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28/05/2018

Challenge Un Mois au Japon Saison 2 : billet de clôture

Pour clore la deuxième saison du Mois au Japon, voici un bilan de mes participations. Une deuxième saison du challenge pendant laquelle je me suis régalée grâce à vous. Il reste encore à finaliser le billet recap et traquer quelques billets récalcitrants, ce qui me donne l'occasion de faire encore des découvertes !

Mes billets 2018 :

Le billet recap

Le billet du Read-a-thon japonais 2018

9 Romans ou novellas :

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         aki shimazaki,le poids des secrets t4,wasurenagusa,japon,challenge un mois au japon,editions actes sud

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- Sayaka Murata, Konbini

- Amélie Nothomb, Ni d'Ève ni d'Adam

Aki Shimazaki, Le Poids des Secrets, Tome 3, Tsubame

- Aki Shimazaki, Le Poids des Secrets T4, Wasurenagusa

- Aki Shimazaki, Le Poids des Secrets, T5, Hotaru

- Keigo Higashino, Les doigts rouges

- Haruki Murakami, L'Etrange Bibliothèque

- Dominique Sylvain, Kabukicho

- Jean-Marc Ceci, Monsieur Origami

2 Mangas :

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- Fumiyo Kouno, Pour Sanpei (2 tomes)

Fumiyo Kouno, Une longue route

4 Albums jeunesse :

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elmodie, un singe dans la neige, challenge un mois au japon, albums enfants japon

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Annelore Parot, Kokeshi Volume 1, Yumi

- Elmodie, Un Singe dans la Neige

- Chiaki Okada & Kazuhito Kazeki, Une nuit à la bibliothèque

- Tatsuhide Matsuoka, Roule

2 Expositions :

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Junya Ishigami : "Freeing Architecture"

Foujita : "Peindre dans les années folles"

*****

Au total 18 billets sans compter le billet recap et le billet de suivi du Read-a-thon... une belle cuvée 2018 ! Je n'en ai pas fini pour autant avec mes envies de lectures et découvertes nippones et vous donne rendez-vous avec plaisir l'année prochaine !

Merci encore à tous et notamment à ma complice Hilde !

Le billet de clôture de 2017 (au bilan plus modeste)

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26/05/2018

Foujita : Peindre dans les années folles

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Ce sera ma troisième exposition nippone en l'espace d'un mois, ainsi que le dernier billet avant mon bilan du challenge Un Mois au Japon, que j'ai adoré partager avec vous et Hilde. D'ailleurs le challenge n'est pas encore tout à fait terminé pour moi puisque je continue à découvrir certains de vos billets (et à alourdir ma liste d'envies pour l'année prochaine).

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Voici la présentation de l'artiste sur le site du musée Maillol, où se tient une rétrospective jusqu'au 15 juillet 2018 :

L’exposition retrace l’histoire d’un destin unique, celui d’un artiste évoluant entre deux cultures. De ses prémices au Japon, en passant par son ascension et la révélation de son oeuvre, son parcours le mènera jusqu’à la création de ce personnage si singulier dans le contexte parisien des années folles. Ses thèmes récurrents – femmes, chats, natures mortes, enfants et autoportraits – sont spécifiques du foisonnement de sa production artistique. Foujita traverse les grands courants modernistes sans dévier de son schéma de recherche, respectueux de ses racines japonaises et du classicisme des grands maîtres occidentaux.
Ses oeuvres en appellent d’autres, celles de ses voisins d’atelier, ses amis, admirateurs et inspirateurs, pour un dialogue enrichissant permettant de mesurer l’originalité et la complémentarité des artistes regroupés sous l’appellation « École de Paris ».

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L’exposition démontre le talent de l’artiste fou de dessin qui, après son illustre prédécesseur Hokusai, maniait le pinceau avec brio. Le trait de Foujita se révèle d’une sureté infaillible et ses lignes d’une finesse calligraphique exemplaire avec l’utilisation du sumi (encre nore japonaise) autant sur le papier que pour ses huiles. Il laisse à la couleur un rôle secondaire mais si décisif qu’elle en sublime le trait. La délicatesse de la gouache et de l’aquarelle emplit les formes par aplat, pour des transparences subtiles lorsqu’il s’agit de peinture à l’huile. Ses fonds d’or renforcent quant à eux l’impression de préciosité et de raffinement.

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Une exposition bien pensée, qui intègre la dimension chronologique tout en donnant à voir les facettes multiples d'un artiste qui s'est beaucoup cherché, s'inspirant d'influences variées (culture asiatique, classiques italiens, amis contemporains et notamment Modigliani). Les toiles japonisantes ont parfois l'intérêt de mêler des sujets plutôt occidentaux à un style extrêmement oriental. De nombreux tableaux sont des allusions évidentes à des pièces maîtresses de l'art religieux.

