Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/03/2017

Linda McLean, Un Jour ou l'Autre

mclean_un jour ou l'autre.jpegIl y a deux ans (déjà deux ans ?), devant l'enthousiasme de Cryssilda, je me suis procuré un recueil de trois pièces de théâtre de Linda McLean, auteur dont je n'avais encore jamais entendu parler. Je viens d'entamer cet ouvrage en lisant le premier texte, Un Jour ou l'Autre.

Cette pièce se compose de deux parties.

Dans la première, nous faisons la rencontre de Bertha et Bill, couple vivant dans un logement social depuis que l'institut spécialisé qui les accueillait a fermé. Rapidement, les échanges du couple mettent en avant leur difficulté à faire face au quotidien. La venue de la nièce de Bill, Jackie, est source de plaisir mais de nombreuses interrogations. Que lui offrir ? Des Figolu, des toasts au fromage et à tomate. Mais il faut faire des courses, ce qui semble être une épreuve insurmontable. Un caillou est lancé contre la vitre et on pressent également la cruauté du voisinage. 

Dans la deuxième partie, la nièce Jackie discute avec son employeur et ami (voire plus). Son fils l'a appelée pour dire que c'était un jour "avec", ce qui n'a pas été le cas depuis des années. Elle décide de fêter cette journée à part comme il se doit, même si cela implique de remettre à plus tard la visite familiale tant attendue par Bill et Bertha.

Un plaisir de lecture mitigé, mais il me semble assez clair que ce texte se prête mal à la lecture et a besoin d'être porté au théâtre pour prendre une nouvelle dimension. Vous me direz que c'est une évidence - et cela me rappelle le petit-fils d'Oscar Wilde qui, dans l'exposition récente consacrée à l'auteur, déconseillait de lire ses pièces, car il faut les voir sur scène. Il n'en reste pas moins que The Importance of being earnest se lit et se savoure avec délectation quand Un Jour ou l'Autre demande au lecteur de s'accrocher un peu plus, avec ce texte qui cherche à exprimer fidèlement un parler quotidien, souvent haché, interrompu  - ce qui se complique encore lorsqu'il s'agit de personnes handicapées mentalement dont les raisonnements sont parfois un peu décousus. 

L'effort n'en est pas moins louable, et la pièce de Linda McLean ne manque pas d'intérêt. Entre les personnages très réalistes (même s'ils doivent être un peu ternes pour cela), la référence au contexte social de l'après Thatcher, un passage glaçant, ce texte ne laisse pas indifférent. A voir sur scène (et à relire ensuite) !

Une participation au Mois Kiltissime de Cryssilda, dont voici le billet nettement plus enthousiaste (après avoir vu la pièce et rencontré l'auteur).

2,5coeurs.jpg

 

 

88 p

Linda McLean, Un Jour ou l'Autre, 2010

kiltissime2015.jpg

17/03/2017

Angela Huth, La Vie rêvée de Virginia Fly

51ZiCHR17PL._SX195_.jpgC'est avec ce roman que je découvre enfin Angela Huth. Ecrit en 1972, La Vie Rêvée de Virginia Fly vient d'être publié en France par les éditions Quai Voltaire / la Table Ronde - avec un choix de titre très différent de l'original, Virginia Fly is drowning.

Voici une petite pépite ! Fin, ironique, sans doute un peu triste, ce roman étonnant croque à merveille le portrait d'une jeune trentenaire encore vierge et de son entourage plutôt médiocre, issu d'une classe moyenne mal dégrossie. 

Virginia Fly a donc la petite trentaine. Enseignante, elle vit chez ses parents "à la campagne", dans une banlieue proche de Londres. Son père est un homme moyen, qui s'attache à mener une vie dans la moyenne, par exemple en calculant le temps moyen qu'il lui faut pour faire certains trajets, à une vitesse moyenne. Sa mère est sotte, pour ne pas dire assez insupportable (elle ne manquera pas d'évoquer Mrs Bennet aux amateurs de littérature anglaise).

A une époque où la révolution sexuelle suit son cours, Virginia semble vivre à une autre époque, voire dans un autre monde. Hormis une rencontre brutale lors de vacances il y a des années de cela, la jeune femme n'a jamais connu que deux hommes : d'une part à travers la relation surannée qu'elle entretient avec un professeur de musique autrichien qui l'invite à des concerts, d'autre part, via les lettres qu'elle échange avec un correspondant américain. Ses parents sont d'ailleurs très au fait de cet échange épistolaire; aussi, lorsque le correspondant décide de se rendre en Angleterre, sa venue est perçue comme un grand événement et suscite de grands espoirs chez Virginia, qui s'est auto-persuadée du fait qu'ils allaient se marier et repartir ensemble aux Etats-Unis. 

Je fais le choix de ne pas en révéler trop sur l'intrigue pour vous laisser tout le plaisir de suivre pas à pas les cheminements de notre héroïne, frémir devant son absence de logique et de sens de la survie et assister impuissants à la confrontation de ses rêves d'adolescente avec la réalité.

Je ne peux que recommander ce roman aux multiples facettes. On y trouve la description fascinante d'une époque et d'une société, notamment à travers la thématique des relations hommes femmes - Virginia s'en remet complètement aux hommes qu'elle rencontre, naïvement. Elle n'envisage pas un instant la possibilité de conserver son poste d'enseignante si elle en venait à se marier. La psychologie des personnages est indubitablement le point fort de ce texte, avec une Virginia complexe, touchante dans son innocence intellectuelle, et en même temps étrangement prompte à nourrir des fantasmes de viol, mélangeant parfois allègrement les notions de sexe, d'amour et de mariage sans distinction aucune. Le sexe mis à part, Virginia m'a parfois fait penser à Margaret, l'héroïne de Stella Gibbons dans Westwood.

