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03/09/2014

Harold et Maude, film et roman

higgins_harold et maude.jpgJe n'avais jamais entendu parler de Harold et Maude jusqu'à ce que mon oncle me recommande le film, très drôle et plein d'humour noir (en revanche la pièce sortie peu après à Paris ne m'a pas spécialement tentée). J'ai donc noté le titre dans un coin de ma tête, jusqu'à ce que je tombe par hasard sur un roman du même intitulé à la médiathèque. Ni une, ni deux, j'ai donc emprunté roman et film pour enfin me faire ma propre idée sur ce qui est apparemment un classique américain des années 1970.

Colin Higgins ouvre son roman Harold et Maude avec une citation de Lewis Carroll qui tout de suite donne le ton (décalé) de ce qui va suivre : Je trouve extrêmement vexant, déclara Humpty Dumpty, après un long silence, et sans regarder Alice, oui, extrêmement vexant de s'entendre traiter d'oeuf.

Autant le dire tout de suite à ceux qui connaissent un peu mes goûts et qui eux aussi apprécient l'humour noir absurde, ce roman est en la matière un vrai régal.

higgins_harold maude.jpegHarold est un jeune homme de bonne famille qui vit avec sa mère dans une grande propriété. Alors que sa mère enchaîne sorties mondaines, les rendez-vous chez le coiffeur et autres, Harold soigne son oisiveté en organisant son suicide. Car il en est maintenant à son quinzième suicide approximativement : pendaison, balle dans le crâne, noyade dans la piscine, immolation, toutes les méthodes y passent... devant la plus profonde indifférence de sa mère qui, après les premiers épisodes, a compris que son fils orchestrait soigneusement ses mises en scène sans jamais avoir la moindre intention de mettre fin à ses jours. Ainsi, devant son fils qui se balance mollement au bout de sa corde, la langue pendante, elle se contente de lui demander de faire quelques efforts dans la mesure où des invités sont attendus le soir même. Mais les journées de Harold vont être bousculées par plusieurs événements : lui qui aimait se suicider, assister à des enterrements d'inconnus, voir des démolitions d'immeubles ou des voitures broyées, va être sommé par sa mère de mettre un terme à ses enfantillages et de se marier. Il rencontrera ainsi trois candidates après que sa mère ait rempli pour lui le formulaire de l'agence matrimoniale. C'est sans compter sur Maude, bientôt octogénaire, autre adepte des enterrements. Cette vieille dame va se lier d'amitié avec lui et lui faire partager son quotidien rocambolesque, entre vols de voiture, excès de vitesse, infusions de paille et autres découvertes. Maude, pour qui la vie est en soi une philosophie à part entière, va-t-elle tirer Harold de sa léthargie ?

Une histoire d'amour pour le moins inhabituelle, qui par certains côtés m'a rappelé Le Cher Disparu d'Evelyn Waugh. Beaucoup d'humour, des personnages tous plus étonnants les uns que les autres, mais aussi touchants... et une jolie leçon de vie. Un roman qui se lit tout seul, à savourer lorsque vous avez envie de vous changer un peu les idées.

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155 p

Colin Higgins, Harold et Maude, 1971

*****

film_harold_and_maude.gifLe film est très proche du roman... et pour cause, Higgins a écrit le scénario du film, rédigé le roman ainsi que la pièce de théâtre du même titre !

Dans un sens, il est préférable de ne pas forcément lire le roman et voir le film juste après (comme je l'ai fait) pour pouvoir profiter de l'effet de surprise car je m'attendais à la plupart des scènes. Et pour ceux qui hésiteraient à lire le roman, il me paraît judicieux de commencer par le film qui donne une excellente idée de l'esprit du récit.

Le choix des acteurs est réussi même si je pensais au début que Bud Cort est un peu jeune pour le rôle. En réalité, il incarne à la perfection Harold en retraduisant bien son côté déphasé, amorphe mais aussi malicieux et cynique ! Maude est pétillante, comme il se doit.

