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05/08/2018

Jennifer Ryan, La Chorale des Dames de Chilbury

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Photo MyLouBook

Repéré pendant le Mois anglais grâce à LadyDoubleH et FondantGrignote, La Chorale des Dames de Chilbury est un roman feel good de bonne facture, comparé par l'éditeur au Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates ou La Dernière conquête du major Pettigrew. Il devrait également plaire aux amateurs du Manoir de Tyneford, qui traite de la même époque.

1940. La guerre s'étend en Europe. Les soldats anglais partent à leur tour, même si le pays n'a pas encore été attaqué. Le petit village de Chilbury se retrouve sans hommes et le pasteur décide de suspendre la chorale, privée de ses voies masculines. Alors qu'est célébrée une messe en l'honneur du premier disparu (un sale type, au passage), les femmes de Chilbury déplorent cette décision, l'autoritaire Mrs B. tentant de monter au créneau auprès du pasteur. En vain. Mais peu de temps après, Miss Primrose Trent (Prim) vient s'installer dans le village. Musicienne de profession, elle convainc le pasteur de la laisser recréer une chorale, La Chorale des Dames de Chilbury. Cette première étape va donner confiance aux femmes du village qui, peu à peu, vont évoluer et oser s'affirmer face à la guerre et aux hommes, dont l'autorité, voire dans un cas précis le despotisme, sont totalement remis en question.

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Formé de lettres, de journaux intimes, d'annonces dans la presse ou à la mairie, ce roman met en avant des personnages variés dont la complexité ou les failles vont être mis en lumière ou questionnés par cette production croisée. Ce que l'on tient pour acquis au début du récit est progressivement nuancé par la suite. Les personnages féminins évoluent lorsqu'ils sont confrontés à des évènements dans leur vie en temps de guerre. Les circonstances vont permettre à certaines de se découvrir une dose de courage insoupçonnée, ou tout simplement, les aider à donner des priorités à leur vie, quitte à remettre en cause les habitudes, les conventions et ce que l'on peut attendre d'elles.

Evidemment, comme dans tout Feel good qui se respecte, il y aura de l'amitié, de l'amour, des déconvenues, quelques passages dramatiques. Les ingrédients sont là et la recette est réussie... point trop léger, ce roman qui ne manque pas de charme et d'humour est habilement construit et laisse peu de répit au lecteur. Difficile de le reposer! Un très joli moment de lecture, à savourer sans se priver dès cet été !

Deux avis découverts depuis : LadyRomance et Une Française dans la Lune.

Merci aux éditions Albin Michel pour cette découverte !

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Ce sera ma dernière participation tardive au Mois anglais, avant le billet de bilan... mais aussi une nouvelle participation au challenge de Soukee.

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460 p

Jennifer Ryan, La Chorale des Dames de Chilbury, 2018

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22/06/2018

The Guernsey Potato Peel Pie Society [Film]

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En 2011, je chroniquais The Guernsey Literary & Potato Peel Pie Society, roman de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows qui avait connu un succès retentissant sur la blogosphère. J'en gardais le souvenir d'un roman doudou plein de fraîcheur, alors lorsque j'ai vu qu'un film venait d'en être tiré, je n'ai pas tardé avant de m'octroyer une séance cinéma. Un costume drama "à la BBC", ça ne refuse pas !

Pour le pitch, je peux reprendre mon introduction du roman: Jeune écrivain révélé par ses chroniques humoristiques en temps de guerre, Juliet Ashton fait une tournée de promotion lorsqu'elle reçoit une lettre d'un habitant de Guernesey, Dawsey Adams. Celui-ci a trouvé le nom de Juliet dans un livre d'occasion qu'il s'est procuré et la contacte afin d'obtenir l'adresse d'une librairie à Londres pour commander d'autres oeuvres de Charles Lamb, qui lui a beaucoup apporté pendant l'occupation.

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Mais la comparaison s'arrête là malheureusement. Car le réalisateur de Quatre mariage et un enterrement a choisi de donner un tour beaucoup plus romantique à son film. La correspondance est limitée : très rapidement, Juliet décide de se rendre à Guernsey. Elle plante sa tournée de promotion et un charmant Américain, qui la demande en mariage et lui offre une énorme bague de fiançailles devant le bateau en partance pour l'île. Juliet va participer à une première séance du club de lecture fondé sous l'occupation. A partir de là, elle va chercher à en savoir plus sur certains mystères entourant le groupe, et notamment, la disparition d'Elizabeth, qui en faisait partie. Tout cela en tournant autour de l'éleveur de porcs Dawsey Adams, qui ne manque pas de charme.