Voilà une nouvelle plume féminine anglo-saxonne qui a su me séduire. J'ai hâte de poursuivre la découverte de l'oeuvre d'Angela Huth - ça tombe bien, j'ai deux de ses livres qui m'attendent sagement dans une de mes bibliothèques !

Merci aux Editions Quai Voltaire / la Table Ronde pour ce partenariat !

img_editeur_209.jpg

Les avis de : Anne, Antigone, Fanny du Manoir aux LivresLa Pause Libraire, Le Club des Incorrigibles lecteurs, Les Deux BouquineusesLes Lectures de Nefertiti, Lilas, Mrs Figg, Tant qu'il y aura des livres, Wonderbook, Virginie Neufville

218 p

1840841732.13.jpg

 

 

Angela Huth, La Vie rêvée de Virginia Fly, 1972

fichier-02-07-2016-20-14-56.png 

25/01/2017

Nellie Bly, 10 jours dans un asile

bly_10 jours dans un asile.jpgJe lis rarement (pour ne pas dire jamais) des reportages, mais les 10 jours dans un asile ont piqué ma curiosité. Ce recueil contient trois textes : "10 jours dans un asile", "Dans la peau d'une domestique" (sur le manque de sérieux des agences de placement, qui n'honoraient pas leurs obligations envers les domestiques ni envers les employeurs faisant appel à eux) et "Nellie Bly, une esclave moderne" (sur le travail en usine). Tous ces textes rendent compte de l'expérience vécue par Nellie Bly, qui fait partie des premiers journalistes infiltrés.

"10 jours dans un asile" est le principal reportage de ce recueil. Il y est question de l'asile de Blackwell's Island, face à New York. Nellie Bly s'y fait volontairement interner. Son constat est accablant et conduira les autorités à allouer des sommes supplémentaires à l'asile.

Nellie Bly y met en avant les conditions arbitraires d'internement : incompétence des médecins qui vont la juger folle, exemple d'une femme volage enfermée par son mari ou d'une autre, entrée en raison de sa pauvreté. S'il est facile d'entrer à Blackwell, il est presque impossible d'en ressortir. Une sorte de vie parallèle se met en place sur l'île, alors que les patientes ont vue sur New York, si proche et pourtant inaccessible, symbole de leur liberté perdue. On s'aperçoit que de nombreuses "folles" sont en réalité totalement saines d'esprit et parfaitement conscientes de leur situation.

Une fois les patientes admises, l'enfer commence. Nourriture infecte et avariée, froid, manque d'hygiène. La même eau est réutilisée pour plusieurs patientes, sans même tenir compte des éventuels plaies et problèmes de peau. Pire encore, non contentes d'être d'une incompétence crasse, les infirmières font preuve de brutalité et de cruauté, voire de sadisme. Celui-ci s'exprime aussi bien physiquement (jusqu'à l'étranglement ou des coups aboutissant à des côtes cassées) que moralement (moqueries, humiliations). Tout cela dans l'indifférence la plus totale, les médecins ne s'intéressant pas au sort des patientes et n'ayant visiblement pas les compétences nécessaires pour soigner celles qui auraient besoin de l'être et reconnaître celles qui pourraient sortir.

Bien que ce compte-rendu date de plus d'un siècle, il ne manque pas d'impact pour le lecteur d'aujourd'hui, en raison du contenu choquant relaté dans un style direct, avec précision.

Personnage remarquable, audacieuse, Nellie Bly est une féministe pour le moins courageuse à une époque où la place de la femme de bonne famille est essentiellement dans un salon à parler mondanités en servant des petits fours ! Une lecture étonnante mais passionnante. 

Sur le traitement de la folie et les pratiques douteuses des siècles précédents, voici également deux récits qui m'ont beaucoup plu : The Painted Bridge de Wendy Wallace ; La Chambre des Âmes de Frank Tallis. Enfin, le sympathique roman jeunesse Twelve minutes to Midnight de Christopher Edge se déroule en partie à Bedlam. Bedlam est une pièce de théâtre qui est également consacrée à cet endroit. Dans un autre registre, Personne ne me verra pleurer et Grand Paradis, deux romans nous plongeant également au coeur d'un asile.

Merci aux éditions

nellie bly,10 jours dans un asile,blackwell,new york,etats-unis xixe,editions points

 4,5coeurs.jpg

 

157 p

Nellie Bly, 10 jours dans un asile, 1887

28/11/2016

Concours Agatha Raisin

mcbeaton_randonnee mortelle.jpg

J'ai le plaisir de vous proposer un nouveau concours Agatha Raisin dans le cadre du challenge British Mysteries, en partenariat avec les éditions Albin Michel que je remercie une nouvelle fois.

Plusieurs exemplaires du tome 4 Randonnée Mortelle sont en jeu. Que vous soyez déjà adepte ou que vous n'ayez pas encore croisé le chemin d'Agatha, n'hésitez pas à tenter votre chance !

Pour cela, rien de plus simple, il vous suffit de répondre à cette question :

Si vous aviez écrit Randonnée Mortelle, que serait-il arrivé à vos randonneurs ?

Vous pouvez multiplier vos chances de gagner en relayant ce billet ou si vous participez au challenge British Mysteries. Merci de bien penser à le signaler dans votre commentaire :o)

Vous avez jusqu'au 10 décembre pour participer.

Le gagnant sera désigné par tirage au sort.

Bonne chance à toutes et à toutes !

26/11/2016

M. C. Beaton, Agatha Raisin Enquête, T3, Pas de Pot pour la Jardinière

mcbeaton_pas de pot pour la jardiniere.jpgC'est avec impatience que j'attendais de découvrir la suite des aventures d'Agatha Raisin... et avec grand plaisir que je me suis plongée dans le troisième tome de la série, Pas de Pot pour la jardinière.

