09/05/2012

En poussant les grilles de Mansfield Park

austen-mansfield park.jpgMansfield Park est un roman un peu particulier pour moi qui apprécie énormément Jane Austen. C'est le seul que j'aie jamais abandonné en cours de route : peu après avoir dévoré Northanger Abbey, mon tout premier Austen, j'ai eu envie de poursuivre avec un roman plus dense et me suis plongée avec empressement dans Mansfield Park, que j'ai ensuite abandonné au bout d'une centaine de pages. Malgré mes coups de coeur successifs pour tous les autres textes d'Austen lus depuis, je craignais d'apprécier un peu moins ce roman réputé difficile et qui est loin de faire de l'unanimité. Et lorque je l'ai laissé de côté arrivée à la moitié il y a bien six mois, j'ai fini par me dire que j'étais partie pour un nouvel abandon. J'ai finalement eu envie de reprendre ma lecture il y a deux semaines, alors que j'ai enfin retrouvé un peu de temps libre, et bien m'en a pris, car j'ai dévoré les quelques 200 pages qu'il me restait à lire.

Fanny Price est issue d'un milieu plutôt modeste. Sa mère a fait un mariage d'amour dont elle se repend peut-être, sa situation matérielle étant loin d'être confortable. C'est alors que la famille maternelle propose d'élever la petite Fanny. Si sa tante Mrs Norris semble avoir une idée bien arrêtée sur la question et décide de tout, ce sont finalement les Bertram qui accueilleront la petite sous leur toit, Mrs Norris étant bien plus apte à prodiguer des conseils qu'à se rendre elle-même d'une quelconque utilité (tout effort de sa part relevant à ses yeux du sacrifice le plus absolu, le don de chaque objet miteux étant pour elle une preuve de son immense générosité, à étaler devant toute la galerie sans modération).
austen-mp.jpgLa petite Fanny est sans surprise un peu perdue : loin de sa famille et, surtout, de son frère William, l'enfant se retrouve dans une immense propriété bien différente de tout ce qu'elle a connu jusque-là. Ses cousines et le plus âgé des cousins sont informés de leur différence de statut social et ne deviennent pas ses compagnons de jeu, Sir Bertram est beaucoup trop sévère pour susciter son affection, Lady Bertram vit dans un monde bien à elle et ne s'occupe que de son propre comfort, tandis que Mrs Norris passe son temps à rappeler à Fanny combien elle doit à son oncle et ses tantes pour leur immense générosité, tout en la rabrouant constamment de manière à ne pas lui faire oublier son statut social. Heureusement, Fanny trouve un ami en la personne de son cousin Edmund.
La situation change peu lorsque Fanny grandit. On lui a appris à considérer ses jolies cousines comme ses supérieures ; elle craint Sir Bertram et passe son temps à assister Lady Bertram pour qui la moindre activité est une source de fatigue inimaginable. Le temps ayant fait son oeuvre, Fanny est tombée amoureuse d'Edmund, son allié de longue date à Mansfield Park.
Une petite tornade vient bouleverser leur univers lorsque, en l'absence de Sir Thomas parti à Antigua pour la gestion de ses affaires, Henry Crawford et sa soeur Mary viennent rendre visite à leur famille au presbytère adjacent. Henry courtise les cousines de Fanny, en particulier l'aînée, déjà fiancée, tandis qu'Edmund tombe sous le charme de la pétillante et légère Mary. En retrait du petit groupe, Fanny observe les nouveaux venus avec un oeil critique : elle est la seule à voir en ces deux jeunes gens des arrivistes à la morale douteuse.
NewbyHall.jpgCe roman est passionnant, c'est pourtant à mon avis roman exigeant, qui se mérite, dans le sens où il n'est pas facile de l'apprivoiser et de le faire sien. Plus austère que les pétillants Pride and Prejudice ou Northanger Abbey, habité de héros un peu ternes, Mansfield Park est quelque peu moralisateur :  les Crawford, hauts en couleur, sont peu recommandables (alors que par certains aspects, Mary n'est pas sans rappeler Elizabeth Bennet) ; la ville est néfaste, laide, vicieuse, et s'oppose à la pureté et à la beauté de la campagne ; Fanny est plus intègre, plus respectueuse de certaines valeurs car elle a été élevée plus sévèrement, dans un constant rappel de sa basse extraction ; de nombreuses discussions se multiplient au sujet de la profession de pasteur, Edmund voulant porter l'habit et étant appuyé en ce sens par ses proches, tandis que la fougueuse Mary traite avec légèreté et condescendance la profession.

