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12/03/2016

Thomas Hardy : Une Femme d'imagination et autres contes

hardy_une femme d'imagination.jpgSuite à la lecture de Winter de Christopher Nicholson, j'ai eu envie de retrouver l'univers de Thomas Hardy, que je connais jusqu'ici à travers trois recueils de nouvelles (dont Métamorphoses, chroniqué sur ce blog). J'ai donc sorti de ma PAL Une Femme d'imagination et Autres contes - à la couverture si bien choisie.

Ce recueil comprend quatre nouvelles.

Le Hussard mélancolique de la Légion germanique : Promise à un mariage avantageux avec le terne Humphrey Gould, la jeune Phyllis s'éprend d'un hussard allemand dont le camp a été installé près de chez elle. Le jeune homme finit par lui proposer de s'enfuir avec lui. Un récit dans lequel les personnages sont soumis aux lois implacables du destin, qui, on le sent très rapidement, les promet à un sort funeste.

Le veto du fils : une jeune servante s'est élevée au rang de dame en épousant son employeur, le pasteur du village. Tous deux sont partis à Londres, loin des gens qui ont été témoins de cette union scandaleuse. Malgré les efforts de son mari pour l'éduquer, Sophy fait toujours des fautes de grammaire et ne fait guère illusion... ce dont se rend bien compte son fils Randolph, envoyé dans des écoles privées et visant à s'élever socialement. Lorsque sa mère veuve envisage de se marier avec un ancien admirateur du village, le coup est trop dur pour Randolph, qui s'opposera dès lors à cette union.

Le violoneux des contredanses : Prétendant attitré de Caroline, Ned se voit évincé par un violoneux qui, malgré un physique quelconque et des cheveux gras, parvient à séduire toutes les filles grâce à une musique aux accents presque diaboliques (il est d'ailleurs fait référence à Paganini). Quelques années plus tard, alors que Ned est installé à Londres et participe à la construction d'un bâtiment pour la Première Exposition Universelle, Caroline refait surface dans sa vie avec une petite fille. Après la première surprise, le brave homme accepte cette nouvelle famille qui lui est donnée. Jusqu'au jour où leur chemin croise de nouveau celui du violoneux...

Une femme d'imagination : poétesse, femme romanesque à l'imagination fertile, Ella s'installe avec son mari et leurs trois enfants dans une maison de vacances en bord de mer. Ils occupent notamment l'appartement habituel d'un poète, Robert Trewe, qu'Ella admire et cherche à égaler, sans succès. Sans le connaître, elle se prend d'une véritable passion pour lui. Un amour là encore mis à mal par le destin, qui semble toujours éloigner la possibilité d'une rencontre entre ces deux âmes qui, semble-t-il, pourraient être destinées l'une à l'autre.

Comme toujours, Thomas Hardy n'épargne pas ses personnages dont le bonheur est toujours entravé, le plus souvent par une série de coïncidences, hasards et malchances. Il émane de certains de ces textes une mélancolie évidente. La première et la dernière nouvelle se détachent des autres selon moi, notamment à travers une chute très bien maîtrisée, qui ne peut laisser indifférent. J'ai été un peu moins convaincue par Le Violoneux des contredanses, sans doute parce que j'ai eu de la peine à imaginer la capacité de séduction de ce violoneux plutôt repoussant, tandis que Caroline m'a déplu de bout en bout : fade, bête, dotée d'un culot monstrueux et pour ajouter la touche finale, assez peu attachée à son enfant. J'ai eu bien du mal à compatir à ses malheurs.

Une nouvelle lecture de Thomas Hardy qui m'a de nouveau donné envie de poursuivre la découverte de son oeuvre.

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155 p

Thomas Hardy, Une Femme d'Imagination et autres contes, 1888 ? (Année de publication des Wessex Tales dont la première nouvelle fait partie)

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06/03/2016

Christopher Nicholson, Winter

nicholson_winter.jpgSi Thomas Hardy est peu présent sur mon blog, c'est un auteur que j'ai découvert et beaucoup apprécié à travers trois recueils de nouvelles (seules les Métamorphoses ont été chroniquées ici) et dont les romans m'attirent même si je n'ai pas encore aujourd'hui franchi le pas (sauf avec Les Forestiers, dont je n'ai lu qu'une partie faute de temps lorsque je l'avais commencé). Aussi, lorsque je suis tombée par hasard sur le roman Winter de Christopher Nicholson mettant en scène Thomas Hardy, j'ai inévitablement eu envie de me le procurer.

L'action se déroule dans les années 1920, dans le Wessex, où vit l'écrivain âgé de 84 ans. Nous le découvrons chez lui, dans une assez grande propriété, isolée et cachée par d'immenses arbres qui cependant obscurcissent complètement la maison. Thomas Hardy passe ses journées à écrire, est très attaché à son chien Wessex mais communique peu avec sa femme Florence, qui a à peine plus de la moitié de son âge mais ne lui inspire plus qu'une certaine affection, lorsqu'elle ne l'agace pas. Florence souffre de sa solitude, a une santé fragile et accepte difficilement la tournure qu'a pris sa vie, consacrée entièrement à son époux ; elle est ainsi devenue amère et irritable.

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 Photo Thomas & Florence Hardy : Rex Features

A cette époque, une troupe locale d'acteurs amateurs met en scène Tess, l'adaptation de son grand roman. Cette pièce va rompre le quotidien monotone du couple Hardy, mais aussi devenir sujet de discorde. Le personnage principal est joué par la jeune Gertrude Bugler. Elle incarne un idéal féminin aux yeux de Hardy, qui, malgré son grand âge, se sent attiré par elle. Dans une sorte de huis clos, Nicholson met en scène ces trois personnages dont les aspirations et les sentiments ne peuvent qu'entrer en conflit.

