Evelyne Brisou-Pellen, La Maison aux 52 portes

Maïlys déménage suite à un concours de circonstances : ses deux parents ont perdu leur emploi la même semaine, avant d’hériter d’une immense demeure familiale, léguée par un grand-oncle, le parrain de la jeune fille. La famille était fortunée autrefois, c’est donc un grand domaine à l’abandon qui les attend. Plusieurs étages, des combles avec des chambres de bonnes, deux escaliers, une ancienne buanderie, un bûcher, des sous-sols où se trouvaient les cuisines et les provisions. Les écuries ont été transformées en garage, le jardin est laissé à l’abandon et les pièces sont recouvertes d’une épaisse couche de poussière. Une maison lugubre à souhait.

Dès le trajet en voiture, Maïlys est sujette à des absences et à des flash qui semblent la transporter à une autre époque. Sa première nuit est mouvementée : elle entend des bruits inquiétants et une voix qui appelle Céleste, son vrai prénom, inusité (la jeune fille trouve ce prénom atroce ; ses parents lui disent que peut-être Céleste reviendra à la mode… ce qui montre à quel point les modes en matière de prénom peuvent bouger).

Lorsque la famille arrive, une tempête s’installe et les empêche d’atteindre le village le plus proche : ils sont privés d’électricité et ne peuvent pas le signaler ; impossible au camion de déménagement de passer un petit pont. Outre les premières tentatives de ménage, peinture et installation, la famille s’occupe en comptant les portes, censées être au nombre de 52, et en plongeant dans les albums photos et documents de famille. Rapidement, un mystère apparaît, celui de la grand-tante Céleste, dont les photos individuelles ont disparu et dont il ne reste aucune trace dans la correspondance familiale retrouvée.

Maïlys s’y intéresse d’autant plus qu’elle est rapidement persuadée que l’oncle a voulu qu’elle vienne dans cette maison dans un but précis, car dans la famille, toutes les femmes ont des dons de médiums… don dont elle semble en effet avoir hérité.

Ce court roman séduira les amateurs de maisons hantées, mais aussi et surtout ceux qui aiment croiser le destin de plusieurs générations d’une même famille et mêler la grande et la petite histoire. De la littérature jeunesse agréablement écrite, avec une histoire qui, si elle rappelle de nombreux récits du même type, a sa part d’originalité avec le destin de Céleste et la chute03, pleine d’humanité.

152 p

Evelyne Brisou-Pellen, La Maison aux 52 portes, 2000

13 thoughts on “Evelyne Brisou-Pellen, La Maison aux 52 portes

    1. ça m’arrive souvent ! Il est un peu classique, mais j’ai aimé l’interaction avec la grand-tante Céleste et apprécié la fin.

    1. Plus qu’agréable :o) Enfin il est facile d’accès mais il est très sympa, l’ambiance est intéressante et j’ai apprécié pas mal de détails dans la trame, même si elle est assez classique.

  1. Après avoir lu ton billet, j’ai relevé le titre pour le prendre à la biblio. Chose faite… livre lu… j’écris mon billet. A++

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