16/12/2011
Billet recap du mois anglais

Avant le 15 décembre :
- Lou : Le songe d'une nuit d'été, adaptation Théâtre de la porte St Martin (2011)
- Maggie : Le Crime de Halloween d'Agatha Christie
- Maggie : Barry Lyndon, adaptation de Stanley Kubrick, 1957
- Maggie : Meurtres entre soeurs, Willa Marsh
- Malice : Aurora Floyd de Mary Elizabeth Braddon
- Yueyin : Mansfield Park de Jane Austen
- Yueyin : Persuasion de Jane Austen
- Yueyin : Death comes to Pemberley de P.D. James
Jour 1 (15 décembre) :
- Elizabeth Gaskell était présente chez Cryssilda (North and South), Lou (North and South), Karine:) (Loïs the Witch), Eliza (Cranford) , Maijo (Wives and Daughters) et Titine (Crandford)
- Soukee : Meurtre à l’anglaise de Cyril Hare
- Syl : la recette des muffins au fromage
- Somaja : Le secret de l’épouvanteur
- Choupynette : A short story of tractors in ukrainian de Marina Lewycka
- Maggie : L’entourloupe dans l’azimut de Ian Fleming
- Val : The full monty
- Maeve : Tant que brillera le jour d’Agatha Christie
- Perséphone : Cranford et Return to Cranford
- Sharon : Un Noël plein d’espoir d’Anne Perry
- Malice : Tout change d'Anthony Browne
- Hilde : La Pluie avant qu'elle tombe, de Jonathan Coe
- Purple Velvet : Sourcellerie de Terry Pratchett
- Mrs Figg : Un Chant de Noël de Charles Dickens
- Val (lit) : The Intruders de Michael Marshall
- JainaXF : l'English cuisine
- SvCath : La Maison de soie d'Anthony Horowitz
- Emma : Jane Eyre de Charlotte Brontë
Jour 2 (16 décembre) :
- Hérisson : L’étang aux libellules de d’Eva Ibbotson
- Eliza nous parle des traditions de Noël
- Enna : Un cadavre dans la bibliothèque d’Agatha Christie
- Syl : L’erreur de l’épouvante de Joseph Delaney
- Val’s blog : Frankenstein de Mary Shelley
- Pimpi : Mr Darcy’s obsession de Abigail Reynolds
- Perséphone : Le guide du voyageur galactique de Douglas Adams
- Purple Velvet : Eric de T Pratchett
- Mrs Figg : Les mystère de la Forêt de Ann Radcliffe
- Malice : Lettres à Alice de Lewis Carroll
Jour 3 (17 décembre) :
- Perséphone vous a concocté votre programme tv de Noël
- Perséphone : Rachel Ray d'Anthony Trollope
- Titine : Cranford, l'adaptation BBC
- Malice : Au secours c’est Noël de Anne Fine
- Yueyin : How to marry a Marquis de Julia Quinn
- Karine:) : Macbeth de William Shakespeare
- Syl nous met l’eau à la bouche avec sa recette de Cornish pasties
- Lou : La Prophétie de Noël (2009) et Cyber Noël (2008), dctor Who
- Pascale : This is England de Shane Meadows (2006)
- Purple Velvet : Le dernier restaurant avant la fin du monde de Douglas Addams
Jour 4 (18 décembre) :
- Syl : Le pudding à la brioche
- Purple Velvet : Cracking Contraptions, Wallace & Gromit (courts-métrages)
- Cryssilda : Le tour d’écrou de Henry James
- Perséphone : The big over easy de Jasper Fforde
- Sharon : Marple, Poirot Pyne … et les autres d’Agatha Christie
- Lou : Esther Kahn d'Arnaud Desplechin
Jour 5 (19 décembre)
- Eliza : Plus jamais d'invités ! de Vita Sackville-West
- Maijo: Docteur Who et de Madame de Pompadour
- Karine : Docteur Who et de Madame de Pompadour aussi
- Malice : Le Noël du chat assassin d'Anne Fine
- Titine : Virginia Wolf de Michèle Gazier et Bernard Ciccolini (BD)
- Val's Blog : Derrière les coulisses du musée de Kate Atkinson
- Emma nous présente ses lithographies de horse guards
- Mrs Figg : Black Butler (manga d'inspiration victorienne)
- Hérisson : Where is Watson ? une enquête de Pig Sherlock (cahier d'activité)
Jour 6 (20 décembre) :
- Cryssilda : La rose et la bague de William Makepeace Thackeray
- Lou : Ivanohé à la rescousse ! de William Makepeace Thackeray
- Eliza a regardé The holiday
- Karine:) : Elizabeth et son jardin allemand de Elizabeth Von Arnim
- Maijo : Les sorcières de l’épouvanteur de Joseph Delaney
- Schlabaya : Autobiographie de Agatha Christie
- Malice : My Fair Lady de George Cukor
- Lilas n'a pas réussi à terminer Meurtres en soutane de P.D. James
- Emma : présentation d'une boîte aux accents anglais
Jour 7 (21 décembre) :
- Eliza nous invite dans le le cottage d'Iris dans The Holiday
- Yueyin : Cranford d'Elizabeth Gaskell
- Maijo : Les sorcières de l'Epouvanteur de Joseph Delaney
- Purple Velvet : Le songe d'une nuit d'été de William Shakespeare
- Hydromielle : Le secret de Lady Audley de Mary Elizabeth Braddon
- Malice : Isa visite Oxford de Lewis Carroll
- Val’s blog : Billy Elliot de Stephen Daldry
- George nous donne la recette de sa grande-tante écossaise
