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30/06/2015

Exposition Les Tudors au Musée du Luxembourg

tudors.jpegCela fait environ deux mois que j'ai découvert l'exposition consacrée aux Tudors au Musée du Luxembourg. J'espère m'en souvenir suffisamment au moment de rédiger cet article !

L'exposition rappelle en guise de préambule l'engouement suscité par les Tudors, auxquels on a consacré récemment une série, plusieurs films, sans parler de documentaires, biographies et romans divers et variés. L'idée est de présenter les souverains de la dynastie et d'aider le néophyte à faire la part du vrai.

On découvre successivement chaque monarque, à travers la salle qui lui est consacrée. A plusieurs endroits, des arbres généalogiques aident le visiteur perdu à se repérer dans les mariages et les fratries. Les textes d'introduction à l'entrée de chaque salle permettent de découvrir les principaux faits à connaître sur chaque règne, tandis que des explications apportent un éclairage sur des objets qui, sinon, pourraient laisser le visiteur un peu perplexe ou tout simplement, passer inaperçus. Certains tableaux sont notamment décrits de façon à ce que les différents symboles qui y figurent soient bien décryptés.

J'ai trouvé l'exposition pédagogique ; elle permet de balayer les principaux faits marquants de la période et invite à pousser la découverte plus loin. Outre la politique intérieure, la géopolitique est abordée, notamment à travers les liens entretenus avec les souverains français sur la période.

Les objets présentés sont intéressants. Quelques-uns rappellent le rapport qu'entretient cette époque avec les arts depuis le XIXe. A l'entrée, par exemple, le manteau porté par Cate Blanchett dans le film consacré à Elizabeth I ; plus loin, on croise Camille Saint-Saëns avec son opéra inspiré d'Henri VIII. Beaucoup d'attention est également portée à l'art du portrait et la façon dont il servait à retraduire le statut et la puissance des différents monarques. On y découvre ainsi les méthodes de communication des Tudors.

Malgré tout, et même si j'ai pris tout mon temps pour lire chaque notice et observer chaque objet, l'exposition est assez courte et un peu frustrante. Je m'attendais notamment à croiser davantage Shakespeare ou à en apprendre plus sur l'essor des arts à l'époque élisabéthaine. On se concentre ici essentiellement sur les rois et reines et ce qui les concerne directement. Le reste est survolé, voire passé sous silence. Intéressant mais succinct, donc.

A recommander à ceux que la période attire, mais qui n'ont pas de connaissances déjà très approfondies sur le sujet. Pour prolonger l'exposition, j'ai opté pour le Hors série Connaissance des Arts et ne regrette pas mon choix (articles intéressants, bonne qualité des impressions).

L'avis de Praline.

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09/08/2013

Exposition Titanic

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A peine mes vacances commencées, je me suis rendue en compagnie de Titine à l'exposition Titanic, qui se tient actuellement Porte de Versailles à Paris. Voilà une exposition que j'avais très envie de découvrir, et qui en vaut la peine ! Une fois nos cartes d'embarquement nominatives en poche, nous étions prêtes à monter à bord !

A travers un parcours intelligemment dessiné, le visiteur (re)découvre l'histoire tragique du navire : contexte historique, structure et particularités du navire, jusqu'au naufrage.

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Les premières salles visent à présenter la France de 1912 ainsi que quelques hommes et femmes qui, parfois par l'effet d'un malheureux hasard, se sont retrouvés à bord du Titanic. Des illustrations et exemples donnent une meilleure idée des dimensions du navire : le dessin le comparant à la Tour Eiffel, les énormes rivets récupérés sur les lieux du naufrage, les photos des salles des machines.

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Puis nous empruntons un ponton et pénétrons à bord du Titanic, en traversant le couloir des premières classes, reconstitué pour l'occasion. Nous allons ainsi, pas à pas, découvrir les principales salles du vaisseau (le fumoir pour ces messieurs, la bibliothèque pour ces dames...), à travers des décors partiellement ou totalement reconstitués et complétés de vitrines dans lesquelles reposent des objets remontés à la surface. Lorsque nous nous promenons parmi les salles de 1ère classe, les violons insouciants nous accompagnent, mais en 3e classe, le vrombissement des machines se fait nettement ressentir. En 1ère et en 2nde, les plats à la carte sont pratiquement identiques. Les places sont plus chères pour tous et la classe de 2nde coûte autant qu'un billet de 1ère sur d'autres vaisseaux ; la salle de restaurant est si luxueuse que le premier jour, bien des voyageurs de seconde rebroussent chemin en pensant s'être trompés de lieu. En 3e, les conditions sont bien meilleures que sur les autres navires, avec un confort correct et des cabines semi-privées en remplacement des dortoirs habituels à l'époque.

