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25/06/2018

Patricia Elliott, A Connie Carew Mystery T1, The House of Eyes

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1909. La jeune Connie Carew est orpheline et vit dans une grande maison mal entretenue d'un quartier aisé de Londres, avec ses deux tantes et son oncle par alliance. Connie rêve de devenir anthropologue. Pour se préparer à son futur métier, elle visite assidument le British museum et prend des notes sur ses congénères, à commencer par sa famille. Aunt Sylvie est une drôle de femme chauve aux habits extravagants, qui vit dans son monde, persuadée de communiquer avec des absents ou de sentir ou deviner certaines choses. Aunt Dorothea est accablée par la disparition de sa fille Ida il y a des années de cela, alors qu'elle était bébé. Son deuxième mari, Mr Thurston, est un personnage désagréable qui régente tout son entourage avec autorité et mauvaise humeur. 

Lorsque s'ouvre le roman, Connie se rend avec ses deux tantes à une séance de spiritisme, où le retour proche de la jeune Ida leur est annoncé. Et peu de temps après, une jeune femme frappe à la porte des domestiques pour postuler à un emploi chez eux. Son prénom et un médaillon qu'elle porte persuadent Aunt Dorothea de son identité : l'enfant tant attendu est revenu. La vie dans la maison est alors chamboulée. Aunt Dorothea quitte ses tenues sombres et se remet à sortir, ce qui n'est pas pour plaire à son époux, visiblement plutôt satisfait d'avoir une femme souffreteuse à la maison. Quant à Ida, elle est belle, chante divinement bien et son franc-parler peu raffiné fait finalement d'elle la coqueluche de la bonne société, qui trouve tout cela bien rafraîchissant. Ida devant hériter d'une grande fortune, la presse avait couvert sa disparition et s'empresse de la remettre à l'honneur. Au milieu de toute cette effervescence, seule Connie a des doutes sur la véritable identité de sa cousine retrouvée. Qui plus est, elle a remarqué qu'elle était suivie par un homme inquiétant. Que lui veut-il ? Est-elle en danger ? La jeune Connie va mener l'enquête.

Ce roman jeunesse m'avait attiré avec sa jolie couverture, j'ai un peu hésité à le lire et force est de constater qu'il s'agit d'une belle surprise. Connie est jeune mais futée et courageuse, sans avoir le côté écervelé ou téméraire d'autres héroïnes de ce type de romans. Sa maison offre un cadre intrigant, avec ces tâches d'humidité qui évoquent des visages monstrueux et qui semblent l'observer dans sa mansarde. Certains personnages sont rocambolesques, d'autres moins mais tous ont leur caractère et leurs aspérités. Une intrigue bien menée, un peu d'aventure, de l'amitié, un cadre édouardien et un soupçon de spiritisme, voilà qui fait au final un cocktail savoureux ! J'ai vu récemment que ce roman et le suivant ont été traduits en français (comme la question m'est parfois posée quand je lis en anglais). On en redemande !

Une participation au rendez-vous Roman historique du jour.

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298 p

Patricia Elliott, A Connie Carew Mystery T1, The House of Eyes, 2015

logo mois anglais 2018.jpgPatricia Elliott, A Connie Carew Mystery T1, The House of Eyes, le mois anglais, challenge british mysteries, époque édouardienne, angleterre, angleterre  debut xxe, roman jeunesse anglais, spiritisme

19/06/2018

Agatha Christie, La Dernière Enigme

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Ce n'est pas une ghost story à proprement parler mais j'ai failli y croire au début... Avec La Dernière Enigme, Agatha Christie nous amène en bord de mer, à Dillmouth, où la jeune Gwenda Halliday-Reed achète une maison en attendant l'arrivée de son époux. Tous deux viennent de Nouvelle-Zélande mais cherchent à s'installer en Angleterre. Gwenda jette son dévolu sur Hillside, une vieille maison située non loin du bord de mer. Néanmoins, lors de la visite, elle est saisie d'un moment d'effroi et demande à la propriétaire si la maison est hantée. Elle décide tout de même d'acheter la demeure et s'y sent très bien dès son arrivée. Elle semble en effet se retrouver chez elle. Malgré tout, des évènements bizarres se succèdent. De drôles d'impression. Cette envie systématique de passer entre deux pièces par une porte qui n'existe pas. Cette idée de décoration dans une chambre, avec un papier très particulier... qu'elle retrouve avec frayeur lorsqu'un placard condamné est enfin forcé par des ouvriers. Puis Gwenda se rend à Londres et lors d'une pièce, dans un accès de terreur, elle est persuadée d'avoir eu la vision d'une femme étranglée au pied de l'escalier de sa nouvelle maison.

Lorsqu'elle rentre chez elle et que son mari la rejoint, Gwenda va réaliser qu'il y a matière à mener l'enquête. Qui est la femme assassinée dans la maison ? Qui l'a tuée ? Une enquête menée avec l'aide de Miss Marple, qui résout là sa dernière énigme.

J'avais commencé ce roman au mois de mars, puis (le croirez-vous ?) j'ai égaré mon exemplaire, à force d'empiler livres et dessins de Petite Lou aux endroits les plus improbables. Après une fouille archéologique un soir, j'ai retrouvé mon roman et lu les 120 dernières pages d'une traite le lendemain.

Je ne suis pas une grand lectrice de cette chère Agatha, du moins comparée à d'autres amateurs. J'ai eu ma période quand j'étais adolescente et depuis, je ne sais pas pourquoi, je n'ai pas été très constante dans mes lectures... Et pourtant, depuis que je tiens ce blog, je me suis  notamment régalée avec Mon Petit Doigt m'a dit et, dans une moindre mesure, avec L'Hôtel Bertram ou La Maison biscornue. Ce nouveau titre me montre encore le plaisir que j'ai à retrouver l'univers cozy d'Agatha Christie. Assaisonnée ici d'une pointe de surnaturel avec ces débuts aux allures d'histoire de fantôme, La Dernière Enigme avait vraiment tout pour me plaire. Ajoutons aux points positifs le cadre, en bord de mer, avec quelques escapades dans le Northumberland ou Londres. Je n'ai maintenant qu'une envie : sortir un autre de ses titres de ma PAL !