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L'exposition insiste également sur la personnalité de l'artiste, qui a fréquenté les figures emblématiques des années folles, porte cette horrible coiffure et cette ridicule moustache dans sa volonté de jouer les dandys originaux. Un artiste qui se met en scène en photos et à travers ses toiles pour sortir du lot et se créer une identité marquante. Foujita se distingue également par sa facilité à quitter ses compagnes - ou à remplacer l'avant-dernière lorsqu'elle disparait brutalement.

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Je dois avouer que je ne suis pas particulièrement sensible à l'univers de cet artiste, même si j'ai apprécié un certain nombre d'oeuvres. Certaines de ses toiles ressemblent énormément à du Modigliani, mais je les trouve plus fades. Les facettes de Foujita sont si nombreuses qu'on peut avoir un peu de mal à vraiment déceler ce qui est le plus représentatif de l'artiste. Ce qui m'a en tout cas le plus convaincue, ce sont les portraits dans le style ci-dessous: visage sérieux, quasi fantomatique, regard direct, traits nets du visage (qui d'ailleurs rappellent un peu les primitifs italiens).

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Le détournement des sujets religieux, avec des traits épurés, géométriques, et le recours au doré, est très intéressant lui aussi. Foujita s'est d'ailleurs converti au catholicisme sur le tard et a été jusqu'à concevoir une église à la fin de sa vie.

Je note aussi quelques influences préraphaélites dans le modelé de certains visages:

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Je remarque après coup que l'exposition a fait le choix d'éviter le sulfureux et de privilégier des oeuvres plus sages, moins provocatrices. Par exemple, on y trouve beaucoup de portraits d'enfants mais en cherchant des informations sur le net, j'ai découvert plusieurs toiles plus équivoques, comme Petits enfants faisant pipi, dans une mise en scène indéniablement érotique.

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Source Artvalue

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De même, on trouve dans l'exposition la belle toile ci-dessus, ainsi que quelques autres dans ce style. Une version plutôt chaste comparée à celle présente ci-dessous, que je ne pense pas avoir vue au cours de ma visite :

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Source Artvalue

Beaucoup de chats aussi dans cette exposition. Avis aux amateurs!

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17/05/2018

Jean-Marc Ceci, Monsieur Origami

ceci_monsieur origami.jpgJeune homme, Maître Kurogiku a quitté le Japon pour suivre une femme inconnue. Il vit depuis dans les ruines d'une maison en Toscane. S'il a remis les lieux en l'état, il dit toujours qu'il partira lorsque le propriétaire reviendra. Comme le veut la tradition familiale, Maître Kurogiku fabrique du washi (papier) selon des techniques ancestrales. Il classe ensuite les feuilles obtenues. Vend les moins belles. Conserve les meilleures. Car il ne se consacre pas à l'artisanat à des fins commerciales. En réalité, ce qui lui importe, c'est l'art de l'origami.

Un jour, un jeune horloger fraîchement diplômé se présente chez celui que l'on surnomme Monsieur Origami dans les parages. Il espère réussir à construire la montre la plus complexe au monde et va séjourner chez le maître, bousculant progressivement le monde immuable dans lequel vit depuis des années Maître Kurogiku. Les deux hommes vont, à leur façon, influencer l'autre et sa perception du monde. Nous assistons à leur rencontre et à leur séparation.

Conte inspiré de la philosophie orientale, roman contemplatif, Monsieur Origami est un texte épuré, concis, qui se construit progressivement, doucement, pas à pas... avec une habileté certaine. Si ce n'est pas un coup de coeur, j'ai apprécié le rythme lent, les phrases simples et ciselées et cette façon dont, progressivement, on comprend que Jean-Marc Ceci ne laisse rien au hasard et sait très bien où il veut nous emmener, malgré une première impression de simplicité. Un texte qui rend un bel hommage à la culture nippone et à l'art très spirituel de l'origami.

Bravo aux éditions Folio pour le choix de ce beau papier (qu'est-ce que c'est agréable !) et la couverture embossée.

Une participation tardive au mois japonais et un nouveau billet pour le mois italien de Martine.

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158 p

Jean-Marc Ceci, Monsieur Origami, 2016

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13/05/2018

Dominique Sylvain, Kabukicho

sylvain_kabukicho.jpgJe n'ai pas eu le temps de partager avec vous cette chronique lors du mois d'avril, et pourtant voilà un roman policier qui sort des sentiers battus. Nous plongeons dans Kabukicho, quartier des plaisirs de Tokyo, où l'Anglaise Kate Sanders est hôtesse. Le récit s'ouvre avec sa disparition, bientôt assortie d'une photo et d'un sms énigmatique envoyé à son père : "Elle dort ici". Une phrase qui rappellera rapidement à l'inspecteur Yamada  la signature d'un tueur en série déjà exécuté.

