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24/11/2017

Anne Perry, La Disparue de Noël

perry_disparue de noel.jpgAllez, c'est parti ! Ce matin j'ai acheté quelques décorations à personnaliser, je suis en train de me faire un thé chai maison avec tout plein d'épices, je suis enrhubée... autant de signes annonciateurs de Noël ! Pour fêter son arrivée, quoi de mieux qu'un petit crime de Noël comme on les aime ? Voilà donc un chronique très tardive sur une lecture faite il y a des mois de cela pour le mois kiltissime. Un billet qui s'annonce donc pour le moins expérimental.

Si vous avez déjà fait une pause dans mon petit salon littéraire à cette période de l'année, vous avez probablement remarqué que je succombe régulièrement au Anne Perry de Noël, malgré des cuvées inégales.

A la période des fêtes, lors d'une réception mondaine en petit comité à la campagne, Isobel Alvie insulte Gwendolen Kilmuir en lui adressant des sous-entendus à peine voilés quant à son comportement. La jeune veuve entretiendrait-elle des relations inconvenantes avec un domestique ? La remarque blessante est faite en présence d'un parti intéressant semblant prêt à demander Gwendolen Kilmuir en mariage. Le lendemain, la jeune femme est retrouvée morte. Les convives semblent décidés à en faire porter la responsabilité à Isobel. Pour faire pénitence, elle devra annoncer la triste nouvelle et expliquer les circonstances du drame à la famille de Gwendolen.

C'est le début d'un long périple. Accompagnée de Lady Vespasia (personnage récurrent de la série Charlotte et Thomas Pitt), Isobel va entreprendre un voyage périlleux vers une région d'Ecosse encore indomptée par l'homme. Malgré les paysages sauvages et grandioses, le trajet ne s'annonce pas une partie de plaisir. 

Ma lecture date mais j'en garde un très agréable souvenir. Ce n'est pas tant la résolution du mystère qui importe ici que la description minutieuse de la société victorienne et de quelques femmes au caractère bien trempé forcées de faire preuve de courage - malgré tous les défauts d'Isobel. Il est question de rédemption et le récit s'achève sur une note positive. Une lecture cosy qui a le mérite de nous faire voyager et qui donne envie de sillonner l'Ecosse.

Ce titre fait partie de mes récits de Noël d'Anne Perry favoris.

J'ai lu pas mal de titres de la série Charlotte et Thomas Pitt avant d'ouvrir ce blog. Voici les titres lus et chroniqués ici depuis :

Série Charlotte et Thomas Pitt :

Série Petits Crimes de Noël :

Ma première participation au Christmas challenge 2017 de Mya Rosa.

126 p

Anne Perry, La Disparue de Noël, 2003

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17/12/2016

Anne Perry, Un Noël à New York

perry_un noel a new york.jpgParmi mes traditions de Noël, il y a celle qui consiste à lire le récit de Noël d'Anne Perry, parfois dans le train qui m'emmène en vacances, ou au pied du sapin. C'est avec un peu d'avance que je me suis plongée dans son dernier opus, afin de participer à une lecture commune dans le cadre du challenge British Mysteries.

Voilà ma première lecture d'Anne Perry hors période victorienne. Nous sommes ici en 1904. Jemima Pitt, la fille du célèbre couple d'enquêteurs, a plus de vingt ans - ce qui m'a causé un petit choc car ce personnage était resté une petite fille dans mon souvenir. Miss Pitt accompagne la jeune héritière Delphinia lors de son voyage transatlantique, alors que la jeune femme s'apprête à épouser le fils du partenaire en affaires de son père. Mariage d'amour qui a tout pour satisfaire les familles des deux promis, puisque cette union consacrera le partenariat des aînés, avec la naissance d'une nouvelle dynastie.

Jemima est à mille lieues de l'état d'esprit de Delphinia, qui est un peu bécasse et condescendante par dessus le marché. La fille du célèbre enquêteur a hérité de l'esprit indépendant de sa mère et a soif d'aventure. A leur arrivée, Jemima s'aperçoit du malaise entourant le nom de la mère de Delphinia, qui a abandonné sa famille des années plus tôt. Puis c'est au tour du frère aîné du futur marié de la mettre dans la confidence et de lui demander de rechercher avec lui la mère disparue, qui selon lui se trouve à New York.