253 p

Agatha Christie, La Dernière Enigme, 1976

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04/06/2018

Julia Chapman, The Dales Detective series, T1, Date with Death

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Au mois de février, j'ai craqué pour cette belle couverture lors d'un voyage à Londres et je suis revenue avec les deux premiers tomes de la série The Dales Detective series. J'ai choisi le premier tome pour m'accompagner au mois de mai lors d'une dizaine de jours dans le Yorkshire. Nous ne logions pas dans les Dales mais y avons fait une randonnée par une superbe journée.

Voilà pour l'anecdote. Pour ce qui est de cette série qui est également sortie récemment en français, vous y trouverez tous les ingrédients indispensables aux cosy mysteries, les petites vieilles bavardes incluses, la dentelle en moins. Ici nous sommes dans un village au fin fond du Yorkshire, les habitants sont nettement plus bruts de décoffrage. Entre la femme de ménage qui recadre les clients peu soigneux ou le patron de pub maussade, le tout avec un fond de vent et de pluie et une ruralité au quotidien parfois difficile, et vous aurez un environnement nettement plus rude que ceux auxquels nous ont habitué d'autres auteurs. 

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Dans ce contexte, l'ancien rebelle Samson revient dans son village natal après avoir été mis à pied de la police de Londres. Personne n'est au courant des conditions de son retour, même si Samson est de toute façon persona non grata depuis son départ brutal et son absence lors du décès de son meilleur ami. Lorsque le jeune homme ouvre une agence de détective, tout le monde lui rit au nez. Qui pourrait bien avoir besoin de lui dans un bled où il ne se passe jamais rien ? Mais justement, le jour-même, la mère d'un universitaire vient faire appel à ses services. Elle ne croit pas à la thèse du suicide, son fils s'étant en théorie jeté sous un train au petit matin. Bientôt, d'autres morts accidentelles se produisent. Hasard ou plan machiavélique ? Samson va mener l'enquête, mais aussi sa logeuse Delilah, soeur de son meilleur ami et surtout, propriétaire de l'agence de rencontres du village. Dont les clients disparaissent dans de fâcheuses circonstances...

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Une série très prometteuse, que j'ai adoré savourer dans un cottage anglais. Les personnalités sont originales et bien creusées. Le cadre sauvage et superbe des Dales est bien restitué et on retrouve bien l'ambiance un peu abrupte mais sympathique qui caractérise la région. Les petits détails ne manquent pas pour donner vie à ce village où tout le monde se connaît et où la femme d'un universitaire s'est vue simplement mariée "au fils du boucher" en revenant s'installer dans la région. Il y a beaucoup de vérité et d'humour dans la façon dont l'auteur croque ses personnages, et notamment les personnages secondaires qui donnent plus d'aspérité au récit.

J'ai ri en tombant sur ce Travel Guide recommandant une lecture accompagnée d'un Yorkshire Tea et d'un Fat Rascal de chez Betty's Tea Room... exactement ce que j'ai fait ! Le Fat Rascal est un délice et j'ai encore beaucoup de sachets de Yorkshire Tea en prévision des prochains tomes. Ah oui, last but not least, la romance que l'on pressent n'est en aucun cas omniprésente. Pas de mièvrerie dans ce roman et ça, on aime bien ! A bientôt avec les tomes suivants...

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373 p

Julia Chapman, The Dales Detective series, T1, Date with Death, 2017

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26/03/2018

Jenn McKinlay, Death of a Mad Hatter

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Photo Copyright MyLouBook - avec un service à thé miniature Alice de Tenniel.

Lors de mon dernier séjour londonien, je suis tombée sur une sélection "Dead comfortable" (photo ci-dessous) qui m'a bien sûr immédiatement tapé dans l'oeil. Après avoir tourné sans enthousiasme autour de curieux romans avec chats et bibliothèques en couverture, j'ai remarqué cette illustration inspirée de l'univers d'Alice au Pays des Merveilles... difficile à partir de là de résister au roman Death of a Mad Hatter (Mort d'un Chapelier fou) de Jenn McKinlay - Américaine tombée sous le charme de l'Angleterre.

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Scarlett Parker est américaine et vit depuis quelque temps en Angleterre, à Notting Hill, chez sa cousine anglaise Vivian Tremont. Toutes deux tiennent une boutique spécialisée dans les chapeaux de création. Vivian et leur apprentie Fee se chargent de confectionner les chapeaux tandis que Scarlett met à profit son sens de la communication pour tenir la boutique et accueillir les clients aisés cherchant des tenues sur mesure. Parmi les personnages récurrents, comptons aussi leur séduisant homme d'affaires, Harrison ; Scarlett le connaît depuis l'enfance et ne veut pas s'avouer qu'il lui  plaît, d'autant plus qu'elle a fait voeu de chasteté pendant un an après une série de relations désastreuses, la dernière en date avec un homme marié. Enfin, le photographe Andre et son conjoint Nick, amis qui tiennent une galerie à proximité de la boutique.

Ce roman est le deuxième de la série mais ça n'a pas gêné ma lecture. Ici, la richissime famille Grisby prévoit d'organiser un thé caritatif sur le thème d'Alice au pays des Merveilles. Ses différents membres devront porter des chapeaux à l'image des personnages d'Alice. Des tensions se ressentent déjà lorsqu'il est question d'attribuer un personnage à chacun.

