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23/04/2018

Aki Shimazaki, Le Poids des Secrets, T5, Hotaru

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Après le myosotis, un dernier symbole avec Hotaru, la luciole. Et quelle belle couverture que celle-ci... Si je n'ai pas eu l'impression de totalement "boucler la boucle" avec ce dernier tome, qui, comme dans la vraie vie, ne livre pas tous les secrets et ne résout pas tous les problèmes d'une vie éclatée, j'ai trouvé que ce dernier opus apportait un éclairage intéressant sur Mariko. Fille-mère ayant caché ses origines coréennes, puis femme adultère pendant une période, Mariko est avant tout une femme qui a traversé les moments les plus tragiques de l'histoire japonaise du XXe. Une femme qui, dans l'adversité, sans soutien familial, sans argent, a réussi à garder la tête haute et à assurer un avenir à son fils. Malgré ses faux pas et cette attirance dont elle ne peut se défaire pour son premier amant, Mariko est une femme qui cherche à reste honnête et méritante à l'égard de son époux, qu'elle apprend à aimer lui aussi.

Avec Hotaru, Mariko s'inquiète pour sa petite fille. Pour qu'elle ne commette pas les mêmes erreurs qu'elle, elle entreprend de lui dévoiler son passé et notamment, l'histoire de sa rencontre avec monsieur Horibe. Une relation dont on connaissait les conséquences, mais pas les circonstances.

Un roman refermé à regret, avec cependant l'envie de relire dans quelque temps cette pentalogie. Outre la dimension historique et les personnages attachants (pour la plupart) et bien croqués, Aki Shimazaki nous comble avec un texte fin, épuré, qui traite de sentiments avec simplicité et retenue. Pour me consoler de cette dernière lecture, le coffret de la deuxième série d'Aki Shimazaki m'attend. Je compte bien savourer prochainement ces cinq courts récits les uns après les autres. [Edit du 23 avril : depuis la rédaction de ce billet, programmé à l'avance, j'ai lu deux romans du 2e cycle... l'engouement se confirme !]

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133 p

Aki Shimazaki, Le Poids des Secrets, T5, Hotaru, 2004

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09/04/2018

Aki Shimazaki, Le Poids des Secrets T4, Wasurenagusa

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Cela fait plusieurs mois que j'ai refermé le dernier tome de la pentalogie d'Aki Shimazaki, Le Poids des Secrets. Il sera plus difficile pour moi de parler de ses deux derniers romans, mais j'ai tant apprécié ces récits que je trouverais dommage de les laisser dans l'oubli de ma bibliothèque.

Wasurenagusa se lit indépendamment des tomes précédents, une fois de plus, mais vient nourrir cette histoire entremêlée si on a choisi de la lire dans son intégralité. Un personnage en retrait, effacé, est ici mis à l'honneur : Kenji, l'époux d'une femme qui a eu un enfant hors mariage et qui, plus tard, redeviendra la maîtresse de son ancien amant. Dans les premiers tomes, on peut penser que ce mari tranquille est en quelque sorte le dindon de la farce. Il travaille dans le même laboratoire que l'amant de sa femme, apprécie cet homme et devient son voisin sans jamais se douter que c'est le père biologique du garçon qu'il a lui-même adopté.

Ce récit qui lui est consacré donne à Kenji une autre envergure. On y découvre un homme élevé dans une famille noble, où la lignée est essentielle. Un homme qui, après un mariage malheureux et la découverte de son infertilité, choisit d'épouser une jeune mère célibataire au passé douteux. Kenji rompt avec sa famille et s'investit pleinement dans son nouveau rôle de mari et de père, malgré les épreuves et un séjour en Sibérie. Voilà un homme intelligent, intègre, affirmé, qui fait preuve de beaucoup de bonté et de maturité. On comprend que son mariage ait été un mariage heureux, malgré l'infidélité de son épouse à une certaine période. Et son portrait assombrit encore l'image que l'on se fait du voisin, qui se veut puissant, omnipotent et viril et qui, par contraste, est finalement assez minable. Au-delà de sa relation avec Mariko, on redécouvre Kenji à travers divers moments de son existence qui n'ont jusque-là jamais été évoqués dans les romans précédents.

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Un quatrième tome qui apporte sa pierre à l'édifice et contribue à construire une histoire familiale toute en finesse et en nuances. On se délecte à la lecture de chacun de ces textes si courts, mais si précieux.

Présenté dans le cadre de la lecture commune d'une oeuvre d'Aki Shimazaki.

