31/01/2012
Bye bye le mois anglais

A mon tour je fais mon billet de clôture du mois anglais... si j'ai tardé c'est surtout parce que j'ai peu de temps pour moi en ce moment, mais aussi peut-être parce que j'aime baigner dans cette atmosphère anglaise et que c'est un peu à regret que je dis au revoir au mois anglais. Enfin tout est relatif car je poursuis mes lectures anglaises et hormi quelques exceptions, ce blog devrait rester très anglais pendant les mois à venir.
Comme Cryssilda et Titine, mes deux amies et compères dans cette aventure, je me suis régalée pendant ce mois anglais qui avait commencé un peu plus tôt que prévu et qui s'est un peu prolongé chez quelques-unes d'entre nous. Je lisais un peu moins d'Anglais ces derniers temps et je me rends compte que si je n'avais pas quelques titres à lire rapidement je pourrais poursuivre mes lectures anglaises indéfiniment sans me lasser. Parce que rien ne me plaît autant que la littérature anglaise ! Et d'ailleurs rien de tel pour commencer que les romans offerts par une joyeuse bande de Victoriennes effrénées... merci encore les amies !
Voici mon bilan à l'issue de ce mois anglais ; des lectures mais aussi des films :
Avant le mois, un petit avant-goût :
Du 15 décembre au 15 janvier
-
Christie Agatha, Mon petit doigt m'a dit / le roman et l'adaptation de 2004
Après le mois anglais
Le billet recap sur ce blog, mais aussi chez Titine qui a scrupuleusement mis à jour les liens au jour le jour... merci beaucoup Majesté (mais je ne fais pas encore la révérence, mes séances de Just Dance ne m'ont pas encore permis d'atteindre ce niveau de souplesse) !
Merci beaucoup pour votre participation enthousiaste, nos échanges, les billets sur Jane, la delicious English food, Agatha, les séries BBC et bien d'autres.
Je poursuis aussi mes billets à travers les challenges Back to the Past, Virginia Woolf, Oscar Wilde, William Shakespeare et Jane Austen... et 2012 sera aussi l'année Dickens !
En attendant, je vous souhaite une excellente soirée et, pour ma part, je m'en vais siroter mon thé dans mon magnifique mug “Lie Back and think of England” (merci mes amies frogs pour ce delightful treat !).

23:01 | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : mois anglais, challenge mois anglais, challenge
25/12/2011
Un thé au petit goût d'amande
Grâce à mon amie la terrible Titine, véritable tornade pour ma PAL, j'ai retrouvé cette chère Agatha Christie, que j'avais presque oubliée ! Curieusement, j'ai beau adorer l'Angleterre, me délecter de lectures anglaises, je n'éprouve - ou devrais-je dire n'éprouvais plus - de fascination pour cette sympathique dame. Quand j'avais douze ans, sur les conseils d'une copine, j'ai découvert Mort sur le Nil. J'étais dans ma période égyptienne, j'enchaînais les romans et livres plus sérieux sur l'Egypte ancienne, sur laquelle j'avais même écrit de petits textes. Bref, c'était l'Angleterre de mon adolescence (comme quoi j'ai finalement préféré les climats pluvieux). Mort sur le Nil a été un coup de coeur et j'ai rapidement lu quatre ou cinq Christie qui m'ont tous plu, puis j'ai oublié cet auteur aussi vite que j'y étais venue. J'ai bien fait une petite tentative avec La Maison biscornue mais malgré un bon moment, je n'ai pas non plus eu de révélation. C'était avant Mon petit doigt m'a dit, qui vient de me faire replonger. Si bien que ma PAL s'est alourdie de trois nouveaux Christie (elle en avait besoin, vous vous en doutez !).
Mr & Mrs Beresford, anciens détectives privés, rendent visite à la vieille tante Ada, ce vieux dragon qui prend toujours Tuppence pour une traînée et ne daigne parler qu'à son neveu. A l'occasion de ce court passage en maison de retraite, Tuppence Beresford rencontre une pensionnaire qui lui demande "s'il s'agissait aussi de l'un de ses pauvres enfants" et semble penser qu'il y a un cadavre dans la cheminée. Suffisamment éprouvés par quelques heures passées entre une vieille femme aigrie et une autre folle, les Beresford rentrent chez eux. Peu de temps après, Tante Ada meurt et le médecin de la maison appelle Thomas afin de lui faire part d'un petit souci : il semblerait qu'on meure souvent empoisonné au "Coteau ensoleillé. Mais il n'en fallait pas autant pour que Tuppence reprenne les bons vieux réflexes du métier : ayant hérité d'un tableau représentant une maison qu'elle est certaine d'avoir déjà vu, elle a cherché à se remettre en contact avec la femme ayant fait don de l'oeuvre à tante Ada (et qui n'est autre que la dame dérangée voyant des enfants coincés dans des cheminées)). Or cette pensionnaire a disparu. Son enquête la fera errer dans la campagne et les petits villages anglais (on en redemande !), où potins et histoires troubles ne manquent pas, s'il fallait encore épaissir le mystère.
Un excellent Agatha Christie, je me suis régalée d'un bout à l'autre ! L'histoire est bien ficelée et ne manque pas de ramifications, le ton est délicieusement anglais, le couple Thomas-Tuppence drôle et très attachant. Un petit moment de bonheur, savouré une tasse de thé à l'amande à la main !

