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13/06/2017

M. C. Beaton, Agatha Raisin Enquête, T4, Randonnée Mortelle

mcbeaton_randonnee mortelle.jpgJ'ai profité de mon premier séjour dans les Cotswolds pour découvrir le tome 4 de la série Agatha Raisin. Difficile de faire mieux comme cadre de lecture qu'une petite maison de Moreton-in-Marsh !

Une petite citation de rigueur  : Moreton-in-Marsh est un bourg prospère des Cotswolds dont la rue principale bordée de grands arbres suit une ancienne voie romaine, la Fosse Way. Depuis la décision de l'abbé de Westminster, propriétaire des terres, d'utiliser cet ancien tracé et de fonder un nouveau Moreton en 1222, la ville a toujours été une étape favorite des voyageurs, les marchands de laine des temps médiévaux étant remplacés aujourd'hui par les touristes (p 158).

Agatha Raisin, c'est une quinquagénaire londonienne revêche et brute de décoffrage, qui vient s'installer dans les Cotswolds pour une retraite anticipée après avoir roulé sa bosse avec succès dans le domaine des relations presse. Son arrivée est suivie d'un meurtre et depuis, cette région autrefois pénible est frappée d'assassinats variés aussi bien dans les méthodes que pour leurs motifs, parfois un peu ahurissants. Agatha tombe sous le charme de son voisin célibataire James Lacey, qu'elle tente de séduire maladroitement. Au fil du temps ils se lient d'amitié et enquêtent ensemble sur chaque nouveau cas. Agatha Raisin, c'est un mélange détonnant : c'est un peu Glenn Close quittant Le Diable s'habille en Prada pour jouer les inspecteurs Barnaby. Un mélange cocasse qui fonctionne bien : c'est léger, amusant, les héros sont attachants. Bref, on en redemande !

Le quatrième tome ne fait pas exception à la règle. Agatha a dû accepter une mission de six mois à Londres chez le concurrent qui a racheté sa société lors de son départ anticipé en retraite. Mais notre grande sentimentale se sent bien seule à Londres et a hâte de retrouve son cottage, ses nouveaux amis et son cher James. A son retour, une randonneuse ayant une dent contre les propriétaires terriens et le non respect des droits de passage se fait assassiner. Ni une, ni deux, Agatha et James se font engagés par le principal suspect, prennent un appartement ensemble et rejoignent le groupe de randonneurs en se faisant passer pour un couple marié.

L'enquête est égale aux précédentes intrigues, simple, un bon petit polar cosy à savourer au coin du feu ou au détour d'un chemin de campagne (avec une pelle sous la main, on ne sait jamais). Les échanges entre les protagonistes sont toujours amusants. Je regrette seulement revirement sentimental pour le moins brutal à la fin (et pour ne rien arranger, sans le vouloir j'ai découvert un énorme spoiler en feuilletant au hasard un autre livre de la série lors de mon passage à la librairie de Broadway - autre village des Cotswolds.

Toujours est-il que je ne suis toujours pas lassée des aventures d'Agatha Raisin, loin de là !

Un quatrième tome à savourer une fois de plus !

Lu dans le cadre de la L.C. Agatha Raisin.

Merci aux éditions

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243 p

M. C. Beaton, Agatha Raisin Enquête, T4, Randonnée Mortelle, 19

mois anglais_logo-anne-claire.jpgBritish mysteries 2016_2.jpg

05/06/2017

Minette Walters, A Dreadful Murder

walters_dreadful murder.jpgLe titre complet de ce texte est A Dreadful Murder, The Mysterious Death of Caroline Luard. Il s'agit d'un récit inspiré d'un fait divers de 1908. Fin août, Caroline Luard se fait assassiner en plein jour dans la campagne paisible du Kent. Connue pour ses oeuvres de bienfaisance, femme du juge de paix local, Mrs Luard n'arrive pas chez elle à temps pour accueillir une voisine pour le thé après une promenade avec son mari, parti récupérer des clubs de golf alors qu'elle rentrait de son côté. C'est ce même mari qui retrouve le corps un peu plus tard devant la maison d'été d'un domaine adjacent.

