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17/07/2017

Sophie Kop-Terrade, Un chat sous ma fenêtre

kop_terrade_chat sous ma fenetre.jpgIl y a quelques mois, j'ai été interpelée par un commentaire de Sophie Kop-Terrade en ligne, qui a attiré mon attention sur son premier roman jeunesse, Un chat sous ma fenêtre. Cryssilda a présenté ce livre peu de temps après sur son blog et, ayant vu que je m'intéressais à son roman, Sophie Kop-Terrade a eu la gentillesse de m'en faire parvenir un exemplaire dédicacé pour mes deux princesses. Je le leur mets précieusement de côté pour dans quelques années.

Un chat sous ma fenêtre a pour héroïne la jeune Emily, qui peine à se remettre du décès de sa grand-mère malgré les mois qui passent. Toute la famille est très affectée et la jeune fille traîne tout le temps au cimetière. Un jour, un petit chat noir avec trois poils blancs dans le creux du cou miaule devant sa maison. Voilà Chouchou, qui va se faire de suite adopter et ramener un peu de vie et de joie au sein du foyer. En parallèle, Emily se lie d'amitié avec M. Mouche, un SDF qui lui aussi passe ses journées au cimetière.

Mais voilà qu'un jour Chouchou disparaît. Un nouvel équilibre se crée, notamment grâce à M. Mouche, lui aussi adopté par toute la famille. Mais ni Emily ni ses parents n'oublient leur compagnon félin...

Une jolie histoire à destination des adolescents, agréablement écrite et plaçant les valeurs d'ouverture et de générosité au centre du récit. En ce sens, même si on passe beaucoup de temps entre les tombes et que la famille d'Emily ne se remet pas du départ de sa grand-mère, Un chat sous ma fenêtre a des allures de feel good novel. Sans être pour moi le coup de coeur qu'il a été pour Cryssilda (j'ai souvent du mal à m'immerger dans les romans adolescents et les interventions divines ainsi que le contexte d'une éducation religieuse ne me parlent pas trop), c'est un roman qui ne manque pas de charme et une lecture que j'ai bien appréciée.

Merci beaucoup pour la découverte !

L'occasion pour moi de participer au challenge Feel Good de Soukee.

135 p

Sophie Kop-Terrade, Un chat sous ma fenêtre, 2015

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05/10/2015

Hélène Montardre, La Nuit de la Sorcière

montardre_nuit sorciere.jpegJ'adore me promener dans les rayons de la médiathèque, écouter les voix de quelques livres obscurs oubliés dans un coin et me laisser convaincre par leurs murmures insistants. Parmi les heureux élus exhumés de leurs caveaux « livresques », La Nuit de la Sorcière ! Ce court roman pour jeunes lecteurs m'a rappelé La Sorcière de midi (adoré enfant, relu avec plaisir il y a quelques années), avec une couverture sombre sur laquelle une affreuse vieille sorcière surgit d'un chaudron. J'imaginais déjà la nuit glaciale et humide dans laquelle elle oeuvrait et je l'entendais marmonner des malédictions au point d'en frissonner (avec joie) d'avance !

Mais l'histoire était-elle en phase avec mes attentes ? Le héros est le jeune Basile, citadin blasé en vacances chez sa tante à la campagne. Basile s'ennuie à mourir. Les champs, les bois, la rivière et le jardin ne présentent aucun intérêt à ses yeux. Les vacances s'annoncent moroses. Et puis, alors qu'il se perd dans la forêt après avoir découvert un étrange chaudron près du village, Basile tombe sur une vieille femme au regard mauvais, occupée à ramasser des herbes dans une clairière, une chèvre à ses côtés. Dès lors, une menace plane et semble se rapprocher à chaque nuit, alors que la lune disparaît peu à peu.