Récit une fois de plus très court et vite avalé, plaisant mais sans plus. Pourtant, même si j'en arrive à la même conclusion au moins une fois sur deux dès lors que je lis un récit de Noël d'Anne Perry, j'ai toujours plaisir à retrouver cette ambiance spéciale. Pour être honnête, lorsque le crime s'est produit, j'ai pensé "espérons que la solution ne soit pas celle que j'ai en tête juste après avoir appris le meurtre", car je n'ai pas été bien loin dans mes réflexions. Et ça n'a pas manqué, j'ai résolu l'enquête au moment même où elle allait débuter - et je suis certaine que tout le monde en ferait de même. Pour le mobile, c'est un peu plus compliqué, c'est certain.

Il y a donc de vraies faiblesses au niveau du récit, mais j'ai tout de même passé un bon moment car j'ai aimé me balader dans New York et découvrir une Jemima Pitt adulte. Son histoire d'amour naissante avec un policier américain d'origine irlandaise ne passe pas inaperçue pour les lecteurs de la série Pitt : en entendra-t-on parler dans les autres volumes de la série ?

L'avis d'Anne (Des Mots et des Notes)

J'ai lu pas mal de titres de la série Charlotte et Thomas Pitt avant d'ouvrir ce blog. Voici les titres lus et chroniqués ici depuis :

Série Charlotte et Thomas Pitt :

Série Petits Crimes de Noël :

2,5coeurs.jpg

Anne Perry, Un Noël à New York, 2016

British mysteries 2016_2.jpg Logo_il etait quatre fois noel_Chicky Poo_2016.jpg

29/12/2013

Anne Perry, L'Odyssée de Noël

perry_odyssee noel.jpegChaque année je me procure sans trop me poser de questions le récit de Noël d'Anne Perry... c'est devenu une tradition, et même si je sais que ses histoires de Noël sont assez succinctes, que l'enquête n'est pas souvent trépidante et que ce sera gentillet, j'aime me délasser quelques heures en décembre en compagnie de ces Petits Crimes de Noël. L'an dernier je n'avais pas pris le temps de lire L'Odyssée de Noël qui traînait donc dans ma PAL. J'ai profité d'une après-midi au calme pour me blottir au coin du canapé, à côté du sapin de Noël... et ouvrir ce roman étonnamment glauque pour la période !

Où nous entraîne donc Mrs Perry cette fois-ci ? Nous restons à Londres, en compagnie de personnages issus de la série Monk (que je ne connais pas encore).

James Wentworth est désespéré. Son fils a disparu. Depuis un an environ, il a sombré dans la débauche, découvert de sordides lieux de plaisir à Londres au point non pas de s'encanailler comme on pourrait s'y attendre de la part de tout jeune homme de la haute société anglaise, mais d'avoir abandonné sa vie passée et d'avoir de terribles ennuis en raison de la vie dissolue qu'il mène. Ainsi, James fait appel à son vieil ami de toujours Henry Rathbone, lui dit avoir perdu la trace de son fils après avoir enquêté auprès de quelques clubs. Il lui demande de l'aider à le retrouver soit, en réalité, d'enquêter pour lui. J'ai été un peu troublée par ce postulat de départ : autant j'aurais compris que Wentworth cherche un compagnon pour l'aider dans sa quête, autant le fait de le voir dès lors complètement disparaître en laissant Henry s'enfoncer toujours plus loin dans les cloaques londoniens m'a paru dénué de sens. Mais passons.

Rathbone décide de se tourner vers Hester Monk pour lui demander de l'aide. Il tombe sur son secrétaire / comptable Squeaky, ancien souteneur, et tombe d'accord avec lui pour enquêter ensemble sans troubler Hester de leurs préoccupations. Soit. S'ajoute à l'aventure Crow, médecin non diplômé et ami de Squeaky, puis Bessie, jeune fille rencontrée au début de leur enquête.