La doyenne de la famille a refusé pendant des dizaines d'années d'admettre que son mari était parti avec une autre; curieusement, elle a également décidé de confondre Vivian avec la grand-mère de celle-ci, qui avait créé la boutique. Cette confusion permettra une plus grande proximité avec la famille Grisby, une invitation au thé et, tant qu'à faire, la découverte d'un des membres de la famille assassiné.

Sans que l'enquête ne soit au coeur du roman, qui frôle parfois la chick lit (juste à la limite de l'acceptable pour moi, qui ne suis pas une grande adepte du genre), Scarlett va fourrer son nez dans ce qui ne la regarde pas pour protéger la belle-fille Grisby, qu'elle apprécie.

Un roman cozy où l'on croise jolis chapeaux, photos artistiques, hôtel et villa luxueux, repas à emporter et tea times aux crackers et fromage. Ainsi que le fantôme de la grand-mère, qui semble intervenir de temps en temps en laissant flotter un parfum de muguet. Ambiance sympa, enquête tranquille, pour une chute qui n'est pas inintéressante. On sent tout de même un côté un peu cliché dans l'écriture pleine d'enthousiasme de ce roman qui, à travers la narratrice, reste assez américain. J'hésite encore à lire la suite mais je suppose que si je tombais dessus en librairie pendant un séjour anglais, je me laisserais tenter. Même si, je dois le dire, le message "Dear reader" à la fin du roman m'a refroidie - petite invitation commerciale à aller découvrir les autres séries, avec la subtilité et l'élégance d'un éléphant étalant de la confiture sur des scones. La meilleure publicité pour l'auteur est l'appréciation du roman qui vient d'être lu... une photo de romans des autres séries avec un bref résumé aurait été suffisant.

290 p

Jenn McKinlay, Death of a Mad Hatter, 2014

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21/03/2018

Holly Webb, Rose, Série en 4 tomes

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Grâce à Pedro Pan Rabbit, je me suis régalée avec cette série de 4 romans jeunesse, Rose de Holly Webb. Nous plongeons dans une Londres qu'on imagine au XIXe ou au début du XXe. Le roi tel qu'il était décrit me faisait penser au Prince consort Albert. On retrouve beaucoup d'ingrédients chers aux romans dont l'action se déroule à cette époque : les dures conditions de vie à l'orphelinat, l'espoir de trouver un métier respectable, la vie de domestique, enviable par rapport aux nombreux métiers de la rue mais exténuante au quotidien et faite de rivalités. On peut penser notamment aux romans de Mary Hooper Velvet et Waterloo Necropolis, où de jeunes femmes isolées font leur possible pour continuer à payer une pension, conserver un travail détestable, mais honorable.

Rose et la maison du magicien (286 p) : Rose vit dans un orphelinat où le quotidien est insipide et fait de corvées, mais dont la responsable fait preuve d'humanité et où Rose a une amie. Un jour, elle s'aperçoit qu'elle sait faire apparaître des images sur des surfaces brillantes. Peu de temps après, une gouvernante vient l'embaucher pour travailler au service de Mr Fountain, éminent magicien de la cour. Un roman dans lequel il est aussi question de disparitions d'enfants et d'une sorcière maléfique qui, cette fois-ci, m'a fait penser aux aventures de Penelope Tredwell (Douze minutes avant minuit).

[Pour la suite, spoilers si vous n'avez pas lu le tome précédent]

Rose et la princesse disparue (279 p) : Mr Fountain sait désormais que Rose est une magicienne. Elle continue à travailler comme femme de chambre mais devient aussi son apprentie, au même titre que Freddy, vexé d'être moins doué que sa nouvelle partenaire. La princesse chérie de la nation est menacée et Rose est amenée au palais pour lui servir de garde du corps dans le plus grand secret. Mais la princesse est enlevée et la mission de Rose devient de plus en plus périlleuse. En même temps, un froid polaire s'abat sur Londres et un magicien distribue des boules de neige enchantées qui font une drôle d'impression à la jeune Rose...

Rose et le masque vénitien (250 p) : un masque précieux a disparu au palais. Celui qui le portera pourra acquérir une puissance absolue et il est clair que les Talisiens ont toujours l'ambition d'envahir l'Angleterre. Rose, Freddy, Mr Fountain et sa jeune fille vont partir ensemble à Venise où ils pensent retrouver l'auteur du vol. Une aventure dangereuse pour chacun d'entre eux, et l'occasion d'une rencontre avec une vieille dame, Miss Fell, qui semble avoir des soupçons sur l'identité de Rose.

Rose et le fantôme du miroir (251 p) : Un dernier tome davantage centré sur Rose, même si la menace d'invasion par les Talisiens est dans tous les esprits à leur retour d'Italie. Egalement instruite par Miss Fell, Rose va en apprendre davantage sur son passé.

[Fin des spoilers]

Quatre jolis romans qui se lisent d'une traite. J'ai préféré le premier, pour la découverte de l'univers et le cadre très londonien, et le dernier pour l'intrigue centrée autour de l'identité de Rose après plusieurs complots déjoués. Cependant, chaque livre a ses moments forts et ses aspérités, et c'est aussi le cas du tome 2 avec un hiver de glace fascinant et du tome 3 avec la mystérieuse Venise, cadre idéal pour une lutte entre magiciens. L'intrigue se met aisément en place et si la fin tombe assez rapidement, le plaisir n'est en rien gâché car ce sont avant tout les protagonistes et l'ambiance qui portent ces récits. Les personnages sont bien croqués, complémentaires les uns des autres - et je me suis réjouie de constater que la présence de deux jeunes garçons autour de Rose ne faisait pas prendre un tour mièvre à l'histoire. Une charmante découverte, faite d'amitié, d'entraide, de magie et de nombreux rebondissements.

L'avis de Des livres, des livres ! et de Pedro Pan Rabbit (n'hésitez pas à ajouter vos liens dans les commentaires si vous avez aussi lu cette série).

