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22/05/2017

Valentina D'Urbano, Acquanera

durbano_acquanera.jpgLe récit s'ouvre avec le retour de la narratrice à Roccachiara après dix ans d'absence. Fortuna a décidé de revenir après avoir appris la découverte d'un squelette qui pourrait être celui de sa meilleure amie. Son histoire s'inscrit dans la continuité d'une lignée de femmes, toutes douées d'un certain pouvoir. En quelque sorte des sorcières, elles sont guérisseuses, sentent la présence des esprits ou les voient. Fortuna, elle, semble ne pas avoir reçu ce don de clairvoyance, au grand soulagement de sa grand-mère Elsa. Car leurs connaissances prisées des villageois ne protègent pas la famille de la superstition et de la bêtise des autres: elles sont ainsi mises au ban de la société locale, de façon plus ou moins marquée selon les générations.

Fortuna est protégée du monde extérieur par sa grand-mère Elsa. La petite voue un amour sans espoir à sa mère, Onda, qui ne l'a jamais voulue et vit dans une cabane de fortune près du lac où sont mortes de nombreuses personnes. Lorsqu'elle doit affronter l'école, la jeune Fortuna est seule à son tour, jusqu'à l'arrivée de Luce, la fille du fossoyeur. Egalement prise pour cible par les écoliers, Luce devient rapidement la meilleure amie de Fortuna. Leur relation est fusionnelle mais bizarre et déséquilibrée. Luce, elle, aime aider son père dans son travail, excelle à la préparation des corps et se réfugie dans le cimetière des enfants dès qu'elle en a l'occasion. C'est dans ce cadre étrange, sauvage et quelque peu inquiétant que grandit Fortuna.

L'été venait de commencer, et la grossesse de ma grand-mère approchait de son terme. Elle était nerveuse car le bébé ne cessait de bouger, ce qui lui valait de terribles cauchemars. Une nuit, elle rêva de nouveau du lac.

Dans ce rêve, elle volait comme un héron au-dessus de l'eau bleue, transparente, où les herbes ondoyaient paresseusement et les poissons pullulaient. Sur le fond reposait un village entier, avec ses rues et ses maisons, où les algues tenaient lieu d'arbres. Sur le pas des portes, des gens souriaient et la saluaient.

Elle se réveilla. Il faisait jour et Angelo était déjà parti. Alors qu'elle s'asseyait, un liquide froid à l'horrible goût amer lui monta à la bouche. Elle eut juste le temps de se pencher pour le cracher.

Ce n'étaient pas des glaires, mais l'eau du lac (p 37).

Voilà un superbe roman, à travers les portraits marquants de femmes volontaires face à l'adversité, le tout dans un lieu sauvage et un contexte de superstitions. Un coup de coeur.

Merci aux éditions Points pour cette découverte.

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408 p

Valentina D'Urbano, Acquanera, 2013

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17/05/2017

Le Mois anglais saison 6 : Les rendez-vous à ne pas manquer

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Cette année encore, le Mois anglais promet de belles rencontres littéraires, culturelles, artistiques, gustatives & co... Voici la liste des billets thématiques qui vous sont proposés :

Comme toujours, vous pourrez prendre part à une ou plusieurs lectures, ou participer selon vos envies du moment, sans tenir compte de ces dates.

Nous espérons que vous passerez cette année encore de très beaux moments avec la joyeuse tribu du Mois anglais. Nous avons hâte de vous retrouver et d'accueillir les nouveaux participants !

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07/05/2017

Collection Imagiers "Avec mon doigt" : Tous en bus ! / Les Dinosaures / Livres Poussette

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Cela fait un moment que je voulais vous reparler d'une collection d'imagiers pour les tout petits qui connaît un franc succès la maison, grâce à ses couleurs franches, ses dessins amusants, ses éléments à manipuler pour stimuler la motricité fine. Voici quelques albums très appréciés de mes filles, et que je trouve vraiment bien conçus.

Avec mon doigt, Tous en bus !

Stella Baggott & Fiona Watt

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Une histoire simple et logique, où on dénomme les animaux qui attendent puis montent dans le bus. Avec ses roues, cet album ludique peut tenir debout et avancer. Bien pensé !

