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30/06/2014

Little Miss Bronte, Wuthering Heights

little miss bronte_wuthering heights.jpgPendant ce Mois Anglais j'ai eu envie de partager avec vous une fabuleuse découverte en matière d'albums pour les petits, avec la collectiom Babylit. Petit rappel du principe : des livres éducatifs détournant de grands classiques, principalement anglo-saxons. Ces petits livres cartonnés s'inspirent du roman d'origine pour initier les petits à différents sujets : apprendre à compter, découvrir le temps qu'il fait, les contraires...

En ce dernier jour de Mois Anglais consacré à Emily Brontë j'ai donc choisi de mettre à l'honneur Little Miss Brontë, Wuthering Heights. Cet album est consacré au temps qu'il fait. Et quel classique aurait pu davantage se prêter à un tel sujet ?

Ce livre est une vraie petite merveille avec ses illustrations délicates mettant en scène le même lieu, avec chaque fois une météo différente... ensoleillée, venteuse, pluvieuse... Je pensais a priori qu'il était difficile de présenter ce livre à un enfant puisque le lieu est toujours inchangé. Pourtant de nombreux détails varient, à commencer par les personnages présents et ce qu'ils font, ce qui fournit un bon support pour commenter les scènes.

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Photos Copyright My Lou Book

Il ne faut pas s'attendre à retrouver le roman original sous une forme abrégée : il sert seulement de toile de fond ; l'album a une vocation éducative, qui guide le choix des situations mises en scène. On peut néanmoins en profiter pour résumer l'histoire d'origine... ou s'amuser à inventer de nouvelles aventures ! Avec leur trame simple, ces albums ouvrent le champ des possibles aux parents lecteurs. Chaudement recommandé, même pour les non-Anglophones !

Mes billets sur Little Miss Austen, Sense and Sensibility etLittle Miss Bronte, Jane Eyre.

Un avis du BrontëBlog sur cet album.

Jennifer Adams, Alison Oliver, Little Miss Bronte, Wuthering Heights, 2013

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10/06/2014

Une photo des soeurs Bronte ?

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J'ai eu une immense surprise en lisant l'article de Malice sur Quand J'étais Jane Eyre : y fígurait une photo de Charlotte Brontë. Or jamais je n'avais vu la moindre photo de cet écrivain dont je ne connaissais que les portraits. Les Brontë comptent parmi mes meilleurs souvenirs de lecture d'adolescente, la visite de Haworth a été pour moi l'un des moments passés en Angleterre les plus exquis, aussi j'ai bien du mal à exprimer ce que j'ai ressenti en découvrant ce cliché. Des doutes subsistent encore quant à son sérieux mais après avoir lu les articles du site The Brontë sisters : A true Likeness ? j'ai tendance à trouver leur théorie plutôt plausible.

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Charlotte Bronte ?

Je vous invite à lire la synthèse se trouvant là. Elle est très claire et assez exhaustive. Cette photographie a été découverte en France. Elle aurait appartenu au photographe John Stewart et n'a été retrouvée que récemment. Au verso se trouvait la mention (en français) "Les soeurs Bronte". La Bronte Society a publié un communiqué remettant en cause l'authenticité de ce cliché. Le site que je vous recommande apporte des éléments de réponse intéressants.

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Le cliché date des années 1850, après le décès d'Anne et d'Emily. Il pourrait s'agir d'une copie d'un original, pris par un ami photographe de Brandwell dans les années 1840. Physiquement, on constate des similitudes entre les femmes représentées et ce que l'on sait des Bronte. Les vêtements ne sont pas à la mode de l'époque mais les Bronte ne suivaient pas les conventions en la matière et portaient des chapeaux avant que cette mode n'arrive en Angleterre. Ce ne sont là que quelques exemples d'interrogations et de réponses apportées.

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Bref, qu'aurait fait un cliché en France dans les années 1850 avec cette mention au dos, "Les Soeurs Bronte" ? Si le mystère n'est pas encore résolu, je ne peux pas m'empêcher d'espérer. Comment ne pas rester songeur devant le regard profond de celle qui est peut-être Charlotte ?

