ne l'attend pas. C'est aussi l'été des obsessions pour ce trio et, en particulier, pour Hermie le rêveur et Oscy le meneur et gros dur, qui n'ont du sexe qu'une idée pour le moins vague et fantaisiste.

Mais pour Hermie, cet été sera aussi celui d'une rencontre et du premier amour. Une relation pourtant vouée à l'échec puisque Dorothy, un peu plus âgée que lui, est mariée et amoureuse. Hermie sait par ailleurs qu'il ne fait pas le poids face à l'époux, Pete, beau, viril, appelé à combattre au cours de l'été.

Ce roman d'apprentissage est d'abord celui d'une amitié entre trois garçons gauches, immatures et un peu provocateurs qui se cherchent. Ces gamins un peu à côté de la plaque, en plein âge ingrat, vont vivre leur première fois cet été-là, après bien des questionnements et mises au point de tactiques de séduction issues d'un manuel sur la sexualité. On peut rire du manque d'à propos de leurs méthodes, se gausser doucement de leur ignorance en la matière, il n'en reste pas moins qu'Un Eté 42 retranscrit avec justesse les tourments, questionnements et maladresses de l'adolescence.

Ce sera aussi le roman du passage à l'âge adulte pour Hermie, qui, tourmenté par une occasion manquée, s'aperçoit que ses ardeurs ne suffisent pas à concrétiser la chose car son coeur est ailleurs - alors qu'Oscy ne s'encombre pas de ce genre de problèmes.

Une lecture intéressante, dont le retournement de situation final permet au récit de gagner en intensité. J'ai trouvé la partie "centrale" du roman un peu plus monotone et aurais aussi dû compter le nombre de fois où le mot "baiser" (le verbe, pas le nom) est employé car le terme a fini par m'agacer prodigieusement. Malgré ces quelques bémols, je ne regrette pas d'avoir découvert ce "classique moderne", reflet d'une époque et d'une étape de la vie courte mais  faite de nombreux bouleversements.

Merci aux éditions Folio pour cette lecture.

352 p

Herman Raucher, Un Eté 42, 1971

23/07/2016

Mois anglais 2016 : résultat des concours

Nous avons eu le plaisir de vous proposer plusieurs concours dans le cadre du Mois anglais grâce à la gentillesse des éditeurs partenaires de nos deux blogs. Entre une fin d'année scolaire bien remplie pour Cryssilda, notre English teacher de choc, et l'agrandissement de la famille Lou, nous avons attendu juillet pour vous annoncer les gagnantes des quatre derniers concours.

Voici les résultats :

Gagnantes du concours nº2 - Editions Héloïse d'Ormesson : Le Célibataire de Stella Gibbons

FondantGrignote

Romanza

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Gagnantes du concours nº3 - Editions Albin Michel : 1er tome des enquêtes d'Agatha Raisin,  La Quiche fatale

Félicie

Estelle

Rachel

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Gagnantes du concours nº4 - Editions Points : Henry James, La coupe d'or (collection Signatures) / Stella Gibbons, Westwood / Elizabeth Gaskell, Mary Barton

Kathel

Jessica

Sylvie

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Gagnantes du concours nº5 - Editions du Nil / Robert Laffont : L'été avant la guerre d'Helen Simonson

Keisha

Jessica

Framboise 

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Un grand bravo à vous toutes ! 

Il ne vous reste plus qu'à nous envoyer vos noms et adresses postales aux mails suivants : cryssilda@hotmail.com et myloubook@yahoo.com.

N'hésitez pas à nous proposer des lectures communes de ces livres si jamais vous le souhaitez, à la suite de notre billet ou sur notre groupe facebook...

Et surtout, nous vous souhaitons de belles lectures !

Have a lovely summer !

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07/07/2016

Bilan du Mois Anglais 2016

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Nous étions nombreux à l'attendre avec impatience mais il est passé à toute vitesse comme toujours, ce mois de juin ! Il est temps de faire le billet de clôture du mois anglais 2016 (5e édition, déjà !), particulièrement riche en lectures et billets pour moi car cette année j'ai eu plus de temps pour m'organiser. Un mois anglais tristement marqué par le référendum britannique et le Brexit, qui ne nous aura cependant pas empêchés de témoigner notre attachement à notre voisin européen comme chaque année.