Avec mon doigt, Mon livre poussette : En promenade / Les animaux / La Jungle 

Stella Baggott & Fiona Watt

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Très pratiques pour les sorties en famille, ces petits livres s'accrochent à la poussette. Le format est tout à fait adapté, ces livres légers et faciles à transporter sont parfaits pour les petites mains.

Album Mon Imagier animé : Les Dinosaures

Stella Baggott & Fiona Watt

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Dans cette collection, nous avions déjà Les Animaux et Sous La Mer. Outre les couleurs et le thème, qui permet une première rencontre avec les dinosaures, cet imagier est conçu pour encourager les manipulations. Lignes et courbes à suivre du doigt, reliefs, tirettes, tout est fait pour pousser l'enfant à explorer. 

Album Mon Imagier animé : Les Animaux / Sous la Mer

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Mon billet précédent par ici

Merci aux Editions

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02/05/2017

Le Mois anglais saison 6

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Le Mois anglais is back, pour la sixième année consécutive !

C'est le moment de dépoussiérer votre plus belle théière, de sortir vos recettes de scones, vos magnets Princess Charlotte, vos parapluies, votre intégrale de Wodehouse et vos albums de vacances favoris !

Le voyage débutera le 1er juin 2017 et durera tout le mois.

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Les thèmes envisagés (n'hésitez pas à en suggérer d'autres ou à annoncer votre participation si vous le souhaitez déjà) :

Doris Lessing, Daniel Defoe, Ian McEwan, Jonathan Coe, Daphné du Maurier, Angela Huth

Julian Barnes, Jonathan Coe, Jane Austen pour ne pas déroger à la tradition, polar, campagne anglaise, Susan Hill, Ann Granger dont le dernier Ben Ross sort bientôt en poche, M.C. Beaton, album et littérature jeunesse

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Cryssilda et moi sommes très heureuses de vous retrouver cette année encore, et espérons que vous serez toujours aussi enthousiastes après ces nombreux voyages littéraires et virtuels ensemble en Angleterre.

Billets libres, lectures communes, comme chaque année il y en aura pour tous les goûts. Le seul mot d'ordre : fêter l'Angleterre sur nos blogs. 

Pour vous inscrire, nous vous invitons à laisser un commentaire à la suite de ce billet et sur le billet de lancement de Cryssilda. N'hésitez pas non plus à nous y laisser les liens vers vos billets de présentation pour que nous puissions les relayer plus facilement.

Vous pouvez également rejoindre notre groupe facebook, sur lequel ont déjà été proposées de nombreuses idées de lectures communes.

N'hésitez pas à nous proposer de nouveaux logos... chaque année votre créativité nous impressionne !

Rendez-vous le 1er juin !

le mois anglais, le mois anglais 2017

01/05/2017

Participation au Mois italien 2017

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Je suis ravie de pouvoir participer cette année au Mois italien, qui se tient en mai pour la première fois. Cela me rappellera mes premiers voyages dans ce beau pays, à la même époque. Je n'ai pas eu le temps de prendre de l'avance dans mes billets et ne sais donc pas encore quelles seront mes participations (que j'alternerai avec des albums et quelques SP).

Quelques idées pour l'instant : "A Journey to Rome" (album d'aquarelles et de citations), quelques romans à (re)lire et chroniquer (Milena Agus, Venise est un Poisson, un ou deux classiques, un polar français se passant à Venise...), un album d'autocollants sur Venise et des photos de voyage.

Et voici le programme officiel du mois italien :

Lundi 1er mai : Billet de présentation/lancement du mois italien
Mercredi 3 mai : Zoom sur Erri de Luca
Vendredi 5 mai : film/cinéma/DVD
Samedi 6 mai : un roman écrit par une Italienne
Lundi 8 mai : En lien avec la commémoration de l'Armistice du 8 mai 1945, billet lecture d'un roman sur la Seconde Guerre mondiale, côté italien.
Jeudi 11 mai : Billet cuisine : recette à partager ou lecture d'un roman où la cuisine occupe une belle place. En lien avec le challenge « Des livres en cuisine » de Bidib Ma petite médiathèque
Samedi 13 mai : Luigi Natoli « Le bâtard de Palerme »
Dimanche 14 mai : Place au théâtre et/ou à l'Opéra
Mardi 16 mai : Elena Ferrante (saga « L'Amie prodigieuse » ou autre)
Mercredi 17 mai : sur les îles : Sardaigne, Sicile
Samedi 20 et dimanche 21 mai : en lien avec le Festival du Premier roman de Chambéry : lecture d'un premier roman (soit d'un premier roman d'un auteur italien traduit et publié en France en 2017, soit lecture du premier roman d'un auteur italien déjà connu)
Jeudi 25 mai : Place à la littérature jeunesse
Dimanche 28 mai : en lien avec le challenge de « Leggere in italiano » Florence Le livre d'après : une lecture en VO (titre retenu « Il Nuovo Venuto » roman policier de Marco Vichi) ou un roman policier italien
Mardi 30 mai : Zoom sur Umberto Eco
Mercredi 31 mai : On termine ce mois italien en chansons, musique, gastronomie... en toute convivialité et l'esprit festif !
 