Absente de Carsely pendant plusieurs mois de voyages exotiques mais solitaires, Agatha revient dans ses chères Costwolds. Si elle est accueillie chaleureusement par les villageois qui l'ont définitivement adoptée, une surprise bien déplaisante l'attend: son séduisant voisin James Lacey semble bien trop proche de la nouvelle venue au village, Mary Fortune. Une rivale bien agaçante : séduisante, fine cuisinière, membre de la société d'horticulture comme James, toujours prête à s'investir dans la vie de Carsely. Fidèle à son esprit de compétition, Agatha décide de se découvrir une passion pour les plantes afin de participer à une journée portes ouvertes des jardins. Mais voilà que des actes de vandalisme sont perpétrés dans les jardins des participants d'un concours de fleurs. Suivis d'un nouveau meurtre...

Il n'y a pas à dire, le tranquille village de Carsely n'est plus aussi paisible depuis qu'Agatha y a élu domicile. En peu de temps les meurtres se sont multipliés ! Mais passons l'invraisemblable et savourons ce nouveau tome, qui tient autant du roman doudou que du policier. Imaginez les meurtres de campagne façon inspecteur Barnaby, le tout pimenté d'une anti-héroïne quinquagénaire très attachante. Grande gueule, prête à mettre les pieds dans le plat, trapue, avec de "petits yeux d'ours", Agatha n'a rien d'un personnage lisse, mais c'est bien cela qui fait son charme et donne toute sa saveur à cette série. Troisième tome dévoré lui aussi... une série parfaite en cette saison morose ! Si vous ne connaissez pas encore Mrs Raisin, n'hésitez pas à la rencontrer ! Vous risquez fortement de l'apprécier (peut-être bien malgré vous) !

Merci aux Editions Albin Michel !

Et guettez les prochains billets de ce blog, une surprise vous attend !

3,5coeurs.jpg

 

 

246 p

M. C. Beaton, Agatha Raisin Enquête, T3, Pas de Pot pour la Jardinière, 1994 

British mysteries 2016_2.jpg 

06/11/2016

Valérie Martin, Mary Reilly

martin_Mary-Reilly.jpgIl y a quelques années, j'ai découvert le film Mary Reilly avec Julia Roberts et John Malkovich, variation autour du roman L'Etrange cas du Docteur Jekyll & de Mr Hyde... sans savoir qu'il était adapté d'un roman. J'ai donc découvert ce dernier à l'occasion de sa publication aux éditions Phébus Libretto.

Tout le monde connaît plus ou moins l'histoire du docteur Jekyll, qui engage un assistant à la personnalité trouble. Inquiétant, mauvais, Hyde finit par commettre un meurtre. Mais chacun sait qu'in fine, Jekyll & Hyde ne forment qu'une seule et même personne.

Dans son roman, Valérie Martin choisit le point de vue d'une femme de chambre pour raconter cette histoire. Mary Reilly est une jeune femme de basse extraction qui a eu la possibilité d'être éduquée via une institution caritative. Fille d'un alcoolique qui la tourmentait et d'une mère vivant aujourd'hui dans la misère grâce à des travaux de couture, Mary est heureuse de la place qu'elle occupe chez le Dr Jekyll. Elle voit en lui un bon maître mais pas seulement : on s'aperçoit rapidement de sa fascination pour le docteur, dont elle guette chaque menue marque d'attention avec avidité. Certaines scènes entre eux sont empreintes d'un certain érotisme, dans la limite des barrières dressées par leurs positions respectives et leur sens moral élevé - au regard des normes de l'époque.

Mary consigne dans son journal son quotidien de femme de chambre et fait la part belle aux échanges avec le docteur. Jekyll est aperçu plus furtivement, de nuit ou dans le brouillard. Il est d'emblée présenté comme un personnage sinistre, dont la présence inquiète les domestiques, navrés de voir leur bon maître abusé par un individu aussi grossier.

La position privilégiée de Mary auprès du docteur lui permet d'avoir avec lui plusieurs discussions "de fond", et notamment des considérations sur la nature humaine. Elle ne se contente donc pas de simplement observer des faits, ce qui aurait pu conduire à une redite du roman de Stevenson. Valérie Martin n'opère pas seulement un changement de point de vue : Mary livre ses réflexions avec honnêteté mais ne vit pas uniquement à travers l'histoire de Jekyll & Hyde. Son passé douloureux ainsi que des évènements malheureux au moment du récit permettent de faire d'elle un personnage intéressant, non un simple témoin.

Le roman décrit bien également les relations entre domestiques ainsi que le quotidien de ceux-ci. Malgré quelques échappées (parfois sous la pluie ou le brouillard), j'ai eu l'impression de lire une sorte de huis-clos, tant l'atmosphère m'a semblé étouffante parfois, à force de voir Mary limiter ses sorties au perron et au bout de jardin entre la maison et le laboratoire (à l'exception du jour où elle dispose d'une après-midi de congé).

Un roman soigné, à recommander à tous ceux qui s'intéressent à l'époque victorienne et au roman de Stevenson. Il me reste à relire ce dernier pour comparer les scènes telles qu'elles sont décrites dans chacun des romans. 

Je vous recommande cet article très intéressant d'une enseignante anglo-saxonne, sur Reveries under the sign of Austen.

Lu dans le cadre d'une lecture commune avec : Pedro Pan Rabbit, Nahe et Titine.