252 p
Agatha Christie, Mon Petit doigt m'a dit, 1968
*****
En revanche le film m'a beaucoup moins plu. J'avais vu ce film ou une autre adaptation de Christie dans la même veine et je n'avais déjà pas trop accroché : beaucoup trop français à mon goût. Ayant lu le roman il y a juste quelques semaines, j'ai malgré tout eu envie de voir l'adaptation diffusée à la télévision depuis. Je reste sur mon sentiment mitigé, même si j'ai regardé le fim avec plus d'intérêt alors que j'avais abandonné en cours de route à chaque tentative précédente. J'aime beaucoup Catherine Frot et la trouve délicieuse et très drôle comme d'habitude, de même qu'André Dussolier. En revanche j'ai trouvé que plusieurs rôles secondaires ou plus mineure sont mal servis par des acteurs au débit mécanique. La transposition du cadre en Suisse n'est pas un problème en soi, si ce n'est que ce qui m'a tant plu dans le roman, c'est cette ambiance si British, que je n'ai bien sûr pas retrouvée. Le scénario prend des libertés avec le récit et extrapole. C'est parfois amusant mais on ne s'étouffe pas non plus de rire... tandis que l'histoire est un peu difficile à suivre si on ne connaît pas le fin mot de l'histoire, les révélations se succédant brutalement à la fin alors que certains personnages ou passages n'ont été qu'ébauchés précédemment. Bref, un film sympathique mais pour ma part, une petite déception.

Mon petit doigt m'a dit, un film de Pascal Thomas, 2004
Une chronique rédigée dans le cadre du mois anglais, organisé par Cryssilda, Titine et moi et du challenge God save the livre d'Antoni.

********
Je suis partie quelques jours mais je profite de ce billet pour vous souhaiter un joyeux Noël et de joyeuses fêtes, avec un petit clin d'oeil à mon sapin de cette année !

15:35 Publié dans Littérature anglo-saxonne, Romans policiers | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : agathe christie, mon petit doigt m'a dit, challenge anglais, challenge mois anglais, mois anglais, tuppence beresford, beresford, angleterre, roman anglais, roman policier anglais
24/12/2011
Périr d'ennui à Noël
Si vous ne trouvez rien de mieux à faire cette année à Noël, vous pourrez toujours chercher Charlie, l'âne disparu de Minnie Maude. Ce sera l'occasion de vous promener près de Whitechapel dans la capitale britannique au XIXe siècle ce qui, à défaut d'être une balade passionante, aura le mérite de vous dépayser.
Vous risquez toutefois de vous poser de multiples questions, comme les jeunes héroïnes de ce Noël plein d'Espoir d'Anne Perry qui, deux paragraphes sur trois, répètent inlassablement les mêmes interrogations : mais pourquoi Charlie a-t-il disparu après la mort d'oncle Alf ? Pourquoi oncle Alf, chiffonnier de son état, n'a pas fait sa tournée habituelle ? Et s'il n'a pas fait sa tournée habituelle, pourquoi Charlie aurait disparu ? Mais si Charlie a disparu, pourquoi oncle Alf est mort ? Et si oncle Alf est mort, est-ce que Charlie a disparu ? Mais si Charlie a disparu, est-il toujours vivant ? Et s'il n'est pas vivant, est-il mort ?
Tout comme les petites Minnie Maude et Gracie Phipps qui, en recherchant un âne, se mêlent d'un meurtre déguisé en accident, j'ai pataugé dans les rues de Londres, transie de froid et morte d'ennui, attendant le prochain vendeur de marrons pour me remonter le moral. C'est bien le Noël le plus sordide que j'ai passé en compagnie d'Anne Perry, dans un roman englué dans la boue des bas-fonds de la capitale, avec une enquête qui n'avance pas, des scènes répétitives, une solution sortie de nulle part (le méchant aristo soupçonné depuis le début est bien le tueur, tandis qu'est confirmée la supposition faite au départ - une histoire de drogue tiré du chapeau comme un lapin de Pâques). Je me suis follement ennuyée et autant je m'étais régalée l'an dernier (billet de circonstance prévu pour le 27 décembre), autant je ne peux que vous recommander de passer votre chemin cette fois-ci, au risque de vous effondrer dans votre bouillon du soir à force de lassitude.

Sur ce blog, d'Anne Perry également :
- Perry Anne, La Détective de Noël
- Perry Anne, Le Secret de Noël
- Perry Anne, T06, Le cadavre de Bluegate Fields
- Perry Anne, T08, Meurtres à Cardington Crescent
- Perry Anne, T10, L'Egorgeur de Westminster
Lu dans le cadre du mois anglais organisé ici et avec mes amies Cryssilda (qui publie aussi aujourd'hui un billet sur Anne Perry) et Titine, et du challenge God save the livre d'Antoni.

153 p
Anne Perry, Un Noël plein d'Espoir, 2011


00:12 Publié dans Littérature anglo-saxonne, Romans policiers | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : anne perry, un noel plein d'espoir, époque victorienne, roman anglais, roman anglais xixe, londres, londres xixe, challenge mois anglais
17/12/2011
Last Christmas I met the Doctor
Petit souvenir de Noël dernier.
Je suis tombée par hasard le 25 décembre sur trois épisodes de Noël de la série Doctor Who, pour le plus grand plaisir de mon cher et tendre désormais converti, bien plus que moi d'ailleurs (et au grand désespoir du reste des téléspectateurs qui nous entouraient et ont été traumatisés par cette incursion dans le monde halluciné du docteur).

