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17/06/2013

Downton Abbey saison 2

downton-abbey2_01.jpgJ'ai profité du Mois anglais pour plonger de nouveau dans l'univers de Downton Abbey. Au mois de mai j'ai donc revu la saison 1 et découvert tous les autres épisodes. Aujourd'hui parlons un peu de la saison 2 !

[Tout plein de spoilers dans mon billet]

Après la saison 1 qui couvrait le nauffrage du Titanic en 1912 jusqu'à l'annonce de la 1ère guerre mondiale, la saison 2 traite de la période de la 1ère guerre mondiale, avec tous les bouleversements que l'on peut imaginer. Downton n'est évidemment pas à l'abri du conflit. Parmi les serviteurs, Thomas s'enrôle en espérant qu'un sort plus clément le récompensera du fait de s'être porté volontaire tôt. William ne reçoit jamais son affectation et vit mal le fait de passer pour un planqué. Lord Grantham espère pouvoir intervenir mais n'obtient qu'un poste honorifique. Bien évidemment, Matthew part à la guerre : que va-t-il advenir de l'héritier ? De façon générale, la vie du domaine se trouve bouleversée : effectifs réduits puis transformation de plusieurs pièces en hôpital de convalescence.

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J'ai dévoré cette saison comme toutes les autres, mais il y a du bon et du mauvais dans ces épisodes. Rien à dire du côté des costumes, de l'aspect historique, du casting. L'évolution de certains personnages m'a paru intéressante, comme Lady Edith qui apprend à conduire, donne un coup de main à la ferme puis s'investit pleinement auprès des soldats convalescents résidant à Downton. Son engagement est peut-être plus surprenant que celui de Lady Sybil, qui devient infirmière et reste conforme à son personnage : généreuse, sympathique, attachante, bien que moins complexe que sa soeur (malgré tout j'ai toujours adoré Lady Sybil et la saison 3 m'a traumatisée). Lady Violet est de plus en plus délicieuse au fil des saisons ; ce personnage garde sa langue acérée tout en paraissant plus humaine et moins distante, devenant même très attachante. Certains n'évoluent pas favorablement : je pense surtout à Cousin Isobel qui devient un peu moins sympathique qu'auparavant. Alors qu'elle incarnait une femme ouverte d'esprit et généreuse dans la saison 1, son comportement devient plus équivoque dans la saison 2. Elle oublie sa place en croyant pouvoir imposer des changements brutaux à ses cousins propriétaires de Downton. Elle se rengorge à l'idée de gérer seule la maison de convalescence, ce qui ne sera pas le cas, et se satisfait de ses mérites, au point d'être un peu décontenancée et déçue lorsque c'est Edith qui est félicitée pour son investissement désintéressé. Enfin elle se mêle de l'enrôlemement de certains hommes de son entourage que Violet avait essayé de protéger par égard pour leur famille (derniers fils de la fratrie).

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Une grande partie de la saison 2 tourne autour des relations de Matthew et de Mary. Evidemment, on sait bien qu'ils vont finir ensemble, mais dans cette saison nous avons droit à la jeune fiancée amoureuse  et innocente pour l'un et au promis arriviste et intraitable pour l'autre. En sachant pertinemment que d'une façon ou d'une autre ces personnages auront fait leur temps à la fin de la saison, on voit Matthew et Mary échanger des conversations privilégiées, taire leurs sentiments etc etc. L'issue est pleine de trémolos, mais le point final prévisible : les deux cousins se déclarent leur amour. Oh, quelle surprise.

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Dans les petites péripéties incongrues, notons l'arrivée d'une nouvelle servante qui va s'intéresser de trop près à Lord Grantham, à deux doigts de tromper sa femme. La servante en question n'apporte rien à la série, rien dans sa personnalité ne pourrait rendre crédible une histoire d'amour, quant à une simple infidélité c'est assez peu probable quand on considère les principes moraux stricts de Lord Grantham et sa réaction peu clémente à l'annonce de Lady Sybil, lorsque celle-ci lui annonce son intention d'épouser Tom, le chauffeur irlandais révolutionnaire. Lord Grantham méritait mieux que ces quelques scènes sans intérêt s'il devait avoir une aventure ! Au niveau des domestiques, l'histoire entre Bates et Anna s'enlise et tourne au mélodrame avec l'arrivée de la méchante Mrs Bates, si bien qu'entre la fin de la deuxième saison et le début de la troisième saison je n'éprouvais plus beaucoup d'intérêt pour cette partie de l'intrige. Enfin, un événement m'a paru trop rapidement traité : l'ancien héritier en titre, Patrick, qui était censé avoir péri dans le naufrage du Titanic, revient complètement défiguré. Lord Grantham refuse de croire à sa version des faits, seule Edith pense le reconnaître. Il partira en laissant planner le doute ; on peut supposer qu'il est parti car ce n'était qu'une tentative de fraude et que, s'il avait réellement été Patrick, il aurait tenté de rester un peu plus longtemps. Malgré tout la parenthèse est fermée bien rapidement sur cette péripétie.