J'ai passé un agréable moment avec ce film qui réunit une belle brochette d'acteurs de Downton Abbey. J'ai savouré les vues de "Guernesey" (en grande partie tournées ailleurs, en Cornouailles notamment...), souri devant des petits moments d'humourcomme l'explication du nom farfelu - et je me suis vraiment intéressée aux membres du club, servis pour la plupart par de très bons acteurs.

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Je n'hésiterai pas à le revoir si j'en ai l'occasion, et pourtant, ce n'est pas un coup de coeur ! Trop de mièvrerie, une histoire d'amour naissante envahissante qui laisse trop peu de place aux personnages secondaires hauts en couleur. En relisant mon article sur le roman, je m'aperçois que le film a bel et bien détourné l'intrigue initiale du livre, donnant dans la romance à l'eau de rose quand les points de vue et les personnages s'entrecroisaient davantage dans la version écrite. Et cette Juliet est une jolie jeune femme sympathique, mais qu'a-t-on besoin de la voir se mordiller les lèvres en gros plan à deux reprises, soupirer, regarder en l'air, voir sa respiration s'accélérer dès qu'elle est en situation de stress... trop de minauderies, de regards énamourés ou inspirés (selon les circonstances), d'autant plus que ce n'est franchement pas le personnage le plus intéressant dans cette histoire !

Ce n'est certainement pas un grand film, c'est probablement une assez mauvaise adaptation, mais c'est un film qui se laisse volontiers regarder, plein de bons sentiments, qui vous tirera des larmes et vous donnera envie de prendre le bateau pour Guernesey. A réserver aux adeptes de costume dramas, qui seront servis par le superbe cadre et l'attention portée aux costumes et au décor.

Un film qui s'inscrit dans le cadre du Mois anglais de par le réalisateur, le casting et les quelques scènes tournées à Londres.

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The Guernsey Potato Peel Pie Society [Film de Mike Newell], 2018

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17/07/2017

Sophie Kop-Terrade, Un chat sous ma fenêtre

kop_terrade_chat sous ma fenetre.jpgIl y a quelques mois, j'ai été interpelée par un commentaire de Sophie Kop-Terrade en ligne, qui a attiré mon attention sur son premier roman jeunesse, Un chat sous ma fenêtre. Cryssilda a présenté ce livre peu de temps après sur son blog et, ayant vu que je m'intéressais à son roman, Sophie Kop-Terrade a eu la gentillesse de m'en faire parvenir un exemplaire dédicacé pour mes deux princesses. Je le leur mets précieusement de côté pour dans quelques années.

Un chat sous ma fenêtre a pour héroïne la jeune Emily, qui peine à se remettre du décès de sa grand-mère malgré les mois qui passent. Toute la famille est très affectée et la jeune fille traîne tout le temps au cimetière. Un jour, un petit chat noir avec trois poils blancs dans le creux du cou miaule devant sa maison. Voilà Chouchou, qui va se faire de suite adopter et ramener un peu de vie et de joie au sein du foyer. En parallèle, Emily se lie d'amitié avec M. Mouche, un SDF qui lui aussi passe ses journées au cimetière.

Mais voilà qu'un jour Chouchou disparaît. Un nouvel équilibre se crée, notamment grâce à M. Mouche, lui aussi adopté par toute la famille. Mais ni Emily ni ses parents n'oublient leur compagnon félin...

Une jolie histoire à destination des adolescents, agréablement écrite et plaçant les valeurs d'ouverture et de générosité au centre du récit. En ce sens, même si on passe beaucoup de temps entre les tombes et que la famille d'Emily ne se remet pas du départ de sa grand-mère, Un chat sous ma fenêtre a des allures de feel good novel. Sans être pour moi le coup de coeur qu'il a été pour Cryssilda (j'ai souvent du mal à m'immerger dans les romans adolescents et les interventions divines ainsi que le contexte d'une éducation religieuse ne me parlent pas trop), c'est un roman qui ne manque pas de charme et une lecture que j'ai bien appréciée.

Merci beaucoup pour la découverte !

L'occasion pour moi de participer au challenge Feel Good de Soukee.

