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28/03/2010

Salon du Livre 2010

salon-du-livre-2010.jpgAu menu ce week-end : rencontres de la blogosphère et Salon du Livre. Jeudi, nous étions plusieurs à nous retrouver au théâtre rue Mouffetard afin de voir La Confusion des Sentiments. Vendredi, nous avons dignement fêté le week-end des LCA (lecteurs compulsifs anonymes) que nous sommes autour d'une bonne bière, puis pour certaines de sushis !

Et voici quelques photos de mon passage (éclair) au salon du livre :

Evidemment un arrêt s'imposait chez 10/18 Grands Détectives, surtout quand j'ai vu que Fabrice Bourland s'y trouvait !

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Les titres sur lesquels j'ai lamentablement craqué (enfin on dira que non, n'est-ce pas ?) :
- Jean-Luc Bizien, La chambre mortuaire : qui me fait de l'oeil depuis longtemps à cause des viles tentateurs qui sévissent sur la blogosphère !
- Yves Josso,  Eté meurtrier à Pont-Aven : même chose !
- Jean-Pierre Alaux, Toulouse-Lautrec en rit encore : un petit nouveau chez 10/18 qui a trouvé des arguments imbattables pour me faire découvrir son roman (eh oui camarades lecteurs, parfois la notion de libre arbitre est bien floue)
- Fabrice Bourland, Le diable du Crystal Palace : en exclusivité car il n'est pas encore sorti (répète la fan hystérique ravie comme une écolière à l'approche des grandes vacances !)
Ci-dessous Fabrice Bourland, Yves Josso et Jean-Pierre Alaux en photo :

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J'ai fait un petit tour aux éditions Autrement...
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... et j'ai reçu ce Carnet Russe en cadeau :
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J'ai ensuite découvert complètement par hasard un roman dont la couverte a immédiatement attiré mon attention :
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... ah ah, l'East End, Whitechapel, Jack l'Eventreur et "LHondres" sont au rendez-vous !
L'éditeur très sympathique m'a non seulement donné envie de découvrir un autre roman de Franck Bouysse mais m'a également offert quelques jolis cadeaux :
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... ce qui me permet d'ailleurs de vous mettre en garde contre une invasion de Mammouths sur la Butte Montmartre (les lecteurs avides étant toujours très bien informés) !

Enfin je suis passée aux Allusifs, où j'ai aussi repéré des titres à venir avant de repartir avec L'Autre de Pan Bouyoucas en cadeau, en plus du roman que je me suis offert.

 

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Au final de belles rencontres, aussi bien avec les blogueuses en fin de semaine qu'avec des écrivains et des éditeurs ce week-end... comme tous ceux et celles qui étaient là et dont j'ai pu lire les billets, encore une fois un Salon du Livre inoubliable pour la livrophile que je suis !

See you next year (et l'année prochaine aucun Barcelonais, aucune recherche d'appart ne m'empêcheront de me joindre à tous les rendez-vous de la blogosphère !).

28/01/2010

Robert rules !

burns_rob.jpgHier, à l'initiative de Cryssilda, un petit groupe de blogueuses avait décidé de passer une soirée relativement improbable, en tout cas diantrement Scottish, à savoir la soirée Robert Burns. Le lieu du crime était l'Auld Alliance, le pub écossais sur le point de devenir l'un des quelques QG des Victorian Frogs (and Ladies). Et voici mes acolytes : Chiffonnette, Cryssilda, Emma, Fashion, Fée de passage, Isil, Pascale et Titine !

Voilà donc tout un petit groupe de Frenchies dans un pub peuplé d'Ecossais en kilt, lors d'un repas purement écossais entrecoupé de lectures de poèmes, de toasts et de morceaux à la cornemuse. Pour commencer, here was the masterpiece of the night !

 

Address To A Haggis

Fair fa' your honest, sonsie face,
Great chieftain o' the puddin-race!
Aboon them a' ye tak your place,
Painch, tripe, or thairm:
Weel are ye wordy o' a grace
As lang's my arm.

The groaning trencher there ye fill,
Your hurdies like a distant hill,
Your pin wad help to mend a mill
In time o' need,
While thro' your pores the dews distil
Like amber bead.

His knife see rustic Labour dight,
An' cut you up wi' ready sleight,
Trenching your gushing entrails bright,
Like ony ditch;
And then, O what a glorious sight,
Warm-reekin, rich!

Then, horn for horn,
they stretch an' strive:
Deil tak the hindmost! on they drive,
Till a' their weel-swall'd kytes belyve,
Are bent lyke drums;
Then auld Guidman, maist like to rive,
"Bethankit!" 'hums.

Is there that owre his French ragout
Or olio that wad staw a sow,
Or fricassee wad mak her spew
Wi' perfect sconner,
Looks down wi' sneering, scornfu' view
On sic a dinner?

Poor devil! see him ower his trash,
As feckless as a wither'd rash,
His spindle shank, a guid whip-lash,
His nieve a nit;
Thro' bloody flood or field to dash,
O how unfit!

But mark the Rustic, haggis fed,
The trembling earth resounds his tread.
Clap in his walie nieve a blade,
He'll mak it whissle;
An' legs an' arms, an' heads will sned,
Like taps o' thrissle.

Ye Pow'rs wha mak mankind your care,
And dish them out their bill o' fare,
Auld Scotland wants nae skinking ware
That jaups in luggies;
But, if ye wish her gratefu' prayer,
Gie her a haggis!

