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17/12/2016

Anne Perry, Un Noël à New York

perry_un noel a new york.jpgParmi mes traditions de Noël, il y a celle qui consiste à lire le récit de Noël d'Anne Perry, parfois dans le train qui m'emmène en vacances, ou au pied du sapin. C'est avec un peu d'avance que je me suis plongée dans son dernier opus, afin de participer à une lecture commune dans le cadre du challenge British Mysteries.

Voilà ma première lecture d'Anne Perry hors période victorienne. Nous sommes ici en 1904. Jemima Pitt, la fille du célèbre couple d'enquêteurs, a plus de vingt ans - ce qui m'a causé un petit choc car ce personnage était resté une petite fille dans mon souvenir. Miss Pitt accompagne la jeune héritière Delphinia lors de son voyage transatlantique, alors que la jeune femme s'apprête à épouser le fils du partenaire en affaires de son père. Mariage d'amour qui a tout pour satisfaire les familles des deux promis, puisque cette union consacrera le partenariat des aînés, avec la naissance d'une nouvelle dynastie.

Jemima est à mille lieues de l'état d'esprit de Delphinia, qui est un peu bécasse et condescendante par dessus le marché. La fille du célèbre enquêteur a hérité de l'esprit indépendant de sa mère et a soif d'aventure. A leur arrivée, Jemima s'aperçoit du malaise entourant le nom de la mère de Delphinia, qui a abandonné sa famille des années plus tôt. Puis c'est au tour du frère aîné du futur marié de la mettre dans la confidence et de lui demander de rechercher avec lui la mère disparue, qui selon lui se trouve à New York.

Récit une fois de plus très court et vite avalé, plaisant mais sans plus. Pourtant, même si j'en arrive à la même conclusion au moins une fois sur deux dès lors que je lis un récit de Noël d'Anne Perry, j'ai toujours plaisir à retrouver cette ambiance spéciale. Pour être honnête, lorsque le crime s'est produit, j'ai pensé "espérons que la solution ne soit pas celle que j'ai en tête juste après avoir appris le meurtre", car je n'ai pas été bien loin dans mes réflexions. Et ça n'a pas manqué, j'ai résolu l'enquête au moment même où elle allait débuter - et je suis certaine que tout le monde en ferait de même. Pour le mobile, c'est un peu plus compliqué, c'est certain.

Il y a donc de vraies faiblesses au niveau du récit, mais j'ai tout de même passé un bon moment car j'ai aimé me balader dans New York et découvrir une Jemima Pitt adulte. Son histoire d'amour naissante avec un policier américain d'origine irlandaise ne passe pas inaperçue pour les lecteurs de la série Pitt : en entendra-t-on parler dans les autres volumes de la série ?

L'avis d'Anne (Des Mots et des Notes)

J'ai lu pas mal de titres de la série Charlotte et Thomas Pitt avant d'ouvrir ce blog. Voici les titres lus et chroniqués ici depuis :

Série Charlotte et Thomas Pitt :

Série Petits Crimes de Noël :

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Anne Perry, Un Noël à New York, 2016

British mysteries 2016_2.jpg Logo_il etait quatre fois noel_Chicky Poo_2016.jpg

12/03/2014

Ann Granger, Un intérêt particulier pour les morts

granger_interet particulier pour les morts.jpgAprès avoir découvert en librairie la série Ben et Lizzie Ross d'Ann Granger avec son tome 4 (sans savoir que c'était une série), j'ai enfin retrouvé le commencement du commencement, avec Un Intérêt particulier pour les morts. Outre la sublime couverture qui me faisait de l'oeil depuis longtemps, j'avais hâte d'assister à la rencontre entre l'inspecteur Ross et sa femme Lizzie - mon petit côté fleur bleue sans doute mais, à ma décharge, je me suis bien attachée aux personnages à travers le tome 4.

Bref, revenons à nous moutons, ou plutôt, à nos trépassés victoriens.