- Val a regardé The Duchess
- Hérisson : Les Quatre de Baker Street (tome 2)
Jour 8 (22 décembre) :
- Lou, Cryssilda et Titine : En quête du rien de Wilkie Collins
- Arieste : Les aventures de Tom Bombadil de Tolkien
Jour 9 (23 décembre) :
- Zarline nous présente David Attenborough
- Sharon : Allô, Hercule Poirot d’Agatha Christie
- Lydia : A ceremony of carols de Benjamin Britten
- Enna nous donne la recette des shortbreads
- Yueyin et sa citation du jeudi so english
- Maijo : The lord of scoundrels de Loretta Chase
- Somaja nous parle de Noël
- Dorothée nous présente ses marque-pages anglais
Jour 10 (24 décembre) :
- Lou : Un Noël plein d'espoir d'Anne Perry
- Cryssilda : Le voyageur de Noël de Anne Perry
- Mélodie : Brunswick Gardens de Anne Perry
- Lydia : Un chant de Noël de Charles Dickens
- Jainaxf : La vallée de la peur de Arthur Conan Doyle
- Malice : Noël et Lewis Carroll
Jour 11 (25 décembre) :
- Maggie : Cartes sur table d’Agatha Christie
- Lou : Mon petit doigt m’a dit d’Agatha Christie
- Val : Le Noël d’Hercule Poirot d’Agatha Christie
- Titine : Le Noël d’Hercule Poirot d’Agatha Christie
- Lydia : Les travaux d’Hercule d’Agatha Christie
- Enna : ABC contre Poirot d’Agatha Christie
- Perséphone : From time to time
- Val's Blog : Loin de vous ce printemps de Mary Westmacott (Agatha Christie)
- Mylène lit Une étude en rouge d'Arthur Conan Doyle
Jour 12 (26 décembre) :
- Cryssilda : L’homme au complet marron d’Agatha Christie
- Perséphone : Just Henry
- Karine:) : Les épisodes de Noël du Docteur Who
- Sharon : En quête de rien de Wilkie Collins
- Malice : A l'aube du XXe siècle, journal de Flora Bonnington
Jour 13 (27 décembre) :
- Lou : La révélation de Noël d'Anne Perry
- Titine : Jane Eyre par Cary Fukunaga
- Perséphone : Elephants can remember d’Agatha Chrsitie
- Karine :) : The last letter from your lover de Jojo Moyes
- Mylène poursuit son enquête en savourant un bon thé
- Malice : Nord et Sud d'Elizabeth Gaskell
- Céline : Downton Abbey saison 2
Jour 14 (28 décembre) :
- Choupynette : Acceptable loss de Anne Perry
- Perséphone : Downton Abbey Christmas special
- Pimpi : The mystery of the blue train d’Agatha Christie
- Jainaxf : The Doctor Who , the witch and the wardrobe
- Mrs Figg: Du sang sur la soir de Anne Perry
- Hérisson : La grande école du mal et de la ruse de Mark Walden
Jour 15 (29 décembre) :
- Isil : la citation du jeudi tirée de « Les tours de Barchester » de Anthony Trollope
- Céline : A room with a view de EM Forster
- Lou : Rebecca de Daphné du Maurier
- Titine : La maison sur le rivage de Daphné du Maurier
- Karine:) : The Duke and I (Daphné et le Duc) -- Les Bridgerton 1 de Julia Quinn
- Georges : L’affaire Prothéroe de Agatha Christie
- Somaja : Joyeuses funérailles de Frank Oz
- Hérisson : Bartimeùs : l’anneau de Salomon de Jonathan Stroud
Jour 16 (30 décembre) :
- Choupynette : ABC contre Poirot d’Agatha Christie
- Maggie : Créatures célestes de Peter Jackson
- Perséphone : A christmas carol de Charles Dickens
- Soukee : Frogs and owls de Michel Boucher
- Malice nous parle de la famille Terry (théâtre anglais)
Jour 17 (31 décembre) :
- Somaja : Christmas time in London
- Perséphone : January BBC programme
- Karine:) : The nature of monsters de Clare Clark
- Sharon : How to steal a dragon’s sword de Cressida Cowell
Jour 18 (1er janvier) : BONNE ANNÉE !!!
- Lydia nous parle des Monty Pythons
- Eliza : Le mystère d’Edwin Drood de Charles Dickens
- Hilde nous souhaite une bonne année anglaise
- Purple Velvet nous parle des Monthy Python
Jour 19 (2 janvier) :
- Cryssilda, Lou etTitine : Le mystère d’Edwin Drood de Charles Dickens
- Karine:) : Oliver Twist de Charles Dickens
- Perséphone : Great expectations-BBC
- Maeve : La bonté, mode d’emploi de Nick Hornby
- Somaja : Becoming Jane de Julian Jarrold
- Touloulou : Agatha Raisin and kissing Christmas goodbye de MC Beaton
- Les p’tits cartons d’Emma nous parle de Londres
- Eliza : Un Noël plein d’espoir de Anne Perry
Jour 20 (3 janvier) :
- George : Toute passion abolie de Vita Sackville-West
- Perséphone : Sally Lockhart mysterie-The ruby in the smoke-PBS 2006
- Malice nous parle du grand designer William Morris
Jour 21 (4 janvier) :
- Enna : From Hell de Alan Moore et Eddie Campbell
- Touloulou : Olivia Joule ou l’imagination hyperactive de Helen Fielding
- Titine : Drood de Dan Simmons
- Karine:) : Doctor Who-Kim Newman
- Cryssilda : Rebecca de Daphné du Maurier