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Photo Gertrude Bugler : National Trust /Simon Harris

Le roman alterne les points de vue, entre les chapitres consacrés à l'auteur rédigés à la 3e personne et les chapitres narrés directement par Florence ou Gertie. Se déroulant au coeur de l'hiver (et portant si bien son titre), ce livre exprime avec subtilité le ressenti des trois personnages, tout en s'interrogeant sur l'amour (ses formes, sa pérennité), la brièveté de la vie humaine, sa poursuite après la mort ou encore, sa place aux côtés de la nature. Même si je suis toujours un peu gênée par les récits inspirés de personnes ayant réellement existé, j'ai beaucoup apprécié ce roman profond, mélancolique et porté par une plume élégante. J'aurais juste aimé que l'auteur ajoute une note pour raconter la genèse de ce livre et indiquer ce qui est en partie inspiré de la réalité et ce qui est totalement inventé – simple curiosité.

Je m'apprête à lire Une Femme d'Imagination et Autres nouvelles et, après avoir lu le roman de Christopher Nicholson, je commence à sérieusement envisager de découvrir enfin Tess. Un mois de mars qui sera pour moi sous le signe des lectures anglaises, car je m'apprête à fêter Pâques dans le Kent et compte bien me plonger d'ores et déjà dans l'ambiance !

Quelques avis (en anglais et en français) : Heavenali, Titine, The Bookbinder's daughter. Et sur Books and other things, un article sur Thomas Hardy et sa première femme Emma.

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247 p

Christopher Nicholson, Winter (Hiver pour la traduction française), 2014

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28/02/2016

Nell Leyshon, La Couleur du Lait

leyshon_la-couleur-du-lait.jpgJ'ai eu récemment envie de sortir de ma PAL un roman qui avait tout pour me plaire par son cadre (Angleterre XIXe) mais dont le style me causait une petite appréhension. Pas de majuscules, des tournures très simples, peu ou pas d'indications pour introduire les dialogues. Dans l'ensemble, lorsqu'on feuillette le livre, on s'aperçoit d'emblée que l'auteur a volontairement privilégié une écriture maladroite, ayant choisi une jeune paysanne sans éducation pour narratrice. Un exercice risqué mais dans l'ensemble assez réussi.

1831. La jeune Mary vit à la ferme avec son grand-père, ses parents et ses trois soeurs aînées. Leurs journées sont rythmées par des corvées sans fin. Leur père est brutal et leur mère assez indifférente. Les quatre soeurs partagent le même quotidien mais ne sont pas véritablement soudées. Seul le grand-père est plus sympathique. Mary est sa favorite – c'est aussi la seule à s'intéresser à son sort. Un jour, elle est envoyée au presbytère pour aider le pasteur dont la femme est malade. Son salaire est versé directement à son père qui ne l'a nullement concertée avant de décider de lui faire quitter la ferme.

Mary n'a jamais appris à lire et n'a connu que le monde rustre et direct de la ferme. Elle détonne ainsi immédiatement chez son nouvel employeur de par son franc-parler : elle n'a aucune idée des conventions, dit tout ce qu'elle pense et ne voit pas d'impolitesse dans ses réparties (par exemple lorsqu'elle compare la quantité de nourriture ingérée par son employeur à celle que consomme habituellement le cochon de la ferme). Néanmoins, Mary a bon fond et fait preuve d'un bel optimisme, ce qui lui permet de gagner les faveurs de la femme du pasteur, ce dernier se montrant lui aussi indulgent devant des maladresses pouvant passer pour de la grossièreté.

A travers cet emploi, Mary va découvrir un univers totalement différent mais aussi saisir une opportunité, en apprenant à lire et à écrire. Néanmoins, le séjour au presbytère finit par prendre une tournure beaucoup plus sombre.

Ce court roman a su me toucher à travers la rencontre de deux mondes qui jusqu'ici n'ont évolué qu'en parallèle et qui n'ont finalement rien en commun, en dépit d'une même époque et de la grande proximité géographique. Nell Leyshon met en avant la condition paysanne au XIXe, misérable à bien des égards.

Le personnage de Mary est attachant. Je ne ressors pas complètement convaincue de l'exercice de style. Le fait que la jeune femme ait pu rédiger un tel récit juste après avoir appris à écrire me semble peu crédible. Au-delà de la ponctuation sommaire, il aurait fallu a minima envisager de monstrueuses fautes d'orthographe sans doute – mais cela aurait rendu la lecture insurmontable bien entendu. Tel que le récit est construit, les maladresses volontaires n'ont finalement pas gêné ma lecture et permettent de facilement imaginer la façon dont s'exprime la jeune fille.

Comme dans bien des romans anglais, l'un des thèmes principaux est l'attention portée aux apparences en accord avec une morale de façade, profondément hypocrite.

Un roman original et intéressant, dont la chute ne laisse pas indifférent.

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175 p

Nell Leyshon, La Couleur du Lait (The Colour of Milk), 2012

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21/02/2016

Swap Kiltissime 2016

Après deux éditions du Mois Kiltissime, le Prix Kiltissime (dont j'espère avec impatience une deuxième édition), j'ai suivi Cryssilda dans un Swap Kiltissime en ce début d'année.

J'ai été gâtée par Jess, que je remercie chaleureusement pour ce bien joli colis !

