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22/07/2013

Challenge British Mysteries : propositions de LC août/septembre

Amis blogueurs, participants au challenge British Mysteries et vous qui passez par hasard par là, la détective émérite Hilde et moi vous proposons désormais le 19 du mois de nous retrouver pour un billet commun autour d'une thématique inspirée de notre challenge. Ces LC sont aussi ouvertes à celles et ceux qui ne se seraient pas inscrits au challenge et souhaiteraient seulement y participer ponctuellement (à partir d'un billet).

Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, le challenge British Mysteries vise à échanger autour de romans policiers, thrillers et mystères non résolus (fantômes anglais, légendes écossaisses étonnantes etc) dans un cadre historique, des origines de la Grande-Bretagne jusqu'à l'entre-deux-guerres. 

Les prochains billets communs

Le 19 août

Une BD de votre choix

Quelques idées ci-dessous (liste non exhaustive)

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bd_holmes.jpgbd_madone de pellini.jpgbd_quatre des baker street T2.jpg

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Le 19 septembre

Une série policière historique à déterminer ensemble

Nous vous proposons de voter jusqu'au 28 juillet pour choisir la série policière que vous avez envie de lire pour le 19 septembre. Nous vous indiquerons rapidement le titre de la série qui aura été retenue.

Vous pouvez voter pour une série parmi les options suivantes (pour Lee Jackson ou Anne Perry, les deux séries ne sont pas dissociées. Par exemple si nous lisons Lee Jackson pour le 19 septembre vous pourrez lire un roman de la série Decimus Webb OU de la série Sarah Tanner).

- Série Ben et Elizabeth Ross d'Ann Granger

- Série Oscar Wilde de Gyles Brandreth

- Série Decimus Webb OU Sarah Tanner de Lee Jackson

- Série Charlotte et Thomas Pitt OU Monk d'Anne Perry

- Série Flavia de Luce d'Alan Bradley

- Série Josephine Tey de Nicola Upson

- Série Miss Silver de Patricia Wentowrth

- Série John Rawling de Deryn Lake

bradley_les-etranges-talents-de-flavia-de-luce-4093553-250-400.jpgbrandreth-oscar-wilde-et-le-meurtre-aux-chandelles.jpggranger_interet particulier pour les morts.jpg

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Nous avons également proposé ce vote sur le groupe facebook du challenge British Mysteries sur lequel vous pouvez bien entendu nous rejoindre.

Voici également nos deux billets recap pour ceux qui aimeraient y chercher des idées de lecture : chez Hilde et ici-même.

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02/02/2013

Lee Jackson, il était une fois un crime

jackson_il etait une fois un crime.jpgLe fait d'avoir lancé le challenge British Mysteries m'a permis de faire un point sur ma PAL, qui regorge de livres autour de ce thème... j'ai d'ailleurs mis dans la colonne de droite de ce blog quelques-uns des livres qui attendent sagement sur mes étagères, afin de vous donner une petite idée des billets à venir ici (n'hésitez pas à me dire si vous les connaissez, les appréciez, avez envie de les lire !). 

J'ai ainsi réalisé qu'il y avait bien longtemps que je ne vous avais pas parlé de Lee Jackson, un de mes auteurs contemporains favoris. Lee Jackson est un spécialiste de l'époque victorienne et tient un site web passionnant sur le sujet (traitant des moeurs et de la société surtout) – j'en ai déjà parlé . J'ai découvert cet auteur en 2007, ce blog avait alors à peine plus de six mois. Je me suis vraiment régalée avec le début de sa série Decimus Webb, dont j'ai continué à parler par ici. Entretemps j'ai échangé quelques mails avec Lee Jackson, qui m'a même laissé quelques commentaires ici (j'ai mis du temps à m'en remettre!) et que j'ai rencontré lors d'un pot de 10-18 au cours duquel il m'a présenté Gyles Brandreth. Et depuis le début, ses livres occupent une place de choix chez moi dans ma section polars historiques (mes bibliothèques étant classées par thèmes d'une logique implacable selon mes critères tout personnels, sans doute moins évidente pour le néophyte !).

