29/11/2009
Someone likes Tardises !
Chers vous tous, amis loubookiens, blogueurs, lecteurs et âmes égarées,
Il était grand temps de revenir vers mon clavier et de secouer mes articulations un peu rouillées pour me lancer dans une terrible bataille, à savoir la lutte contre les billets en retard dont l’accumulation prend désormais des allures de fin du monde. Rien que ça.
Avant de revenir sur mes dernières lectures (plutôt anglo-saxonnes), mes quinze lectures commencées en même temps, un voyage à Londres absolument excellent en compagnie de copines blogueuses et de mon cher et tendre, j’ai décidé de faire un clin d’œil au Doctor swap de Fashion et de Karine en hommage à mon colis qui va voyager dans le temps et dans l’espace à partir de demain… dans le cadre d’un swap qui a pour mérite de m’avoir fait découvrir que finalement, je peux aussi aimer les épisodes futuristes du Docteur et que, deuxièmement, les Daleks sont mes amis.
Si le swap me tentait parce que le voyage dans le temps (surtout dans le passé) est un thème que je trouvais très amusant, j’étais loin de faire partie des inconditionnels de la série, malgré les efforts d’Isil qui m’avait prêté le coffret de la saison 1 il y a un an. Je m’étais bornée à regarder l’épisode sur Charles Dickens ; autant dire que ce n’était pas franchement une réussite.
Une semaine avant de partir pour Beautiful London (‘cos there’s no place like London !, dixit le barbier de Fleet Street), Mr Lou et moi avons profité de l’attaque impromptue d’un terrible microbe pour découvrir la saison 1 bien au chaud devant notre télé et, ma foi, j’attends avec impatience de voir la suite.
Doctor Who, pour les âmes égarées qui ne suivent pas régulièrement les aventures des blogs de lecture, c’est un monsieur sympathique mais pas très net qui vit dans une cabine de police anglaise, voyage à travers le temps, a deux cœurs ainsi qu’un air ahuri et peut se permettre d’inviter Dickens à la fermer. Pour l’accompagner, une blonde peroxydée dont tout le monde doit tomber amoureux et qui a pour mérite d’avoir une mère si middle class anglaise que ça en devient tordant, et un petit ami à l’accent tellement ridicule qu’on finit par le trouver follement attachant.
Une série au final très « addictive », entre le côté décalé, la musique assez pourrie, le générique kistch et les situations souvent improbables. Le scénario est plutôt original et les épisodes tiennent bien la route, même si personnellement je préfère encore les épisodes dans le passé : la rencontre avec Dickens et la séances de spiritisme victorienne ; les retrouvailles de Rose avec son père, mort quand elle était enfant ; et peut-être plus encore l’épisode relativement effrayant qui se déroule pendant la 2e guerre mondiale, avec cet enfant au masque à gaz collé sur le visage qui marche comme un zombie, fait sonner n’importe quel téléphone par sa seule volonté et passe son temps à répéter « Mummy ! Are you my mummy ? » d’une voix monocorde. J’ai repensé Au Village des Damnés qui m’avait tout de même fait une forte impression malgré l'aspect vieillot, avec ses enfants aliens franchement névrosés. Pour ce qui est du futur, les Daleks et leur « exterminate » ont un côté très attendrissant, entre le seul survivant paniqué à l’idée de ne plus recevoir d’ordres et la nouvelle armée régénérée à partir d’humains, et donc sujette à des questionnements métaphysiques. To be or not to be…

Une petite pensée pour Christopher Eccleston qui n’incarnera pas le docteur dans les nouvelles saisons. Même si son remplaçant a des mimiques prometteuses, j’aurais bien vu quelques épisodes de plus avec Doctor number 1. La découverte de la saison 1 a été suivie d’un passage dans la boutique SciFi à Londres où j’ai difficilement résisté aux jouets Dalek et aux parfums d’ambiance Tardis (c’est là qu’on aimerait bien avoir un petit frère ou un fils – ou justement pas, comme je n’ai du coup eu aucune raison de craquer). Par contre j’ai opté pour le jeu de cartes Doctor Who et deux livres qui m’ont l’air écrits uniquement pour mes trajets en métro (merci aux auteurs, c’est diantrement gentil à vous d’avoir pensé à moi !). Isil a dévalisé la boutique en stockant les Tardis (c’en est même très suspect), tandis que Fashion a aussi succombé aux sirènes d’une autre boutique que j’irai volontiers voir la prochaine fois. Du coup les conversations le soir lors du musical Oliver Twist étaient très orientées Tardis… weird, isn’t it ?
Doctor Who, Saison 1, 2005


21:02 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : doctor who, doctor who saison 1






