3coeurs.jpg

 

 

250 p

Valérie Martin, Mary Reilly, 1990 (2016 pour la présente édition)

logo 2016 bis.jpgBritish mysteries 2016_2.jpg

14/10/2016

Charlotte Riddell, The Old House in Vauxhall Walk

collectif_virago book of ghost stories.jpgFaute de temps, je me contente d'une nouvelle victorienne pour cette journée consacrée aux fantômes britanniques. J'ai ainsi enfin découvert Charlotte Riddell, auteur prolifique notamment connue pour ses "ghost stories" - des écrits quelque peu tombés dans l'oubli, Mrs Riddell étant peu lue du grand public aujourd'hui... et force est de constater qu'il est difficile de se procurer ses recueils et romans.

"The Old House in Vauxhall Walk" met en scène Master Graham, désespéré après une terrible dispute avec son père et prêt à passer sa première nuit à la rue. Par hasard, il rencontre une personne de sa connaissance à Vauxhall Walk. Cet homme est en train de déménager mais offre l'asile à Graham pour la nuit. Le jeune homme fait alors un rêve étrange dans lequel une vieille femme répugnante joue avec des pièces d'or et éconduit des malheureux. On apprend que la soeur du propriétaire a été assassinée dans cette maison pour avoir caché un joli magot resté introuvable... Entre d'étranges rêves et l'intervention d'un spectre, Graham va trouver l'argent tant convoité...

charlotte riddell.JPGUn classique du genre, dont on n'attend pas de vraies frayeurs mais une ambiance, qui est en effet bien posée. Outre le choix de l'apparition (une sorte de Scrooge féminin sans scrupule ni remord), l'originalité tient au croisement entre le surnaturel et la réalité, qui permettent in fine la résolution d'un mystère bien terre-à-terre (l'emplacement du trésor). Une première rencontre avec Mrs Riddell plutôt concluante dans l'ensemble... reste à trouver une édition de ses romans ou nouvelles pour en découvrir davantage !

Charlotte Riddell, The Old House in Vauxhall Walk, the virago book of ghost stories, époque victorienne, fantômes, fantômes anglais, fantômes victoriens

 

 

Charlotte Riddell, The Old House in Vauxhall Walk, 1882

Charlotte Riddell, The Old House in Vauxhall Walk, the virago book of ghost stories, époque victorienne, fantômes, fantômes anglais, fantômes victoriensCharlotte Riddell, The Old House in Vauxhall Walk, the virago book of ghost stories, époque victorienne, fantômes, fantômes anglais, fantômes victoriens

07/10/2016

Daniel Corkery, The Eyes of the Dead

collectif_irish ghost stories.jpgAujourd'hui, pour le rendez-vous "classique d'inspiration gothique", j'ai commencé plusieurs textes avec plus ou moins de succès, pour finalement vous présenter "The eyes of the dead", une nouvelle de Daniel Corkery. Je dois avouer que je ne connaissais pas cet auteur irlandais, dont le texte le plus connu est The Hidden Ireland. 

Le texte s'ouvre sur le retour à la maison du marin John Spillane, après trois ans d'absence. Victime d'un naufrage qui a causé la mort de tous ses compagnons, Spillane est resté aux Etats-Unis pendant trois ans sans donner de nouvelles. Il revient tout aussi mystérieusement et s'enferme dans sa chambre, parlant peu à sa mère et sa soeur, qui le veillent comme un malade. John semble en proie à certaines terreurs. Son naufrage est tabou.

[Spoilers] Un soir, à la suite d'une tempête, un autre marin apparaît. Livide, très éprouvé, il explique être lui aussi le seul survivant d'un naufrage. Il permet à John de sortir de sa léthargie et de faire découvrir au lecteur la raison de ses tourments : ses camarades morts le regardant en mer et lui reprochant silencieusement ce qui est arrivé.

naufrage.jpg

Marine de Ivan Aivazovski

Une nouvelle courte qui m'a laissée plutôt indifférente, même si l'entrée fracassante du deuxième marin ainsi que la conversation hachée qui s'ensuit sur les naufrages rend bien l'horreur des deux évènements. Deux passages intéressants mais une entrée en matière un peu longuette, qui laisse la place à peu de développements. Je suis passée à côté - mais il faut dire que je ne suis pas particulièrement friande d'histoires de bateaux, alors cela vaut peut-être aussi pour les histoires de marins (?). 

Un article sur Daniel Corkery ainsi qu'un lien vers le texte "The eyes of the dead".

Daniel Corkery, "The Eyes of the Dead", irish ghost stories, collector's library, challenge halloween, challenge halloween 2016, irlande, marin, naufrage, fantômes

 

 

p 525-537 (in Irish ghost stories, Collector's library)

Daniel Corkery, "The Eyes of the Dead" (year ?)

halloween 2016.jpg

21/09/2016

Anita Diamant, The Boston Girl

diamant_boston girl.jpgC'est avec ce roman offert par Mr Lou (qui se doutait bien que je n'aurais rien contre un souvenir de la librairie des presses de Harvard) que je poursuis mes lectures américaines du moment.

Née au début du XXe à Boston, la narratrice est issue d'une famille d'immigrés juifs pauvres, dont les débuts aux Etats-Unis ont été marqués par la perte de leurs deux garçons. Des trois filles restantes, Betty, l'aînée, a quitté la maison et s'en tient à distance à cause de Mameh, une mère pour le moins acariâtre ; Celia est plus fragile, elle s'efface devant ses parents et ne parvient pas à s'épanouir ; Addie est la troisième de la fratrie et la narratrice du récit. Dans ce "coming of age novel", nous accompagnons Addie de la fin de l'adolescence à l'âge adulte et voyons comment elle parvient à s'émanciper de son environnement sinistre. C'est aussi pour le lecteur une traversée de l'Histoire, puisque l'on suit Addie à des périodes marquées par les guerres ou encore le krach boursier.

