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30/07/2015

Album Alice in Wonderland de Susie Linn

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Je poursuis mes lectures autour d'Alice au Pays des Merveilles avec cet album tout juste publié au Royaume Uni pour fêter les 150 ans du livre de Lewis Carroll. C'est un album destiné aux enfants encore trop jeunes pour aborder le texte d'origine. Il a donc été réécrit par Susie Linn, en reprenant quelques scènes clef pour résumer l'histoire (la duchesse et la fausse tortue disparaissent par exemple).

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Le texte devient donc très abordable. En revanche, les transitions sont parfois abruptes (vous me direz que c'est un peu le cas dans le roman de Carroll aussi) et certains résumés vraiment succincts. Je me demande donc si ce n'est pas un brin trop décousu pour les enfants qui découvriraient l'histoire seuls via cet album. 

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C'est en tout cas un excellent support pour ceux qui ne voient pas d'inconvénient à s'affranchir du texte pour expliquer le contenu d'un album à un enfant. Comme j'aime bien broder sur la base de simples images, cette version d'Alice me convient très bien.

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J'avais jeté mon dévolu sur ce livre en particulier (car ceux autour d'Alice sont très nombreux) en raison de la couverture. Je ne regrette pas mon choix. J'ai beaucoup aimé les illustrations d'Alexandra Ball, qui occupent chaque double-page. Dans des tons pastels, doux, ces dessins adaptés à un public d'enfants renvoient à l'univers des premiers illustrateurs d'Alice tout en y insufflant un vent de fraîcheur. Un vrai plaisir pour les yeux !

Highly recommended !

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32 p

Alice in Wonderland, Réécrit par Susie Linn et illustré par Alexandra Ball, 2015

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19/07/2015

Neil Gaiman & Adam Rex, Chu's Day at the Beach

album_chus day at the beach.jpgIl y a un mois, je revenais le sac à dos plein de souvenirs anglais pour Baby Lou, à commencer par plusieurs livres dont j'ai commencé à vous parler: Paddington et l'album ludique Hello London ! de Marion Billet pour les très jeunes lecteurs. Je poursuis avec une lecture estivale, idéale pour divertir vos enfants au retour de la plage : Chu's Day at the Beach. J'ai découvert que cet album fait suite à Chu's Day et Chu's Day at School mais il peut se lire de manière tout à fait indépendante.

Dans cet opus, Chu se rend à la plage avec ses parents et commence à bien profiter de sa journée grâce à une énorme glace. Mais il a soudain une folle envie d'éternuer et, lorsque l'inévitable arrive, l'impact est si fort que la mer se retrouve coupée en deux. Chu et les autres personnages présents sur la plage se mettent à marcher entre les deux murs d'eau, voyant au passage les habitants marins, peu ravis de la situation. On invite donc Chu à éternuer pour résoudre le problème, mais il est bien sûr impossible d'éternuer sur commande...

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J'ai craqué sur la couverture en librairie et ne le regrette pas. Les dessins sont à la fois gais, très colorés, vivants et pleins d'humour. On s'imagine bien à la plage et on n'a aucun mal à suivre les aventures de Chu grâce à la précision des planches, qui nous permettent de saisir des petits détails comme la texture mouillée du sol ou la présence de coquillages luisant au soleil. Si l'histoire est courte (mais très mignonne), on consacre du temps à chaque double-page en raison des illustrations, qui sont très parlantes. Beaucoup d'attention est portée aux estivants installés à la plage, y compris jusqu'à de petits insectes.

Un vrai régal pour les yeux et une lecture qui sent bon le soleil, le sable mouillé et les vaguelettes. On se sentirait presque en vacances !

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32 p

Neil Gaiman & Adam Rex, Chu's Day at the Beach, 2015

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14/07/2015

Lewis Carroll, Alice's Adventures in Wonderland

carroll_alice in wonderland.jpgIl y a 150 ans paraissait pour la première fois le célèbre Alice au Pays des Merveilles. Après un premier billet sur un album pour les tout-petits qui en est inspiré, je continue à rendre hommage à Alice avec une relecture du texte d'origine. J'ai choisi pour cela ma version anglaise aux Editions Collector's Library. J'ai également relu ensuite certains passages dans mon édition de la Pléiade, dans laquelle j'ai surtout prêté attention aux commentaires de J. Gattégno qui l'accompagnaient.