126 p

Aki Shimazaki, Le Poids des Secrets T4, Wasurenagusa, 2003

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05/04/2018

Aki Shimazaki, Le Poids des Secrets T3, Tsubame

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J'ai découvert à l'occasion du premier Mois au Japon l'œuvre d'Aki Shimazaki, que j'avais envie de lire depuis une dizaine d'années (rien que ça!). Suite à deux premiers petits coups de cœur, je poursuis la lecture du Poids des Secrets avec le troisième tome, Tsubame.

Le premier avait pour narratrice Yukiko, qui découvrait un côté obscur de son père et les conséquences que les décisions paternelles avaient désormais sur sa propre vie. C'est aussi l'époque de la bombe atomique lancée sur Nagasaki, qui est également au cœur du récit.

Dans le 2e tome, la parole est donnée à Yukio, voisin amoureux de Yukiko. Enfant solitaire, il a vécu avec sa mère célibataire et les visites sporadiques d'un père attendu comme le messie, honorant parfois le repas qui est préparé pour lui, ne venant parfois tout simplement pas.

Ce 3e tome nous ramène quelques décennies en arrière. La narratrice est cette fois-ci la mère de Yukio, Mariko. Son histoire est aussi liée à un autre évènements tragique du XXe : le tremblement de terre de 1923 et la répression à l'encontre des Coréens.

Un tome encore une fois lu d'une traite (en vacances, sans la suite dans mes bagages, ce que j'ai bien regretté). Un style toujours épuré, également empreint de poésie. Les hirondelles ont la part belle ici, mais encore une fois la flore et notamment, les campanules et les cosmos.

Je me demandais à l'origine ce qui pouvait ressortir d'une série de cinq livres traitant d'une même histoire avec des points de vue différents (car cinq, c'est ambitieux!). En réalité, chaque nouveau tome à sa propre personnalité et apporte non seulement une nouvelle perspective, mais d'autres informations qui viennent enrichir et éclairer l'histoire. Ici, c'est la maîtresse du père de Yukiko qui prend la parole. Personnage plutôt effacé, voire en retrait lors des précédents tomes, elle nous livre maintenant l'histoire de ses origines, mêlée à des évènements majeurs de l'Histoire japonaise. Destin triste pour cette femme attachante mal partie dans la vie, heureusement bien entourée dans la vieillesse.
Beaucoup de pudeur, aucun jugement porté sur les personnages. C'est ce qui contribue à faire de cette pentalogie une œuvre réussie.

Présenté en ce mois au Japon dans le cadre du rendez-vous autour d'une plume féminine

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119 p

Aki Shimazaki, Le Poids des Secrets, Tome 3, Tsubame, 2001

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26/03/2017

Salon Livre Paris 2017

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Je n'avais pas vraiment planifié ma visite au salon Livre Paris 2017 (à vrai dire j'étais pratiquement certaine de ne pas y aller) mais je me suis finalement décidée à la dernière minute, pour passer un très bon moment. Mon billet cette année sera succinct.

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Les principaux stands vus : Gaïa (j'ai craqué sur Les Oreilles de Buster, un roman qui me tentait depuis sa sortie il y a quelques années), Zulma (un peu d'Islandais...), Actes Sud (en vue du mois au Japon), le stand du livre audio où j'ai notamment découvert quelques pépites chez Didier Jeunesse, un éditeur que j'apprécie beaucoup. Je me suis bien entendu arrêtée à bien d'autres endroits mais je suis restée raisonnable et me suis contentée de noter quelques titres.

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Ce salon aura aussi été l'occasion d'échanges conviviaux avec plusieurs éditeurs et auteurs. Je suis également repartie avec deux dédicaces, au hasard des rencontres du salon. 

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Quelques souvenirs ici : les livres dédicacés, une superbe sérigraphie signée offerte par les éditions Didier Jeunesse et un polar de chez Babel également reçu suite à mes choix japonais. On m'a également offert de jolis posters, que je n'ai pas eu le temps de prendre en photo.

Sans doute rendez-vous en 2018 pour un nouveau billet sur ce salon !

21/03/2017

Linda McLean, Un Jour ou l'Autre

mclean_un jour ou l'autre.jpegIl y a deux ans (déjà deux ans ?), devant l'enthousiasme de Cryssilda, je me suis procuré un recueil de trois pièces de théâtre de Linda McLean, auteur dont je n'avais encore jamais entendu parler. Je viens d'entamer cet ouvrage en lisant le premier texte, Un Jour ou l'Autre.