“Discours à un Haggis”

Salut à ton honnête, à ton aimable face,
Toi qui parmi les puddings es le chef de ta race!
C’est à toi que revient la première des places
Dessus tripoux, panse et abats,
Tu mérite que tous vraiment te rendent grâces
Longues comme mon bras

Tu remplis le tranchoir qui sous ton poids se plaint.
Tes fesses font penser à la colline à la colline au loin
Ta pointe pourrait bien réparer le moulin
Si le besoin en advenait,
Tes pores cependant distillent comme un suint,
De l’ambre en chapelet

Regarde le rustaud essuyer son couteau,
Se mettre à découper avec aise et brio,
Creusant comme un fossé, en excisant la peau
Tendue et chaude de tes miches.
Dans quelle gloire alors tu suscites les oh!
Que ton fumet est riche!

Tous alors, coude à coude, approchent et s’entrepoussent,
Ils s’empiffrent comme s’ils avaient le diable aux trousses,
Jusqu’à ce que leurs ventres tendus et maousses,
Résonnent comme tambours en somme,
Et qu’un vieil échevin, d’éclater plein de frousse,
Entonne un Te Deum.

Y a-t-il être ici-bas aux moeurs dégénérées
Qui irait préférer ragoût ou fricassée,
Un olio propre aux porcs à donner la nausée,
Et qu’ils repousseraient, maussades,
Alors qu’ils peuvent ainsi faire franche lippée
De telle régalade?

Pauvre diable! Voyez-le devant son assiette
Comme un roseau fluet, tout l’air d’une mauviette,
Le poing guère plus gros qu’une pauvre noisette,
Tout flageollant sur ses guiboles.
Comment à l’ennemi peut-il faire sa fête,
Quand vient l’occasion folle?

Mais, nourri au haggis, voyez un peu le gars!
Il fait en s’avançant tout trembler sous son pas,
Dedans son poing robuste une épée plantez-moi,
Il la fera sitôt siffler,
Et toc, comme chardons, têtes, jambes et bras
Il va vite élaguer.

Vous, puissants, qui voulez le bonheur pour la masse
Et veillez que soit bien bon le menu qu’on lui fasse,
L’Ecosse, sachez-le, ne veut pas de lavasse
Qui dans le bol clapote et bruisse.
Mais si vous entendez rester en bonne grâce,
Donnez-lui du Haggis

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Comme vous pouvez le constater, un whisky attendait tous les convives. Ce whisky avait pour but - outre le caractère purement gustatif de la chose, de nous permettre de porter un toast... au Haggis. Alors, pour ceux qui ne connaissent pas cette chose curieuse et qui n'ont jamais vécu une soirée Robert Burns, voilà comment se déroule le cérémonial : une panse de brebis farcie aux abbats (oui, je sais, ça fait saliver d'avance) est présentée, entière, sur un plateau qui est porté à travers toute la salle, tandis qu'un joueur de cornemuse suit religieusement le porteur dudit objet de culte. S'ensuit la lecture du poème de Burns en écossais (nous avons compris en moyenne entre 5 et 10 mots, vu l'accent subitement adopté par un Ecossais jusqu'ici parfaitement compréhensible), puis un toast porté au Haggis (par une assemblée restée debout pendant  tout ce temps).

Puis, parce qu'on était quand même à Paris et que quelques Français un peu bizarres avaient fait le déplacement, nous avons eu droit à la version française sous titrée (l'intégrale avec cornemuse et présentation du plateau, of course).
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Parmi les blogueuses qui étaient là incognito, se trouvaient deux extraterrestres sortis tout droit du Tardis (et déjà bien alcoolisés - les voilà d'ailleurs pris en flagrant délit).
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Nous avons été interviewés par la chaîne Planète. On ne sait jamais, on retrouvera peut-être un jour le programme (et la déclaration d'Emma : c'est un plat pour les vieux Ecossais, non ?). Dans le fond, même si on le voit mal, le joueur de cornemuse en action.
On a donc mangé ça :
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Oui je sais, comme ça ça n'a pas l'air fameux. Mais les Highlanders que nous sommes se sont régalés (et pour ma part j'ai découvert que le Haggis au goût un peu trop corsé combiné aux carottes un peu bouillies faisaient un excellent mélange). ça ne vaut peut-être pas la fricassée, mais aucun Français ne peut prétendre accompagner aussi bien ses petits plats (cornemuse oblige !).
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Je vous rassure tout de suite : contrairement aux apparences, la soirée n'a pas été trop arrosée. Pour ma part, je me suis d'ailleurs contentée de mon whisky, même si le verre ci-dessus le prouve : d'autres ont été plus judicieuses que moi...
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Ce qui a tout de même engendré des sursauts de création artistique inouis. Ici, un portrait façon Blair Witch, magnifique, tout en sobriété. Je vous ai épargné la photo sobrement intitulée "portrait d'une grenouille au verre", de même que les photos de nos jambes et des pieds de table prises par Emma, qui a quelque peu râté sa soirée puisqu'elle n'a pas réussi la mission ultra secrète qu'elle s'était fixée : révéler au grand jour toute LA vérité sur l'affaire du kilt.

Encore merci aux filles pour la soirée vraiment excellente (et ses points culminants : Isil et moi dansant de la techtonique et des choses non identifiées sur des airs de cornemuse et Fashion nous faisant des révélations à propos d'un homme caoutchoux et d'un mariage mouvementé). Et bien sûr un grand merci aux organisateurs de la soirée et à l'équipe de The Auld Alliance ! Je ne leur dis pas "à l'année prochaine", car nous n'attendrons pas autant pour reprendre nos bonnes résolutions et, avec le printemps, nos petits déjeuners écossais !