Mettant tour à tour en avant divers personnages, et notamment l'hôte le plus recherché du quartier, ami de Kate, ainsi que la colocataire et collègue de celle-ci, ce roman tient davantage du thriller que du whodunnit. Ce n'est pas tant la solution de l'énigme qui nous intéresse (on devine ce qu'il en est à la moitié du récit) que la découverte du quartier dont le visage baroque et extravagant masque les côtés plus sombres, entre clubs répugnants et méthodes sommaires de la pègre locale.

Personnages travaillés, complexes et souvent tourmentés, récit mené à un rythme haletant, portrait vibrant d'un quartier déroutant, une chute qui crée la surprise : voilà qui fait de Kabukicho un roman original et très réussi. Un titre qui n'est pas sans rappeler Le Talentueux Mr Ripley, version nippone.  En bémol, sans doute un peu trop de cadavres sur la fin pour rester totalement crédible, mais peu importe, la sauce avait suffisamment pris avant... on avale les dernières pages d'une traite.

Merci aux éditions points pour cette lecture saisissante !

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283 p

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Dominique Sylvain, Kabukicho, 2016

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Et quelques photos de ce quartier :

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25/04/2018

Exposition Junya Ishigami : "Freeing Architecture"

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Photo Copyright MyLouBook

Jusqu'au 10 juin 2018, la Fondation Cartier pour l’art contemporain présente Freeing Architecture, la première grande exposition personnelle de Junya Ishigami. Figure majeure et singulière de la jeune scène architecturale japonaise, Lion d’or à la Biennale d’architecture de Venise en 2010, Junya Ishigami est l’auteur d’une œuvre conceptuelle et poétique dans laquelle le paysage tient une place prépondérante.  Source

Ayant la tête au Japon en ce mois d'avril, je ne pouvais pas manquer deux expositions qui se déroulent à Paris en ce moment. Voici la première - je réserve mon billet sur les Enfers et Fantômes d'Asie (Musée du Quai Branly) pour le challenge annuel de Purple Velvet cet été.

Freeing architecture permet de découvrir des maquettes alliant nature et structures modernes, dans des formes innovantes, repensant notre cadre de vie. De beaux projets et une précision incroyable dans l'exécution (notamment dans les blocs de béton et plaques de métal travaillés directement). Le tout dans le cadre extrêmement agréable de la fondation : j'ai profité de ma visite pour me prélasser dans le jardin à l'arrière, sous un beau soleil, un carnet de notes à la main.

Mes photos de l'exposition et du bâtiment ci-dessous.

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Photos Copyright MyLouBook

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23/04/2018

Aki Shimazaki, Le Poids des Secrets, T5, Hotaru

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Après le myosotis, un dernier symbole avec Hotaru, la luciole. Et quelle belle couverture que celle-ci... Si je n'ai pas eu l'impression de totalement "boucler la boucle" avec ce dernier tome, qui, comme dans la vraie vie, ne livre pas tous les secrets et ne résout pas tous les problèmes d'une vie éclatée, j'ai trouvé que ce dernier opus apportait un éclairage intéressant sur Mariko. Fille-mère ayant caché ses origines coréennes, puis femme adultère pendant une période, Mariko est avant tout une femme qui a traversé les moments les plus tragiques de l'histoire japonaise du XXe. Une femme qui, dans l'adversité, sans soutien familial, sans argent, a réussi à garder la tête haute et à assurer un avenir à son fils. Malgré ses faux pas et cette attirance dont elle ne peut se défaire pour son premier amant, Mariko est une femme qui cherche à reste honnête et méritante à l'égard de son époux, qu'elle apprend à aimer lui aussi.

Avec Hotaru, Mariko s'inquiète pour sa petite fille. Pour qu'elle ne commette pas les mêmes erreurs qu'elle, elle entreprend de lui dévoiler son passé et notamment, l'histoire de sa rencontre avec monsieur Horibe. Une relation dont on connaissait les conséquences, mais pas les circonstances.

Un roman refermé à regret, avec cependant l'envie de relire dans quelque temps cette pentalogie. Outre la dimension historique et les personnages attachants (pour la plupart) et bien croqués, Aki Shimazaki nous comble avec un texte fin, épuré, qui traite de sentiments avec simplicité et retenue. Pour me consoler de cette dernière lecture, le coffret de la deuxième série d'Aki Shimazaki m'attend. Je compte bien savourer prochainement ces cinq courts récits les uns après les autres. [Edit du 23 avril : depuis la rédaction de ce billet, programmé à l'avance, j'ai lu deux romans du 2e cycle... l'engouement se confirme !]