La Nuit de la Sorcière est un divertissement sympathique qui ne tient pas toutes ses promesses. L'horrible sorcière n'occupe qu'une place mineure et la tension qui se crée à son approche n'est jamais pleinement exploitée. Peu voire point de frissons même si les ingrédients sont là. Par ailleurs, même si je reconnais volontiers que c'est certainement une affaire de goût, je n'ai éprouvé que peu d'intérêt pour Basile et aucun pour Marie-Lou, l'adolescente du coin. Bref, si j'ai tourné les pages avec curiosité, je suis un peu restée sur ma faim. C'était néanmoins indiqué pour me détendre en fin de journée ! (Mais est-ce ce que l'on attend d'une lecture d'Halloween ?)

Sophie de Littérature Jeunesse a aussi un avis partagé.

Etape 1 de la Randonnée d'Halloween : La Forêt ou La Lande.

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84 p

Hélène, La Nuit de la Sorcière, 1999

helene montardre, la nuit de la sorciere, Editions Mylan Poche, sorciere, chaudron, lande et sorciere, challenge halloween, challenge halloween 2015, littérature jeunesse

12/10/2012

Willis Hall, Le Dernier des Vampires

Hall_dernier des vampires.jpgContrairement à toi, ami lecteur suffisamment intrépide pour naviguer sur ce blog hanté ces derniers temps, la famille Hollins ne savait vraiment pas où elle mettait les pieds en quittant l'Angleterre pour ses vacances. Premières vacances passées à l'étranger, loin de Crabton-sur-Mer et c'est déjà le drame : pas d'étendue d'eau pour indiquer une frontière, il n'en fallait pas plus pour que la famille se perde et ne sache plus dans quel pays elle se trouve (ces continentaux, aussi, ils ne vous faclilitent pas la tâche !). La nuit tombant, la famille cherche en catastrophe un endroit où s'arrêter alors qu'elle progresse sur une route de montagne déserte. Et lorsqu'elle voit un chemin caché dans une forêt sombre, elle n'hésite pas à s'y engager en dépit des ténèbres (impénétrables) et des loups (affamés, que seul le petit garçon Edgar remarque). Arrive enfin une ancienne entrée de domaine manifestement abandonnée et une clairière sur laquelle les Hollins décident de planter leur tente, non loin d'un vieux château qui domine une crête. Quel cadre bucolique !
Mais les vacances seront loin d'être de tout repos : entre le comte Alucard (vampire végétarien), descendant des Dracula, les loups des environs (que Mrs Hollins confond avec de gentils toutous et n'hésite pas à gronder lorsqu'ils montrent leurs crocs) et des villageois bas de plafond, le danger est partout !
Ami lecteur, si tu as toi aussi l'âme de chasseur de vampire, mais aussi un peu d'humanité, fais toi aussi ce voyage désopilant en compagnie des Hollins. Si tu succombes à cette aventure, ce sera sans doute que le comte Alucard t'aura fait mourir, mais de rire !
(Au passage, les illustrations de Babette Cole sont adorables et pleines d'humour, un vrai coup de coeur !)

Billet à haute teneur végétarienne vampirique.

Lu dans le cadre du challenge Halloween 2012 co-organisé avec mon amie la très maléfique Hilde

