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06/11/2017

Sibéal Pounder, T2, Malicia Peps et la Sorcière Suprême

pounder_maliciap peps tome 2.jpgAprès Concours à Canal Sorcière, dans lequel la jeune Malicia découvre qu'elle est une sorcière et rejoint leur pays, Goutteterre, voilà une deuxième aventure tout à fait dans l'esprit de la première.

A l'issue du premier tome, la nouvelle amie de Malicia, Peggy, est devenue sorcière suprême de Goutterre, au détriment de Félicité Noctule, sordide enfant qui n'accepte pas sa défaite et compte bien gouverner ses congénères. Alors que Malicia passe des vacances avec sa toute nouvelle famille adoptive, elle apprend que Peggy a disparu. Tout ce deuxième roman portera sur la recherche de Peggy et la lutte contre Félicité Noctule, qui n'a pas dit son dernier mot.

Un roman toujours aussi rafraîchissant qui se laisse dévorer en un rien de temps, même s'il ne bénéficie plus de l'effet de surprise du premier tome. L'univers créé par Sibéal Pounder est très original et fabuleusement illustré par Laura Ellen Anderson. Néanmoins, avec un peu d'objectivité, ce roman est en quelque sorte un "bis" du premier puisque Malicia et ses compagnons de route sillonnent le monde de Goutteterre à la recherche de Peggy, tout comme elles l'ont fait pour gagner la guerre des sorcières. Cela n'empêche pas cette lecture de rester très plaisante, d'autant plus que certains endroits imaginés par Sibéal Pounder méritent bien plusieurs visites. Et puis, tout de même, on apprend qui est la mère de Malicia. On pressent vite que le troisième tome tournera du moins en partie autour d'elle. 

J'aurais adoré découvrir ce roman vers 9 ou 10 ans. J'étais déjà une grande lectrice (peut-être plus encore) et je raffolais de ce type de roman. J'ai beau avoir emprunté cette série à la médiathèque, j'ai en tête de l'offrir dans quelques années à Petite Lou, qui, pour l'instant, semble partager mon amour des livres - une contagion familiale qui sévit génération après génération.

Voyons si je parviens à lire le 3e tome avant la fin du challenge Halloween !

253 p

Sibéal Pounder, T2, Malicia Peps et la Sorcière Suprême, 2015

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23/10/2017

Sibéal Pounder, Malicia Peps, T1, Concours à Canal Sorcière

 Sibéal Pounder, Malicia Peps, T1, Concours à Canal Sorcière  / Illustrations de Laura Ellen Anderson, challenge halloween, challenge halloween 2017, sorcieresJ'ai lu le 1er tome de Malicia Peps Concours à Canal Sorcière, en début d'année. J'aurais dû le chroniquer de suite (d'ailleurs c'était l'intention, mais c'est comme ça que des livres lus un ou deux ans plus tôt en vue d'un challenge ne sont jamais présentés). Bref, je viens de dévorer le tome 2 et, celui-ci me laissant avec moult questions en attente, j'ai profité de mon après-midi libre pour aller emprunter le tome 3.

Malicia Peps est une orpheline vivant avec une vieille femme acariâtre qui la tyrannise. Mais un jour, une fée lui demande de la suivre dans un autre monde en empruntant une canalisation. Ni une, ni deux, voilà Malicia aspirée dans un univers qui n'est pas le sien. Tout y est noir et blanc, les canalisations innombrables qui peuplent le cible laissent tomber quelques gouttes, expliquant l'humidité qui règne en ce pays. Au-dessus de chaque filet d'eau, il y a une canalisation qui mène à une maison d'En-Haut (p 23).

Un paysage tout en noir et gris, sans la moindre touche de couleur, s'offrait à elle. Mais rien n'y était fade ou triste, bien au contraire. Émerveillée, Malicia aperçut au-dessus de sa tête des nuages noirs et duveteux, comme bordés d'argent. Les étals qui s'étendaient à perte de vue, les vertigineux bâtiments construits en pierre lisse étaient noirs également. De minces filets d'eau coulaient depuis le ciel, mais ça ne ressemblait pas à de la pluie : on aurait dit que quelqu'un, là-haut, n'avait pas bien fermé un robinet (p 19).

Malicia n'est pas au bout de ses surprises et découvre qu'elle doit participer à la guerre des sorcières. La gagnante deviendra sorcière suprême et règnera sur Gouteterre pendant plusieurs années.