La galerie de personnages est, comme toujours chez Austen, très réussie. Bien entendu on s'attache facilement au cousin Edmund et, pour ma part, j'ai beaucoup apprécié Fanny, certes extrêmement raisonnable, douce, docile (à peu près mon contraire!) mais dont le comportement m'a paru cohérent avec sa situation : vivant dans un petit cercle qui lui a toujours rappelé qu'elle n'était là qu'une invitée et guidée par son cousin Edmund qui a partagé avec elle des principes religieux et moraux stricts, elle réagit en conformité avec ses convictions, avec la liberté qui lui est laissée ou dont elle pense pouvoir profiter. Les Crawford sont bien saisis et parviennent à se rendre attachants en dépit de leurs innombrables faiblesses. Seule la tante Norris est insupportable du début à la fin, mais sa mesquinerie est si bien rendue à l'aide de remarques acerbes que l'on finit par apprécier ses apparitions, qui personnellement savaient m'irriter au plus haut point. Citons encore Sir Bertram, qui éduque ses enfants comme il administre ses biens, finançant puis revenant au bout d'un certain temps pour faire le tour des performances des uns et des autres. Sans être mauvais, Sir Bertram ne parvient pas à voir que ce qui a manqué à ses enfants, c'est l'affection, et non seulement l'absence de principes moraux comme il le pense. Au final, son investissement au départ désintéressé lui rapporte, puisque Fanny devient une fille aimante et attentionnée.
Je ne recommanderais pas ce livre pour découvrir Jane Austen, mais à tous ceux qui l'apprécient déjà, il serait vraiment dommage de ne pas pousser les portes de Mansfield Park.

Mon billet sur l'adaptation du roman en 1999 par Patricia Rozema.

Mes autres billets sur des romans et textes narratifs de Jane Austen :

D'autres billets sur Mansfield Park : Lilly, Cafebook, Coeur de Camomille, Alice in Wonderland, Pimpi, le forum Boulevard des Passions, Lecture/Ecriture (plusieurs avis), Critiques libres (plusieurs avis)...

Lu dans le cadre du challenge austenien d'Alice, du challenge un classique par mois de Cécile et du défi Je lis en anglais de Miss Bouquinaix.

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492 p

Jane Austen, Mansfield Park, 1814

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12/01/2012

Jane Austen's turn

austen_persuasion.jpgC'est avec fébrilité que j'ai ouvert et dévoré en quelques jours Persuasion, le seul roman austenien dont je ne connaissais pas encore l'histoire (billet rédigé à l'été 2009 mais jamais publié !). Car oui, amis lecteurs, il m'arrive de résister courageusement aux appels sournois des adaptations télévisées qui, diaboliques, me font pourtant de l'oeil depuis quelque temps [depuis l'époque où j'ai écrit ce billet j'ai vu et même chroniqué les deux adaptations mais promis juré je ne connaissais rien à Persuasion en ouvrant le roman].

Persuasion ne sera pas mon Austen favori mais, comme tous les autres, il occupera une place à part dans ma bibliothèque. A Emma, je reprochais quelques longueurs tout en trouvant l'héroïne amusante et finalement, très attachante. Persuasion est en quelque sorte mon anti-Emma. Anne Elliot occupe une place particulière dans l'univers austenien, en raison de son âge et de son parcours ; son histoire se lit avec plaisir tandis que la plus grande concision et la structure permettent  au roman de gagner en efficacité. Mais, si j'admire toutes les héroïnes austeniennes et qu'Anne Elliot ne fait pas figure d'exception, j'ai été moins séduite par ce personnage un peu trop parfait à mon goût.

