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11/04/2017

Keigo Higashino, La Maison où je suis mort autrefois

higashino-la-maison-ou-je-suis-mort-autrefois-623808-264-432.jpgVoilà ma première expérience de polar japonais, avec ce roman encensé par la critique et récompensé par le Prix du Polar international de Cognac en 2010.

Sayaka sollicite son ex-petit ami (narrateur de cette histoire) afin de l'aider dans une quête personnelle. La jeune femme ne conserve aucun souvenir de ses années précédant l'entrée au primaire. Suite au décès de son père, elle a retrouvé une clef et un plan. Se souvenant que son père disparaissait parfois pendant plusieurs jours d'affilée autrefois, elle décide de retrouver la maison et espère que cela lui permettra de recouvrer la mémoire par la même occasion. 

Près d'un lac, ils découvrent ainsi une construction de style occidental, cachée entre les arbres. Le temps semble s'y être arrêté. Tous les réveils, horloges et montres indiquent la même heure. La poussière s'est déposée en couches épaisses. Une chambre d'écolier semble figée depuis des années. Le journal du petit garçon qui l'occupait s'est arrêté brutalement. La porte d'entrée est condamnée, il faut ainsi passer par une cave obscure pour accéder à la maison.

Qu'est-il arrivé aux occupants, qui semblent avoir disparu brutalement ? Quel lien avec Sayaka ou son père ?

Un roman policier qui sort des sentiers battus. On se prend même à frissonner à moment donné lorsque le soir tombe - a-t-on vraiment envie de passer la nuit là avec les protagonistes ? Difficile d'en dire davantage sans dévoiler l'intrigue mais voilà avant tout un roman à l'ambiance glaçante très réussie.

Lu dans le cadre de la LC : Un roman policier / thriller.

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256 p

Keigo Higashino, La Maison où je suis mort autrefois, 2010 (pour la publication française)

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17/12/2016

Anne Perry, Un Noël à New York

perry_un noel a new york.jpgParmi mes traditions de Noël, il y a celle qui consiste à lire le récit de Noël d'Anne Perry, parfois dans le train qui m'emmène en vacances, ou au pied du sapin. C'est avec un peu d'avance que je me suis plongée dans son dernier opus, afin de participer à une lecture commune dans le cadre du challenge British Mysteries.

Voilà ma première lecture d'Anne Perry hors période victorienne. Nous sommes ici en 1904. Jemima Pitt, la fille du célèbre couple d'enquêteurs, a plus de vingt ans - ce qui m'a causé un petit choc car ce personnage était resté une petite fille dans mon souvenir. Miss Pitt accompagne la jeune héritière Delphinia lors de son voyage transatlantique, alors que la jeune femme s'apprête à épouser le fils du partenaire en affaires de son père. Mariage d'amour qui a tout pour satisfaire les familles des deux promis, puisque cette union consacrera le partenariat des aînés, avec la naissance d'une nouvelle dynastie.

Jemima est à mille lieues de l'état d'esprit de Delphinia, qui est un peu bécasse et condescendante par dessus le marché. La fille du célèbre enquêteur a hérité de l'esprit indépendant de sa mère et a soif d'aventure. A leur arrivée, Jemima s'aperçoit du malaise entourant le nom de la mère de Delphinia, qui a abandonné sa famille des années plus tôt. Puis c'est au tour du frère aîné du futur marié de la mettre dans la confidence et de lui demander de rechercher avec lui la mère disparue, qui selon lui se trouve à New York.

Récit une fois de plus très court et vite avalé, plaisant mais sans plus. Pourtant, même si j'en arrive à la même conclusion au moins une fois sur deux dès lors que je lis un récit de Noël d'Anne Perry, j'ai toujours plaisir à retrouver cette ambiance spéciale. Pour être honnête, lorsque le crime s'est produit, j'ai pensé "espérons que la solution ne soit pas celle que j'ai en tête juste après avoir appris le meurtre", car je n'ai pas été bien loin dans mes réflexions. Et ça n'a pas manqué, j'ai résolu l'enquête au moment même où elle allait débuter - et je suis certaine que tout le monde en ferait de même. Pour le mobile, c'est un peu plus compliqué, c'est certain.

Il y a donc de vraies faiblesses au niveau du récit, mais j'ai tout de même passé un bon moment car j'ai aimé me balader dans New York et découvrir une Jemima Pitt adulte. Son histoire d'amour naissante avec un policier américain d'origine irlandaise ne passe pas inaperçue pour les lecteurs de la série Pitt : en entendra-t-on parler dans les autres volumes de la série ?

L'avis d'Anne (Des Mots et des Notes)

J'ai lu pas mal de titres de la série Charlotte et Thomas Pitt avant d'ouvrir ce blog. Voici les titres lus et chroniqués ici depuis :

Série Charlotte et Thomas Pitt :

Série Petits Crimes de Noël :

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Anne Perry, Un Noël à New York, 2016

British mysteries 2016_2.jpg Logo_il etait quatre fois noel_Chicky Poo_2016.jpg

28/11/2016

Concours Agatha Raisin

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J'ai le plaisir de vous proposer un nouveau concours Agatha Raisin dans le cadre du challenge British Mysteries, en partenariat avec les éditions Albin Michel que je remercie une nouvelle fois.

Plusieurs exemplaires du tome 4 Randonnée Mortelle sont en jeu. Que vous soyez déjà adepte ou que vous n'ayez pas encore croisé le chemin d'Agatha, n'hésitez pas à tenter votre chance !

Pour cela, rien de plus simple, il vous suffit de répondre à cette question :

Si vous aviez écrit Randonnée Mortelle, que serait-il arrivé à vos randonneurs ?