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Holly Webb, Rose, 4 tomes, 2009-2011

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19/03/2018

Brompton Cemetery : Open the Gates !

Pour ce rendez-vous au cimetière du British Mysteries month, j'ai choisi de partager avec vous quelques photos du Bompton Cemetery (Londres) prises en septembre dernier. Nous résidions à proximité de ce cimetière victorien et avons donc profité d'une matinée nuageuse pour nous y promener. Un peu moins impressionnant et moins sauvage que Highgate, Brompton Cemetery est tout de même un bel endroit regorgeant de statues, de tombeaux décrépits et de recoins mystérieux. Imaginations fertiles, amateurs de lieux victoriens, ce lieu est fait pour vous!

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Photos Copyright MyLouBook

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18/03/2018

M. C. Beaton, T8, Agatha Raisin & the Wizard of Evesham

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Nouvelle enquête pour Agatha Raisin, et un peu d'inédit puisque dans ce tome, James Lacey n'apparaît qu'à la dernière page ou presque. Parti en voyage on ne sait où, James va laisser toute sa place à Agatha qui, cette fois-ci, sera accompagnée de Sir Charles Fraith, cet aristocrate que l'on croise régulièrement depuis leur rencontre dans Randonnée mortelle.

Sans James, Agatha se morfond dans son cottage et, comble du désespoir, se découvre de premiers cheveux gris. Elle tente d'y remédier elle-même mais se retrouve avec des cheveux violets... heureusement, la femme du pasteur, Mrs Bloxby, lui recommande un certain Mr John, dont on dit beaucoup de bien. Agatha se rend donc à Evesham, dans un salon bondé où le très séduisant Mr John oeuvre avec art pour un résultat capillaire au-delà de ses espérances. Dans ce salon, on surprend les conversations les plus étonnantes : toutes les femmes d'âge mûr qui s'y rendent adorent se confier à leur coiffeur, qui est aux petits soins avec elles. Et depuis les toilettes, Agatha surprend une dispute entre un homme et une femme, qui se termine par une menace de mort. Très vite, Agatha soupçonne Mr John d'être un maître-chanteur. Elle décide de mener l'enquête, encouragée par Sir Charles qui a du temps à tuer et se réjouit de ce divertissement. 

Une cuvée sympathique, où une Agatha en forme va de nouveau prendre des risques inconsidérés et fourrer son nez dans le passé plus ou moins sordide des clientes de Mr John. Malgré l'expérience, Agatha reste un coeur d'artichaut qui ne se méfie pas suffisamment du beau coiffeur... si elle pense qu'il méprise les vieilles rombières qu'il fait peut-être chanter, elle finit par le croire sincèrement intéressé par sa personne. Le fait d'avoir été séduite par l'assassin dans une aventure précédente n'a visiblement pas suffi à la rendre plus prudente.

Quelques questions restent sans réponse à la fin et j'avais deviné de suite l'identité de la femme de Mr John, que l'on cherche pendant un moment. Néanmoins l'enquête était agréable à suivre et j'ai surtout savouré les personnages secondaires. Roy, égal à lui-même, qui passe en coup de vent mais embrasse Agatha dans l'air, en faisant des sons "mwaa, mwaa" pour imiter le bruit des fausses bises. Mrs Bloxby qui tient tête au pasteur, beaucoup moins charitable qu'elle. Mrs Darry dont le petit chien reçoit un annuaire sur la tête dans une piètre tentative d'Agatha pour gagner du temps avec la police. Et surtout Sir Charles, toujours aussi pingre, opportuniste et égocentrique. Charles prend tout ce qui est bon à prendre, suit le sens du vent et, quand on pourrait commencer à entrevoir une étincelle d'humanité, un soupçon d'affection, il prend ses jambes à son coup ou fait preuve d'une grossièreté sans nom. Un Sir Charles au sommet de sa forme dans cet opus, jusqu'au dernier instant où, grâce à lui, un James Lacey de fort méchante humeur claque la porte de son cottage dès son retour de vacances.

Toujours léger et savoureux, comme un thé dans les Costwolds...

Et pour retrouver Agatha sur ce blog :

250 p

M. C. Beaton, T8, Agatha Raisin & the Wizard of Evesham, 1999

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14/03/2018

Nancy Springer, An Enola Holmes Mystery, T4, The Case of the Peculiar Pink Fan

springer_enola holmes_t4_pink fan.jpegCela fait presque 4 ans que ce roman de Nancy Springer attendait dans ma PAL. Je l'avais commandé à une période très heureuse où je profitais notamment d'un printemps radieux pour faire de belles lectures au parc. C'était aussi une période où je lisais beaucoup de "mystery novels" et de polars historiques anglais. Voyant fleurir les billet élogieux autour de cette série sur la petite soeur de Sherlock et Mycroft Holmes, j'avais choisi un de ses titres d'après la couverture, pour finalement faire passer d'autres lectures en priorité. Ayant décidé cette année d'exhumer des titres qui sont dans ma PAL depuis trop longtemps, j'ai commencé par jeter mon dévolu sur ce titre-ci. 

Force est de constater que j'aurais sans doute mieux fait de commencer par le commencement et de lire les premières aventures d'Enola Holmes, a minima en BD. Les premières pages ont été un peu abruptes, hors contexte. Qu'est-ce que c'est que cette héroïne qui cherche à fuir ses deux frères et mène une vie extravagante pour son jeune âge et sa condition de femme ? Cela dans une société où la femme est juste bonne à marier pour produire un héritier, quand elle ne travaille pas d'arrache-pied pour payer les pintes de monsieur, selon le milieu social. J'ai eu donc une certaine difficulté à accepter de me laisser happer par l'intrigue, ne croyant pas une seule seconde au postulat de base. Une Enola qui vivrait dans l'East End chez une logeuse s'occupant bien d'elle, dans un confort relatif qui ne cadre pas beaucoup avec les représentations habituelles de ce quartier. Une Enola qui a réussi à monter une agence de détective en se faisant passer pour la secrétaire d'un homme qui n'est jamais présent, qui se déguise à longueur de journée et porte les objets les plus incongrus sur elle au cas où. Bien sûr, cela fait du bien de voir une héroïne audacieuse et peu conventionnelle, mais c'est un peu tiré par les cheveux.