Avant de dresser le bilan de mes participations, je tenais d'abord à remercier tous les participants et participantes pour leur enthousiasme renouvelé, leurs très nombreuses participations, leurs commentaires sur la blogo et sur le groupe facebook du challenge, ainsi que les nombreux messages très sympas pour les organisatrices. Merci aussi à ma complice Cryssilda avec qui j'ai pris beaucoup de plaisir à organiser une nouvelle fois ce rendez-vous, qui nous demande beaucoup d'investissement mais nous fait vivre aussi beaucoup de bons moments en échange. Grâce à vous tous et à votre bonne humeur, j'ai passé un excellent mois de juin sous le signe de l'Angleterre... you rule !

Ce mois anglais gardera également une saveur particulière pour moi puisqu'il a été marqué par un grand évènement sur le plan personnel, avec la naissance de ma deuxième lectrice en devenir en fin de mois.

*****

Revenons à mes billets et chroniques du mois...

De quoi a été fait mon mois anglais ?

Cliquez sur les visuels

De lectures pour la plupart très réussies (romans, nouvelle, théâtre, biographie) et d'une série

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De beaux livres

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De lectures, comptines et moments partagés avec Baby Lou

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De souvenirs de promenades anglaises

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De scones et de litres de thé dans des mugs et services à thé anglais

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Et de cinq concours pour vous gâter !

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Je vais poursuivre mes lectures anglaises mais aussi bien d'autres cet été, notamment à travers le challenge Femmes de Lettres de George auquel je me suis inscrite pendant le mois anglais ainsi que le challenge Feel Good de Soukee que je n'ai pas encore honoré.

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Je profite de ce billet de bilan pour vous faire part du projet de Cryssilda d'organiser un mois nordique en décembre. Il fera écho aux challenges de Marjorie (challenge nordique, un hiver en Suède).

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Marjorie qui, d'ailleurs, propose à nouveau le RAT a week, pour la "Summer edition". Je ne sais pas comment participer sérieusement mais je suis plus que tentée, d'autant plus que Marjorie nous a préparé de superbes logos.

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Pour ma part, je vais replonger avec plaisir dans quelques polars et récits étranges britanniques et irlandais en vous accompagnant dans le cadre du challenge British Mysteries. Vous pouvez nous rejoindre à tout moment, j'espère que j'aurai le plaisir de vous retrouver pour partager papotages, idées de lecture et billets communs. Si vous êtes tentés, je vous propose déjà de premiers rendez-vous autour d'Ann Granger (n'importe quel tome) et d'Enola Holmes (roman ou BD). Voici le billet de lancement du challenge. Vous pouvez aussi nous retrouver sur le groupe facebook.

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*****

Bye bye le Mois anglais, mais... 

Rendez-vous le 1er juin 2017 pour la 6e édition !

(et même un peu avant comme d'habitude pour commencer à organiser nos rendez-vous du mois) !

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30/06/2016

Memories of England : London by night

En ce dernier jour de Mois anglais, je vous emmène à Londres pour une promenade nocturne lors du Jubilé de la reine en 2012. 

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Photos Copyright My Lou Book

Enjoy your day !

Il vous reste encore quelques jours pour rédiger un billet de clôture du challenge si vous souhaitez le faire : jusqu'au 10 juillet, pour vous laisser un peu de temps. Cryssilda et moi annoncerons également dans les prochains jours les gagnants des concours que nous avons eu le plaisir de vous proposer en juin.

Long live the English Month !