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La nuit du naufrage est mise en scène dans une grande salle obscure. Un mur de glace nous permet de nous rendre compte de la température qui régnait cette nuit-là, la plupart des décès ayant eu lieu par hypothermie, non par noyade. Une vidéo en 3D met en scène l'épave dans son état actuel. Les instruments à disposition des marins sont présentés... de même que des petites jumelles semblables à celles qui avaient été égarées lors du départ, ce qui explique également pourquoi les blocs de glace ont été vus trop tard. A la fin, une liste des survivants et des morts permet de se rendre compte des pertes humaines si importantes, notamment en 3e et parmi le personnel de bord, où les morts sont bien plus nombreux que les survivants.

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Si l'histoire tragique du Titanic vous intéresse, je ne peux que vous recommander cette exposition vraiment passionnante.

Merci à Xavier d'Attitude.Net pour cette invitation !

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Exposition Titanic, Paris, 2013

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12/12/2011

Expositions Rodin et Pompéi

rodin saisie du modele.jpgCes derniers temps j'écris un peu moins ici, car outre ma vie follement remplie je passe mon temps libre en Angleterre avec Dickens ou Christie en vue du mois anglais, qui approche à grand pas. En attendant, j'avais envie de partager avec vous deux expositions vues récemment à Paris.

Il y a quelques semaines j'ai eu la chance de voir la nouvelle exposition Rodin "La saisie du modèle" lors d'une soirée privée. Je n'y serais sans doute pas allée si je n'avais pas eu un peu par hasard une invitation, car je connais assez mal l'oeuvre de Rodin et ai tellement de retard en matière d'expos et de films que ce n'était pas une priorité pour moi. J'ai passé une excellente soirée mais ne suis pas totalement conquise par les 300 dessins de Rodin. Le corps féminin est le sujet central, voire exclusif de cette exposition. Plusieurs phases se succèdent mais les dessins se ressemblent énormément ; beaucoup évoquent davantage des croquis que des oeuvres abouties. Ceux de la première période sont d'ailleurs mes favoris : les contours des corps restent flous, tous les traits sont laissés et insufflent de la vie aux personnages qui semblent presque en mouvement. Une exposition qui malgré tout se destine surtout aux admirateurs de l'artiste ou aux plus avertis car elle pourra peut-être lasser le grand public par le caractère répétitif des sujets et des scènes. Une oeuvre à caractère érotique, où les poses les plus osées sont assorties de commentaires cliniques de type "femme de face, la main en l'air et le pied droit rodin_pieuvre.jpgpassé au-dessus de la tête". Quelques scènes saphiques et, avec le passage du temps, une oeuvre de plus en plus crue : notons ainsi cette monstrueuse pieuvre sanguinolente entre les cuisses d'un des modèles. Beaucoup de pièces intéressantes quoi qu'il en soit. Si vous êtes curieux vous aussi passerez un bon moment. Le caractère un peu insolite de ma visite a ajouté au charme de la soirée : autour de nous je n'entendais parler que de "toile que je dois exposer là", "de séries de tableaux qu'untel vient de nous acheter", "de projets d'architecture" et de remarques pertinentes ou suffisantes de personnes fondamentalement conquises par cette exposition "re-mar-qua-ble" ! Cependant, je dois dire que j'ai trouvé la production de Rodin très inégale... dans cette exposition cohabitent des dessins plus ou moins aboutis et très franchement, si certains n'étaient pas signés de la main de l'artiste je doute de l'intérêt que leur réserverait le public.

exposition-pompei-musee-maillol.jpgDeuxième exposition et un vrai coup de coeur, celle consacrée à Pompéi au Musée Maillol. Là encore, je n'aurais pas songé à m'y rendre sans l'enthousiasme contagieux de mon oncle de passage à Paris. Si vous vous intéressez ne serait-ce qu'un tant soit peu à Pompéi, sa fin tragique et ses ruines découvertes alors que la ville disparue faisait figure de légende, je vous recommande chaudement d'aller consacrer quelques heures au musée Maillol lors du prochain dimanche pluvieux. Cette exposition a de nombreux mérites. Les objets présentés sont dans un état de conservation remarquable (largement supérieur à celui d'objets plus récents, à ma grande surprise). Les objets du quotidien (ustensiles de cuisine finement ouvragés, bijoux parfaitement exécutés et curieusement contemporains...) côtoient des éléments de décoration (superbes fontaines, tableaux...), une pièce met en scène trois pans de murs décorés, une autre présente un très beau sol en mosaïque. Car l'exposition vise à faire revivre une maison de Pompéi, présentant dès l'entrée une maquette, tandis que la dernière salle nous permet d'écouter un morceau antique, après avoir vu une série d'objets et statues à caractère érotique, dont une curieuse statue hermaphrodite. Les moulages de trois corps  sont également exposés. Les explications données tout au long du parcours sur les panneaux de présentation sont très claires. Enfin, une salle de projection présente une reconstitution de maisons en 3D et évoque rapidement la catastrophe, annoncée par des tremblements de terre mais qui malgré tout surprit les habitants, incapables de comprendre les signes que leur adressait le volcan. Une exposition qui, de par la très grande qualité des objets présentés et son caractère pédagogique mérite vraiment le déplacement. Quelques photos chez AnneMamosa.

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Raanan-levy-visuel1.jpgA noter au passage que le musée accueille en même temps une exposition consacrée à Ra’anan Lévy. Personnellement je reste sceptique. Toutes les toiles se ressemblent, avec ces portes ouvertes qui créent des effets de perspective et de déséquilibre (il y a quelque chose de dérangeant dans ce manque de symétrie, en ce sens les toiles sont intéressantes). Une toile est sympa à voir mais plusieurs, je ne sais pas ! Les toiles portent des titres qui se veulent inspirés, comme une bouche d'égout évoquant le "nombril du monde" si je me souviens bien. Si vous avez un peu de temps en quittant Pompéi, pour les curieux insatiables !

20/03/2011

Salon du Livre 2011

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Eh oui mes amis, ce week-end se tient le Salon du Livre à Paris et, ô surprise, j'y étais ! Je m'y suis rendue hier et c'est enfin remise de cette après-midi chargée (et après avoir profité du printemps qui semble être arrivé aujourd'hui) que je fais ce petit récapitulatif de ma visite.

Tout d'abord un bilan (prise en flagrant délit) :

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Ci-dessous :

Ana Maria Matute, Paradis inhabité (Madrid + éditions Phébus + auteur espagnol renommé => il m'était impossible de lutter contre de tels arguments)

Song Yang, Matous et Pingouins (une BD choisie en raison de son sujet philosophique)

Knut Hamsun, Victoria (que je voulais lire depuis très longtemps)

Johanna Sinisalo, Oiseau de Malheur (j'avais beaucoup aimé "Jamais avant le coucher du soleil" et le sujet de ce dernier roman me tentant, j'ai profité de la présence de l'auteur pour replonger en terre inconnue - a priori sans troll hypersexué).

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Janet Frame, Le Messager, 3e tome de son autobiographie : une découverte due au hasard pour être honnête, mais ce tome traitant de son arrivée à Londres, j'ai préféré me passer des deux premiers, d'autant plus qu'en feuilletant j'ai vu qu'on pouvait les lire de façon indépendante.

Michael Collins, La filière émeraude : j'avais envie de lire cet auteur depuis un bout de temps et ne savais pas qu'il était présent au salon. Etant tombée par hasard sur lui, j'ai suivi son conseil en me procurant ce livre (sachant que j'ai déjà La Vie Secrète de E. Robert Pendleton).

Mathias Enard, Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants : à vrai dire c'est la couverture qui m'attirait à l'origine mais après avoir entendu beaucoup de commentaires positifs sur ce roman parmi mon entourage, je me suis décidée à le lire et j'ai profité là aussi de la présence de Mathias Enard au salon pour le faire dédicacer.

Françoise Cloarec, Séraphine : une rencontre un peu due au hasard car je ne connaissais pas du tout cet auteur. J'ai depuis réalisé qu'un film avait été tiré du roman que je suis en tout cas curieuse de lire.

Herbjorg Wassmo, Mon péché n'appartient qu'à moi : car je savais que l'auteur serait présent au salon et je voulais depuis longtemps lire ses deux "sagas".

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Je suis également repartie avec quelques petits cadeaux des éditeurs :

Le Best Of BD Ciné, qui reprend en BD et musique quelques grands classiques du cinéma (Gene Kelly, Marlene Dietrich, Marilyn Monroe...)

Deux carnets Actes Sud et un carnet Buchet Chastel

La Bouteille endiablée de R.L. Stevenson, offerte par les éditions Phébus à l'occasion du Salon.

Deux marque-pages, des éditions Gaïa et Actes Sud

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Mais le salon du livre, c'est aussi l'occasion de rencontrer des auteurs...

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Françoise Cloarec

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Mathias Enard

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Anne-Marie Garat (que souhaitait rencontrer mon père, qui a lu presque tous ses livres)

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Michael Collins, qui a souhaité savoir ce que j'avais acheté (il est vrai que j'étais bien chargée). J'ai découvert au passage qu'il était irlandais, alors que j'étais persuadée à l'origine qu'il était américain (my mistake).

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Johanna Sinisalo, qui m'a expliqué que deux de ses livres n'avaient pas été publiés en France car ils traitaient de sujets propres au Danemark (pour résumer nous n'y aurions rien compris). J'ai hâte de lire ce nouvel opus !

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Herbjorg Wassmo, qui a eu la gentillesse de dédicacer le livre que je venais d'acheter mais aussi Cent Ans, que j'avais reçu dans la semaine.

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Song Yang est chinois, scénariste et dessinateur de BD. Je ne connaissais rien à la BD chinoise, je vais donc découvrir de nouveaux horizons !

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Ci-dessus le voilà en train de me dédicacer un de ses albums. Et ci-dessous le résultat :

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Magnifique, n'est-ce pas ?

stand gaia actes sud.jpg Au final, de longues heures denses, des moments où je fuyais la foule et en fin de journée, des pieds en compote, mais encore une fois de bien agréables moments avec des auteurs souriants et pour la plupart ravis de parler de leurs romans ou parfois de choses et d'autres. L'occasion aussi de voir Solène du Cherche-Midi (qui est vraiment adorable et dont j'apprécie beaucoup la théorie du bocal) et Béatrice des éditions Gaïa, ainsi que trois charmantes blogueuses : Isil (qui n'aimerait certainement pas qu'on la qualifie de la sorte, mais c'était tentant), Cryssilda et Stephie.

Une récidive, puisque j'y étais déjà :

Salon du Livre 2007

Salon du Livre 2008 - 17 mars

Salon du Livre 2008 - 18 mars

Salon du Livre 2010

Rendez-vous pris pour l'année prochaine !

27/05/2010

En flânant...

Pour la plaisir des yeux, quelques expositions où je me suis récemment promenée...

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Exposition Turner, Grand Palais, Paris, 2010
Exposition Edvard Munch, La Pynacothèque, Paris, 2010
Exposition Lucian Freud, Centre Pompidou, Paris, 2010
Exposition Dreams, Centre Pompidou, Paris, 2010

30/09/2009

De Giorgione à Tiffany

Giorgione_Tempete.jpgJ'ai reçu récemment Les Mémoires de Giorgione dans le cadre de l'opération du Livre de Poche. Je l'ai curieusement reçu beaucoup plus tard que d'habitude, ce qui ne m'a pas permis de le lire aussi attentivement que je l'aurais voulu, d'où ce billet particulièrement court qui me permet juste de faire un clin d'œil au livre.

Cette biographie romancée revient sur le parcours du peintre du XVe-XVIe siècle Giorgio de Castelfranco. Voilà un artiste un peu oublié remis au goût du jour par Claude Chevreuil. Là où les détails manquent, l'auteur n'hésite pas à gommer les zones d'ombre en offrant au lecteur un roman historique qui intéressera les amateurs de peinture et de récits riches en anecdotes. Le texte est aussi l'occasion de s'arrêter sur des toiles et de les livrer à l'interprétation. Je pense en reparler sur mon blog.

L'avis de Claudia Lucia, avec des illustrations.

 

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Je profite de ce billet pour vous inviter à aller voir la très belle exposition Tiffany au Palais du Luxembourg à Paris. Beaucoup d'objets magnifiques et de superbes vitraux, dans une exposition plutôt bien agencée et bien documentée. Attention, l'exposition occupe deux grandes salles mais les jours d'affluence, il faudra sans doute s'armer de patience pour profiter des plus petites vitrines. Le guide officiel de l'exposition de Paris Match comprend de superbes photos, mais le Hors-Série de L'Objet d'art est beaucoup plus complet. Ce sont les deux guides qui m'ont le plus plu.

On en parle sur ce site assez génial sur les expos à Paris.

 

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