« Fighting spirits | Page d'accueil | Le vieux Paris »
10/11/2007
Une tasse de thé ?
Acte 1 – Moteur !
Drumond – (Il se tient debout devant le feu, les mains croisées dans le dos. Bientôt il s’écarte pour laisser son employé se réchauffer) Alors, du neuf ?
Pitt – Malheureusement pas grand-chose de plus, monsieur.
Drumond – (Avec une lueur d’espoir dans les yeux) Avez-vous interrogé les députés ayant vu Lockwood juste avant son assassinat ? (témoins principaux dans l’horrible affaire qui nous occupe – il va sans dire que Pitt aurait pu omettre ce précieux élément)
Pitt – Oui, monsieur. Nous avons aussi interrogé les boutiquiers, les prostituées qui vendaient leurs services sur et sous le pont (pas dans la Tamise il fait froid en ce moment). Et aussi la vendeuse de fleurs, le vendeur de sandwichs, le cocher et le chien errant qui traînait sur le pont au moment du meurtre. Aucun n’a vu quoi que ce soit de suspect.
Drumond – (Les sourcils froncés) Bon. Bon. Eh bien, comme vous le savez, la presse est après nous. Il faut impérativement résoudre cette affaire. (Mais pas les autres)
Pitt – Oui monsieur, je mets tous mes hommes dessus. (Enfin comme apparemment c’est sa seule affaire…)
Pitt s’éloigne en gouttant sur le plancher.
Pitt - Drumond a raison. On ne peut pas laisser cet égorgeur en liberté plus longtemps, ou bientôt ce sera l’émeute !
Coupé !
Acte 2 – Moteur !
Charlotte Pitt – Tante Vespasia, vous m’avez fait venir de toute urgence.
Vespasia – Oui Charlotte. Ma vieille amie Zenobia Gunne s’inquiète pour sa nièce. On semble vouloir l’accuser de meurtre ! Elle abrite une femme à qui on a enlevé la garde de sa fille et qui aurait commis ces horribles meurtres sur Westminster Bridge (Bizarrement, c’est ce que Charlotte a entendu le soir précédent en dînant avec Pitt, l’inspecteur chargé de l’affaire ! Quel ha-sard- euh !!)
Charlotte – Oh c’est affreux !
Vespasia – Sa nièce s’appelle Africa Dowell.
Charlotte – Oh ? (et de rosir joliment. Mon Dieu ! il s’agit « donc » du meurtre sur lequel Pitt était en train de travailler ?!!)
Vespasia – Qu’allons-nous faire ? Je connais l’épouse de Lockwood, Lady Hamilton. C’est une femme très gentille.
Charlotte – Dans ce cas je propose que nous allions voir Amethyst Hamilton (vous remarquerez que Charlotte est si intelligente qu’elle a deviné elle-même le prénom d’Hamilton, que personne n’avait avant cela mentionné devant elle).
Vespasia – (souriant à son amie Zenobia également présente) Je vous avais bien dit que Charlotte saurait nous conseiller !
Coupé !
Acte 3 – Moteur !
(Après le 3e meurtre)
Drumond – Ah, c’est vous Pitt !
Pitt – Bonjour Monsieur. Nous piétinons. Nous avons interrogé une 5e fois les députés, les boutiquiers, les prostituées, la vendeuse de fleurs, le vendeur de sandwichs, le cocher et le chien errant qui était toujours là.
Drumond – (une nouvelle lueur d’espoir dans les yeux) ça a donné quelque chose ?
Pitt – Hélas non monsieur, nous n’avons pas du tout avancé (Avouez que c’est étrange, puisque depuis 5 mois on interroge toujours les mêmes personnes sans rien leur demander de nouveau)
Coupé !
Bilan
J’ai donc lu L’Egorgeur de Westminster Bridge d’Anne Perry. C’était détendant, un peu trop longuet, très répétitif et vieille dame à souhait. On piétine pendant 300 pages. Aucune crédibilité, Charlotte et Thomas au pire de leur forme (qui n’est d’ailleurs pas souvent olympique). La fin tombe comme un cheveu sur la soupe. Oh ! Comme c’est étrange ! Le seul à avoir un comportement bizarre est directement lié à l’affaire (mais on ne s’y intéresse pas avant les 50 dernières pages). Oh ! Déception, tous les députés ont été tués par erreur. Remarquez c’est plus facile de donner l’explication finale quand il n’y en a pas. Ah oui, n’oublions pas les clichés (et nos rires à étouffer en gloussant derrière nos mouchoirs en dentelle). Bref, du grand Anne Perry ! Mais c’est (presque) pour ça qu’on l’aime !
