M.C. Beaton, T18, Agatha Raisin, Kissing Christmas Goodbye

Quoi de mieux qu’un roman de M.C. Beaton pour commencer les lectures de Noël ? C’est une Agatha Raisin quelque peu apaisée que l’on retrouve : bien occupée par les affaires de divorces et d’animaux perdus de son agence de détective, elle rêve d’un beau Noël blanc, après le désastre de l’année précédente, avec une dinde calcinée dans le four paroissial. Dès le mois d’octobre, la voilà qui planifie cet évènement, entre l’achat d’un énorme four, des virées à Londres pour trouver des décorations et des crackers dignes de ce nom, sans parler des traiteurs recrutés pour faire de cette soirée un moment parfait. Mais au milieu de ces préparatifs, deux évènements vont bousculer ces mois d’automne.

Pour remplacer Harry, parti étudier, Agatha Raisin recrute la jeune Toni, qui, derrière des dehors parfaitement policés, cache un contexte familial douloureux, entre un père inconnu, une mère alcoolique et un frère violent. Agatha va flairer un fort potentiel chez cette jeune recrue intelligente et chanceuse. Au-delà de leurs interactions dans le cadre de l’agence, Agatha va prendre Toni sous son aile et faire preuve d’un de ses étonnants élans de générosité, qui viennent effriter son image de quinquagénaire coriace.

En parallèle, Agatha Raisin reçoit un courrier de Mrs Tamworthy, propriétaire d’un manoir, d’un immense domaine et de tout le village de Lower Tapor. Cette nouvelle cliente soupçonne ses enfants de vouloir la tuer car elle les déshérite. Elle engage Agatha pour assister à son anniversaire, pensant qu’elle sera en danger ce jour-là.

Après avoir découvert Hamish MacBeth, l’absence totale de talent d’enquêtrice d’Agatha me semble plus criante encore. Elle a la bonne idée de creuser des pistes peu explorées par la police mais ne fait pas preuve d’une grande déduction et s’appuie sur des adjuvants efficaces et quelques coups de chance. On ne peut pas dire qu’elle soit d’une grande aide à Mrs Tamworthy, mais cela ne semble pas particulièrement la tourmenter. Néanmoins, comme toujours, on retrouve avec plaisir les délicieux personnages les plus attachants ou drôles de la série et on savoure cette enquête sympathique, un petit thé de Noël à portée de main. J’ai savouré le bouquet final, avec cette soirée de Noël tant attendue. Un petit bonbon de Noël !

Ma première participation (mais pas la dernière !) au challenge Il était 7 fois Noël de Chicky Poo et Samarian. Et une nouvelle publication pour le Challenge British Mysteries, dans le cadre duquel nous sommes plusieurs à lire des polars de Noël British ce mois-ci.

310 p

M.C. Beaton, T18, Agatha Raisin, Kissing Christmas Goodbye, 2007

7 thoughts on “M.C. Beaton, T18, Agatha Raisin, Kissing Christmas Goodbye

  1. Ohlala j’ai commencé à lire ton article mais je n’en suis pas du tout à ce tome.
    J’aurais peut-être rattrapé mon retard d’ici Noël prochain. Ca doit être amusant de passer Noël en compagnie d’Agatha.

  2. Je l’ai lu il y a longtemps en VO, en te lisant, je m’aperçois que j’ai tout oublié de l’intrigue, la seule chose que je n’ai pas oublié, c’est qu’Agatha m’était sortie par les trous de nez et que je n’avais pas trouvé assez d’ambiance de Noël… Je le relirai peut-être quand j’aurai lu les tomes précédents maintenant que la série se trouve en français.

  3. Je suis terriblement en retard dans la lecture des Agatha Raisin, quelle honte! Mais en même temps, ils sortent beaucoup trop vite! J’aurais adoré lire celui-là pour les fêtes mais je m’interdis de les lire dans le désordre, donc j’ai téléchargé la nouvelle gratuite « Le noël d’Agatha » (puisque c’est, en quelques sortes, un « hors-série », je n’ai pas l’impression de tricher dans la lecture chronologique que je me suis imposé) 😉

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