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133 p

Aki Shimazaki, Le Poids des Secrets, T5, Hotaru, 2004

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21/04/2018

Chiaki Okada & Kazuhito Kazeki, Une nuit à la bibliothèque

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En faisant du repérage pour la première édition du Mois au Japon, j'avais noté quelques albums pour plus tard, dont celui-ci. Le titre ainsi que la jolie couverture m'avait attirée.

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Des enfants se rendent à la bibliothèque avec leurs doudous. Ils doivent les y laisser. Les doudous dorment mais dans l'obscurité, alors qu'il n'y a personne, ils se lèvent les uns après les autres et commencent à sortir les livres de leurs étagères et à semer la zizanie. Les bibliothécaires arrivent et s'occupent gentiment d'eux. Le lendemain les enfants vont rechercher leurs doudous.

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De charmants dessins dans des tons pastels, pleins de douceur et de délicatesse. C'est le point fort de cet album qui a plu à Petite Lou mais m'a laissée sur ma faim. Pourquoi les enfants partent sans les doudous et vont les rechercher le lendemain ? Pourquoi les doudous ne vivent pas quelques aventures palpitantes ? Comment se fait-il que les bibliothécaires trouvent tout à fait normal de voir des doudous vivants alors que les enfants eux-mêmes semblent ne se douter de rien ? Une jolie histoire qui reste un peu simpliste à mon goût, même si on savoure l'univers décrit et sa fantaisie. J'en attendais peut-être trop car j'ai suivi les avis positifs en ligne.

Je me demande également si l'album est très solide (le carton de la couverture est apparent, l'illustration ne couvre pas les angles et je pense que les coins peuvent s'abîmer si on ne fait pas attention).

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Les dessins m'ont rappelé ceux de Jour de pluie, magnifique album que je vous recommande vivement.

40 p

Chiaki Okada & Kazuhito Kazeki, Une nuit à la bibliothèque, 2014

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19/04/2018

Haruki Murakami, L'Etrange Bibliothèque

murakami_etrange bibliotheque.jpgUn jeune garçon se rend à la bibliothèque municipale. Il y rapporte deux livres et annonce à la bibliothécaire qu'il en cherche d'autres. Sans écouter en détail sa requête, la femme l'envoie au sous-sol, dont le garçon ne connaissait pas l'existence. Il emprunte un couloir et se rend dans une pièce où un vieillard est assis. Malgré des hésitations et l'envie de renoncer à sa demande concernant la perception des impôts dans l'empire ottoman, l'adolescent n'ose pas se montrer impoli et accepte de lire sur place trois énormes volumes anciens apportés par le vieil homme. Il s'enfonce alors dans un dédale de couloirs sombres, pour finalement découvrir que la salle de lecture est un cachot. Ajoutez à cela un homme-mouton et une jeune fille sortie de nulle part, et vous aurez une idée de l'univers dans lequel Murakami nous plonge.

On glisse rapidement de la normalité à l'étrange, de la faille et du doute à l'horreur subtile, surréaliste. Cauchemar ou réalité ? Oeuvre de l'imagination ? Autant de questions que le lecteur est en droit de se poser.

Je suis passée complètement à côté de ce court texte de Murakami, sombre, malsain, conte inquiétant dont je ne voyais ni l'objectif ni l'intérêt. Accompagné d'illustrations de Kat Menschik qui ne m'ont pas davantage séduite (malgré l'imaginaire associé et l'interaction intéressante avec le texte), ce livre me confirme que je suis moins sensible aux textes oniriques de Murakami qu'à ceux davantage ancrés dans la réalité et l'univers contemporain japonais.

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Haruki Murakami, L'Etrange Bibliothèque, 2005

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17/04/2018

Keigo Higashino, Les doigts rouges

keigo higashino,les doigts rouges,challenge un mois au japon,roman policier japonais

Après La Maison où je suis mort autrefois, à l'atmosphère inquiétante, presque surnaturelle, cette deuxième lecture d'un roman de Keigo Higashino a de nouveau produit sur moi une forte impression. Noirceur et habileté sont les deux mots qui me viennent en premier à l'esprit pour qualifier ce récit où l'on sait d'entrée de jeu qui est le tueur. L'intérêt de l'intrigue consiste à suivre en parallèle coupables et police, pour voir comment les premiers comptent s'en sortir et comment les seconds pourront éventuellement résoudre l'affaire.

Maehara Akio est un employé de bureau de la classe moyenne, dont la vie se résume à des journées en entreprise, une éventuelle bière entre collègues, de longs moments passés dans des transports en commun bondés et une vie familiale peu réjouissante. Sa femme Yaeko et lui ne s'entendent pas particulièrement bien, son fils Naomi est un adolescent abruti de jeux vidéos et colérique, et sa vieille mère qui vit avec eux souffre de démence sénile. Lorsque s'ouvre le roman, Yaeko appelle son mari au bureau pour qu'il rentre rapidement : leur fils a étranglé une petite fille, provisoirement cachée sous un sac-poubelle dans le jardin. Au lieu d'appeler la police, la famille décide de couvrir l'adolescent.