Vous pouvez multiplier vos chances de gagner en relayant ce billet ou si vous participez au challenge British Mysteries. Merci de bien penser à le signaler dans votre commentaire :o)

Vous avez jusqu'au 10 décembre pour participer.

Le gagnant sera désigné par tirage au sort.

Bonne chance à toutes et à toutes !

26/11/2016

M. C. Beaton, Agatha Raisin Enquête, T3, Pas de Pot pour la Jardinière

mcbeaton_pas de pot pour la jardiniere.jpgC'est avec impatience que j'attendais de découvrir la suite des aventures d'Agatha Raisin... et avec grand plaisir que je me suis plongée dans le troisième tome de la série, Pas de Pot pour la jardinière.

Absente de Carsely pendant plusieurs mois de voyages exotiques mais solitaires, Agatha revient dans ses chères Costwolds. Si elle est accueillie chaleureusement par les villageois qui l'ont définitivement adoptée, une surprise bien déplaisante l'attend: son séduisant voisin James Lacey semble bien trop proche de la nouvelle venue au village, Mary Fortune. Une rivale bien agaçante : séduisante, fine cuisinière, membre de la société d'horticulture comme James, toujours prête à s'investir dans la vie de Carsely. Fidèle à son esprit de compétition, Agatha décide de se découvrir une passion pour les plantes afin de participer à une journée portes ouvertes des jardins. Mais voilà que des actes de vandalisme sont perpétrés dans les jardins des participants d'un concours de fleurs. Suivis d'un nouveau meurtre...

Il n'y a pas à dire, le tranquille village de Carsely n'est plus aussi paisible depuis qu'Agatha y a élu domicile. En peu de temps les meurtres se sont multipliés ! Mais passons l'invraisemblable et savourons ce nouveau tome, qui tient autant du roman doudou que du policier. Imaginez les meurtres de campagne façon inspecteur Barnaby, le tout pimenté d'une anti-héroïne quinquagénaire très attachante. Grande gueule, prête à mettre les pieds dans le plat, trapue, avec de "petits yeux d'ours", Agatha n'a rien d'un personnage lisse, mais c'est bien cela qui fait son charme et donne toute sa saveur à cette série. Troisième tome dévoré lui aussi... une série parfaite en cette saison morose ! Si vous ne connaissez pas encore Mrs Raisin, n'hésitez pas à la rencontrer ! Vous risquez fortement de l'apprécier (peut-être bien malgré vous) !

Merci aux Editions Albin Michel !

Et guettez les prochains billets de ce blog, une surprise vous attend !

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246 p

M. C. Beaton, Agatha Raisin Enquête, T3, Pas de Pot pour la Jardinière, 1994 

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14/09/2016

M. C. Beaton, Agatha Raisin Enquête, T2, Remède de Cheval

beaton_agatha-raisin-enquete-t2-remede-de-che.jpgJ'ai poursuivi fin juin ma découverte d'Agatha Raisin, personnage haut en couleur menant des enquêtes qui ne la regardent pas dans un petit village des Costwolds. Après La Quiche fatale, fatale pour un juge de concours de village mais jouissive pour le lecteur en mal d'humour, nous voici partis sur les traces d'un tueur de vétérinaire à travers ce deuxième tome, Remède de Cheval.

Le petit village où notre Londonienne de choc s'est installée pour sa retraite anticipée est remué par l'arrivée d'un (relativement) jeune et sémillant vétérinaire, qui, après l'ancien militaire James Lacey, déchaîne les passions parmi la gent féminine du village. Et voilà toutes ces braves dames soudain particulièrement préoccupées par la santé de leurs chats et faisant la queue pour rencontrer le nouveau venu. Cependant, peu de temps après le cabinet est désert, car notre sujet principal ne supporte pas les chats (un comble pour un vétérinaire) et prend un malin plaisir à leur faire passer un mauvais quart d'heure en les oscultant.

Alors qu'il s'apprête à opérer un cheval chez le gentleman du coin, le vétérinaire succombe à une injection. La police locale semble croire à un accident et classe rapidement l'affaire. C'est sans compter sur notre héroïne Agatha qui décide une nouvelle fois de mener l'enquête, aidée cette fois-ci par son séduisant voisin James Lacey.

Dans la même veine que le précédent tome, ce deuxième opus offre au lecteur un moment délectable où le cadre tellement anglais, l'humour et les personnages décalés se mêlent pour faire un joyeux mélange. S'il ne fait visiblement pas bon vivre dans les Costwolds, le lecteur a bien envie de s'y arrêter un peu pour suivre l'intrépide, l'autoritaire, l'improbable Agatha dans ses recherches, armée d'un culot sans limite et prête à mener des interrogatoires sans subtilité ni discrétion aucune. On a du mal à comprendre comment elle peut être à l'origine d'une longue série étant donné que, vu son comportement, on s'attendrait plutôt à la voir trépasser à tout moment dans le cadre d'un malencontreux accident... mais curieusement, les héros ont toujours beaucoup de chance.

Un page turner so British, à mettre entre toutes les mains !

Un petit extrait noté lors de ma lecture : [James Lacey] écrivait un livre d'histoire militaire et, comme la plupart des écrivains, il passait ses journées à chercher des excuses pour ne pas travailler (p 64).

Le billet de ma copine Cryssilda qui a elle aussi rencontré Agatha pendant le Mois anglais.

Merci aux éditions Albin Michel pour cette découverte.

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266 p

M. C. Beaton, Agatha Raisin Enquête, T2, Remède de Cheval, 1993

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11/09/2016

Ann Granger, Le Témoignage du Pendu

granger_temoignage pendu.jpegAh... qu'il fait bon retrouver un petit polar victorien à l'occasion - et même les consommer sans modération. C'est donc avec un plaisir anticipé que j'ai ouvert le cinquième tome des aventures de Ben & Elizabeth Ross d'Ann Granger.