Toutes les photos sont sur le site The Bronte sisters : A true Likeness ?

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16/07/2012

Jane Eyre de Cary Fukunaga

film-jane eyre2.jpgIl y a quelques jours j'ai eu la chance de découvrir en avant-première l'adaptation de Jane Eyre par  Cary Fukunaga. Curieusement je n'ai pas vraiment parlé des Brontë ici mais Jane Eyre a été une de mes premières incursions dans la littérature anglaise. Lu à l'adolescence, à une époque où je n'appréciais guère les classiques, Jane Eyre a éte une révélation pour moi. Je me vois encore vibrer au côté de la jeune femme, pleinement absorbée par ma lecture. Il y a deux ans lorsque je me suis rendue dans le Yorkshire, il m'a donc semblé évident de visiter Haworth et la maison des Brontë ; cela a été pour moi un voyage vraiment émouvant et, depuis, je revois régulièrement en pensée le petit village et la lande alentours et les associe toujours en pensée à la famille Brontë, qu'on imagine si facilement vaquer çà et là lorsqu'on découvre ces lieux.

jane_eyre_poster.jpgJ'étais ainsi particulièrement curieuse de découvrir cette nouvelle adaptation., à laquelle j'ai été assez sensible dans l'ensemble.

Fukunaga nous livre tout d'abord un splendide film d'époque : superbes costumes victoriens, décors d'intérieur minutieux, paysages spectaculaires et de magnifiques jeux de lumière restituant l'atmosphère romantique, gothique, souvent orageuse. Ne serait-ce que pour l'esthétisme et l'immersion dans un cadre si victorien, ce film avait déjà de fortes chances de me plaire !

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Le choix des acteurs m'a également plu. Certes, Rochester est plus séduisant que dans le roman, mais Fassbender n'a pas non plus un physique de jeune premier et a suffisamment de relief pour incarner ce fauve tourmenté et passionné sans faire pâle figure. Son jeu est excellent et il parvient à faire passer toute une palette d'émotions dans un regard ou un sourire – un regard en particulier lorsqu'il discute avec Jane au coin du feu m'a fait penser à Darcy regardant Elizabeth au pianoforte dans l'adaptation de la BBC, une de mes scènes préférées (c'est dire !). J'étais au tout début un peu dubitative quant à Jane, mais c'est davantage dû à la scène d'introduction qu'à l'actrice, Mia Wasikowska. En réalité j'ai trouvé que, physiquement, elle correspondait parfaitement au personnage. Son jeu est sans doute un peu plus monotone que celui de son principal partenaire mais elle reste très convaincante malgré tout.

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J'ai quand même quelques réserves. Le scénario est dans l'ensemble réussi et fidèle au roman tel que je m'en souviens (mais ma lecture date maintenant, j'ai d'ailleurs prévu une relecture). Malgré tout, j'ai été moyennement séduite par l'utilisation des flash-backs, surtout dans la scène d'introduction où l'on voit Jane errer dans la lande par temps orageux et pleurer, pleurer, pleurer à n'en plus finir. J'ai aussi trouvé que les scènes amoureuses arrivaient beaucoup trop vite et brutalement, surtout la première, alors que je gardais le souvenir d'une histoire évoluant plus lentement – mais le format film n'aide pas. L'un des personnages secondaires, celui de la petite protégée de Rochester, est joué par une piètre actrice – je sais bien qu'il s'agit d'une enfant mais j'ai vraiment été gênée par son jeu surfait, que l'on peut sans doute en partie imputer à la vision de la langue française qu'a le réalisateur (pour comprendre Jane Eyre lorsqu'elle parle français il faut activer plus d'un neurone...). Enfin, si j'ai d'abord beaucoup apprécié la musique, j'ai fini par me lasser du thème principal qui revient, et revient, et revient encore, si bien qu'à la fin j'en avais par dessus les oreilles !