- Perséphone : Sally Lockhart mysteries-Shadow in the North
- Mrs Figg : Autumn de Philippe Delerm
- Val : Joue la comme Beckham de Gurinder Chada
Jour 22 (5 janvier) :
- Karine:) : L’affaire Protheroe d’Agatha Christie
- Soukee : Seule contre la loi de Wilkie Collins
- Perséphone : Crocodile on the sandbank de Elizabeth Peters
- Yueyin et sa citation austinienne du jeudi
- Jainaxf : The unladylike adventures of Kat Stephenson de Stephanie Burgis
- Eden : Mort d’une garde de Colin Dexter
- Lou : The woman in black de Susan Hill
- Cryssilda et sa citation du jeudi spécial chouchou
- Hérisson : Time riders 1 de Alex Scarrow
- Val nous parle de l’expo Beauté, morale et volupté dans l’Angleterre d’Oscar Wilde au musée d’Orsay
- Syl : Le scandale Modigliani de Ken Follett
Jour 23 (6 janvier) :
- Karine:) : From Notting Hill with love … actually de Ali McNamara
- Enna : The house at Riverton de Kate Morton
- Lilsa : La maison du péril d’Agatha Christie
- Syl : Le sacrifice de l’épouvanteur VI de Joseph Delaney
- Soukee : Boys don’t cry de Malorie Blackman
- Arieste : A l’aube du XXème siècle : le journal de Flora Bonnington
- Lydia : Le vent des saules de Kenneth Grahame
- Yueyin : Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles de Gyles Brandeth
- Eden : L’assassinat du roi Arthur de JB Livingstone
- Val : Sourires de loup de Zadie Smith
Jour 24 (7 janvier) :
- Maeve : Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Schaffer et Annie Barrows
- Hydromiel : Les aventures d’Oliver Twist
- Titine : Mari et femme de Wilkie Collins
Jour 25 (8 janvier) :
- Lou : L’hôtel hanté de Wilkie Collins
- Cryssilda : Profondeurs galcées de Wilkie Collins
- Sahron : Little Manfred de Michael Morpurgo
- Soukee : Mort sur le Nil d’Agatha Christie
- Pascale : Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Schaffer et Annie Barrows
- Karine:) : Angel d’Elizabeth Taylor
- Lydia : La vallée de la peur de Arthur Conan Doyle
Jour 26 (9 janvier) :
- Karine:) : Doctor Who saison2x3-Tooth and claws
- Syl : Le cauchemar de l’épouvanteur-VII de Joseph Delaney
- Malice nous parle de Sir Arthur Conan Doyle
- Val : L’auteur, l’auteur de David Lodge
- Mélodie : No name de Wilkie Collins
Jour 27 (10 janvier) :
- Enna : The Queen and I de Sue Townsend
- Syl : Le crime du golf de Agatha Christie
- Malice : Demeures de L'Esprit de Renaud Camus
- Titine : La Vie très privée de Mr Sim de Jonathan Coe
- Perséphone : Soulless de Gail Carringer
- Val : A year in the merde de Stephen Clarke
- Somaja : Les confessions de Victoria Plum de Anne Fine
Jour 28 (11 janvier) :
- Karine:) : H2G2-The restaurant at the end of the universe de Douglas Adams
- Céline : Jane Eyre de Robert Stevenson
- Pimpi : Jane Austen made me do it de Laurel Ann Nattress
- Jainaxf : The song of the quarkbeast de Jasper Fforde
- Val : Variations cinématographiques autour de Roméo et Juliette
Jour 29 (12 janvier) :
- Cryssilda : Lady Susan de Jane Austen
- Lou : Persuasion de Jane Austen
- Enna : Tourte au poulet et aux poireaux
- Titine : Raining stones de Ken Loach
- Isil et sa citation du jeudi Trollopienne
- Val : La mort n’est pas une fin de Agatha Christie
- Lilas : Le crime d’Halloween de Agatha Christie
- Karine:) : Persuading Annie de Melissa Nathan
- Maggie : Le bras de la vengeance de Thomas de Quincey
- Sabbio : Le meurtre de Roger Ackroyd de Agatha Christie
- George : Beauté, morale et volupté au musée d’Orsay
- Mélodie : Orgueil et préjugé de Jane Austen
- Eliza : Emma BBC 2009
- Yueyin : Raison et sentiment de Jane Austen
Jour 30 (13 janvier) :
- Touloulou : Orgueil et préjugé de Jane Austen
- Sabbio : La malédiction Shakespeare de Anne Ferrier et Régine Joséphine
- Karine:) : Noughts and crosses de Malorie Blackman
- Schlabaya : Nouvelles de Londres de Doris Lessing
- Les ptits cartons d’Emma : Emma de Jane Austen
Jour 31 (14 janvier) :
- Enna : Hand in glove de Robert Goddard
- Touloulou nous propose ze playlist du mois anglais
- Eliza nous parle de la mode edwardienne dans « Downton Abbey »
- Cryssilda : Mrs Muir et le fantôme de R.A. Dick
- Jainaxf : Sherlock saison 2
- Karine:) : Doctor Who-saison 6
- Choupynette : Affinity de Sarah Waters
- Mrs Figg : Downton Abbey
Jour 32 (15 janvier) :
- Enna : Le chat et les pigeons de Agatha Christie
- Touloulou : The Pythons, an autobiography by the Pythons
Challenge Le Mois anglais, du 15 décembre 2011 au 15 janvier 2012, organisé par Cryssilda, Titine et Lou (ici-même).