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Malgré cela, cette série reste complètement addictive, ne serait-ce que pour certains personnages qui jamais ne nous déçoivent (à commencer par Violet). Et puis, on s'attache si facilement à cette famille qu'il est impossible de les quitter en route... et même si l'histoire d'amour de Sybil et de Tom reste dans l'ombre de celle de Mary et Matthew, j'ai pris un immense plaisir à suivre son évolution. De même que les personnalités des domestiques qui nous sont progressivement révélées nous donnent envie de descendre plus souvent à l'office pour assister à leurs échanges et fréquentes prises de bec.

Mon billet sur la saison 1.

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Downton Abbey, saison 2, 2011

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13/06/2013

From Time to Time

film_From_Time_to_Time.jpgCes derniers temps j'ai beaucoup croisé Julian Fellowes : avec toute la série Downton Abbey mais aussi ce film, From Time to Time, découvert un peu par hasard alors que je me livrais à quelques achats compulsifs de DVD anglais.

Ce film avait tout pour m'attirer : film d'époque, casting de rêve (retrouvons donc encore une fois Maggie Smith et Hugh Bonneville), histoire de fantômes et de maison mystérieuse, scénario de Julian Fellowes... je ne pouvais que pousser des glapissements ridicules tant ma joie était à son comble !

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The plot : Fin de la seconde guerre mondiale. Le jeune Tolly est envoyé chez sa grand-mère tandis que sa mère reste à attendre des nouvelles de son père soldat. Il connaît peu sa grand-mère, qui s'était fâchée avec la famille, et découvre la merveilleuse propriété qui avait servi de terrain de jeu à son père. La demeure est malgré tout en mauvaise posture : après le départ des soldats qui l'ont occupée, il apparaît que les frais d'entretien sont trop importants et qu'il faudra bientôt vendre, après des siècles passés entre ses murs. Le jeune Tolly s'intéresse immédiatement à ses ancêtres, dont les portraits figurent en bonne place dans toute la maison. Peu à peu, il va voir leurs fantômes et revivre ainsi une partie tragique de l'histoire de la maison, au début du XIXe siècle. Dès lors les deux périodes s'entremêlent, les fantômes servant de lien entre les deux époques et les passages entre les siècles se multipliant pour qui sait voir autrement.

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C'est un film très agréable, même s'il n'a pas été pour moi le coup de foudre absolu auquel je m'attendais. Le point fort tient à la co-existence et l'entrecroisement des deux périodes, très contrastées. D'une part la fin de la guerre avec les tickets de rationnement, les couleurs ternes, une vie assez simple et austère sur laquelle planne la menace de la mort du père ; de l'autre côté, l'époque napoléonienne avec le faste, les fêtes, les costumes, les bijoux. Le casting est bien choisi, avec l'intervention d'acteurs que Julian Fellowes semble apprécier, puisque, outre Lord Grantham et sa mère, nous retrouvons la cuisinière de Mrs Crawley, Tom Branson et le docteur Clarkson dans ce film (clins d'oeil très appréciés, d'autant plus que je sors d'une immersion prolongée dans le monde de Downton Abbey).

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Malgré tout, je reste plus dubitative quant à certains aspects. J'ai été étonnée par les couleurs : on aurait dit qu'une sorte de brume planait sur plusieurs scènes, j'ai eu l'impression que cela venait du DVD mais il était tout neuf et je vois sur Internet que les photos issues du film n'ont pas beaucoup plus d'intensité. Sur le plan du scénario, j'ai trouvé les personnages trop manichéens; hormis peut-être la mère au début du XIXe, tous sont d'une transparence à faire peur, qu'ils soient bons ou mauvais. Le scénario lui-même est un peu léger et même si les sauts dans le passé permettent de découvrir l'histoire du domaine, il ne se passe pas grand-chose de bien surprenant. Jusqu'à la fin, qui lie habilement le passé et le présent, les vivants et les morts, mais qui n'étonne pas non plus énormément. Malgré tout je le recommande aux amateurs de films d'époque, qui ne pourront manquer de tomber sous le charme des lieux.