Cette fois-ci j'ai lu Il était une fois un crime, un roman sombre dont la construction m'a beaucoup plu. Lorsque le récit débute, deux policiers pénètrent par effraction chez Mr & Mrs Jones, dont la disparition a été signalée. Ils découvrent Dora Jones morte à l'étage, le crâne fracassé contre la cheminée, tandis que dans un salon se trouve un journal, laissé bien en vue. Il s'agirait des confessions de Mr Jones, sur qui les soupçons se tournent immédiatement. Le roman va dès lors alterner les longs extraits du journal de Mr Jones, qui couvre une période de six mois environ, et de brefs chapitres dans lesquels l'inspecteur poursuit son enquête et interroge quelques témoins afin de démêler cette triste affaire. Très rapidement, il suspecte une affaire de coeur : Dora aurait soupçonné son mari d'entretenir une liaison avec une jeune femme issue des classes populaires, Ellen Hungerford. 

Lorsque débute le récit et que le lecteur découvre les premiers passages du journal de Mr Jones, il se demande ce qui a pu conduire celui-ci à tromper son épouse, qui plus est avec Ellen, très jeune et étonnamment innocente pour une orpheline des bas-fonds londoniens. Les premiers mois sont ceux de l'idylle, le couple semble heureux et s'apprête à déménager dans le quartier plus prestigieux d'Islington. Une ombre apparaît bientôt au tableau : alors que son épouse est la fille d'un riche marchand et vient de Chelsea, Mr Jones n'est qu'un simple clerc et fait tout son possible pour se hisser dans la société. Or la réapparition de son père alcoolique plane comme une menace, alors même que son épouse ne sait rien de ses origines. Lorsque son père lui présente la jeune Ellen Hungerford, Jones commence à nourrir un intérêt particulier pour elle et veut faire son possible pour la sortir du quartier dans lequel elle évolue avant qu'elle ne soit corrompue. A partir de là, les rebondissements se multiplient, jusqu'à l'issue tragique, mais ne comptez pas sur moi pour vous en dire plus ! 

Mr Jones est un personnage assez fascinant. Sous des dehors respectables, alors qu'il semble sincèrement épris de sa femme et pourrait tout avoir du jeune ambitieux sympathique de bien des romans du XIXe, Jones laisse régulièrement entrevoir des aspects moins séduisants de sa personnalité. Ainsi par exemple, il rejette tout du milieu dont il vient et méprise les pauvres, tenant à leur sujet des propos abjects (se réjouissant ainsi de s'être élevé au dessus «  de telles immondices »). Puis il fait une fixation sur la pureté d'Ellen Hungerford et s'imagine ce que son père ou d'autres pourraient lui faire, la sexualité étant une thématique sous-jacente très présente dans son journal (à travers beaucoup de non-dits notamment), souvent liée à une morale puritaine, l'Eglise intervenant aussi fréquemment dans le récit. Quant à sa femme, malgré ses propos affectueux (« ma chère petite femme »), elle est très appréciée pour son aspect décoratif il me semble. C'est elle qui lui a permis de faire un beau mariage, il apprécie son physique, son humeur légère mais dès qu'elle se fait plus sombre, on sent poindre la fragilité de leur relation.

Comme toujours, Lee Jackson parvient avec succès à faire revivre Londres à l'époque victorienne (je m'en rends d'autant plus compte que ma lecture actuelle, The Pleasures of Men, ne me convainc pas autant pour l'instant). On se régale de l'ambiance et des quelques descriptions mais on se délecte aussi des personnages aux portraits habilement brossés, si bien que je les voyais sans peine s'animer et m'accompagner lors de tous mes déplacements. Car les romans de Lee Jackson sont de véritables page-turners : difficile de se laisser distraire et de prêter attention à son environnement immédiat une fois que l'on a laissé l'histoire nous happer ! Je ressors enthousiaste de cette lecture et du coup bien décidée à lire la série Sarah Tanner, jamais évoquée ici.

De Lee Jackson sur ce blog (laissez-vous tenter !) :

jackson_cadavre_metropolitain.jpgjackson_les-bienfaits-de-la-mort.jpgjackson_le-jardin-des-derniers-plaisirs.jpgjackson_secrets de londres.jpg

Deuxième lecture dans le cadre du challenge British Mysteries, organisé avec Hilde et ici-même, mais aussi un billet pour le challenge I Love London de mes chères Titine et Maggie et du challenge victorien. C'est aussi ma lecture pour le mois de mars avec les Victorian Frogs ans Ladies.