14/12/2011
Encore quelques heures...
... avant l'invasion anglaise, qui durera jusqu'au 15 janvier (et plus si affinités, il y en a bien qui ont commencé à publier leurs billets en avance - même moi mais c'était un tout petit billet, ça compte ?).
Pendant le mois anglais, nous vous invitons à parler anglais, penser anglais, respirer anglais, lire anglais, voir anglais, rêver anglais et plus encore, afin de nous abreuver de romans et de films anglais, de muffins, de scones, de photos... bref, sortez votre drapeau anglais, votre service à thé et vos Victoriens, this month will be highly English or will not be !
Beaucoup d'entre vous ont déjà rejoint le groupe facebook où nous parlons de tout et de rien et commentons le challenge au jour le jour : vous pouvez vous y inscrire à tout moment et c'est ici que ça se passe !
Nous avons aussi prévu des billets communs autour de :

20/11/2011
Steve, back again !
2011 aura été mon année Stevenson. Après trois tentatives infructueuses, j'ai découvert une autre dimension de l'auteur avec le célèbre Maître de Ballantrae (un chef d'oeuvre que je vous invite à lire sans plus attendre si vous appréciez les classiques anglo-saxons), avant de me régaler avec Le Club du Suicide. Cette série de trois nouvelles fait partie des Nouvelles Mille et Une Nuits de R.L. Stevenson ; elle introduit pour la première fois le prince Florizel de Bohème, que l'on retrouve dans le Diamant du Rajah, nouvelle série de textes courts. Ces récits devraient donc logiquement être lus d'une seule traite, d'autant plus qu'ils partagent plus qu'un personnage commun. L'esprit et le ton sont les mêmes et Stevenson y dresse avec beaucoup d'humour le portrait d'une société pervertie.
Au début de cette histoire ayant pour cadre Londres et Paris, le diamant du Rajah est en possession du général Vandeleur : cette pierre unique lui a été offerte par le Rajah après qu'il l'ait fidèlement servi, commettant de nombreuses atrocités afin de s'assurer à titre de remerciement la possession du diamant. Marié à une femme qui incarne tout sauf la douce Victorienne idiote, le Général sait qu'il ne doit cette alliance qu'à sa fortune. Quant à sa chère et tendre, elle s'apprête à revendre le diamant pour couvrir des dettes contractées pour sa toilette. Seul obstacle à cela : son secrétaire particulier, qui ne sent pas ses oreilles siffler lorsque le frère de sa patronne parle devant lui de chien-chien à sa mémère qui pourrait tout faire capoter. On finit par lui confier le diamant et d'autres bijoux dans un carton à chapeau, le chargeant de les remettre à un mystérieux interlocuteur. C'est alors que le général s'en mêle, tente de récupérer le carton et qu'à la suite de nombreuses péripéties le diamant du Rajah est perdu.
On pourrait parler de conte moral, dans la mesure où le diamant une fois retrouvé par le Prince Florizel est jeté par ses soins dans la Seine, afin que plus jamais la convoitise et la cupidité qui l'entourent ne causent de nouveaux malheurs. Pourtant, le narrateur est loin de dépeindre une société fidèle aux critères moraux victoriens : le général a été récompensé pour ses crimes; le secrétaire stupide mais fidèle est bien mal récompensé pour son dévouement; la femme du général est vénale et envisage d'occire son compagnon; un prêtre se détourne de ses études pour se lancer dans l'industrie du crime une fois le diamant en sa possession ; quant au prince Florizel, à force de se mêler des affaires d'autrui et de s'illustrer par son oisiveté, il finit par être renversé de son trône (il faut avouer qu'il semble bien ne jamais mettre les pieds en Bohème, préférant mourir d'ennui à Londres et traîner dans les cafés parisiens).
Un bijou d'ironie !
Le billet de Raison et Sentiments

Robert Louis Stevenson, Le Club du Suicide, 1878


Challenge God save le livre : 19 livres lus

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05/11/2011
Le mois anglais

Amis lecteurs et blogolecteurs, Victoriens en herbe ou aguéris, amoureux des douces contrées anglaises et adeptes du Fish & Chips, ce mois est pour vous !
Suite au mois Kiltissime que Cryssilda et moi vous avions proposé pour nous lancer dans de folles aventures en Ecosse, nous avons décidé de partir de nouveau en voyage ensemble, cette fois-ci accompagnées de Titine, pour une destination qui me tient très à coeur : l'Angleterre. Parce que je suis tombée amoureuse de la langue à la fin de l'école primaire et qu'ado je n'ai eu de cesse de me rendre en Angleterre et de partager magazines, cassettes et autres avec mes correspondantes anglaises ; parce qu'après avoir heureusement réalisé à temps que l'enseignement n'était pas fait pour moi et renoncé à une carrière de prof d'anglais improbable, j'ai continué à me rendre régulièrement dans ce pays auquel je suis profondément attachée ; parce que j'ai découvert que l'accent américain était sympa mais l'accent anglais finalement bien plus séduisant à mes oreilles ; parce que j'aime l'Angleterre y compris sous les pires averses et même lorsque je me suis retrouvée dans des maisons sans chauffage ni eau chaude en hiver ; parce que je déteste leur thé en sachet mais ne trouverai jamais en France des vitrines aussi raffinées que celles de Fortnum & Mason ; parce que depuis l'école primaire, parmi mes chanteurs et acteurs préférés les Anglais viennent presque toujours en tête ; parce que mes auteurs favoris sont anglais et que Jane Eyre et Les Hauts de Hurlevent ont bouleversé ma vie de lectrice lorsque j'étais adolescente ; parce que j'aime les légumes à moitié cuits et les scones ; parce que j'aime chacun des endroits que j'ai visités et prévois encore d'innombrables voyages sur place ; parce que je n'exclus pas d'aller y vivre un jour ; enfin parce que je pourrais continuer comme ça pendant des heures (remarquez que je n'ai même pas cité Pride and Prejudice – car sinon on pourrait y passer la nuit). Bref, pour toutes ces raisons, je ne pouvais pas ne pas envisager ce mois anglais, que mes deux acolytes et moi avions hâte d'organiser.

Le Mois anglais aura donc lieu du 15 décembre au 15 janvier. Vous pourrez au cours de ce mois publier autant de billets que vous le souhaitez sur : vos lectures d'auteurs anglais géniaux ; vos lectures de récits ayant pour cadre l'Angleterre ; des films anglais/se passant en Angleterre et donc potentiellement hautement intéressants ; des artistes que vous souhaiteriez présenter ; des photos de voyage ; des réalisations (scrapbooking, coûture...) so British – choses que je ne serai jamais capable de produire !

Nous espérons que vous serez nombreux à prendre l'Eurostar ou le Ferry avec nous : mugs, Earl Grey, scones et CD des Beatles sont à votre disposition pour rendre le voyage plus confortable !
Vous pouvez d'ores et déjà nous rejoindre sur le groupe Facebook du Mois anglais, où nous avons commencé à parler de la pluie et du beau temps (enfin plus souvent de la pluie, mois anglais oblige...), de nos futures lectures et de tout et n'importe quoi.
Comme nous avons de folles ambitions et surtout les yeux plus gros que le ventre, nous avons déjà prévu les billets communs suivants... n'hésitez pas à vous joindre à nous (avec la lecture d'un roman de ces auteurs, une adaptation ou une autre oeuvre en rapport avec eux) :
Et pour nous retrouver et laisser des liens vers vos billets, voici aussi les billets de lancement des trois organisatrices : Cryssilda, Titine et Lou sur ce blog.