Dans ce tome, Enola aide Lady Cecily Alistair (qu'elle connaît déjà) à échapper à un mariage forcé. Grâce à un message codé inscrit sur un éventail rose que laisse tomber Lady Cecily près d'elle lors d'une rencontre fortuite, Enola comprend que la jeune femme est séquestrée et mène l'enquête pour la délivrer. A l'occasion de ses investigations - souvent nocturnes, on croisera notamment des aristocrates sans scrupule, un Sherlock Holmes charismatique mais moins brillant que ce à quoi on est habitué, un Mycroft toujours pontifiant, un orphelinat, une péniche et un molosse, tout en explorant divers quartiers de la ville.

Une lecture appréciée mais sans plus, je me suis un peu forcée pour en venir à bout rapidement, après quelques jours passés sans lire grand-chose. J'ai les deux premiers tomes des BD à la maison et suis curieuse de les lire pour enfin planter le décor et mieux comprendre les relations que la jeune détective entretient avec ses frères aînés.

183 p

Nancy Springer, An Enola Holmes Mystery, T4, The Case of the Peculiar Pink Fan, 2008

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12/03/2018

The British Mysteries challenge : Billet recap

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Janvier-Février 2018 :

Adely Maelly (Lecture enfant parent)

Anne :

Belette (The Cannibal Lecteur) :

Bidib Mapetitmédiathèque :

FondantGrignote :

Hilde :

Kobaitchi :

Lou :

Malo Ellcrys :

Pativore :

Pedro Pan Rabbit :

The British Mysteries Month / Mars 2018 : Le recap

Du 1er au 4 mars :

4 mars

Petits meurtres à table dans un cottage anglais avec Syl, cuisine et empoisonneurs au menu :

 Du 5 au 10 mars :

Read-a-thon du 9 au 11 mars :

11 mars

Petits meurtres à table dans un cottage anglais avec Syl, cuisine et empoisonneurs au menu :

Du 12 au 18 mars :

18 mars

Petits meurtres à table dans un cottage anglais avec Syl, cuisine et empoisonneurs au menu :

Du 19 au 25 mars :

25 mars

Petits meurtres à table dans un cottage anglais avec Syl, cuisine et empoisonneurs au menu :

Du 26 au 31 mars :

Avril - Décembre 2018

02/03/2018

M. C. Beaton, T7, Agatha Raisin & the Wellspring of Death

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Dans le village voisin de Carsely, Ancombe, une fontaine emblématique des lieux va être exploitée par un groupe industriel. Les habitants sont divisés, entre ceux qui pensent aux opportunités commerciales et ceux qui s'inquiètent pour l'intégrité du village. Le conseil municipal est lui aussi partagé. Un seul homme réserve son opinion et fera tout basculer. Il est bientôt retrouvé mort à la fontaine, dans laquelle son sang s'écoule.

Après avoir lu les six premiers tomes d'Agatha Raisin en français, j'enchaîne en anglais après avoir trouvé l'ensemble des 20 premiers tomes neufs pour moins de 20 pounds. J'ai donc de quoi voir venir... la lecture d'Agatha Raisin en anglais est très plaisante et lui donne une petite touche locale supplémentaire. J'ai pris un immense plaisir à retrouver cette quinquagénaire de choc dans sa langue d'origine. Et puis, comme l'action se déroule dans les années 90, je sais maintenant dire "épaulettes" en anglais !

C'est le premier tome dont la lecture a été un peu polluée par le visionnage de la série. Si l'adaptation n'a pas grand-chose à voir avec les livres de M.C. Beaton, elle s'amusait à intervertir et emberlificoter les intrigues des premiers romans, ce qui fait que je savais déjà qui était le tueur en ouvrant the Wellspring of Death. Peu importe, on lit plus ces romans pour l'ambiance anglaise et cosy que pour l'intrigue. Je ne trouve pas qu'Agatha soit une très bonne enquêtrice. Elle met son nez partout pour avoir des informations mais elle prend des risques inconsidérés en se rendant seule chez de potentiels suspects et au final, c'est souvent un peu par hasard qu'elle découvre le meurtrier. On peut comprendre que les gens qu'elle interroge soient agacés par sa démarche.

Côté sentiments, la relation entre Agatha et James ressemble davantage à ce qu'elle était au début, malgré un intérêt désormais partagé pour l'autre. On se rembarre, on prétend avoir autre chose à faire mais on s'espionne discrètement... et voir James monter les escaliers à toute vitesse pour voir par la fenêtre qui Agatha reçoit m'a fait gentiment sourire.

Au final, un plaisir de lecture renouvelé, et l'envie de retrouver les Cotswolds. Il n'y a pas à dire, la série perdait un peu de son charme en partant à Chypre. Mon exemplaire est bourré de post-its de répliques amusantes ou de lieux que j'aimerais voir ou revoir. Alors avant de sillonner de nouveau cette belle région, je l'arpenterai par l'imagination en accompagnant Agatha dans ses prochaines aventures !

Une participation au rendez-vous Meurtre à la campagne du British Mysteries Month !