Dans Un Intérêt particulier pour les Morts, Lizzie Martin arrive à Londres après le décès de son père, médecin dans une région minière. Elle est accueillie par Mrs Parry, la veuve de son parrain, qui lui demande de l'appeler "Tante" du fait de leurs liens particuliers mais lui offre en même temps de remplacer sa dame de compagnie récemment disparue. Lizzie Martin occupe ainsi une position délicate dans la maison : le neveu de Mrs Parry la traite avec familiarité, son employeuse l'assure de son statut particulier tout en se montrant très directive avec elle, elle occupe une chambre extrêmement sobre en comparaison du luxe des autres pièces... quant aux domestiques, ils ne manquent pas de lui faire sentir sa place en ne lui servant que des restes les jours où Madame est indisposée.

Toujours est-il que lorsque Lizzie arrive à Londres, elle passe devant le chantier de la gare St Pancras, où des taudis sont en cours de démolition. Devant elle est transporté un corps retrouvé sur place. Une drôle d'arrivée pour cette jeune femme au tempérament affirmé ! Une fois chez Mrs Parry, elle apprend que la gouvernante précédente a disparu et se serait enfuie avec un homme. Malheureusement on découvre rapidement qu'elle a été retrouvée morte sur le chantier. "Pour moi, c'étaient ses lectures qui étaient à blâmer. Toutes parlaient de ce genre d'aventures. Elle était assez jolie, ou, du moins, elle l'aurait été si son visage avait été un peu plus animé, mais comme je l'ai dit, si elle avait un cerveau, on n'avait pas l'impression qu'elle s'en servait beaucoup (p 80)." Dès lors Lizzie est poussée par la curiosité et essaie d'aider la police à démasquer le coupable, d'autant plus que l'inspecteur Ross chargé de l'affaire est une connaissance, puisqu'il travaillait à la mine lorsqu'ils étaient enfants.

Les romans de la série alternent les voix de Lizzie et Ben ; leurs investigations se complètent et la double narration rend l'histoire plus dynamique qu'un whodunnit classique. J'avais trouvé le coupable relativement tôt, ce qui me laisse penser que l'intrigue policière est assez simple, néanmoins l'ensemble reste très sympathique et le livre se laisse dévorer. Je me suis régalée avec la Londres victorienne dans laquelle nous invite Ann Granger. Dans le tome 4 j'avais découvert un cimetière et sa ligne de chemin de fer privée ; cette fois-ci j'assiste à la construction de St Pancras, que la Midland Railway Company fait bâtir pour avoir son propre terminus. Enfin, et ce n'est pas le moindre des détails, les personnages sont bien croqués et notamment Lizzie, qui me fait penser à Charlotte Pitt mais me plaît davantage. Avec un caractère bien trempé, un intérêt pour la lecture (y compris les écrits de Mr Darwin), un petit côté téméraire et la conviction que les femmes peuvent se rendre tout à fait utiles à la société, Lizzie apporte beaucoup de fraîcheur à cette série avec laquelle je passe d'excellents moments. Les tomes 2 et 3 m'attendent déjà !

[Lu dans le cadre des challenges British Mysteries / I Love London de Titine et Maggie / XIXe siècle de Fanny / BBC 2014 de Feeling Fictional]

Une lecture commune partagée avec Hilde.

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379 p

Ann Granger, Un Intérêt particulier pour les morts (A Rare Interest in Corpses), 2006

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29/12/2013

Anne Perry, L'Odyssée de Noël

perry_odyssee noel.jpegChaque année je me procure sans trop me poser de questions le récit de Noël d'Anne Perry... c'est devenu une tradition, et même si je sais que ses histoires de Noël sont assez succinctes, que l'enquête n'est pas souvent trépidante et que ce sera gentillet, j'aime me délasser quelques heures en décembre en compagnie de ces Petits Crimes de Noël. L'an dernier je n'avais pas pris le temps de lire L'Odyssée de Noël qui traînait donc dans ma PAL. J'ai profité d'une après-midi au calme pour me blottir au coin du canapé, à côté du sapin de Noël... et ouvrir ce roman étonnamment glauque pour la période !

Où nous entraîne donc Mrs Perry cette fois-ci ? Nous restons à Londres, en compagnie de personnages issus de la série Monk (que je ne connais pas encore).