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En matière de lecture, je vais enfin pouvoir découvrir Charles Nodier que je songe à lire depuis bien longtemps. Il s'agit ici d'une sorte de conte, Trilby, Trilby étant une divinité bienfaisante vivant en Ecosse. Pour m'accompagner à la découverte d'Edinburgh, Jess m'a également offert un petite guide illustré car curieusement, autant je suis allée un nombre incalculable de fois en Angleterre (en tout cas je commence à avoir du mal à faire le compte de mes séjours), autant je n'ai pas encore mis les pieds en Ecosse ! Et enfin, dans un autre registre puisque nous quittons l'Ecosse, Jess a eu envie de me faire découvrir Le Jardin des Secrets de Kate Morton, qui m'a l'air bien prometteur et me permettra de me réchauffer en Australie après avoir exploré les monts écossais.

Pour accompagner ces lectures, des biscuits au gingembre (pas encore dégustés mais ça ne saurait tarder !), ainsi qu'un mug écossais et, pour Baby Lou, une tasse et une cuillère de Beatrix Potter, dont j'adore l'univers.

J'ai de mon côté pris beaucoup de plaisir à faire le colis de notre organisatrice de choc, qui pourra désormais faire appel à Nessie pour l'accompagner dans ses essais culinaires de ragoûts et soupes écossais.Voici ses photos :

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Merci beaucoup à Jess pour ce beau colis et à Cryssilda pour l'organisation !

J'en profite aussi pour remercier à nouveau Cryssilda qui m'a offert des romans kiltissimes pour mon anniversaire! Avec tout ça, de belles heures de lectures écossaises s'offrent à moi !

swap kiltissime

Et sous peu, je prévois un billet pour vous présenter d'autres échanges bloguesques de 2015, puisque après une longue pause, j'ai pris beaucoup de plaisir à participer à de nouveaux swaps !

10:48 Publié dans Swap | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : swap kiltissime |  Facebook | |

13/02/2016

Stephanie Lam, The Mysterious Affair at Castaway House

lam_mysterious affair castaway house.jpgL'année 2016 s'annonce riche en lectures heureuses si je continue sur cette voie... Après l'excellent roman Une Odeur de Gingembre et malgré une petite perte de vitesse à la lecture de L'extraordinaire voyage de Sabrina (roman jeunesse honorable néanmoins), j'ai ouvert un roman repéré il y a quelques mois sur les blogs anglo-saxons et reçu en cadeau à Noël : The Mysterious Affair at Castaway House de Stephanie Lam. Autant le dire de suite, c'est presque un coup de coeur.

Ce livre est un peut-être un peu trop rapidement classé dans la catégorie des « mystery novels » et pourrait laisser penser qu'il s'agit d'un thriller historique saupoudré d'un brin de paranormal – malgré les chroniques dans l'ensemble très enthousiastes, j'ai lu quelques avis plus mitigés de lecteurs qui justement avaient attendu ce type de roman et étaient restés un peu sur leur faim. Je dirais plutôt qu'il s'agit d'un roman historique campant avec succès deux époques, les années 1920 et 1960, dont les protagonistes finissent par voir leurs trajectoires respectives se croiser autour d'une maison enveloppée d'un certain mystère.

Dans les années 1920, le jeune Robert Carver se rend chez son cousin Alec Bray pour passer l'été dans sa maison en bord de mer afin de se remettre de soucis respiratoires sérieux. Il est le parent pauvre d'une famille habituée à vivre dans le luxe. Castaway House n'est qu'une « maison de vacances » mais domine pourtant toutes les autres maisons de la ville par sa taille et son élégance. Robert est heureux de retrouver un cousin qu'il idéalise et profite d'un été de camaraderie, dont l'insouciance est vite assombrie par l'humeur changeante d'Alec, son mariage scandaleux avec une actrice qui désormais le déteste, son penchant marqué pour l'alcool et ses mauvais investissements sur le point de le conduire à la ruine.

En parallèle, dans les années 1960, la jeune Rosie Churchill a quitté le domicile familial et abandonné ses études brusquement, élisant domicile à Castaway House. Quarante ans après, la somptueuse demeure a été mal entretenue et démembrée en de nombreux appartements plutôt miteux et mal chauffés.

Parmi les atouts de ce livre, une belle mise en perspective à travers l'évolution de la maison et de certains personnages sur quarante ans, les deux époques étant bien restituées, dans un cadre de station balnéaire plutôt original. Les protagonistes sont intéressants, même si j'ai préféré pour ma part les chapitres se déroulant dans l'entre-deux-guerres, un monde mêlant espoir et désillusion, élégance et subversion dans un environnement encore étriqué et soumis au respect d'un certain décorum. J'ai trouvé les personnages de cette époque un peu plus touchants mais aussi profonds, même si après quelques pages j'ai toujours repris avec grand plaisir la lecture des passages traitant de Rosie et des années 1960.

Un roman historique réussi, terriblement anglais... à conseiller sans hésiter aux amateurs du genre. On trouve un peu de tout en la matière, avec des intrigues parfois un peu faciles ou un style un peu décevant. Ce livre n'est assurément pas de ceux-là.

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504 p

Stephanie Lam, The Mysterious Affair at Castaway House, 2014

(VF : L'Etrange Histoire du Manoir de Castaway)

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23/01/2016

P. L. Travers, L'extraordinaire voyage de Sabrina

pamela lyndon travers, mary poppins, auteur de mary poppins, extraordinaire voyage de sabrina, littérature anglaise, littérature anglaise deuxième guerre mondiale, classiques jeunesse, classiques jeunesse anglaisVoilà une bien jolie édition pour mettre à l'honneur P. L. Travers, l'auteur de Mary Poppins, à travers un roman inédit en France.

Ecrit à la première personne, à travers le journal de Sabrina Lind, ce récit est celui de deux enfants anglais arrachés à leur pays et au domaine familial en raison de la guerre et de la menace des bombardements. Sabrina et son frère partent ainsi pour l'Amérique chez un oncle et une tante vivant dans la région de New York. Le lecteur les suit alors qu'ils vivent encore chez eux, avant de les accompagner en mer pendant quelques semaines (première moitié du roman) et d'assister à leur installation aux Etats-Unis.