Ces deux éditions reproduisent les illustrations originales de Tenniel. Celui-ci avait été sollicité par Lewis Carroll. L'artiste trouva d'ailleurs la première impression de trop mauvaise qualité. Une deuxième impression eut lieu. Fort heureusement pour Lewis Carroll qui publiait à compte d'auteur, un éditeur américain racheta tous les livres initialement imprimés en dépit de leurs défauts.

carroll_alice_Tenniel01.jpgMes souvenirs d'Alice au Pays des Merveilles sont étroitement liés au dessin animé de Disney ainsi qu'à une histoire en BD lue dans un magazine quand j'étais petite. Je me souviens encore de quelques dessins et sais où j'avais lu (plusieurs fois) cette BD, mais je serais bien incapable de savoir si elle se trouve toujours quelque part. Toujours est-il que ma vision d'Alice avait besoin d'être dépoussiérée.

carroll_alice_wonderland_tenniel 02.jpgOn se souvient bien du lapin blanc et d'Alice qui part à sa poursuite. Mais ensuite, je dois bien avouer que de nombreux détails m'avaient échappés. A commencer par la chute initiale spectaculaire, où les murs sont encombrés d'étagères et d'objets divers et variés qu'Alice parvient à prendre et à reposer plus bas. Puis les bouteilles et autres denrées la faisant grandir et rapetisser : si je me souvenais évidemment du principe, j'ai été surprise par le nombre de tentatives d'Alice, qui ne cesse de changer de taille tout au long du récit - si bien que cela en devient un brin fastidieux selon moi. J'avais oublié la présence du loir au thé du chapelier fou. Et j'ai eu l'impression de découvrir certaines scènes, comme celle du valet de la reine remettant une invitation à celui de la duchesse, suivie d'un passage surréaliste où la Duchesse tient un bébé de plus en plus porcin dans ses bras, passe son temps à éternuer en raison d'une cuisinière qui a la main très lourde sur le poivre et qui lui jette des ustensiles de cuisine à la figure. J'ai pris plaisir à redécouvrir cet univers et à regarder attentivement les illustrations de Tenniel. Néanmoins, je dois avouer que ma lecture n'a pas toujours été fluide, du fait de la construction du récit, car les scènes s'enchaînent de façon assez décousue. L'introduction des éditions de la Pléiade présente de fait les rencontres d'Alice avec différents personnages comme une série d'épreuves.

Wonderland est un endroit fascinant, merveilleux mais aussi inquiétant. Alice se retrouve dans des situations dangereuses, en particulier lorsqu'intervient la terrifiante Red Queen, qui passe son temps à proclamer des sentences de mort, "Off with his head!" étant son leitmotiv. Et pourtant, là encore, peut-être parce que le monde des rêves relativise tous les dangers, Alice rentre saine et sauve. Un personnage dit ainsi de la Reine : It's all her fancy, that : they never execute nobody, you know (p94).

carroll_oeuvres.jpgL'absurde poussé à l'extrême peut aussi déranger. De façon générale j'ai plutôt savouré les discours sans queue ni tête, les devinettes lancées alors qu'il n'existe pas de réponse. On sent le mathématicien derrière ce texte au premier abord léger, alors qu'il est d'une précision redoutable. Chaque phrase est soigneusement ciselée tandis que le lecteur est constamment sollicité, que ce soit pour suivre un raisonnement dépourvu de logique, relever une allusion à travers un texte détourné ou saisir les traits d'humour et jeux de mots omniprésents. On se rend d'ailleurs compte qu'il est presque impossible de traduire ce texte. J'ai notamment relu un passage qui m'intriguait, fait de calembours. Il est très différent dans la traduction de la Pléiade - pourtant méticuleuse. Il est évidemment compliqué de restituer le sens, la forme et l'esprit avec un texte pareil.

Quelques extraits :

Twinkle, twinkle, little bat, How I wonder what you're at (p73) - une version détournée d'une chanson pour enfants bien connue aujourd'huie encore.