Cette série n'est pas loin d'être un coup de coeur. Je regrette de ne pas avoir eu la chance de la découvrir très jeune lectrice car j'aurais adoré. Je pense que j'offrirai la série à mes filles lorsqu'elles seront en âge de la lire.

L'auteur fait preuve d'une imagination débordante et nous livre un monde hautement original, où la magie du quotidien nous fait aller de surprise en surprise, par exemple lorsqu'une petite chaussure peut devenir une splendide maison ou le Grand départ de méchantes sorcières expliquer le vol des couleurs de Goutteterre. 

Soudain, tous les rayonnages se mirent à trembler, et un BANG ! retentit : aussitôt, les couvertures de tous les ouvrages prirent des teintes chatoyantes, turquoise, orange et violet, et de délicates gravures apparurent (p49-50).

Comment expliquer les visages cabossés et les vilains boutons des sorcières : En temps normal, les sorcières sont telles que tu les vois ici. C'est le voyage jusqu'à ton monde qui les transforme ! Pour venir vous voir, elles passent par les canalisations ! (p23)

L'action est rythmée, les péripéties s'enchaînent. Au passage, Malicia se fait des amies et des ennemies, tout autant de personnages pleins de relief. Difficile de faire un billet après plusieurs mois mais force est de constater qu'en lisant le tome 2 je me suis souvenue de l'essentiel du tome précédent... c'est un signe !

Enfin, tout comme Amandine Malabul ou les Sacrées sorcières de Roald Dahl, ce roman est accompagné d'illustrations exquises qui contribuent à créer tout un univers. Un régal pour les yeux !

 

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255 p

Sibéal Pounder, Malicia Peps, T1, Concours à Canal Sorcière  / Illustrations de Laura Ellen Anderson, 2015

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18/10/2017

I. Chabbert & S. Lefèbvre, L'Etrange Boutique de Miss Potimary, T1, La Boîte à secrets

BD_miss potimary_T1_01.jpgPour cette nouvelle rencontre BD du challenge Halloween, j'ai jeté mon dévolu sur le premier tome de L'Etrange boutique de Miss Potimary, acheté sur un coup de coeur dans une librairie que j'apprécie beaucoup.

Pour ses neuf ans, Betty reçoit un appareil photo et une somme d'argent avec laquelle elle décide de s'offrir une boîte à secrets japonaise. Mais lorsqu'elle parvient à l'ouvrir, elle se retrouve aspirée dans un autre monde : projetée à l'époque de ses parents, et passant justement pour sa mère, Betty peut désormais voir les fantômes et fait la rencontre d'un de ses aïeuls. Elle ne tarde pas à tenter de lui venir en aide, malgré les dangers qui l'attendent.

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On ne va pas se mentir, j'ai d'abord craqué pour la superbe couverture. Et si vous l'aimez vous aussi, vous fondrez pour l'univers graphique de ce très joli album. Dégradés de couleurs dans des tons proches du sepia (avec un petit côté suranné très agréable), nombreux détails nous renvoyant à chaque époque... nos yeux se régalent ! L'histoire quant à elle tient la route et se lit avec plaisir. Mon seul regret : la facilité avec laquelle Betty vient à bout d'un fantôme qui terrorise ses semblables (mais c'est vrai qu'avoir à portée de main une tombe déjà creusée pour y pousser le grand méchant, ça aide !).

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Je succomberai certainement au tome suivant.

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Ingrid Chabbert & Séverine Lefèbvre, L'Etrange Boutique de Miss Potimary, T1, La Boîte à secrets, 2017

 

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06/06/2017

Dobbs & C. Regnault, L'Homme Invisible, T1

album_homme invisible.jpgAdapté du roman de H.G. Wells, cet album a de suite attiré mon oeil en librairie par sa superbe couverture. J'avais déjà repéré d'autres titres inspirés de l'univers de Wells au sein de cette même collection mais je n'avais pas été autant tentée que cette fois-ci. Il faut dire que de l'homme invisible, je n'ai pour l'instant que l'image vague de la vieille série - que je n'ai jamais vue. Cet anti-héros classique fait partie des quelques derniers monstres victoriens qu'il me reste à découvrir et je n'avais qu'une idée des plus vagues sur ce personnage avant d'ouvrir cet album.

