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20/05/2007
Commerces funèbres
L’histoire : les enquêtes se multiplient pour Decimus Webb. Deux prostituées sauvagement assassinées dans un bordel, vraisemblablement par un fanatique laissant derrière lui des extraits du livre de Job. Un cadavre déterré, celui d’un homme impliqué dans un scandale, accusé d’avoir entassé à moindres frais les corps de personnes lui ayant été confiées pour un enterrement décent. Les pas de Webb le conduisent chez Mr. Woodrow, commerçant spécialisé dans les accessoires et vêtements de deuil. Tous les soupçons semblent à un moment converger vers lui. Mais beaucoup de questions restent pourtant sans réponse… Ajoutez à cela une jeune somnambule, une Américaine à Londres et un croque-mort et vous aurez le dernier livre de Lee Jackson !
Verdict : nouveau coup de cœur pour la série Decimus Webb ! Après une lecture boulimique du premier tome de cette série 10/18, j’ai sans surprise dévoré Les Bienfaits de la Mort (malgré le titre assez bancal, je vous l’accorde). Une fois de plus, Lee Jackson signe un polar passionnant, dans un cadre victorien très crédible. Les personnages bien campés sont presque tous aussi importants les uns que les autres, ce qui permet à Jackson de donner un rythme plus soutenu à l’action. Pas de caricature, pas d’attitudes empesées ni de redondances excessives par rapport au premier tome – ce que je reproche souvent à Anne Perry qui se croit obligée de résumer avec monotonie la rencontre des Pitt et de brosser un portrait social de leurs familles à chaque tome. Si la bonne société tout comme les bas fonds londoniens sont représentés, l’histoire paraît relativement crédible et les transitions entre les différents milieux ne se font pas brutalement, au moyen de portraits brossés à la va-vite par une plume un peu niaise.
Bref, on comprendra que si j’aime à l’occasion retrouver Anne Perry, je ne peux pas m’empêcher de faire la comparaison entre ses livres et ceux de Lee Jackson et qu’à mes yeux, les romans de Jackson sont plus réussis. Là aussi, l’intrigue est bien menée et l’énigme intelligemment résolue. Une différence avec Anne Perry toutefois : il est souvent difficile de démasquer l’assassin chez cet auteur qui cache souvent des informations à son lecteur. Jackson fait un pari plus risqué en lui laissant plus d’indices et, à vrai dire, si je n’avais pas imaginé le scénario final, j’étais moins loin de la réalité que je ne le suis quand je lis Anne Perry. Deux techniques narratives différentes, donc, toutes deux très légitimes. La Palme d’Or catégorie Polar revenant toutefois à Jackson pour son style sentant moins la vieille demoiselle.
A quand le prochain tome ? J’en redemande !
347 p
18:00 Publié dans Romans policiers | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
Commentaires
C'est un livre qui devrait me plaire puisque l'époque victorienne me plait beaucoup, seulement les polars, c'est pas trop mon truc. Contente de te retrouver en tous cas !!
Ecrit par : Musky | 21/05/2007
Répondre à ce commentaireCela fait plaisir de te lire à nouveau après ces quelques jours d'absence !
Bon, je pense qu'il faut que je note aussi ce livre dans ma LAL, après ceux d'Anne Perry. :o)
Ecrit par : Caro[line] | 21/05/2007
Répondre à ce commentaireTes remarques sur Anne Perry sont pleines de justesse ! ; )Si tu trouves les romans de Lee Jackson meilleurs, je vais sans doute me fier à ton avis et m'y plonger.
Ecrit par : Caroline | 21/05/2007
Répondre à ce commentaireTa comparaison m'intrigue... j'aime bien les romans d'Anne Perry et il faudrait que je me penche sur ceux de Lee Jackson pour bien comprendre ce que tu veux dire ! ;-)
Ecrit par : Florinette | 22/05/2007
Répondre à ce commentaireJe sens que si je commence à lire les romans de Mister Jackson, je vais en redemander aussi !
Ecrit par : nicolas | 22/05/2007
Répondre à ce commentairePersonnellement, je ne vois pas du tout de lien entre les romans d'Anne Perry et ceux de Lee Jackson. Ils ne s'attachent pas au même milieu social, et l'intrusion dans la société victorienne se fait de façon totalement différente. Je pense que c'est ce qui justifie les redondances chez Anne Perry à propos de la rencontre des époux Pitt. Ils sont les personnages centraux, et les tomes forment un tout. Chez Lee Jackson, le seul personnage qu'on retrouve est un type dont on n'a qu'une esquisse (en tout cas dans le tome 1).
Après, je comprends que ça irrite à force...
Pour la résolution de l'intrigue, étant une quiche toute catégorie, que ce soit Lee Jackson ou Anne Perry, je suis assurée d'avoir des surprises à la fin ;)) Mais j'avoue que ce tome me tente peu, je vais plutôt aller retrouver la "plume un peu niaise" d'Anne¨Perry :P
Ecrit par : Lilly | 30/05/2007
Répondre à ce commentaireLou - since you write on my blog, I shall add something to yours! (I regret, I can only read French via the genius of Google.translate, which converts your elegant language into a mixture of English and gibberish ... but it gives the general idea! ... try it yourself and prepare to be disgusted by the results) ... likewise, apologies for writing in English.
Interestingly, Anne Perry is not so popular in England, compared to France. I confess I have never read her books; I also try to avoid reading too many of the "competition" for fear of stealing ideas, or finding my own ideas rendered unoriginal. For my second 'series' (not in France for a couple of years, I regret) I have switched to a focus on a central recurring female character and a more linear narrative style, so I wonder if Perry fans will prefer that? I do not know ... we shall see!
Thank you for blogging about the books - it is always nice to hear real people discussing them!
best wishes,
Lee
Ecrit par : Lee Jackson | 11/06/2007
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Bizz
Ecrit par : Flo | 20/05/2007
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