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29/04/2017

Medoruma Shun, Les Pleurs du Vent

shun_pleurs du vent.jpgDernière chronique de ce Mois au Japon, et une très belle rencontre avec cet auteur nippon que je ne connaissais pas du tout. C'est en déambulant entre les rayons de L'Arbre à Lettres dans le Marais que je suis tombée sur ce livre à la jolie couverture (dont les couleurs ne sont pas très bien rendues ici).

Après Shimazaki qui évoquait la bombe atomique dans Le Poids des Secrets, Medoruma Shun évoque aussi la seconde guerre mondiale, avec la bataille d'Okinawa. Que ceux qui n'aiment pas les romans traitant de guerre ou de bataille se rassurent : point de combat ici, ni de tactiques de guerre, mais plutôt le souvenir d'une période douloureuse et son empreinte sur plusieurs protagonistes des décennies plus tard.

Les Pleurs du vent, ce sont les lamentations du crâne d'un kamikaze japonais tué pendant la guerre, qui repose dans un ossuaire désormais inaccessible en haut d'une falaise, face à la mer. Quand le vent souffle, une plainte sourde et angoissante résonne. Des légendes courent sur ce crâne. On ne connaît pas leur nature mais on sait qu'elles sont suffisamment inquiétantes pour tenir les gens à l'écart. 

Puis arrive une équipe de reporters, décidés à filmer le crâne et à raconter son histoire. Chez les habitants, les points de vue divergent. Certains y voient l'opportunité d'attirer l'attention sur le village et de développer le tourisme. Seikichi, lui, s'oppose fermement à ce qu'on dérange le crâne. Et pour cause, il en sait bien plus long que tous les autres sur ses origines.

Ce court roman est un coup de coeur pour moi. Comme le dit l'éditeur : ce texte "conte magnifiquement la paix retrouvée des âmes". Sa construction est originale et nous entraîne là où on ne pensait pas forcément aller au départ. L'écriture m'a séduite, en particulier lorsque l'auteur décrit la nature autour du village, avec son aspect sauvage et luxuriant, voire dangereux : "la prolifération des banians et des liserons", "l'embouchure où la mangrove poussait dru", ou encore cette luciole qui jaillit "laissant derrière elle une fugitive traînée scintillante ; elle tourna autour d'Akira, monta le long de la cascade de liserons, passa entre les deux formes légèrement bleutées et s'évanouit". Je ne regarderai plus jamais un crabe de la même façon désormais (si vous voulez savoir pourquoi, il ne vous reste plus qu'à lire ce roman).

J'ai découvert que les éditions Zulma avaient publié un recueil de nouvelles de cet auteur. Autant vous dire que je pense déjà en parler l'an prochain lors du prochain Mois au Japon.

124 p

Medoruma Shun, Les Pleurs du Vent, 1997

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26/03/2017

Salon Livre Paris 2017

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Je n'avais pas vraiment planifié ma visite au salon Livre Paris 2017 (à vrai dire j'étais pratiquement certaine de ne pas y aller) mais je me suis finalement décidée à la dernière minute, pour passer un très bon moment. Mon billet cette année sera succinct.

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Les principaux stands vus : Gaïa (j'ai craqué sur Les Oreilles de Buster, un roman qui me tentait depuis sa sortie il y a quelques années), Zulma (un peu d'Islandais...), Actes Sud (en vue du mois au Japon), le stand du livre audio où j'ai notamment découvert quelques pépites chez Didier Jeunesse, un éditeur que j'apprécie beaucoup. Je me suis bien entendu arrêtée à bien d'autres endroits mais je suis restée raisonnable et me suis contentée de noter quelques titres.

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Ce salon aura aussi été l'occasion d'échanges conviviaux avec plusieurs éditeurs et auteurs. Je suis également repartie avec deux dédicaces, au hasard des rencontres du salon. 

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Quelques souvenirs ici : les livres dédicacés, une superbe sérigraphie signée offerte par les éditions Didier Jeunesse et un polar de chez Babel également reçu suite à mes choix japonais. On m'a également offert de jolis posters, que je n'ai pas eu le temps de prendre en photo.

Sans doute rendez-vous en 2018 pour un nouveau billet sur ce salon !