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228 p

Willis Hall, Le Dernier des Vampires, 1982

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08/10/2012

Olivier Cohen, La Fiancée de Dracula

je m'appelle dracula, olivier cohen, dracula, bram stoker, vampires, littérature jeunesse, roman français, paris, venise, je bouquine, la fiancée de dracula, challenge halloweenIl y a trois ans, je relisais avec délectation Je m'appelle Dracula, récit dans lequel le comte rédige ses mémoires afin de réfuter les abominables accusations contenues dans le récit de Bram « Stocker » (au sujet du « c » incongru je vous invite à lire mon billet sur ce premier opus pour me voir pérorer un peu).
Je commandais quelques jours plus tard la suite, « La Fiancée de Dracula » (que je ne pense pas avoir lu dans ma prime jeunesse) et voilà le résultat : il faut attendre la 3e édition du challenge Halloween pour que ce livre sorte de ma PAL !
Toujours réfugié dans le marais, Dracula alias Jacques Dracole (admirez l'art du camouflage) tente de mener une vie normale, si tant est que cela soit possible pour un vampire, et tient une galerie à Paris. Il y fait la rencontre d'Albertine qui semble immédiatement séduite par le sombre et séduisant comte, qui l'invite à dîner dans sa maison du Marais. Tous deux amoureux, Dracole et Albertine se fréquentent régulièrement et multiplient les promenades romantiques, en dépit de la peur que la jeune femme éprouve en présence de son fascinant compagnon.
Malheureusement l'affreux Van Helsing (curieusement ce type-là ne m'a jamais été particulièrement sympathique) poursuit toujours Dracula et convainc la police de l'aider à anéantir le monstre. Pour s'échapper, Dracula n'hésitera pas à s'enfuir avec Albertine à Venise... la suite, vous la connaîtrez si vous vous laissez aussi tenter par cette lecture !
J'ai dévoré ce court roman de jeunesse très agréablement écrit mais il m'a moins séduite que « Je m'appelle Dracula », peut-être parce que j'avais savouré la première fois les nombreux clins d'oeil au roman de Stoker. En tout cas, une lecture bien agréable qui vient à point nommé pour fêter ensemble Halloween.

Lu dans le cadre du challenge Halloween 2012 organisé ici et chez la diabolique Hilde

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92 p

Olivier Cohen, La Fiancée de Dracula, 1985
(j'ai donc fait une erreur en indiquant la date de publication de « Je m'appelle Dracula », j'ai dû retenir celle de l'édition Je Bouquine).

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08/10/2009

Halloween for kids

surget_grande_peur_halloween.jpgContinuons donc avec les lectures autour du Bloody Swap, de Halloween et des créatures de la nuit qui vont bientôt investir les demeures des irréductibles participants.

Au programme, deux lectures jeunesse toutes deux assez légères pour que je préfère en parler dans un seul billet.

Première découverte avec La Grande Peur d'Halloween d'Alain Surget chez Cascade, une collection qui me rappelle de délicieux moments de lecture il y a quelques années.

Le soir d'Halloween, trois frères et sœurs accompagnés de plusieurs camarades font la tournée des maisons, réclamant des bonbons sous leurs costumes traditionnels (le palmarès revenant au terrifiant vampire qui zozotte avec ses dents en plastique). Mais devant la maison d'une vieille dame charmante qu'on a vu acheter beaucoup de friandises à la boulangerie, une citrouille inquiétante les guette. Serait-ce la maison d'une sorcière ?

Cette histoire s'adresse aux tout-petits ou aux jeunes lecteurs de 7-8 ans. Pour les adultes, ce sera seulement un livre mignonnet, divertissant et très vite lu. Les illustrations ajoutent d'ailleurs au charme de ce court roman. Pour les jeunes lecteurs, j'ai trouvé le dossier de la fin très bien fait : avec beaucoup de simplicité, on parle aux enfants d'Halloween, de citrouilles ou de jack-o-lanterns. Avis aux parents qui cherchent un livre sympathique sur ce sujet !

Ne vous mettez pas en retard. Et n'oubliez pas de dire aux gens « Trick or treat ! » sinon vous n'aurez pas de friandises.

-Trico trit, répète Sophie.

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91 p

Alain Surget, La Grande Peur d'Halloween, 1999


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Je poursuis avec un livre croisé par hasard à la bibliothèque, Dans les forêts de la nuit, livre rédigé par Amelia Atwater-Rhodes à l'âge de treize ans. Écrit à la première personne, ce roman suit les pas d'une jeune femme transformée en vampire aux Etats-Unis à la fin du XVIIe. Alternant des chapitres sur son quotidien et sur son passé, le récit se décline autour de quelques thèmes clefs : souvenirs d'un bonheur familial détruit, désir de vengeance à l'encontre d'un autre vampire, le tout dans un cadre puritain ma foi assez bien rendu par la narratrice.

