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19/03/2018

Brompton Cemetery : Open the Gates !

Pour ce rendez-vous au cimetière du British Mysteries month, j'ai choisi de partager avec vous quelques photos du Bompton Cemetery (Londres) prises en septembre dernier. Nous résidions à proximité de ce cimetière victorien et avons donc profité d'une matinée nuageuse pour nous y promener. Un peu moins impressionnant et moins sauvage que Highgate, Brompton Cemetery est tout de même un bel endroit regorgeant de statues, de tombeaux décrépits et de recoins mystérieux. Imaginations fertiles, amateurs de lieux victoriens, ce lieu est fait pour vous!

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Photos Copyright MyLouBook

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18/03/2018

M. C. Beaton, T8, Agatha Raisin & the Wizard of Evesham

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Nouvelle enquête pour Agatha Raisin, et un peu d'inédit puisque dans ce tome, James Lacey n'apparaît qu'à la dernière page ou presque. Parti en voyage on ne sait où, James va laisser toute sa place à Agatha qui, cette fois-ci, sera accompagnée de Sir Charles Fraith, cet aristocrate que l'on croise régulièrement depuis leur rencontre dans Randonnée mortelle.

Sans James, Agatha se morfond dans son cottage et, comble du désespoir, se découvre de premiers cheveux gris. Elle tente d'y remédier elle-même mais se retrouve avec des cheveux violets... heureusement, la femme du pasteur, Mrs Bloxby, lui recommande un certain Mr John, dont on dit beaucoup de bien. Agatha se rend donc à Evesham, dans un salon bondé où le très séduisant Mr John oeuvre avec art pour un résultat capillaire au-delà de ses espérances. Dans ce salon, on surprend les conversations les plus étonnantes : toutes les femmes d'âge mûr qui s'y rendent adorent se confier à leur coiffeur, qui est aux petits soins avec elles. Et depuis les toilettes, Agatha surprend une dispute entre un homme et une femme, qui se termine par une menace de mort. Très vite, Agatha soupçonne Mr John d'être un maître-chanteur. Elle décide de mener l'enquête, encouragée par Sir Charles qui a du temps à tuer et se réjouit de ce divertissement. 

Une cuvée sympathique, où une Agatha en forme va de nouveau prendre des risques inconsidérés et fourrer son nez dans le passé plus ou moins sordide des clientes de Mr John. Malgré l'expérience, Agatha reste un coeur d'artichaut qui ne se méfie pas suffisamment du beau coiffeur... si elle pense qu'il méprise les vieilles rombières qu'il fait peut-être chanter, elle finit par le croire sincèrement intéressé par sa personne. Le fait d'avoir été séduite par l'assassin dans une aventure précédente n'a visiblement pas suffi à la rendre plus prudente.

Quelques questions restent sans réponse à la fin et j'avais deviné de suite l'identité de la femme de Mr John, que l'on cherche pendant un moment. Néanmoins l'enquête était agréable à suivre et j'ai surtout savouré les personnages secondaires. Roy, égal à lui-même, qui passe en coup de vent mais embrasse Agatha dans l'air, en faisant des sons "mwaa, mwaa" pour imiter le bruit des fausses bises. Mrs Bloxby qui tient tête au pasteur, beaucoup moins charitable qu'elle. Mrs Darry dont le petit chien reçoit un annuaire sur la tête dans une piètre tentative d'Agatha pour gagner du temps avec la police. Et surtout Sir Charles, toujours aussi pingre, opportuniste et égocentrique. Charles prend tout ce qui est bon à prendre, suit le sens du vent et, quand on pourrait commencer à entrevoir une étincelle d'humanité, un soupçon d'affection, il prend ses jambes à son coup ou fait preuve d'une grossièreté sans nom. Un Sir Charles au sommet de sa forme dans cet opus, jusqu'au dernier instant où, grâce à lui, un James Lacey de fort méchante humeur claque la porte de son cottage dès son retour de vacances.

Toujours léger et savoureux, comme un thé dans les Costwolds...

Et pour retrouver Agatha sur ce blog :

250 p

M. C. Beaton, T8, Agatha Raisin & the Wizard of Evesham, 1999

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14/03/2018

Nancy Springer, An Enola Holmes Mystery, T4, The Case of the Peculiar Pink Fan

springer_enola holmes_t4_pink fan.jpegCela fait presque 4 ans que ce roman de Nancy Springer attendait dans ma PAL. Je l'avais commandé à une période très heureuse où je profitais notamment d'un printemps radieux pour faire de belles lectures au parc. C'était aussi une période où je lisais beaucoup de "mystery novels" et de polars historiques anglais. Voyant fleurir les billet élogieux autour de cette série sur la petite soeur de Sherlock et Mycroft Holmes, j'avais choisi un de ses titres d'après la couverture, pour finalement faire passer d'autres lectures en priorité. Ayant décidé cette année d'exhumer des titres qui sont dans ma PAL depuis trop longtemps, j'ai commencé par jeter mon dévolu sur ce titre-ci. 