20:00 Publié dans Littérature anglo-saxonne | Lien permanent | Commentaires (68) | Envoyer cette note | Tags : challenge, challenge anglais, mois anglais, challenge mois anglais, challenge kiltissime, angleterre, roman anglais
08/08/2011
Le club du suicide
Il semblerait que le déclic se soit enfin produit entre Stevenson et moi, après des débuts difficiles. Le mois dernier, j'ai ouvert en frémissant Le Maître de Ballantrae, craignant de passer à côté d'un chef-d'oeuvre : je me suis régalée. C'est donc avec curiosité et une certaine gourmandise que j'ai entamé la lecture de l'intégrale des nouvelles publiées chez Phébus Libretto. Commençons par Le Club du Suicide, autre découverte extrêmement agréable... pour une nouvelle à l'humour grinçant !
Afin de se divertir lorsque l'ennui devient trop écrasant, le prince Florizel et son fidèle Géraldine se déguisent et se fondent ainsi dans les couches sociales les plus diverses, à la recherche d'expériences nouvelles et de sensations fortes. Lors d'une petite soirée de ce type, après des heures d'ennui mortel, les deux amis sont intrigués par un jeune homme qui fait le tour des occupants d'un café en leur proposant des tartes à la crème, qu'il ingurgite en cas de refus. Décidant de passer avec lui la soirée, le prince et Géraldine apprennent que, suite à un problème d'ordre sentimental, le jeune homme a décidé de mettre fin à une vie d'absurdités par un acte encore plus absurde. De fil en aiguille, il leur fait part de son adhésion à un club pour le moins particulier : le club du Suicide. Ni une, ni deux, les deux acolytes décident d'y participer ! Le principe est simple : le responsable du club tirera les cartes devant tous les membres. Celui qui recevra l'as de pique mourra le soir-même, celui qui aura l'as de trèfle sera contraint d'aider son camarade à partir.
S'ensuivent deux autres nouvelles qui semblent a priori sans aucun lien... on découvrira qu'en réalité, le prince Florizel et Géraldine traquent le truand tenant le club du suicide.
Un sujet assez morbide où un club de gentlemen s'avère être un commerce glauque. Un récit féroce et drôle qui m'a emportée de la première à la dernière ligne. A recommander chaudement pour découvrir Stevenson !
L'avis de Soukee

Robert Louis Stevenson, Le Club du Suicide, 1882
23:01 Publié dans Littérature anglo-saxonne | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : challenge kiltissime, kiltissime, écosse, roman écossais, roman xixe, londres, londres xixe, angleterre, époque victorienne, stevenson, le club du suicide, phebus libretto
15/07/2011
Durrisdeer, Ecosse, XVIIIe
Je n'ai pas toujours été tendre avec Stevenson, mais ça, c'était avant. Car la lecture du Maître de Ballantrae a été la révélation tant attendue : j'ai pris un immense plaisir à découvrir ce récit de Stevenson, que j'arrive enfin à classer parmi mes grands auteurs victoriens. Il était temps (car cette incompréhension mutuelle me taraudait depuis longtemps) !
Ecosse, XVIIIe, pendant la guerre civile. Au manoir de Durrisdeer, le Maître de Ballantrae, héritier du titre, et Henry, son frère cadet, jouent à pile ou face leur sort en ces temps incertains : le Maître partira combattre avec les rebelles tandis que Henry et son père afficheront leur fidélité au roi George. Ce tirage au sort se fait à la demande du Maître, joueur, opportuniste et aventurier, contre l'avis du père et du frère, persuadés que le tenant du titre devrait rester au manoir. Le Maître part, recrute une troupe de rebelles en soudoyant et menaçant de braves villageois et, au bout d'un certain temps, l'un d'eux revient dans la région et prétend être le seul survivant de l'expédition. Le Maître serait donc mort, mais en réalité, il revient à de nombreuses reprises au cours du récit.
Henry, le cadet, est donc amené à hériter du titre. Contrairement à son frère aîné qui n'est qu'un calculateur peu recommandable, Henry est un homme posé, droit et bon, très amoureux de sa cousine Alison, autrefois promise au Maître. Malgré toutes ses qualités, cet homme n'est reconnu à sa juste valeur que par l'intendant du domaine (narrateur principal) : son père lui est reconnaissant mais préfère le fils indigne, Alison se voit contrainte de l'épouser tout en mettant un point d'honneur à rappeler sa fidélité au disparu, les villageois conspuent Henry qu'ils accusent de la perte d'un homme qui, guère aimé de son vivant, est devenu un héros en mourant.
Tout d'abord qualifié de "tale" par Stevenson, puis de "tragédie", ce récit mélange les genres avec panache : roman d'aventures, où l'on découvre un bateau pirate, des indiens "scalpeurs", une traversée en mer sous la tempête, l'Inde, sans parler de la guerre civile, fond de toile ; mais aussi tragédie, où deux frères se haïssent et se livrent un combat sans fin, qui ne pourra aboutir qu'à la mort de l'un d'eux, et où l'amour n'est jamais réciproque.
Les personnages sont peu nombreux dans ce récit qui repose principalement sur le duel opposant les deux frères : Ballantrae, dépossédé de son titre, de sa fortune et, accessoirement, de sa fiancée, nourrit une rancoeur sans fin à l'égard de son cadet ; celui-ci, d'abord plutôt enclin à céder au chantage auquel il est soumis, finit petit à petit par céder à la folie, la solitude l'ayant peu à peu détruit.
L'évolution des personnages est particulièrement fascinante : au début du récit, Henry est le frère incompris, certes un peu terne mais intègre, intelligent; puis il devient de plus en plus dur et intraitable, afin de faire de son frère une véritable obsession, qui causera sa perte ; à la fin, Henry devient un être pitoyable, qui n'a plus tout à fait sa tête et qui s'aliène ceux qui lui sont finalement attachés.
A l'inverse, le Maître est au début une sinistre individu, buveur, fourbe, profitant de son vieux père au coeur trop tendre ; c'est aussi un séducteur, beau parleur, capable de tromper facilement son entourage (à côté de lui le pauvre Henry paraît bien fade à leur père et à la nouvelle Mme Henry Durrie) ; malgré tout, petit à petit, on finit par prendre un peu en pitié le Maître, qui parvient à manipuler le lecteur sans doute ; en dépit de la façon dont il persécute Henry et sa famille, le Maître est finalement un homme qui a échoué toute sa vie, que tous détestent et méprisent et dont le dernier compagnon est son serviteur indien.
A noter le parallèle entre McKellar, serviteur dévoué de Henry et Secundra Dass, qui accompagne le Maître : tous deux sont les seuls alliés indéfectibles des frères ennemis.
Voici deux passages donnant un apperçu intéressant du Maître (le premier étant l'un des seuls extraits plutôt amusants) :
"Il haïssait le baron d'une haine terrible ? demandai-je.
- Ses entrailles se nouaient quand l'homme approchait de lui, dit le Maître.
- J'ai ressenti cela, dis-je.
- En vérité ! s'écria le Maître. ça, c'est une nouvelle, alors ! Je me demande... je me flatte, peut-être ? ou suis-je la cause de ces perturbations abdominales ?" (p827)
"Si j'avais été le moindre petit chef de clan dans les Highlands, si j'avais été le plus petit roi des nègres qui vivent nus dans le désert d'Afrique, mon peuple m'aurait adoré. Mauvais, moi ? Ah ! mais j'étais né pour faire un bon tyran ! Demandez à Secundra Dass ; il vous dira que je le traite comme un fils. Unissez votre sort au mien demain, devenez mon esclave, mon bien, une chose que je puisse commander, comme je commande les forces de mes membres et de mon esprit... vous ne verrez plus ce côté sombre que je tourne vers le monde, dans ma colère. Il me faut tout ou rien. Mais quand on me donne tout, je le rends avec usure. J'ai le caractère d'un roi : c'est ce qui fait ma perte !" (p831)
Un texte superbe et foisonnant qui mêle habilement les récits les plus divers. Conduisant le lecteur d'un manoir écossais jusqu'aux forêts glacées d'Amérique du Nord, ce livre dépaysant est de ceux que l'on ne peut abandonner. La lutte fratricide du Maître et du nouveau Lord est aussi la nôtre, et c'est le coeur glacé d'effroi que nous suivons les tortueux chemins conduisant au désastre final.