La mère est aussi très convaincante et certaines scènes sont excellentes, comme celle où elle décide de se détendre dans leur piscine, met sa petite musique, commence à nager la brasse puis voit à ses côtés le corps de son fils flotter dans l'eau... avant de le dépasser et de faire une nouvelle longueur en passant près de lui sans lui prêter attention. J'ai trouvé malgré tout que le roman retraduisait encore mieux son côté un brin hystérique. Par exemple lorsqu'elle fait les questions et les réponses pour l'agence matrimoniale, je la voyais plus caricaturale. A l'inverse, une autre excellente scène n'apparaît pas dans le roman : Harold a fait un pantin lui ressemblant et, alors qu'il est dans une anti-chambre, il voit sa mère entrer dans sa chambre, s'asseoir devant le pantin et monologuer comme d'habitude sans remarquer la supercherie, pour conclure en lui disant qu'il est tout de même un peu pâle, puis s'en aller.

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Le film est servi par une BO de Cat Stevens très sympathique, qui prend le contrepied des scènes d'enterrement ou de suicide avec des chansons très joyeuses.

Il faisait gris, il faisait froid quand j'ai rencontré ces drôles de personnages... c'était le moment idéal pour découvrir Harold et Maude !

Je vous invite également à consulter l'article wikipedia, qui développe plus longuement les thèmes évoquées, l'accueil du film et de la pièce à l'époque, son influence ensuite.

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Harold et Maude, un film de Hal Ashby, 1971

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09/11/2012

Les 1001 épitaphes les plus drôles

9782749127835.JPGEn voyant le titre je pensais qu'un amateur de cimetière avait pris note des épitaphes cocasses et s'amusait à les regrouper pour notre plus grand plaisir. En réalité, Philippe Héraclès a inventé ces phrases d'au revoir dans un petit guide proclamant "tout pour réussir sa période décès". Ayant un goût prononcé pour l'humour noir j'ai ouvert ce livre avec curiosité et, ma foi, je l'ai trouvé assez sympathique. Il est certain qu'il y en a pour tous les goûts avec ce florilège de messages posthumes.

Le format du livre est original puisqu'il s'agit d'une tombe (vous serez ainsi prévenus) ; les épitaphes figurent sur des tombes aux formes diverses et variées.

Quelques extraits pour la route (qui sera longue) :

"Aidez la sécurité sociale à s'en sortir Faites comme moi"

"La mort : championne de course à pied... elle rattrape tout le monde !"

"On peut s'éteindre sans avoir été une lumière"

"J'ai enterré ma vie de garçon"

"Au plaisir de vous revoir"

Merci aux éditions Cherche-Midi pour ce condensé d'humour noir approprié en cette période !


Dans le cadre du challenge Halloween co-organisé avec mon amie Hilde. Dernier jour demain !

253 p

Philippe Héraclès, Les 1001 épitaphes les plus drôles, 2012

31/03/2012

Sorcellerie et douceurs anglaises

marsh_meurtres manoir.jpgAprès Meurtres entre soeurs, je n'ai pas pu résister au plaisir de lire un deuxième roman de Willa Marsh, petite variation autour du même thème puisque le titre n'est autre que Meurtres au manoir (le genre d'intitulé qui m'interpelle toujours lorsqu'il s'agit d'un manoir anglais). Et que Willa Marsh a l'esprit tordu pour inventer de pareilles situations !

Cette fois-ci, j'ai fait la rencontre de Clarissa, qui travaille et vit seule à Londres dans une petite chambre sans intérêt et se morfond, ennuyant ses amis avec une histoire inventée à propos d'un premier amour tragique. C'est alors qu'un couple d'amis a l'idée de lui présenter Thomas (et non pas Robert comme je voulais l'appeler quand j'ai écrit mon billet), qui vient tout juste de perdre son épouse. Bien malheureux, le veuf se laisse séduire très vite par la vive citadine qui sait se montrer fraîche, innocente et sexy à la fois, un cocktail dévastateur pour cet homme à la morale sévère s'ennuyant quelque peu à vrai dire. Lorsqu'il invite Clarissa pour la première fois chez lui, la jeune femme tombe éperdument amoureuse du manoir de style Tudor et du domaine (vous l'aurez compris, Thomas n'est pas la motivation principale, nous sommes bien loin de Jane Austen ici) ; elle fond aussi pour les tantes, deux adorables vieilles qui gèrent l'intendance. Son choix est fait : elle sera la nouvelle châtelaine. Et il ne lui faut pas longtemps pour précipiter le mariage (le fait d'appeler en urgence sa proie pour lui annoncer que son propriétaire – une petite fille vieille adorable – lui a fait des avances inconvenantes est une action qui s'avère très utile).