Influencée par ses proches, Anne Elliot a éconduit le capitaine Wentworth voilà 8 ans de cela. Un choix étonnament raisonnable pour une jeune femme amoureuse d'un homme sans rang ni fortune. Aujourd'hui, approchant de la trentaine, Anne n'a toujours pas oublié son capitaine ; lui non plus, à ceci près qu'il ne lui a toujours pas pardonné d'avoir rompu leur engagement autrefois.

Contrairement aux jeunes héroïnes austeniennes, Anne est une femme plus mûre, plus réfléchie, sur le point de perdre les derniers éclats de sa jeunesse. Eclats qui à l'époque n'étaient plus qu'un lointain souvenir passé le cap de la trentaine (comme quoi, le monde austenien a aussi de sérieux inconvénients !). Ayant été raisonnable trop tôt, ce n'est que maintenant qu'Anne accepte d'écouter ses sentiments. Elle sait désormais qu'elle est incapable de faire un mariage de raison et d'épouser un homme de fortune ou  bien né sans amour ; le temps lui a aussi permis de reconnaître la sincérité de son premier attachement. Curieusement, Anne est devenue à la fois plus romantique et sage. D'une part, elle n'est pas prête à se marier puisque son coeur est déjà pris et se comporte de la sorte comme une très jeune héroïne ; de l'autre, elle a appris à mieux se connaître. Refuser toute autre forme de mariage est finalement compréhensible, puisque cela ne servirait en rien à la rendre heureuse.

bbc-persuasion.jpgCe qui me rend Anne un  peu moins sympathique que d'autres personnages austeniens, c'est son attitude parfaite en toute circonstance. Elle est généreuse et s'épanouit en apportant son soutien à d'autres, du neveu blessé à la soeur égocentrique, en passant par l'ancienne amie dans le besoin et la femme qui semble avoir séduit récemment le capitaine Wentworth. Elle est toujours amoureuse dudit capitaine mais souhaite ardemment la guérison de sa probable rivale, ne voulant que le bonheur de son cher et tendre et d'une jeune femme après tout très sympathique. Elle supporte sans mot dire les remarques déplacées de ses proches et le peu de considération dont ils font preuve à son égard. C'est un excellent juge qui, contrairement à son entourage, n'est pas aveuglée par de trompeuses apparences. En résumé, Anne Elliot est  (notamment) bonne, juste, fidèle, dévouée, courageuse, intelligente, spirituelle  et droite. Elle s'efface au profit des autres et ne semble jamais émettre la moindre plainte lorsque sa situation le justifierait, faisant preuve d'une abnégation admirable. Et, alors que son seul défaut semble tenir au moment de faiblesse au cours duquel on l'a persuadée de renoncer à un mariage d'amour, Anne conclut de la sorte :
... I was right in submitting to her, and that if I had done otherwise, I should have suffered more in continuing the engagement than I did even in giving it up, because I would have suffered in my conscience. I have now, as far as such a sentiment is allowable in human nature, nothing to reproach myself with ; and if I mistake not, a strong sense of duty is no bad part of a woman's portion” (p 291)
Je l'avoue, je préfère une Elizabeth un peu impétueuse, une Catherine “un brin” romanesque ou une Emma mauvaise juge. Ce n'est pas tant parce qu'Anne est très posée qu'elle m'agace un peu que parce qu'elle est moralement trop parfaite et finalement, indirectement moralisatrice (envers son père et sa soeur aînée ou encore son cousin Elliot).

Malgré tout, Anne est un personnage complexe et différent qui ne manque pas d'intérêt. Persuasion est aussi passionnant en raison de l'épatante galerie de personnages secondaires, toujours riche et décrite avec brio par Jane Austen. Parmi mes favoris, on peut citer sa soeur Mary, obsédée par sa petite personne et toujours prête à signifier à Anne combien elle est transparente et sans intérêt aux yeux de leurs connaissances, sans pour autant faire volontairement preuve de méchanceté. 