366 p
Robert Louis Stevenson, Le Maître de Ballantrae, 1889
Challenge God save le livre : 11 livres lus
09:23 Publié dans Littérature anglo-saxonne | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : stevenson, le maître de ballantrae, pléiade, roman écossais, roman victorien, roman xixe, écosse, challenge kiltissime, henry durrie, durrisdeer
09/07/2011
Callander, Ecosse
Depuis le début du challenge Kiltissime, l'indomptable Imogène McCarthery a fait l'objet de nombreux articles, à tel point qu'il n'y a sans doute plus grand-chose à dire au sujet du film de 2010 inspiré du premier roman de la série d'Exbrayat.
Ecossaise et fière de l'être, Imogène vit en exilée à Londres et travaille en tant que secrétaire à l'amirauté. Elle se chamaille avec ses collègues, prend sous son aile une collègue à moitié écossaise et tient régulièrement tête à son supérieur hiérarchique, qui n'est jamais rien qu'un Gallois à demi sauvage ! Lorsqu'elle est convoquée par la direction suite à une ultime altercation, Imogène envisage déjà son licenciement. C'est une surprise qui l'attend, puisqu'on lui demande de jouer les espionnes et de remettre dans le plus grand secret les plans d'un avion qui intéresserait grandement la puissance russe (nous sommes encore en période de guerre froide). Dès lors, Imogène part dans les Highlands, son "pays" natal, bien décidée à défendre jusqu'à la mort la précieuse enveloppe qui lui a été remise.

Maintenant que j'ai lu le premier roman d'Exbrayat (découvert après le film), je me rends compte des nombreuses libertés prises avec Ne vous fâchez pas, Imogène ! Dans ce dernier, Imogène s'imagine bien plus facilement que tous les hommes qui l'entourent s'intéressent à elle ; elle ne retrouve aucun amour d'enfance en revenant à Callander, ainsi le happy end est bien moins fleur bleue. On retrouve en revanche dans le film l'humour décalé, l'exagération et les stéréotypes volontaires qui font du roman d'Exbrayat une lecture très divertissante.

Le film Imogène McCarthery m'a énormément amusée et, si j'ai pu lire quelques avis très négatifs, je ne partage pas du tout la frustration de ceux qui ont vu dans cette bluette un film fade est passablement ennuyeux. Catherine Frot incarne à la perfection Imogène et Lambert Wilson fait un parfait imbécile heureux, rôle nouveau pour lui mais qui lui sied à merveille (n'y voyez aucune ironie, j'ai simplement apprécié le décalage entre ce rôle et l'image que l'on a en général de Wilson).
Comme vous le voyez ci-dessous Imogène est une espionne très discrète !

Mais elle sait au moins régler proprement les situations problématiques !

A conseiller sans hésitation si vous aimez l'humour au quinzième degré... en ce qui me concerne, j'ai vu deux reprises ce film et me suis régalée à chaque fois ! Et Mr Lou, qui rechignait à le voir, s'est bien amusé lui aussi.
Mon billet sur le roman Ne vous fâchez pas, Imogène ! de Charles Exbrayat.

Imogène McCarthery, un film de Franck Magnier et Alexandre Charlot (2010)

19:11 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : exbrayat, imogène mccarthery, écosse, challenge kiltissime
30/06/2011
Ils sont kiltissimes eux aussi !