Ce roman est sympathique et agréable à lire. Le fait de choisir pour cadre Concord et une époque troublée par la chasse aux sorcières et l'extrémisme religieux ajoute une dimension intéressante au traitement assez classique du vampire. Ce n'est pas un coup de cœur, sans doute parce que la trame du récit est un brin simpliste ; c'est tout de même un livre à recommander aux amateurs du genre car il ne manque pas de qualités.

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153 p

Amelia Atwater-Rhodes, Dans les forêts de la nuit, 1999

13/05/2009

I only drink wine...

cohen_je m'appelle dracula.JPGAmis blogueurs, chers draculitos et draculettes en devenir, bonsoir !

Parmi les challenges inavoués de cette année 2009 (à part Jane Austen j’ai prévu les grands fantastiques classiques ainsi que Wharton et Wilde), le vampirisme s’est rappelé à moi récemment car je ne me remets toujours pas de ma difficulté à lire plus de quelques pages de Stephenie Meyer qui, à défaut de particulièrement m’enflammer, fait maintenant partie des livres populaires incontournables en la matière. Tout ça pour dire que je ne désespère pas de me faire ma propre opinion un jour mais qu’en attendant, j’ai décidé d’exhumer d’autres titres de ma bibliothèque afin de partager mon intérêt (hautement scientifique, of course !) pour les vampires.

Donc, mes amis, j’ai profité d’un week-end sur la côte atlantique pour farfouiller comme toujours dans ma bibliothèque de petite fille et d’ado, à la recherche de titres à relire ou simplement, à feuilleter. Je suis tombée sur Je m’appelle Dracula d’Olivier Cohen dans la vieille collection Je Bouquine. J’avais complètement oublié l’existence de ce livre que j’avais lu plusieurs fois étant petite et hop ! ni une ni deux, j’ai eu envie de le relire.

Eh bien pour faire court c’est vachement chouette, chers vous tous ! Mais laissez-moi développercohen_je_m_appelle_dracula_lcover2.jpg un peu plus mes propos (et autocensurer mes digressions matinales qui me laissent penser que mon livre de chevet* a une influence pernicieuse et me fait passer trop de temps en compagnie de Miss Bates).

Je m’appelle Dracula est une réponse du comte à la publication de Dracula de Bram « Stocker ». Au passage, cher Monsieur Cohen, je ne sais pas si l’effet était voulu ou non mais Stoker s’écrit normalement sans « c » et, en relisant votre histoire (une de mes favorites lorsque j’étais petite, mais c’est un autre sujet), j’ai commencé à comprendre pourquoi je me suis acharnée sur le nom de ce pauvre Stoker jusqu’à ce qu’un essai sur la condition de la femme dans Dracula me soit rendu avec des corrections à chaque fois qu’apparaissait le nom de l’auteur (thanks by the way, Gregory). Mais plus de détour, promis ! Je vais aller droit au but.

Réfugié dans le Marais à Paris, le comte Dracula écrit son histoire afin de mettre un terme aux accusations portées contre lui dans le livre de « Stocker ». Outré de voir son portrait en couverture, son nom conservé, ses ennemis portés aux nues et toutes ses actions mal interprétées, le comte tient à opposer à ce tissu de mensonges sa propre version des faits. Il revient sur le passage de Harker dans les Carpathes, sa rencontre avec Lucy (Mina est absente en revanche), le bateau fantôme, les caisses de terre, le petite cimetière ou encore Renfield (son vieil oncle devenu fou).