Ce livre aurait pu être un coup de coeur et je l'ai lu avec grand plaisir, avalant les courts chapitres rapidement - dès que je le refermais à la fin d'un chapitre, j'étais tentée de le rouvrir pour parcourir quelques pages de plus. Ce roman a cependant ses failles, ce qui n'en fait au final qu'une lecture très agréable ; il lui aurait fallu un peu plus de consistance pour en faire le coup de coeur espéré.

- L'ambiance est agréablement rendue : l'institution / foyer de jeunes femmes qui permet à Addie de faire des rencontres marquantes et de s'élever dans la société ; les vacances à Rockport Lodge, accueillant certaines d'entre elles ; Boston, ses rues, ses lieux de sortie, son dynamisme contrastant avec la crasse et la misère sociale des quartiers immigrés... Néanmoins on passe à côté des évènements majeurs de l'Histoire, et lorsqu'ils affectent certains personnages, leur évocation reste assez superficielle. A ce titre, la comparaison n'a pas été flatteuse entre le cas de "shell shock" (traumatisme des vétérans) de ce roman et celui évoqué par Anna Hope dans le superbe roman Wake dont je ne vous ai pas encore parlé.

- On suit le parcours d'Addie, ses efforts pour s'instruire, son expérience dans la presse... puis elle rencontre l'homme de sa vie et dès lors, c'est le néant. On ne s'intéresse plus qu'à sa famille pendant les derniers chapitres. Addie devient une femme au foyer (ce qui peut être étonnant malgré l'époque, car Addie fait preuve de beaucoup d'audace pour faire ses propres choix lorsqu'elle est plus jeune). Elle finit par écrire un livre, mais à vrai dire, cette partie de l'histoire ne semble plus trop intéresser Anita Diamant.

- Certains personnages sont caricaturaux ou insuffisamment exploités. Je pense en particulier à la mère d'Addie, qui passe sa vie à critiquer, faire des récriminations et à manifester beaucoup d'aigreur et d'hostilité envers le pays qui l'a accueillie et envers sa famille. J'ai trouvé le personnage insupportable et soupiré de soulagement quand elle s'est décidée à faire un malaise lors d'une fête familiale. Pourtant, traité avec plus de subtilité, le personnage aurait pu être intéressant : Mameh refuse de parler anglais, elle est venue à contrecoeur aux Etats-Unis, a perdu un enfant lors de la traversée et le suivant à Boston. Elle est complètement dépassée dans ce nouveau monde trop moderne et éloigné de ses origines. Il y avait là matière à étoffer un peu ce personnage et à le rendre plus ambigu et moins antipathique. 

- La structure un peu maladroite : le prologue indique qu'Addie s'adresse à sa petite fille, qui s'apprête à l'enregistrer. On a du mal à vraiment y croire, l'histoire est trop bien organisée pour que la vieille femme ait pu spontanément raconter sa vie. Le style simple évoquant le caractère oral du récit ne suffit pas à masquer la superficialité du procédé. On aurait pu largement se passer du prologue et des quelques références à l'auditrice supposée.

Malgré ces bémols qui peuvent paraître nombreux, je réitère : j'ai lu ce roman avec avidité et passé un très bon moment. Le fond historique était intéressant, malheureusement pas autant qu'il aurait pu l'être mais suffisamment pour donner un peu de matière à l'histoire somme toute classique d'une jeune immigrée pauvre qui fait son petit bout de chemin dans la société. Si comme moi vous aimez les romans où les personnages féminins prennent leur envol, dans un cadre historique de préférence, ne boudez pas votre plaisir !

3,5coeurs.jpg

 

 

320 p

Anita Diamant, The Boston Girl, 2014

willa cather,le pont d'alexandre,roman américain,classique américain,mois américainwilla cather,le pont d'alexandre,roman américain,classique américain,mois américain 

14/09/2016

M. C. Beaton, Agatha Raisin Enquête, T2, Remède de Cheval

beaton_agatha-raisin-enquete-t2-remede-de-che.jpgJ'ai poursuivi fin juin ma découverte d'Agatha Raisin, personnage haut en couleur menant des enquêtes qui ne la regardent pas dans un petit village des Costwolds. Après La Quiche fatale, fatale pour un juge de concours de village mais jouissive pour le lecteur en mal d'humour, nous voici partis sur les traces d'un tueur de vétérinaire à travers ce deuxième tome, Remède de Cheval.

Le petit village où notre Londonienne de choc s'est installée pour sa retraite anticipée est remué par l'arrivée d'un (relativement) jeune et sémillant vétérinaire, qui, après l'ancien militaire James Lacey, déchaîne les passions parmi la gent féminine du village. Et voilà toutes ces braves dames soudain particulièrement préoccupées par la santé de leurs chats et faisant la queue pour rencontrer le nouveau venu. Cependant, peu de temps après le cabinet est désert, car notre sujet principal ne supporte pas les chats (un comble pour un vétérinaire) et prend un malin plaisir à leur faire passer un mauvais quart d'heure en les oscultant.

Alors qu'il s'apprête à opérer un cheval chez le gentleman du coin, le vétérinaire succombe à une injection. La police locale semble croire à un accident et classe rapidement l'affaire. C'est sans compter sur notre héroïne Agatha qui décide une nouvelle fois de mener l'enquête, aidée cette fois-ci par son séduisant voisin James Lacey.