J'ai repensé en cours de challenge à quelques billets écossais que j'avais publiés ici avant (il est fort possible que j'en oublie quelques-uns).
Quelques livres...
Doyle Arthur Conan, Le Pacte des Quatre : une découverte enthousiaste pour moi, énormément d'humour et, si vous hésitez encore à le lire, je vous invite à parcourir mon billet en espérant vous tenter un peu !
Munro Alice, Du Côté de Castle Rock : "L'histoire débute en Ecosse alors que les ancêtres de la narratrice vivent dans la vallée d'Ettrick, lieu ne présentant “aucun avantage” selon une description de l'époque. On découvre ainsi Will O'Phaup, qui incarne l'Ecosse férue de légendes, à travers ses prouesses improbables célèbres à l'époque et les fables que l'on raconte au sujet de ces fantômes et autres créatures étranges l'ayant hanté. Puis d'autres membres de la famille, une génération après, dont James Hogg, l'auteur des Confessions du pêcheur justifié. Cette partie (la plus courte du récit) est aussi l'occasion de croiser Thomas Boston, pasteur inquiétant incarnant le puritanisme."
Spark Muriel, Les Belles Années de Mlle Brodie :"Célèbre pour le développement de méthodes expérimentales sur des classes de primaire, Mlle Brodie avait pour but de faire de ses élèves « la crème de la crème ». Afin d'extraire le meilleur des jeunes filles dont elle avait la charge dans les années trente, cette personnalité du monde éducatif refusait d'aborder les matières traditionnellement enseignées à l'époque (arithmétique, orthographe, grammaire, histoire, etc.), leur préférant le partage d'anecdotes choisies et soigneusement développées sur sa vie intime"
Stevenson Robert Louis, Dr Jekyll & Mr Hyde : où mon histoire avec Stevenson n'a pas débuté par un coup de foudre... "Au final, si le mythe du Dr Jekyll et de Mr Hyde reste fascinant, le texte original m’a paru bien fade en comparaison de tout l’imaginaire qui l’a toujours entouré."
Stevenson Robert Louis, The Body Snatcher & other tales : où Lou confrontée pour la première fois à l'accent écossais le prend pour un accent paysan (et fait aujourd'hui son mea culpa). Quoi qu'il en soit c'est un véritable échec : "L’oncle délire sur cinq pages avec un accent de paysan (pardon pardon pardon) qui fait en moins d’un paragraphe sourciller le lecteur, qui s’accroche, s’agrippe à son livre, transpire, soupire et tourne finalement de l’œil après avoir déclaré forfait."
Stevenson, c'est un peu mon Flaubert victorien : je l'aurai un jour, je l'aurai (car il est hors de question que je m'avoue vaincue) !
Ohl Jean-Pierre, Les Maîtres de Glenmarkie : un vieux coup de coeur maintenant mais un roman que je ne peux que vous recommander encore et encore ! " Les Maîtres de Glenmarkie, livre bien trop passionnant, enflamme le lecteur qui, enfiévré, amoureux de Thomas ou Alexander ou peut-être l’autre Thomas (oui mais Ebenezer ?)… bref, fou à lier, adopte un comportement antisocial qui le pousse à : 1) rejeter des invitations ; 2) perdre tous ses amis (après la troisième lecture) ; 3) recevoir en pyjamas, peignoir (et pantoufles !) le facteur, le plombier, les témoins de Jéhovah, ce quelle que soit l’heure de la journée ; 4) se balader dans la tenue en question devant la fenêtre ouverte dans un moment d’intense concentration, perdant dès lors le peu de crédibilité qui lui restait auprès de ses voisins " Allez relire mon billet si vous hésitez encore, et surtout lisez Jean-Pierre Ohl !
Rowling J.K, Harry Potter T1 and the Sorcerer's Stone
Rowling J.K, Harry Potter T7 and the Deathly Hallows : "Ça y est je sais … comment meurt Harry Potter ! J’ai également découvert avec effroi que Ron était un traitre fini et qu’Hermione avait eu une aventure avec Fred… je sais aussi que Snape est le vrai père de Harry."

Et parce que le 25 janvier, on fête Robert Burns autour de délicieux plats écossais, au son de la cornemuse, voici un souvenir d'une soirée au Auld Alliance.

16:32 | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : challenge kiltissime, roman écossais, robert burns
29/06/2011
Une île écossaise hantée
Comme plusieurs participantes au challenge kiltissime, j'ai eu envie de relire L'Île Noire, une des aventures de Tintin que je préférais quand j'étais petite, et que j'ai dû lire un grand nombre de fois. Toutes ont trouvé l'album assez ridicule et c'est certain, il a beaucoup vieilli. Cela dit, j'ai relu avec beaucoup de plaisir cette aventure, sans doute parce qu'elle m'a rappelé la petite fille que j'étais autrefois et les séances de lecture de Tintin avec mon père.
Puisque c'est la séquence émotions, sachez que mon père avait lu la série des aventures de Tintin avant ma naissance (tous les albums ou pas, je n'en ai aucune idée !). Lorsque j'ai été en primaire, il a pris l'habitude de m'offrir des livres, souvent le samedi après mon cours de piano. Nous faisions une petite pause à la maison de la presse (quand j'habitais dans ma ville d'origine il n'y avait pas encore de vraie librairie) et en dehors des nombreux romans acquis à cette occasion, nous avons pris l'habitude de revenir régulièrement à la maison avec une BD dans notre sac... et c'est avec Tintin que nous avons commencé. Nous avons lu l'intégralité de ses aventures ensemble, puis j'en relisais à l'occasion (Le Secret de la Licorne, Les Bijoux de la Castafiore, Les 7 Boules de Cristal...). Nous avons bien lu ensuite quelques Alix et Asterix, mais c'est Tintin qui a le plus marqué mon enfance !
Aujourd'hui c'est avec un certain amusement que je relis cette aventure que j'adorais. En effet, l'histoire manque de crédibilité et ce n'est que grâce à une chance incroyable que Tintin parvient à se tirer d'affaire. Les pompiers perdent la clef de la caserne, Tintin reste à surveiller le lieu d'un crime sans se douter que ses ennemis risquent d'y revenir, les frères Dupont et Dupond sont certes stupides, mais ils ne sont finalement peut-être pas les seuls. J'avais oublié ce détail mais dans ce tome n'interviennent pas le professeur Tournesol ni le célèbre capitaine Haddock.
Cet album reste empreint d'un charme nostalgique et plaira toujours à ceux qui connaissaient déjà Tintin, mais la comparaison avec la production actuelle est tout de même assez rude : au niveau des dialogues (effectivement, comme le dit Cryssilda, chez Tintin les phrases du type "mince, mon revolver n'est pas chargé" ne manquent pas), mais aussi au niveau du graphisme, qui peut décevoir. A noter également le fait que Tintin peine à vraiment nous faire voyager (ce n'était pas le cas dans mes souvenirs), et seules les vingt dernières pages nous font vraiment sentir que nous sommes en Ecosse. Heureusement le kilt et le whisky sont là pour nous le rappeler...
La photographie ci-contre représente l'île qui aurait inspiré Hergé. C'est une photographie prise par Labastiane : je vous invite à aller sur son blog où vous trouverez d'autres photos de cette même île.
Une fois encore merci à Mélodie qui nous a donné le lien pour lire la BD en ligne : ICI