Dans le petit village d'Iping, un mystérieux étranger vient s'installer à l'auberge. Il suscite la curiosité par son accoutrement, ses bandelettes et les drôles de lunettes qu'il porte. Dans un premier temps, la propriétaire des lieux suppose qu'il s'agit d'un pauvre bougre mais bientôt, les ragots vont bon train. Pourquoi ces bandelettes ? Pourquoi ne va-t-il jamais à la messe ? Quelles sont ses fioles, quels sont ces nombreux instruments qui encombrent le salon qu'il occupe ? Sa rudesse et le fait qu'il demande à être laissé tranquille n'arrangent rien. 

Une fois le décor plutôt sombre planté, la situation se dégrade. Surnaturel, ragots de village, anti-héros dont on ne sait pas encore si on le déteste ou si on le comprend, voilà de quoi est constitué le tome 1 de L'Homme invisible. Un album servi par des illustrations puissantes qui m'ont fait penser à l'univers de Lovecraft.

Une belle invitation à découvrir le roman de Wells (je me souviens surtout avoir lu La Guerre des Mondes en me forçant un peu, mais il était déjà plus loin de mes sujets de prédilection). Cet album sera complété d'un 2e tome à paraître.

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Dobbs & C. Regnault, L'Homme Invisible (inspiré de H.G. Wells), T1

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28/04/2017

Aki Shimazaki, Le Poids des Secrets T2, Hamaguri

shimazaki_hamaguri.jpgJ'ai manqué le jour de la lecture commune consacrée à la pentalogie Le Poids des Secrets mais, le Mois au Japon touchant à sa fin, je triche un peu en antidatant mon billet afin de pouvoir partager avec vous mes dernières lectures nippones.

Deuxième tome de la pentalogie, Hamaguri est en quelque sorte le miroir du 1er tome, dans lequel la narratrice racontait un secret de famille à sa fille dans une lettre posthume. Elle y évoquait notamment le jeune fils de ses voisins, lorsqu'elle était adolescente pendant la 2e guerre mondiale et notamment, lors des bombardements américains. Dans ce nouvel opus, c'est le jeune voisin qui s'exprime. C'est désormais un homme âgé, qui n'a pas oublié son amour de jeunesse. On lit ce tome avec d'autant plus d'intérêt que l'on connaît d'avance le secret que cet homme mettra toute sa vie à comprendre.

Hamaguri porte un autre regard sur une histoire commune. Comme le roman précédent, il est porté par une écriture fluide et épurée. La structure narrative va elle aussi à l'essentiel. Les personnages n'en sont pas moins attachants. La guerre occupe une place moins importante, en revanche, le carcan social est au premier plan, puisqu'il est question des choix qui s'offrent à une mère célibataire et son fils "bâtard", souffrant de la cruauté des autres enfants.

Un récit d'une simplicité désarmante et de nouveau, un vrai bonheur à la lecture.

112 p

Aki Shimazaki, Le Poids des Secrets Tome 2, Hamaguri, 2000

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03/04/2017

Aki Shimazaki, Le Poids des Secrets T1, Tsubaki

shimazaki_tsubaki.jpgCela fait des années que j'avais envie de lire Le Poids des Secrets d'Aki Shimazaki - depuis 2007 si j'en crois ma wish list en ligne ! L'an dernier, les billets de Romanza ont agi comme une petite piqûre de rappel. Je viens donc de lire Tsubaki, premier récit de cette pentalogie.

A sa mort, Yukiko laisse à sa fille deux lettres : l'une destinée à un frère dont on ignorait l'existence, l'autre racontant son adolescence pendant la Seconde Guerre mondiale. 

Dans ce court roman, Yukiko révèle un secret familial pesant, qui l'a tout autant marquée que l'explosion de la bombe atomique dont elle a été témoin.

Tout en finesse, Tsubaki (Camélia) nous livre les souvenirs d'une femme toute jeune pendant la guerre, travaillant à l'usine pour aider son pays, croisant des prisonniers américains sur son chemin. Une jeune femme également éprise de son voisin, qui a soif de vivre dans un contexte oppressant - car on pressent la défaite du Japon et quant au lecteur, il sait déjà qu'une bombe atomique ravagera la ville quelque temps plus tard.

Ce court récit est un petit bijou, insérant la petite histoire dans la Grande Histoire avec brio. Le contexte historique est au centre du récit ; difficile de rester indifférent aux interrogations du petit-fils de la principale protagoniste : Les victimes étaient pour la plupart des civils innocents. Plus de deux cent mille personnes ont été tuées en quelques semaines ! Quelle est la différence avec l'Holocauste des nazis ? (p11). Malgré tout, l'histoire personnelle de Yukiko est suffisamment intéressante pour toucher le lecteur au-delà de la catastrophe qui s'annonce.