Dans la même veine que le précédent tome, ce deuxième opus offre au lecteur un moment délectable où le cadre tellement anglais, l'humour et les personnages décalés se mêlent pour faire un joyeux mélange. S'il ne fait visiblement pas bon vivre dans les Costwolds, le lecteur a bien envie de s'y arrêter un peu pour suivre l'intrépide, l'autoritaire, l'improbable Agatha dans ses recherches, armée d'un culot sans limite et prête à mener des interrogatoires sans subtilité ni discrétion aucune. On a du mal à comprendre comment elle peut être à l'origine d'une longue série étant donné que, vu son comportement, on s'attendrait plutôt à la voir trépasser à tout moment dans le cadre d'un malencontreux accident... mais curieusement, les héros ont toujours beaucoup de chance.

Un page turner so British, à mettre entre toutes les mains !

Un petit extrait noté lors de ma lecture : [James Lacey] écrivait un livre d'histoire militaire et, comme la plupart des écrivains, il passait ses journées à chercher des excuses pour ne pas travailler (p 64).

Le billet de ma copine Cryssilda qui a elle aussi rencontré Agatha pendant le Mois anglais.

Merci aux éditions Albin Michel pour cette découverte.

3,5coeurs.jpg

 

 

266 p

M. C. Beaton, Agatha Raisin Enquête, T2, Remède de Cheval, 1993

British mysteries 2016_2.jpg

dames-de-lettres (1).jpg

11/09/2016

Ann Granger, Le Témoignage du Pendu

granger_temoignage pendu.jpegAh... qu'il fait bon retrouver un petit polar victorien à l'occasion - et même les consommer sans modération. C'est donc avec un plaisir anticipé que j'ai ouvert le cinquième tome des aventures de Ben & Elizabeth Ross d'Ann Granger.

Dans ce nouvel opus, Ben est appelé un soir au chevet d'un condamné à mort, qui doit être pendu lendemain. Celui-ci ne remet pas en cause le jugement le concernant mais dit souhaiter alléger sa conscience d'un poids avant d'être exécuté. Des années plus tôt, alors qu'il était un marchand prospère à la recherche d'un abri lors d'un orage près de Putney, il a été témoin du meurtre d'un vieillard par une jeune femme. Si les supérieurs de Ben ne souhaitent pas ouvrir d'enquête dans un premier temps, l'inspecteur accepte que son épouse mette à profit ses talents de détective amateur pour enquêter en toute discrétion. En parallèle, Ben doit retrouver la famille d'un bourgeois pour le moins odieux qui ne cesse de lui rappeler qu'il paye ses impôts et entend bénéficier des services d'une police efficace. Son histoire d'enlèvement semble cependant quelque peu tirée par les cheveux...

Une nouvelle fois, Ann Granger nous livre une enquête rythmée grâce aux récits croisés de Ben et Lizzie, un système toujours aussi efficace qui permet de varier les points de vue et de mêler deux enquêtes en parallèle. Une série qui doit aussi beaucoup à ce couple moderne et attachant, dont la complicité est particulièrement bien exploitée dans ce cinquième tome où ils travaillent de concert.

Cette fois-ci, Ann Granger varie également les lieux, ce qui donne plus d'intérêt encore au récit pour ceux qui comme moi sont sensibles au cadre historique. Comme toujours, elle porte un regard plutôt féministe sur la condition de la femme à l'époque victorienne.

On se régale, on en redemande... une lecture qui m'a donné envie de me plonger de nouveau tête baissée dans mes lectures victoriennes et néo-victoriennes.

Une LC partagée avec :

Mes précédentes lectures d'Ann Granger, en VF ou VO selon les tomes :

Il me reste à lire le tome 3 qui figure déjà dans ma PAL. Si une lecture commune vous tente, I'm in !

ann granger, Le Témoignage du Pendu, editions 10-18, grands détectives, romans policiers, romans époque victorienne, angleterre xixe, angleterre époque victorienne, ben & elizabeth ross

 

 

335 p

Ann Granger, Le Témoignage du Pendu

ann granger, Le Témoignage du Pendu, editions 10-18, grands détectives, romans policiers, romans époque victorienne, angleterre xixe, angleterre époque victorienne, ben & elizabeth ross

 

08/09/2016

Willa Cather, Le pont d'Alexander

Cather-pont Alexander.jpgC'est ici une relecture d'un roman que j'avais lu pour un précédent Mois américain sans réussir à le chroniquer. En le feuilletant, je me suis aperçue que j'en gardais un souvenir trop vague pour partager avec vous cette jolie découverte. Je l'ai donc ouvert une deuxième fois.

Publié en 1912, Le Pont d'Alexander est le premier roman de Willa Cather, lauréate du Pulitzer en 1923. 

Bartley Alexander est un ingénieur à l'apogée de sa carrière. Ayant conçu des ponts défiant toujours plus les lois de la physique, il a rapidement gravi les échelons de la société. Heureux en mariage, confortablement installé dans une belle maison à Boston, Bartley est le symbole même de la réussite à l'américaine. Néanmoins, dès les premières pages, on pressent sa chute à venir. De fait, son ancien professeur et ami Wilson lui dit: Bartley, je vous l'assure, je n'ai jamais douté de vos capacités. Et cependant, j'avais autrefois le sentiment qu'il y avait en vous une faiblesse qui se révérait dans un moment de crise (p17).

Rapidement, lors d'un voyage d'affaires à Londres, Bartley va retrouver par hasard son amour de jeunesse, Hilda Burgoyne, rencontrée à Paris. Hilda a réussi sa carrière d'actrice, elle est désormais promise à un bel avenir mais n'a pas oublié Bartley, malgré les nombreux prétendants qui l'entourent. Dès lors, Bartley sera divisé entre Boston et Londres, entre la stabilité et le soutien que lui apporte son épouse et l'ardeur de la jeunesse que lui rappelle sa maîtresse. En parallèle, il rencontre des soucis sur un chantier, celui du plus grand pont jamais construit, exécuté avec des moyens insuffisants selon Bartley, qui est bien conscient d'être ici un pionnier en testant certaines limites techniques.