Moins ironique et moins drôle que les autres romans d'Austen que je connais, cette oeuvre reflète certainement l'état d'esprit de l'écrivain qui, au moment où elle rédige Persuasion, voit sa santé décliner  rapidement. Questionnements, bilan sur les choix de jeunesse, ce texte peut-être plus douloureux a visiblement un caractère en partie autobiographique.

Mes billets sur les deux adaptations de Persuasion :

Mes autres billets sur des romans et textes narratifs de Jane Austen :

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297 p

Jane Austen, Persuasion, 1818 (publication posthume)

Lu dans le cadre du mois anglais organisé avec les très British  Cryssilda et Titine et ici sur ce blog. Lu également pour le challenge God Save the Livre et pour le challenge austenien d'Alice in Wonderland que j'inaugure sur mon blog (il était temps) !logo mois anglais2.jpg

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19/05/2009

It was badly done, Emma

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Emma Woodhouse me faisait un peu peur (ainsi que Fanny Price) jusqu’à ce que je voie les deux films de 1996 et que je sois prise d’une envie subite de découvrir le classique à l’origine de ces adaptations. La lecture de ce troisième roman austenien a de loin été la plus difficile, malgré tout son intérêt et cette chère Emma qui m’est très sympathique. N’allez pas croire que cette nouvelle rencontre avec Austen m’a déçue. Au contraire, amis lecteurs, j’ai globalement passé un très bon moment, malgré quelques instants de découragement que je reconnais volontiers.

Vivant avec son père dans une très respectable propriété, Emma a selon elle tout ce dont elle pourrait rêver : austen_emma film 01.jpgl’argent, la beauté, de l’esprit, un voisinage agréable et une liberté certaine, sa situation dans la vie lui offrant le luxe de ne pas devoir impérativement se marier. Lorsque son ancienne gouvernante quitte les Woodhouse pour épouser Mr Weston, Emma se prend d’affection pour la jeune Harriet Smith, enfant naturelle dont personne ne connaît les origines. Persuadée de pouvoir contribuer au bonheur de son amie en l’aidant à faire preuve de plus de discernement dans le choix de ses relations, Emma s’emploie à affiner ses goûts, à la pousser à revoir ses aspirations à la hausse et à lui trouver un bon parti. Malgré les recommandations de l’ami de la famille Mr Knightley, son aîné de seize ans, Emma refuse de tenir compte des origines de Harriet et jette son dévolu sur Mr Elton, le pasteur. En parallèle, la vie monotone du village est joyeusement bouleversée par l’arrivée de deux nouveaux personnages : Jane Fairfax, de retour chez sa grand-mère et sa tante Mrs et Miss Bates, ainsi que Frank Churchill, le fils de Mr Weston, élevé dans le Nord par son oncle et sa tante. Ce jeune homme élégant et gai suscite immédiatement l’intérêt du village, d’autant plus qu’il semble poursuivre Emma Woodhouse de ses assiduités.

austen_emma film 02.jpgEmma est une héroïne peu commune, ce qui avait fait croire à Jane Austen qu’elle seule pourrait l’apprécier – pour une fois, elle s’était trompée puisque nous sommes au moins deux. Emma a été gâtée par la vie et son principal défaut est sans doute d’en être trop consciente. Si on ne peut pas vraiment la taxer de prétention, on peut certainement reconnaître que toutes ses qualités et la supériorité de sa condition sociale lui font parfois oublier l’importance de certaines valeurs et de mérites qui lui font défaut. D’où son aversion insurmontable pour Jane Fairfax : cette très belle jeune femme accomplie peut sans doute l’éclipser mais par dessus tout, là où la modestie, la timidité et une situation personnelle délicate poussent Jane à faire preuve de réserve, Emma ne voit que de la froideur et une mise à distance désagréable. Sûre d’elle, elle se permet aussi un trait d’esprit blessant pour la pauvre Miss Bates, inconsciente de sa méchanceté sur le moment. En austen_emma film 03.jpgréalité, Emma est trop égocentrique pour imaginer que ses suppositions sur les actions des uns et des autres ont d’autres explications que celles qu’elle choisit de leur donner. Ce manque de clairvoyance fait d’elle une amie bien maladroite et un très mauvais juge de ses pairs, ce qui est paradoxal pour cette femme intelligente et très observatrice. Contrairement à ce que je croyais a priori, Emma est loin d’être mauvaise. Ses intentions sont bonnes et ses regrets a posteriori toujours sincères. Malgré quelques réactions d’enfant gâté, elle cherche globalement à se rendre utile – sans doute aussi pour s’occuper. C’est une fille aimante et une amie simplement mal avisée. Autant le dire, son personnage me plaît pour sa spontanéité, sa bonne foi et ses erreurs.