Et pour retrouver Agatha sur ce blog :

293 p

M. C. Beaton, T7, Agatha Raisin & the Wellspring of Death, 1998

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27/01/2018

Collectif, Les Avatars de Sherlock Holmes

collectif_Les-Avatars-de-Sherlock-Holmes.jpgDifficile de résister aux belles couvertures de la collection consacrée à Sherlock Holmes par les éditions Rivage / Noir. J'ai encore beaucoup à apprendre sur Holmes mais, comme toute amatrice de l'Angleterre qui se respecte, j'ai toujours été attirée par ce personnage que l'on connaît souvent davantage à travers les adaptations que par les romans et nouvelles d'origine - Le Chien des Baskerville mis à part.

Les Avatars de Sherlock Holmes réunit une série de pastiches de la fin du XIXe / 1ère moitié du XXe, comptant parmi leurs auteurs James M. Barrie, A. A. Milne ou encore P.G. Wodehouse. C'est donc la curiosité qui m'a poussée à découvrir ces courtes nouvelles assez inégales.

James M. Barrie, "Une soirée avec Sherlock Holmes" : texte relativement amusant où le narrateur dit avoir demandé à rencontrer le grand Sherlock lors d'une soirée, pour le battre à plate couture sur son domaine d'excellence, soit sa capacité à deviner "d'un seul coup d'oeil le menu de votre dîner du jeudi précédent".

P.G. Wodehouse, "Extraits du carnet d'un détective" : dans un club de gentlemen, un homme explique comment il a démasqué Holmes, qui serait en réalité un criminel. Il déroule son raisonnement totalement tiré par les cheveux. C'est là que réside l'humour mais venant de cet auteur on aurait pu s'attendre à plus drôle. Where is Jeeves ?! Le seul trait d'humour qui m'ait arraché un sourire figure à la première page.

E.F. Benson et Eustace H. Miles, "Le Retour de Sherlock Holmes" : voilà qui me rappelle les récits Mapp & Lucia repérés pour la première fois en visitant la maison de Henry James à Rye, j'aurais sans doute mieux fait de commencer par là ! Un texte où l'on découvre que Sherlock n'a pas disparu dans les chutes à cause de Moriarty, mais qu'il a fui Watson car il ne le supportait plus. Heureusement, il revient pour le meilleur et pour le pire, en disant "il y a en vous quelque chose qui l'emporte sur tout cela, je l'ai compris (il vient de dresser la liste de ses défauts). C'est votre incomparable médiocrité d'esprit et de style, qui se trouve être le médium le plus adapté pour narrer mes aventures, car il laisse l'esprit du lecteur entièrement libre pour suivre ce que je fais."

A. A. Milne, "L'enlèvement de Sherlock" : quelques pages qui, à vrai dire, ne méritent pas que l'on parle d'elles. La finesse du texte se résume à sa touche finale, "[Moriarty] n'existe pas, dit-il. C'est juste une marque de porridge". No comment.

John Kendrick Bangs, "Une énigme pragmatique" : Les capacités de déduction du grand détective sont tournées en ridicule à travers un Holmes très pompeux qui explique à Watson tout ce qu'il sait de ses faits et gestes récents... en s'appuyant sur des observations sans queue ni tête puisqu'ils ont passé tout ce temps ensemble et que sa capacité de déduction n'a rien à voir là-dedans. Agaçant. A noter au passage quelques moqueries concernant les étudiants américains ("des joueurs de football s'engageant pour un parcours de quatre ans dans une institution savante") et Henry James, que personne ne comprend.

Stephen Leacock, "Tiré par les cheveux" : une bonne ouverture : "A présent, le mystère avait atteint son apogée. Premièrement, l'homme avait, sans nul doute possible, été assassiné. Deuxièmement, personne n'aurait pu le faire, c'était absolument certain." Une histoire courte à l'humour un peu sommaire, mais l'absurde fait davantage sourire ici que dans la plupart des textes précédents. Holmes compte identifier un coupable en recherchant le propriétaire d'un cheveu retrouvé sur le lieu du crime. Après avoir passé les rues au peigne fin, il jette son dévolu sur un homme à casquette qui s'avère être chauve et Holmes, plutôt que de reconnaître son erreur, déclare que l'homme n'en était pas à son premier forfait.

Robert Barr, "Le Mystère de Pegram" : Holmes accepte de résoudre un mystère qui passionne tout Londres, celui d'un homme retrouvé mort dans le compartiment d'un train dans des circonstances inexpliquées. A partir de déductions et de calculs, Holmes conclut à un suicide et retrouve l'arme (que le suicidé a jeté par la fenêtre...). Grâce à lui, la police retrouve les propriétaires de l'arme et, officiellement, les vrais coupables... Un texte un plus abouti, sans être renversant.

Robert Barr, "L'affaire du second butin" : Où l'on découvre le triste sort réservé à Holmes. Un Holmes bête comme ses pieds, il faut bien l'avouer. Ce texte, comme le précédent, est un peu au-dessus du lot.

Vous l'aurez compris, ce recueil présentera probablement davantage d'intérêt aux collectionneurs, qu'ils soient holmesiens ou férus de littérature anglo-saxonne. Une curiosité, sans plus.

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139 p

Collectif, Les Avatars de Sherlock Holmes, 2015 (textes : Fin XIXe - 1ères moitié XXe)

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20/01/2018

M. C. Beaton, Agatha Raisin Enquête, T6, Vacances tous risques

mc beaton_t6_Vacances-tous-risques.jpgL'été dernier, j'ai accompagné mes vacances d'un livre de circonstance avec Vacances tous risques, le 6e tome de la série Agatha Raisin. Je n'ai pas pris le temps d'en parler ici mais, venant d'achever la lecture du tome 7, je me suis sentie un peu obligée de rédiger quelques lignes sur le précédent opus.