Dans ce nouvel opus, Ben est appelé un soir au chevet d'un condamné à mort, qui doit être pendu lendemain. Celui-ci ne remet pas en cause le jugement le concernant mais dit souhaiter alléger sa conscience d'un poids avant d'être exécuté. Des années plus tôt, alors qu'il était un marchand prospère à la recherche d'un abri lors d'un orage près de Putney, il a été témoin du meurtre d'un vieillard par une jeune femme. Si les supérieurs de Ben ne souhaitent pas ouvrir d'enquête dans un premier temps, l'inspecteur accepte que son épouse mette à profit ses talents de détective amateur pour enquêter en toute discrétion. En parallèle, Ben doit retrouver la famille d'un bourgeois pour le moins odieux qui ne cesse de lui rappeler qu'il paye ses impôts et entend bénéficier des services d'une police efficace. Son histoire d'enlèvement semble cependant quelque peu tirée par les cheveux...

Une nouvelle fois, Ann Granger nous livre une enquête rythmée grâce aux récits croisés de Ben et Lizzie, un système toujours aussi efficace qui permet de varier les points de vue et de mêler deux enquêtes en parallèle. Une série qui doit aussi beaucoup à ce couple moderne et attachant, dont la complicité est particulièrement bien exploitée dans ce cinquième tome où ils travaillent de concert.

Cette fois-ci, Ann Granger varie également les lieux, ce qui donne plus d'intérêt encore au récit pour ceux qui comme moi sont sensibles au cadre historique. Comme toujours, elle porte un regard plutôt féministe sur la condition de la femme à l'époque victorienne.

On se régale, on en redemande... une lecture qui m'a donné envie de me plonger de nouveau tête baissée dans mes lectures victoriennes et néo-victoriennes.

Une LC partagée avec :

Mes précédentes lectures d'Ann Granger, en VF ou VO selon les tomes :

Il me reste à lire le tome 3 qui figure déjà dans ma PAL. Si une lecture commune vous tente, I'm in !

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335 p

Ann Granger, Le Témoignage du Pendu

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20/06/2016

M. C. Beaton, Agatha Raisin Enquête, T1, La Quiche Fatale

beaton_agatha raisin t1 quiche fatale.jpegAgatha Raisin a le vent en poupe en ce mois anglais ! Et ce n'est pas étonnant, car voilà une petite série bien sympathique. Les éditions Albin Michel viennent de publier les deux premiers tomes, écrits au début des années 1990 ; les quelques petits signes de décalage temporel (auxquels je ne m'attendais pas car je croyais la série plus récente) m'ont bien amusée.

Self-made woman, directrice d'une agence de communication londonienne, Agatha a pris une retraite anticipée pour venir s'installer dans les Costwolds. Un choix très réfléchi, puisqu'il repose essentiellement sur un souvenir de voyage d'enfance ! Notre héroïne a donc acheté un beau cottage dans un charmant village et confié ses clefs à un décorateur qui a eu la main lourde sur les outils agricoles historiques et autres extrémités. 

Habituée à réussir, à diriger son petit monde, à manipuler et cajoler pour arriver à ses fins, Agatha est un peu perdue à son arrivée. Les villageois sont tous charmants mais à part un sourire, un bonjour et un bref commentaire sur la météo, elle sent que son intégration ne sera pas facile. De toute façon, à moins d'être née sur place, on reste toujours un étranger. Son cottage continue d'ailleurs à être nommé en fonction d'un propriétaire décédé  bon nombre d'années auparavant. Ainsi, on lui dit de son antipathique voisine Mrs Barr : "Elle est nouvelle ici ! (...) Ça fait vingt ans qu'elle est là."

Lorsqu'elle découvre qu'un concours de quiches va se tenir dans le village, Agatha y voit une occasion de se démarquer en gagnant. Petit problème : elle a toujours mangé au restaurant ou acheté des plats cuisinés. Ni une ni deux, la voilà partie pour Londres, pour acheter une quiche aux épinards à un traiteur. En parallèle, elle invite le juge du concours et son épouse à un mauvais dîner affreusement cher dans le restaurant de leur choix, pensant l'amener à la choisir de même qu'elle a su mener par le bout du nez ses relations dans les affaires publiques. Peine perdue, c'est la gagnante habituelle qui remporte le concours. Il semblerait d'ailleurs que l'arbitre de la compétition ait ses favorites dans plusieurs villages et les récompense à travers divers concours (confitures, chiens...). Manque de chance, le voilà qui décède dans la nuit après avoir mangé des restes de la quiche d'Agatha.

S'ensuit une enquête qui conclut rapidement à un empoisonnement accidentel. Mais Agatha n'est pas convaincue, continuant à poser des questions... et à se faire quelques ennemis au passage.

Ce roman n'est pas un whodunnit classique. L'intégration d'Agatha Raisin dans le village, ses interventions aux réunions du comité féminin local, ses virées au pub, son organisation d'une vente de charité nous intéressent tout autant que le fait de savoir ce qui est vraiment arrivé au juge. C'est un roman frais, léger, qui nous permet à l'occasion de découvrir un peu les Costwolds. Une lecture vraiment plaisante. J'ai hâte de découvrir le 2e tome, même s'il semble un peu en dessous du premier d'après ce que j'ai pu lire de vos avis. 

Merci aux éditions Albin Michel pour cette découverte !