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D'autres avis : Perséphone, plus enthousiaste (pendant le précédent Mois anglais) et en anglais Vicki, The Blurb...

Vu dans le cadre du Mois Anglais, co-organisé avec Titine, pour le challenge British Mysteries, une aventure partagée avec Hilde, et  pour le challenge Back to the Past, également organisé ici avec Maggie

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From Time to Time, un film de Julian Fellowes, 2009

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03/06/2013

Lost in Austen (2008)

film-lost in austen01.jpegIl y a trop longtemps que je n'avais pas parlé aussi de Jane Austen ou de films d'époque inspirés de son oeuvre. J'ai donc décidé de revoir Lost in Austen, découvert à sa sortie mais jamais chroniqué par ici. Ce qui me fait réaliser que certains films se prêtent assez mal aux retrouvailles, car cette série qui avait fait mon bonheur il y a quelques années (et que j'avais vue deux fois en peu de temps) m'a cette fois-ci laissé une impression plus mitigée.

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[Contient des spoilers]

L'idée de départ est plutôt sympathique et faite pour plaire à toute janéite : Amanda Price vit à Hammersmith aujourd'hui, une vie assez caractéristique de la classe moyenne anglaise, et peu satisfaisante aux yeux de la jeune femme. Celle-ci regrette le manque de romantisme de son petit ami (qui la demande en mariage en rotant) et aspire à une vie moins terne, s'échappant ainsi dès qu'elle le peut dans Pride and Prejudice de Jane Austen – qui semble être sa seule lecture au passage. Elle apprécie l'art de courtiser, les manières qui caractérisent la période et soupire en pensant à Mr Darcy (qui lui évoque Colin Firth). Un soir, elle entend du bruit dans sa salle de bain et y trouve Elizabeth Bennet, qui dit avoir découvert un passage entre le grenier de sa maison et l'appartement d'Amanda. Celle-ci pénètre ainsi dans la maison des Bennet mais, manque de chance, ne parvient plus à revenir sur ses pas une fois entrée dans le monde d'Austen. A partir de là, c'est tout l'univers de Pride and Prejudice qui est menacé. Mr Bingley vient de s'installer à Netherfield Park, lui et Mr Darcy vont bientôt rencontrer les filles Darcy... mais rien ne va se passer comme prévu. Elizabeth n'est pas là, quant à Amanda, elle se distingue tellement des autres par son comportement qu'elle concentre toute l'attention sur elle : Mr Bingley ne s'intéresse pas à Jane mais à elle, plus tard Mr Collins lui fera aussi une demande en mariage... et ainsi de suite. Amanda cherchera à rétablir les relations entre les personnages pour ne pas détruire le roman, malheureusement, ce sera d'autant plus difficile qu'Elizabeth ne tient pas à revenir et qu'Amanda tombe bien entendu amoureuse de Darcy.

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Je gardais le souvenir d'une série amusante, fraîche et agréablement divertissante grâce à ses traits d'humour et aux nombreuses allusions à l'univers d'Austen et à l'adaptation de la BBC avec Colin Firth et Jennifer Ehle. Lost in Austen prend toutefois un certain nombre de libertés par rapport au roman, modifiant l'histoire de Wickam par exemple, ou faisant de Caroline Bennet une disciple de Sapho.

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J'ai ainsi passé de nouveau un bon moment, ceci dit je suis peut-être un peu moins bon public car j'ai été davantage gênée par certains aspects de la série, qui tiennent essentiellement au personnage d'Amanda. Je l'ai trouvée vulgaire, trop en décalage avec le monde de Jane Austen pour quelqu'un qui passe sa vie à lire et relire Pride and Prejudice. Les passages où on l'entend penser sont souvent bien mièvres dès que son histoire avec Mr Darcy commence à évoluer (de façon chaotique et assez peu crédible). Peut-être qu'une Elizabeth Bennet des temps modernes m'aurait davantage convaincue mais finalement, c'est essentiellement le décalage d'Amanda avec l'époque qui la rend unique et attire les personnages masculins ; Amanda n'a en soi pas beaucoup d'intérêt. La trame elle-même est également tirée par les cheveux, comme le mariage de Jane avec Mr Collins, qui pourra prendre fin car il n'a pas été consommé, tandis que Charlotte Lucas décide de partir en Afrique ou que Lydia s'enfuit avec un Bingley dépressif.