Mais Clarissa ne sait vraiment pas où elle met les pieds (la prochaine fois que vous rêverez de séduire un Lord anglais, pensez-y). La famille est issue d'une longue lignée de sorcières qui, depuis l'époque reculée des cultes druidiques, perpétue des traditions oubliées à coup de sacrifices de bestioles en tout genre (bizarrement les chiens du domaine disparaissent fréquemment, mais cela ne semble pas inquiéter le maître des lieux) ; à l'occasion, un auto-stoppeur égaré s'est avéré lui aussi très utile. Les femmes de la lignée se font enterrer dans les bois qui jouxtent le jardin, alors qu'un cercueil rempli de pierres sert de leurre à l'église. Désormais, ce sont les tantes qui respectent la tradition mais elles doivent faire face à un défi de taille : qui va hériter de leur lourde tâche et les enterrer dans le bois ? Car il est évident que la seule fille du châtelain envisage de rentrer dans les ordres et s'oppose aux forces obscures qui hantent la forêt. L'arrivée de Clarissa est donc une bonne chose (d'ailleurs, les tantes n'auraient-elles pas aidé la première femme à mourir après une série de fausses couches désespérante ?). Mais la Londonienne est-elle prête à supporter la présence des nombreux fantômes qui errent dans la maison et la lourde responsabilité qui lui incombe ? Rien n'est moins sûr. Et sa meilleure amie qui s'installe au château quelques mois plus tard pourrait peut-être faciliter leurs plans. Encore que...

the piege.jpgSi Meurtres entre soeurs était déjà assez sordide, ce roman est d'une noirceur impressionnante. Les adorables tantes sont des meurtrières sadiques, le seul prince charmant est un loup sans morale, la meilleure amie de Clarissa prend celle-ci pour une vraie dinde et fait tout pour lui voler son titre de châtelaine. Quant à cet accident de tracteur qui cloue le châtelain sur un fauteuil roulant, le doit-on vraiment au hasard ?

Un roman complètement déjanté et monstrueux, ironique et d'une bassesse infinie, drôle et absolument épouvantable. Vous ne regarderez plus jamais vos proches de la même façon (surtout s'ils aiment les balades nocturnes dans la forêt, dans ce cas fuyez !).

L'avis de Moustafette (chez qui j'ai découvert cette photo de porcelaines tout à fait appropriée que je me suis permis de reproduire ici) et de Cathulu.

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Willa Marsh, Meurtres au manoir, 1999

28/03/2012

Un bébé si charmant !

marsh_meurtres entre soeurs.jpgAprès avoir lu Le temps des Métamorphoses, roman traitant d'une histoire familiale lourde et de relations entre soeurs pour le moins particulières, j'ai eu envie de sortir de ma PAL un roman qui y traînait depuis plusieurs mois, Meurtres entre soeurs de Willa Marsh.