La Prophétie de Noël (2 épisodes - 2009)
Visiblement, il me manquait quelques épisodes pour tout comprendre à cette histoire qui de toute façon m'a un peu ennuyée.
Début de soirée. Le Tardis apparaît dans un vitrail. L'estomac bien rempli, l'esprit un peu embrumé Mr Lou et moi nous exclamons en choeur avec un enthousiasme déconcertant pour notre entourage: “un Tardiiiis, regarde !!!”.
Le générique arrive (ou était-ce juste avant ?). Nous voilà déchaînés, prêts à acclamer Docteur Tennant dès son arrivée. En attendant, nous accompagnons avec enthousiasme le générique : “Ouwiiou ouwiiou”!
Arrive le début. Une prison pour femmes, de grands malades, un peu de menace et là un grand méchant psychopathe revient à la vie grâce au sacrifice de ses disciples (les grands malades en question). S'ensuivent quelques scènes qui achèvent de traumatiser notre entourage : homme électrique qui peut s'envoler et dont on voit le squelette sur fond fluorescent lorsqu'il s'énerve. Summum de l'horreur, sa façon bien à lui de se déchiqueter et de dévorer tout ce qu'il avale.
Je vous ferai grâce de la suite. C'est compliqué.
Sachez tout de même que grâce à Doctor Who, l'humanité sera sauvée (on n'en attendait pas moins de lui). Au passage, le psychopathe qui mange comme un cochon mourra après avoir tenté d'asservir l'humanité et disparaîtront également les Seigneurs du Temps qui auront tenté de faire leur come back (avec à leur tête un Timothy Dalton assez névrosé).
Honnêtement, c'est la fin qui m'a intéressée, lorsque le docteur fait ses adieux aux différents compagnons qu'il a eus avant de se régénérer (séquence émotions - bye bye David Tennant !). Pour le reste, hormis la relation entre Wilfried et le docteur, j'aurais aussi bien pu me remettre au tricot ou sortir un Sudoku.

********** 
Cyber Noël (1 épisode - 2008)
J'étais à deux doigts de renoncer lorsque j'ai vu qu'il y avait un troisième épisode que je ne pouvais absolument pas rater puisqu'il se passait en Angleterre en 1851.
Docteur Tennant débarque à bord de son Tardis. Le voilà en période de Noël, heureux, épanoui, lorsqu'il entend quelqu'un l'appeler et se montre encore plus ravi de cet appel au secour. C'est sans compter sur Rosita, qui le remet à sa place et lui apprend qu'elle n'appelle pas un docteur quelconque mais LE docteur. Car un autre Docteur est bien là, sympathique, enthousiaste et victorien jusqu'au bout des ongles. Pourtant ce nouveau venu semble un peu étourdi. Son Tardis est une mongolfière et ses outils ne sont que des objets quelconques, sans pouvoir spécifique.

J'ai trouvé cet épisode excellent. Deux histoires se déroulent en parallèle : celle du docteur inconnu et du tandem qu'il forme avec Rosita, ainsi que celle de cybermen, qui ont décidé d'asservir le monde entier (pour changer), aidés d'une Victorienne manipulatrice et meurtrière comme les adore Mary Elizabeth Braddon. Beaucoup d'action, de l'humour et un cadre historique qui évidemment n'était pas pour me déplaire ! Un de mes épisodes préférés dans l'absolu (pour l'instant du moins).
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Dans le cadre du mois anglais organisé ici-même et avec mes amies Cryssilda et Titine.

19:07 Publié dans Fantastique, Film | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : époque victorienne, angleterre xixe, angleterre, angleterre victorienne, doctor who, noel, noel doctor who, challenge anglais, challenge mois anglais, mois anglais, cyber noel, la prophetie de noel, david tennant
16/12/2011
Billet recap du mois anglais