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Evidemment comme j'ai évoqué les points négatifs à la fin vous devez vous dire que je ne suis pas enthousiaste. Certes, ce n'est pas un coup de coeur absolu mais j'ai trouvé qu'il s'agissait d'un beau film et, lorsque je suis sortie, une part de moi-même était restée perdue dans la lande en compagnie de Jane et de Rochester...

Dans le cadre du challenge Back to the Past organisé par Maggie et moi, ainsi que du Challenge Victorien

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Jane Eyre, un film de  Cary Fukunaga, 2011
Sortie française dans quelques jours, le 25 juillet

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08/12/2010

Le tag des 15

Ma copine victorienne Cryssilda m'a taguée pour répondre au tag des 15, qui circule en ce moment sur la blogosphère et consiste à citer les 15 auteurs vous venant spontanément à l'esprit. J'avoue avoir du mal à me limiter à 15 auteurs : doit-on citer les auteurs qui nous ont marqués à moment donné mais que nous ne lisons plus ? Les auteurs que nous avons beaucoup lus seulement ? Ceux que nous avons moins lus mais qui pour une raison ou une autre, nous ont marqués et auxquels nous pensons presque chaque jour, ne serait-ce qu'une seule fraction de seconde ? Ou ceux qui nous viennent tout de suite en tête (mais là ils ne sont pas seulement 15 !) ?

Les premiers s'imposent sans aucun doute possible :

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Jane Austen, à qui je voue une admiration inconditionnelle. Pride and Prejudice est mon roman favori dans l'absolu et j'ai savouré ses 4 romans et 2 textes plus mineurs que j'ai lus pour l'instant (je prends mon temps pour déguster les quelques textes qu'il me reste encore à découvrir). Ses récits me touchent tout particulièrement et je savoure leur délicieuse ironie et le style enlevé et précis. Un auteur dont l'oeuvre est bien trop souvent assimilée à un amas de romances et de bluettes, en dépit de leur complexité.

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Les soeurs Brontë et en particulier, Charlotte et Emily. Des trois soeurs c'est Charlotte qui m'a le plus marquée mais si je cite surtout Charlotte et Emily, c'est pour une raison particulière. Le monde des soeurs Brontë me fascine depuis l'adolescence et de toutes mes visites de maisons d'auteurs, c'est la découverte de Haworth qui m'a le plus émue et qui m'a davantage permis de me projeter à l'époque concernée. Lorsque j'étais adolescente, à une période où je ne lisais plus beaucoup de classiques et jetais surtout mon dévolu sur les policiers et les histoires d'horreur, et alors que je n'avais aucune idée de ce que pouvait bien être un auteur victorien, deux romans m'ont profondément marquée : à l'âge de quartoze ans, Les Hauts de Hurlevent, lu dans un vieux livre en cuir illustré trouvé chez ma grand-mère, puis l'année suivante, Jane Eyre, découvert un peu par hasard à la bibliothèque. Deux lectures auxquelles je ne pouvais plus m'arracher et qui m'ont pour la première fois fait découvrir la littérature du XIXe qui m'est si chère aujourd'hui. Je me revois encore assise par terre dans ma chambre avec Jane Eyre sur les genoux, incapable de le quitter tant que je n'aurais pas lu les 100 dernières pages. J'espère aimer ce livre longtemps encore - ma grand-mère qui l'avait adoré jeune femme m'avait donné son exemplaire anglais après avoir essayé de le relire à plus de 80 ans, n'y trouvant plus qu'un tas d'inepties !

Maintenant que j'ai cité Jane Austen et les soeurs Brontë, les choix suivants sont moins évidents pour moi (et nettement plus arbitraires) !