Voilà un roman glaçant. Par le sujet bien entendu, mais aussi par la façon dont tout la famille Maehara décide de réagir. La petite est abandonnée dans un endroit sordide. La mère ne cesse de protéger son infâme rejeton ; il ne faudrait pas perturber le pauvre petit chaton, déjà tout tourneboulé par ce qui est arrivé. Tellement perturbé qu'il continue à réclamer des hamburgers, joue à la console et dort paisiblement quand ses parents ne vivent plus. Un adolescent qui d'emblée leur dit ne pas être responsable de par son âge; pour lui, il est tout à fait normal que ses parents gèrent le problème. Et il compte bien ne plus être importuné à ce sujet. Vient ensuite la stratégie mise au point par Akio, tellement sordide et cruelle. Et le retournement de situation final qui nous fait porter sur le déroulement des évènements un tout autre regard. Curieusement, le cynisme de cette famille sera contrebalancé par les réactions de deux cousins policiers, qui par leur approche professionnelle et leurs choix personnels, vont apporter une touche d'humanité, qu'on ne réalisera pleinement que dans les dernières pages. L'auteur décortique des relations familiales complexes avec beaucoup de talent. Un texte dont je n'attendais rien en particulier et que j'ai trouvé original et intelligent.

Keigo Higashino, Les doigts rouges, challenge un mois au japon, roman policier japonais

 

 

237 p

Keigo Higashino, Les doigts rouges, 2009 (2018 pour la version française)

Keigo Higashino, Les doigts rouges, challenge un mois au japon, roman policier japonais

14/04/2018

Elmodie, Un Singe dans la Neige

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Un superbe album offert par ma complice Hilde à mes espiègles kokeshis.

elmodie, un singe dans la neige, challenge un mois au japon, albums enfants japon

Un singe souffre du froid en hiver et décide de partir chercher le printemps. Sa quête le mènera à travers le Japon, au mont Fuji et en mer où il rencontrera un grand dragon. S'il ne trouve pas le printemps, il découvrira à son retour des sources d'eau chaude dans la glace, apparues grâce au dragon. Il n'aura ainsi plus jamais froid en hiver.

elmodie, un singe dans la neige, challenge un mois au japon, albums enfants japon

Un album à l'histoire courte et poétique, portée par des pop-ups de toute beauté. Magnifique.

Une participation au rendez-vous Album jeunesse du Mois au Japon, en partenariat avec le challenge Je lis aussi des albums.

16 p

Elmodie, Un Singe dans la Neige, 2015

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13/04/2018

Read-a-thon Un Mois au Japon : le billet de suivi

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Les autres participantes : 

BidibBlandine, FondantGrignoteHildeKobaitchi, L'Or Rouge, MargotteNathchocoPurplevelvet

Trois jours pour lire, voir, manger, rêver, vivre japonais, c'est l'objectif de ce week-end ! Si les jours à venir sont déjà bien remplis, la PAL préparée pour l'occasion est gourmande et donne envie de se plonger dans un bon bouquin, un thé matcha à portée de main, pendant que le ramen cuit doucement et exhale de bonnes odeurs dans la maison.

Voilà la PAL dans laquelle j'irai piocher mes lectures - soyons réaliste, je ne prévois pas du tout de lire tout ça, mais j'ai de quoi passer de bons moments !

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Bonnes lectures à tous ! 

*****

Vendredi 13 avril

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13h : Pour commencer déjeuner taïwanais de calamar aux légumes puis un tiramisu au thé matcha, qui me rapproche doucement des rives nippones. Une ou deux pages lues pour accompagner tout ça !

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15h15 : Finalement c'est un peu plus tard que j'ai trouvé un moment pour lire. J'ai terminé la première nouvelle du recueil La mort en été de Yukio Mishima, un auteur que j'hésitais à lire depuis longtemps. 26 p lues. Sur ce, je m'apprête à ressortir et n'aurai plus l'occasion de lire avant ce soir. Je vous retrouve donc tout à l'heure.

Edit du samedi :

Ne travaillant pas hier, j'ai profité de ce temps libre pour faire un peu de bénévolat auprès d'enfants d'une école maternelle, avec des séances de lecture auprès de deux groupes d'âges différents. Une expérience amusante et quelques lectures d'albums à ajouter au compteur du RAT. Evidemment, il y avait ceux qui après une histoire ou deux ont envie de se dégourdir de nouveau les jambes, mais aussi plusieurs petits bouts qui ne voulaient plus partir. Ça faisait plaisir de voir des enfants fixer avec autant d'attention les albums, assis en tailleur, les yeux ronds et un petit doigt se levant à la fin des dernières histoires pour demander timidement de prolonger la séance. Au final je suis restée beaucoup plus que prévu sans voir le temps passer.