Dans cette nouvelle aventure de notre quinquagénaire forte en gueule et détective amatrice, tout commence par un bilan bien triste de la vie sentimentale d'Agatha. Ceux qui ont déjà lu la série savent qu'elle devait épouser son voisin James Lacey (une relation qui s'était nouée tellement rapidement qu'on avait un peu de mal à y croire...), mais que celui-ci ne voulait plus entendre parler d'elle depuis qu'il avait découvert qu'elle n'était pas veuve comme elle le prétendait. "Heureusement", le tome 5 était là pour arranger les choses puisque le mari disparu se faisait assassiner après avoir refait brièvement surface. Bref, après cet épisode, James met les voiles.

C'est à Chypre qu'Agatha va le retrouver. Elle se retrouve rapidement mêlée à un groupe de touristes mal assortis, entre un couple de snobs et des parvenus très vulgaires dont elle ne comprend pas la proximité. Evidemment, comme le veut la tradition raisinesque, un meurtre a lieu. Agatha va profiter de sa proximité au sein de ce groupe pour enquêter tout en croisant le chemin de James... mais aussi celui de l'aristocrate Sir Charles Fraith, avec qui elle aura une petite aventure. 

Je suis devenue une inconditionnelle des aventures d'Agatha Raisin, pour l'ambiance doucement surannée, l'héroïne atypique et les errances à travers les Cotswolds, qui me permettent d'y retourner par procuration. Ce dernier aspect m'a manqué, même si je trouvais intéressant de découvrir Chypre dans les années 1990. Mon souvenir s'est un peu estompé. Pas un coup de coeur, mais il vaut mieux passer par là pour continuer le reste de la série.

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286 p

M. C. Beaton, Agatha Raisin Enquête, T6, Vacances tous risques, 1997

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06/01/2018

Lancement du British Mysteries Month / 3e édition du Challenge annuel British Mysteries

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Ça y est, c'est décidé, je me lance de nouveau dans l'aventure du challenge British Mysteries ! C'est un challenge qui me tient particulièrement à coeur mais dont je voulais faire évoluer un peu le format. J'espère que vous aurez envie de vous joindre à moi, pour un, deux ou de nombreux billets.

Amoureux de l'Angleterre, amateurs de detective stories et de mystères (sur)naturels, ce challenge est pour vous !

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De quoi s'agit-il ?

Le cadre géographique : Angleterre, Ecosse, Pays de Galles ou Irlande (nord et sud).

La thématique du challenge : Les mystères britanniques et irlandais

- Detective stories contemporaines, policiers vintage et historiques 

- Essais, documentaires ou tout autre support traitant de meurtres non résolus (Jack the Ripper, l'affaire Caroline Luard, Madeleine Smith... - je vous recommande d'ailleurs la collection de BD " A Treasury of Victorian Murder") 

- Toute histoire ayant sa part de mystère, d'obscurité, voire, de surnaturel : ghost story, monstre du Loch Ness et autres légendes, maisons mystérieuses, portraits de mediums, le culte du deuil à l'époque victorienne...

- Tous les types de billet sont acceptés : 

  • Chroniques en rapport avec la littérature, la littérature jeunesse, les séries, films, BD, documentaires...
  • Présentation de documentaires écrits, audio et vidéo, d'essais, d'articles
  • Reportages, photos et récits de voyage :
    • Photos de maisons ou lieux dits hantées ou d'apparence étrange / de lieux tels que le Loch Ness / cimetières
    • Si vous avez effectué certains Ghost Tours dont raffolent nos amis d'Outre-Manche, suivi le Jack the Ripper Tour, visité les coins les plus obscurs d'Edimbourg... vos reportages et récits de voyage sont attendus avec impatience!

Les catégories :

Vous n'êtes pas obligés de choisir avant de débuter le challenge.

Esprit es-tu là ? : Manifestations sporadiques et inattendues, effet garanti - entre 1 et 5 participations.

Détective de Scotland Yardentre 6 et 10 participations, vous êtes devenu un limier expert.

Gardien de Highgate Cemetery : 11 participations et plus. Des histoires sombres, vous en avez vu passer depuis que vous détenez les clefs du célèbre cimetière. Aujourd'hui vous avez décidé de pousser pour nous quelques portes aux secrets bien gardés. 

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Dates du challenge : 

Jusqu'à fin décembre 2018 pour cette 3e édition.

Et en parallèle, je vous propose de nous retrouver sur une période plus courte, au mois de mars, avec un mois British Mysteries où nous pourrons prévoir des LC et échanger à la manière des challenges tels que le Mois anglais, ou encore le Mois italien au sein du challenge annuel Il Viaggio.

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Vous pouvez vous inscrire à la suite du billet ci-dessous, pour le challenge annuel ou / et le mois British Mysteries. Vous pouvez aussi vous inscrire au challenge annuel et participer a posteriori au mois thématique.

Vous pouvez aussi rejoindre dès maintenant le groupe facebook du challenge. Vous pourrez y mettre en avant vos lectures, partager des liens vers des articles, proposer des LC... ou tout simplement papoter.

Au passage, n'hésitez pas à proposer de nouveaux logos, vous avez toujours de superbes idées pour enrichir la "logothèque" des mois thématiques... je serais ravie de découvrir vos créations !

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Pour vous donner quelques idées :

Le recap de la 1ère édition 

Le recap de la 2e édition

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Don't be afraid ! Come in !

Sorry about the spiderwebs and those dreadful draughts...

Welcome to my humble abode...

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30/12/2017

Anne Perry, Un Noël en Sicile

perry_noel sicile.jpgLe roman de Noël d'Anne Perry est devenu une tradition pour moi, et cette année plus encore puisque j'ai lu trois titres différents. Avant que l'année ne s'achève je voulais vous présenter l'un d'entre eux. J'ai choisi Un Noël en Sicile, sorti en France pour ce Noël.

Anne Perry semble avoir déserté les salons anglais depuis quelques années, nous faisant  parfois voyager loin de la "perfide" Albion... mais il faut bien se renouveler. Dans ce nouvel opus, James Latterly se rend sur l'île de Stromboli - d'ailleurs, je m'interroge sur le titre français car il me semble que cette île fait partie des îles éoliennes. Je m'attendais à un récit se déroulant vraiment en Sicile.