Olivia et Emily sont devenues soeurs lors du mariage de leurs parents respectifs, tous deux veufs. Les deux petites s'accommodent rapidement de leur nouvelle vie et deviennent plus proches que ne le sont souvent les soeurs de sang. Leurs parents se plient à tous leurs caprices et il est vrai que les deux petites sont assez douées pour les négociations. Malheureusement pour elles, un heureux événement est bientôt attendu et, comme l'avait prédit leur grand-mère « maternelle », vieille ivrogne cruelle avec sa fille unique mais adorée des enfants, la naissance est vécue comme un drame. Surtout lorsqu'arrive Rosie, seule fille commune du couple, jolie poupée gazouillante qui ressemble à un petit ange et fait fondre les deux parents, d'un seul coup beaucoup moins indulgents envers les deux autres fillettes. A tel point que quelques mois plus tard, le même jour, les deux soeurs essaient de se débarrasser de l'ennuyeuse frangine, l'une lui mettant une baie empoisonnée dans la bouche (malheureusement Rosie la recrache), l'autre essayant de forcer son chat à rester sur le visage de l'enfant (mais le chat tente de s'enfuir en griffant le bébé au visage et n'y gagne qu'une euthanasie).
Les filles grandissent et le clan des deux aînées existe toujours. La petite Rosie est devenue aussi habile qu'elles à manipuler ses parents et parvient toujours à semer la zizanie entre ses soeurs, en volant un objet à l'une, en disant à l'autre que la première l'a critiquée. Mais Rosie n'est pas seulement une petite peste, c'est un véritable monstre, un amas de mesquinerie, un tas de méchanceté sous un visage de blonde angélique. Ainsi, tour à tour, elle arrive à faire rompre ses deux soeurs, en passant un coup de fil anonyme à l'un des prétendants pour déverser un tissu de calomnies, et en faisant croire à sa famille que le deuxième a tenté de la violer. Les deux soeurs n'y voient que du feu et se consolent tant bien que mal, avec un ivrogne imbécile et un homme bien plus vieux. Leur vie est déjà gâchée.
angleterre,roman anglais,willa marsh,meurtres entre soeurs,éditions autrement,angleterre xxe,humour noir,humour anglais,saga familialeDes années plus tard, alors qu'elles ont la cinquantaine et sont revenues vivre avec leur mère dans la maison familiale (avec une petite tendance à lever le coude qui sent l'héritage familial), Rosie revient les tourmenter. Malgré une situation plus que confortable et deux propriétés dont une à Londres, elle est bien décidée à forcer ses deux soeurs à quitter la maison et à la faire raser pour y construire un complexe immobilier. Mais le destin s'en mêle et les retournements ne manquent pas dans cette petite comédie familiale grinçante et sordide. Seul petit bémol, l'écriture de Willa Marsh manque peut-être d'allant. Il s'agit d'une petite écriture sèche, très descriptive... peut-être un peu trop. Mais ce roman m'a suffisamment amusée pour me donner envie de lire un autre Willa Marsh : la suite au prochain épisode !

L'avis de Maggie, Mango, Keisha, Alicia, Ankya, Theoma

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Willa Marsh, Meurtres entre soeurs, 1996

10/10/2011

L'effrayant village zombie... ou presque !

deathbecomesher.jpgJ'ai renoncé au village zombie, deuxième étape du train fantôme du challenge Halloween, du moins dans sa forme plus stricte, mais j'ai pensé que quelques morts-vivants pourraient constituer une alternative intéressante. J'ai donc ouvert ma porte à Madeline et Helen, qui tourmentent si bien un certain Ernest dans Death becomes her (La Mort vous va si bien).

Helen emmène son fiancé Ernest au cabaret, pour voir un spectacle de Madeline, une vieille ennemie qui lui a toujours ravi tous ses amours de jeunesse : cette soirée constitue un test avant de se dire oui devant l'autel. Alors que le spectacle minable et nombriliste ne plaît à personne, Ernest est enthousiaste. S'il jure à Helen que Madeline n'a aucune importance à ses yeux, c'est cette dernière qu'il épouse quelque temps après.

deathbecomesher03.jpgLe temps passe : Madeline vieillit, multiplie les séances de rajeunissement qui, il faut bien le dire, ne sont plus trop efficaces, au point que son jeune amant finit par la quitter en lui conseillant de trouver quelqu'un de son âge ; Ernest boit car il est malheureux en amour, avec une femme acariâtre qui le méprise et un travail minable de croque-mort, alors qu'il était chirurgien plastique avant de rencontrer Madeline ; quant à Helen, elle est obèse, dépressive et totalement obsédée par Madeline, qu'elle hait et accuse de tous ses malheurs.

Ce quotidien bien triste va être chamboulé par deux événements : le responsable du centre de soins dans lequel Madeline se rend régulièrement lui donne la carte d'une femme étrange, sorte de sorcière qui détient une potion magique permettant de rester éternellement jeune ; Helen revient quant à elle métamorphosée, transformée en vamp sexy et provocante, bien décidée à se venger de Madeline. Malheureusement pour les deux femmes, qui ont toutes deux bu la potion, la mort va les frapper de façon brutale : Madeline est poussée par son mari dans les escaliers et se brise le cou ; elle tuera ensuite Helen en lui tirant dans le ventre, creusant là un énorme trou. Car oui vous avez bien lu : c'est bien Madeline morte que tue Helen.