Cryssilda et moi vous faisons gagner ce premier tome des aventures d'Agatha Raisin pour le mois anglais. N'hésitez pas à aller voir les concours que nous vous proposons grâce aux éditeurs partenaires de nos blogs. Nous avons seulement annoncé les gagnantes du premier concours et pourrons nous poser ensemble sur les concours suivants la semaine prochaine ; vous pouvez donc toujours y participer ! 

Lu dans le cadre de la LC consacrée aux auteurs contemporains sur le Mois anglais, ainsi que pour les challenges British Mysteries et Femmes de Lettres.

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320 p

M. C. Beaton, Agatha Raisin Enquête, T1, La Quiche Fatale, 1992

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17/06/2016

Arthur Conan Doyle, Sherlock Holmes, The Five Orange Pips / BBC L'Effroyable Mariée

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Récemment, j'ai vu l'épisode du Nouvel an 2016 de l'excellente série BBC Sherlock, "L'Effroyable mariée" ou "The Abominable bride". C'est un épisode qui avait tout pour me plaire car l'histoire se déroulait cette fois-ci essentiellement à la fin du XIXe, même si Sherlock finissait par reprendre conscience à notre époque.

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Vêtue de sa robe de mariée, Emelia Ricoletti fait feu sur plusieurs passants dans la rue pour attirer l'attention sur elle, avant de se suicider d'une balle dans la bouche devant de nombreux témoins. Néanmoins, on raconte qu'elle serait revenue d'entre les morts pour tuer son époux peu après. La rumeur dit qu'elle serait réapparue ensuite pour commettre d'autres meurtres.

Quelque temps plus tard, Lady Carmichael fait appel à Holmes : son mari Sir Eustace a reçu une lettre contenant cinq pépins d'orange, un courrier qui pour lui revient à une menace de mort. Holmes et Watson vont se rendre dans la propriété du couple pour protéger Sir Eustace, sans y parvenir. La mariée semble avoir encore frappé.

C'est un épisode particulier au sein de la série. D'abord pour son cadre historique, mais aussi l'intervention du paranormal avec une mariée morte pour le moins effrayante. Et enfin, c'est aussi un fiasco pour Holmes qui ne parvient pas à protéger son client. J'ai eu plus de mal à adhérer aux allers-retours dans le présent mais hormis cela, c'est un épisode qui m'a beaucoup plu et qui me marquera je pense davantage que d'autres.

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Série Sherlock, L'Effroyable Mariée / The Abominable Bride, Episode du Nouvel an 2016

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série anglaise,série bbc,sherlock holmes,sherlock bbc,arthur conan doyle,the five orange pips,cinq pepins d'orange,l'effroyable mariee,the abominable bride,mois anglais,mois anglais 2016,british mysteries,challenge british mysteriesEn me renseignant un peu, j'ai découvert que cet épisode s'était principalement inspiré d'une nouvelle extraite des Adventures of Sherlock Holmes, "The Five Orange Pips". Je l'ai donc lue, sachant que je ne suis pas une grande lectrice de Doyle. J'ai beaucoup apprécié Le Pacte des Quatre, abandonné A Study in Scarlet en raison d'un passage dans les grands espaces sur lequel je bloquais (oui pour moi, l'attrait de Holmes vient en grande partie de son lieu de résidence au 221B Baker street, je n'ai aucune envie de devoir ensuite partir dans la pampa pour suivre ses aventures... même si je sais que ce roman est censé être excellent et que je ne désespère pas de le lire enfin)... hormis ces deux lectures, seulement quelques nouvelles découvertes à l'adolescence et oubliées depuis. Bref, ma culture holmesienne reste à faire.

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Force est de constater que les aventures de Sherlock Holmes peuvent être passablement barbantes. Je gardais un souvenir très positif du Signe des Quatre, aussi bien du point de vue de l'intrigue que du ton adopté par l'auteur (beaucoup d'humour surtout). Ici, à partir d'une idée de départ extrêmement prometteuse, Doyle nous offre une nouvelle bâclée, qui se laisse lire mais ne présente pas un grand intérêt.

Dans The Five Orange Pips, alors que Watson séjourne quelques jours chez son ami Holmes au 221B Baker Street parce que sa femme est partie rendre visite à sa famille, la tempête fait rage dehors. Arrive un jeune homme, John Openshaw, venu chercher de l'aide auprès du célèbre détective. Il a passé son adolescence avec son oncle, revenu brusquement des Etats-Unis où il avait fait fortune en Floride. Suite à l'arrivée d'une lettre marquée par les initiales "K K K" et contenant cinq pépins d'orange, son oncle fait son testament, avant de mourir quelques mois plus tard, noyé dans un bassin d'eau peu profonde de son jardin. Un suicide pour la police. Puis c'est son héritier, le père de John, qui reçoit une lettre de menace semblable avant de faire une chute accidentelle, mortelle bien sûr. John se présente chez Holmes alors qu'il vient de recevoir lui-même la fatale lettre. Malheureusement pour lui, il décèdera la nuit-même de manière "accidentelle" lui aussi, Holmes n'ayant pas suffisamment anticipé les risques qu'il courait à se rendre seul à la gare en soirée.

Ayant compris que le cas avait un rapport avec le Ku Klux Klan (la tâche était ardue), Holmes fait quelques recherches qui lui permettent de lier les menaces et décès suspects à un bateau et à trois membres de l'équipage en particulier (car assez opportunément, il n'y a que trois Américains sur le bateau...!). Ses déductions ne sont tout de même pas fulgurantes et hormis un cours fait à Watson à propos du Ku Klux Klan, cette nouvelle coule comme un court fleuve tranquille, très tranquille. Holmes n'est certainement pas au mieux de sa forme (Doyle non plus). Hormis la lettre mystérieuse, il n'y a pas grand-chose à sauver de ce récit : une intrigue plus que mince, un Holmes fade et ennuyeux, nullement brillant... j'espère que d'autres nouvelles ont quand même un peu plus de consistance et permettent de retrouver l'humour que j'avais tant apprécié dans Le Pacte des Quatre !