 Bon voyage à tous !

30/04/2017

Challenge Un Mois au Japon : billet de clôture

Pour clore ce premier Mois au Japon, voici un bilan de mes participations. Je n'ai pas réussi à chroniquer toutes mes lectures, mais ça me laisse l'occasion de prendre de l'avance pour la prochaine édition !

J'ai commencé par un billet récapitulant mes précédentes chroniques d'inspiration japonaise (lectures, mangas, film d'animation).

Mes billets du mois :

Romans :

          

Medoruma Shun, Les Pleurs du Vent

Yoko Ogawa, L'Annulaire

Keigo Higashino, La Maison où je suis mort autrefois

Aki Shimazaki, Le Poids des Secrets, T1, Tsubaki

Aki Shimazaki, Le Poids des Secrets Tome 2, Hamaguri

Mangas : 

Yana Toboso, Black Butler T3

Masayuki Kusumi & Jirô Taniguchi, Le gourmet solitaire

Série :

Série Midnight Diner : Tokyo Stories

Albums jeunesse :

Kazuyo Toda et Chiaki Okada, Jour de Pluie

Ramona Badescu & Chiaki Miyamoto, Mon Panda

Je tiens à remercier tous les participants pour leur enthousiasme, leurs nombreux billets, les échanges sur les blogs et sur le groupe facebook. Le billet recap, en cours d'actualisation, est par là ; n'hésitez pas à y déposer vos billets si vous n'avez pas encore eu l'occasion de le faire.

Un grand merci aussi à Hilde qui m'a suivie dans cette aventure !

Et j'espère avoir le plaisir de vous retrouver en avril 2018 pour la 2e édition !

challenge un mois au japon

29/04/2017

Medoruma Shun, Les Pleurs du Vent

shun_pleurs du vent.jpgDernière chronique de ce Mois au Japon, et une très belle rencontre avec cet auteur nippon que je ne connaissais pas du tout. C'est en déambulant entre les rayons de L'Arbre à Lettres dans le Marais que je suis tombée sur ce livre à la jolie couverture (dont les couleurs ne sont pas très bien rendues ici).

Après Shimazaki qui évoquait la bombe atomique dans Le Poids des Secrets, Medoruma Shun évoque aussi la seconde guerre mondiale, avec la bataille d'Okinawa. Que ceux qui n'aiment pas les romans traitant de guerre ou de bataille se rassurent : point de combat ici, ni de tactiques de guerre, mais plutôt le souvenir d'une période douloureuse et son empreinte sur plusieurs protagonistes des décennies plus tard.

Les Pleurs du vent, ce sont les lamentations du crâne d'un kamikaze japonais tué pendant la guerre, qui repose dans un ossuaire désormais inaccessible en haut d'une falaise, face à la mer. Quand le vent souffle, une plainte sourde et angoissante résonne. Des légendes courent sur ce crâne. On ne connaît pas leur nature mais on sait qu'elles sont suffisamment inquiétantes pour tenir les gens à l'écart. 

Puis arrive une équipe de reporters, décidés à filmer le crâne et à raconter son histoire. Chez les habitants, les points de vue divergent. Certains y voient l'opportunité d'attirer l'attention sur le village et de développer le tourisme. Seikichi, lui, s'oppose fermement à ce qu'on dérange le crâne. Et pour cause, il en sait bien plus long que tous les autres sur ses origines.