Rapidement, la population locale est persuadée que Mr Luard est l'assassin, malgré son attitude de veuf éploré. L'homme n'est pas très apprécié en raison de certaines condamnations délivrées et d'un caractère hautain. L'enquête n'aboutira jamais.

Minette Walters s'efforce d'apporter une solution, en nous donnant à voir l'enquête et en explorant plusieurs pistes.

Les amateurs d'histoires policières ne manqueront pas de trouver de l'intérêt à ce texte. Minette Walters émet des hypothèses assez logiques et on a envie de penser qu'elle a raison - du moins en partie. En revanche, j'ai été surprise de découvrir à la fin qu'un certain nombre de personnages avaient été inventés, de façon à illustrer les suppositions de Minette Walters. Un peu déconcertant. Je me demande aussi quelles ont été les recherches de l'auteur sur l'affaire, car sauf erreur de ma part, la seule référence évoquée est l'article Wikipedia.

Lu dans le cadre du rendez-vous autour de la campagne anglaise.

Sur le principe des Quick reads, je vous invite à lire mon billet sur Out of the Dark.

125 p

Minette Walters, A Dreadful Murder, The Mysterious Death of Caroline Luard, 2013

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28/09/2013

T.J. Middleton, Oh, my dear !

middleton_oh my dear.jpgVoilà un roman qui m'intriguait à sa sortie ; j'ai de suite aimé la couronne mortuaire (dont les fleurs blanches feraient d'ailleurs davantage penser à un mariage - sans doute pas un hasard), le titre et l'idée de départ.

Al Greenwood, la cinquantaine, n'en peut plus de sa femme Audrey. Si bien qu'au lieu de jeter les voiles, d'envisager un divorce bien classique, il décide plus simplement de la supprimer. Avec une technique infaillible : en la poussant du haut d'une falaise, un jour de tempête où personne ne risque de se trouver dehors. Manque de chance, en rentrant chez lui, il trouve sa chère et tendre en train de l'attendre de pied ferme, sous le coup d'un sursaut étrange de sa libido. Dès lors Al ne contrôle plus rien : Miranda, dont il est le père naturel, a disparu le même jour et portait un ciré jaune, comme celui d'Audrey. Serait-ce sa propre fille qu'il a assassiné ?

Oh, my dear ! est un roman différent de ce que j'avais pu imaginer en lisant le résumé de l'éditeur. Je m'attendais à un petit concentré d'humour noir, comme nos amis anglais en sont si friands. Certes, l'humour est là, mais c'est finalement davantage un roman à suspense. Les personnages ont tous un petit côté fêlé et presque tous auraient quelque chose à cacher. Chantage, menaces, mensonges, quelques bagarres, manipulation, voilà de quoi sont faites les relations entre les protagonistes. Et Al est loin d'être le seul à envisager les solutions les plus radicales à ses problèmes.

Un roman qui se lit facilement (même si je l'avais laissé traîner pendant deux semaines, j'ai lu le dernier tiers d'un trait ce matin), à la frontière entre thriller et humour British. Certes, l'intrigue s'essouffle un peu à moment donné et le texte n'est pas non plus hilarant. Malgré tout, les personnages de ce charmant petit coin anglais sont plutôt bien croqués. Les motivations des uns et des autres sont assez sordides et il est amusant de voir à la fin lequel d'entre eux l'emporte par la cruauté. Un agréablement divertissement.

Merci aux Editions Cherche Midi pour ce sympathique moment de lecture.

D'autres avis sur le site web Plume Libre.