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Oscar Wilde me semble encore être un choix assez facile. C'est un des premiers classiques britanniques que j'ai découverts, lorsque j'ai lu Le Fantôme de Canterville en 5e pour mon cours d'anglais renforcé. Nous avions vu à la même époque une adaptation dont je me souviens très peu mais que j'aimerais retrouver. Plus tard, le personnage lui-même a commencé à me fasciner. Sa pièce The Importance of Being Earnest m'a quelque peu réconciliée avec le théâtre, car je n'avais plus trop envie de lire de pièces à ce moment et je me suis régalée en lisant ce texte extrêmement drôle et enlevé. Et puis j'ai quand même serré la main de quelqu'un qui a serré à la main de quelqu'un qui a serré la main d'Oscar Wilde, ce qui m'a permis, comme me l'a expliqué Gyles Brandreth dans un français impeccable, de serrer la main d'Oscar Wilde par procuration (séquence émotion). Quoi qu'il en soit, ce n'est pas sans raison que je lance un challenge Oscar Wilde !

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Edith Wharton. Je n'ai lu qu'un de ses romans cette année mais elle fait partie des auteurs dont j'ai prévu de lire toute l'oeuvre et lorsque je l'ai découverte il y a quelques années à travers plusieurs recueils de nouvelles, j'ai immédiatement été conquise par son style et sa maîtrise du format en question. Une lecture marquante à l'époque, et même si j'ai été un peu moins séduite par Chez Les Heureux de ce Monde, je me vois difficilement ne pas la citer.

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Au passage, j'ai hésité à citer Henry James, auquel je pense toujours lorsque j'évoque Edith Wharton (ce sont d'ailleurs les deux seuls Américains qui ont  leur place dans ma bibliothèque consacrée aux Britanniques classiques). Mais je n'ai pas lu James récemment et à faire un choix entre les deux, c'est peut-être Wharton qui m'a le plus marquée. Malgré tout The Turn of the Screw en particulier a été une lecture "révélation" pour moi. Et il me reste encore un certain nombre de nouvelles à lire dans la Pléiade.

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Curieusement, ces deux-là m'évoquent Virginia Woolf; même si je ne saurais pas dire pourquoi je les associe même vaguement. Je n'ai lu que quelques textes de Woolf : deux romans, deux essais et quelques livres inachevés qui attendent au pied de mon lit. Malgré tout c'est un auteur vraiment à part à mes yeux : d'une finesse et d'une complexité sans égales !

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Thomas Hardy. Un Victorien qui me faisait un peu peur, jusqu'à ce que récemment je lise L'Homme Démasqué et Les Petites Ironies de la Vie. J'ai pris tant de plaisir à les lire que je suis désormais décidée à lire les romans réputés les plus sombres de Hardy. Une découverte récente en quelque sorte, et très enthousiaste !

De plus en plus arbitraire, car pourquoi ne pas citer Vita Sackville West ? Barbara Pym (plus léger mais que je retrouve régulièrement avec plaisir) ? Flora Mayor qui a peu écrit mais que je relis en ce moment et dont j'ai énormément apprécié La Troisième Miss Symons ?

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Mary Elizabeth Braddon, parce que j'ai lancé un challenge pour la découvrir cette année, parce que j'ai adoré les quatre textes d'elle découverts à l'occasion, parce que je vais continuer à la lire et qu'elle faisait partie des auteurs que je souhaitais lire depuis une éternité !

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Elizabeth Gaskell, dont j'ai découvert North and South cette année. Cet été en me rendant avec mon cher et tendre dans le Yorkshire, j'ai souvent pensé à elle sur l'autoroute devant les pancartes qui indiquaient "North / South" sans plus d'explications. J'ai enfin lu son roman phare au mois d'août (après m'être régalée de l'adaptation BBC que je meurs d'envie de revoir) et même si je m'attendais peut-être davantage à un coup de coeur, c'est un des auteurs dont je projette de lire tous les titres. Et puis bon, difficile de ne pas citer celle à qui l'on doit le personnage de Thornton !