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29/06/2016

Winnie the Pooh, A very grand day (album) / Hartfield (East Sussex)

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Photo Copyright MyLouBook

Je ne pouvais pas consacrer cette journée littérature enfantine du Mois anglais à autre chose que Winnie l'Ourson, visage amical et souvenir d'enfance devenu cher à Baby Lou. Il faut dire que depuis sa naissance, j'ai fait en sorte de la familiariser avec cet univers que j'avais adoré enfant. Tout a commencé dès le berceau : la chanson de Winnie a été l'une de ses premières berceuses, retrouvée sur son mobile Winnie que des amis ont eu la grande gentillesse de lui offrir. Hilde du Livroblog y a été du sien en lui offrant un livre en tissu Winnie l'Ourson dont ma petite lectrice en herbe s'est entichée dès qu'elle a commencé à le voir sur son tapis d'éveil ou son transat (il faut dire qu'il partait avec de beaux atouts, entre un ballon rouge qui couine et des couleurs vives). Par la suite, tout article de Winnie a fait son petit effet (bavoirs, figurines, un tee-shirt, un fauteuil, une peluche Winnie à qui elle donne en ce moment le biberon et la soupe, un petit livre d'histoires du soir de Disney, un autre pour compter cinq petits pots de miel, un puzzle...). Alors quand nous lui avons annoncé au printemps que nous allions aller "au village de Winnie", notre puce désormais âgée de 2 ans a commencé à attendre de pied ferme la visite promise. Ce billet inévitablement très personnel vous présente le livre que j'ai choisi pour elle là-bas, ainsi que quelques photos souvenirs.

Sur la première photo, un mélange de trésors winniesques de notre fille et de quelques souvenirs de Hartfield et de ses alentours... les deux articles Bourriquet étant pour notre deuxième lectrice en devenir (ce billet étant programmé à l'avance, elle sera normalement déjà là depuis quelques jours lorsque vous le lirez).

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Commençons par le livre ! Je cherchais des livres avec des illustrations autres que celles de Disney. Sur place, j'avais le choix entre plusieurs livres d'histoires de Winnie (mais nous avons l'intégrale ainsi que deux plus petits livres également joliment illustrés, pour dans quelque temps) ou des livres d'apprentissage, que je trouvais un peu simples par rapport aux progrès de Baby Lou (de mémoire des thématiques comme l'apprentissage des couleurs). J'ai jeté mon dévolu sur A Very Grand Day. Cet album est un petit bijou !

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Photo Copyright MyLouBook

Sur six double-pages sont présentées des scènes emblématiques de l'univers de Winnie, mettant en avant les personnages principaux. A gauche, l'illustration complète. A droite, un court texte pour raconter la scène, suivi de dessins d'objets isolés et nommés. On désigne ainsi un objet à l'enfant qui l'identifie puis doit le retrouver dans la scène de la page de gauche. Un procédé qui fonctionne bien. Les dessins sont suffisamment travaillés pour que l'enfant ne retienne pas forcément par coeur tous les emplacements des objets après les premières lectures, sachant qu'il y a des petits pièges (un objet qu'on ne voit pas en entier car il sort du cadre...). Le livre permet d'apprendre un certain nombre de mots, qui ne sont pas tous utilisés quotidiennement devant l'enfant (par exemple pour nous le soldat de plomb, la serrure, le baquet, le coffre...). On le familiarise avec quelques objets d'antan (je pense notamment aux bougies, vues dans un autre contexte). La grande scène fourmille de détails, on passe donc du temps à l'observer et à la commenter. Vous l'aurez compris, cet album permet une grande interaction avec l'enfant. Pour l'instant nous l'avons surtout utilisé en français mais je commence à introduire quelques mots d'anglais comme Baby Lou est intriguée par l'alphabet et cherche en ce moment à retrouver les mots à l'écrit ; il faut alors lui expliquer qu'il y a écrit "soldier" et non "soldat".

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Photo Copyright MyLouBook

Le format du livre est lui aussi très plaisant et adapté aux petits. Pages cartonnées, jolie couverture rigide, avec sur le côté des onglets qui permettent de retrouver facilement chaque scène. C'est un album charmant, qui plaira à vos enfants et fera aussi un beau cadeau.

hartfield, east sussex, winnie the pooh, pooh corner, a very grand day, mois anglais 2016

 

 

Andrew Grey (illustrations), Winnie-the-Pooh, A Very Grand Day, 2015

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Photo Copyright MyLouBook

Et pour finir, quelques photos prises à Hartfield où se trouve le salon de thé de Winnie The Pooh, Pooh Corner - qui a fait le bonheur de notre fille mais aussi son désespoir lorsqu'il a fallu partir, elle était inconsolable. Le créateur du personnage, A. A. Milne, était originaire de ce village. Les aventures imaginaires de Winnie se déroulent dans des lieux inspirés des environs - que nous n'avons malheureusement pas pu tous parcourir.