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304 p

T.J. Middleton, Oh, my dear !, 2008

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13/07/2012

P.D. James, La Mort s'invite à Pemberley

pd james,la mort s'invite à pemberley,austen,jane austen,angleterre,angleterre xixe,roman anglais,polar anglais,polar historique,darcy,elizabeth bennet,orgueil et préjugés,pride and prejudice,pemberleyCes derniers temps, je suis régulièrement invitée chez les Darcy et, cela ne vous étonnera pas, j'en suis absolument ravie. Si mes errances livresques me conduisent en ce moment à Londres où je fais la connaissance des filles de Mr Darcy, j'ai d'abord mis un point d'honneur à m'arrêter à Pemberley pour résoudre un crime infâme. Ma chère Titine était du voyage et nous avons pris beaucoup de plaisir à jouer les Miss Marple pour rétablir la vérité.

Mais de quel crime suis-je donc en train de parler ? Amis lecteurs, si vous découvrez en ce moment Pride and Prejudice de Jane Austen, sachez que le capitaine Denny n'est plus. Eh oui, lors d'une promenade ma foi fort agréable sous la pluie et le vent en compagnie du colonel Fitzwilliam, nous avons découvert le fringant militaire à terre, le visage ensanglanté. Denny avait rendu l'âme (ceux qui espéraient le voir déclarer sa flamme à Mary Bennet en seront donc pour leur compte).

Comme Darcy n'a jamais eu de chance à ce sujet, il fallait que le coupable tout désigné fut Wickam, ce beau-frère également persona non grata à Pemberley. Et parce que Darcy est un chic type (un homme grand et très anglais – dixit sa fille dans Les Filles de Mr Darcy, vous l'aurez donc compris c'est quelqu'un de bien), le voilà obligé de contribuer financièrement au bien-être de Wickam en prison, tandis que, fort heureusement pour lui et sa chère Elizabeth, Lydia Wickam est invitée à séjourner chez les Bingley (déjà un problème en moins). C'est aussi une menace qui pèse sur la respectabilité de la famille et, querelles ou pas, il n'est jamais très agréable de savoir son beau-frère en mauvaise posture dans un procès pour meurtre (surtout en Angleterre au début du XIXe).

Heureusement, grâce à nos capacités de déductions hors du commun, Titine et moi avons deviné bien vite que Wickam n'était pour rien dans ce vil assassinat. Que le comportement de Fitzwilliam, soudain pris d'une envie d'aller faire un tour dehors un soir de tempête, n'avait rien de normal. Qu'il se passait quelque chose de fort suspect dans la maison du bois. Et que le fantôme aperçu par deux domestiques dans la forêt cachait lui aussi quelque chose de louche.

Je ne vous dirai point comment nous avons résolu cette palpitante affaire, sachez seulement que, si l'envie vous prenait d'ouvrir La Mort s'invite à Pemberley, vous passeriez un charmant moment en compagnie de gentlemen fort respectables, dont la culpabilité serait écartée de suite par le magistrat en charge de l'affaire. Entre quelques tasses de thé et conversations viriles au coin du feu, vous auriez certes peu l'impression de découvrir un polar classique et plein d'hypothèses, mais le charme de Pemberley et de l'Angleterre de ce début de XIXe risquerait fort de vous séduire une fois de plus. Bien sûr on ne retrouve ni l'humour ni l'ironie de Jane Austen, et l'intrigue policière n'est sans doute pas ce qui intéressait P.D. James mais, sans être éblouissant, ce livre se classe parmi les suites honnêtes de Pride and Prejudice : pour ma part j'ai passé un très agréable moment, une tasse de thé à la main (du moins lorsque je le pouvais). Une lecture qui correspondait tout à fait à mon état d'esprit du moment !

Une balade austenienne pour laquelle je remercie les éditions Fayard... et puisque je ne parvenais plus à quitter les Darcy, j'ai commencé à lire Les Filles de Mr Darcy, dont je vous parlerai donc bientôt.

PS : Et si Mr Darcy avait quelque chose à se reprocher ?

Et sur ce blog, de Jane Austen :

Autour d'Orgueil et Préjugés :

Marsha Altman,The Darcys and the Bingleys (2009) - une autre suite au roman !

Lu dans le cadre du challenge austenien d'Alice

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393 p

P.D. James, La Mort s'invite à Pemberley, 2011

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