Paris, le 4 novembre 1897. Quatre mois se sont écoulés depuis la parution de cet abominable livre. Quatre mois pendant lesquels j’ai dû me cacher pour fuir la haine d’une populace excitée par le scandale, la curiosité des journalistes et l’acharnement d’une secte bien décidée à me perdre. (p7)

cohen-je mappelle dracula 03.JPGVoilà une lecture très rafraîchissante, bourrée de clins d’œil à Dracula dont j’ai enfin pu profiter (puisque j’ai lu ce roman bien après avoir lu et relu le petit livre d’Olivier Cohen). Pas besoin d’avoir apprécié le livre de Stoker pour s’amuser des inventions d’un comte bien plus proche du dandy que ne l’a jamais été le monstrueux vampire. Les illustrations sont sympathiques, le style alerte et très agréable. Je n’ai d’ailleurs pas observé le décalage que je regrette en général lorsque je lis des romans jeunesse maintenant (par exemple The Graveyard Book, pourtant destiné aux adolescents), ce qui me fait penser que ce court roman peut être lu à n’importe quel âge car il est assez simple pour un public jeune, tout en étant écrit par un narrateur adulte, aux préoccupations et au ton plus proches d’un lectorat plus âgé. Les explications sont relativement crédibles bien que l’auteur laisse finalement planer le doute – dans une fin que j’apprécie particulièrement, car j’aime penser que Dracula reste une créature fantastique.

En somme, un très très bon livre à recommander à tous les amateurs de vampires qui trouveront là un texte divertissant et bien écrit qui s’inspire très bien de l’histoire universellement (mal)connue de Bram Stoker.

 

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75 p

Olivier Cohen, Je m’appelle Dracula, 1993

* Emma de Jane Austen

23/04/2009

Ci-gît un cimetière pas comme les autres :

gaiman_graveyard book.jpgDans la série des livres qui se morfondaient dans le tas des billets en retard, The Graveyard Book de Neil Gaiman arrive en bonne place, avec plus d'un mois d'abandon (sans compter le fait qu'entre le moment où j'ai lu les 100 premières pages et celui où j'ai lu la suite se sont écoulés près de deux mois). Il faut dire que la magie a seulement vraiment opéré la deuxième fois.

Ce roman est celui de Nobody Owens, recueilli par les habitants d'un cimetière après le meurtre de sa famille. Poursuivi par l'étrange Man Jack à son arrivée, on le sait menacé dans le monde réel et on se charge de le cacher. On ? Des fantômes vieux de plusieurs siècles, dont un couple autrefois sans enfant, ainsi que Silas, ni mort, ni vivant (mais très vampirique). « Bod » grandit donc au milieu des « siens », apprend à traverser les murs, à se faire invisible, à connaître les étoiles et la manière d'appeler à l'aide dans des langues fantastiques. Ses expressions datent parfois de plusieurs siècles, et ses connaissances sont souvent décrites à coup d'épitaphe : « here he lyes in the certainty of the moft glorious refurrection », « they sleep to wake again », « son of the above » ou encore « As I Am So Shall You Be ».

Le roman est composé de chapitres consacrés chacun à une aventure propre, qui pourrait presque se lire séparément comme un conte, à l'exception des premier et deux derniers chapitres qui sont liés à l'histoire de Nobody et de ses vrais parents. Chaque histoire a ses propres créatures : loup-garou, gobelins, oiseaux fantastiques, gardiens éternels d'un mausolée. Neil Gaiman crée un univers facile à se représenter, dans un décor étrange mais plutôt sympathique facilement transposable au cinéma.

The Graveyard Book (dont le titre fait allusion à The Jungle Book, cher à Gaiman) est un très bon roman jeunesse, parfait pour les 10-14 ans (c'est en tout cas le genre de livres que j'aimais à cet âge), vraiment agréable à lire pour les plus grands. Outre les péripéties palpitantes de Bod et de ses amis funèbres, ce livre évoque le passage à l'âge adulte, l'amitié, la nécessité de tracer sa propre route. Le ton est souvent empreint d'humour et que voulez-vous, entre Caius Pompeus et Thackeray Porringer (1720-1734), sans parler des derniers Victoriens à avoir peuplé le cimetière, le mélange des siècles dépayse judicieusement : on ne s'ennuie pas un instant !