Ce court roman est un coup de coeur pour moi. Comme le dit l'éditeur : ce texte "conte magnifiquement la paix retrouvée des âmes". Sa construction est originale et nous entraîne là où on ne pensait pas forcément aller au départ. L'écriture m'a séduite, en particulier lorsque l'auteur décrit la nature autour du village, avec son aspect sauvage et luxuriant, voire dangereux : "la prolifération des banians et des liserons", "l'embouchure où la mangrove poussait dru", ou encore cette luciole qui jaillit "laissant derrière elle une fugitive traînée scintillante ; elle tourna autour d'Akira, monta le long de la cascade de liserons, passa entre les deux formes légèrement bleutées et s'évanouit". Je ne regarderai plus jamais un crabe de la même façon désormais (si vous voulez savoir pourquoi, il ne vous reste plus qu'à lire ce roman).

J'ai découvert que les éditions Zulma avaient publié un recueil de nouvelles de cet auteur. Autant vous dire que je pense déjà en parler l'an prochain lors du prochain Mois au Japon.

124 p

Medoruma Shun, Les Pleurs du Vent, 1997

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28/04/2017

Aki Shimazaki, Le Poids des Secrets T2, Hamaguri

shimazaki_hamaguri.jpgJ'ai manqué le jour de la lecture commune consacrée à la pentalogie Le Poids des Secrets mais, le Mois au Japon touchant à sa fin, je triche un peu en antidatant mon billet afin de pouvoir partager avec vous mes dernières lectures nippones.

Deuxième tome de la pentalogie, Hamaguri est en quelque sorte le miroir du 1er tome, dans lequel la narratrice racontait un secret de famille à sa fille dans une lettre posthume. Elle y évoquait notamment le jeune fils de ses voisins, lorsqu'elle était adolescente pendant la 2e guerre mondiale et notamment, lors des bombardements américains. Dans ce nouvel opus, c'est le jeune voisin qui s'exprime. C'est désormais un homme âgé, qui n'a pas oublié son amour de jeunesse. On lit ce tome avec d'autant plus d'intérêt que l'on connaît d'avance le secret que cet homme mettra toute sa vie à comprendre.

Hamaguri porte un autre regard sur une histoire commune. Comme le roman précédent, il est porté par une écriture fluide et épurée. La structure narrative va elle aussi à l'essentiel. Les personnages n'en sont pas moins attachants. La guerre occupe une place moins importante, en revanche, le carcan social est au premier plan, puisqu'il est question des choix qui s'offrent à une mère célibataire et son fils "bâtard", souffrant de la cruauté des autres enfants.

Un récit d'une simplicité désarmante et de nouveau, un vrai bonheur à la lecture.

112 p

Aki Shimazaki, Le Poids des Secrets Tome 2, Hamaguri, 2000

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24/04/2017

Masayuki Kusumi & Jirô Taniguchi, Le gourmet solitaire

manga_gourmet solitaire.jpgL'attention portée à l'oeuvre de Taniguchi cette année m'a fait repérer quelques titres prometteurs, moi qui ne connaissais cet auteur que de nom. Je pensais lire Quartier Lointain mais le dernier exemplaire venait de partir et j'ai opté pour Le Gourmet solitaire sur les conseils de la libraire. Je ne regrette pas du tout mon choix !

Le Gourmet solitaire, ce sont 18 chapitres et autant de rencontres gustatives et culturelles. Le personnage principal est un commercial célibataire, un loup solitaire qui, au gré de ses déplacements et sorties, nous fait partager le moment de son repas. Cela pourrait paraître ennuyeux à mourir mais, si vous vous intéressez ne serait-ce qu'un peu au Japon, vous devriez vous régaler avec cet album qui s'adresse beaucoup à nos papilles, mais pas que.

Côté repas, c'est une cuisine simple que l'on découvre, une cuisine du quotidien, souvent traditionnelle mais aussi parfois inspirée par d'autres pays. Des plats goûteux, avec des éléments récurrents (légumes au sel et surtout riz, un incontournable pour le personnage principal). On voit notamment souvent le repas dans son ensemble avec les commentaires qu'il inspire au protagoniste, fin gourmet. Autant vous dire qu'on a envie de déguster la vraie cuisine japonaise après avoir lu cet album !