Avant le 15 décembre :
- Lou : Le songe d'une nuit d'été, adaptation Théâtre de la porte St Martin (2011)
- Maggie : Le Crime de Halloween d'Agatha Christie
- Maggie : Barry Lyndon, adaptation de Stanley Kubrick, 1957
- Maggie : Meurtres entre soeurs, Willa Marsh
- Malice : Aurora Floyd de Mary Elizabeth Braddon
- Yueyin : Mansfield Park de Jane Austen
- Yueyin : Persuasion de Jane Austen
- Yueyin : Death comes to Pemberley de P.D. James
Jour 1 (15 décembre) :
- Elizabeth Gaskell était présente chez Cryssilda (North and South), Lou (North and South), Karine:) (Loïs the Witch), Eliza (Cranford) , Maijo (Wives and Daughters) et Titine (Crandford)
- Soukee : Meurtre à l’anglaise de Cyril Hare
- Syl : la recette des muffins au fromage
- Somaja : Le secret de l’épouvanteur
- Choupynette : A short story of tractors in ukrainian de Marina Lewycka
- Maggie : L’entourloupe dans l’azimut de Ian Fleming
- Val : The full monty
- Maeve : Tant que brillera le jour d’Agatha Christie
- Perséphone : Cranford et Return to Cranford
- Sharon : Un Noël plein d’espoir d’Anne Perry
- Malice : Tout change d'Anthony Browne
- Hilde : La Pluie avant qu'elle tombe, de Jonathan Coe
- Purple Velvet : Sourcellerie de Terry Pratchett
- Mrs Figg : Un Chant de Noël de Charles Dickens
- Val (lit) : The Intruders de Michael Marshall
- JainaXF : l'English cuisine
- SvCath : La Maison de soie d'Anthony Horowitz
- Emma : Jane Eyre de Charlotte Brontë
Jour 2 (16 décembre) :
- Hérisson : L’étang aux libellules de d’Eva Ibbotson
- Eliza nous parle des traditions de Noël
- Enna : Un cadavre dans la bibliothèque d’Agatha Christie
- Syl : L’erreur de l’épouvante de Joseph Delaney
- Val’s blog : Frankenstein de Mary Shelley
- Pimpi : Mr Darcy’s obsession de Abigail Reynolds
- Perséphone : Le guide du voyageur galactique de Douglas Adams
- Purple Velvet : Eric de T Pratchett
- Mrs Figg : Les mystère de la Forêt de Ann Radcliffe
- Malice : Lettres à Alice de Lewis Carroll
Jour 3 (17 décembre) :
- Perséphone vous a concocté votre programme tv de Noël
- Perséphone : Rachel Ray d'Anthony Trollope
- Titine : Cranford, l'adaptation BBC
- Malice : Au secours c’est Noël de Anne Fine
- Yueyin : How to marry a Marquis de Julia Quinn
- Karine:) : Macbeth de William Shakespeare
- Syl nous met l’eau à la bouche avec sa recette de Cornish pasties
- Lou : La Prophétie de Noël (2009) et Cyber Noël (2008), dctor Who
- Pascale : This is England de Shane Meadows (2006)
- Purple Velvet : Le dernier restaurant avant la fin du monde de Douglas Addams
Jour 4 (18 décembre) :
- Syl : Le pudding à la brioche
- Purple Velvet : Cracking Contraptions, Wallace & Gromit (courts-métrages)
- Cryssilda : Le tour d’écrou de Henry James
- Perséphone : The big over easy de Jasper Fforde
- Sharon : Marple, Poirot Pyne … et les autres d’Agatha Christie
- Lou : Esther Kahn d'Arnaud Desplechin
Jour 5 (19 décembre)
- Eliza : Plus jamais d'invités ! de Vita Sackville-West
- Maijo: Docteur Who et de Madame de Pompadour
- Karine : Docteur Who et de Madame de Pompadour aussi
- Malice : Le Noël du chat assassin d'Anne Fine
- Titine : Virginia Wolf de Michèle Gazier et Bernard Ciccolini (BD)
- Val's Blog : Derrière les coulisses du musée de Kate Atkinson
- Emma nous présente ses lithographies de horse guards
- Mrs Figg : Black Butler (manga d'inspiration victorienne)
- Hérisson : Where is Watson ? une enquête de Pig Sherlock (cahier d'activité)
Jour 6 (20 décembre) :
- Cryssilda : La rose et la bague de William Makepeace Thackeray
- Lou : Ivanohé à la rescousse ! de William Makepeace Thackeray
- Eliza a regardé The holiday
- Karine:) : Elizabeth et son jardin allemand de Elizabeth Von Arnim
- Maijo : Les sorcières de l’épouvanteur de Joseph Delaney
- Schlabaya : Autobiographie de Agatha Christie
- Malice : My Fair Lady de George Cukor
- Lilas n'a pas réussi à terminer Meurtres en soutane de P.D. James
- Emma : présentation d'une boîte aux accents anglais
Jour 7 (21 décembre) :
- Eliza nous invite dans le le cottage d'Iris dans The Holiday
- Yueyin : Cranford d'Elizabeth Gaskell
- Maijo : Les sorcières de l'Epouvanteur de Joseph Delaney
- Purple Velvet : Le songe d'une nuit d'été de William Shakespeare
- Hydromielle : Le secret de Lady Audley de Mary Elizabeth Braddon
- Malice : Isa visite Oxford de Lewis Carroll
- Val’s blog : Billy Elliot de Stephen Daldry
- George nous donne la recette de sa grande-tante écossaise
- Val a regardé The Duchess
- Hérisson : Les Quatre de Baker Street (tome 2)
Jour 8 (22 décembre) :
- Lou, Cryssilda et Titine : En quête du rien de Wilkie Collins
- Arieste : Les aventures de Tom Bombadil de Tolkien
Jour 9 (23 décembre) :
- Zarline nous présente David Attenborough
- Sharon : Allô, Hercule Poirot d’Agatha Christie
- Lydia : A ceremony of carols de Benjamin Britten
- Enna nous donne la recette des shortbreads
- Yueyin et sa citation du jeudi so english
- Maijo : The lord of scoundrels de Loretta Chase
- Somaja nous parle de Noël
- Dorothée nous présente ses marque-pages anglais
Jour 10 (24 décembre) :
- Lou : Un Noël plein d'espoir d'Anne Perry
- Cryssilda : Le voyageur de Noël de Anne Perry
- Mélodie : Brunswick Gardens de Anne Perry
- Lydia : Un chant de Noël de Charles Dickens
- Jainaxf : La vallée de la peur de Arthur Conan Doyle
- Malice : Noël et Lewis Carroll
Jour 11 (25 décembre) :
- Maggie : Cartes sur table d’Agatha Christie
- Lou : Mon petit doigt m’a dit d’Agatha Christie
- Val : Le Noël d’Hercule Poirot d’Agatha Christie
- Titine : Le Noël d’Hercule Poirot d’Agatha Christie
- Lydia : Les travaux d’Hercule d’Agatha Christie
- Enna : ABC contre Poirot d’Agatha Christie
- Perséphone : From time to time
- Val's Blog : Loin de vous ce printemps de Mary Westmacott (Agatha Christie)
- Mylène lit Une étude en rouge d'Arthur Conan Doyle
Jour 12 (26 décembre) :
- Cryssilda : L’homme au complet marron d’Agatha Christie
- Perséphone : Just Henry
- Karine:) : Les épisodes de Noël du Docteur Who
- Sharon : En quête de rien de Wilkie Collins
- Malice : A l'aube du XXe siècle, journal de Flora Bonnington
Jour 13 (27 décembre) :
- Lou : La révélation de Noël d'Anne Perry
- Titine : Jane Eyre par Cary Fukunaga
- Perséphone : Elephants can remember d’Agatha Chrsitie
- Karine :) : The last letter from your lover de Jojo Moyes
- Mylène poursuit son enquête en savourant un bon thé
- Malice : Nord et Sud d'Elizabeth Gaskell
- Céline : Downton Abbey saison 2
Jour 14 (28 décembre) :
- Choupynette : Acceptable loss de Anne Perry
- Perséphone : Downton Abbey Christmas special
- Pimpi : The mystery of the blue train d’Agatha Christie
- Jainaxf : The Doctor Who , the witch and the wardrobe
