M.C. Beaton, T16, Agatha Raisin and the Perfect Paragon

Je réalise en rédigeant cette chronique qu’après un début d’année très concentré en romans d’Agatha Raisin, ma dernière lecture remonte à fin mars. Est-ce le retour annoncé de James qui m’a freinée dans ma lancée ? Toujours est-il que voici enfin mon billet sur le 16e tome, Agatha Raisin and the Perfect Paragon, qui m’a particulièrement plu.

Contrairement à ce qu’elle avait décidé de faire en ouvrant son agence de détective, Agatha se résout à gérer un cas de divorce. Pour une somme généreuse, elle accepte de suivre Mabel, la femme de Robert Smedley. Si Robert est entre deux âges, peu attirant et franchement antipathique, sa femme est avenante, plus jeune et surtout parée de toutes les vertus aux dires de ceux qui la côtoient. Elle est appréciée des employés de l’entreprise de son époux, s’engage activement dans diverses oeuvres de bienfaisance locales et consacre tout son temps libre à faire le bien d’autrui. Assez rapidement, Agatha soupçonne une personnalité plus complexe (sans doute incitée en cela par le fait que tous les hommes de son entourage semblent tomber sous le charme de Mabel). De fait, Mabel est bien plus fine qu’il n’y paraît et n’hésite pas à faire savoir à Agatha qu’elle l’a prise en flagrant délit de filature. « Do tell your friend Mrs Raisin that I didn’t enjoy the film either. Pity. Such good reviews. »

Lorsque le mari est assassiné, les ennemis ne manquent pas. Mabel demande alors à Agatha d’enquêter sur la mort de son époux. Une affaire qu’elle mène en parallèle d’une autre, celle d’une adolescente assassinée dont la vie semble s’être beaucoup compliquée au cours des derniers mois.

Un tome particulièrement réussi, avec deux enquêtes rythmées. Entre Mabel dont on ne sait si elle est trop parfaite pour être innocente ou faire au contraire une meutrière tout indiquée, les meurtres qui se multiplient, des adolescentes abusées ou manipulatrices, il y a peu de temps mort. Charles revient une fois de plus, toujours aussi culotté mais de plus en plus attachant et attaché à notre inénarrable quinquagénaire (vous avez remarqué que les années passent mais qu’Agatha ne vieillit pas ?). Agatha recrute à contrecoeur Phil, un retraité, afin de gérer les photos et vidéos des cas de divorce, ce qui promet quelques scènes amusantes. Plus de voisin à séduire (et tant mieux car le dernier était pour le moins désagréable) ; on préfère Agatha quand elle ne se ridiculise pas en face de la gente masculine. Seule ombre au tableau, le retour annoncé de James dans le prochain tome.

Si ma lecture remonte à quelques mois, le simple fait de rédiger cette petite chronique me donne très envie de me plonger dans le tome suivant !

Présenté dans le cadre de la LC Agatha (Raisin / Frost / Christie). Et cette lecture entre aussi dans le cadre du challenge British Mysteries !

 

 

287 p

M.C. Beaton, T16, Agatha Raisin and the Perfect Paragon, 2005

8 thoughts on “M.C. Beaton, T16, Agatha Raisin and the Perfect Paragon

  1. Je suis impressionnée de te voir déjà au 16e tome. Pour moi la rencontre n’a vraiment eu lieu, le 1er tome m’a pas mal ennuyée. Dommage !

  2. Et bin cela t’a donne envie d’y retourner…cela a eu du bon comme critique….;)
    oui ce tome semble bien sympa…;)

  3. James? Celui qui lui plaisait dans les premiers tomes? Je constate que ça a plus de rythme, alors? J’ai abandonné, ça m’ennuyait un poil, cette série

  4. Ouf ! je vois que Keisha pense comme moi. Elle a quand même lu les premiers tomes, alors que moi j’ai du mal à ouvrir le 2ème…
    J’aurais tellement aimé l’apprécier !

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