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Arthur Conan Doyle, The Five Orange Pips (extrait de The Adventures of Sherlock Holmes), 1891

Article rédigé dans le cadre du rendez-vous "Sherlock Holmes, l'original et les produits dérivés ou Arthur Conan Doyle" pour le Mois anglais, et pour le challenge British Mysteries.

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05/06/2016

Deborah Crombie, Meurtres en copropriété

crombie_meurtres en copropriete.jpegJe ne sais plus trop comment j'ai découvert Meurtres en copropriété de Deborah Crombie, ni comment j'avais pu passer à côté de ce livre il y a quelques années alors que des blogs que je suivais depuis longtemps en avaient parlé. Toujours est-il qu'avec un train de retard, je viens de lire le premier tome de cette série consacrée à deux enquêteurs, le superintendant (récemment promu) Duncan Kincaid et sa co-équipière, le sergent Gemma James.

Deborah Crombie est américaine (quand je la croyais britannique), mais ce roman est on ne peut plus anglais de par son cadre - le Yorkshire - et l'atmosphère - qui fait inévitablement penser à Agatha Christie malgré les années d'écart.

Duncan Kincaid prend enfin une semaine de vacances bien méritée à l'automne et se rend dans la résidence en copropriété d'un parent, qui n'a pas pu y aller comme prévu. Naturellement, Duncan compte bien profiter des lieux pleins de charme et de la région elle-même. C'est sans compter sur le hasard ou le destin : le lendemain de son arrivée, deux enfants retrouvent le corps du sous-directeur de l'établissement dans le jacuzzi. Duncan pense dans un premier temps rester en retrait de l'enquête, qui ne concerne pas sa juridiction. Mais face à l'incompétence crasse du responsable local de l'enquête, le superintendant va s'en mêler... d'autant plus qu'il a commencé à tisser quelques liens avec certains résidents. Comme dans bien des whodunits à huis clos, le premier meurtre sera suivi d'un autre et les soupçons vont commencer à peser sur tous les vacanciers.

J'ai passé un très bon moment avec ce roman, non pour l'excellence de l'enquête (bouclée brutalement et un peu facilement à la toute fin) mais pour l'ambiance réussie (un polar "cosy"). Duncan Kincaid est un héros attachant d'emblée et il est agréable de le suivre dans sa découverte du concept de résidence en copropriété, dans ses premières sorties et ses échanges avec les autres résidents, aux profils variés. Gemma James intervient assez peu et son personnage m'a paru assez lisse pour l'instant, sans que cela ne soit vraiment gênant compte tenu de son rôle très secondaire dans cette enquête. J'ai apprécié les quelques virées dans le Yorkshire, qui m'ont rappelé de jolis souvenirs de séjour et donné envie de découvrir d'autres lieux. Bref, vous l'aurez compris, c'est pour le voyage, le fringant superintendant et l'approche quelque peu surannée que j'ai trouvé mon bonheur avec ce livre, lu en deux jours. Il paraît que les enquêtes sont plus réussies par la suite. Je me laisserai peut-être tenter.

Lu dans le cadre de la LC "Meurtre à l'anglaise" du Mois anglais. Une lecture rentrant aussi dans le cadre du challenge British Mysteries.

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318 p

Deborah Crombie, Meurtres en copropriété, 1993 

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12/06/2015

Ann Granger, A Mortal Curiosity

granger_mortal curiosity.jpegJ'avais beaucoup apprécié les tomes 1 et 4 de la série Ben Ross et Lizzie Martin d'Ann Granger. C'est avec plaisir que j'ai retrouvé ce couple bien sympathique à travers ce 2e opus, qui me donne d'ailleurs envie de lire le tome suivant sans trop tarder.

Elizabeth Martin vit depuis le décès de son père chez une parente éloignée, qui l'a engagée comme dame de compagnie. Dans le tome 1, la jeune femme vient d'arriver à Londres et se retrouve mêlée à une enquête. Elle rencontre l'inspecteur Ben Ross, ancien enfant des mines, qu'elle avait croisé des années auparavant. Dans le tome 2, son employeuse attend avec impatience qu'Elizabeth trouve une autre situation. Elle lui propose de tenir compagnie à une jeune femme qui a récemment perdu son bébé. Elizabeth se rend ainsi sur une petite île anglaise, dans une maison cossue isolée, au sein d'une famille respectable. Bientôt, un chasseur de rat est assassiné dans le jardin. La police locale n'ayant jamais eu à traiter ce genre de cas, on envisage de faire appel à Scotland Yard et Elizabeth recommande de contacter Ben, qui arrive sur place. Comme c'est toujours le cas dans cette série, Elizabeth et Ben sont les deux narrateurs de ce roman, chacun faisant progresser l'enquête à sa manière d'un chapitre à l'autre.

ann granger,a mortal curiosityUne lecture vraiment agréable, portée par deux personnages principaux très attachants. Le lecteur est de suite embarqué dans le récit, qui se lit d'une traite pour qui a un peu de temps devant soi. J'ai cependant trouvé la solution de l'énigme un peu énorme et ai eu du mal à complètement adhérer aux motifs de l'assassin. On ne s'intéresse par ailleurs plus du tout à deux personnages importants à la toute fin du récit, ce qui m'a laissée un peu sur ma faim. Mais, en dépit de ces quelques réserves, j'ai beaucoup aimé me plonger dans cette ambiance mystérieuse mais bucolique et retrouver les deux héros. Sans être un roman social, A Mortal Curiosity évoque aussi les workhouses et le sort des orphelins victoriens, ce qui ajoute un peu de profondeur à l'intrigue.