- Mrs Figg: Du sang sur la soir de Anne Perry
- Hérisson : La grande école du mal et de la ruse de Mark Walden
Jour 15 (29 décembre) :
- Isil : la citation du jeudi tirée de « Les tours de Barchester » de Anthony Trollope
- Céline : A room with a view de EM Forster
- Lou : Rebecca de Daphné du Maurier
- Titine : La maison sur le rivage de Daphné du Maurier
- Karine:) : The Duke and I (Daphné et le Duc) -- Les Bridgerton 1 de Julia Quinn
- Georges : L’affaire Prothéroe de Agatha Christie
- Somaja : Joyeuses funérailles de Frank Oz
- Hérisson : Bartimeùs : l’anneau de Salomon de Jonathan Stroud
Jour 16 (30 décembre) :
- Choupynette : ABC contre Poirot d’Agatha Christie
- Maggie : Créatures célestes de Peter Jackson
- Perséphone : A christmas carol de Charles Dickens
- Soukee : Frogs and owls de Michel Boucher
- Malice nous parle de la famille Terry (théâtre anglais)
Jour 17 (31 décembre) :
- Somaja : Christmas time in London
- Perséphone : January BBC programme
- Karine:) : The nature of monsters de Clare Clark
- Sharon : How to steal a dragon’s sword de Cressida Cowell
Jour 18 (1er janvier) : BONNE ANNÉE !!!
- Lydia nous parle des Monty Pythons
- Eliza : Le mystère d’Edwin Drood de Charles Dickens
- Hilde nous souhaite une bonne année anglaise
- Purple Velvet nous parle des Monthy Python
Jour 19 (2 janvier) :
- Cryssilda, Lou etTitine : Le mystère d’Edwin Drood de Charles Dickens
- Karine:) : Oliver Twist de Charles Dickens
- Perséphone : Great expectations-BBC
- Maeve : La bonté, mode d’emploi de Nick Hornby
- Somaja : Becoming Jane de Julian Jarrold
- Touloulou : Agatha Raisin and kissing Christmas goodbye de MC Beaton
- Les p’tits cartons d’Emma nous parle de Londres
- Eliza : Un Noël plein d’espoir de Anne Perry
Jour 20 (3 janvier) :
- George : Toute passion abolie de Vita Sackville-West
- Perséphone : Sally Lockhart mysterie-The ruby in the smoke-PBS 2006
- Malice nous parle du grand designer William Morris
Jour 21 (4 janvier) :
- Enna : From Hell de Alan Moore et Eddie Campbell
- Touloulou : Olivia Joule ou l’imagination hyperactive de Helen Fielding
- Titine : Drood de Dan Simmons
- Karine:) : Doctor Who-Kim Newman
- Cryssilda : Rebecca de Daphné du Maurier
- Perséphone : Sally Lockhart mysteries-Shadow in the North
- Mrs Figg : Autumn de Philippe Delerm
- Val : Joue la comme Beckham de Gurinder Chada
Jour 22 (5 janvier) :
- Karine:) : L’affaire Protheroe d’Agatha Christie
- Soukee : Seule contre la loi de Wilkie Collins
- Perséphone : Crocodile on the sandbank de Elizabeth Peters
- Yueyin et sa citation austinienne du jeudi
- Jainaxf : The unladylike adventures of Kat Stephenson de Stephanie Burgis
- Eden : Mort d’une garde de Colin Dexter
- Lou : The woman in black de Susan Hill
- Cryssilda et sa citation du jeudi spécial chouchou
- Hérisson : Time riders 1 de Alex Scarrow
- Val nous parle de l’expo Beauté, morale et volupté dans l’Angleterre d’Oscar Wilde au musée d’Orsay
- Syl : Le scandale Modigliani de Ken Follett
Jour 23 (6 janvier) :
- Karine:) : From Notting Hill with love … actually de Ali McNamara
- Enna : The house at Riverton de Kate Morton
- Lilsa : La maison du péril d’Agatha Christie
- Syl : Le sacrifice de l’épouvanteur VI de Joseph Delaney
- Soukee : Boys don’t cry de Malorie Blackman
- Arieste : A l’aube du XXème siècle : le journal de Flora Bonnington
- Lydia : Le vent des saules de Kenneth Grahame
- Yueyin : Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles de Gyles Brandeth
- Eden : L’assassinat du roi Arthur de JB Livingstone
- Val : Sourires de loup de Zadie Smith
Jour 24 (7 janvier) :
- Maeve : Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Schaffer et Annie Barrows
- Hydromiel : Les aventures d’Oliver Twist
- Titine : Mari et femme de Wilkie Collins
Jour 25 (8 janvier) :
- Lou : L’hôtel hanté de Wilkie Collins
- Cryssilda : Profondeurs galcées de Wilkie Collins
- Sahron : Little Manfred de Michael Morpurgo
- Soukee : Mort sur le Nil d’Agatha Christie
- Pascale : Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Schaffer et Annie Barrows
- Karine:) : Angel d’Elizabeth Taylor
- Lydia : La vallée de la peur de Arthur Conan Doyle
Jour 26 (9 janvier) :
- Karine:) : Doctor Who saison2x3-Tooth and claws
- Syl : Le cauchemar de l’épouvanteur-VII de Joseph Delaney
- Malice nous parle de Sir Arthur Conan Doyle
- Val : L’auteur, l’auteur de David Lodge
- Mélodie : No name de Wilkie Collins
Jour 27 (10 janvier) :
- Enna : The Queen and I de Sue Townsend
- Syl : Le crime du golf de Agatha Christie
- Malice : Demeures de L'Esprit de Renaud Camus
- Titine : La Vie très privée de Mr Sim de Jonathan Coe
- Perséphone : Soulless de Gail Carringer
- Val : A year in the merde de Stephen Clarke
- Somaja : Les confessions de Victoria Plum de Anne Fine
Jour 28 (11 janvier) :
- Karine:) : H2G2-The restaurant at the end of the universe de Douglas Adams
- Céline : Jane Eyre de Robert Stevenson
- Pimpi : Jane Austen made me do it de Laurel Ann Nattress
- Jainaxf : The song of the quarkbeast de Jasper Fforde
- Val : Variations cinématographiques autour de Roméo et Juliette
Jour 29 (12 janvier) :
- Cryssilda : Lady Susan de Jane Austen
- Lou : Persuasion de Jane Austen
- Enna : Tourte au poulet et aux poireaux
- Titine : Raining stones de Ken Loach
- Isil et sa citation du jeudi Trollopienne
- Val : La mort n’est pas une fin de Agatha Christie
- Lilas : Le crime d’Halloween de Agatha Christie
- Karine:) : Persuading Annie de Melissa Nathan
- Maggie : Le bras de la vengeance de Thomas de Quincey
- Sabbio : Le meurtre de Roger Ackroyd de Agatha Christie
- George : Beauté, morale et volupté au musée d’Orsay
- Mélodie : Orgueil et préjugé de Jane Austen
- Eliza : Emma BBC 2009
- Yueyin : Raison et sentiment de Jane Austen
Jour 30 (13 janvier) :
- Touloulou : Orgueil et préjugé de Jane Austen
- Sabbio : La malédiction Shakespeare de Anne Ferrier et Régine Joséphine
- Karine:) : Noughts and crosses de Malorie Blackman
- Schlabaya : Nouvelles de Londres de Doris Lessing
- Les ptits cartons d’Emma : Emma de Jane Austen
Jour 31 (14 janvier) :
- Enna : Hand in glove de Robert Goddard
- Touloulou nous propose ze playlist du mois anglais
- Eliza nous parle de la mode edwardienne dans « Downton Abbey »
- Cryssilda : Mrs Muir et le fantôme de R.A. Dick
- Jainaxf : Sherlock saison 2
- Karine:) : Doctor Who-saison 6
- Choupynette : Affinity de Sarah Waters
- Mrs Figg : Downton Abbey
Jour 32 (15 janvier) :
- Enna : Le chat et les pigeons de Agatha Christie
- Touloulou : The Pythons, an autobiography by the Pythons
Challenge Le Mois anglais, du 15 décembre 2011 au 15 janvier 2012, organisé par Cryssilda, Titine et Lou (ici-même).