Mais la cuisine est aussi un bon moyen de découvrir la vie de tous les jours, entre la recherche d'un lieu où manger, la découverte de restaurants et gargotes en tous genres ainsi que la clientèle, observée par notre héros culinaire. Quelques commentaires laissent voir l'abîme entre nos deux cultures, avec un portrait du Japon qui n'est pas toujours flatteur (statuts hommes-femmes, ouverture vis-à-vis des étrangers...).

On ne sait pas grand-chose du personnage principal qui interagit globalement assez peu avec son entourage mais, paradoxalement, il parvient à être assez touchant.

Cet album est un vrai coup de coeur pour moi. Je craignais de ne pas prendre autant de plaisir à la lecture d'autres titres de Taniguchi mais je viens de réaliser qu'il y a une suite au Gourmet solitaire. C'est donc par là que je poursuivrai ma découverte...

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200 p

Masayuki Kusumi & Jirô Taniguchi, Le gourmet solitaire, 1997

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22/04/2017

Kazuyo Toda et Chiaki Okada, Jour de Pluie

album_jour de pluie.jpgEncore une petite pépite dénichée au détour d'un rayon jeunesse, pendant que Petite Lou écoutait un conteur à quelques pas de là.

Dans Jour de Pluie, Akiko s'ennuie ferme, coincée à la maison à cause de la pluie. Elle rouspète jusqu'à ce qu'elle remarque une grenouille à la fenêtre, qui vient lui proposer de la suivre dehors pour s'amuser ensemble. Car quand vient la pluie, c'est la fête pour les batraciens. Akiko la suit, accompagnée de plusieurs doudous et jouets qui s'animent et sont eux aussi ravis de cette activité imprévue.

Une jolie histoire qui plaît beaucoup à ma fille - dont le moment favori reste l'arrivée de petites grenouilles venues se joindre à la fête, et qu'il faut retrouver en regardant attentivement des feuillages verts.

Les illustrations se prêtent très bien à l'univers enfantin décrit. Traits de crayon visibles, tons pastels, de la douceur et du réalisme, voilà qui accompagne à la perfection le récit.

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Une nouvelle délicieuse surprise nippone et une ode à l'imagination, à savourer quelle que soit la météo.

Publié aux Editions Bibi.

Lu dans le cadre de la LC Album jeunesse japonais.

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32 p

Kazuyo Toda et Chiaki Okada, Jour de Pluie, 2017 (édition française)

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17/04/2017

Yoko Ogawa, L'Annulaire

ogawa_annulaire.jpgYoko Ogawa est un auteur que j'affectionne particulièrement. Je l'ai d'abord découverte avec trois textes, un lumineux - La Formule préférée du Professeur, les deux autres plus dérangeants, Le Musée du Silence et L'Annulaire. Les ayant lus avant la naissance de blog, j'ai pensé que cette journée en hommage à Ogawa serait l'occasion de relire un de ces textes qui m'avaient marquée à l'époque.

Mon choix s'est finalement porté sur L'Annulaire, en partie parce que j'en avais un souvenir plus confus, mais aussi, avouons-le, parce que c'est un texte court et que je ne suis pas en avance dans mes chroniques japonaises de ce mois d'avril !

La narratrice, jeune femme d'environ 20 ans, trouve un travail chez M. Deshimaru, dans une impressionnante bâtisse où l'on fait des "spécimens". Les clients trouvent l'endroit sans publicité, lorsqu'ils ont vraiment besoin de faire un enfermer un objet associé à un souvenir particulier. Les spécimens une fois préparés sont stockés sur place et les propriétaires peuvent venir les voir, mais cela n'arrive pratiquement jamais. Tout peut être conservé : objets les plus insolites mais aussi musique ou encore un jour, une cicatrice. Le procédé reste mystérieux car M. Deshimaru n'ouvre pas la porte de son laboratoire à la narratrice, qui ne saura donc pas ce qu'il est advenu de la jeune fille ayant fait cette demande si particulière.

La jeune employée a elle même perdu une partie d'un doigt lors d'un précédent travail à l'usine et cette particularité semble fasciner son employeur, plus âgé, avec qui elle ne tarde pas à avoir une liaison. Entre eux, le rapport des forces est peu équilibré et l'ambiance est paradoxalement calme, apaisée mais aussi parfois malsaine, en raison de l'étrangeté des lieux et du personnage de M. Deshimaru.