J'ai retrouvé la pudeur et la subtilité des plumes japonaises que je connais. Beaucoup de retenue, une histoire racontée sans détour, sans grands effets ni détournements de notre attention vers d'éventuels détails ou histoires périphériques. La narratrice ne cherche pas non plus à susciter chez nous une émotion particulière : son récit est simple, factuel, sans étalage de sentiments, et pourtant touchant et très humain.

Une belle lecture.

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Le billet de Pasión de la lectura sur les cinq tomes et le billet de Romanza (dont j'aime beaucoup la mise en scène du livre).

Lu dans le cadre de la lecture commune : "Les plumes féminines japonaises à l'honneur".

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115 p

Aki Shimazaki, Le Poids des Secrets, T1, Tsubaki, 1999

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31/12/2016

Herbjørg Wassmo, Mon péché n'appartient qu'à moi

wassmo_Karna1_peche.jpgVoilà un autre roman scandinave qui a longtemps attendu dans ma PAL avant d'être lu. Ce qui n'est peut-être pas une victoire pour cette montagne de livres à lire, car Mon péché n'appartient qu'à moi est le premier tome d'une trilogie consacrée à Karna, la petite-fille... après la grand-mère Dina (trois romans) et le père, Benjamin (deux romans). En résumé, il me reste sept romans à découvrir maintenant, puisque j'ai apprécié cette rencontre avec Herbjørg Wassmo.

Ce dernier cycle consacré à Karna s'ouvre par une entrée en matière assez spectaculaire. La petite fille se rend dans le grenier et trouve une robe dans une malle. L'endroit est étrange, voire inquiétant. Soudain, la robe se redresse seule : c'est la grand-mère qui vit dans le grenier, parmi les malles et les habits des membres de la famille disparus depuis longtemps. Apparition fantomatique effrayante a priori, mais pas pour Karna qui fait de cette grand-mère imaginaire son alliée.

Karna est une petite fille isolée, qui vit avec quelques adultes dans la grande propriété familiale. N'ayant pas connu sa mère, elle est extrêmement attachée à son père. Bébé, elle manque de mourir lorsque son père la ramène auprès des siens. Elle hurle, s'époumone et crie à perdre haleine : S'il la posait sur la couchette, essayant de l'ignorer, cela ne faisait qu'empirer. Il ne pouvait pas la quitter une seconde (p 36). A son arrivée, Benjamin retrouve son amie d'enfance Hanna. Fille d'une domestique de la maison, elle est amoureuse de lui et garde l'espoir de l'épouser. Mais quelques années plus tard, le docteur accueille chez lui Anna, un amour de jeunesse - issue quant à elle de la bourgeoisie. Dès lors, il hésite sans cesse entre les deux femmes.

La première partie et la fin du récit se recentrent sur le point de vue de Karna, petite fille atypique et attachante souffrant de crises d'épilepsie. Un mal méconnu qui effraie encore à la fin du XIXe, époque du récit. Toute la vie de l'enfant tourne autour de la figure sacrée du père, dont les absences restent mystérieuses. Puis il semble ensorcelé par Anna, cette autre Hanna qui pourrait lui ravir la vedette. A bord d'une barque, devant un Benjamin tourmenté qui lui dit qu'un jour, peut-être, il partira, l'enfant veut sauter par dessus bord.

Puis la partie centrale du récit tourne autour de Benjamin et de son attirance pour Anna et Hanna : il ne souhaite renoncer à aucune d'entre elles mais la situation ne peut perdurer. Avec Hanna, qui l'a toujours aimé, il se comporte comme s'il pouvait disposer d'elle. Quant à Anna, quand elle le contrarie, elle lui paraît moins belle, avec "une vilaine ride au front". Un roman qui ne fait pas vraiment honneur à Benjamin, malgré son dévouement auprès des malades.

L'histoire s'inscrit dans un cadre impressionnant et sauvage de grand nord. Elle est également ponctuée de détails historiques, tels que la présence d'un cercueil en réserve au grenier, ou ces sorcières que l'on guette à la Pentecôte.

Sans être un coup de coeur, ce roman m'a beaucoup plu. Il a le mérite de livrer des personnages complexes, attachants malgré leurs faiblesses.

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215 p

Herbjørg Wassmo, L'Héritage de Karna, T1, Mon péché n'appartient qu'à moi, 1997