15/12/2011
Et voici Mrs Gaskell pour ouvrir le bal du mois anglais !
En ce début de mois anglais, je me livre à un périlleux exercice car je vais tâcher de vous raconter ma première rencontre avec Elizabeth Gaskell. L'objet du délit était North and South et ma lecture date de l'été 2010, pendant que je me prélassais près d'un lac en Allemagne.
J'ai abordé ce roman avec de très grandes espérances, après avoir vu et adoré l'adaptation de la BBC (que je compte revoir avant de la chroniquer ici). Cette adaptation m'avait en quelque sorte fait penser que ce roman pouvait avoir un air de Pride and Prejudice aux accents plus modernes, avec un roman à visée sociale, voire politique.
Je pense que le fait d'avoir vu l'adaptation avant a quelque peu nui à mon plaisir de lecture. Je m'attendais à un roman plus sentimental que ce qu'il n'est en réalité : ce n'est pas ce que je recherche dans un récit mais le fait est que je m'attendais à une histoire d'amour sur fond de contexte industriel, or c'est plutôt l'inverse que j'ai trouvé - j'imagine qu'une deuxième relecture me satisfera beaucoup plus car je n'aurai pas d'attentes parasites. Par ailleurs la série faisait de Margaret un personnage très attachant et c'est une jeune femme parfois assez agaçante que j'ai rencontrée. Margaret a une haute opinion d'elle-même et une vision des travailleurs assez particulière :
"Are those the Gormans who made their fortunes in trade in Southampton ? Oh ! I'm glad we don't visit them. I don't like shoppy people. I think we are far better off, knowing only cottagers and labourers, and people without pretence."
"You must not be so fastidious, Margaret, dear !" said her mother, secretly thinking of a young and handsome Mr. Gorman whom she had once met at Mr. Hume's."
"No ! I don't call mine a very comprehensive taste ; I like all people whose occupations have to do with land ; I like soldiers and sailors, and the three learned professions, as they call them. I'm sure you don't want me to admire butchers and bakers, and candlestick-makers, do you mamma ?" (p18-19)
En réalité cet extrait illustre bien le thème même du roman. Fille de pasteur, Margaret vit dans le sud de l'Angleterre et apprécie son quotidien assez simple à la campagne. Entourée d'un père studieux et d'une mère maladive et plutôt superficielle qui quelque part regrette d'avoir fait un mariage d'amour en-dessous de sa condition, Margaret est une fille aimante qui apprécie les bonheurs simples de la vie au prébystère et qui est estimée dans les environs pour sa gentillesse et sa solicitude envers les pauvres de la paroisse. Malheureusement, suite à une controverse religieuse sur laquelle son père ne veut pas céder, la famille Hale est obligée de quitter Helstone pour une ville industrielle du Nord, Milton. Dans un pays en pleine révolution industrielle, le fossé qui sépare la ville et la campagne, les propriétaires terriens et les commerçants, le Sud et le Nord est encore énorme. C'est ainsi que Margaret va rencontrer Mr. Thornton, jeune industriel ayant fait fortune dans l'industrie du coton.
Tous les oppose : Margaret plébiscite le travail de la terre, la simplicité de la vie qu'on mène à la campagne et l'érudition de son père et de leur entourage. Elle n'a que mépris pour les self-made men peu instruits ayant fait fortune rapidement tels que Mr Thornton, qui consacre sa vie à son travail et cherche à s'instruire en faisant appel à Mr Hale, avec qui il devient rapidement ami. Thornton est de suite fasciné par l'inaccessible Margaret - bien que sa mère ne juge pas d'un bon oeil cette demoiselle pauvre qui s'imagine supérieuse à eux ; Margaret n'a que mépris pour lui et se prend rapidement d'amitié pour une famille d'ouvriers employés par Mr Thornton et vivant dans la misère. A noter que ce qui est amusant concernant Margaret, c'est que son idéalisation du sud est davantage dû à ses souvenirs et à son attachement pour ses parents qui y résident, car au début du roman elle vient de quitter Londres pour ce village, après avoir été élevée par sa tante, auprès de sa cousine.
Plus j'y repense, plus je me rends compte combien j'ai apprécié cette lecture finalement. Ecrit au coeur du XIXe et par une femme qui plus est, ce roman dépeint avec minutie l'industrialisation brutale de l'Angleterre, sans faire dans le pathos ou trancher avec mièvrerie en faveur des ouvriers, auxquels étaient imposées des conditions de travail extrêmement difficiles, pour un salaire bien maigre. Certes, Gaskell dépeint bien les dérives d'une industrialisation qui, après avoir donné du travail à beaucoup, a rapidement pu imposer des conditions de travail honteuses compte tenu de la loi de l'offre et de la demande sur le marché du travail (on évoque même à un moment la possibilité de faire venir des Irlandais pour remplacer les Anglais en grève). Malgré tout, elle parvient à faire de Thornton, l'incarnation du capitalisme triomphant, un homme attachant, certes dur mais qui évolue au fil du temps, capable après réflexion de s'intéresser au sort de ses ouvriers et de chercher à se montrer plus juste. Quant à sa fortune, elle est également mise à mal par les aléas du marché : c'est un homme qui ainsi doit se remettre en question et sans cesse travailler. En ce sens il incarne une vision positive de l'entrepreneur, maître de son destin et non platement assis dans un fauteuil en attendant que les pièces tombent. Je trouve cette illustration intéressante au regard des diverses théories et controverses économiques qui déjà à l'époque ne manquaient pas, les visions simples d'Adam Smith et de Ricardo ne suffisant plus à expliquer le système en place.