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Photo Copyright MyLouBook

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Photo Copyright MyLouBook

Une partie de la boutique, que je ne suis pas prête d'oublier car Baby Lou voulait absolument emporter le Winnie qui fait à peu près sa taille (je précise que ce n'est pas celui de la photo tout en haut).

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Photo Copyright MyLouBook

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Photo Copyright MyLouBook

Et enfin, un souvenir de tea time très coloré, avec de nombreux jouets proposés aux enfants.

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28/06/2016

Comptines en anglais / Nursery rhymes

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M'inspirant du billet d'Estelle qui nous a parlé de livres pour apprendre l'anglais aux enfants, j'ai voulu vous présenter ici des disques et livres-CD que Baby Lou réclame beaucoup à la maison.

Un point commun à ces quatre titres : la diction des chanteurs est très claire, pour certains très anglaise, et permet à l'enfant de bien s'approprier la prononciation des paroles. On peut donc les recommander sans réserve pour sensibiliser l'oreille des petits à la langue anglaise.

  • Le CD The Wheels on the Bus de la BBC : plus d'une vingtaine de comptines chantées par un homme et une femme. Sans être exceptionnel sur le plan musical, ce disque est bien fait avec de petits bruitages et une orchestration bien adaptée aux différentes histoires et thématiques. Ça se laisse très bien écouter (je pense aussi aux parents...).

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  • Peppa Pig, Nursery Rhymes and Songs : de tous, c'est l'album que Mr Lou et moi aimons le moins, mais il plaît beaucoup à Baby Lou qui connaît visiblement relativement bien Peppa Pig. Parfait pour les petits adeptes de l'univers de ce personnage, mais moins agréable pour les parents. Seules quelques comptines sont chantées et orchestrées, d'autres sont récitées (toujours avec une voix d'enfant). Chaque titre est très court mais répété deux fois à la suite ; c'est un peu frustrant tout de même, on a l'impression qu'il y a peu de matière. Il y a quelques touches d'humour appréciables. Dans la photo ci-dessus, une chanson connue est détournée : "The wheels on the bus" qui devient "Grandpa's Little train". Les comptines en musique sont plutôt amusantes mais malheureusement vraiment courtes et peu nombreuses. Enfin, le livre lui-même est souple, y compris la couverture, ce qui n'est pas idéal pour un public très jeune.

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  • Mes comptines anglaises : après Peppa Pig, voilà un CD qui fait du bien aux oreilles ! Toutes les comptines sont enregistrées en musique, avec une seule chanteuse. Les berceuses sont douces et mignonnes, les chansons plus drôles sont bien rythmées. Quant au livre : petit format cartonné, de belles couleurs vives, un graphisme efficace et très anglais.  Un joli album et un disque agréable. 

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  • Comptines pour chanter en anglais : à la première écoute, Mr Lou et moi avons détesté le disque alors que le petit livre qui l'accompagnait était adorable, avec des dessins pleins de douceur, fourmillant de détails pour certains. Et puis, peut-être parce que nous avons depuis enduré d'autres musiques pour enfants dont certaines sont aussi irritantes qu'elles vous trottent dans la tête des heures durant, quand nous avons réécouté le CD nous avons trouvé qu'il était parfaitement audible. La musique est soignée, avec parfois quelques bruitages en lien avec la chanson (par exemple l'éléphant). Ce qui nous avait déplu initialement et ne nous dérange plus, ce sont les voix d'enfants, parfois légèrement fausses ou tremblantes, forcément aiguës. Il faut juste le savoir avant de décider d'acheter cet album ou non.

Le CD aussi bien que les trois livres musicaux connaissent un grand succès à la maison. Concernant ces trois derniers, notre fille passe beaucoup de temps à écouter attentivement les chansons et à tourner les pages en rythme. Elle est vraiment très concentrée et commence à chanter certaines comptines en imitant les chanteurs, réclamant elle-même plusieurs fois par jour tel ou tel album. Et en ce mois anglais où je suis à la maison avec elle, c'est aussi devenu notre petit rituel du matin post breakfast !