Un exemple de raisonnement farfelu lorsqu'il s'agit de décapiter le chat, dont seule la tête est apparente : The executioner's argument was, that you couldn't cut off a head unless there was a body to cut it off from : that he had never had to do such a thing before, and he wasn't to begin at his time of life. The King's argument was, that anything that has a head could be beheaded, and that you weren't to talk nonsense. The Queen's argurment was, that if something wasn't done about it in less than no time she'd have everybody executed, all round (p88).

carroll_alice_tenniel 03.jpgAlice's Adventures in Wonderland a longtemps été relégué à un récit pour enfant, léger, plein de vie, original certes, mais rien d'autre. En le relisant, je ne comprends pas comment cela a pu être possible alors que le texte est si subtil et impose une lecture active et soutenue. Dans son analyse, Jean Gattégno souligne le fait que la critique a commencé à évoluer au cours du XXe siècle, mettant enfin en avant l'originalité du texte (qui n'est pas un conte de fées comme les autres), ainsi que son approche de l'enfance et du rapport au monde adulte - je schématise très grossièrement. "Question pour elle de survie, et manière pour Carroll de présenter l'enfant comme anti-adulte, rebelle par nécessité et non par simple agressivité" (Jean Gattégno, Editions de la Pléiade, p 1658).

L'édition de la Pléiade est un mine d'informations et d'anecdotes. Parmi elles, la genèse d'Alice au Pays des Merveilles, qui débute par une expédition sur la rivière avec les petites Liddell, filles du doyen de Christ Church (Oxford). Comme souvent, Lewis Carroll raconte une histoire aux enfants mais la petite Alice demandera spécifiquement à ce que celle-ci soit retranscrite. L'auteur travaillera à une première version (Les Aventures d'Alice sous terre), avant de remanier le texte et de le faire cette fois-ci éditer en 1865. De fait, voici les paroles d'Alice dans le roman : When I used to read fairy tales, I fancied that kind of things never happened, and now here I am in the middle of one ! There ought to be a book written about me, that there ought ! (p 38).

carroll_alice_tenniel 04.jpgJ'ai découvert les expressions "mad as hatter" ou "mad as march hare" que je ne connaissais pas du tout, et qui expliquent le choix des personnages. L'expression concernant les chapeliers trouve son origine dans les vapeurs de mercure inhalées lors du traitement du feutre ! Pour ce qui est du lièvre, l'expression est plus prosaïque et fait référence à son comportement pendant la saison des amours. A noter que, parmi les chanceux qui recevront la première édition dédicacée, on note bien évidemment Alice Liddell mais aussi une fille de la reine Victoria. Et moi qui pensais que ce texte était aussi une satire de l'époque victorienne ! 

Il me reste beaucoup à découvrir sur Alice. Je pense qu'il me faudra pour cela tout l'été car j'avoue avoir besoin d'une petite pause avant de poursuivre avec les aventures d'Alice de l'autre côté du miroir, mais aussi sous terre ! Entre-temps, des albums, des BD, des DVD et deux livres "documentaires" m'attendent également.

128 p

Lewis Carroll, Alice's Adventures in Wonderland, 1865

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28/06/2015

Vita Sackville-West, The Heir

Sackville-west_the heir.jpgSi je devais nommer dix ou mêmes cinq auteurs parmi mes favoris, Vita Sackville-West y occuperait assurément une place de choix. Petit à petit, à raison d'une à deux lectures par an, je poursuis la découverte de son oeuvre avec un plaisir toujours renouvelé. Initialement lu pour la lecture commune consacrée aux femmes écrivains du XXe, The Heir est une novella rédigée par une Vita encore jeune et choquée par l'attitude d'un Sud Américain de sa connaissance alors qu'ils visitaient ensemble une demeure, mise en vente suite au décès de sa propriétaire.

Sur le fond, ce texte pourrait aujourd'hui déplaire par certaines valeurs qu'il défend. A la mort de la vieille et autoritaire Miss Chase, le domaine de Blackboys doit revenir à son neveu. Celui-ci est absorbé par sa vie dans un bureau, une vie que le lecteur imagine rapidement étriquée et sans intérêt. Au décès de sa tante, le jeune homme regrette de devoir laisser à d'autres le soin de gérer ses affaires le temps de régler la succession, qui ne semble pas éveiller un grand intérêt chez lui. Le récit va s'articuler autour de Blackboys : la propriété sera-t-elle vendue et morcelée ? Restera-t-elle aux mains de la famille des Chase, qui y ont toujours vécu ? 

Chase est accompagné dans la succession par les deux notaires de sa tante. Mr Farebrother, âgé, un peu ridicule, toujours optimiste et positif dans ses remarques qui ne sont que rarement constructives.´Very sad, too, the death of your aunt,´he added. ´Yes,´said Chase. ´Well, well, perhaps it isn't so bad as we think,´said Mr Farebrother, causing Chase to stare at him, thoroughly startled this time by the extent of the rosy old man's optimism (p 23)On le sent attaché à Blackboys et aux Chase ainsi qu'au monde suranné auquel ils renvoient.