James Wentworth est désespéré. Son fils a disparu. Depuis un an environ, il a sombré dans la débauche, découvert de sordides lieux de plaisir à Londres au point non pas de s'encanailler comme on pourrait s'y attendre de la part de tout jeune homme de la haute société anglaise, mais d'avoir abandonné sa vie passée et d'avoir de terribles ennuis en raison de la vie dissolue qu'il mène. Ainsi, James fait appel à son vieil ami de toujours Henry Rathbone, lui dit avoir perdu la trace de son fils après avoir enquêté auprès de quelques clubs. Il lui demande de l'aider à le retrouver soit, en réalité, d'enquêter pour lui. J'ai été un peu troublée par ce postulat de départ : autant j'aurais compris que Wentworth cherche un compagnon pour l'aider dans sa quête, autant le fait de le voir dès lors complètement disparaître en laissant Henry s'enfoncer toujours plus loin dans les cloaques londoniens m'a paru dénué de sens. Mais passons.

Rathbone décide de se tourner vers Hester Monk pour lui demander de l'aide. Il tombe sur son secrétaire / comptable Squeaky, ancien souteneur, et tombe d'accord avec lui pour enquêter ensemble sans troubler Hester de leurs préoccupations. Soit. S'ajoute à l'aventure Crow, médecin non diplômé et ami de Squeaky, puis Bessie, jeune fille rencontrée au début de leur enquête.

Le roman s'articule autour de la traque de Lucien, puis d'un certain homme de l'ombre (je ne vous en dis pas plus car l'intrigue est simpliste une fois dépouillée des multiples allées et venues dans une Londres sordide). Ainsi nos personnages vont aller de club en club, de bordel en bordel, découvrir des lieux où l'on consomme l'opium puis des endroits secrets, accessibles depuis de petites arrières-cours du West End, derrière des portes cachées, des escaliers dérobés, d'étroits passages, de longs tunnels reliant toute la ville en un véritable labyrinthe. Ce qui nous donne l'occasion de plonger au plus profond d'une société victorienne pourrie qu'Anne Perry se complait à décrire. Finis les bordels gentillets et les petits fumoirs, on tombe sur des lieux de débauche sado-masochistes, on entend des gémissements et des cris indéfinis, on propose à Rathbone une petit jeu de strangulation, ailleurs on croise un hermaphrodite à moitié débraillé, deux voire trois hommes ensemble. Bref, on cherche visiblement à nous choquer et à nous rappeler combien la société victorienne était hypocrite (ce qui ne nous change pas du propos habituel et convenu d'Anne Perry, mais ici le voyeurisme est le maître mot et les courtes scènes s'enchaînent - peut-être qu'une ou deux scènes seules mais mieux exploitées auraient davantage servi le propos d'Anne Perry). Par contre nos protagonistes, et surtout Squeaky, l'ancien souteneur, dégoulinent de sentiments et d'émotions qu'ils parviennent difficilement à exprimer... (!)

L'enquête en elle-même m'a parfois un peu perdue (l'apparition d'une certaine Rosa d'un seul coup, certaines déductions), tandis que les dialogues s'enlisaient. A la limite, on se fiche un peu d'avoir la clef de l'énigme si énigme il y a, et on regrette que le terrible Shadwell ne soit pas davantage mis en scène (on l'attend pendant à peu près la moitié du récit mais il est bien fade au final). Enfin, je ne résiste pas au plaisir de vous citer ce petit passage sur ce sinistre individu qui m'a bien amusée  : Dans la lueur rougeoyante des flammes, Henry vit pour la première fois ses yeux, deux trous de serrure ouvrant sur l'enfer (p181). A noter que les personnages pleins de moralité choisissent un procédé curieusement brutal à la fin. La structure du roman est par ailleurs très répétitive... on ne peut pas dire qu'il s'agisse d'un formidable polar, mais curieusement il se lit bien et vous occupera parfaitement l'esprit pour un trajet en train ou une soirée tranquille. J'ai été curieuse de suivre les héros dans les sous-sols londoniens, je regrette que cette promenade se soit davantage résumée à une simple énumération car le cadre aurait pu offrir un point de départ intéressant.