Les ressorts du roman victorien à multiples rebondissements sont bien présents également, avec cette pauvre Margaret qui traverse de terribles épreuves tout au long du roman, avant un véritable coup de chance. Sans compter un aspect secondaire mais essentiel au déroulement de l'histoire : son frère, qui était dans la marine, est accusé de trahison pour avoir refusé d'obéir aux ordres d'un capitaine odieux. Il risque la peine de mort et se tient ainsi éloigné des côtes anglaises, ce qui ajoute un peu de mystère à l'histoire de Margaret, tout en pointant du doigt le manque de discernement de la justice anglaise de l'époque.
En somme, voilà un roman dense dont je garde un souvenir assez précis - ce qui est un signe car j'oublie très souvent ce que j'ai lu il y a plusieurs mois. Un roman qui finit par une petite note romantique et amusante, Thornton et Margaret pensant aux réactions de leurs parents respectifs à l'annonce de leurs fiançailles (allez vous vous doutiez bien que cela finirait comme ça) : "That man !", "That woman !"

Dans un certain sens, ces derniers mots pourraient s'appliquer à Elizabeth Bennet et Fitwilliam Darcy, que j'avais à l'esprit avant d'aborder ce roman. Il est vrai que Mrs Gaskell a choisi des personnages aux profils rappelant ces deux héros de Jane Austen : fiers tous les deux, lui riche et elle pauvre (Thornton incarnant la nouvelle richesse tandis que Mr Darcy était l'exemple même du propriétaire terrien), les deux finissant par trouver un compromis et apprendre de leurs erreurs dues à un excès d'orgueil. Les parents de Margaret eux-mêmes ne sont pas sans évoquer le couple Bennet, entre le père rat de bibliothèque et indulgent, la mère encline à se plaindre de son triste sort et un peu frivole (par exemple il est dit au début du roman que son époux avait dû renoncer à toute lecture à voix haute pour égayer les soirées, car ces moments quelque peu studieux n'étaient pas du goût de son épouse) ; Mrs Thornton, la mère du héros, peut également rappeler Lady Catherine de Bourgh car elle a une haute estime d'elle-même et plus encore, de son fils adoré, mais au final malgré des airs sévères elle souhaite avant tout son bonheur - c'est aussi par jalousie qu'elle n'apprécie pas Margaret, qui lui dérobe son précieux enfant.
Un roman qui suscita à l'époque des débats entre Gaskell et Dickens : "The cordial business relationship between Gaskell and Dickens deteriorated over disagreements about North and South. Gaskell worried that Dickens's industrial novel Hard Times, which would be published first, might steal her thunder by treating the same themes she had. "I am not going to strike," Dickens wrote, "so don't be afraid of me." Dickens wished to shorten the part in which the heroine's father, an Anglican minister, doubts the trinity and other doctrines and decides to leave the church. He thought it "a difficult and dangerous subject." Gaskell refused and afterwards resisted having the work shortened, retitled, or shaped for serialization. Dickens vented his frustration to a friend, "If I were Mr. Gaskell, O heaven how I should beat her!" The relationship, although somewhat cooled, nevertheless survived these hard negotiations." (Extrait issu de la page consacrée à Gaskell sur le Dictionary of Unitarian & Universalist Biography)
A noter l'intéressant article de Wikipedia sur le lien entre le roman et l'adaptation.
D'autres avis sur ce roman : Lilly, Clarabel, Titine, Pimpi, Fashion, Wictoria, Emilie, Clara, Keisha, Karine:), Anou, Isil (la première à m'avoir donné envie de lire Gaskell, il y a déjà quelques années), A little bit dramatic... et depuis Jeneen (avec deux billets enthousiastes, un sur le roman, l'autre sur l'adaptation... Jeneen pour qui Thornton a détrôné Darcy, eh oui!).
Lu dans le cadre du mois anglais organisé ici-même et avec mes amies Cryssilda et Titine, et pour le challenge God Save the Livre (20 livres lus).