Un court extrait :

« On the north-western side of the graveyard things had become very overgrown and tangled, far beyond the ability of the groudsman or the Friends of the Graveyard to tame, amd he ambled over there and woke a family of Victorian children who had all died before their tenth birthdays, and they played hide-and-go-seek in the moonlight in the ivy-twined jungle. »

Pendant que je lisais tranquillement ce livre en VO, j'ai été contactée par les éditions Albin Michel qui m'ont proposé de m'envoyer la version française. J'ai accepté gaiman_vie de nobody owens.gifpar curiosité et reçu les épreuves non corrigées puis le livre publié en mars (je n'ai découvert ce dernier que très récemment, n'étant pas chez moi lorsqu'il est arrivé). J'ai lu quelques extraits et, très honnêtement, même si je préfère lire systématiquement les livres jeunesse en VO, il est tout aussi agréable de lire ce roman en VF. Le changement majeur tient au choix des illustrations. En anglais, j'ai choisi la version pour le jeune public, préférant les dessins de Chris Riddell qui me rappelaient certains livres de mon enfance et que je trouvais à la fois amusants et monstrueux. La VF contient les dessins de Dave McKean, plus modernes. Ils m'évoquent les comics à la Batman et Spiderman, malgré un style personnel. Quant à la couverture, j'adore !

On trouve les illustrations et beaucoup d'autres détails passionnants (ou pas) sur le site consacré au livre. Notamment ceci : « The Graveyard Book has just won the The John Newbery Medal for the most outstanding contribution to children’s literature ».

D'autres avis : Cocola, « adorable, impossible d'y résister » ; Fashion – qui me l'a fait découvrir, « roman formidable, (...) sombre comme une nuit sans lune au-dessus d'un cimetière » ; ,Karine:) « Le monde créé par la plume de Gaiman a une magie certaine. » ; Marie, « Quel talent ce Neil Gaiman ! » ; Pimpi, « J’ai lu le livre d’une traite. Et j’ai adoré!!!! » ; Yueyin, « Une très belle et magique parabole du passage de l'enfance à l'âge adulte » ; Ofelia, "les neophytes se regaleront d'un roman qu'on a du mal a lacher, les connaisseurs retrouveront avec plaisir l'univers fantasmagorique (mais qui a souvent l'air tellement reel) de Gaiman." ; Isabelle, dans un billet judicieusement intitulé La mort vous va si bien, conclut : « Un très joli roman donc, plein de poésie, que je vous recommande chaudement. »

294 p

Neil Gaiman, The Graveyard Book, 2008

(En France : L'Etrange vie de Nobody Owens, 2009)

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2009.03.19 concours bd 4.jpgPetits blablas en passant :

Colin Firth (que je connais très bien et qui m'a évidemment tout raconté) va embellir l'année 2009 en jouant dans A Christmas Carol ET Dorian Gray (je retiens de justesse un «hiiiiiiiiiiiiii » hystérique que je réserve pour la sortie en salle).

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gaudi_batllo_noche.jpgAujourd'hui, c'est La Diada de Sant Jordi ou le Lovers Day à Barcelone. Et sachez mes amis que les Catalans sont parfois des gens décidément vraiment (mais alors vraiment) bien. Car pour fêter ça, les couples échangent traditionnellement une rose (pour la fille) et un livre (pour le garçon). Mieux encore, il paraît qu'aujourd'hui le garçon offre la rose ET le livre à la fille (là Mr Lou proteste, on a donc décidé de s'offrir mutuellement les deux raisons du conflit). Il devrait y avoir des livres et des roses partout, notamment sur les Ramblas (et la foule aussi, malheureusement). Je n'en sais pas plus pour l'instant mais sachez que j'ai déjà hâte d'y être ! D'ailleurs, qu'est-ce que je fais encore ici, moi ?

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