Quant à Noël on y fait bien sûr allusion parfois mais on ne peut pas parler d'ambiance de Noël hormis ces quelques passages. L'hiver est bien présent en revanche, avec des stalactites qui pendent des toits et des gouttières à plusieurs reprises (la répétition m'a frappée car l'image des stalactites n'est pas banale!). Pour le plaisir : Les bûches s'écroulèrent dans l'âtre en projetant une gerbe d'étincelles. Dans treize jours, on célébrerait Noël. La nuit était glaciale et le vent rugissait dans les combles de l'élégante demeure de Primrose Hill. Par-delà s'étendait l'immense ville de Londres qui se préparait à festoyer ; bientôt résonneraient les cantiques et les cloches des églises tandis que l'on se réunirait dans de somptueuses soirées. Il n'y avait plus très longtemps à attendre (p9).

Les avis de : Alice de Books are My Wonderland, Davalian (qui écrit cette phrase très juste : "Le tout est bien entendu imbibé d’un discours moraliste dégoulinant de voyeurisme consenti"),  Petit Speculoos, Samarian, Syl

 

Du même auteur sur ce blog :

Série Charlotte et Thomas Pitt :

Série Petits Crimes de Noël :

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187 p

Anne Perry, L'Odyssée de Noël, 2010 (2012 pour l'édition française)

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17/12/2013

Anne Perry, Le Spectacle de Noël

perry_spectacle noel.JPGCeux qui suivent mon blog depuis quelques années connaissent mon goût pour l'époque victorienne en général et les polars victoriens en particulier ; ainsi les petits crimes de Noël d'Anne Perry sont devenus pour moi une tradition, il est rare que je passe une année désormais sans lire un de ces récits.

Cette fois-ci, Anne Perry nous fait grimper à bord d'une carriole un soir de grand froid pour nous conduire dans le Yorkshire, tout près de Whitby, le village où Dracula aurait débarqué selon les dires de Bram Stoker. Nous accompagnons Caroline, la mère de Charlotte Pitt, ainsi que son second époux, l'acteur Joshua Fielding. Ils viennent quelques jours avant Noël travailler une pièce tirée du roman Dracula et écrite par la fille de Charles Netheridge, leur mécène. La représentation aura lieu le lendemain de Noël devant les amis et voisins de la famille et, si tout se passe bien, Netheridge devrait assurer la troupe de son soutien financier l'année suivante... autant dire que ce petit spectacle d'amateurs ne saurait être traité à la légère, d'autant plus que la première version de la pièce rédigée par la jeune Alice est loin d'être convaincante.

Nous assistons donc à l'arrivée du reste de la troupe, à la lecture de passages de la pièce puis aux jours de travail, de réécriture, de débats sur la façon d'interpréter tel ou tel personnage. La troupe est aidée d'un intervenant inattendu, un certain Mr Ballin venu réclamer asile après un accident sur la route enneigée. Cet inconnu semble s'intéresser de près à leur projet, émet des remarques pour le moins pertinentes et n'hésite pas à jouer certains passages pour partager ses idées, avec un talent certain. Grâce à lui, le pauvre Renfield qui gobe des mouches ou l'apparition du comte Dracula deviennent véritablement glaçants. Jusqu'à ce qu'on retrouve l'un des personnages mort, un pieu de fortune enfoncé dans le coeur... Débute alors un whodunnit à huis clos, la neige rendant toujours les routes impraticables et ne permettant pas d'alerter la police.

Le Spectacle de Noël fait partie des bons crus d'Anne Perry en matière de petits crimes hivernaux. Certes, les fêtes sont gâchées par le meurtre et interviennent peu dans le roman, mais l'ambiance et la neige omniprésente font de ce roman un allié parfait pour une soirée au coin du feu (pour celles et ceux qui ont la chance de pouvoir goûter de ce luxe en hiver). Ce récit séduira surtout les amateurs de littérature vampirique et je ne suis pas sûre qu'on puisse vraiment s'y intéresser sans avoir lu Dracula de Bram Stoker ou du moins vu une adaptation assez fidèle. Pendant plus de 100 pages en effet, point de meurtre : il s'agit de discuter de la meilleure façon de transposer le roman au théâtre. J'ai failli trouver ces discussions un peu fastidieuses à la longue (il s'agit parfois de petites querelles d'égo entre acteurs) mais, malgré tout, la curiosité l'a emporté. Les suggestions de Ballin sont par exemple très intéressantes. La deuxième partie est consacrée à l'enquête (sur environ 70 pages). On devine le type de solution mais le pourquoi du comment ne sera révélé qu'à la fin. L'enquête est plaisante, on passe un moment agréable.