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27/06/2016

V. H. Leslie, Bodies of Water

leslie_bodies of water.jpgAu mois de mai, j'ai découvert tout à fait par hasard Bodies of Water - roman tout récent d'une jeune femme actuellement en train de travailler à sa thèse. Attirée par la couverture, j'ai vu que les chapitres alternaient les histoires de deux personnages : Kirsten, à notre époque, et Evelyn, à la fin du XIXe. Ajoutons à cela la thématique de l'eau (fascination pour l'eau et hydrothérapie à la mode au XIXe) et je me suis emparée dudit roman sans chercher beaucoup plus loin. Bien m'en a pris !

1871. Evelyn est envoyée par son père à Wakewater house pour y suivre un traitement basé sur le principe d'hydrothérapie alors en vogue. La jeune femme s'est beaucoup engagée pour aider des prostituées des bas-fonds de Londres à changer de vie et s'est particulièrement attachée à l'une d'entre elles, dont on comprend rapidement qu'elle s'est noyée. Comme beaucoup de filles sans espoir, elle a sauté dans la Tamise pour mettre fin à ses tourments. Il est donc ironique qu'Evelyn se retrouve dans un établissement prônant les effets curatifs de l'eau et ayant une vue plongeante sur la Tamise. Autour d'Evelyn, les "invitées" comme aime à les appeler le médecin sont là pour des raisons diverses et variées. L'eau semble soigner tout ce que les Victoriens associent aux troubles féminins, qui englobent un spectre large de maladies, physiques ou psychologiques. Il ne faisait pas bon être une femme à l'époque.

Aujourd'hui. Après une rupture, Kirsten a choisi de s'éloigner de Londres pour se rapprocher du fleuve, qui la fascine. Elle s'installe dans un appartement neuf à Wakewater House, acheté alors que l'ancien établissement commençait à être rénové. A son arrivée, elle découvre avec surprise que les travaux se sont arrêtés et que seule une autre femme s'est installée à l'étage du dessus, le reste du grand bâtiment restant vide, et en partie laissé à l'abandon. L'ambiance est étrange, voire inquiétante. Des fuites commencent à apparaître rapidement sans raison. Elle aperçoit une silhouette de femme dehors qui l'intrigue. Puis visite une ancienne partie de l'hôpital et découvre des pièces dédiées à l'hydrothérapie, autrefois splendides, désormais délabrées et d'une beauté mystérieuse mais dérangeante.

Je m'attendais au début à un roman traitant plutôt de la folie et des méthodes pour la traiter par le passé, sujet qui m'intrigue et que j'ai déjà croisé dans deux romans : The Painted Bridge de Wendy Wallace (à l'époque victorienne, une femme est enfermée sur un motif douteux par un mari soucieux de se débarrasser d'elle ; il la place dans un asile privé au directeur peu scrupuleux) et La Chambre des âmes de F. R. Tallis (dans les années 1950, un jeune docteur prend la direction d'un asile isolé du Suffolk, où plusieurs patientes sont soumises à une cure de sommeil ; des phénomènes étranges commencent à se produire).

C'est le cas, mais l'ambiance va rapidement prendre une autre dimension à travers l'apparition du surnaturel. Celui-ci intervient d'abord par petites touches avant de dominer le récit.

Bodies of Water est un roman d'inspiration gothique envoûtant, original et plutôt subtil, à l'atmosphère sombre mais poétique. L'eau est omniprésente, on la voit, on l'entend, on la pressent à chaque instant. On sent qu'il y a eu un vrai travail de documentation sans que cela ne pèse sur la narration. Si le sujet vous intéresse je le recommande sans hésiter. Espérons que ce premier roman sera suivi d'autres tout aussi réussis.

Quelques liens : Une interview de V. H. Leslie ainsi que son blog.

Lu dans le cadre du Mois anglais et des challenge British Mysteries et Femmes de Lettres.

