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19/06/2018

Agatha Christie, La Dernière Enigme

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Ce n'est pas une ghost story à proprement parler mais j'ai failli y croire au début... Avec La Dernière Enigme, Agatha Christie nous amène en bord de mer, à Dillmouth, où la jeune Gwenda Halliday-Reed achète une maison en attendant l'arrivée de son époux. Tous deux viennent de Nouvelle-Zélande mais cherchent à s'installer en Angleterre. Gwenda jette son dévolu sur Hillside, une vieille maison située non loin du bord de mer. Néanmoins, lors de la visite, elle est saisie d'un moment d'effroi et demande à la propriétaire si la maison est hantée. Elle décide tout de même d'acheter la demeure et s'y sent très bien dès son arrivée. Elle semble en effet se retrouver chez elle. Malgré tout, des évènements bizarres se succèdent. De drôles d'impression. Cette envie systématique de passer entre deux pièces par une porte qui n'existe pas. Cette idée de décoration dans une chambre, avec un papier très particulier... qu'elle retrouve avec frayeur lorsqu'un placard condamné est enfin forcé par des ouvriers. Puis Gwenda se rend à Londres et lors d'une pièce, dans un accès de terreur, elle est persuadée d'avoir eu la vision d'une femme étranglée au pied de l'escalier de sa nouvelle maison.

Lorsqu'elle rentre chez elle et que son mari la rejoint, Gwenda va réaliser qu'il y a matière à mener l'enquête. Qui est la femme assassinée dans la maison ? Qui l'a tuée ? Une enquête menée avec l'aide de Miss Marple, qui résout là sa dernière énigme.

J'avais commencé ce roman au mois de mars, puis (le croirez-vous ?) j'ai égaré mon exemplaire, à force d'empiler livres et dessins de Petite Lou aux endroits les plus improbables. Après une fouille archéologique un soir, j'ai retrouvé mon roman et lu les 120 dernières pages d'une traite le lendemain.

Je ne suis pas une grand lectrice de cette chère Agatha, du moins comparée à d'autres amateurs. J'ai eu ma période quand j'étais adolescente et depuis, je ne sais pas pourquoi, je n'ai pas été très constante dans mes lectures... Et pourtant, depuis que je tiens ce blog, je me suis  notamment régalée avec Mon Petit Doigt m'a dit et, dans une moindre mesure, avec L'Hôtel Bertram ou La Maison biscornue. Ce nouveau titre me montre encore le plaisir que j'ai à retrouver l'univers cozy d'Agatha Christie. Assaisonnée ici d'une pointe de surnaturel avec ces débuts aux allures d'histoire de fantôme, La Dernière Enigme avait vraiment tout pour me plaire. Ajoutons aux points positifs le cadre, en bord de mer, avec quelques escapades dans le Northumberland ou Londres. Je n'ai maintenant qu'une envie : sortir un autre de ses titres de ma PAL !

253 p

Agatha Christie, La Dernière Enigme, 1976

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20/06/2013

Agatha Christie, A l'Hôtel Bertram

christie_hotel bertram.jpgJ'ai trouvé la lecture parfaite pour ce mois anglais... impossible de faire plus English ! J'ai ainsi posé mes valises à l'Hôtel Bertram en compagnie de cette chère Agatha... et découvert le paradis sur terre. Imaginez un hôtel des années soixante qui semble tout droit sorti de l'époque édouardienne, avec un portier bardé de médailles militaires, un préposé à l'art du five o' clock aux manières exquises et des muffins bien savoureux, "à l'ancienne". Imaginez des fauteuils de toute sorte faits pour s'adapter aux morphologies les plus diverses, un système de chauffage bien masqué et des feux ronflant dans le salon, une température adaptée aux pensionnaires (quelques degrés de plus pour les Américains que pour nos amis Anglais). Un hôtel où l'on croise du personnel d'époque, certes, mais aussi des hommes d'église, des majors et tout le gratin anglais d'un autre âge... tout ce qui fait le charme si typique, si anglais de l'hôtel aux yeux des riches étrangers qui y séjournent.

C'est là que Miss Marple a choisi de passer ses vacances, une quinzaine de jours à Londres pour revivre ses jeunes années... et qui trouve que tout a l'air un peu "faux" dans ce lieu qui finit par la mettre mal à l'aise. Elle remarque notamment une certaine Bess Sedgwick, connue pour son rythme de vie trépidant et ses exploits (voitures, avions, chevaux et divers accidents), ainsi que sa fille Elvira. Cette dernière n'a pas été élevée par sa mère mais tombe par hasard sur elle à l'hôtel. Elle pense bientôt que sa vie est menacée... quant aux autorités, elles enquêtent sur de spectaculaires fraudes qui semblent toutes mener finalement au Bertram.