Evidemment, il y a toujours des invraisemblances : Caroline semble être "l'homme de la situation" parce que son gendre est inspecteur de police ; à noter qu'elle n'a vraiment pas de chance de se retrouver toujours mêlée à des meurtres, mais que voulez-vous, c'est ainsi... quant aux préoccupations des personnages, un jeune homme arriviste et conservateur serait-il prêt à renoncer à une héritière pour une actrice sans le sou sous prétexte que celle-ci a un joli minois et préfèrerait un foyer stable à une vie de saltimbanque ? Encore une fois, quelques bons sentiments viennent se mêler au récit, mais cela reste un court roman parfait pour un moment de détente.

Une lecture commune aux challenges Il était une fois Noël de Petit SpeculoosChicky Poo et Samarian et British Mysteries, organisé avec Hilde. Egalement lu dans le cadre du challenge Christmas Time de MyaRosa.

Les billets du jour : Hilde, Lou et Soie ont lu Le Spectacle de Noël d'Anne Perry ; Petit Speculoos a lu Les Nouveaux Contes de Noël d'Anne Perry ; Soie a également lu Christmas Pudding d'Agatha Christie ; Samarian a lu L'Odyssée de Noël et Un Noël Plein d'espoir d'Anne Perry ; Syl a lu L'Odyssée de Noël d'Anne Perry.

 

Du même auteur sur ce blog :

Série Charlotte et Thomas Pitt :

Série Petits Crimes de Noël :

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188 p

Anne Perry, Le Spectacle de Noël, 2011 (2013 pour l'édition française)

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19/09/2013

Ann Granger, A Particular Eye for Villainy

granger_a-particular-eye-for-villainy.jpgI've never liked clowns, though the word is inadequate to describe the real horror they inspire in me. I panic at the sight. My heart pounds and terror tightens my throat so I can barely swallow. I can hardly breathe. You'll think me foolish but nothing so real can be dismissed as nonsense. (p7)

Beaucoup de blogs mettent à l'honneur Ann Granger en ce moment, avec la parution en France du premier roman de la série Ben et Elizabeth Ross. Or, quelques mois plus tôt, je me trouvais dans ce lieu de perdition qu'est W.H. Smith lorsque mon oeil s'est arrêté sur A Particular Eye for Villainy du même auteur. Je n'avais jamais entendu parler d'Ann Granger mais le « Victorian gentleman » associé à un « mystery » m'a fait de suite penser que ce roman pouvait tout à fait me plaire, d'autant plus que je cherchais de nouvelles idées de lectures pour le challenge British Mysteries. 

C'est au mois de juillet que je me suis décidée à le lire. Les tomes sont dissociés les uns des autres et le fait de commencer par le quatrième de la série ne m'a gênée en rien (évidemment je me suis depuis procurée le tome 1 que j'ai hâte de découvrir également). 

Le sujet ? Thomas Tapley, qui loge chez la respectable voisine de l'Inspecteur Ross et de son épouse Elizabeth, est retrouvé assassiné dans son salon, violemment frappé à la tête par son meurtrier. Ross va être chargé de résoudre l'affaire mais, de par la proximité des deux maisons et parce qu'elle a eu l'impression qu'un clown suivait Mr Tapley le jour précédent sa mort, Lizzie est également bien décidée à mener sa propre enquête. Les chapitres alternent ainsi deux voix, celles de Ben et de son épouse, chacun avançant pas à pas dans son enquête, l'intervention de Lizzie servant les intérêts de l'inspecteur.

Mr Tapley est un vrai mystère. Sa logeuse ne sait presque rien de lui, on peine à découvrir à quoi il occupait ses journées, d'où provenaient ses revenus, pourquoi il a suffisamment inspiré confiance à sa logeuse pour qu'elle lui confie une clef d'entrée. Apparaît alors un cousin de Tapley, juriste et célèbre pour ses plaidoyers au tribunal, habitant un quartier huppé. Il semble peu ému du décès mais cherche à étouffer l'affaire, craignant qu'elle ne nuise aux projets de mariage de la fille de Tapley, qui lui a été confiée depuis l'enfance.

En matière de Victorian mystery, voilà un roman qui m'a beaucoup plu ! Rien à dire sur le plan de l'intrigue, bien menée, très sympathique. On soupçonne peut-être le ou la coupable rapidement mais Ann Granger s'amuse à explorer de nouvelles pistes et ajouter un brin d'extravagance à son enquête.