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346 p

Lee Jackson, Il était une fois un crime, 2011

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16/03/2011

Beware : highly addictive

jackson-jardin-derniers-plaisirs.jpgJe ne sais pas si c'est le fait d'avoir récemment exhumé des livres jusque-là cachés chez moi, mais j'ai subitement éprouvé une folle envie de lire un polar historique... et tant qu'à faire, un polar victorien (sans surprise pour ceux qui commencent à me connaître).

Mon choix s'est porté sur l'un des deux romans de Lee Jackson qui attendaient sagement leur tour sur mon étagère. Pour ceux qui n'étaient pas passés par ici à l'époque, j'avais été complètement transportée par cette série qui avaient su me faire passer d'excellents moments à Londres, au XIXe of course.

JACKSON-CHELSEA 01.jpgTroisième volet des enquêtes de Decimus Webb, Le Jardin des Derniers Plaisirs commence avec un banal fait divers : un homme s'amuse à couper les mèches de femmes dans les jardins de Cremorne, dont la réputation légère n'est pas pour plaire au quartier plutôt huppé de Chelsea. Tandis que Rose, fille de bonne famille, prépare son entrée dans le monde, que son père se rend à la City, que sa mère reçoit ses voisines au thé et que le révérend Featherstone milite pour l'éradication du vice, de nombreux fêtards londoniens se rendent chaque soir aux jardins afin de danser et d'assister aux diverses attractions. Mais bientôt a lieu un premier meurtre, lorsqu'une servante est retrouvée morte, brûlée vive dans la cuisine du révérend. George Nelson, tout juste sorti de prison, est bien évidemment soupçonné... si ce n'est que ses alibis semblent tenir la route.

JACKSON-CHELSEA 03.jpgJe ne sais pas si cette impression est due au fait que je n'ai pas lu de roman de Lee Jackson depuis deux ou trois ans, mais je me suis particulièrement régalée avec ce récit très bien mené : les différentes histoires s'entrecroisent pour notre plus grand plaisir, les personnages ont tous quelque chose à se reprocher et le cadre est passionnant pour quelqu'un qui comme moi s'intéresse de près à l'époque victorienne. Certes, les enquêteurs ne sont pas particulièrement attachants, ni mis en avant, mais c'est un parti pris qui me sied tout à fait. Bref, je me régale avec Lee Jackson, et maintenant que j'ai lu celui-ci, je n'ai qu'une envie : boire une tasse de thé (et surveiller mes arrières) en ouvrant un autre livre de son cru !

Encore bravo aux éditions 10/18 pour les couvertures très réussies de cette série (je ne m'en lasse pas).

D'autres idées de lecture ? Régalez-vous avec : Les Secrets de Londres, et les deux premiers tomes de la série de l'inspecteur Decimus Webb, Le Cadavre du Métropolitain et Les Bienfaits de la Mort.

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314 p

Lee Jackson, Le Jardin des Derniers Plaisirs, 2006

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06/11/2008

Plouf ! Dans la Tamise…

jackson_secrets de londres.jpgDans la guerre qui se livre entre lecteurs victoriens acharnés, il y a les pro « Lee Jackson » et les pro « Anne Perry ». Sans être une anti du camp adverse, ma préférence va nettement à Lee Jackson.

Avant de poursuivre (je me sens en effet d’humeur à faire des digressions – sans doute l’influence du narrateur de The Moonstone de Wilkie Collins, que j’ai commencé à lire), Lee Jackson tient un blog et un site que je vous recommande vivement, maintenant que j’ai découvert avec joie et enthousiasme l’existence d’une organisation souterraine de Victoriens convaincus prêts à se lancer dans les défis les plus fous pour Noël.

Victorian London est un excellent site repéré il y a longtemps et classé parmi mes favoris. Depuis j’ai lu Lee Jackson, découvert son blog, échangé avec lui avant de le rencontrer, et ce n’est qu’après lecture que j’ai fait le rapprochement avec le site, une mine précieuse d’informations sur l’époque victorienne. Dès la page d’accueil, vous trouverez un lexique vous renvoyant à des thématiques très variées (l’enfance, la mort, le crime, la maladie, la mode, l’hygiène, les loisirs, le sexe, etc.). Highly recommended for Victorian lovers !