La guerre s'inscrit en toile de fond mais semble souvent distante. Malgré leur patriotisme et leur amour de leur pays, Sabrina et James sont avant tout des enfants qui cherchent à se divertir et à trouver des façons de s'évader au quotidien. Issus d'une classe privilégiée, ils ont la chance de mener une vie facile aux luxes les éloignant d'autant plus des préoccupations de guerre, même si leurs pensées se tournent régulièrement avec mélancolie vers l'Angleterre, leurs parents et amis.

Les protagonistes sont attachants et j'ai pris plaisir à suivre leur parcours, même si j'ai trouvé plus d'intérêt à la partie américaine, à travers certains aspects historiques notamment. Les enfants font quelques visites extraordinaires, comme celle de l'exposition universelle, dont la description a suscité ma curiosité. Un roman finalement assez joyeux et touchant, joliment illustré par Gertrude Hermes, auquel il a cependant manqué peut-être un peu de profondeur pour que je parvienne à complètement me laisser emporter. Un livre à recommander sans hésiter aux lecteurs de l'âge de James et Sabrina (neuf et onze ans) mais qui ne traverse pas aussi bien l'épreuve des années - je trouve - que d'autres classiques pour enfants (par exemple Moonfleet ou Papa Longues Jambes).

Lu en partenariat avec les éditions Zethel, au catalogue très prometteur, à suivre...

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235 p

P. L. Travers, L'extraordinaire voyage de Sabrina, Copyright 1941 (1ère publication en Grande Bretagne en 2015)

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03/01/2016

Oswald Wynd, Une Odeur de Gingembre

wynd_odeur gigembre.pngJ'envisageais de lire Une Odeur de Gingembre depuis des années et me suis décidée dans le cadre du Mois Kiltissime de Cryssilda. Bien m'en a pris, car c'est un énorme coup de coeur, voire ma lecture de l'année 2015 (même si je l'ai terminé hier) !

En 1903, la jeune Ecossaise Mary Mackenzie embarque pour la Chine où l'attend Richard, son fiancé. Mary n'a jusqu'ici qu'une expérience limitée, ayant vécu une vie simple, voire relativement modeste de jeune fille victorienne avec sa mère. Elle part vers l'inconnu, car non seulement elle entreprend un grand voyage, mais elle s'apprête aussi à retrouver un homme dont elle ne sait finalement pas grand-chose. Le roman s'articule autour de plusieurs parties principales, à travers la longue traversée en bateau, puis les premières années en Chine, suivies d'un départ pour le Japon, où Mary pense s'installer définitivement.

Ce roman est fascinant à de nombreux égards. Tout d'abord grâce à l'héroïne, que l'on suit sur une quarantaine d'années, et que l'on voit mûrir, évoluer, affirmer sa personnalité dans un monde fait pour les hommes, alors qu'elle était vouée à une vie très conventionnelle en Ecosse de par son milieu et son éducation. A travers ce roman, l'auteur s'interroge sur la place de la femme dans la société au sein de différentes cultures, dressant des parallèles très intéressants.

Le récit de Mary est écrit à la première personne, principalement à travers son journal, mais aussi via des lettres à sa mère puis à ses amis ; j'ai été fascinée par la capacité d'Oswald Wynd à rendre la narration crédible et à se projeter avec autant de subtilité dans l'imaginaire d'un personnage féminin.

Le cadre est lui aussi passionnant. Oswald Wynd nous projette en Chine et au Japon au tournant du siècle puis à travers la première moitié du XXe, où nous suivons (parfois à distance) les grands évènements qui ont bouleversé l'échiquier politique mondial. Le lecteur européen habitué à appréhender les conflits mondiaux avec une vision très occidentale se retrouve soudain projeté de l'autre côté du globe, dépaysé par le point de vue et les préoccupations qui diffèrent beaucoup de ce à quoi il est habitué. Mary subit de plein fouet le choc des cultures et, par sa capacité à s'adapter, nous pousse à nous interroger et à remettre en question des valeurs et habitudes qui nous semblent comme allant de soi.

L'auteur joue beaucoup sur le non-dit, prête une grande attention aux conventions sociales (anglaises, européennes, chinoises, japonaises), ce qui donne lieu à de remarquables passages tout en délicatesse, parfois remplis d'émotions et pourtant, d'une grande pudeur (comme cette scène finale sur le bateau).

Un seul aspect m'a parfois étonnée : l'intérêt plus vif que Mary semble porter à son fils plutôt qu'à sa fille, dont la perte semble compensée  par la naissance du petit frère. J'ai ressenti une pointe de frustration lorsque le roman s'est arrêté sur ce bateau, car j'aurais été curieuse de lire le récit des deuxièmes retrouvailles, si elles ont finalement eu lieu (je reste volontairement vague pour ceux qui n'ont pas encore lu ce beau roman).

Cela fait plusieurs mois que je peine à me laisser embarquer par un auteur, à rester concentrée et à terminer mes lectures en cours (même si les raisons sont nombreuses et pour beaucoup étrangères au contenu de ma bibliothèque). J'ai à peine lu cet automne, ce qui ne m'arrive jamais. Une Odeur de Gingembre a été pour moi le déclic me redonnant goût à la lecture. J'espère continuer de nouveau sur cette lancée car je ne suis pas tout à fait moi-même sans mes compagnons de lecture !

D'autres billets : George, Romanza, Yueyin.