Son associé, Mr Nutley, est énergique et ambitieux. Bien décidé à tirer son épingle du jeu, il voit le décès de Miss Chase comme une belle opportunité pour lui et s'adresse à Mr Chase comme si tout était déjà décidé : méprisant le domaine de Blackboys - et surtout visiblement envieux - il propose d'en organiser la vente, en le divisant en différents lots (cottages, terrains constructibles, maison...). Si au début il semble surtout efficace, il va rapidement devenir de plus en plus antipathique en outrepassant ses fonctions, pénétrant comme bon lui semble dans la propriété et manifestant de l'agacement envers Mr Chase lorsque celui-ci s'installe pour un moment au manoir ou rend visite à ses locataires. And under his irritability was another grievance : the suspicion that Chase was a dark horse. The solicitor had always marked down Blackboys as a ripe plum to fall into his hands when old Miss Chase died - obstinate, opinionated, old Phillida Chase. He had never considered the heir at all. It was almost as though he looked upon himself as the heir - the impatient heir, hostile and vindictive towards the coveted inheritance (p 34).

Deux mondes s'opposent dans ce récit. Celui où vit une petite noblesse de campagne, attachée à ses terres par les liens du sang, indéfectibles. Et, en face, l'ambition d'une petite bourgeoisie montante, besogneuse, avide de réussite et jalouse de cet attachement naturel qu'elle méprise ouvertement. Vita Sackville-West prend clairement parti en faveur du premier système de valeurs évoqué. 

Elle s'appuie pour cela sur le personnage de Mr Chase, au début insignifiant, happé par son travail et peu satisfait sur le plan personnel. Au contact de Blackboys, Chase va sentir un lien se créer entre le domaine et lui. Alors qu'il vient de la ville, il se passionne soudain pour ses terres, son jardin, les paons de sa tante (que le notaire Nutley a en horreur). Comme un propriétaire terrien qui aurait grandi et vu faire cela toute sa vie, il va rendre visite à ses locataires, qui le considèrent avec respect et affection. Blackboys le grandit : d'insignifiant, il devient Mr Chase of Blackboys, dont la légimité n'est jamais questionnée par les habitants, ni le personnel du domaine. Il devient assuré, heureux et comblé ; c'est avec un grand naturel qu'il prend en peu de temps son rôle de petit châtelain. He absorbed it in the company of men such as he had never previously known, and who treated him as he had never before been treated - not with deference only, which would have confused him, but with a paternal kindliness, a quiet familiarity, an acquaintance immediately linked by virtue of tradition. To them, he, the clerk of Wolverhampton was, quite simply, Chase of Blackboys. He came to value the smile in their eyes, when they looked at him, as a caress (p 31).

Nutley est outré de voir Chase prendre part à la vie de Blackboys et réalise alors que la vente et le morcellement de la propriété ne sont pas encore actés. Néanmoins, alors qu'il sent que Chase devient de plus en plus réticent, il poursuit son travail. Impitoyable, il fait venir des experts pour estimer les biens et tente de se promener sur les lieux comme s'il était le réel décisionnaire. Le récit est tourné de telle sorte que le lecteur est obligé de se sentir proche des Chase et de détester cet individu qui essaie de remettre en question ce qui ne saurait l'être selon Vita Sackville-West. Même s'il est difficile de ne pas lire ce texte avec une certaine distance critique aujourd'hui, il est impossible de ne pas espérer que la vente ne se fera pas.

To part the house and the land, or to consider them as separate, would be no less than parting the soul and the body (p 42).

(...) The mute plea of his inheritance, that, scorning any device more theatrical, quietly relied upon its simple beauty as its only mediator (p 54). 

Un texte très intéressant et émouvant. Encore une belle rencontre avec Vita Sackville-West.

Et d'autres titres de cet auteur chroniqués ici :

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92 p

Vita Sackville-West, The Heir, 1922

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16/08/2014

Philippa Boston, Deadly Jobs

boston-deadly-jobs.jpgJe continue à explorer avec plaisir la collection Paper Planes Teens qui a pour objectif de faciliter l'apprentissage de la langue anglaise en proposant des textes stimulants et originaux pour transformer ce qui pourrait être une corvée en un vrai plaisir de lecture.