Extraits
Zenobia (partie affronter le Nil et l’Afrique seule au XIXe) passa devant elle, la tête haute, traversa le vestibule et sortit dans la rue. Une fois dehors, elle se mit à jurer entre ses dents dans un dialecte que lui avait appris son piroguier congolais.
L’élégante et raffinée Tante Vespasia – Bon ! Cherchons (de ce côté). Nom d’une pipe, Somerset, on l’a assassiné, tout de même !
380 p
23:50 Publié dans Romans policiers | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
Commentaires
Rhô comme tu es vilaine !!! :p Je l'ai lu il y a un bail donc aucun souvenir mais d'une façon générale j'aimais bien la série Pitt même si je reconnais que ça se lit par pure détente (mais c'est bien aussi de se détendre !!!).
Tu vas faire de la peine à Choupy ;p
Ecrit par : Flo | 11/11/2007
Répondre à ce commentaireMDR ! Je suis rassurée de ne pas être la seule à ne pas adorer Anne Perry !
Ecrit par : Caroline | 11/11/2007
Répondre à ce commentaireTiens, te voilà repartie dans la série Anne Perry ! À ce que je vois, il y a du bon et du moins bon et celui-ci, s'il faut patienter 300 pages pour plonger dans l’action, me décourage d’avance, trop long pour moi !
Ecrit par : Florinette | 11/11/2007
Répondre à ce commentaireTrop fort! Je n'étais déjà pas tentée avant, mais là tu me donnes des arguments supplémentaires pour continuer de m'abstenir de lire Anne Perry. Merci Lou ;).
Ecrit par : Agnès | 11/11/2007
Répondre à ce commentaireJe n'ai jamais lu Anne Perry... mais avec ces commentaires, ça me tente plus ou moins, disons! Ma liste te dit merci! J'y penserai si un jour elle s'épuise... ou que je trouve les livres vraiment pas chers!!! :)
Ecrit par : Karine | 11/11/2007
Répondre à ce commentaireQuel commentaire original ! Je n'ai jamais vraiment accroché à Anne Perry, ni Charlotte, ni Monk.. Pourtant, j'adore la littérature anglaise, surtout le victorien ! Je me suis promenée sur ton blog ce matin, je reviens ce soir, tes articles ont un style, c'est vif, ça donne envie de filer vers sa bibliothèque ! Merci Lou !
Ecrit par : marie | 11/11/2007
Répondre à ce commentaireBon, moi je prèche pour ma paroisse. J'adore. Et je ne bouderai pas parce que c'est vrai que celui-ci est quand même un ton en dessous des autres et que tu as cité cette chère Vespasia, et que je t'aime bien aussi.. :o))))) bisous
Ecrit par : Choupynette | 11/11/2007
Répondre à ce commentaireJe n'ai jamais lu de livre d'Anne Perry et vu ce que tu en dis, cela n'est pas près de changer :)
Ecrit par : Joelle | 12/11/2007
Répondre à ce commentaireBon il faudra alors que je m'y mette aussi..ça me rend curieuse d'un seul coup..
Ecrit par : beatrix | 13/11/2007
Répondre à ce commentaireHa ha, je n'en ai pas encore lu, mais je ne risque pas de choisir celui-ci ! Il a l'air d'un ennuiiiiii !!! ;-)
Ecrit par : Tamara | 13/11/2007
Répondre à ce commentaireC'est marrant, ta critique pourrait s'appliquer au dernier roman de Lilian Jackson Braun que j'ai lu: La chat qui parlait dindon: longuet, endormant, et puis la fin, je n'arrive même pas à me souvenir exactement.
Pour Anne Perry, je resterai probablement sur le bon souvenir du Mystère de Callander Street.
Ecrit par : Hilde | 18/11/2007
Répondre à ce commentaire







































Ecrit par : Emeraude | 11/11/2007
Répondre à ce commentaire