C'est aussi un roman qui met à l'honneur une femme volontaire et indépendante assez en avance sur son époque, au point de jouer un rôle important dans les enquêtes du Yard. Elle fait un peu penser à Charlotte Pitt mais j'avoue que ma préférence va encore au futur couple imaginé par Ann Granger. Une série chaudement recommandée aux amateurs de polars historiques et plus encore, victoriens !

(Lu en anglais mais je n'ai pas résisté au plaisir de mettre également en avant la couverture française, qui me plait énormément !)

Lecture commune autour d'Ann Granger pour le Mois anglais.

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405 p

Ann Granger, A Mortal curiosity, 2008

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04/06/2015

L.C. Tyler, Etrange suicide dans une fiat rouge à faible kilométrage

tyler_etrange suicide dans une fiat.JPGJ'ai failli passer à côté de ce roman malgré sa chouette couverture. Je m'étais surtout arrêtée à la Fiat - moi qui n'aime pas les voitures et ne sais pas distinguer une Mercedes d'une Twingo ou peut s'en faut – et je n'avais pas du tout réalisé que le roman pouvait se dérouler en Angleterre (eh bien oui, peut-être qu'un taxi londonien, voire une Mini à faible kilométrage m'auraient mis la puce à l'oreille mais la Fiat, non). Bref, c'est un peu par hasard que je suis finalement revenue sur mes pas en librairie pour y jeter un oeil et là, lorsque j'ai vu que le héros était écrivain ET anglais, j'ai bien sûr commencé à trouver ce livre bien plus intéressant. Que voulez-vous, quand on est « du bon côté de la Manche », comme le dit l'un des personnages (p 238), je suis aux anges.

Ethelred Hengist Tressider (oui, je sais) est donc un écrivain plus ou moins raté qui gagne à peu près correctement sa vie tout en restant lucide en ce qui concerne la qualité de ses rejetons littéraires. Il publie sous trois noms différents des polars contemporains et historiques ainsi que des romans à l'eau de rose (sous le pseudo adapté au genre d'Amanda Collins : C'était évidemment, comme tous les romans à l'eau de rose, un ramassis de conneries » p 113 - dixit son agent aux avis tranchés).

En réalité, nous entendons surtout parler de la série consacrée à l'inspecteur Fairfax : Peter Fielding écrit des polars ayant pour héros le redoutable inspecteur Fairfax, de la police du Buckfordshire. Fairfax a la cinquantaine bien tassée et le tempérament aigri par son absence de promotion et mon inaptitude à lui écrire des scènes de sexe d'aucune sorte. Quand je l'ai créé, il y a seize ans, il avait 58 ans et il était à deux doigts de partir en préretraite. Il a maintenant 58 ans et demi et a résolu douze affaires quasiment insolubles au cours des six derniers mois. Il a donc légitimement le droit de penser qu'il mérite une promotion (p12).

Divorcé depuis des années (et plaqué pour son ex meilleur ami), Ethelred voit un jour la police débarquer pour lui apprendre la disparition de son ex-femme Géraldine. Les choses s'aggravent lorsqu'on retrouve le corps d'une femme étranglée rapidement identifiée comme étant celui de Géraldine. Dès lors, poussé par son agent littéraire Elsie (qui n'a pas sa langue dans sa poche et n'hésite pas à lui dire que son dernier roman, c'est de la merde, et pour être plus précise, de la merde de chien), Ethelred va mener sa petite enquête en parallèle, alors que tous les soupçons des autorités se portent d'abord sur lui.

Une histoire rafraîchissante, pleine d'humour et d'ironie très British, dont le dénouement m'a prise au dépourvu (je parle de la chute et de l'hypothèse extravagante d'Elsie qui laisse espérer une suite à cette histoire). L'été approche, aussi je ne saurais trop vous conseiller de penser à ajouter ce titre à vos lectures de bord de mer, histoire de démêler ce joyeux tissu de mensonges au soleil (car du soleil, j'ai eu le sentiment qu'il n'y en avait pas beaucoup dans ce roman).

Sur ce, je vous laisse méditer sur cette dernière phrase : Il y a une différence majeure entre la fiction et la vraie vie. La fiction doit être crédible (p 98).

272 p

L.C. Tyler, Etrange suicide dans une fiat rouge à faible kilométrage, 2007

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10/09/2014

Patricia MacDonald, La Double Mort de Linda

macdonald_double mort de linda.jpgCet été, j'ai profité d'un passage dans mon ancienne chambre d'adolescente pour farfouiller dans ma vieille bibliothèque à la recherche de titres que j'aimerais relire. J'ai jeté mon dévolu sur La Double Mort de Linda de Patricia MacDonald, lu et adoré au collège quand j'étais en plein dans ma période polars. J'enchaînais à l'époque les Mary Higgins Clarke, quelques Agatha Christie et Patricia MacDonald (je ne me souviens pas des quelques autres lectures qui ne m'ont pas trop marquée).

La Double Mort de Linda commence par la découverte d'un corps d'adolescente abandonné depuis longtemps dans une réserve naturelle. On ne trouve pas son identité et le cas est momentanément abandonné. Puis revient en ville Linda, la trentaine. Disparue depuis son adolescence, Linda est venue après avoir appris la mort de son père. Elle semble décidée à régler des comptes et à faire des révélations scandaleuses qui, on le comprend bien, affecteront la petite communauté. Linda vient aussi retrouver la fille qu'elle a fait adopter il y a des années de cela, bouleversant ainsi la vie des parents adoptifs, les Newhall, qui voient débarquer une mère prodigue alors que leur fille est en pleine crise d'adolescence. Mais Linda va se faire assassiner à peine revenue.