Je me suis récemment régalée avec Blitz Britain de Philippa Boston, petit ouvrage qui m'a permis de mieux connaître une période de l'Histoire anglaise sur laquelle j'avais des notions assez floues. Je réitère cette fois-ci l'expérience avec Deadly Jobs du même auteur, pour un plongeon au coeur de la révolution industrielle anglaise. Comment ça, encore l'Epoque victorienne ? Je vous assure amis lecteurs, je ne fais aucune fixation sur le XIXe anglais, vous devez être victimes d'une hallucination collective.

De nouveau servi par les judicieuses illustrations à la Quentin Blake de Mark Beech (illustrateur de Blitz Britain), Deadly Jobs est composé de deux parties, l'une historique, l'autre narrative (ce qui était également le schéma de Blitz Britain).

La première partie explique que la révolution industrielle a créé de très nombreux emplois auxquels pouvaient accéder les enfants, dont la petite taille constituait parfois un avantage et dont le salaire était systématiquement plus faible que celui qu'aurait reçu un adulte. Compte tenu des conditions de travail, le taux de mortalité était élevé, avec une chute de la moyenne d'âge à 29 ans dans certaines régions. Sont ensuite présentés différents emplois réservés aux enfants : mineur, ramoneur, ouvrier à l'usine. Il restait également la possibilité de vivre dans une « workhouse » où, pour un abris pour la nuit et une nourriture chiche, il fallait travailler comme une bête de somme, à moins d'être placé en apprentissage – un esclavage déguisé. Pour lutter contre le travail des enfants, plusieurs lois se succèdent pendant des dizaines d'années sans être appliquées au départ. Charles Dickens choisit quant à lui de sensibiliser le public à travers ses romans. Même si je m'intéresse depuis un moment au XIXe anglais, j'ai notamment relevé quelques aspects ou anecdotes que je ne connaissais pas. Par exemple la couleur des vêtements au sein des workhouses, jaune pour différencier les prostituées des autres femmes. Ou encore le fait que la taille moyenne ait baissé en raison des conditions de travail à l'usine, qui entraînaient des déformations physiques.

La deuxième partie s'intitule « The Workhouse boy » et raconte l'histoire d'un garçon placé en apprentissage chez un type alcoolique et monstrueux. J'ai été étonnée par la fin (que je vous laisse le soin de découvrir). Bien entendu, je supposais que l'apprenti tiendrait sa revanche mais je n'aurais jamais pensé qu'elle prendrait cette forme-là.

A ceux qui s'intéressent à l'histoire britannique et à ceux qui veulent apprendre ou enseigner l'anglais en lisant des textes vraiment intéressants, je recommande encore une fois chaudement cette collection !

La suite au prochain numéro puisque j'irai bientôt me promener dans une Angleterre ravagée par la peste !

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44 p

Philippa Boston, Deadly Jobs, 2013

myself 2014.jpgBBC 2014small.jpgpaper planes teens, deadly jobs, philippa boston, collection terrible times, angleterre, angleterre xixe, angleterre victorienne, travail enfants époque victorienne, apprentissage anglais ludique, challenge myself, challenge i love london, challenge bbc 2014paper planes teens,deadly jobs,philippa boston,collection terrible times,angleterre,angleterre xixe,angleterre victorienne,travail enfants époque victorienne,apprentissage anglais ludique,challenge myself,challenge i love london,challenge bbc 2014

28/06/2014

Philippa Boston, Blitz Britain

boston_BlitzBritain.jpgPendant ce Mois Anglais je vous ai parlé de la collection Paper Planes Teens* destinée aux personnes apprenant la langue de Shakespeare et cherchant des lectures à leur portée... et fun ! J'ai d'abord lu What is Brian ?, histoire de zombies pour les débutants en anglais, livre qui m'a vraiment amusée malgré la syntaxe simple et le vocabulaire réduit inhérents au niveau.

Aujourd'hui je vous présente Blitz Britain de Philippa Boston, autre livre de la collection, cette fois-ci de niveau intermédiaire. Avis aux amateurs de Terry Deary (auteur de Vile Victorians, Terrible Tudors, Slimy Stuarts...), ce livre est fait pour vous !

Blitz Britain est composé de deux parties, la première informative, la seconde mettant un scène un jeune garçon à qui il arrive une folle aventure alors qu'il tente de rentrer chez lui à vélo sous les bombes. La nouvelle se lit avec plaisir et m'a fait penser à mes lectures d'enfance favorites en raison des illustrations de Mark Beech qui rappellent le travail de Quentin Blake (pour les livres de Roald Dahl).

