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07/10/2007

Soutien à Anne-Sophie

Je vous invite à lire ci-dessous le post d'Anne-Sophie et de vous rendre sur son blog pour plus de détails.

Chers amis, ayant été menacée de « procédure pénale » à propos de ce billet qui mettait en cause une agence, je suis dans l’obligation d’apporter quelques modifications. Je le fais à contre-cœur mais ces personnes ont réussi à bloquer tout accès à mon blog et je ne veux être censurée plus longtemps.

Je vais vous révéler comment trouver un éditeur de façon onéreuse : en payant un agent dont on m’interdit de révéler le nom pour faire le travail à votre place. Cela  vous coûtera la coquette somme de 900 euros.

Comme je suis curieuse (mais oui), j’ai téléphoné à cette agence pour demander des explications. L’agent m’a fait un véritable cours sur l’édition. Ayant pris des notes, je vous transcris son argument. Selon lui, « dans 98% des cas, les auteurs n’envoient pas leur livre à la maison d’édition qui leur correspond ». Lui, agent, reçoit le manuscrit et décide s’il veut ou non le défendre (quand vous verrez sa stratégie, vous comprendrez qu’il aurait tort de se priver de votre texte). Il donne un délai de trois à quatre semaines. S’il accepte, il se donne deux missions : vous aider à corriger votre manuscrit si nécessaire et chercher un éditeur. S’il a le bonheur de vous en trouver un, son rôle est de défendre vos intérêts. Il touchera alors 10% de vos droits d’auteur. Selon lui, tout le monde est gagnant : vous n’avez pas perdu de temps à chercher un éditeur et lui touche une part de votre rémunération.

Mais, parce qu’il y a un « mais », évidemment, si l’agent ne trouve pas d’éditeur pour votre manuscrit, pas question de vous rendre vos 900 euros. L’agent compare cet acompte aux honoraires versés à un avocat ! Donc, si personne ne veut de vous, l’agent vous proposera d’écrire un nouveau texte et se chargera de prospecter encore.

Quand je me montre surprise de devoir payer cette somme forfaitaire, il répond que c’est lui qui fait tout votre travail de démarchage ensuite il défend vos intérêts. Il ne va pas travailler gratuitement !

Je veux savoir alors quels auteurs il a déjà publiés et surtout chez quels éditeurs : « le succès des uns, me répond-il, ne fait pas forcément le succès des autres. Le rôle de l’agent n’est pas de se promouvoir à l’aide d’auteurs ». Il me semble que si au contraire. La réputation d’un agent, comme celle d’un éditeur, se fait grâce à son catalogue. Il est donc suspicieux qu’une agence ne veuille révéler de noms. De plus, il est scandaleux de demander à un auteur de l’argent sans pouvoir garantir la publication de son livre.

 

En espérant que ce billet conviendra aux avocats et aux agents agissant de cette manière, et que vous, amis lecteurs, comprendrez mon attitude.

 

21:21 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |