Le Fantôme du Château (Film)

Dans la lignée des Casper et autres gentils fantômes, voici Hui Buh, fantôme de son état depuis cinq siècles. Hui Buh, ancien chevalier, a eu la mauvaise idée de tricher aux cartes et de rouler un Médieval patibulaire et crasseux. Résultat, après menaces, coups d’épée et un brin de gymnastique, notre sympathique joueur est frappé par la foudre et revient pour hanter les lieux. Choqué de voir un fantôme, son adversaire recule jusqu’à tomber en arrière à travers une fenêtre. Longue chute dans une gorge profonde, et voilà un ennemi de moins. Quoi que.

Cinq-cents ans plus tard donc, arrive le roi Jules XI, un jeune homme plutôt séduisant, bien que foncièrement ridicule. C’est le dernier descendant de la lignée. Le voilà qui débarque à l’improviste dans le château poussiéreux, occupé jusqu’ici par un majordome et notre fameux Hui Buh. Ce dernier entend bien se débarrasser de l’intrus, qui a décidé d’organiser une fête le jour même pour accueillir la Comtesse Leonora, en vue de fiançailles.

Les choses vont rapidement se compliquer pour Hui Buh et Jules.

S’ils cherchent initialement à se débarrasser l’un de l’autre, tous deux vont devoir s’allier contre divers ennemis visant à les chasser hors du château. Pire encore, notre sympathique ami spectral est menacé du châtiment suprême : être jeté dans la soupe aux fantômes.

Une alliance qui n’est pas sans surprise, et qui les conduira notamment au royaume des morts (avec une serpillère sur la tête pour tout camouflage).

Nous découvrirons également l’administration des fantômes, pour le moins poussiéreuse et absurde.

Nous entrerons dans des salles d’examen pour fantômes non diplômés.

Des lieux gérés d’une main de fer par des militaires tombés au champ d’honneur (du moins on le suppose en voyant le petit accroc sur l’uniforme du plus âgé).

Un film germanique sympathique et amusant, où le fantôme est d’une grande maladresse, au point qu’on lui conseille de cesser de jouer au fantôme. Un comble pour un ectoplasme !

N’en attendez pas un grand film, ni un classique du genre. Ne cherchez pas de héros, mais bien des anti-héros. De l’humour, mais rien d’hilarant. Des frissons, forts douillets. Une intrigue faite de quelques rebondissements, plus ou moins bien ficelés.

D’après les dates énoncées (mort de Hui Buh en 1399, il y a 500 ans), nous sommes à la toute fin du XIXe siècle lorsque se déroule l’histoire. Une information pour le moins utile car si vous comptez vous appuyer sur les styles vestimentaires et autres indicateurs temporels pour deviner la période, vous risquez d’être pour le moins déroutés par la cacophonie de styles. Au point que je pensais au début que le film traitait de notre époque, avec quelques costumes dépassés pour le folklore – après tout, nous voilà dans un vieux château branlant, dernier domaine d’une lignée monarchique de pacotille…

Ce n’est certes pas un grand film, vous l’aurez compris, mais il se laisse regarder. Un divertissement agréable en cette période halloweenesque.

 

 

Le Fantôme du Château, Film de Sebastian Niemann, 2006

12 thoughts on “Le Fantôme du Château (Film)

    1. En fait, je ne le recommanderais pas pour les jeunes enfants, je dirais plutôt à partir de 12 ans quand même car le pays des morts est impressionnant… même si c’est assez drôle pour un adulte.

    1. Oui c’est vrai pour le pays des morts ! C’est plus gentillet, le fantôme étant beaucoup plus lisse que Beetlejuice !

      1. mdr…oui Bettlejuice, on ne peut pas faire pire…mais aussi l’interaction entre le couple fantome et les nouveaux habitants…;)

        1. Oui, à la rigueur on s’en rapproche déjà un peu plus ! Ce qui complexifie la chose ici c’est que la comtesse est une espèce de sorcière qui collabore avec un mort pour récupérer la château.

    1. Ce n’est pas un grand film mais il y a pas mal d’éléments sympa. Je ne l’aurais pas vu s’il n’était pas à la médiathèque mais je suis contente de l’avoir découvert.

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