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A ceux qui n'auraient pas encore vu cette série je la recommanderais à condition de ne pas en attendre davantage qu'une romance légère faite pour vous rappeler un roman merveilleux.

Un billet austenien pour le Mois anglais ! Cette série est inspirée de Pride and Prejudice ; quelques chroniques autour de ce roman, qui fête cette année ses 200 ans :

Romans : Pride & Prejudice de Jane Austen ; The Darcys and the Bingleys de Marsha Altman ; Mort à Pemberley de P.D. James ; Les Filles de Mr Darcy de Marsha Altman.

Films : Pride and Prejudice (1995 BBC) ; Pride and Prejudice (2005) ; Bride & Prejudice (2004) ; Bridget Jones's Diary (2001) / The Age of Reason (2004).

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Lost in Austen (2008)

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03/03/2013

Un week-end royal / Hyde Park on Hudson

WEEKEND ROYAL_1.jpgBillet mystérieux, tout un tas de modifications faites hier et vues hier  en ligne n'apparaissent plus. J'adore.

J'ai de nouveau beaucoup de billets en retard, très envie de partager avec vous mes dernières lectures, films et pièces vus, je commencerai aujourd'hui par une sortie récente au cinéma.

[Contient des spoilers]

Je voulais faire un billet mensuel sur mes sorties cinéma puisque depuis janvier j'y suis allée régulièrement, mais pour l'instant je me contenterai juste de vous parler d'Un Week-end royal, que j'attendais avec impatience. Comme d'habitude je m'étais contentée de la bande-annonce (parfois je me contente de moins) car j'aime bien me réserver des surprises ; il s'est avéré qu'il y avait cette fois-ci un grand décalage entre l'idée que je m'étais fait de ce film et ce qu'il est en réalité.

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Week-end Royal traite de la venue du couple royal George VI et Elizabeth aux Etats-Unis en 1939. Le roi se connaît peu d'alliés et s'attend à entrer en conflit avec Hitler. Il vient ainsi demander à Roosevelt son assistance en cas de conflit. Alors que beaucoup d'Américains sont hostiles à l'idée d'intervenir dans une nouvelle guerre et que la récession touche toujours sévèrement la population, Roosevelt décide de recevoir le couple dans un cadre moins formel et les invite chez sa mère, à Hyde Park on Hudson (un nom qui perturbe la reine, pour qui Hyde Park est évidemment à Londres). En parallèle de ce week-end politique, Roosevelt se rapproche de sa cousine Daisy, avec qui il entretient une relation très particulière. C'est ainsi Daisy qui sera la narratrice du film.

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Je pense que j'avais en tête Le Discours d'un Roi en allant voir ce film, dont j'attendais une ambiance en partie britannique et des scènes intéressantes entre Roosevelt et George VI, un film traitant essentiellement des subtilités diplomatiques d'un tel week-end. Je ressors de ce film très partagée, même si je ne regrette pas du tout d'être allée le voir.

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Ce film disposait de nombreux atouts grâce au casting brillant : Bill Muray très convaincant en homme politique ; Samuel West (Howards End) fait un excellent George VI et soutient tout à fait la comparaison avec Colin Firth auquel on ne pouvait pas ne pas penser après son interprétation récente du rôle (qui, certaines d'entre vous le savent, est un acteur que j'apprécie énormément) ; Olivia Colman, parfaite en Elisabeth (et pour le coup, bien plus crédible que Helena Bonham Carter qui pour moi constituait un choix discutable). Laura Linney et Olivia Williams incarnent très bien le rôle de la cousine-maîtresse pour l'une et de la femme pour l'autre. Toutes les scènes dans lesquelles interviennent George VI et son épouse sont une réussite et correspondent à ce que j'attendais, si ce n'est que tout est traité avec beaucoup de légèreté et que la diplomatie intervient ici bien peu ; en revanche, le choc des personnalités est intéressant, entre un Roosevelt exubérant, drôle, accessible et qui pourtant domine sans cesse la situation, et un George VI conscient de ne pas avoir été choisi par son peuple, complexé par son bégaiement, régulièrement comparé à son frère par son épouse, et pourtant plein de charme, drôle et très attachant. La reine est d'abord choquée à leur arrivée en découvrant que Madame Roosevelt veut l'appeler Elizabeth, que dans la chambre de son mari figurent des caricatures de soldats anglais et que le lendemain l'attend un pique-nique avec hot dogs et danse indienne. Elle voit dans tous ces signes de l'irrespect et une façon détournée de leur faire sentir qu'ils ne sont pas les bienvenus, quand en réalité leurs hôtes Américains bien moins subtils (mais plus sincères) n'ont vu nulle part la moindre insulte dans leur organisation, si ce n'est peut-être un brin de provocation humoristique.