135 p

Sophie Kop-Terrade, Un chat sous ma fenêtre, 2015

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05/12/2016

Katarina Bivald, La Bibliothèque des Coeurs cabossés

bivald_La-bibliothèque-des-coeurs-cabossés.jpgJ'ai beaucoup hésité avant de lire ce roman de Katarina Bivald, D'un côté, le rapport aux livres et aux amoureux des livres m'attirait. De l'autre, je craignais un roman très léger, voire une bluette sentimentale, ce qui n'est pas ma tasse de thé en général.

Comme vous pouvez le constater j'ai finalement tenté ma chance et ne regrette pas le voyage.

Le récit commence par une situation assez improbable : jeune libraire suédoise au chômage depuis peu, Sara entretient une correspondance avec Amy, vieille dame vivant à Broken Wheel, bled paumé - voire mourant - de l'Iowa. Toutes deux ont en commun l'amour des livres. Sur l'invitation d'Amy, Sara débarque à Broken Wheel pour des vacances... mais elle arrive juste après le décès de son amie épistolaire. Qu'à cela ne tienne, les habitants de cette bourgade unie considèrent de leur devoir d'accueillir Sara comme leur invitée. Elle loge ainsi chez Amy, se voit attribuer un chauffeur personnel, ne peut jamais payer ses consommations ni ses achats. Se sentant redevable, Sara décide d'ouvrir une librairie avec les livres d'Amy, pour partager avec les habitants de la ville le bonheur de lire. Ce qui n'est pas gagné d'avance. En parallèle de tout cela, parmi le groupe d'habitants qui régentent la vie de leurs voisins ou se trouvent embarqués contre leur gré dans des plans divers et variés (souvent incongrus), se détache Tom, le bel Américain avec qui Sara est destinée à vivre une grande histoire - ce n'est pas vraiment un spoiler, c'est évident dès la première rencontre. En ce sens, le livre reprend des schémas bien classiques.

katarina bivald,la bibliothèque des coeurs cabossés,editions denoel,editions j'ai lu,challenge decembre nordique,challenge feel good katarina bivald,la bibliothèque des coeurs cabossés,editions denoel,editions j'ai lu,challenge decembre nordique,challenge feel good

Photos Copyright MyLouBook : un livre à lire au coin du feu ou dans son bain !

Voilà un "feel-good novel" qui se lit rapidement, facilement et avec plaisir. Mon exemplaire est constellé de post-its, qui concernent essentiellement les passages sur les livres, la lecture ou les lecteurs. Pourtant ce livre n'est pas parfait et tombe selon moi dans quelques travers des romans guimauve dont je ne raffole pas.

J'ai beaucoup apprécié la clique un peu ridicule qui entoure Sara à son arrivée à Broken Wheel, en dépit des clichés : la femme célibataire ultra impliquée à l'église et dans la ville, le couple gay, la matrone qui tient un snack... les scènes qui les concernent ne manquent pas d'humour et leurs projets fous, parfois grotesques pour la ville m'ont bien fait rire. En revanche, il faut bien l'avouer, je n'avais pas grand-chose à cirer de l'histoire d'amour naissante compliquée-mais-qui-doit bien-finir de Tom et Sara. 

En ce qui concerne les livres et la librairie, j'ai savouré l'atmosphère créée, l'hommage à la lecture, qui peut changer la façon de penser des lecteurs lorsqu'ils ont eu un déclic. Il était douillet d'entrer dans la librairie, d'imaginer ses rayonnages et de s'inviter sur le vieux fauteuil à proximité des piles de bouquins. L'éclectisme des lectures de Sara et Amy m'a également plu, même si quelques rares commentaires m'ont fait grincer des dents (Austen considérée comme de la bonne chick lit et un commentaire sur les classiques que je n'arrive plus à retrouver). De façon générale, c'est un livre fait pour dorloter les amoureux des livres et leur donner le moral. Cryssilda parlait de lecture "humaine et divertissante", ce qui résume très justement la chose.

Au final, j'ai passé un chouette moment avec ce roman mais ne sais pas encore si je me laisserai tenter par le deuxième livre du même auteur, qui m'a l'air de pencher dangereusement du côté chick lit et livre doudou un peu cliché... je ne suis pas sûre qu'il soit fait pour moi !

Lu dans le cadre de la LC Katarina Bivald du challenge Décembre Nordique et Challenge Feel Good de Soukee.

512 p

Katarina Bivald, La Bibliothèque des Coeurs cabossés, 2013

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