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28/01/2010
Robert rules !
Hier, à l'initiative de Cryssilda, un petit groupe de blogueuses avait décidé de passer une soirée relativement improbable, en tout cas diantrement Scottish, à savoir la soirée Robert Burns. Le lieu du crime était l'Auld Alliance, le pub écossais sur le point de devenir l'un des quelques QG des Victorian Frogs (and Ladies). Et voici mes acolytes : Chiffonnette, Cryssilda, Emma, Fashion, Fée de passage, Isil, Pascale et Titine !
Voilà donc tout un petit groupe de Frenchies dans un pub peuplé d'Ecossais en kilt, lors d'un repas purement écossais entrecoupé de lectures de poèmes, de toasts et de morceaux à la cornemuse. Pour commencer, here was the masterpiece of the night !
Address To A Haggis
Fair fa' your honest, sonsie face,
Great chieftain o' the puddin-race!
Aboon them a' ye tak your place,
Painch, tripe, or thairm:
Weel are ye wordy o' a grace
As lang's my arm.
The groaning trencher there ye fill,
Your hurdies like a distant hill,
Your pin wad help to mend a mill
In time o' need,
While thro' your pores the dews distil
Like amber bead.
His knife see rustic Labour dight,
An' cut you up wi' ready sleight,
Trenching your gushing entrails bright,
Like ony ditch;
And then, O what a glorious sight,
Warm-reekin, rich!
Then, horn for horn,
they stretch an' strive:
Deil tak the hindmost! on they drive,
Till a' their weel-swall'd kytes belyve,
Are bent lyke drums;
Then auld Guidman, maist like to rive,
"Bethankit!" 'hums.
Is there that owre his French ragout
Or olio that wad staw a sow,
Or fricassee wad mak her spew
Wi' perfect sconner,
Looks down wi' sneering, scornfu' view
On sic a dinner?
Poor devil! see him ower his trash,
As feckless as a wither'd rash,
His spindle shank, a guid whip-lash,
His nieve a nit;
Thro' bloody flood or field to dash,
O how unfit!
But mark the Rustic, haggis fed,
The trembling earth resounds his tread.
Clap in his walie nieve a blade,
He'll mak it whissle;
An' legs an' arms, an' heads will sned,
Like taps o' thrissle.
Ye Pow'rs wha mak mankind your care,
And dish them out their bill o' fare,
Auld Scotland wants nae skinking ware
That jaups in luggies;
But, if ye wish her gratefu' prayer,
Gie her a haggis!
“Discours à un Haggis”
Salut à ton honnête, à ton aimable face,
Toi qui parmi les puddings es le chef de ta race!
C’est à toi que revient la première des places
Dessus tripoux, panse et abats,
Tu mérite que tous vraiment te rendent grâces
Longues comme mon bras
Tu remplis le tranchoir qui sous ton poids se plaint.
Tes fesses font penser à la colline à la colline au loin
Ta pointe pourrait bien réparer le moulin
Si le besoin en advenait,
Tes pores cependant distillent comme un suint,
De l’ambre en chapelet
Regarde le rustaud essuyer son couteau,
Se mettre à découper avec aise et brio,
Creusant comme un fossé, en excisant la peau
Tendue et chaude de tes miches.
Dans quelle gloire alors tu suscites les oh!
Que ton fumet est riche!
Tous alors, coude à coude, approchent et s’entrepoussent,
Ils s’empiffrent comme s’ils avaient le diable aux trousses,
Jusqu’à ce que leurs ventres tendus et maousses,
Résonnent comme tambours en somme,
Et qu’un vieil échevin, d’éclater plein de frousse,
Entonne un Te Deum.
Y a-t-il être ici-bas aux moeurs dégénérées
Qui irait préférer ragoût ou fricassée,
Un olio propre aux porcs à donner la nausée,
Et qu’ils repousseraient, maussades,
Alors qu’ils peuvent ainsi faire franche lippée
De telle régalade?
Pauvre diable! Voyez-le devant son assiette
Comme un roseau fluet, tout l’air d’une mauviette,
Le poing guère plus gros qu’une pauvre noisette,
Tout flageollant sur ses guiboles.
Comment à l’ennemi peut-il faire sa fête,
Quand vient l’occasion folle?
Mais, nourri au haggis, voyez un peu le gars!
Il fait en s’avançant tout trembler sous son pas,
Dedans son poing robuste une épée plantez-moi,
Il la fera sitôt siffler,
Et toc, comme chardons, têtes, jambes et bras
Il va vite élaguer.