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S'il n'y avait que ça, j'aurais été absolument conquise mais mon plaisir a été gâché par le fait que plus de la moitié du scénario repose sur les affaires personnelles de Roosevelt. On apprend donc que sa femme était lesbienne et vivait dans une autre maison, qu'il a trois maîtresses en même temps et n'est qu'un beau parleur. Si ce n'était que mentionné au passage cela ne m'aurait pas gênée mais une très grande partie du récit repose sur l'évolution de sa relation avec sa cousine, puis le fait qu'elle découvre qu'il a une autre maîtresse, ne veut plus le voir, etc. Le jour même du pique-nique est en partie consacré aux relations entre Roosevelt et Daisy alors que c'est l'apogée de la rencontre américano-britannique. Enfin la scène de la colline n'apporte rien, 1 mn pour nous faire comprendre que Roosevelt incite sa cousine à lui procurer certaines caresses sur fond de jazz, quel intérêt ? Citons enfin la scène dans laquelle Roosevelt demande à Daisy de mettre de la moutarde sur le hotdog du roi et qu'elle se met à consciencieusement enduire toute la saucisse de moutarde : un mauvais goût absolu !

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Sur Cliomuse, un article intéressant faisant la part entre la réalité et la fiction ; chez The History chef, l'anecdote du hot dog sur le plan historique.

Dans le cadre du challenge Back to the Past, organisé avec  Maggie.

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Week-end Royal / Hyde Park on Hudson, un film de Roger Mitchell, 2012

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25/04/2011

It happened in 1912

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C'est d'abord Lilly qui m'a fait noter le nom de cette série (suite à une mention dans son blog-it express je crois !). Puis vous avez été plusieurs à publier des billets sur Downton Abbey en peu de temps. Alors évidemment, lorsque je suis allée en Angleterre il y a quelques semaines, j'ai couru au HMV pour me procurer le précieux coffret de la saison 1. Et, ô surprise ! j'ai été complètement séduite à mon tour !

Tout commence en 1912... année qui, comme vous le savez certainement, a vu le Titanic sombrer. Lord Grantham apprend par télégramme le décès de l'héritier du titre et du domaine, qui devait épouser sa fille aînée Mary. Cette nouvelle vient bouleverser les arrangements pris par la famille, et Lord Grantham se voit obligé de chercher le nouvel héritier direct du domaine. Il s'agit de Matthew Crawley, juriste de Manchester et représentant par excellence de la "middle class".

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Invité ainsi que sa mère à résider dans une maison proche de Downton Abbey, Matthew fait ses premiers pas dans un monde tout à fait nouveau pour lui, celui de l'aristocratie et des propriétaires terriens. Il suscite des réactions hostiles de la part de Mary et de la grand-mère de celle-ci, qui le voient  d'abord comme un vulgaire profiteur et espèrent trouver une alternative. Mais les termes de la succession sont clairs : Matthew héritera du titre et du domaine.

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La première saison court sur deux années, du naufrage du Titanic à l'annonce de l'entrée en guerre contre l'Allemagne. Deux années pendant lesquelles ne manquent pas rivalités, calculs, amours et amitiés, aussi bien parmi les maîtres des lieux que leurs domestiques, qui se considèrent pour quelques-uns comme partie intégrante de la famille.