Roman court alternant les chapitres américains et anglais, fait d'ellipses et de sauts dans le temps, Le Pont d'Alexander repose une narration efficace qui conduit inexorablement le personnage principal à sa perte. Ses faiblesses, ses tourments sont décrits de telle sorte qu'il est loin d'être antipathique au lecteur, pas plus que Hilda, alors même que Mrs Alexander est touchante elle aussi. Un récit également poétique, qui porte l'empreinte des soirées brumeuses et des couchers de soleil sur la ville (objets de descriptions courtes mais élégantes).

C'était l'une de ces rares après-midi durant lesquelles toute l'épaisseur, toute la pénombre de Londres se transmutent en une atmosphère particulière, lumineuse, palpitante. Alors les fumées se font nuées d'or, voiles nacrés de rose et d'ambre; la pierre grise et lugubre, la brique sale et terne frémissent dans un halo vermeil et tous les toits, tous les clochers et la coupole immense de Saint-Paul émergent d'une brume cuivrée. En ces moments si rares, la plus laide des villes se pare de la plus grande poésie , les mois d'humidité s'oublient en un instant miraculeux (p 97).

Un classique qui mériterait d'être davantage connu.

4coeurs.jpg

 

 

141 p

Willa Cather, Le Pont d'Alexander, 1912

willa cather,le pont d'alexandre,roman américain,classique américain,mois américainwilla cather,le pont d'alexandre,roman américain,classique américain,mois américain 

 

11/08/2016

Herman Raucher, Un été 42

raucher_ete 42.jpgRécit autobiographique à l'origine d'un film, Un été 42 met en scène trois adolescents, Hermie, Oscy, Benjie, en vacances sur l'île de Nantucket. Bien que certains membres de leurs familles respectives ou de leurs connaissances aient été mobilisées, les trois adolescents ont bien d'autres préoccupations. Leurs journées monotones s'écoulent tranquillement, parfois égayées par de petites bêtises : chapardage, provocations viriles entre copains, tentatives de fuite devant une mère qu'on ne voit jamais mais dont la voix omnisciente retentit toujours là où on ne l'attend pas. C'est aussi l'été des obsessions pour ce trio et, en particulier, pour Hermie le rêveur et Oscy le meneur et gros dur, qui n'ont du sexe qu'une idée pour le moins vague et fantaisiste.

Mais pour Hermie, cet été sera aussi celui d'une rencontre et du premier amour. Une relation pourtant vouée à l'échec puisque Dorothy, un peu plus âgée que lui, est mariée et amoureuse. Hermie sait par ailleurs qu'il ne fait pas le poids face à l'époux, Pete, beau, viril, appelé à combattre au cours de l'été.

Ce roman d'apprentissage est d'abord celui d'une amitié entre trois garçons gauches, immatures et un peu provocateurs qui se cherchent. Ces gamins un peu à côté de la plaque, en plein âge ingrat, vont vivre leur première fois cet été-là, après bien des questionnements et mises au point de tactiques de séduction issues d'un manuel sur la sexualité. On peut rire du manque d'à propos de leurs méthodes, se gausser doucement de leur ignorance en la matière, il n'en reste pas moins qu'Un Eté 42 retranscrit avec justesse les tourments, questionnements et maladresses de l'adolescence.

Ce sera aussi le roman du passage à l'âge adulte pour Hermie, qui, tourmenté par une occasion manquée, s'aperçoit que ses ardeurs ne suffisent pas à concrétiser la chose car son coeur est ailleurs - alors qu'Oscy ne s'encombre pas de ce genre de problèmes.

Une lecture intéressante, dont le retournement de situation final permet au récit de gagner en intensité. J'ai trouvé la partie "centrale" du roman un peu plus monotone et aurais aussi dû compter le nombre de fois où le mot "baiser" (le verbe, pas le nom) est employé car le terme a fini par m'agacer prodigieusement. Malgré ces quelques bémols, je ne regrette pas d'avoir découvert ce "classique moderne", reflet d'une époque et d'une étape de la vie courte mais  faite de nombreux bouleversements.

Merci aux éditions Folio pour cette lecture.

352 p

Herman Raucher, Un Eté 42, 1971

23/07/2016

Mois anglais 2016 : résultat des concours

Nous avons eu le plaisir de vous proposer plusieurs concours dans le cadre du Mois anglais grâce à la gentillesse des éditeurs partenaires de nos deux blogs. Entre une fin d'année scolaire bien remplie pour Cryssilda, notre English teacher de choc, et l'agrandissement de la famille Lou, nous avons attendu juillet pour vous annoncer les gagnantes des quatre derniers concours.

Voici les résultats :

Gagnantes du concours nº2 - Editions Héloïse d'Ormesson : Le Célibataire de Stella Gibbons

FondantGrignote

Romanza

gibbons_celibataire.jpg

Gagnantes du concours nº3 - Editions Albin Michel : 1er tome des enquêtes d'Agatha Raisin,  La Quiche fatale

Félicie

Estelle

Rachel

beaton_agatha raisin t1 quiche fatale.jpeg

Gagnantes du concours nº4 - Editions Points : Henry James, La coupe d'or (collection Signatures) / Stella Gibbons, Westwood / Elizabeth Gaskell, Mary Barton

Kathel

Jessica

Sylvie

james_coupe or.jpg gibbons_westwood_points.jpg gaskell_mary barton.jpg

Gagnantes du concours nº5 - Editions du Nil / Robert Laffont : L'été avant la guerre d'Helen Simonson

Keisha

Jessica

Framboise 

simonson_ete avant guerre.jpg

Un grand bravo à vous toutes ! 