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474 p

Oswald Wynd, Une Odeur de Gingembre, 1977

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06/12/2015

Envies et challenges de saison

En ce mois de décembre, plusieurs challenges ont été concoctés pour nous pour chasser la grisaille ambiante et passer de bons moments ensemble. Voici ceux auxquels j'ai succombé :

Le Challenge Feel good !

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Couleurs acidulée, lectures doudou, voilà un challenge qui se prête bien aux besoins de cocooning en l'hiver. J'ai trouvé dans la liste d'idées de films et de lectures un certain nombre de titres anglo-saxons qui m'ont déjà beaucoup plu, d'autres qui sont dans ma PAL... je suis ravie de suivre Soukee dans cette aventure.

Le Mois Kiltissime !

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En décembre, Cryssilda nous fait partir dans les Highlands et autres lieux mythiques pour célébrer l'Ecosse. Des lectures communes sont prévues : je suis bien partie pour ne pas briller par la ponctualité des mes participations, mais j'ai commencé mes lectures !

Tous mes voeux, 4e édition !

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Alice de Books are my wonderland et de la boutique en ligne Le Souci du Détail (Concept store de jolies choses) nous propose un petit challenge inspiré de la tradition des cartes de voeux à l'anglaise. Chaque participant envoie à son ou ses correspondants attitré(s) une carte de voeux ainsi qu'un petit cadeau. Envois prévus jusqu'au 15 décembre. J'ai pris beaucoup de plaisir à préparer mes enveloppes en choisissant cartes et mini cadeaux ; il ne me reste plus qu'à rédiger mes voeux cet après-midi. 

Et toujours autour de Noël...

Enfin deux challenges auxquels je ne me suis pas encore inscrite mais auxquels je voulais faire un clin d'oeil :

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Le Challenge Christmas Time de Mya Rosa et le Challenge Il était trois fois Noël co-organisé par Chicky Poo, Petit-Speculoos et Samarian. Je les rejoindrai sûrement en cours de mois avec quelques participations, car j'ai pris beaucoup de plaisir à participer à ces deux challenges par le passé.

*****

Sur ce, je vous souhaite à tous et à toutes

un beau mois de décembre !

07/11/2015

La Dame blanche (théâtre)

theatre_DAME-BLANCHE.jpgCe sera mon dernier billet du challenge Halloween, qui se termine officiellement demain, même si la semaine prochaine je prévois encore un dernier article sur ce thème. Mais je ne pouvais pas résister à l'envie de partager avec vous un coup de coeur pour La Dame Blanche, une pièce qui se joue en ce moment à Paris au théâtre du Palais-Royal.

Malo a une liaison avec Alice et décide de quitter sa femme Céline. Mais lorsqu'il apprend que celle-ci est enceinte, c'est avec Alice qu'il rompt. A la suite de leur dispute dans une forêt (où Alice a acheté une maison abandonnée), Malo renverse accidentellement Alice avec sa voiture et la tue. C'est le début du cauchemar puisque la jeune femme se met à le hanter.

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[Spoilers dans ce paragraphe - à déconseiller à ceux qui auraient envie de voir la pièce : mieux vaut garder la surprise] Première impression à la fois amusante et un brin effrayante en prenant l'escalier pour regagner nos places. Les ouvreurs portent des robes de bure et nous indiquent le chemin d'une voie lugubre, en nous souhaitant bienvenue en enfer (ce à quoi nous avons demandé innocemment "c'est par ici ?" car nous hésitions sur l'emplacement exact de nos sièges). Puis on croise des créatures horribles au masque gris, sans visage, qui tournent autour des nouveaux arrivants en grognant, en les approchant de très près et en les faisant sursauter. On entend des cris alors qu'on est encore dans les couloirs. Une fois installés (en ce qui nous concerne, sur un balcon avec vue plongeante sur le carré d'or où les spectateurs sont particulièrement sollicités), on commence à observer les lieux et à remarquer que les monstres envahissent également la salle, y compris les balcons. Bref, on sent qu'on aura quelques surprises pendant la pièce ! Une voie d'outre-tombe demande d'éteindre les portables en promettant les pires châtiments à celui qui oublierait. Avant de nous souhaiter de passer une très bonne soirée, car ce sera la dernière...

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La pièce elle-même repose sur une intrigue haletante qui requiert l'attention du spectateur à chaque instant. Les scènes alternent enquête, humour et manifestations paranormales. Les effets spéciaux sont très réussis. Lorsque la pièce commence, une forme blanche traverse la pièce à toute allure en formant une sorte d'éclair et en passant sous le nez des spectateurs. Puis on a droit à la chaise qui tombe toute seule, au coup de vent suspect, à la peluche qui chante sans pile, aux tiroirs qui s'ouvrent spontanément... La pièce est portée par des jeux de lumière et de son qui donnent de l'intensité aux scènes et contribuent à rythmer l'histoire. Les acteurs sont excellents et ne ménagent pas leur peine, avec des rôles qui demandent beaucoup de présence sur scène, dans des registres très différents. La façon dont s'articule la pièce rappelle un peu les logiques habituelles au cinéma. Au final, on tremble, on rit, on entend des spectateurs qui crient puis éclatent de rire. Régulièrement, les acteurs interviennent au milieu des spectateurs et les font un peu participer.

Une pièce au final pleine de surprises ! Je la recommande chaudement à tous ceux qui peuvent la voir de tenter l'expérience !

Quelques photos sur le site du théâtre et ici un article de présentation (avec photos également). N'hésitez pas à regarder les vidéos pour vous donner une idée de ce qui vous attend !