J'avoue un faible pour la première partie décrivant le Blitz et ses incidences en abordant différents thèmes : l'évacuation des enfants, le début et la fin du Blitz, les différents types de bombes, les abris plus ou moins sophistiqués (du kit de survie pour jardin au métro), la façon dont on cachait les cibles potentielles de nuit, le Zoo de Londres (eh oui ? que faire des fauves et autres bestioles ?), Buckingham Palace ou encore les différentes options pour participer à l'effort de guerre pendant le Blitz. Cette partie est à la fois bien documentée, pleine d'anecdotes concrètes permettant de mieux comprendre ce que vivaient les Anglais au quotidien, le tout accompagné de dessins humoristiques très réussis.

Une nouvelle fois j'ai trouvé ce livre de la collection Paper Planes Teens très malin : s'il a des visées pédagogiques, il est avant tout intéressant et drôle. Le lecteur s'amuse, passe un excellent moment et travaille son anglais sans s'en rendre compte. Et même lorsqu'on ne lit pas Blitz Britain pour apprendre l'anglais on se régale tout simplement ! J'ai tellement adoré la façon dont l'Histoire était abordée dans cet ouvrage que j'ai eu très envie de découvrir les autres titres de Philippa Boston... rendez-vous bientôt pour d'autres horribles histoires (car m'attendent Deadly Jobs et Bubonic Britain !).

Vous pouvez lire ou écouter un extrait par là.

* Collection lancée il y a un peu plus d'un an.

De nouveau merci à Héloïse des Editions Didier !

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48 p

Philippa Boston, Blitz Britain, 2014

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21/06/2014

Wilkie Collins, The Ghost's Touch

collins_i say no.jpgPlus je lis Wilkie Collins, plus je réalise qu'il fait partie de mes auteurs favoris. Je raffole de son humour, de ses personnages extravagants, bien souvent ridicules et je trouve son oeuvre très variée. Pour l'instant, les quelques textes que j'ai lus couvrent divers genres et se ressemblent peu pour la plupart.

Récemment j'ai ouvert un livre ancien de Wilkie offert par ma belle-famille et Mr Lou. J'adore parcourir cet ouvrage et m'imaginer son histoire à travers plus d'un siècle. J'ai commencé par lire "The Ghost's Touch", également connu sous le titre de "Mrs Zant and the Ghost".

Dans un parc, une petite fille prend peur d'une femme à l'attitude étrange, qui semble ne pas voir ce qui l'entoure. Le père de l'enfant s'intéresse à la femme (que je prenais au départ pour un fantôme). Il finit par se lier d'amitié avec elle et apprend qu'elle pense sentir la présence de son époux récemment décédé. Assez isolée, Mrs Zant a malgré tout gardé contact avec le frère de son mari, qui semble décidé à prendre soin d'elle... mais n'inspire aucune confiance au nouvel ami de Mrs Zant.

Cette nouvelle n'est pas aussi percutante que Neuf Heures !, lue dans l'intéressant recueil Les Fantômes des Victoriens que je vous recommande. Néanmoins, j'ai de nouveau passé un agréable moment en compagnie de Wilkie. J'ai apprécié le fait que le fantôme soit abordé de façon assez détournée : on le croise peu même s'il a un rôle essentiel dans le récit. On retrouve également un thème de Pauvre Miss Finch : la rivalité entre deux frères pour une même femme, bien que l'issue soit tout à fait différente. La première scène dans le parc m'a fait penser à James Matthew Barrie et les jardins de Kensington tels qu'il les décrit.

On a fine morning, early in the month of April, a gentleman of middle age (named Rayburn) took his little daughter Lucy out for a walk in the woodland pleasure-ground of Western London, called Kensington Gardens.

The few friends whom he possessed reported of Mr. Rayburn (not unkindly) that he was a reserved and solitary man. He might have been more accurately described as a widower devoted to his only surviving child. Although he was not more than forty years of age, the one pleasure which made life enjoyable to Lucy's father was offered by Lucy herself.

Playing with her ball, the child ran on to the southern limit of the Gardens, at that part of it which still remains nearest to the old Palace of Kensington. Observing close at hand one of those spacious covered seats, called in England "alcoves," Mr. Rayburn was reminded that he had the morning's newspaper in his pocket, and that he might do well to rest and read. At that early hour the place was a solitude.

Je m'apprête à lire le recueil de nouvelles de Wilkie Collins récemment publié chez Phébus Libretto. Je compte bien me régaler !