521 p
Elizabeth Gaskell, North and South, 1854-1855


00:00 Publié dans Littérature anglo-saxonne | Lien permanent | Commentaires (44) | Envoyer cette note | Tags : roman anglais, challenge mois anglais, challenge anglais, époque victorienne, angleterre, angleterre xixe, elizabeth gaskell, north and south, nord et sud, roman industriel, roman industriel anglais, thornton, margaret hale
14/12/2011
Encore quelques heures...
... avant l'invasion anglaise, qui durera jusqu'au 15 janvier (et plus si affinités, il y en a bien qui ont commencé à publier leurs billets en avance - même moi mais c'était un tout petit billet, ça compte ?).
Pendant le mois anglais, nous vous invitons à parler anglais, penser anglais, respirer anglais, lire anglais, voir anglais, rêver anglais et plus encore, afin de nous abreuver de romans et de films anglais, de muffins, de scones, de photos... bref, sortez votre drapeau anglais, votre service à thé et vos Victoriens, this month will be highly English or will not be !
Beaucoup d'entre vous ont déjà rejoint le groupe facebook où nous parlons de tout et de rien et commentons le challenge au jour le jour : vous pouvez vous y inscrire à tout moment et c'est ici que ça se passe !
Nous avons aussi prévu des billets communs autour de :

05/11/2011
Le mois anglais

Amis lecteurs et blogolecteurs, Victoriens en herbe ou aguéris, amoureux des douces contrées anglaises et adeptes du Fish & Chips, ce mois est pour vous !
Suite au mois Kiltissime que Cryssilda et moi vous avions proposé pour nous lancer dans de folles aventures en Ecosse, nous avons décidé de partir de nouveau en voyage ensemble, cette fois-ci accompagnées de Titine, pour une destination qui me tient très à coeur : l'Angleterre. Parce que je suis tombée amoureuse de la langue à la fin de l'école primaire et qu'ado je n'ai eu de cesse de me rendre en Angleterre et de partager magazines, cassettes et autres avec mes correspondantes anglaises ; parce qu'après avoir heureusement réalisé à temps que l'enseignement n'était pas fait pour moi et renoncé à une carrière de prof d'anglais improbable, j'ai continué à me rendre régulièrement dans ce pays auquel je suis profondément attachée ; parce que j'ai découvert que l'accent américain était sympa mais l'accent anglais finalement bien plus séduisant à mes oreilles ; parce que j'aime l'Angleterre y compris sous les pires averses et même lorsque je me suis retrouvée dans des maisons sans chauffage ni eau chaude en hiver ; parce que je déteste leur thé en sachet mais ne trouverai jamais en France des vitrines aussi raffinées que celles de Fortnum & Mason ; parce que depuis l'école primaire, parmi mes chanteurs et acteurs préférés les Anglais viennent presque toujours en tête ; parce que mes auteurs favoris sont anglais et que Jane Eyre et Les Hauts de Hurlevent ont bouleversé ma vie de lectrice lorsque j'étais adolescente ; parce que j'aime les légumes à moitié cuits et les scones ; parce que j'aime chacun des endroits que j'ai visités et prévois encore d'innombrables voyages sur place ; parce que je n'exclus pas d'aller y vivre un jour ; enfin parce que je pourrais continuer comme ça pendant des heures (remarquez que je n'ai même pas cité Pride and Prejudice – car sinon on pourrait y passer la nuit). Bref, pour toutes ces raisons, je ne pouvais pas ne pas envisager ce mois anglais, que mes deux acolytes et moi avions hâte d'organiser.

Le Mois anglais aura donc lieu du 15 décembre au 15 janvier. Vous pourrez au cours de ce mois publier autant de billets que vous le souhaitez sur : vos lectures d'auteurs anglais géniaux ; vos lectures de récits ayant pour cadre l'Angleterre ; des films anglais/se passant en Angleterre et donc potentiellement hautement intéressants ; des artistes que vous souhaiteriez présenter ; des photos de voyage ; des réalisations (scrapbooking, coûture...) so British – choses que je ne serai jamais capable de produire !

Nous espérons que vous serez nombreux à prendre l'Eurostar ou le Ferry avec nous : mugs, Earl Grey, scones et CD des Beatles sont à votre disposition pour rendre le voyage plus confortable !
Vous pouvez d'ores et déjà nous rejoindre sur le groupe Facebook du Mois anglais, où nous avons commencé à parler de la pluie et du beau temps (enfin plus souvent de la pluie, mois anglais oblige...), de nos futures lectures et de tout et n'importe quoi.
Comme nous avons de folles ambitions et surtout les yeux plus gros que le ventre, nous avons déjà prévu les billets communs suivants... n'hésitez pas à vous joindre à nous (avec la lecture d'un roman de ces auteurs, une adaptation ou une autre oeuvre en rapport avec eux) :
Et pour nous retrouver et laisser des liens vers vos billets, voici aussi les billets de lancement des trois organisatrices : Cryssilda, Titine et Lou sur ce blog.

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