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Avec
Arthur JUGNOT, Malo
Anaïs DELVA, Alice et Nina
Emma BRAZEILLES, Chloé et Rosalie
Michèle GARCIA, La Vieille
Réjane LEFOUL, Céline
Sébastien PIERRE, Alex
Benoît TACHOIRES, Victor
et Charline ABANADES, Vincent CORDIER, Jean-Baptiste DAROSEY

Mise en scène : Sébastien AZZOPARDI
Décors : Juliette AZZOPARDI
Costumes : Pauline YAOUA-ZURINI
Lumières : Philippe LACOMBE
Magie : KAMYLEON
Vidéo : Mathias DELFAU
Sculpture : Jean GODEMENT
Masques : Marion EVEN

La Dame Blanche, 2015 (Pièce écrite par Sébastien AZZOPARDI et Sacha DANINO)

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04/11/2015

Sam Taplin & Vicki Gausden, La Fête Foraine

album_fete-foraine.jpegParmi les albums qui ont le vent en poupe à la maison, ceux des éditions Usborne sont en bonne place. La Fête Foraine ne déroge pas à la règle et a conquis Baby Lou, qui le regarde et joue avec très régulièrement depuis deux ou trois semaines.

La couverture est superbe et donne une bonne idée des illustrations que l'on retrouve ensuite. Sur chaque planche de deux pages, un lieu ou un moment particulier de la fête foraine : Le Manège (dans des tons très doux), les auto-tamponneuses, les montagnes russes, la maison hantée (c'est pour ça que ce livre s'inscrit également bien dans le challenge Halloween - même si Baby Lou a décidé que la momie était simplement une petite fille) et enfin, le feu d'artifice, qui nous donne une vue d'ensemble sur le parc.

A chaque scène correspond un enregistrement sonore : pour le déclencher il faut appuyer à droite sur le dessin qui rappelle la page concernée. Les enregistrements sont de bonne qualité et tout à fait adaptés aux illustrations. Deux petits bémols quand même : le son est fort, j'aurais aimé le régler mais je n'ai pas trouvé comment le faire. Par ailleurs il est facile de déclencher le mauvais son quand on veut appuyer sur un bouton (Baby Lou appuie fort avec le doigt mais laisse traîner son poignet sur le bouton en dessous)... voire même, de déclencher un bouton sans en avoir eu l'intention. Ça nous arrive régulièrement, en déplaçant le livre par exemple. Bref, les puces sont un peu sensibles.

Malgré ces petits inconvénients, je recommande chaudement cet album ludique qui fera le bonheur des petits. Les illustrations colorées sont détaillées et invitent à l'échange avec l'enfant. Un univers joyeux, très animé que j'ai plaisir à regarder presque quotidiennement depuis que nous l'avons reçu.

La préférence de Baby Lou va au manège et surtout, à la chanson qui l'accompagne, sur laquelle elle se dandine avec enthousiasme :

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Le format est assez grand (environ 60 cm quand le livre est ouvert) mais notre lectrice en herbe contourne le problème en posant l'album sur un lit ou le canapé et en se mettant debout pour le feuilleter la plupart du temps. J'espère que la pile et les puces résisteront mieux à une utilisation fréquente que la plupart des petits albums sonores que nous avons - certains ayant rendu l'âme beaucoup trop vite à mon goût, d'autant plus qu'ils sont toujours assez chers.

Un cadeau idéal pour les petits lecteurs !

Lu en partenariat avec les éditions Usborne.

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10 p

Sam Taplin & Vicki Gausden, La Fête Foraine, 2015

Sam Taplin & Vicki Gausden, La Fête Foraine, editions usborne, albums fete foraine, challenge halloween, challenge halloween 2015, challenge je lis aussi des albumsSam Taplin & Vicki Gausden, La Fête Foraine, editions usborne, albums fete foraine, challenge halloween, challenge halloween 2015, challenge je lis aussi des albums

02/11/2015

Grady Hendrix, Horrorstör

hendrix_horrorstor.jpgJ'ai manqué la date pour la LC autour de Horrorstör, n'ayant pas trouvé le temps de faire mon billet la semaine dernière.

Horrorstör est un livre qui ne passe pas inaperçu  : son format attire l'oeil et intrigue, puisqu'on dirait à première vue un catalogue d'Ikea, même s'il s'agit ici de la chaîne fictive Orsk. On trouve même des prix en couverture et chaque début de chapitre présente un meuble de type Ikea (armoires adaptables, solutions de rangement & co). Ceci dit, les offres proposées s'éloignent de l'univers commercialement convivial et harmonieux plus l'histoire avance. A la fin, il s'agit davantage d'instruments de torture ! On baigne en plein dans le capitalisme, l'ère du "tout est pensé pour vous", des super-magasins promettant d'accompagner le consommateur à chaque instant, de le dorloter, de le combler et de façonner ses repères au quotidien. La critique de cet aspect de notre époque se poursuit tout au long du roman, en dépit de l'intervention du surnaturel en cours de récit.

Mais le magasin Orsk qui nous intéresse est très particulier. Le matin, à leur arrivée, les employés trouvent des objets vandalisés ou déplacés, alors que les caméras ne voient rien la nuit. Persuadé qu'une personne s'introduit sur les lieux la nuit, Basil, le responsable du magasin, demande à deux employées de rester avec lui une nuit pour mettre un terme à ces agissements. Il a fait appel à Ruth Ann, qui n'a pas de famille hormis la grande maison Orsk et qui compte parmi ses employés les plus dévoués, ainsi qu'à Amy, l'héroïne, un brin rebelle, très critique et cynique. Au cours de la nuit, deux autres employés seront présents, venus jouer les chasseurs de fantômes car ils sont persuadés que les déplacements d'objets sont liés à une activité paranormale - ou du moins, ils s'imaginent pouvoir faire une vidéo suffisamment convaincante pour devenir des stars de la télé en créant une émission paranormale. Mais rien ne se passe comme prévu. Des inscriptions mystérieuses couvrent les murs des toilettes. Puis une séance de spiritisme tourne court. C'est alors que les employés se retrouvent face aux anciens habitants d'une prison disparue depuis longtemps, ainsi qu'à leur gardien fanatique, adepte du panoptique et de méthodes de redressement moral avilissantes et dangereuses.