Il ne vous reste plus qu'à nous envoyer vos noms et adresses postales aux mails suivants : cryssilda@hotmail.com et myloubook@yahoo.com.

N'hésitez pas à nous proposer des lectures communes de ces livres si jamais vous le souhaitez, à la suite de notre billet ou sur notre groupe facebook...

Et surtout, nous vous souhaitons de belles lectures !

Have a lovely summer !

mois anglais,mois anglais 2016,jeux concours,éditions points,editions héloïse d'ormesson,éditions albin michel,éditions robert laffont mois anglais,mois anglais 2016,jeux concours,éditions points,editions héloïse d'ormesson,éditions albin michel,éditions robert laffont

07/07/2016

Bilan du Mois Anglais 2016

mois anglais 2016_penguin.jpg

Nous étions nombreux à l'attendre avec impatience mais il est passé à toute vitesse comme toujours, ce mois de juin ! Il est temps de faire le billet de clôture du mois anglais 2016 (5e édition, déjà !), particulièrement riche en lectures et billets pour moi car cette année j'ai eu plus de temps pour m'organiser. Un mois anglais tristement marqué par le référendum britannique et le Brexit, qui ne nous aura cependant pas empêchés de témoigner notre attachement à notre voisin européen comme chaque année.

Avant de dresser le bilan de mes participations, je tenais d'abord à remercier tous les participants et participantes pour leur enthousiasme renouvelé, leurs très nombreuses participations, leurs commentaires sur la blogo et sur le groupe facebook du challenge, ainsi que les nombreux messages très sympas pour les organisatrices. Merci aussi à ma complice Cryssilda avec qui j'ai pris beaucoup de plaisir à organiser une nouvelle fois ce rendez-vous, qui nous demande beaucoup d'investissement mais nous fait vivre aussi beaucoup de bons moments en échange. Grâce à vous tous et à votre bonne humeur, j'ai passé un excellent mois de juin sous le signe de l'Angleterre... you rule !

Ce mois anglais gardera également une saveur particulière pour moi puisqu'il a été marqué par un grand évènement sur le plan personnel, avec la naissance de ma deuxième lectrice en devenir en fin de mois.

*****

Revenons à mes billets et chroniques du mois...

De quoi a été fait mon mois anglais ?

Cliquez sur les visuels

De lectures pour la plupart très réussies (romans, nouvelle, théâtre, biographie) et d'une série

hooper_velvet.jpggibbons_westwood_points.jpgob_fe6208_deborah-crombie-meurtres-en-coproprie.jpg

mitford_wigs on the green.jpgjames_Nouvelles-completes_medium.jpgdolby_sautes dhumour delisabeth ii.jpg

Doyle_complete sherlock Holmes volume 1.jpg Sherlock-The-Abominable-Bride.jpg

beaton_agatha raisin t1 quiche fatale.jpegleyshon_bedlam.jpgleslie_bodies of water.jpeg

 

De beaux livres

austen_stadtlander_pride and prejudice.jpgjulia margaret cameron_55 phaidon.jpgjones_livre des fees sechees.jpg

De lectures, comptines et moments partagés avec Baby Lou

20160513_135147.jpg comptines anglaises_nursery rhymes 01.jpg

album_winnie_a very grand day.jpg 20160329_163004.jpg

De souvenirs de promenades anglaises

royal tunbridge wells.jpg lamb house 03.jpg

DSC09213.JPG DSC09218.JPG

DSC09354.JPG DSC09356.JPG

DSC09671.JPG DSC09688.JPG 

De scones et de litres de thé dans des mugs et services à thé anglais

20160612_182411.jpg 

20160510_080957.jpg 20160514_162739.jpg 

labbe_soeurs bronte a 20 ans.jpg

Et de cinq concours pour vous gâter !

attal_jonquilles green park.jpggibbons_celibataire.jpg

james_coupe or.jpg gibbons_westwood_points.jpg gaskell_mary barton.jpg

beaton_agatha raisin t1 quiche fatale.jpegsimonson_ete avant guerre.jpg

*****

Je vais poursuivre mes lectures anglaises mais aussi bien d'autres cet été, notamment à travers le challenge Femmes de Lettres de George auquel je me suis inscrite pendant le mois anglais ainsi que le challenge Feel Good de Soukee que je n'ai pas encore honoré.

dames-de-lettres (1).jpg feel good01.png

Je profite de ce billet de bilan pour vous faire part du projet de Cryssilda d'organiser un mois nordique en décembre. Il fera écho aux challenges de Marjorie (challenge nordique, un hiver en Suède).

decembre nordique.jpg

Marjorie qui, d'ailleurs, propose à nouveau le RAT a week, pour la "Summer edition". Je ne sais pas comment participer sérieusement mais je suis plus que tentée, d'autant plus que Marjorie nous a préparé de superbes logos.

rat a week summer.jpg

Pour ma part, je vais replonger avec plaisir dans quelques polars et récits étranges britanniques et irlandais en vous accompagnant dans le cadre du challenge British Mysteries. Vous pouvez nous rejoindre à tout moment, j'espère que j'aurai le plaisir de vous retrouver pour partager papotages, idées de lecture et billets communs. Si vous êtes tentés, je vous propose déjà de premiers rendez-vous autour d'Ann Granger (n'importe quel tome) et d'Enola Holmes (roman ou BD). Voici le billet de lancement du challenge. Vous pouvez aussi nous retrouver sur le groupe facebook.

British mysteries 2016_2.jpg

*****

Bye bye le Mois anglais, mais... 

Rendez-vous le 1er juin 2017 pour la 6e édition !

(et même un peu avant comme d'habitude pour commencer à organiser nos rendez-vous du mois) !

mois anglais 2016_car.jpg