Le roman s'articule autour de la traque de Lucien, puis d'un certain homme de l'ombre (je ne vous en dis pas plus car l'intrigue est simpliste une fois dépouillée des multiples allées et venues dans une Londres sordide). Ainsi nos personnages vont aller de club en club, de bordel en bordel, découvrir des lieux où l'on consomme l'opium puis des endroits secrets, accessibles depuis de petites arrières-cours du West End, derrière des portes cachées, des escaliers dérobés, d'étroits passages, de longs tunnels reliant toute la ville en un véritable labyrinthe. Ce qui nous donne l'occasion de plonger au plus profond d'une société victorienne pourrie qu'Anne Perry se complait à décrire. Finis les bordels gentillets et les petits fumoirs, on tombe sur des lieux de débauche sado-masochistes, on entend des gémissements et des cris indéfinis, on propose à Rathbone une petit jeu de strangulation, ailleurs on croise un hermaphrodite à moitié débraillé, deux voire trois hommes ensemble. Bref, on cherche visiblement à nous choquer et à nous rappeler combien la société victorienne était hypocrite (ce qui ne nous change pas du propos habituel et convenu d'Anne Perry, mais ici le voyeurisme est le maître mot et les courtes scènes s'enchaînent - peut-être qu'une ou deux scènes seules mais mieux exploitées auraient davantage servi le propos d'Anne Perry). Par contre nos protagonistes, et surtout Squeaky, l'ancien souteneur, dégoulinent de sentiments et d'émotions qu'ils parviennent difficilement à exprimer... (!)

L'enquête en elle-même m'a parfois un peu perdue (l'apparition d'une certaine Rosa d'un seul coup, certaines déductions), tandis que les dialogues s'enlisaient. A la limite, on se fiche un peu d'avoir la clef de l'énigme si énigme il y a, et on regrette que le terrible Shadwell ne soit pas davantage mis en scène (on l'attend pendant à peu près la moitié du récit mais il est bien fade au final). Enfin, je ne résiste pas au plaisir de vous citer ce petit passage sur ce sinistre individu qui m'a bien amusée  : Dans la lueur rougeoyante des flammes, Henry vit pour la première fois ses yeux, deux trous de serrure ouvrant sur l'enfer (p181). A noter que les personnages pleins de moralité choisissent un procédé curieusement brutal à la fin. La structure du roman est par ailleurs très répétitive... on ne peut pas dire qu'il s'agisse d'un formidable polar, mais curieusement il se lit bien et vous occupera parfaitement l'esprit pour un trajet en train ou une soirée tranquille. J'ai été curieuse de suivre les héros dans les sous-sols londoniens, je regrette que cette promenade se soit davantage résumée à une simple énumération car le cadre aurait pu offrir un point de départ intéressant.

Quant à Noël on y fait bien sûr allusion parfois mais on ne peut pas parler d'ambiance de Noël hormis ces quelques passages. L'hiver est bien présent en revanche, avec des stalactites qui pendent des toits et des gouttières à plusieurs reprises (la répétition m'a frappée car l'image des stalactites n'est pas banale!). Pour le plaisir : Les bûches s'écroulèrent dans l'âtre en projetant une gerbe d'étincelles. Dans treize jours, on célébrerait Noël. La nuit était glaciale et le vent rugissait dans les combles de l'élégante demeure de Primrose Hill. Par-delà s'étendait l'immense ville de Londres qui se préparait à festoyer ; bientôt résonneraient les cantiques et les cloches des églises tandis que l'on se réunirait dans de somptueuses soirées. Il n'y avait plus très longtemps à attendre (p9).

Les avis de : Alice de Books are My Wonderland, Davalian (qui écrit cette phrase très juste : "Le tout est bien entendu imbibé d’un discours moraliste dégoulinant de voyeurisme consenti"),  Petit Speculoos, Samarian, Syl

 

Du même auteur sur ce blog :

Série Charlotte et Thomas Pitt :

Série Petits Crimes de Noël :

2,5coeurs.jpg

 

 

187 p

Anne Perry, L'Odyssée de Noël, 2010 (2012 pour l'édition française)

british mysteries_petit.jpgil etait une fois noel1.jpg

 

 

 

 

 

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17/12/2013

Anne Perry, Le Spectacle de Noël

perry_spectacle noel.JPGCeux qui suivent mon blog depuis quelques années connaissent mon goût pour l'époque victorienne en général et les polars victoriens en particulier ; ainsi les petits crimes de Noël d'Anne Perry sont devenus pour moi une tradition, il est rare que je passe une année désormais sans lire un de ces récits.