Cette relecture est une bonne surprise. Thriller à l'américaine de facture classique, il offre un bon moment de lecture et suffisamment de suspense pour en faire un page turner. De façon générale j'ai trouvé les personnages assez intéressants et globalement crédibles, malgré quelques dialogues un peu moins réussis que d'autres et une Linda qui, tout de même, est allée toute seule se jeter dans la gueule du loup. L'écriture est tout à fait correcte également. Bref, un polar honnête vraiment parfait pour se détendre ou se changer les idées dans les transports (où j'ai pour ma part du mal à me concentrer entre tous les arrêts, les bousculades, les gens qui racontent leur vie à leur portable). A noter un point qui m'a amusée : ce roman est très marqué par des notions de rôles hommes-femmes un peu datées (l'homme protecteur, le chef de famille...). C'est curieux de voir combien la perception du foyer et des rapports entre les genres peut évoluer en vingt ans. Toujours est-il que je suis tentée par l'idée de relire un des Mary Higgins Clarke que j'avais adorés adolescente (ceux des années 80, voire début des années 90).

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320 p

Patricia MacDonald, La Double Mort de Linda, 1994

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29/04/2014

Dan Waddell, Depuis le Temps de vos Pères

waddell_Depuis-le-temps-de-vos-peres_3570.jpegAprès le très prometteur Code 1879 de Dan Waddell, j'avais hâte de poursuivre la lecture des Enquêtes du généalogiste. Celles-ci conjuguent polar contemporain et recherches généalogiques, les crimes d'aujourd'hui trouvant leur origine dans ceux d'hier.

Depuis le Temps de nos Pères suit un schéma proche du premier opus de la série. Katie Drake, actrice sur le déclin portée sur la boisson est retrouvée morte dans son jardin, tandis que sa fille Naomi a disparu. Tout juste de retour à son poste après une longue convalescence, l'inspecteur Foster fait partie des policiers chargés de l'enquête, aux côtés d'Heather notamment, autre personnage du tome 1. Lorsqu'une trace d'ADN de l'agresseur révèle que celui-ci appartiendrait peut-être à la même famille que Katie Drake, Foster et Heather font de nouveau appel à Nigel Barnes, généalogiste ayant été consulté dans le tome précédent. En cherchant à déterminer le degré de parenté de la victime et de son meurtrier ainsi qu'à dresser les membres de la famille de Drake toujours vivants, le trio découvre que l'actrice et sa fille ne sont pas les seules à avoir subi un sort tragique. Une autre adolescente a disparu, sa mère est morte d'overdose... quelqu'un s'en prendrait-il à toute la lignée?

Certes, le lecteur ne trouvera plus ici l'attrait de la nouveauté qui faisait de Code 1879 un polar qui sort vraiment de l'ordinaire. Malgré tout on se régale. Le suspense est au rendez-vous, l'aspect historique toujours très présent et tout aussi passionnant, tandis que les recherches de Barnes font appel à d'autres outils, tels que l'introduction de la génétique ou une incursion dans les bases de données et archives de l'Eglise mormone. Moi qui aime tant arpenter les rues anglaises dans mes lectures, j'ai beaucoup apprécié la partie américaine de ce roman qui nous conduit au fin fond de l'Amérique profonde, dans un village quelque peu inquiétant regroupant les membres d'une secte dissidente de l'Eglise. Notons aussi dans les aspects positifs la relation sentimentale entre Barnes et Heather qui reste discrète et ne vient pas polluer une trame de roman efficace. Je déplore en revanche les coquilles qui ne manquent pas !

 Une lecture partagée avec Soie et Titine. L'avis de Shelbylee. Marie-Malyss a lu Code 1879.

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392 p

Dan Waddell, Depuis le Temps de vos Pères (The Blood Atonement), 2009

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12/03/2014

Ann Granger, Un intérêt particulier pour les morts

granger_interet particulier pour les morts.jpgAprès avoir découvert en librairie la série Ben et Lizzie Ross d'Ann Granger avec son tome 4 (sans savoir que c'était une série), j'ai enfin retrouvé le commencement du commencement, avec Un Intérêt particulier pour les morts. Outre la sublime couverture qui me faisait de l'oeil depuis longtemps, j'avais hâte d'assister à la rencontre entre l'inspecteur Ross et sa femme Lizzie - mon petit côté fleur bleue sans doute mais, à ma décharge, je me suis bien attachée aux personnages à travers le tome 4.

Bref, revenons à nous moutons, ou plutôt, à nos trépassés victoriens.

Dans Un Intérêt particulier pour les Morts, Lizzie Martin arrive à Londres après le décès de son père, médecin dans une région minière. Elle est accueillie par Mrs Parry, la veuve de son parrain, qui lui demande de l'appeler "Tante" du fait de leurs liens particuliers mais lui offre en même temps de remplacer sa dame de compagnie récemment disparue. Lizzie Martin occupe ainsi une position délicate dans la maison : le neveu de Mrs Parry la traite avec familiarité, son employeuse l'assure de son statut particulier tout en se montrant très directive avec elle, elle occupe une chambre extrêmement sobre en comparaison du luxe des autres pièces... quant aux domestiques, ils ne manquent pas de lui faire sentir sa place en ne lui servant que des restes les jours où Madame est indisposée.