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Charles Dickens, qui me vient presque toujours en premier à l'esprit quand je pense aux Victoriens. Dickens dont le personnage m'a toujours plu (et je le rends sans doute bien plus sympathique qu'il ne l'était en réalité lorsque j'y pense), Dickens que j'ai adoré suivre grâce à la jolie plume de Marie-Aude Murail, Dickens dont le Conte de Noël a marqué mon enfance et dont la maison est le premier musée que je me souviens avoir visité seule en Angleterre. Je me souviens de mon arrivée dans la rue, de cette chambre en hommage à sa chère disparue et du temps passé à la fenêtre, à contempler la rue et à me dire que peu de choses avaient sans doute changé depuis qu'il s'était tenu au même endroit. Sans parler de ce petit jardin londonien si minuscule. Et de l'épisode de Doctor Who que j'avais regardé au tout début uniquement pour Dickens. Bref, un auteur qui peuple à sa façon mon imaginaire...

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Charles Baudelaire, une de mes premières révélations littéraires. Baudelaire reste un poète à part pour moi. Outre l'admiration que j'éprouve pour ses écrits, il m'évoque de nombreux souvenirs. Je l'ai découvert dans la Pléiade écornée que mon père tenait de mon grand-père inconnu, fantasmé. J'ai ensuite eu le plaisir d'entendre parler du poète par un professeur de littérature merveilleux. Depuis c'est un auteur pour lequel j'éprouve un attachement mystérieux. J'entretiens avec les Fleurs du Mal un rapport très personnel. Ce poète maudit, dandy, alcoolique, cet enfant terrible de la littérature m'a toujours fait rêver !

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Je cherchais un contemporain à citer et c'est Jean-Pierre Ohl à qui j'ai pensé. Parce que j'ai dévoré Les Maîtres de Glenmarkie, parce que j'attends avec impatience son prochain roman (en espérant sincèrement que celui-ci ne sera pas le dernier), parce que j'entends bien lire son premier roman lorsque j'aurai découvert le roman de Dickens l'ayant inspiré. Parce que la littérature française  actuelle manque cruellement de souffle, de romanesque, parce que j'ai aimé le projet ambitieux de Jean-Pierre Ohl et la délicieuse aventure vécue en compagnie de ses personnages. Parce que j'ai tout simplement aimé son livre autant que j'aime mes chers Britanniques.

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Jonathan Coe... Encore un Anglais ! Décidément, la perfide Albion continue à envahir ce billet, oh my Lord ! J'aime les classiques anglais, vous avez pu le remarquer, mais j'aime aussi les auteurs plus jeunes ou morts depuis moins longtemps (as you like). A des degrés divers, des auteurs tels que Nick Hornby, Tom Sharpe, Kate Atkinson, Roald Dahl (qui a joué un rôle très important pour moi lorsque j'étais enfant). Je voulais lire Coe depuis quelques années et je me suis décidée au printemps, après l'avoir rencontré lors d'une conférence avec d'autres blogueuses. J'étais curieuse parce que j'avais échangé quelques mots avec lui mais surtout j'avais pris énormément de plaisir à l'écouter parler de B.S. Johnson et de la façon dont il avait abordé sa biographie. Depuis j'ai lu trois de ses romans, participe à un challenge Coe et compte bien poursuivre ! La pluie, avant qu'elle tombe a été une de mes plus belles lectures de ces dernières années.

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Sheridan Le Fanu, un Victorien un peu oublié mais que j'aime de temps en temps déterrer de ma bibliothèque. Pour éprouver quelques frissons avec ses histoires de jeunes filles séquestrées, d'oncle ou de père terribles et de lieux abandonnés. J'aurais pu citer Wilkie Collins aussi... là où le Victorien passe, le mystère trépasse !

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J'ai bien envie de citer Fabrice Bourland pour finir. Un auteur très sympathique et plein d'humour que je croise régulièrement au Salon du Livre et qui connaît mon faible pour sa paire de justiciers loufoques, en hommage à un certain Doyle... Doyle que je viens justement de relire !

Je tague à mon tour Maggie, Emjy, Lilly et tous ceux qui n'ont pas encore participé à ce tag et se sentiraient inspirés... (et j'aimerais bien taguer Marine si elle avait un blog...)