Bref, James Latterly est un veuf encore jeune. Il a réussi financièrement mais n'est pas satisfait de son parcours et regrette notamment des choix de jeunesse et un manque de caractère, alors qu'il a grandi dans l'ombre d'un frère mort en héros et d'une soeur infirmière volontaire pendant la guerre de Crimée.

Latterly rencontre à son arrivée la jeune Candace, une adolescente orpheline en vacances avec son grand-oncle. Candace et Latterly se lient immédiatement d'amitié malgré leur différence d'âge. Dans la pension du chaleureux Stefano, au pied du volcan, Latterly va également faire la connaissance de personnages peu agréables : Bailey, toujours prêt à critiquer et provoquer ses compagnons de vacances, ainsi que Quinn, terne auteur d'un roman moderne et audacieux. Ce petit groupe est complété par Mrs Bailey, belle femme un peu fade ainsi que le colonel  Bretherton, qui l'admire vivement.

Anne Perry cherche à signer ici un roman d'ambiance, sur l'idée de rédemption, avec un Noël quasi-absent, si ce n'est à la fin, après une terrible épreuve, lorsque les cloches sonnent pour annoncer Noël.

Point de crime de départ : celui-ci n'intervient que dans le dernier tiers, même si on se doute depuis longtemps de l'identité de la future victime. La résolution est bâclée, sans surprise. La situation est même abracadabrante, ou du moins partiellement inexpliquée : par hasard, trois personnes liées par un journal intime se trouveraient en vacances en même temps. Pour le maître chanteur, on peut supposer qu'il ait découvert le journal sur place, mais pour les autres, rien ne nous dit qu'ils avaient une raison de se retrouver dans la même pension familiale de cette île. 

Mais l'intrigue n'est pas la principale préoccupation d'Anne Perry, qui se concentre davantage sur le volcan, personnage à part entière. On découvre un lieu sauvage et un volcan indomptable, imprévisible, qui règne sur l'île et la nature en maître absolu. Ayant effectué quelques séjours dans des îles volcaniques, ces passages évocateurs ont assez bien cerné mon ressenti... on ne découvre pas ce genre de paysage dans l'indifférence. En revanche, j'avoue que je m'attendais à une ambiance un peu différente, plus italienne. L'Italie se résume essentiellement à Stefano et à ses bons plats généreux. Des petits villages, de l'architecture, de l'ambiance, nous ne retrouverons pas grand-chose puisque nous nous attachons uniquement à un petit groupe d'Anglais qui ne se mêlent pas à la vie de l'île.

Pas indispensable, mais agréable et de saison.

Anne (Des Mots et des Notes) a été plus convaincue, je vous invite à lire son joli billet.

J'ai lu pas mal de titres de la série Charlotte et Thomas Pitt avant d'ouvrir ce blog. Voici les titres lus et chroniqués ici depuis :

Série Charlotte et Thomas Pitt :

Série Petits Crimes de Noël :

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148 p

Anne Perry, Un Noël en Sicile, 2016


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24/11/2017

Anne Perry, La Disparue de Noël

perry_disparue de noel.jpgAllez, c'est parti ! Ce matin j'ai acheté quelques décorations à personnaliser, je suis en train de me faire un thé chai maison avec tout plein d'épices, je suis enrhubée... autant de signes annonciateurs de Noël ! Pour fêter son arrivée, quoi de mieux qu'un petit crime de Noël comme on les aime ? Voilà donc un chronique très tardive sur une lecture faite il y a des mois de cela pour le mois kiltissime. Un billet qui s'annonce donc pour le moins expérimental.

Si vous avez déjà fait une pause dans mon petit salon littéraire à cette période de l'année, vous avez probablement remarqué que je succombe régulièrement au Anne Perry de Noël, malgré des cuvées inégales.

A la période des fêtes, lors d'une réception mondaine en petit comité à la campagne, Isobel Alvie insulte Gwendolen Kilmuir en lui adressant des sous-entendus à peine voilés quant à son comportement. La jeune veuve entretiendrait-elle des relations inconvenantes avec un domestique ? La remarque blessante est faite en présence d'un parti intéressant semblant prêt à demander Gwendolen Kilmuir en mariage. Le lendemain, la jeune femme est retrouvée morte. Les convives semblent décidés à en faire porter la responsabilité à Isobel. Pour faire pénitence, elle devra annoncer la triste nouvelle et expliquer les circonstances du drame à la famille de Gwendolen.

C'est le début d'un long périple. Accompagnée de Lady Vespasia (personnage récurrent de la série Charlotte et Thomas Pitt), Isobel va entreprendre un voyage périlleux vers une région d'Ecosse encore indomptée par l'homme. Malgré les paysages sauvages et grandioses, le trajet ne s'annonce pas une partie de plaisir. 

Ma lecture date mais j'en garde un très agréable souvenir. Ce n'est pas tant la résolution du mystère qui importe ici que la description minutieuse de la société victorienne et de quelques femmes au caractère bien trempé forcées de faire preuve de courage - malgré tous les défauts d'Isobel. Il est question de rédemption et le récit s'achève sur une note positive. Une lecture cosy qui a le mérite de nous faire voyager et qui donne envie de sillonner l'Ecosse.

Ce titre fait partie de mes récits de Noël d'Anne Perry favoris.

J'ai lu pas mal de titres de la série Charlotte et Thomas Pitt avant d'ouvrir ce blog. Voici les titres lus et chroniqués ici depuis :

Série Charlotte et Thomas Pitt :

Série Petits Crimes de Noël :

Ma première participation au Christmas challenge 2017 de Mya Rosa.

126 p

Anne Perry, La Disparue de Noël, 2003

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