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C'est à partir de ce moment que la comédie devient tordante : car Madeline et Helen sont bien mortes, leur peau se décroche facilement, leurs yeux sont décolorés, leurs traits se déforment, et pourtant elles sont bien "en vie". Par nécessité, les deux ennemies deviennent des alliées (ironie du sort) et se tournent vers ce pauvre Ernest qui pensait s'échapper et se retrouve esclave de ces deux femmes auxquelles il doit refaire constamment une beauté.

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C'est un film que je voulais voir depuis des années mais qui ne repassait jamais à la télévision et auquel je ne pensais pas souvent. Je me suis régalée avec cette comédie jouissive, pleine d'humour noire, jamais immonde et pourtant bien grinçante, portée par d'excellents acteurs dont Meryl Streep que j'adore. Beaucoup de scènes cocaces, de l'imagination, quelques gags, des effets spéciaux datés et donc aujourd'hui plutôt amusants, une ambiance très marquée par l'époque et qui m'a fait penser à beaucoup de films que j'aimais beaucoup, dont les Retour vers le futur, du même réalisateur si je ne m'abuse. A voir, à revoir, un pur moment de bonne humeur ! Et en ce mois d'Halloween, c'est avec plaisir que j'ai invité chez moi ce trio de choc !

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Death becomes her / La mort vous va si bien, un film de Robert Zemeckis , 1992

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05/10/2011

La célèbre, l'incontournable Maison hantée !

the frighteners.jpgEt voici un premier arrêt sur cette ligne fantôme que nous vous proposons d'emprunter avec nous tout au long du mois, avec une étape tous les cinq jours dans un lieu joyeusement effrayant !

Sur les conseils de quelques partipantes au challenge Halloween, j'ai fait une halte à la maison hantée en regardant The Frighteners (Fantômes contre Fantômes), un film de Peter Jackson avec Michael J. Fox. Je m'étonne de ne pas l'avoir vu plus tôt car j'ai toujours bien aimé cet acteur et l'idée d'un film humoristique autour des fantômes n'est pas pour me déplaire (vous avez tout de même devant vous celle qui a arrêté de compter après avoir vu 21 fois Ghostbusters I et 16 fois Ghostbusters II entre le CM1 et le CM2 !).

fantomes-contre-fantomes-05.jpgFrank Bannister est un escroc d'un genre inédit. Régulièrement, il repère les enterrements du coin et vient jeter ses cartes de visite au cas où l'esprit du défunt se manifesterait et aurait besoin d'être délogé par ses soins. Frank prétend voir les morts (c'est vrai). Il se targue aussi d'être un chasseur de fantômes (c'est faux : quelques complices fantômes se chargent d'épouvanter une famille avant de disparaître avec l'arrivée de Frank). Attaqué dans sa maison, un jeune couple fait appel aux services de Frank : Lucy est confiante tandis que Ray, dont la pelouse et les nains de jardin ont été saccagés par Frank un peu plus tôt, reste bien évidemment hostile. Malgré l'intervention de Frank, un poltergeist rôde toujours dans la maison et Ray décède bientôt dans des circonstances étrages. Lucy et Frank vont ainsi se rapprocher et lutter ensemble contre une malédiction qui semble frapper la ville, où les morts subites se multiplient. Leur chemin croise celui de Patricia, séquestrée dans une maison lugubre, autrefois petite amie d'un tueur en série envoyé à la chaise électrique.

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Si vous ne l'avez pas encore vu, n'hésitez pas à faire vous aussi la connaissance de Frank et de Lucy. Voilà un film qui ne manque pas d'humour, qui reste très léger tout en empruntant au film d'épouvante un certain nombre de codes et de lieux : un hôpital abandonné, une maison hantée, un cimetière et quelques personnes au passé louche, à commencer par Bannister, soupçonné par un agent du FBI complètement fou d'être le meurtrier de sa propre femme, morte quelques années plus tôt. Les effets spéciaux sont assez réussis pour un film de cette époque et l'action ne manque pas, avec un scénario bien ficelé. Une très bonne surprise !

Vu dans le cadre du challenge Halloween 2011 organisé ici et chez Hilde.

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The Frighteners (Fantômes contre Fantômes), un film de Peter Jackson, 1996

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