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Downton Abbey est une vraie réussite à bien des égards, à commencer par la restitution d'une époque et d'un lieu : costumes magnifiques (notamment les robes des filles de Lord Grantham, aux coupes déjà assez modernes), mobilier, voitures, maisons et domaine... des éléments auxquels la production a accordé une attention toute particulière. La série présente également un réel intérêt cinématographique de par ses plans soignés et son esthétisme très maîtrisé (ce qui à mon sens fait défaut dans des séries antérieures d'ITV ou de la BBC comme Emma d'ITV ou ma très chère série Pride and Prejudice de la BBC).

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Comme d'autres avant moi, j'ai beaucoup apprécié cette structure inspirée de Gosford Park (et pour cause, le réalisateur de l'un est aussi l'auteur du scénario de l'autre), où les vies des maîtres et de leurs domestiques sont suivies en parallèle et se croisent parfois. La série me rappelle également le très beau film Les Vestiges du Jour, notamment à travers  les attentions délicates et discrètes de Mr Bates et d'Anna.

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Lord Grantham est un aristocrate éclairé qui s'intèresse au bien-être de ses domestiques : il recrute Mr Bates, ancien compagnon de guerre, alors que celui-ci souffre d'un handicap ; il envoie Mrs Patmore à Londres pour la faire opérer des yeux ; de façon générale, il se fie au majordome quant à l'intendance et s'intéresse de près aux éventuels problèmes qui peuvent surgir entre domestiques, cherchant à se montrer juste en toute occasion.

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Un personnage auquel on s'attache facilement donc. Et d'une façon générale, il me semble que beaucoup de personnages sont relativement faciles à cerner, voire parfois un peu manichéens : par exemple parmi les domestiques, les deux antipathiques n'ont pas grand-chose pour tempérer leur conduite (si ce n'est peut-être, pour O'Brien, une once de remord après la fausse couche - mais je n'en dirai pas plus pour ceux qui n'ont pas vu la série).

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Quelques personnalités se révèlent plus troubles, telle la mère de Lord Grantham, qui incarne l'aristocratie victorienne, avec ses idées préconçues, son égoïsme et une certaine tendance à tyraniser son entourage. Peu à peu, sous l'influence des nouveaux arrivants notamment, on la voit évoluer et laisser tomber le masque à plusieurs reprises.

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Parmi les filles, Sybil est pour moi la plus attachante : jeune fille éprise de liberté, s'intéressant à la politique et au droit des femmes, elle aide activement l'une de leurs servantes à trouver un emploi de secrétaire. Elle cherche déjà à s'émanciper en transgressant les interdictions de son père, et son côté frais et moderne me plaît beaucoup.

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Ses deux aînées ont toutefois un caractère plus complexe. Mary, la plus âgée, doit faire face à une situation difficile : si elle n'était pas une femme, elle devrait hériter, or elle voit un illustre inconnu débarquer pour usurper ce qu'elle considère comme acquis. A cause de Matthew, sa situation est désormais précaire et elle n'a d'autre choix que de se marier : doit-elle écouter son coeur ou choisir un bon parti ? Quoi qu'il en soit il lui est recommandé de se dépêcher car des bruits déplaisants courent sur elle et pourraient bien ternir sa réputation. Son caractère est bien trempé et elle incarne elle aussi une certaine idée de la modernité. C'est aussi une enfant gâtée qui a toujours vécu avec l'idée qu'en tant qu'aînée, elle serait à même de continuer à profiter de la fortune familiale : elle est ainsi particulièrement amère à l'arrivée de Matthew (tandis que ses soeurs sont plus philosophes, n'ayant pas eu l'occasion d'entretenir d'espoirs particuliers à ce sujet). Personnellement je trouve le personnage très intéressant mais je ne l'apprécie pas vraiment : elle me serait bien plus sympathique si ses deux soeurs trouvaient à se marier avant elle et lui faisaient de fait perdre ses grands airs.

Car Mary est une vraie peste envers sa soeur Edith : une soeur qui plaît moins aux hommes, qui était amoureuse du fiancé naufragé de Mary et qui sent bien que ses parents eux-mêmes ne nourrissent pas de grands espoirs à son égard. Les relations entre Mary et Edith sont très tendues et l'aînée passe son temps à rabaisser la deuxième (qui traite la première de traînée), semblant prendre un malin plaisir à l'humilier et à lui ôter tous ses espoirs concernant les différents hommes qui les entourent. Plus dépassée, incarnant une image surannée de la femme anglaise, Edith est ainsi victime, mais elle finit par se rebeller en se vengeant de Mary, avec une certaine cruauté également (ce qui n'était pas pour me déplaire, je l'avoue - shame on me !).