Je crois que j'apprécie particulièrement cette facette d'Ogawa car j'avais également beaucoup aimé Le Musée du Silence, un peu dans la même veine. Un texte court qu'on peut volontiers recommander pour découvrir une partie de l'univers d'Ogawa ; rien qu'une partie cependant, car elle s'attache à des thèmes variés et ses textes ne sont pas tous aussi étranges.

Si vous voulez découvrir d'autres sources d'inspiration de cet auteur, voici quelques pistes avec mes précédents articles sur certains de ses romans ou nouvelles : 

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95 p

Yoko Ogawa, L'Annulaire, 1994

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15/04/2017

Ramona Badescu & Chiaki Miyamoto, Mon Panda

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Mon Panda, c'est le doudou perdu d'un enfant qui s'interroge tout au long de cet album sur ce qui a bien pu arriver à sa peluche. Il personnifie son doudou et émet des hypothèses sur ce qu'il a bien pu faire. Du quotidien au poétique en passant par l'humour, l'imagination du jeune narrateur nous fait entrevoir l'attachement qu'il a pour son petit panda.

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C'est un très joli album, original, empreint de douceur et de nostalgie. Les illustrations sobres en noir et blanc piquées de légères touches de couleur sont superbes. Il me semble qu'il a peut-être plus de chances de plaire aux parents qu'aux enfants. Il ne fait pas partie des favoris lors du choix de la lecture du soir en ce moment - mais le deviendra peut-être. Il est d'ores et déjà bien apprécié.

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Si la chute est un peu triste (l'enfant dit clairement que son panda est vieux et usé mais espère le retrouver), l'histoire est intelligemment menée et pourra peut-être rassurer les petits ayant perdu leur doudou favori. Il est préférable de l'imaginer vivant de fabuleuses aventures que perdu sous un banc ou donné à un autre enfant.

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De la tendresse, de la finesse et un graphisme inspiré de l'art traditionnel japonais. Une bien jolie rencontre !

Le site des éditions Belize

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25 p

Ramona Badescu & Chiaki Miyamoto, Mon Panda, 2008

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11/04/2017

Keigo Higashino, La Maison où je suis mort autrefois

higashino-la-maison-ou-je-suis-mort-autrefois-623808-264-432.jpgVoilà ma première expérience de polar japonais, avec ce roman encensé par la critique et récompensé par le Prix du Polar international de Cognac en 2010.

Sayaka sollicite son ex-petit ami (narrateur de cette histoire) afin de l'aider dans une quête personnelle. La jeune femme ne conserve aucun souvenir de ses années précédant l'entrée au primaire. Suite au décès de son père, elle a retrouvé une clef et un plan. Se souvenant que son père disparaissait parfois pendant plusieurs jours d'affilée autrefois, elle décide de retrouver la maison et espère que cela lui permettra de recouvrer la mémoire par la même occasion. 

Près d'un lac, ils découvrent ainsi une construction de style occidental, cachée entre les arbres. Le temps semble s'y être arrêté. Tous les réveils, horloges et montres indiquent la même heure. La poussière s'est déposée en couches épaisses. Une chambre d'écolier semble figée depuis des années. Le journal du petit garçon qui l'occupait s'est arrêté brutalement. La porte d'entrée est condamnée, il faut ainsi passer par une cave obscure pour accéder à la maison.

Qu'est-il arrivé aux occupants, qui semblent avoir disparu brutalement ? Quel lien avec Sayaka ou son père ?

Un roman policier qui sort des sentiers battus. On se prend même à frissonner à moment donné lorsque le soir tombe - a-t-on vraiment envie de passer la nuit là avec les protagonistes ? Difficile d'en dire davantage sans dévoiler l'intrigue mais voilà avant tout un roman à l'ambiance glaçante très réussie.

Lu dans le cadre de la LC : Un roman policier / thriller.

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256 p

Keigo Higashino, La Maison où je suis mort autrefois, 2010 (pour la publication française)

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07/04/2017

Série Midnight 'Diner : Tokyo Stories'

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Pour cette première séance ciné du vendredi consacrée aux séries japonaises, j'ai décidé de mettre à l'honneur Midnight Diner : Tokyo Stories, série diffusée par Netflix.