The Cat’s Meat Shop, son blog, plus personnel et essentiellement lié à son travail d’écrivain. Voilà également un contenu très intéressant sur la période, qui permet de mettre en avant des auteurs victoriens ou des spécialistes de l’époque inconnus en France (hors milieu universitaire j’imagine).

Revenons à nos moutons ou, en l’occurrence, à nos ruelles lugubres peuplées de criminels. Pour commencer, Les Secrets de Londres (London Dust) ne fait pas partie de la série de l’inspecteur Decimus Webb, dont trois tomes sont déjà parus chez 10/18. Ici, pas d’inspecteur transparent suivant l’investigation sans profondément marquer son lecteur. L’enquête se mène de plusieurs fronts et alterne les 1ère et 3e personnes, croisant la narratrice Nathalie, suspectée du meurtre d’une amie actrice, et toute une série d’individus plus ou moins respectables.

Allons maintenant droit au but, amis victoriens. Pourquoi lire ce livre – hormis bien sûr le fait que l’histoire se déroule à Londres au XIXe, ce qui est en soi une raison suffisante bien entendu ?

-Parce qu’il a réussi à me mener en bateau pendant assez longtemps même si, depuis le temps que je lis des polars historiques, je devrais savoir que chaque détail compte et n’est jamais glissé innocemment. On voit venir la suite, on se pose des questions, on n’est pas loin de la vérité, la fin semble d’une logique implacable et on s’en veut de ne pas l’avoir formulée à voix haute avant… mais on s’amuse à se perdre dans les tours et détours de l’enquête, et c’est ça qui est important.

-Parce que la galerie de personnages est très variée, aussi bien sur le plan social qu’au niveau des traits de caractère des uns et des autres. Les contours sont peut-être un peu trop nets, comme dans beaucoup de polars, mais cette variété alimente fabuleusement le récit. Celui-ci alterne rapidement les personnages au point de perdre un peu le lecteur au début (« mmh… Zébulon… qui était-ce ? Ah oui, sans doute le barman… Ah non, c’est vrai, c’était le livreur de pizzas… Euh… ah non, ça c’était un autre livre »). Mais rassurez-vous, point n’est besoin de trop s’égarer, et Lee Jackson s’en doute bien.

-Parce que vous adorerez le petit côté sulfureux, entre la chanteuse aux revenus suspects et le libraire proposant subrepticement quelques images coquines à de jeunes âmes innocentes.

-Parce que vous lisez ce roman au coin du radiateur ou dans le métro bondé et que l’histoire est là pour vous rafraîchir avec sa brume et sa Tamise glacée. Ou peut-être parce que les pubs sentant la graille vous font déguster avec un plaisir renouvelé votre exquis muffin tout juste sorti du four (bien entendu en prévision de la fournée de Noël).

Alors, encore des hésitations ?

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283 p

Lee Jackson, Les Secrets de Londres, 2003

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20/05/2007

Commerces funèbres

jackson_les-bienfaits-de-la-mort-lee-jackson.jpgL’histoire : les enquêtes se multiplient pour Decimus Webb. Deux prostituées sauvagement assassinées dans un bordel, vraisemblablement par un fanatique laissant derrière lui des extraits du livre de Job. Un cadavre déterré, celui d’un homme impliqué dans un scandale, accusé d’avoir entassé à moindres frais les corps de personnes lui ayant été confiées pour un enterrement décent. Les pas de Webb le conduisent chez Mr. Woodrow, commerçant spécialisé dans les accessoires et vêtements de deuil. Tous les soupçons semblent à un moment converger vers lui. Mais beaucoup de questions restent pourtant sans réponse… Ajoutez à cela une jeune somnambule, une Américaine à Londres et un croque-mort et vous aurez le dernier livre de Lee Jackson !

Verdict : nouveau coup de cœur pour la série Decimus Webb ! Après une lecture boulimique du premier tome de cette série 10/18,  j’ai sans surprise dévoré Les Bienfaits de la Mort (malgré le titre assez bancal, je vous l’accorde). Une fois de plus, Lee Jackson signe un polar passionnant, dans un cadre victorien très crédible. Les personnages bien campés sont presque tous aussi importants les uns que les autres, ce qui permet à Jackson de donner un rythme plus soutenu à l’action. Pas de caricature, pas d’attitudes empesées ni de redondances excessives par rapport au premier tome – ce que je reproche souvent à Anne Perry qui se croit obligée de résumer avec monotonie la rencontre des Pitt et de brosser un portrait social de leurs familles à chaque tome. Si la bonne société tout comme les bas fonds londoniens sont représentés, l’histoire paraît relativement crédible et les transitions entre les différents milieux ne se font pas brutalement, au moyen de portraits brossés à la va-vite par une plume un peu niaise.