Horrorstör est un roman original qui tient plutôt bien ses promesses. J'ai eu quelques inquiétudes qu début car j'ai rapidement senti qu'hormis peut-être Basil, aucun personnage n'allait vraiment m'intéresser. De fait, l'auteur a un peu trop usé de stéréotypes, entre la rebelle incomprise, la bimbo surexcitée et irritante (on aiderait bien les fantômes à la retrouver), la femme vieillissante adorable dont le seul compagnon est sa peluche Snoopy... Néanmoins, l'ambiance est réussie et on s'imagine sans peine le magasin aux côtés Disneyland devenu d'un seul coup étrange et inquiétant à la nuit tombée. L'histoire suit plutôt la logique d'un thriller, on agit beaucoup, la psychologie est un peu moins fouillée. Au final, c'est pour moi un divertissement à recommander à ceux qui aiment se faire un peu peur de temps en temps ! A noter que la fin ouverte laisse à penser qu'il pourrait y avoir une suite. Pour ma part je trouve plutôt bien de laisser le lecteur se faire sa propre idée !

L'avis de Clarabel et de Hilde.

Lu en partenariat avec les éditions Milan et Demi.

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240 p

Grady Hendrix, Horrorstör, 2014

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01/11/2015

Celebrating Halloween !

Initialement, Hilde et moi avions prévu de fêter Halloween ensemble cette année. Les aléas du quotidien (ou les grandes forces machiavéliques à l'oeuvre) n'ont finalement pas permis au grand sabbat des sorcières d'avoir lieu.

J'ai donc prévu un plan B tout simple en famille. Au programme, un dîner thématique et une soirée de jeux à thème (je pensais à Phantom Society, Zombicide ou un jeu inspiré de Lovecraft). Au final, Morphée aura eu raison de moi et la soirée d'hier a été d'un calme plat, sans intervention d'outre-tombe, de table tournante, de bougies qui s'éteignent d'un coup et sans victoires magistrales aux jeux de plateau. J'avais quand même dressé une table un peu particulière.

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J'ai complètement raté la recette de sablés proposée sur le joli blog You can cook it (I can't)... la honte (en même temps, je n'avais pas assez de parmesan, mais ce n'est pas la seule raison). Je retenterai tout de même l'expérience après avoir appris de mes erreurs. Heureusement, il était conseillé de manger ces biscuits avec de la tapenade, et effectivement, ça a sauvé l'apéritif !

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Impossible de découper correctement ma pâte avec un emporte-pièce. J'ai fait des chapeaux de sorcière, des citrouilles, des fantômes et des maisons hantées mais ils sont assez peu reconnaissables. Normalement je devais pouvoir graver le dessus du biscuit (ça se voit un peu sur la photo avec une citrouille) mais dans la majorité des cas la tentative s'est transformée en carnage, la pâte restait collée au fond de l'emporte pièce alors je me suis contentée de garder les silhouettes. Espérons que je m'en sorte mieux l'an prochain.

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Pour hanter le dessert, des marshallows fantômes venus des Etats-Unis, grâce à Hilde qui m'a envoyé un magnifique colis surprise en cours de mois (d'ailleurs je compte bien vous montrer tout ça).

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Et vous, avez-vous fêté Halloween ?

28/10/2015

Pamela Conn & Al Beall, Who's there on Halloween ?

album_whos there on halloween0.jpgCette année, la bibliothèque de Baby Lou s'est agrandie en accueillant de nouveaux petits monstres. Parmi les albums de la saison, j'ai choisi pour elle Who's there on Halloween ?, repéré sur Internet et conseillé par des parents anglo-saxons.

Je n'aurai pas le temps de faire des billets sur toutes mes lectures d'albums pour cette édition du challenge (j'en mettrai donc de côté pour l'année prochaine), alors j'ai décidé de mettre en avant pour la fin du challenge des titres qui ont intrigué ma petite sorcière en herbe. C'est le cas de cet album.

Comme vous pouvez le voir, Who's there on Halloween ? est un livre aux formes arrondies, inhabituelles, ce qui a, je pense, attiré l'attention de Baby Lou au départ. Il y a aussi des trous sur cette couverture, et les yeux sont ceux de petits personnages qui se trouvent à la page suivante. Par la suite, plus d'artifices de types trous, tirettes, roues etc... en revanche, l'album cherche à faire participer les petits. Sur chaque page, une petite devinette est posée pour trouver le monstre ou l'animal d'Halloween qui figurera à la page suivante. Le personnage en question est aussi représenté au lointain, pour donner un indice à l'enfant.

Pamela Conn & Al Beall, Who's there on Halloween ?, album jeunesse, album halloween, challenge halloween, challenge halloween 2015, challenge je lis aussi des albums

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Le principe est simple, l'album assez mignon (même si je préfère certaines illustrations à d'autres) et je ne suis pas étonnée que les parents anglophones le recommandent pour leurs enfants. A la maison, ce livre a reçu un accueil mitigé. Ma petite lectrice est trop petite pour tenter de jouer aux devinettes (même en français), en revanche elle a regardé très attentivement tous les dessins en commentant ce qu'elle voyait. Mais, au bout d'un moment, elle a fait une fixation sur le squelette et a commencé à dire "A peur la dame", encore et encore, avec les sourcils froncés, l'air perplexe, puis elle a jeté le livre loin d'elle et s'est éloignée en disant toujours "A peur la dame". Il a fallu que je cache le livre et que je dise que la dame était très gentille mais qu'elle était partie pour qu'elle passe à autre chose. C'est pourtant un livre qui s'adresse aux tout-petits mais il faut croire qu'il peut aussi faire un peu peur, alors pour ma part, je l'ai relu mais ne le remontrerai pas à mon petit Gremlin avant l'année prochaine, quand elle aura bien grandi.