Force est de constater que j'aurais sans doute mieux fait de commencer par le commencement et de lire les premières aventures d'Enola Holmes, a minima en BD. Les premières pages ont été un peu abruptes, hors contexte. Qu'est-ce que c'est que cette héroïne qui cherche à fuir ses deux frères et mène une vie extravagante pour son jeune âge et sa condition de femme ? Cela dans une société où la femme est juste bonne à marier pour produire un héritier, quand elle ne travaille pas d'arrache-pied pour payer les pintes de monsieur, selon le milieu social. J'ai eu donc une certaine difficulté à accepter de me laisser happer par l'intrigue, ne croyant pas une seule seconde au postulat de base. Une Enola qui vivrait dans l'East End chez une logeuse s'occupant bien d'elle, dans un confort relatif qui ne cadre pas beaucoup avec les représentations habituelles de ce quartier. Une Enola qui a réussi à monter une agence de détective en se faisant passer pour la secrétaire d'un homme qui n'est jamais présent, qui se déguise à longueur de journée et porte les objets les plus incongrus sur elle au cas où. Bien sûr, cela fait du bien de voir une héroïne audacieuse et peu conventionnelle, mais c'est un peu tiré par les cheveux.

Dans ce tome, Enola aide Lady Cecily Alistair (qu'elle connaît déjà) à échapper à un mariage forcé. Grâce à un message codé inscrit sur un éventail rose que laisse tomber Lady Cecily près d'elle lors d'une rencontre fortuite, Enola comprend que la jeune femme est séquestrée et mène l'enquête pour la délivrer. A l'occasion de ses investigations - souvent nocturnes, on croisera notamment des aristocrates sans scrupule, un Sherlock Holmes charismatique mais moins brillant que ce à quoi on est habitué, un Mycroft toujours pontifiant, un orphelinat, une péniche et un molosse, tout en explorant divers quartiers de la ville.

Une lecture appréciée mais sans plus, je me suis un peu forcée pour en venir à bout rapidement, après quelques jours passés sans lire grand-chose. J'ai les deux premiers tomes des BD à la maison et suis curieuse de les lire pour enfin planter le décor et mieux comprendre les relations que la jeune détective entretient avec ses frères aînés.

183 p

Nancy Springer, An Enola Holmes Mystery, T4, The Case of the Peculiar Pink Fan, 2008

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12/03/2018

The British Mysteries challenge : Billet recap

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Janvier-Février 2018 :

Adely Maelly (Lecture enfant parent)

Anne :

Belette (The Cannibal Lecteur) :

Bidib Mapetitmédiathèque :

FondantGrignote :

Hilde :

Kobaitchi :

Lou :

Malo Ellcrys :

Pativore :

Pedro Pan Rabbit :

The British Mysteries Month / Mars 2018 : Le recap

Du 1er au 4 mars :

4 mars

Petits meurtres à table dans un cottage anglais avec Syl, cuisine et empoisonneurs au menu :

 Du 5 au 10 mars :

Read-a-thon du 9 au 11 mars :

11 mars

Petits meurtres à table dans un cottage anglais avec Syl, cuisine et empoisonneurs au menu :

Du 12 au 18 mars :

18 mars

Petits meurtres à table dans un cottage anglais avec Syl, cuisine et empoisonneurs au menu :

Du 19 au 25 mars :

25 mars

Petits meurtres à table dans un cottage anglais avec Syl, cuisine et empoisonneurs au menu :

Du 26 au 31 mars :

Avril - Décembre 2018

09/03/2018

Read-a-thon British Mysteries : 9 au 11 mars 2018

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Et c'est parti pour un nouveau week-end de R-A-T, cette fois-ci sur le thème des British mysteries. Début des festivités ce matin à 00:00 (c'est-à-dire quand je me suis couchée après avoir fini de regarder la saison 1 de The Crown...) et ce jusqu'à dimanche, 23:59. Le but : lire, faire des tea times ou pourquoi pas des soirées DVD Sherlock Holmes avant de sortir votre jeu de plateau Jack the Ripper. Vous lancer des défis personnels (lire x pages, x livres, un livre qui traîne chez vous depuis 10 ans...). Et partager tout ça tout au long du week-end, sur vos blogs et si vous n'en avez pas, sur le groupe Facebook British Mysteries.  Les cheerleaders sont aussi les bienvenus comme pour tout R-A-T qui se respecte !