Vous, puissants, qui voulez le bonheur pour la masse
Et veillez que soit bien bon le menu qu’on lui fasse,
L’Ecosse, sachez-le, ne veut pas de lavasse
Qui dans le bol clapote et bruisse.
Mais si vous entendez rester en bonne grâce,
Donnez-lui du Haggis



00:02 Publié dans Sorties de la blogosphère | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : ecosse
Commentaires
Eh bien, quelle soirée !!! à votre place, j'en aurais perdu mon écossais!!!
Il était bon, le wisky? quel clan? :D
Écrit par : Pimpi | 28/01/2010
Répondre à ce commentaireOui, c'était une soirée géniale, je me suis follement amusée! Vivement les petits déjeuners écossais! :)))
Écrit par : fashion | 28/01/2010
Répondre à ce commentaireSuper comme soirée :) J'aurais adoré (sauf le whisky que je peux plus voir en peinture depuis une soirée mémorable il y a ... 25 ans ! mdr !)
Écrit par : Joelle | 28/01/2010
Répondre à ce commentairebien sympathique en effet, j'ai été deux fois en écosse mais je ne me suis pas risquée au haggis ;)
Écrit par : niki | 28/01/2010
Répondre à ce commentaireJe crois que le Robert Burns Supper va devenir une tradition pour nous! La soirée était vraiment géniale et toujours aussi délirante!!
Écrit par : Titine | 28/01/2010
Répondre à ce commentaireAmusant, je ne viens que de temps en temps en touriste sur ce blog, hier j'ai feuilleté au hasard un Exbrayat (de la série Imogene, of course!), et justement, on y parlait des ces Robert Burns Suppers...
Écrit par : Caty | 28/01/2010
Répondre à ce commentaireAh ça devait être sympa !! si c'est annuel je tenterai bien la prochaine fois (mais hier soir on était à l'Olympia voir les Fatals Picards, chouette soirée aussi !!)
Écrit par : DViolante | 28/01/2010
Répondre à ce commentaireHeureusement que mon namoureux ne fréquente pas trop les blogs, il serait vert de jalousie d'avoir manquer une telle soirée. Depuis le temps qu'il veut me faire découvrir le Haggis!
(en tout cas très sympa le portrait façon Blair Witch )
Écrit par : Tiphanya | 28/01/2010
Répondre à ce commentaireJe suis jalouse les filles. J'adore ton compte rendu ;-)
Écrit par : hydromiel | 28/01/2010
Répondre à ce commentairec'était cool !
Maintenant, il va fallooir attendre un an avant de réessayer de regarder sous les kilts...
Écrit par : emma | 28/01/2010
Répondre à ce commentairetsssssssss encore une soiree que j'ai ratée!!!!!
bon faudrait pas en avoir trop d'avance sur moi les filles sinon je démissionne du club moi!!!! :o)))
Vivement le 6 et les prochains brunchs!!!
Quand à la photo tssssssss tsssssssss même pas je vais faire de commentaire vu que vous allez toutes mourirrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr quand elle va la voir!!!!! :o)))
Écrit par : lamousme | 29/01/2010
Répondre à ce commentaireComment ça j'arrive après la bataille pour poster un commentaire ? Non mais c'est parce que j'étais partie avec le joueur de cornemuse ! j'adore ton petit compte rendu :)
Écrit par : fée de passage | 08/02/2010
Répondre à ce commentaireMerci d'être passée sur mon blog, voilà qui me donne l'occasion de découvrir le tien. Je n'ai pas le temps de tout parcourir mais déjà il me plait bien, je vois que nous avons des points communs : les auteurs anglais et les héroïnes victoriennes, Sherlock, L'Auld Alliance... je vais sûrement être une visiteuse régulière :-)
Salutations elfiques.
Écrit par : Folfaerie | 12/02/2010
Répondre à ce commentaireHélas, j'y allais (passé révolu) quand je travaillais sur Paris. Depuis que j'ai choisi de m'exiler en Nièvre, terminé, pas l'ombre d'un Ecossais ici. En revanche, maigre consolation, j'habite à une distance raisonnable (au sens où les ruraux l'entendent, hum) de la maison du président de la société Sherlock Holmes qui a projeté d'ouvrir un musée dédié à mon héros dans quelques mois. 221 b Baker Street vient à moi :-))
Écrit par : Folfaerie | 13/02/2010
Répondre à ce commentaire









































Écrit par : rachel | 28/01/2010
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