Cette pièce se compose de deux parties.

Dans la première, nous faisons la rencontre de Bertha et Bill, couple vivant dans un logement social depuis que l'institut spécialisé qui les accueillait a fermé. Rapidement, les échanges du couple mettent en avant leur difficulté à faire face au quotidien. La venue de la nièce de Bill, Jackie, est source de plaisir mais de nombreuses interrogations. Que lui offrir ? Des Figolu, des toasts au fromage et à tomate. Mais il faut faire des courses, ce qui semble être une épreuve insurmontable. Un caillou est lancé contre la vitre et on pressent également la cruauté du voisinage. 

Dans la deuxième partie, la nièce Jackie discute avec son employeur et ami (voire plus). Son fils l'a appelée pour dire que c'était un jour "avec", ce qui n'a pas été le cas depuis des années. Elle décide de fêter cette journée à part comme il se doit, même si cela implique de remettre à plus tard la visite familiale tant attendue par Bill et Bertha.

Un plaisir de lecture mitigé, mais il me semble assez clair que ce texte se prête mal à la lecture et a besoin d'être porté au théâtre pour prendre une nouvelle dimension. Vous me direz que c'est une évidence - et cela me rappelle le petit-fils d'Oscar Wilde qui, dans l'exposition récente consacrée à l'auteur, déconseillait de lire ses pièces, car il faut les voir sur scène. Il n'en reste pas moins que The Importance of being earnest se lit et se savoure avec délectation quand Un Jour ou l'Autre demande au lecteur de s'accrocher un peu plus, avec ce texte qui cherche à exprimer fidèlement un parler quotidien, souvent haché, interrompu  - ce qui se complique encore lorsqu'il s'agit de personnes handicapées mentalement dont les raisonnements sont parfois un peu décousus. 

L'effort n'en est pas moins louable, et la pièce de Linda McLean ne manque pas d'intérêt. Entre les personnages très réalistes (même s'ils doivent être un peu ternes pour cela), la référence au contexte social de l'après Thatcher, un passage glaçant, ce texte ne laisse pas indifférent. A voir sur scène (et à relire ensuite) !

Une participation au Mois Kiltissime de Cryssilda, dont voici le billet nettement plus enthousiaste (après avoir vu la pièce et rencontré l'auteur).

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88 p

Linda McLean, Un Jour ou l'Autre, 2010

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23/11/2013

Hélène Frappat, Lady Hunt

lady-hunt.jpgRentrée littéraire automne 2013

C'est avec énormément de curiosité que j'ai jeté mon dévolu sur Lady Hunt d'Hélène Frappat dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire, en raison de cette promesse d'un roman gothique qui évidemment renvoyait de suite à une certaine littérature anglo-saxonne et à des codes bien précis. Puis je n'ai cessé de croiser des avis mitigés, voire des lecteurs franchement déçus. C'est donc sans attentes bien précises que j'ai finalement ouvert ce livre, et je m'en réjouis aujourd'hui car cela m'a permis de pleinement apprécier ses qualités... j'aurais sans doute été beaucoup moins enthousiaste si, comme le promet le point de vue des éditeurs, je m'étais complètement fiée à cette phrase ô combien alléchante et merveilleuse : "Des ruines du parc Monceau à la lande galloise, avec liberté et ampleur elle réinvente dans Lady Hunt le grand roman anglais, et toutes les nuances du sortilège".

Oublions donc tous nos a priori sur ce roman et laissons-nous emporter...

Laura Kern travaille pour une agence immobilière dans le Triangle d'Or parisien, faisant visiter des appartements de luxe et des hôtels particuliers à des clients fortunés, pour l'essentiel dans les environs du parc Monceau. Sa situation est précaire car elle est payée à la commission et n'a jusqu'ici réalisé qu'une seule vente. Elle vit dans un petit deux pièces à Vanves en compagnie de son chat, entretient une liaison avec son patron déjà marié. Sur elle et sa soeur plane la menace de la maladie qui a emporté son père, la Chorée de Huntington. C'est d'ailleurs de là que vient le titre, Lady Hunt, qui, outre ses influences anglaises, rappelle aussi la chasse à la femme... car Laura est à la fois traquée par Huntington et par d'étranges rêves dont on ne sait pas d'abord s'ils sont une réelle manifestation du gothique dans le roman ou l'annonce de la maladie, qui provoque des hallucinations.