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Le pitch : dans une ruelle de Tokyo, lorsque le quartier s'endort et que les travailleurs ont terminé leur journée et rentrent chez eux, un patron ouvre sa gargote à partir de minuit, jusqu'au petit matin. Il propose peu de plats mais cuisine tout ce que ses clients lui demandent, à partir du moment où il a les ingrédients requis.

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Entrent des clients, des habitués ou de nouvelles têtes. A chaque nouvel épisode, un plat et un groupe de clients sont mis à l'honneur. On suivra les clients du jour en dehors du restaurant, le temps d'arriver à la chute, qui tient souvent du happy end. Le restaurant est en effet un vrai lieu de vie où échangent les clients et le patron, qu'ils se connaissent bien ou non. 

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Jusque-là, la série paraît plutôt classique. Mais si je vous dis qu'on y croise d'anciens acteurs de série à la Bioman, un fantôme encombrant, une célibataire tricotant pour séduire des hommes qu'elle connaît à peine, un savant fou attachant et bien d'autres personnages hauts en couleur, vous vous douterez bien qu'on ne s'ennuie pas une seconde en mettant les pieds dans ce petit restaurant.

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Une série atypique et un peu barge qui permet une immersion totale dans la culture japonaise, entre la vie nocturne à Tokyo, la cuisine mise à l'honneur ou encore les références à la culture populaire (et j'ai dû passer complètement à côté de nombreux détails). C'est aussi une série feel-good avec une jolie philosophie de la vie.

Le patron observe avec intérêt ou amusement ses clients, échange avec eux mais occupe toujours une place plus en retrait, jusqu'au dernier épisode où enfin une scène nous laisse deviner ce que peut être sa vie personnelle. Un personnage discret et attachant.

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La cuisine mise à l'honneur est une cuisine traditionnelle, simple, sans prétention, mais aussi goûteuse et généreuse. Beaucoup de plats ne manqueront pas de titiller vos papilles !

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Quant à moi, j'ai maintenant une folle envie de me promener de nuit dans cette si jolie ruelle et de pousser la porte de ce 'diner'.

Le billet élogieux d'Umamiam dont j'ai découvert avec plaisir le blog très intéressant, tourné vers le Japon. L'article en anglais de Jonathan Pelz.

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Série Midnight 'Diner : Tokyo Stories', 2009

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05/04/2017

Yana Toboso, Black Butler T3 (manga)

manga_black butler.jpgCeux qui suivent un peu les chroniques de votre fidèle et dévouée se souviendront peut-être de mes avis très mitigés à la découverte de la série Black Butler. Pourtant, de par son cadre d'inspiration victorienne, elle avait tout pour me plaire et me réconcilier avec les mangas, que je lis très peu. Malheureusement, les énormes aberrations historiques avaient eu raison de moi. De même, je n'avais pas du tout adhéré à l'humour, assez caricatural à mon avis. Pourtant, cette série de manque pas d'admirateurs.

Il aura fallu attendre le troisième tome pour que le déclic opère. Si je ne m'étais pas procuré les trois tomes d'emblée, je n'aurais sans doute pas renouvelé l'expérience, mais je suis désormais tentée de poursuivre l'aventure.

Black Butler, c'est l'histoire de ce majordome lié par un pacte diabolique à son maître Ciel, héritier de la maison Phantomhive. Ciel fait partie des chiens de garde de la reine, il doit ainsi veiller aux intérêts du royaume. Son majordome l'assiste dans cette tâche, résistant à l'épreuve des armes - qui ne font qu'abîmer ses vêtements impeccables. Dans le tome 3, Ciel a résolu l'affaire Jack l'Eventreur.

[Spoilers] Il découvre que sa tante est à l'origine des meurtres, assistée de Grell, un ange de la mort.

Sebastian et Grell vont se livrer un combat graphiquement très esthétique (bien que sanglant) tandis que la tante revient sur ses souvenirs. Cette intervention apporte une autre dimension au récit, lui donnant enfin la profondeur qui lui manquait. Peu de scènes à l'humour raté selon moi (malgré une qui m'a fait chercher mes sels en urgence), c'est un titre plus sombre que voilà.

Si je ne fais pas partie des inconditionnels de la série, me voilà prête à tenter le tome 4 !

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192 p

Yana Toboso, Black Butler T3 (manga), 2010

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