Nous avons lu :

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et

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Soit 8 albums : Princesse Parfaite, Zoé et la générosité (32 p), Le loup qui n'aimait pas lire (32 p), Zébulon le dragon (32p), Le loup ne viendra pas (28p), Mme Lumineuse (40p), Oh Non, George ! (32p), Aventures en Alaska - livre personnalisé (44p), Mme Bonheur et la sorcière (40p).

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Puis hier soir, Petite Lou a choisi de lire avec moi Le poisson rouge de Nanami (32p). J'ai ensuite eu envie de commencer la 2e pentalogie d'Aki Shimazaki mais je me suis endormie au bout de quelques pages, ce qui n'a rien à voir avec les qualités du livre (5p).

Au total vendredi : 343 p

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Samedi 14 avril

Journée bien remplie en perspective, on fête un anniversaire. Je ne suis pas certaine de lire grand-chose ni de pouvoir suivre le RAT sur la blogosphère avant ce soir. J'ai hâte de découvrir vos lectures tout à l'heure !

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Photo Copyright MyLouBook

22h30 : A partir de 18h, j'ai trouvé quelques petits moments pour me plonger dans Mitsuba, premier tome du cycle Au coeur du Yamato. De nouveau conquise par Aki Shimazaki, j'ai tout laissé en plan après le dîner pour avancer dans ma lecture. Court roman dévoré et terminé ce soir. 121 p de ce roman lues aujourd'hui.

Sur ce, je m'en vais découvrir les billets de RAT de mes comparses du week-end, puis je lirai encore un peu ce soir... à côté de moi, un manga, le 2e tome du cycle Au coeur du Yamato et La Tombe des Lucioles.

Edit du lendemain : au final, mon tour sur la blogosphère a occupé ma deuxième partie de soirée. J'ai donc juste commencé un manga, Dans un recoin de ce monde, dont j'ai lu 16 p.

Au total samedi : 137 p 

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Dimanche 15 avril

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De façon logique, nous avons débuté la journée en lisant plusieurs fois L'heure de la lune d'Alex Sanders, un album pour s'endormir (18p) - un album très sympathique de l'abonnement de l'école des loisirs, dont je ne suis pas toujours convaincue.

Sur ce, comme il fait un temps superbe, la famille Lou s'apprête à sortir... je vous retrouve plus tard dans la journée, par ici et sur vos blogs !

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12h30 : En rentrant du marché, Mini Lou m'a demandé de lire The Gruffalo's Child (32p). Elle a son concept à elle: elle bouquine dans son coin, moi à côté, mais je n'ai pas le droit de choisir mon livre - sinon elle me le reprend d'emblée. Alors j'en ai profité pour relire cet album que je ne connais pas très bien car c'est habituellement Mr Lou qui le choisit pour la lecture du soir. D'ailleurs, il faudrait que je vous reparle des deux auteurs de cet album, dont on a testé et approuvé pas mal d'histoires !

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A déjeuner, Mr Lou avait fait du filet de sandre saupoudré au curry, purée d'épinards passée au siphon et grenade pour assaisonner. Un repas délicieux qui me donne des forces pour entamer une séance de lecture pendant que Mini Lou dort.

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15h00 : après un tour chez les copinautes rathoniennes (sauf Kobaitchi dont le serveur semble avoir décidé de se rebeller aujourd'hui...), je vais commencer ma séance de lecture. A côté de moi, les romans pris en photo. Finalement j'en ai ajouté deux de plus comme je n'arrive pas à me décider. Bonne poursuite de RAT à toutes !

Un peu plus tard... J'ai lu "Trois millions de yens", deuxième nouvelle du recueil La mort en été de Mishima, soit 20 p de plus.

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19h30 : Finalement mon choix s'est porté sur Kabukicho de Dominique Sylvain (47p lues). Après-midi bien remplie aussi avec Mini Lou et ce soir nous aurons probablement la visite d'un copain, je ne sais donc pas encore quand je reviendrai sur la blogo après cette brève incursion. A plus tard !

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22h40 : Après le dîner, j'ai commencé à lire L'Etrange bibliothèque de Haruki Murakami, jusqu'à ce que notre ami  (dont on ne savait pas trop s'il pouvait passer car il arrivait d'Allemagne et avait une bonne journée derrière lui) nous appelle pour nous demander le digicode. Après un moment sympa passé ensemble, me voici de nouveau prête à lire Murakami.

Purplevelvet compte participer à ce RAT demain encore, comme elle n'a pas pu être présente tout le week-end. Je suis tentée de mettre encore à jour ce billet demain, même si ma participation sera assez limitée. Si jamais vous souhaitez finir demain comme Purple et moi, n'hésitez pas !