De Wilkie Collins sur ce blog :

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29 p

Wilkie Collins, The Ghost's Touch, extrait de "I say no" and other stories, 1893

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16/06/2014

Christopher Edge, Shadows of the Silver Screen

edge_shadows silver screen.jpgAprès Twelve Minutes to Midnight, Penelope Tredwell nous entraîne dans de nouvelles aventures avec Shadows of the Silver Screen, roman dont l'action se situe en 1900 et s'inspire des débuts du cinéma pour faire frémir d'angoisse les jeunes lecteurs.

Pour ceux qui ne la connaissent pas encore, Penelope est l'héritière du Penny Dreadful, journal qui connaît un grand succès depuis que la jeune fille y publie de terrifiantes histoires sous un nom de plume, Montgomery Flinch. Elle a fait appel à Monty, un acteur, pour incarner Mr Flinch aux yeux du public.

Dans ce nouveau récit, Penny consent à laisser un certain Mr Gold porter une de ses histoires sur grand écran grâce au Véritéscope, un appareil révolutionnaire permettant de réaliser des films parlants très réalistes. Mais Mr Gold profite d'un contrat tout à son avantage pour remanier le scénario à sa façon, changer noms et détails de façon à redonner vie à des personnes qui auraient bel et bien existé. Alors que Penelope et Monty participent activement au tournage en jouant les principaux rôles, des phénomènes étranges se produisent. [Spoilers à la suite de ce paragraphe] Le vieux manoir isolé dans lequel ils logent semble abriter de lourds secrets... ainsi qu'un fantôme, qui semble essayer de communiquer avec Penelope. Et plus les jours passent, plus les ombres peuplent le manoir tandis que les acteurs fatiguent de plus en plus. Le Véritéscope est-il seulement un appareil d'une grande technicité ? N'aurait-il pas plutôt le pouvoir de donner vie aux personnages, voire de communiquer avec l'au-delà ?

Une idée originale et très prometteuse au départ mais une exécution un peu poussive à mon avis. Dès les premiers chapitres on voit venir les grandes lignes du roman qui ressemble presque à un long fleuve tranquille. Ce qui n'a sans doute pas aidé, c'est que Christopher Edge fait tout un mystère de la relation entre Mr Gold et un certain Français. Penelope pense que le Français en question est un dangereux meurtrier et essaie d'en savoir plus à son sujet... sauf que pour un lecteur francophone ou francophile, le peu de mots prononcés par l'individu en question nous fait de suite comprendre quel est son rôle dans l'histoire. Les recherches le concernant deviennent par conséquent superflues. Au-delà de ce petit souci technique lié à la langue, le récit manque de dynamisme et l'action s'enlise rapidement. Le cadre (un vieux manoir, des mines abandonnées) ainsi que la thématique des fantômes sont maladroitement exploités. Le roman reste sympathique mais j'ai dû me forcer un peu pour le terminer. Je trouve que le fait de s'adresser à un jeune lectorat (public Harry Potter) n'est pas une raison pour s'accrocher à une trame simpliste quand on a tous les éléments pour créer une ambiance gothique et multiplier les rebondissements. Ayant passé un moment sympathique avec le tome précédent, je vais tout de même croiser les doigts pour que le 3e de la série soit plus abouti puisqu'il attend sagement dans ma PAL.

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251 p

Christopher Edge, Shadows of the Silver Screen, 2013

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15/06/2014

Rupert Morgan, What is Brian ?

morgan_what is brian.gifCoup de coeur pour cette collection à destination des Français apprenant l'anglais !

La collection Paper Planes Teens propose des livres écrits par des auteurs britanniques. Comme l'explique le directeur de la collection et auteur Rupert Morgan dans une courte vidéo de présentation pleine d'humour, l'idée est qu'il est beaucoup plus facile d'apprendre une langue en s'amusant. D'où des livres "avec de l'humour, de l'amour, de l'aventure, de la violence et des morts terribles, bref il y a tout ce qu'il faut pour s'amuser". 

J'ai d'abord lu What is Brian ? de Rupert Morgan. La couverture m'avait bien fait rire et j'étais curieuse de découvrir cette histoire de zombies. J'avais tout de même une petite crainte : ce livre étant du niveau "débutant", ne risquais-je pas de m'ennuyer et de le trouver trop basique ? Eh bien non !

Bien entendu, compte tenu du niveau de ce livre, le vocabulaire est simple et les phrases très courtes. L'histoire est classique en matière de zombies : une soudaine épidémie s'empare de la ville. Et Jenny et Jack découvrent leur ami Brian profondément transformé (il faut dire qu'il a faim de cerveaux).