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130 p

V. H. Leslie, Bodies of Water, 2016

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25/06/2016

Nell Leyshon, Bedlam

leyshon_bedlam.jpgIl y a quelques mois j'ai découvert La Couleur du Lait de Nell Leyshon, roman très original mettant en scène une jeune paysanne soumise à la volonté d'un pasteur hypocrite. Voulant lire d'autres titres de cet écrivain, je suis tombée sur Bedlam lors de mes recherches. Il y est question du tristement célèbre asile de Bedlam au XVIIIe. Ayant un penchant marqué pour les romans historiques anglais et m'intéressant à ce sujet, j'ai donc jeté mon dévolu sur ce titre, qui s'est avéré être une pièce de théâtre présentée pour la première fois au public au Globe en 2010.

Parmi les principaux personnages de Bedlam figure le Dr Carew, médecin en chef de l'asile, qui incarne le "mad doctor" à l'ancienne et a succédé à son père. Il forme - si tant est qu'il ait grand-chose à apprendre - son fils Matthew, qui devra un jour le remplacer... même si ce sympathique jeune homme semble visiblement empoté, pour ne pas dire franchement lent. 

Leur façon d'exercer leur métier va être remis en question par l'arrivée d'un nouvel administrateur, le Dr Maynard, qui porte un réel intérêt aux patients.

Cette pièce résume de manière très efficace ce qu'était alors Bedlam ainsi que la façon de traiter la folie. Les médecins se déclarent volontiers impuissants à guérir réellement les patients (ils ne s'en préoccupent pas non plus), le personnel évoquant davantage des geôliers qu'une quelconque équipe médicale.

Ainsi, le docteur Carew déclare : "We have moved on from feeding patients roasted mouse, and subjecting them to exorcism, but their state remains a mystery" (p26) ou encore My task is not to analyze insanity, but to protect the world from him and him from his own self (p45). Et lorsque son épouse Annabelle lui demande s'il rend visite aux patients pour de se distraire, le docteur rétorque : "Why else would I see them ? I can't take their madness away" (p107).

Les traitements sont sommaires : saignées, bains froids, laxatifs... Et les admissions et sorties acceptées pour des motifs parfois douteux. Citons surtout Stella, internée par son époux pour avoir eu un enfant de son amant. Le docteur Carew juge inutile de donner la parole aux patients, considérant qu'il serait parfaitement ridicule d'écouter les dires d'un fou... bien que l'on puisse se demander qui, du médecin ou du patient, est le moins cohérent dans ses raisonnements. Enfin, chaque semaine, l'asile est ouvert au public et les patients exhibés en échange de quelques pièces. A aucun moment le docteur Carew ne semble considérer qu'au-delà de l'aspect financier, cette expérience peut s'avérer traumatisante et humiliante et, à ce titre, néfaste pour les patients.

D'autres sujets sont traités dans la pièce, qui donne à voir une société plutôt "dépravée" : le gin coule à flot et les relations sexuelles ont toujours une connotation négative (harcèlement sexuels, relations hors mariage se traduisant pour l'une par la déchéance sociale, pour l'autre par une maladie vénérienne). La place de la femme dans la société est également dénoncée, à travers notamment l'internement abusif cautionné par le médecin : The woman is clearly mad. If she can speak that clearly and argue that reasonably then she has no business being on the outside world. Imagine the damage she would wrought (p87)... ou encore le mépris qu'il affiche en public à l'égard de sa femme : "My wife, sir, is a bore" (p27).

A travers cette pièce, Nell Leyshon réussit à faire revivre Bedlam en s'appuyant sur des personnages hauts en couleur, qui aident à planter clairement le contexte historique. Malgré le burlesque et la bouffonnerie qui caractérisent certaines scènes, voilà une pièce qui ne manque pas de profondeur et qui constitue une entrée en matière intéressante pour qui s'intéresserait à ce sujet.

Sur le traitement de la folie en Angleterre et les pratiques douteuses des siècles précédents, voici également deux romans qui m'ont beaucoup plu : The Painted Bridge de Wendy Wallace ; La Chambre des Âmes de Frank Tallis. Enfin, le sympathique roman jeunesse Twelve minutes to Midnight de Christopher Edge se déroule en partie à Bedlam.

Lu dans le cadre de la lecture commune autour du Théâtre anglais.

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128 p

Nell Leyshon, Bedlam, 2010