23h35 : J'ai terminé L'Etrange bibliothèque (73p).

Avant de m'endormir, j'ai seulement lu 7 p supplémentaires de Kabukicho.

Au total dimanche :  197 p 

*****

Lundi 16 avril :

Bonnes lectures à celles qui poursuivent aujourd'hui (lundi) ce R-A-T ! Pour ma part, je vous donne rendez-vous ce soir !

21h : Seulement 13 p de Kabukicho lues dans la journée. Je retourner bouquiner !

En ce qui concerne les rendez-vous de la semaine, je manque celui consacré au Tombeau des Lucioles mais serai prête demain pour le RDV polar. Jeudi je pense vous parler de Murakami et samedi je participerai de nouveau à la LC d'un album jeunesse. J'aimerais bien cuisiner dimanche, mais il faudrait que je fasse quelques courses de circonstance d'ici là !

*****

Bilan total du R-A-T :

La mort en été de Yukio Mishima : 46 pages (en cours)

Princesse Parfaite, Zoé et la générosité : 32 p (album) 

- Le loup qui n'aimait pas lire : 32 p (album)

- Zébulon le dragon : 32p (album) 

- Le loup ne viendra pas : 28p (album)

- Mme Lumineuse : 40p (album) 

- Oh Non, George ! : 32p (album) 

- Aventures en Alaska - livre personnalisé : 44p (album)

Mme Bonheur et la sorcière : 40p  (album)

Le poisson rouge de Nanami : 32p (album)

Mitsuba, premier tome du cycle Au coeur du Yamato d'Aki Shimazaki : 126 p / roman terminé

Dans un recoin de ce monde : 16p  (manga / en cours)

- L'heure de la lune : 18p (album)

The Gruffalo's Child : 32p (album)

Kabukicho : 67 p (roman / en cours)

 - L'Etrange bibliothèque de Haruki Murakami : 73 p / novella terminée

 

Soit 690 pages lues pendant le R-A-T Un Mois au Japon

(dont 312 p de romans / nouvelles)

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R-A-T du challenge "Un Mois au Japon"

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Image issue site abebooks

Hilde et moi espérons vous retrouver ce week-end pour le R-A-T du challenge "Un Mois au Japon".

Grand moment de lecture et de partage, en perspective, préparez-vous!

Comment se déroule ce R-A-T ?

Du vendredi 13 avril, dès le petit matin, au dimanche 15 avril, 23h59, vous lisez autant que vous le souhaitez et partagez vos moments de lecture sur votre blog et ceux des autres participant(e)s. Au moins une de vos lectures doit être en rapport avec le Japon.

Envie d'une pause pendant le R-A-T ? C'est peut-être le moment de savourer un film japonais, un thé sencha ou des biscuits au thé vert.

Le R-A-T est avant tout un week-end de détente et d'échanges entre participants et blogueurs !

*****

Rejoignez-nous vendredi 13 avril ! Les festivités commencent dès ce matin sur nos blogs et sur le groupe facebook du Challenge Un Mois au Japon.

-> Inscrivez-vous quand vous le souhaitez y compris pendant le week-end, vous êtes libres de vous joindre à nous à tout moment, en nous laissant un petit commentaire.

-> N'oubliez pas de partager votre billet suivi du week-end pour partager vos découvertes.

A  ce soir!

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11/04/2018

Fumiyo Kouno, Une longue route

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Photo myloubook

Après Le Pays des Cerisiers et Pour Sanpei, je poursuis ma découverte de l'univers de Fumiyo Kouno, toujours avec grand plaisir.

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Dans Une Longue route (one shot), il est question d'un couple, Sôsuke et Michi. Et pas n'importe quel couple.

Michi débarque un jour avec une lettre du père de Sôsuke. Elle lui lit la lettre à voix haute : celle-ci stipule qu'un ami lui a donné sa fille dans un bar, et que voilà Sôsuke (son vaurien de fils) marié. Michi, qui ne s'étonne de rien et semble un peu dans son monde, a accepté de signer le contrat de mariage et s'installe donc chez Sôsuke. Celui-ci aime les jeunes femmes coquettes et sexy; il trouve Michi sans intérêt, si ce n'est qu'elle gère le ménage et travaille à mi-temps, quand lui passe une bonne partie de son temps à procrastiner.

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Photo myloubook

Malgré les apparences, c'est un couple sympathique. Certes, Sôsuke est égoïste, infidèle, fainéant et il tient régulièrement des propos peu flatteurs à sa femme. Et pourtant, un fragile équilibre se crée peu à peu. Les critiques rebondissent sur Michi sans l'atteindre la plupart du temps. Et Sôsuke a parfois des élans de sollicitude à son égard. Il recherche sa compagnie. Profite de bons moments avec elle au quotidien. Michi, elle, n'est pas amoureuse de son époux mais prend plaisir à mener cette vie où les sentiments ne sont pas engagés. Quoi que...

