Sylvie Brien, Mortels Noëls, Une enquête de Vipérine Maltais

J’ai repéré ce roman sur Instagram. Publié il y a plus de dix ans, ce livre semble retrouver une deuxième vie grâce à la jolie couverture des éditions Folio Junior. On croise ainsi Mortels Noëls au gré des blogs et des comptes Instagram, et je me réjouis de voir qu’un livre puisse retrouver un peu de visibilité grâce à de nouveaux canaux.

La jeune Vipérine et sa petite sœur grandissent au sein d’une pension dirigée par des nonnes. Elles sont aussi les nièces de la directrice. A la mort de leur mère, leur père s’est remarié, les laissant à l’école à Noël avec quelques orphelines… n’ayant pas la place d’accueillir tous ses enfants alors qu’il reçoit chez lui la progéniture de sa nouvelle épouse. C’est donc un Noël austère qui s’annonce. Les cadeaux seront des dons récoltés chez des particuliers et ne seront distribués qu’au jour de l’an, pour ne pas sombrer dans la mode d’un Noël de moins en moins sacré.

Mais les vacances promettent d’être mouvementées lorsque la Sœur Econome (chargée de gérer les comptes) est attaquée dans la nuit par un spectre qu’elle pense avoir ramené de l’une des maisons bourgeoises visitées le jour-même. La mère supérieure demande à Vipérine d’enquêter car elle la sait dégourdie. Vipérine va donc se rendre à divers endroits pour interroger les principaux protagonistes et dénouer les fils de ce mystère qui trouve ses racines dans une fête de Noël bien antérieure.

Voilà un court roman jeunesse sympathique, agréable et rapide à lire. Si l’on passe un bon moment, j’ai quelques réserves quant à l’enquête : certaines suppositions de Vipérine semblent assez hasardeuses, et c’est à mon avis grâce à un coup de chance qu’elle arrive à la solution. Un élément reste inexpliqué, et chose facile, cela peut être le fantôme d’un jeune enfant mort mystérieusement plus de vingt ans plus tôt. Si j’aime bien que le doute subsiste, j’ai trouvé cela un peu facile après le coup de poker de Vipérine. Autre point qui m’a un peu gênée : sa façon de mener un véritable interrogatoire, avec impertinence parfois, face à des notables ou des bourgeois bien plus âgés qu’elle. J’ai trouvé leur coopération assez peu crédible car il serait facile de l’éconduire. Mais si on veut bien mettre ces réserves de côté, les personnages sont assez attachants et l’enquête plaisante. Si je croise le tome suivant au détour d’une promenade en librairie je pourrais bien me laisser tenter par la suite des aventures de Vipérine !

Une lecture partagée avec Blandine de Vivrelivre.

124 p

Sylvie Brien, Une Enquête de Vipérine Maltais, Mortels Noëls, 2004

9 thoughts on “Sylvie Brien, Mortels Noëls, Une enquête de Vipérine Maltais

  1. J’ai beaucoup aimé ce petit roman. Je te rejoins sur l’impertinence de Vipérine, mais c’est souvent un fait dans les romans jeunesse dans lesquels les jeunes héros mènent une enquête.

    Et comme toi, c’est grâce à Instagram que je l’ai découvert 😉

    1. Tu as raison, c’est un travers commun à de nombreux romans jeunesse. Je pense que si j’avais lu ce roman à l’âge de Vipérine j’aurais surtout admiré son caractère bien trempé !

  2. oh zut pour l’enquete quand meme….j’imagine les ados s’habituant a de telles resolutions…mais bon cela reste sympa quand meme…

    1. Je pense que c’est commun à pas mal de livres, et ça me paraît plutôt bien adapté pour un public découvrant les enquêtes policières. Ça se lit bien en tout cas malgré ses quelques travers :o)

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