On ne lit pas tant ce roman pour le suspense que pour l'ambiance délicieuse... et je ne peux que le recommander aux amateurs d'atmosphères anglaises, ils se régaleront !

D'Agatha Christie sur blog : La Maison biscornue ; Mon Petit Doigt m'a dit.

Lecture commune consacrée à Agatha Christie en ce Mois Anglais, avec : (j'actualiserai en fin de journée, n'hésitez pas à m'indiquer vos liens à la suite de ce billet :))

Et dans la mesure où l'hôtel Bertram se veut édouardien, je ferai une petite entorse à la règle et dirai que ce roman entre aussi dans le cadre du challenge British Mysteries (qui normalement s'arrête à l'entre-deux-guerres).

279 p

Agatha Christie, A l'Hôtel Bertram, 1965

Mois anglais 2013_04.jpgbritish mysteries.jpgchallenge anglais,challenge mois anglais,mois anglais,agatha christie,a l'hotel bertram,roman anglais,roman policier anglais,challenge british mysteries

21/05/2010

Bienvenue dans mon humble demeure

christie_biscornue.jpgCette semaine, j’ai risqué ma peau. Tout ça pour vous, amis lecteurs, tout ça pour vous présenter La Maison biscornue de la bonne vieille tante Agatha. Pourquoi tante Agatha ? Parce que je ne regarderai plus jamais les livres d’Agatha Christie du même œil depuis que Mr Lou et moi nous sommes amusés à nous entretuer avec conviction pour un jeu appelé « l’héritage de tante Agathe », dont le but est de trucider les autres héritiers afin d’augmenter sa part du gâteau.

 

Revenons donc à notre braves petites vieilles prêtes à nous servir une tasse de thé au goût d’amande, même si, en l’occurrence, la jeunesse n’était cette fois-ci pas en reste si l’on considère l’originalité des mobiles éventuels, voire de la mise en pratique.

 

Exit Hercule Poirot, goodbye Miss Marple, l’inspecteur de ce roman est un certain Taverner, secondé par Charles, le narrateur fiancé à l’un des suspects, Sophia Leonides. Le grand-père de celle-ci vient d’être empoisonné dans la « maison biscornue » qu’il occupait avec toute sa famille : enfants, petits-enfants, deuxième femme bien plus jeune et belle-sœur, sans compter quelques domestiques dont un précepteur que l’on soupçonne d’avoir une liaison avec la nouvelle Madame Léonides.

 

Pour vous donc, je me suis infiltrée dans cette maison où, bien sûr, tout le monde semble avoir quelque chose à cacher. Pour vous j’ai failli boire un chocolat empoisonné et me faire assommer par un lion en pierre, et ce uniquement pour démasquer le coupable et vous laisser le champ libre et une lecture sereine (si ce n’est pas une belle preuve de solidarité entre livrophiles ça !).

 

Je n’avais pas remis les pieds dans l’univers vieillot d’Agatha Christie depuis le début du collège, époque où je m’étais prise de passion pour ses enquêtes pendant un été, le temps de lire quatre ou cinq de ses romans. C’est moins enthousiaste que je ressors de ce nouveau voyage, même si j’ai passé un moment agréable et qu’Agatha Christie me semble l’auteur parfait pour combler le vide des soirées d’hiver ou m’accompagner avec ma serviette de plage en été.

 

Je soupçonnais principalement le coupable dont j’ai commencé à me méfier assez rapidement, ce qui est assez nouveau pour moi qui me trompe systématiquement, malgré tous mes efforts (j’ai tendance à songer au plus innocent et aux plus désagréables, mais je me laisse souvent berner par les personnalités intermédiaires qui sont pourtant le plus souvent coupables). J’avais oublié que ces romans s’en tiennent uniquement à l’enquête et ne s’attardent pas au cadre ou aux personnages en dehors des moments où ils croisent le détective, ce qui m’a un peu manqué. Malgré tout, c’est un Cluedo sympathique : on passe un bon moment et je ressortirai plus vite que prévu de ma bibliothèque l’autre Christie qui m’attend depuis un ou deux ans.

 

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188 p


Agatha Christie, La Maison Biscornue, 1949

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