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Quoi qu'il en soit, si vous ne l'avez pas déjà vue, allez donc de suite vous procurer cette série hautement addictive, à savourer sans modération !

Et comme je suis curieuse, voici quelques questions pour savoir ce que vous pensez de certains personnages de la série : c'est par ici !

D'autres avis en anglais sur "Downton Abbey" : Behind the Curtain, Enchanted Serenity, Fly High, Nicole Cohen for The Atlantic, The Cozy Page, The Flying Electra... and Grazing for girls, qui vous parle aussi de l'année 1912 (naissance du biscuit Oréo !).

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Downton Abbey, une série de Julian Fellowes, 2010

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23/04/2011

Well, that's a treat !

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M'absentant quelques jours, je vous laisse en compagnie des héros de Downton Abbey, en attendant mon billet sur cette excellente série britannique.

Et comme je suis curieuse, j'aimerais savoir ce que pensent ceux qui l'ont vue des personnages suivants :

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Des trois soeurs, laquelle préférez-vous (let me take a guess... Sybil ?). Et dans le match Edith-Mary, pour qui votre coeur balance ?

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Que va-t-il se passer entre ces deux-là ? (et qu'aimeriez-vous si vous étiez en charge d'écrire le scénario ?)

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Souhaitez-vous bonne chance à Mary avec Matthew ? N'avez-vous pas un instant envisagé un revirement de situation après l'accident de Sybil ?

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Dans les épisodes à venir, les voyez-vous se chamailler ou devenir au contraire des alliées (si ce n'est des amies) ?

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What about her prospects with Mr Bates ?

17/04/2011

Back to the Past : le recap !

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Parce que c'est tout de même plus pratique, voici le billet que j'actualiserai régulièrement en ajoutant vos publications. Merci de bien laisser vos liens par ici (dans le cas contraire je les ajouterai bien entendu aussi au récapitulatif, mais il n'est pas dit que je n'oublierai pas quelques liens ;)).

J'ajoute dans la colonne de gauche de mon blog un logo du challenge (j'ai choisi un logo de la Tea Cup Special offer, car je ne résiste pas à son côté British très savoureux). En cliquant sur ce logo, vous aurez dorénavent tout de suite accès au billet ici présent, pour laisser vos liens et commentaires.

Si ce billet salon de thé est ouvert pour pouvoir aussi discuter des films et séries pendant que vous les regardez (avec spoilers et réactions à chaud évidemment), vous êtes également invités sur le groupe Face Book du challenge, que je viens tout juste de créer : Le groupe FB Back to the Past.

Vous pouvez retrouver les logos ici.

Un challenge organisé avec Maggie.

 

Back to the Past, le bilan :

ROYAUME UNI

L'Aigle : Choupynette

Brave Heart : Aymeline,

Daniel Deronda - BBC: Titine,

Downton Abbey - BBC (2010) : Lou, Maggie, Titine,

The Duchess : Margotte,

Elizabeth, l'Âge d'or : Maggie,

Emma (1996) : Aymeline, Sabbio,

Emma (2009) : Eiluned,

Frankenstein : Maggie,

Hercule Poirot et Miss Marple : Maggie,

An Ideal Husband (1999) : Lou,

The King's Speech (2010) : Pascale, Sabbio,

Lady Windermere's Fan (1925) : Titine

Mary Reilly : Maggie,

Miss Potter : Maggie,

The Name of the Rose : Choupynette,

Pride & Prejudice (2005) : Eiluned, Miss Alfie,

Retour à Howards End : Céline,

Robin des Bois : Pascale,

Rob Roy : Pascale,

Sense & Sensibilty (1995) : Aymeline,

Shakespeare in love : Maggie,

The Tudors (Saison 3) : Margotte,

The Tudors (Saison 5) : Margotte,

Wilde : Titine,

ETATS UNIS

The house of mirth : Maggie

Pale Rider (1985) : Pascale

Les Quatre Filles du Docteur March : Maggie

CANADA

Iron Road : JainaXF

FRANCE

Beaumarchais L'Insolent : Maggie

Il ne faut jurer de rien : Maggie

Impromptu : Maggie

Marie-Antoinette : Sofynet

ITALIE

Le Guépard / Il Gattopardo (1963) : Sabbio,

HONGRIE

La Comtesse : Margotte,

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