62 p
Hergé, L'Île Noire, 1937
Lu dans le cadre du challenge kiltissime et de la BD du mercredi de Mango.
13:11 Publié dans BD & Manga | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : challenge kiltissime, kiltissime, tintin, hergé, l'île noire, tintin et l'île noire, ecosse
26/06/2011
La Terreur des Highlands
Etape 1
Suis bien arrivée. STOP. Plans top secrets en sécurité dans corsage. STOP. Amoureux secret en vue. STOP.
Etape 2
Mince, ce n'était pas la bonne enveloppe. Pars à la recherche des documents en question.
Etape 3
Compagnon de voyage démasqué et expédié dans l'au-delà (lui ai fracassé le crâne, ne pouvant pas faire usage du pistolet hors d'âge de Daddy).
Shame on me ! Avant de lancer avec Cryssilda le mois Kiltissime, je ne connaissais pas Exbrayat et n'avais pas remarqué que le film Imogène McCarthery était librement inspiré du premier roman de la série.
Imogène McCarthery travaille à Londres, à l'amirauté. Cette fille aux cheveux rouges qui frise la cinquantaine est écossaise et fière de l'être ; elle traite ainsi les Gallois de demi-civilisés, car elle a été à bonne école :
Son père décida de parachever lui-même son éducation. Pour ce, il lui enseigna qu'Adam devait être écossais, car les Ecossais constituaient le peuple le plus intelligent de la terre et le plus aimé de Dieu. Une fois ce principe bien ancré dans l'esprit de la petite, le capitaine lui affirma que, parmi les Ecossais, les habitants des Highlands formaient une classe privilégiée à laquelle ils avaient tous deux la chance d'appartenir. Leurs compatriotes vivant dans les Lowlands et les Borders étaient, certes, de bons et dignes compagnons, mais enfin il leur manquait et leur manquerait toujours cette touche de génie que le plus humble Ecossais des Hautes-Terres apporte en naissant. Quant aux Anglais, ils composaient un agrégat d'individus peu intéressants et qui ne devaient qu'à leur nombre d'avoir pris la tête du Royaume-Uni. Henry-James-Herbert tenait les Gallois pour une peuplade n'ayant pas encore atteint complètement le stade de civilisation où étaient parvenus - non sans effort - les Anglais, tandis que les Irlandais se cantonnaient au plus bas de l'échelle des valeurs britanniques. Au-delà, il y avait la mer et, derrière la mer, le monde des sauvages, quelle que soit la couleur de leur peau. Pour la fillette, ces sauvages se divisaient en tribus dont Paris, Madrid, Bruxelles, Rome se révélaient les centres principaux. (p 6)

Lorsque, à sa grande surprise, son supérieur hiérarchique lui confie une mission d'agent secret, Imogène se croit de suite investie d'une mission glorieuse et se rêve héroïne au même titre que Rob Roy. Mais elle est également incapable de garder un secret : de suite, elle parle à mots couverts de ce qui lui arrive, avant de partir pour l'Ecosse où elle devra remettre de précieux documents.
Ce roman qui tient tout autant du livre d'espionnage que du livre d'aventures met en scène les rocambolesques péripéties qui, au final, n'empêcheront pas la flamboyante Ecossaise de mener à bien sa mission.
Une excellente surprise que ce petit livre plein d'humour très agréablement écrit ! On s'attache follement à Imogène avec sa mauvaise foi, son chauvinisme excessif, ses fanfaronnades mais aussi son courage et son tempérament impétueux qui lui seront bien utiles.
Quelques faiblesses toutefois (soulignées par Manu dont je partage le ressenti) : Imogène est fleur bleue et passe son temps à penser que les hommes tombent amoureux d'elle, sans jamais remettre en question son jugement, au risque de s'exposer à de grands dangers en faisant confiance à ses ennemis... parfois, Imogène est si sotte qu'on aimerait faire un saut dans le roman et la secouer une bonne fois pour toutes !
On peut également reprocher au livre le caractère répétitif de certaines situations qui reviennent en boucle, les légères variations tenant essentiellement à la façon dont Imogène parviendra à occire le vilain.
Mais ceci n'est rien par rapport à cela et ces quelques reproches que je fais à ce roman n'ont en rien gâché ma lecture, tout à fait délicieuse ! Ce n'est qu'une première pour moi car j'entends bien retrouver Imogène, la terreur des Highlands !
Les avis de The Bursar, Sophy, Soukee, Manu

191 p
Exbrayat, Ne vous fâchez pas, Imogène !, 1962

13:08 Publié dans Littérature française et francophone, Romans policiers | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : exbrayat, ne vous fâchez pas imogene, imogene mccarthery, challenge kiltissime, ecosse, roman d'espionage








































