Saskia Goldschmidt, Vintage Queen

En partenariat avec mon amie reine du vintage @rebellerougevintage, photographiée ici par Morane Lafrance / @morane.lafrance.

Chronique d’une faillite annoncée… oui, mais par quel chemin ? Vintage Queen s’ouvre alors que l’empire vestimentaire de Koko vient de s’écrouler, suite à l’arrivée d’un concurrent dont on ne sait pas grand-chose. Après nous avoir donné une bonne idée de l’ampleur de sa déroute, Koko revient sur son histoire et la façon dont elle s’est fait une place dans le monde des affaires.

Dans les années 1950, Koko a une enfance compliquée, entre une mère célibataire d’humeur changeante et, par intermittence, un beau-père maltraitant. C’est aussi une période où l’enfant voit sa mère coudre et où elle imagine des scènes qu’elle reconstitue minutieusement dans des boîtes à chaussures.

Dans les années 1970, elle déniche des habits anciens au marché, ayant l’œil pour repérer les pièces de qualité aux coutures et détails exquis. Après les avoir nettoyés et réparés, elle revient les vendre avec une bonne marge. C’est le début de l’aventure.

Des années 70 aux années 2000 (plus rapidement survolées), on suit petit à petit le chemin de Koko. Femme indépendante, débrouillarde, sensible à la mode et un un brin artiste, elle vit sans se soucier des codes, suivant ses envies et son ambition.

Elle se lie à un couple d’artistes gays, dont un Anglais désavoué par son père – probablement le personnage auquel je me suis le plus attachée. Elle ouvre sa première boutique et envisage avec ses amis un lancement spectaculaire. Elle sillonne l’Europe pour trouver de la marchandise, agrandit son business et rebondit avec de nouvelles idées. Trouve de véritables pépites inattendues. Rencontre des personnes aux profils très divers. Apprend à maîtriser les codes de la vente et du rachat de vêtements usagés, s’y fait un ami fidèle et se retrouve confrontée à des gens peu scrupuleux.

Je ne savais pas dans quoi je m’embarquais en ouvrant Vintage Queen, dont le résumé m’avait intriguée. J’ai d’emblée été séduite par l’histoire et curieuse de découvrir comment Koko était parvenue au sommet. Ce n’est pas tant l’héroïne qui m’a intéressée que certains personnages secondaires, ainsi que le fond historique très bien rendu.

Une enfance et une jeunesse marquées par les réminiscences de la guerre. L’ambiance des années 70, les tenues d’avant-guerre qui ressortent, les marchands de gros pris au dépourvu par l’engouement pour le vintage, qui change la donne pour eux. Le passage des décennies, les festivités, les spectacles subversifs, l’excitation face aux découvertes de stocks inespérés ou aux nouveaux projets commerciaux. Puis la fin de l’effervescence, le sida, le désenchantement, avant un coup foireux qui conduit Koko à la faillite. Vintage Queen n’est pas loin d’être un coup de cœur, je me suis en tout cas régalée en le lisant, tout en apprenant énormément sur un univers que je ne connaissais pas.

Et pour le mettre en avant, je me suis donc associée à mon amie reine du vintage @rebellerougevintage, qui a joué les modèles et sorti quelques pièces de sa superbe collection pour illustrer cette chronique. De quoi mêler deux comptes qui ensemble, regroupent l’amour des livres et du vintage !

384 p

Saskia Goldschmidt, Vintage Queen, 2021 (pour l’édition française)

8 thoughts on “Saskia Goldschmidt, Vintage Queen

  1. Je note volontiers ce titre ! Et quelle belle mise en valeur du roman ainsi que de ton amie, les photos sont très jolies (ainsi que les tenues et la-dite amie !)
    Passe une belle semaine Lou !

    1. Ah ah, je lui transmettrai ! Je suis contente que notre petit projet t’ait plu. On était enthousiastes à l’idée de faire ces photos et de recréer un peu l’univers du roman !

    1. Ah j’étais sûre que tu aimerais bien les tenues ! C’est vraiment un roman sympa, j’ai adoré découvrir la naissance du vintage, avec les fripiers qui soldent tout ce qui date d’avant-guerre jusqu’à l’apparition de nouveaux commerçants qui ont l’œil pour sélectionner des pièces de valeur, les remettre en état pour une population branchée qui cherche un look original. Il y a plein d’aspects historico-économiques abordés au fil du temps, c’était passionnant !

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