John_William_Waterhouse_-_I_am_half-sick_of_shadows,_said_the_lady_of_shalott.JPGC'est ainsi que, progressivement, la réalité bascule, tandis que l'étrange envahit le quotidien de Laura Kern. Ainsi, un enfant disparaît lors de la visite d'un appartement. Chaque nuit, elle rêve d'une maison de plus en plus inquiétante. Des odeurs envahissent un jour son appartement. Une porte ne peut plus s'ouvrir. Elle fait face à un miroir sans y trouver son reflet. Eprouve un malaise à visiter certains biens immobiliers. Folie, maladie ou surnaturel ? Hélène Frappat emprunte en effet certains codes du roman gothique anglais mais laisse planer le doute dans l'esprit du lecteur. La construction du roman rappelle d'ailleurs bien plus la littérature française avec ses phrases courtes, incisives, le caractère répétitif de certaines scènes du quotidien, la distance qui s'instaure entre le lecteur et les personnages, l'exercice de style primant à mon sens sur le fond.

Au final, je me suis prise au jeu et ai dévoré ce roman - peut-être qu'une lecture plus hachée aurait d'ailleurs nui au plaisir de lecture, en raison du manque d'empathie des personnages et des scènes récurrentes : visions de la maison dans les rêves ; visites d'appartement ; retrouvailles avec l'amant, la mère, la soeur ; trajets en voiture, en métro, traversée de la Manche en Eurostar...

rossetti_verticordia.jpgJ'ai savouré sa complexité, les nombreuses thématiques (notamment la transmission familiale très bien traitée) et la façon qu'a Hélène Frappat de mêler réalité et fiction, style français et influences anglaises. Le texte est enrichi d'allusions à Lady Shalott, dont la malédiction rappelle celle des soeurs Kern (sur qui s'abattra finalement la maladie ? laquelle sera sauvée ? Huntington est-il le seul sortilège ?). Puis Laura découvre un portrait inquiétant, celui d'une femme rousse qui peuple ses rêves et rappelle les peintures de Rossetti : Sa chevelure flamboyante recouvre son front, ses oreilles, ses épaules, ses bras. Sa chevelure folle que rien n'arrête, pas même le cadre doré du tableau, se fond dans les volutes du papier peint, serpente jusque dans chaque pièce, escalade les charpentes, les poutres, le toit. Ses cheveux sont les veines par où coule le sang de la maison. Son visage et ses lèvres décolorés sont le coeur vibrant de Luna, le coeur du monstre (p 214).

J'ai aussi apprécié les moments passés dans ces luxueux appartements parisiens (où le lecteur devient voyeur et où se concrétise un fantasme, découvrir ce qui se cache derrière les façades et fenêtres de la ville), près des grilles du parc Monceau, puis dans le quartier de Bloomsbury ou sur un banc de Regent's Park à Londres : des lieux où je me suis promenée bien souvent l'âme rêveuse et que j'ai aimé retrouver lors de ma lecture, de nouveau dans un cadre onirique.

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Ce livre aurait presque pu finir en coup de coeur tant j'ai aimé ce dépaysement, si ce n'était une fin que je trouve assez plate, en deçà de ce à quoi nous avait préparés Hélène Frappat. Comme l'a dit Malice : "Ce roman est plein de promesses et puis tout retombe comme un soufflé ." Malgré cette déception sur les dernières pages, je recommande vivement ce livre à condition de ne surtout pas en attendre un roman anglais gothique au sens traditionnel du terme. Et puisque le veut la règle des matchs de la rentrée littéraire, j'attribuerai un 15/20 à Lady Hunt. 

Un roman qui ne laisse pas indifférent... (j'ai découvert une multitude de blogs à l'occasion) :

Avis mitigés voire négatifs : Angee's Livroscope, Biblio (Des Goûts et des Livres), CelimeneEnjoy Books, Florel (Voyage Livresque)HildeKitty la Mouette, La Ptite Souris du Web, Lire Une PassionMaggieMaliceMiss LeoPotzinaSandrine, SariahValou

Avis positifs ou enthousiastes : Anassette, AngélitaBene31, Brigt, Emi Dreams upGaléa (Sous les Galets), Kathel (Lettres Exprès)Knit SpiritLa Critiquante, La Culture HajarienneLeiloona, MyaRosaVal, Yv

La chronique de François Busnel

Merci beaucoup à Price Minister et à Oliver Moss pour l'organisation de ces matchs de la rentrée littéraire !

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318 p

Hélène Frappat, Lady Hunt, 2013

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