Bref, on comprendra que si j’aime à l’occasion retrouver Anne Perry, je ne peux pas m’empêcher de faire la comparaison entre ses livres et ceux de Lee Jackson et qu’à mes yeux, les romans de Jackson sont plus réussis. Là aussi, l’intrigue est bien menée et l’énigme intelligemment résolue. Une différence avec Anne Perry toutefois : il est souvent difficile de démasquer l’assassin chez cet auteur qui cache souvent des informations à son lecteur. Jackson fait un pari plus risqué en lui laissant plus d’indices et, à vrai dire, si je n’avais pas imaginé le scénario final, j’étais moins loin de la réalité que je ne le suis quand je lis Anne Perry. Deux techniques narratives différentes, donc, toutes deux très légitimes. La Palme d’Or catégorie Polar revenant toutefois à Jackson pour son style sentant moins la vieille demoiselle.

A quand le prochain tome ? J’en redemande !

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347 p

Lee Jackson, Les Bienfaits de la Mort, 2005

Lee Jackson's blog

13/04/2007

Mystères Londoniens

jackson_cadavre du metropolitain.jpgQuelle belle surprise que cette nouvelle série policière chez 10/18 – qui, pour le bonheur des lecteurs les plus gourmands, débute avec la publication simultanée de deux tomes ! Je me suis bien sûr jetée avec avidité sur ces romans, convaincue par trois arguments de choix : 1) c’est un 10/18, pas forcément toujours bien traduit, mais j’aime beaucoup leurs sélections et leurs formats (sans parler des couvertures !) ; 2) c’est un polar, et depuis mes dernières lectures un peu décevantes, j’avais envie de me délecter de meurtres plus habilement maquillés ; 3) et surtout (petit soupir), il s’agit d’un polar victorien ! L’affaire était donc faite, je ne pouvais décemment plus reculer et c’est donc d’un pas décidé que je me suis dirigée vers le rayon policier de mon libraire (admirez le courage de votre fidèle chroniqueuse qui, magnanime bien qu’à peine remise d’une brutale déception, donne une nouvelle chance au genre policier !).

Avec Le Cadavre du Métropolitain, Lee Jackson signe un roman assez éloigné des aventures de Charlotte et Thomas Pitt de la très victorienne Anne Perry. Moins de discussions mondaines, un inspecteur qui n’a pas le rôle principal, bref, quelques différences qui ne manqueront pas de séduire les amateurs de polars victoriens en leur apportant un peu de nouveauté.

L’histoire : 1864. Une jeune femme, visiblement une prostituée, est retrouvée morte dans le métro, sur la première ligne mise en service à Londres. Son compagnon de voyage s’enfuit lorsque le cadavre est découvert par un employé du métro près de Baker Street. Et voilà la police de Londres et l’inspecteur Decimus Webb sur les traces du meurtrier. Leurs pas les conduiront dans un foyer pour femmes repenties et dans différents quartiers, d’une maison aisée aux ruelles tortueuses et insalubres des quartiers pauvres.

C’est avec délectation que j’ai parcouru à une vitesse surprenante les quelques chapitres de ce roman, lu d’une traite et terminé en pleine nuit. L’histoire est captivante et le récit habilement mené. L’écriture est agréable et rend le texte fluide. Difficile de faire la différence entre personnages principaux et secondaires, car chaque protagoniste joue un rôle clef dans l’histoire et est doté d’une personnalité propre qui contribue pour beaucoup à l’intérêt du roman. Les quelques descriptions du Londres victorien sont précises et pleines de vie, sans sentimentalisme ou ton moralisateur.

Déjà trois autres romans ont été publiés en Angleterre, autant dire que les lecteurs de 10/18 n’auront pas à attendre trop longtemps pour découvrir la suite des aventures de Decimus Webb. Je prévois de mon côté de me plonger dans le deuxième tome très rapidement !
 
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286 p 

Lee Jackson, Le Cadavre du Metropolitain, 2004