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Ci-dessus, le stock dans lequel je compte piocher ce week-end...

And now... enjoy !

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Un logo créé par FondantGrignote

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Vendredi 9

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9h00-11h00 : Confortablement installée dans un café, j'ai savouré mon petit déjeuner en dévorant Death of a Mad Hatter, dont j'avais déjà bien entamé la lecture. Après une petite interruption, j'ai terminé ce roman chez moi. (Ceux qui suivent le groupe Facebook verront probablement que j'ai triché avec la photo !)

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Edit du soir : hop, voilà la vraie photo !

Soit 77 pages lues ce matin !

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14h45 : Déjeuner tardif pendant lequel je lis les premières pages du 4e tome de Rose.

22h25 : après une deuxième partie de journée intense qui s'est soldée par une brûlure, je viens de faire un tour des blogs marathoniens et m'apprête à lire (toujours pas décidée sur le titre...). Je vois Morphée au loin, le bilan ne sera probablement pas extraordinaire pour ce soir...

Update du lendemain : 23 pages de Rose et le fantôme du miroir. Soit 100 pages lues vendredi en tout.

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Samedi 10

Bilan à 19h30 : matinée passée en compagnie de deux esprits frappeurs, et quelques pages supplémentaires de Rose lues.

Ensuite, transformation de la famille Lou en famille loir en début d'après-midi, avant une séance lecture accompagnée d'un thé entre 17h et 19h, et quelques interruptions. Pour l'instant, 100 pages supplémentaires de Rose lues aujourd'hui.

Sur ce, petite pause dîner puis je viendrai rendre visite à tous les participants ! A tout à l'heure !

21h45 : Après un petit tour chez les autres marathoniennes (et un message perdu chez Fondant et Clarabel car overblog ne fonctionne pas en ce moment), je m'apprête à retrouver Rose. Idéalement j'aimerais bien le terminer, mais nous verrons !

00:20 : Je viens de terminer les aventures de Rose... considérons que nous sommes encore samedi soir car c'est plus simple ! Soit 228 p lues aujourd'hui. Sur ce, je vous dis bonne nuit !

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Dimanche 11

On profite du beau temps pour aller au marché et au parc... lectures au programme de l'après-midi !

Par contre j'ai réalisé que j'aurais pu ajouter à mon bilan d'hier les lectures du soir, avec trois albums jeunesse : Doucement, Alfred ! (24 p), La lessive de la famille souris (35 p) et Un Amour de Zombie 2+1 (32p).

18h00 : Ce matin j'ai ouvert La Tombe du Tisserand, lu une page puis ai dû passer à une activité plus pragmatique.

Peu de temps pour lire dans la journée, si ce n'est pendant la "sieste" de Petite Lou, période très productive où j'alternais la lecture d'une page ou deux d'Agatha Raisin (T8) avant de devoir chercher l'histoire racontée sur CD dans le livre correspondant. Eh oui, une trentaine d'histoires sur le CD pour 365 dans le livre, il faut rester concentré pour s'y retrouver ! Résultat, seulement 24 p lues pour l'instant.

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Vers 18h Mr Lou a fait du pop corn (une première), j'en ai profité pour lire quelques pages supplémentaires... mais me voilà seulement à la page 36 d'Agatha Raisin.

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Maintenant les mini lectrices sont endormies (ou presque), après un dîner agrémenté d'un scone en dessert (merci Mr Lou), la relecture d'Un Amour de zombie 2+1 et la lecture de l'album Un train passe.

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Voici les albums lus pendant le week-end.

Je m'apprête à faire un petit tour sur les blogs puis j'essaierai de lire quelques chapitres d'Agatha Raisin... bilan demain dans la soirée !

Bonne dernière ligne de R-A-T !

Edit du 12 mars : au final, 50 pages d'Agatha Raisin lues en tout ce dimanche.

Merci aux participantes et à tous les blogueurs étant passés sur les blogs, ça a été un week-end de RAT de choc grâce à vous !

