01/04/2009

Théophanies

lenn_livre des theophanies.jpgJ’ai découvert les Editions Griffe d’Encre grâce à la librairie Neverland, lors d’une séance dédicaces très sympa au printemps dernier. A l’occasion, Magali Duez a proposé aux blogueuses présentes de leur faire parvenir le livre de leur choix ; j’ai bien aimé l’idée de ce buzz plus flexible que la plupart des opérations massives habituelles sur la blogosphère et, après quelques mois, j’ai choisi Le Livre des Théophanies de Jonas Lenn, essentiellement pour cette phrase en quatrième de couverture : « Huit nouvelles en forme de révélations où l’acte littéraire devient une manifestation du divin ô combien humaine ! »

 

Pour être honnête, j’ai peu apprécié ce recueil qui ne me correspond pas, ne me parle pas – j’aurais dû le voir plus tôt. J’ai été d’abord intriguée par la diversité des univers au sein de chacune de ces nouvelles qui croisent des figures classiques de la mythologie et des thématiques beaucoup plus modernes, comme la technologie (assistance médicale, bases où une technologie de pointe permet d’observer une population méconnue, impuissance face à une épidémie, etc). Autant de nouvelles aux allures de conte qui m’auraient très certainement séduite lorsque j’étais adolescente et éprouvais beaucoup d’intérêt pour ces sujets.

Ce livre n’était pas fait pour moi ou, plutôt, je n’étais pas faite pour lui. La plupart des aspects technologiques m’ont rebutée, ce qui ne m’étonne pas car je n’arrive pas à lire des romans de science-fiction « hard » - ce qui n’est sûrement pas le terme consacré. Dès que des machines, des vaisseaux ou des maladies plus ou moins futuristes sont en jeu, mon intérêt a tendance à retomber rapidement. Je n’ai pas non plus été totalement conquise par l’écriture, que j’ai trouvée tantôt agréable et imagée, tantôt un brin scolaire. Cela dit, l’histoire m’aurait emportée, je n’aurais sûrement rien eu à objecter aux tournures de phrase. Je crois simplement que, m’ennuyant un peu, j’ai fini par prêter attention à des petits détails sans grande importance – car l’écriture n’est pas du tout désagréable.

 

Je vous invite à visiter le site de l’éditeur, qui cite d’autres critiques positives bien plus pertinentes d’un public souvent averti (et en matière de SF, fantastique, fantasy, j’ai vraiment tout d’une novice). Beaucoup d’entre vous devraient apprécier le mélange d’influences, la variété des sujets et l’univers très onirique frôlant le cauchemardesque. A ne pas bouder !

 

200 p

 

Jonas Lenn, Le Livre des Théophanies, 2008