Les illustrations délicates de Fumiyo Kouno sont toujours un régal pour les yeux et, à travers de nombreuses courtes séquences, ce manga dessine les contours d'une jolie histoire, d'amitié ou d'amour... la chute le laissera entendre, avec une certaine poésie. Ma seule réserve tient à quelques incompréhensions, essentiellement de blagues, qui viennent sans aucun doute d'une méconnaissance de la culture nippone... mais cela concerne très peu de scènes. Il ne reste plus qu'un manga de cet auteur de ma PAL (et à connaissance, j'ai tous ceux publiés en France)... je vais avoir du mal à quitter son univers.

 fumiyo kouno, pour sanpei, manga, challenge un mois au japon, une longue route

 

 

215 p

Fumiyo Kouno, Une longue route, 2005

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09/04/2018

Aki Shimazaki, Le Poids des Secrets T4, Wasurenagusa

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Cela fait plusieurs mois que j'ai refermé le dernier tome de la pentalogie d'Aki Shimazaki, Le Poids des Secrets. Il sera plus difficile pour moi de parler de ses deux derniers romans, mais j'ai tant apprécié ces récits que je trouverais dommage de les laisser dans l'oubli de ma bibliothèque.

Wasurenagusa se lit indépendamment des tomes précédents, une fois de plus, mais vient nourrir cette histoire entremêlée si on a choisi de la lire dans son intégralité. Un personnage en retrait, effacé, est ici mis à l'honneur : Kenji, l'époux d'une femme qui a eu un enfant hors mariage et qui, plus tard, redeviendra la maîtresse de son ancien amant. Dans les premiers tomes, on peut penser que ce mari tranquille est en quelque sorte le dindon de la farce. Il travaille dans le même laboratoire que l'amant de sa femme, apprécie cet homme et devient son voisin sans jamais se douter que c'est le père biologique du garçon qu'il a lui-même adopté.

Ce récit qui lui est consacré donne à Kenji une autre envergure. On y découvre un homme élevé dans une famille noble, où la lignée est essentielle. Un homme qui, après un mariage malheureux et la découverte de son infertilité, choisit d'épouser une jeune mère célibataire au passé douteux. Kenji rompt avec sa famille et s'investit pleinement dans son nouveau rôle de mari et de père, malgré les épreuves et un séjour en Sibérie. Voilà un homme intelligent, intègre, affirmé, qui fait preuve de beaucoup de bonté et de maturité. On comprend que son mariage ait été un mariage heureux, malgré l'infidélité de son épouse à une certaine période. Et son portrait assombrit encore l'image que l'on se fait du voisin, qui se veut puissant, omnipotent et viril et qui, par contraste, est finalement assez minable. Au-delà de sa relation avec Mariko, on redécouvre Kenji à travers divers moments de son existence qui n'ont jusque-là jamais été évoqués dans les romans précédents.

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Un quatrième tome qui apporte sa pierre à l'édifice et contribue à construire une histoire familiale toute en finesse et en nuances. On se délecte à la lecture de chacun de ces textes si courts, mais si précieux.

Présenté dans le cadre de la lecture commune d'une oeuvre d'Aki Shimazaki.

126 p

Aki Shimazaki, Le Poids des Secrets T4, Wasurenagusa, 2003

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07/04/2018

Annelore Parot, Kokeshi Volume 1, Yumi

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Un album dont je voulais déjà parler l'an dernier lors de la première édition du mois au Japon. Une année a passé et ce livre connaît toujours un joli succès à la maison. Il est mis de côté quelques mois le temps de l'oublier un peu puis Petite Lou retrouve avec un plaisir renouvelé cette jolie kokeshi, l'univers japonais de l'album et les petits jeux de "cherche et trouve" qui sont proposés.

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A travers une approche ludique et des dessins kawaii, l'enfant découvre l'univers des kokeshis, les kimonos, les plats japonais (s'il ne les savoure pas déjà - eh oui, nous avons une accro aux sushis et salades d'algues à la maison !), les lanternes, la ville et la nature, l'intérieur japonais (entraperçu).

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Il faut ainsi accorder kimono et éventail, retrouver la meilleure amie de Yumi grâce à sa tenue, deviner le déguisement que les kokeshis porteront à une fête ou encore, différencier les plats japonais d'autres objets glissés parmi eux. Une jolie façon de s'ouvrir au Japon. 

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Lu dans le cadre du rendez-vous Album jeunesse du Mois au Japon et du challenge Je lis aussi des Albums.

48 p

Annelore Parot, Kokeshi Volume 1, Yumi, 2009

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