But Harriet was less humble, had fewer scruples than formerly. – Her inferiority, whether of mind or situation, seemed little felt. (…) Alas ! was not that her own doing too ? Who had been at pains to give Harriet notions of self-consequence but herself ? (…) – If Harriet, from being humble, were grown vain, it was her doing too. (p 434)

austen_emma film 04.jpgJ’ai d’ailleurs particulièrement aimé l’absence de manichéisme chez la plupart des protagonistes de ce roman austenien, même si j’ai souvent eu du mal à m’intéresser à certains d’entre eux. Jane Fairfax m’a ennuyée jusqu’à la révélation finale du scandale (et pourtant je connaissais l’histoire) ; Frank Churchill m’a agacée lui aussi, car je le trouvais trop transparent ; le désagréable couple que forment le pasteur et Mrs Elton ne me plaisait pas plus, alors que les plus affreux personnages de Pride and Prejudice m’amusent tout particulièrement (ne parlons même pas de Harriet, oie blanche assez insupportable parfois, quand elle ne sert pas à la décoration). Cela dit, je reconnais que Jane Fairfax, Frank Churchill et les Elton contribuent de plus en plus à l’ensemble et que tous me plaisaient vers la fin. Et parmi mes préférés, soyons fous et accordons une mention passable à Mr Woodhouse, charmant malade imaginaire, une mention honorable à Mr Knightley, preux chevalier, et les félicitations du jury à Miss Bates, personnage incroyablement attachant – ce que les deux films ont particulièrement su rendre.

austen_emma film 05.jpgMon seul reproche tient aux longueurs qui alourdissent le récit. Reposant pour beaucoup sur les conversations, Emma ne manque pas de petits rebondissements et permet de dresser un portrait précis des personnages - sans oublier les excellentes réparties dont Austen me régale à chaque lecture. Malgré tout, il m’a semblé que certains dialogues avaient un aspect trop répétitif et n’apportaient rien à l’histoire ni à l’aspect psychologique de la chose. Essentiellement en milieu de récit, ces longueurs ont retardé ma lecture et ont progressivement atténué mon enthousiasme d’origine – car j’ai lu les 200 ou 300 premières pages en frétillant comme un poisson bicolore impatient de replonger dans son lac un beau jour de canicule.

Au final, amis lecteurs, amies austeniennes et participants ou non au challenge austenien, j’éprouve une tendresseausten_emma gravure.jpg particulière pour l’héroïne de ce roman et, malgré quelques petits défauts, je vous recommande de découvrir à votre tour Miss Woodhouse, ne serait-ce qu’en voyant le très bon film de 1996 avec Gwyneth Paltrow.

508 p

Jane Austen, Emma, 1815

 

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Austen et moi :

Mon questionnaire austenien

Textes de/sur Jane Austen :

Jane Austen, Northanger Abbey – LU et à relire !

Jane Austen, Pride and Prejudice (1813)

Jane Austen, The Watsons

Dérivés :

Marsha Altman,The Darcys and the Bingleys (2009)

Adaptations :

Pride and Prejudice (BBC 1995) – VU ET REVU

Pride and Prejudice (2005)

Sense and Sensibility (1995, film de Ang Lee) - VU

Emma (1996) - VU

Emma (ITV 1996) – VU

Northanger Abbey (ITV) – VU

Mansfield Park (ITV) – VU

Films dérivés :

Clueless – VU

Bridget Jones’s Diary (2001) / The Edge of Reason (2004)

Bride & Prejudice (2004)

Lost in Austen (ITV) - VU ET REVU