Mais si j'ai vraiment apprécié cette lecture, c'est avant tout pour deux raisons. D'abord, le cadre bien retraduit, avec la mise en avant de quelques particularités du Londres et du folklore de l'époque, telles les figures populaires et inquiétantes de Will o' the Wisp et Springheeled Jack, ou encore, les souvenirs d'une période barbare où les pirates étaient exécutés et abandonnés sur les rives de la Tamise. There are still people who remember when pirates where hanged at Wapping. Whether their twitching limbs and swollen faces, or their tarred remains left hanging in iron cages as a warning, did anything other than provide the residents with a good spectacle is doubtful. Occasionally, even now, a yellowed bony hand pokes out of the stinking mud when the tide goes out (p 309).

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On découvre aussi la gare réservée aux convois funéraires de Brookwood Necropolis, qui n'a pas manqué d'éveiller ma curiosité. « After the service we shall all go, with the coffin, to the Brookwood Necropolis railway station and travel by train out of London to Surrey as a funeral party. My father will be buried there, in the Necropolis burial ground »  ( p 269).

Our destination was the modest railway station, situated near to its bigger brother at Waterloo, which was the starting point of the private line running to the huge burial area, known as the Brookwood Necropolis, some twenty-five miles out of London (p 287).

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arsenic-poison-bottle_shutterstock_89147137.jpgEt pour les lecteurs et bibliophiles, cette anecdote : We had to take out every single book and open each at every page, but we found the former landlady's letter tucked neatly into a volume of Cowper's poetry. The volume was bound in green cloth and I made a mental note to wash my hands carefullly before I ate. Arsenic is less used now to produce the colour green, since the danger of absorbing the poison through the skin is known. But it is still to be found in older books (p 73).

L'autre aspect qui ne m'a pas laissée indifférente tient au caractère bien trempé de deux personnages féminins, la fille de Thomas Tapley, indépendante d'esprit bien qu'emprisonnée dans sa belle demeure, et Elizabeth Ross, qui ne manque pas d'aplomb. De Lizzie, l'un des protagonistes dit ceci, non sans humour : « Though married to a plain-clothed jack out of the Yard, eh ? » He shook his head sorrowfully. «  Not that I'm surprised to learn it, mind you. You always had a funny interest in corpses. Ladies do have hobbies, I know that. Only generally it's painting flowers or bothering the poor with their good works. But your pa was a sawbones, I recollect you telling me. So I suppose it runs in the fam'ly. You certainly have a particular eye for a murder. » (p 86) Mrs Ross est persuadée qu'un jour les femmes entreront à Scotland Yard et seront d'une grande utilité à la police, elle poursuit ses investigations découragée ou non par son époux. Elle ne manque pas de jugeote ni de sang-froid, c'est un personnage délicieux. Bien évidemment le couple fait penser à Thomas et Charlotte Pitt mais je trouve que le roman ne tombe pas dans les travers des livres d'Anne Perry, parfois pavés de bonnes intentions et de morale réchauffée à chaque tome.

A noter malheureusement une belle coquille : « I'm Elizabeth Ross, the husband of Inspector Ross who is investigating your father's death. » (p 189)

Un mystère victorien rafraîchissant et addictif, j'ai hâte de retrouver le couple Ross !

Les billets de la LC British Mysteries du jour : Oscar Wilde et le Meurtre aux Chandelles de Gyles Brandreth chez ClaudiaLuciaPurple Velvet et Titine ; Oscar Wilde et les Crimes du Vatican de Gyles Brandreth chez EmmaLes Etranges talents de Flavia Luce d'Alan Bradley chez Hilde ; A Particular Eye for Villainy de Ann Granger par ici.

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362 p

Ann Granger, A Particular Eye for Villainy (Ben & Elizabeth Ross Mystery, T4), 2012 

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Logo Lou.jpgvictorien.jpgcommonwealth.jpgsérie benn et elizabeth ross,ann granger,a particular eye for villainy,londres,londres xixe,angleterre,angleterre xixe,époque victorienne,victorian mystery,challenge british mysteries,polar historique,mystère victorien,polar victorien