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18 p

Pamela Conn & Al Beall, Who's there on Halloween ?

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27/10/2015

Stephen King, Le Singe

king_le-singe-suivi-de-le-chenal-stephen-king-9782290313978.gifJ'avais ce livre dans ma PAL depuis la fin des années 1990, c'est dire s'il m'a fallu du temps avant de le découvrir enfin !

 Il est composé de deux nouvelles.

Dans Le Singe, il est question d'un vieux jouet, un singe qui tient des cymbales. A chaque fois que celles-ci s'entrechoquent se produit une catastrophe, avec le décès brutal d'un proche la plupart du temps. Alors que le narrateur avait tenté de s'en défaire des années auparavant, il découvre avec horreur un de ses enfants tout fier d'avoir déniché cette vieillerie. Diabolique, avec une fin plutôt sombre (s'il s'agit vraiment d'une fin).

Le Chenal : une femme très âgée commence à voir des personnes décédées depuis des années. Elle explique n'avoir jamais quitté la toute petite île sur laquelle elle vit, à proximité d'une grande ville visible depuis le rivage. Se décidera-t-elle à traverser le Chenal avant de partir à son tour ? Un texte plus abstrait, non dénué d'un certain charme désuet et bien loin de l'univers quelque peu malsain de la première nouvelle.

Si vous aimez les nouvelles, je vous recommande chaudement ce recueil, y compris pour découvrir Stephen King !

Une LC autour de Stephen King partagée dans le cadre du Challenge Halloween avec :

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96 p

Stephen King, Le Singe suivi de Le Chenal, 1985

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25/10/2015

James Herbert, Le Secret de Crickley Hall

herbert_crickley hall.jpgIl y a quelques années, sur une plage avec vue sur l'océan indien ou sur la véranda d'une maison de style colonial, j'ai commencé à suivre une famille dans une maison hantée du Dorset. Après 250p, j'avais mis ma lecture de côté (pour je ne sais quelle raison). J'ai rouvert ce roman ce mois d'octobre et ne regrette pas mon choix.

Gab et Eve ont perdu il y a presque un an leur petit garçon. Ils pensent qu'il a été enlevé au parc mais n'ont pas perdu espoir de le retrouver vivant. Eve s'étant assoupie ce jour-là au parc, elle vit avec un sentiment de culpabilité constant et se remet encore plus difficilement de la disparition de Cam. Pour essayer d'aller de l'avant, le couple vient s'installer temporairement avec leurs deux filles Loren et Cally, dans le village portuaire de Hollow Bay, à Crickley Hall.

Tout de suite, des phénomènes bizarres se produisent : des coups violents en provenance d'un placard vide une fois ouvert, une porte de la cave qui s'ouvre toute seule malgré un verrou, des flaques d'eau qui apparaissent dans le hall et disparaissent tout aussi facilement, Cally qui semble se trouver des amis imaginaires... Puis les manifestations s'intensifient : à travers une ronde d'enfants par exemple, mais aussi une ombre malfaisante à l'odeur écoeurante, qui finit par s'en prendre aux membres de la famille. Dès le premier instant, le chien refuse de rester sur place et finit par s'enfuir, mais les adultes sont plus réservés, en particulier Gab. Mais force est de constater qu'il se passe de drôles de choses à Crickley Hall et qu'il y règne une atmosphère vraiment malsaine. Il faut dire que la demeure est imposante mais laide à souhait, qu'elle comprend une cave à peine éclairée dans laquelle se trouve un puits donnant directement sur une rivière. Sans parler des objets cachés ici et là, comme ces jouets presque neufs ou cette canne assortie à un livre des Châtiments. La maison a aussi un triste passé : onze orphelins y ont été placés pendant la guerre pour les éloigner des bombardements et tous seraient morts noyés dans la maison lors d'une tempête.

Voilà un gros pavé qui se laisse lire tout seul. Si je m'étais fiée au choix des noms des personnages, je n'aurais sans doute jamais eu envie de découvrir ce roman qui nous propose, au final, une très bonne histoire de maison hantée, très agréablement écrite de surcroît. Les manifestations sont expliquées par les évènements des années 1940 que l'on découvre au fur et à mesure. Si l'on pressent beaucoup de choses, je ne m'attendais pas à autant de noirceur. Les apparitions et autres phénomènes liés à la présence d'ectoplasmes sont également variés. Même si je voyais très rapidement ce qui risquait d'arriver à chaque nouveau chapitre, j'ai été surprise par la diversité des situations, qui nous empêche de nous ennuyer. Ce roman aurait pu être beaucoup plus court et raconter la même chose. Ce n'est pas toujours bon signe, mais dans ce cas, chaque passage a son intérêt et contribue à maintenir le lecteur dans un état d'alerte et de tension permanent. J'ai aussi apprécié le dénouement, même si je m'y attendais: James Herbet laisse le lecteur respirer un peu et vivre un joli moment pour ébranler ce joli happy end. Un roman que je recommanderais sans hésitation aux amateurs d'histoires de fantômes.

Je viens de découvrir qu'il existe une adaptation de ce roman grâce à cet article. Je serais très curieuse de la voir !

Ma participation à la 5e et dernière étape de la randonnée d'Halloween.

Il y a quelques années, Hilde l'avait dévoré en deux jours.

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764 p

James Herbert, Le Secret de Crickley Hall, 2006

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