Toujours est-il que lorsque Lizzie arrive à Londres, elle passe devant le chantier de la gare St Pancras, où des taudis sont en cours de démolition. Devant elle est transporté un corps retrouvé sur place. Une drôle d'arrivée pour cette jeune femme au tempérament affirmé ! Une fois chez Mrs Parry, elle apprend que la gouvernante précédente a disparu et se serait enfuie avec un homme. Malheureusement on découvre rapidement qu'elle a été retrouvée morte sur le chantier. "Pour moi, c'étaient ses lectures qui étaient à blâmer. Toutes parlaient de ce genre d'aventures. Elle était assez jolie, ou, du moins, elle l'aurait été si son visage avait été un peu plus animé, mais comme je l'ai dit, si elle avait un cerveau, on n'avait pas l'impression qu'elle s'en servait beaucoup (p 80)." Dès lors Lizzie est poussée par la curiosité et essaie d'aider la police à démasquer le coupable, d'autant plus que l'inspecteur Ross chargé de l'affaire est une connaissance, puisqu'il travaillait à la mine lorsqu'ils étaient enfants.

Les romans de la série alternent les voix de Lizzie et Ben ; leurs investigations se complètent et la double narration rend l'histoire plus dynamique qu'un whodunnit classique. J'avais trouvé le coupable relativement tôt, ce qui me laisse penser que l'intrigue policière est assez simple, néanmoins l'ensemble reste très sympathique et le livre se laisse dévorer. Je me suis régalée avec la Londres victorienne dans laquelle nous invite Ann Granger. Dans le tome 4 j'avais découvert un cimetière et sa ligne de chemin de fer privée ; cette fois-ci j'assiste à la construction de St Pancras, que la Midland Railway Company fait bâtir pour avoir son propre terminus. Enfin, et ce n'est pas le moindre des détails, les personnages sont bien croqués et notamment Lizzie, qui me fait penser à Charlotte Pitt mais me plaît davantage. Avec un caractère bien trempé, un intérêt pour la lecture (y compris les écrits de Mr Darwin), un petit côté téméraire et la conviction que les femmes peuvent se rendre tout à fait utiles à la société, Lizzie apporte beaucoup de fraîcheur à cette série avec laquelle je passe d'excellents moments. Les tomes 2 et 3 m'attendent déjà !

[Lu dans le cadre des challenges British Mysteries / I Love London de Titine et Maggie / XIXe siècle de Fanny / BBC 2014 de Feeling Fictional]

Une lecture commune partagée avec Hilde.

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379 p

Ann Granger, Un Intérêt particulier pour les morts (A Rare Interest in Corpses), 2006

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31/01/2014

Dan Waddell, Code 1879

waddell-code-1879.gifVoilà un roman qui me faisait de l'oeil depuis longtemps et que je me suis décidée à lire en décembre, alors que je cherchais un bon page-turner pour m'aider à patienter en attendant l'arrivée de Baby Lou.

Code 1879 est le 1er tome de la série Les Enquêtes du Généalogiste de Dan Waddell. A Londres, un clochard est retrouvé pendu à une balançoire ; le corps sans vie d'un autre homme est découvert dans un cimetière, les mains coupées. Rien ne semble relier les deux affaires jusqu'à ce que l'inspecteur Grant Foster remarque un code gravé sur les deux victimes. Grâce à sa jeune collègue Heather, il apprend que ces codes feraient référence à un acte de naissance, de mariage ou de décès. La police contacte donc Nigel Barnes, généalogiste. Celui-ci va finalement suivre le déroulement de l'enquête dans son ensemble et aider à établir un lien entre une sordide histoire victorienne et les meurtres récents qui ont eu lieu dans les quartiers de South Kensington et Notting Hill.

Difficile de davantage révéler l'histoire sans en dire trop, aussi je vous laisserai découvrir la suite par vous-mêmes. Mais est-ce réussi ? Est-ce qu'une série de crimes pourrait trouver son mobile dans une histoire vieille d'une centaine d'années et rester crédible? J'étais dubitative mais il faut avouer que l'intrigue et son développement sont parvenus à me convaincre.

Pourquoi lire ce roman alors ?

Pour la promenade dans les rues de Londres aujourd'hui et en 1879. On suit les pas des enquêteurs et de Nigel Barnes dans des rues disparues, un vieux plan de la ville à la main. On parcourt les lieux au XIXe pour les retrouver ensuite métamorphosés. On écume les bars branchés des quartiers "bobos"... mais on découvre aussi des lieux emplis d'histoire (par exemple, archives des journaux nationaux et locaux...).

Pour l'intrigue bien ficelée, qui me réconcilie avec les polars modernes. Autant je me régale avec les polars historiques (en particulier anglo-saxons évidemment pour ceux qui me connaissent), autant je ne lis pratiquement plus de polars ou thrillers contemporains, qui ne m'attirent plus autant qu'avant. Ce roman a le mérite de jongler entre passé et présent ; l'enquête contemporaine se nourrit d'un fait divers ancien qui nous vaut de parcourir des archives diverses et variées. On suit avec beaucoup d'intérêt les cheminements de Barnes pour qui une découverte va en amener une autre, le lecteur pouvant s'amuser à deviner quelle information il faudra ensuite chercher pour apporter de nouveaux éléments à l'enquête actuelle.

Code 1879 est un roman policier très original, un vrai page-turner très bien documenté. Chaudement recommandé aux lecteurs de thrillers et aux amateurs de littérature neo-victorienne.

J'ai bien failli ne pas rendre ma copie à temps pour cette LC alors que j'avais achevé ma lecture depuis plusieurs semaines ! Nous sommes plusieurs à avoir fait la connaissance du généalogiste : Miss Leo, SoieTitine, Val ... et Shelbylee a lu le deuxième tome, Depuis le temps de vos pères.

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362 p

Dan Waddell, Code 1879, 2008

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