Cette fois-ci, Anne Perry nous fait grimper à bord d'une carriole un soir de grand froid pour nous conduire dans le Yorkshire, tout près de Whitby, le village où Dracula aurait débarqué selon les dires de Bram Stoker. Nous accompagnons Caroline, la mère de Charlotte Pitt, ainsi que son second époux, l'acteur Joshua Fielding. Ils viennent quelques jours avant Noël travailler une pièce tirée du roman Dracula et écrite par la fille de Charles Netheridge, leur mécène. La représentation aura lieu le lendemain de Noël devant les amis et voisins de la famille et, si tout se passe bien, Netheridge devrait assurer la troupe de son soutien financier l'année suivante... autant dire que ce petit spectacle d'amateurs ne saurait être traité à la légère, d'autant plus que la première version de la pièce rédigée par la jeune Alice est loin d'être convaincante.

Nous assistons donc à l'arrivée du reste de la troupe, à la lecture de passages de la pièce puis aux jours de travail, de réécriture, de débats sur la façon d'interpréter tel ou tel personnage. La troupe est aidée d'un intervenant inattendu, un certain Mr Ballin venu réclamer asile après un accident sur la route enneigée. Cet inconnu semble s'intéresser de près à leur projet, émet des remarques pour le moins pertinentes et n'hésite pas à jouer certains passages pour partager ses idées, avec un talent certain. Grâce à lui, le pauvre Renfield qui gobe des mouches ou l'apparition du comte Dracula deviennent véritablement glaçants. Jusqu'à ce qu'on retrouve l'un des personnages mort, un pieu de fortune enfoncé dans le coeur... Débute alors un whodunnit à huis clos, la neige rendant toujours les routes impraticables et ne permettant pas d'alerter la police.

Le Spectacle de Noël fait partie des bons crus d'Anne Perry en matière de petits crimes hivernaux. Certes, les fêtes sont gâchées par le meurtre et interviennent peu dans le roman, mais l'ambiance et la neige omniprésente font de ce roman un allié parfait pour une soirée au coin du feu (pour celles et ceux qui ont la chance de pouvoir goûter de ce luxe en hiver). Ce récit séduira surtout les amateurs de littérature vampirique et je ne suis pas sûre qu'on puisse vraiment s'y intéresser sans avoir lu Dracula de Bram Stoker ou du moins vu une adaptation assez fidèle. Pendant plus de 100 pages en effet, point de meurtre : il s'agit de discuter de la meilleure façon de transposer le roman au théâtre. J'ai failli trouver ces discussions un peu fastidieuses à la longue (il s'agit parfois de petites querelles d'égo entre acteurs) mais, malgré tout, la curiosité l'a emporté. Les suggestions de Ballin sont par exemple très intéressantes. La deuxième partie est consacrée à l'enquête (sur environ 70 pages). On devine le type de solution mais le pourquoi du comment ne sera révélé qu'à la fin. L'enquête est plaisante, on passe un moment agréable.

Evidemment, il y a toujours des invraisemblances : Caroline semble être "l'homme de la situation" parce que son gendre est inspecteur de police ; à noter qu'elle n'a vraiment pas de chance de se retrouver toujours mêlée à des meurtres, mais que voulez-vous, c'est ainsi... quant aux préoccupations des personnages, un jeune homme arriviste et conservateur serait-il prêt à renoncer à une héritière pour une actrice sans le sou sous prétexte que celle-ci a un joli minois et préfèrerait un foyer stable à une vie de saltimbanque ? Encore une fois, quelques bons sentiments viennent se mêler au récit, mais cela reste un court roman parfait pour un moment de détente.

Une lecture commune aux challenges Il était une fois Noël de Petit SpeculoosChicky Poo et Samarian et British Mysteries, organisé avec Hilde. Egalement lu dans le cadre du challenge Christmas Time de MyaRosa.

Les billets du jour : Hilde, Lou et Soie ont lu Le Spectacle de Noël d'Anne Perry ; Petit Speculoos a lu Les Nouveaux Contes de Noël d'Anne Perry ; Soie a également lu Christmas Pudding d'Agatha Christie ; Samarian a lu L'Odyssée de Noël et Un Noël Plein d'espoir d'Anne Perry ; Syl a lu L'Odyssée de Noël d'Anne Perry.

 

Du même auteur sur ce blog :

Série Charlotte et Thomas Pitt :

Série Petits Crimes de Noël :

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188 p

Anne Perry, Le Spectacle de Noël, 2011 (2013 pour l'édition française)

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