Le point fort de ce livre : l'humour ! Aussi bien grâce au texte très anglais qu'aux dessins très amusants. J'ai oublié qu'il s'agissait d'un livre aux visées pédagogiques et me suis plongée dans le récit tout de suite (grâce à une première blague sur la terre bleue et verte en fait, mais malheureusement le livre est en noir et blanc, désolés). Bref j'ai passé un très bon moment et me dis que j'aurais adoré ce livre enfant quand j'ai commencé à apprendre l'anglais. J'en ferai profiter ma fille dans quelques années et ne peux que recommander cette collection aux jeunes Français apprenant l'anglais mais aussi aux professeurs qui ont envie d'apporter une petite touche d'originalité à leurs cours.

"Where is Brian ?" "He is in the kitchen"... on savait déjà où était Brian, maintenant on sait "ce qu'est" Brian... et c'est nettement plus intéressant !

Le site de la collection ici. Des extraits du livre là.

Et je vous parle très vite d'un autre titre de la collection que j'ai adoré.

Merci à Héloïse des Editions Didier de m'avoir fait découvrir la collection.

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41 p

Rupert Morgan, What is Brian ?, 2014

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10/02/2014

Christopher Edge, Twelve Minutes to Midnight

challenge british mysteries,challenge i love london,challenge myself,christopher edge,penelope tredwell,montgomery flinch,époque victorienne,londres,londres xixe,angleterre,angleterre victorienne,roman jeunesse,bedlam,penny dreadfulLorsque je lis des mots tels qu'Angleterre, victorien, Londres, Bedlam ou encore mystère, un déclic doit se produire inconsciemment dans mon petit monde de lectrice et j'éprouve de suite une envie irrépressible de me procurer sur-le-champ le livre incriminé. Alors lorsque plusieurs lectrices ont présenté Twelve Minutes to Midnight (Douze minutes avant Minuit en VF) de Christopher Edge, je n'ai pas su résister !

Roman jeunesse néo-victorien, Twelve Minutes to Midnight met en scène la jeune Penelope Tredwell. Orpheline, elle a pris la succession de son père à la tête d'un magazine, The Penny Dreadful. Depuis qu'elle en est devenue l'éditrice et rédige sous le nom de plume de Montgomery Flinch des histoires à sensations, le magazine connaît un succès sans précédent. Lorsque débute le récit, Penelope a engagé un acteur pour incarner Flinch et assurer la promotion de chaque nouvelle histoire publiée dans le Penny Dreadful. Ensemble, ils vont être amenés à se rendre à Bedlam : une lettre a été adressée à Flinch afin de résoudre une curieuse affaire. En effet, chaque nuit, à minuit moins douze, les patients de l'asile se lèvent brutalement et se mettent à écrire frénétiquement (sur du papier ou à défaut, tout ce qui est à portée de main), laissant d'étranges messages a priori sans aucun sens.

Twelve to Midnight est un agréable roman jeunesse qui se laisse lire tout seul (bon il m'a fallu un peu de temps mais c'est dû à l'exigeante Baby Lou, moi je n'y suis pour rien). Il faut tout de même accepter de grosses ficelles et un postulat peu crédible à la base. Une adolescente victorienne de treize ans éditrice d'un magazine ? auteur de best-sellers ? qui sait quoi faire quels que soient la situation ou les dangers (capable par exemple d'extraire du venin d'une araignée comme si elle faisait ça tous les jours) ? D'accord, on n'y croit pas un seul instant. Mais il faut bien avouer que lorsqu'on lit un roman traitant des patients "ensorcelés" du célèbre asile londonien, on peut bien accepter quelques petites invraisemblances ! Alors je me suis plongée une fois de plus dans une Londres victorienne pleine de mystères pour côtoyer les patients de Bedlam mais aussi une troublante femme-araignée vivant dans les beaux quartiers. Voilà un roman plein de rebondissements, de facture assez classique certes, mais cela ne nous empêche pas de passer un très bon moment ! J'ai hâte de lire le second tome !

Elles m'ont donné envie de le lire : BiancaCoccinelle, GeorgeSharon et je viens de tomber sur l'avis d'un blog anglo-saxon, The overflowing Library.

[Lu dans le cadre des challenges British Mysteries / I Love London de Titine et Maggie / Myself de Romanza - lire en VO / XIXe siècle de Fanny / BBC 2014 de Feeling Fictional]

254 p

Christopher Edge, Twelve Minutes to Midnight, 2012

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