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Bilan total du week-end :

- Jenn McKinlay, Death of a Mad Hatter : 77 pages / livre terminé

- Holly Webb, Rose et le fantôme du miroir (T4) : 251 p / livre terminé

- Virginia Miller, Doucement Alfred ! : 24 p (album)

- Kazuo Iwamura, La lessive de la famille souris : 35 p (album)

- Scott Campbell & Kelly Dipucchio, Un Amour de Zombie 2+1 : 32 p (album)

- Donald Crews, Un train passe : 12 p (album)

- M.C. Beaton, T8, Agatha Raisin & the Wizard of Evesham : 50 p (en cours)

Soit 481 pages lues pendant le week-end

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Les marathoniens :

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Un logo créé par Hilde

04/03/2018

Fiona Melrose, Midwinter

melrose_midwinter.jpgLandyn et Vale Midwinter, père et fils, sont agriculteurs dans le Suffolk, une région pauvre d'Angleterre où, derrière les jolis paysages, les marais et les adorables fermes se cachent le travail dur et ingrat de la ferme, les difficultés financières, le manque de perspective pour les jeunes, qui trouvent une échappatoire dans les soirées largement arrosées. Mais, au-delà de ce quotidien rude, les Midwinter sont tourmentés par la mort brutale de Cecelia Midwinter en Zambie des années auparavant. Ce souvenir douloureux refait surface alors que Vale est un jeune homme et réalise que son père est indirectement responsable de ce qui s'est produit. S'enchaînent ainsi les récits croisés des deux hommes qui, chacun à leur tour, avec une voix d'emblée reconnaissable, vont relater les mêmes évènements du quotidien et revenir sur cette période où la famille a fui la misère en participant à un programme agricole attractif en Afrique.

On avait tous été témoins d'apparitions ces derniers jours. On sentait un frisson étranger flotter autour de nous. Ce n'est pas que j'avais peur, j'essayais juste d'être vigilant au cas où le vent tournerait. On n'est pas hanté par ce qui nous fait peur, mais par ce qu'on désire (p 254).

Premier roman âpre, sauvage et très maîtrisé, Midwinter nous plonge dans un milieu extrêmement masculin, où, pourtant, les rares figures féminines ont une influence indéniable sur le père et son fils, qu'il s'agisse de la mère, de la jeune Beth ou d'une mystérieuse renarde, toutes d'un roux flamboyant. Ce récit tissé de maladresses montre avec une grande pudeur tout l'amour qu'éprouvent l'un pour l'autre le père et le fils, malgré une grande difficulté de communication. C'est aussi un roman d'amitié, où, là encore, des hommes apprennent à reposer les uns sur les autres et à témoigner leur affection avec beaucoup de retenue. Midwinter rend par ailleurs hommage à la nature et aux éléments. La neige, la mer, les marais rythment et menacent le quotidien tandis que les animaux chers aux croyances païennes croisent régulièrement les narrateurs tout au long de ce rude hiver. 

Alors, le garçon sortait marcher. Je ne l'ai plus jamais empêché. Au fil des ans, il ressemblait de plus en plus à un garçon au crâne rempli de rats en colère qui le rongeaient, la tête éternellement penchée en avant, on aurait dit une pomme tardive (p261).

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Beaucoup de profondeur et de recherche dans ce roman, dont j'ai d'autant plus savouré la lecture que j'ai eu la chance de rencontrer Fiona Melrose alors qu'il me restait la moitié du texte à lire. Un beau moment qui m'a permis de réaliser à quel point chaque détail était pensé par cette jeune auteur.

Merci aux Editions de la Table Ronde pour cette découverte.

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293 p

Fiona Melrose, Midwinter, 2016 

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02/03/2018

M. C. Beaton, T7, Agatha Raisin & the Wellspring of Death

m. c. beaton,agatha raisin enquête,agatha raisin,challenge british mysteries,the british mysteries month,agatha raisin and the wellspring of death m. c. beaton,agatha raisin enquête,agatha raisin,challenge british mysteries,the british mysteries month,agatha raisin and the wellspring of death

Dans le village voisin de Carsely, Ancombe, une fontaine emblématique des lieux va être exploitée par un groupe industriel. Les habitants sont divisés, entre ceux qui pensent aux opportunités commerciales et ceux qui s'inquiètent pour l'intégrité du village. Le conseil municipal est lui aussi partagé. Un seul homme réserve son opinion et fera tout basculer. Il est bientôt retrouvé mort à la fontaine, dans laquelle son sang s'écoule.

Après avoir lu les six premiers tomes d'Agatha Raisin en français, j'enchaîne en anglais après avoir trouvé l'ensemble des 20 premiers tomes neufs pour moins de 20 pounds. J'ai donc de quoi voir venir... la lecture d'Agatha Raisin en anglais est très plaisante et lui donne une petite touche locale supplémentaire. J'ai pris un immense plaisir à retrouver cette quinquagénaire de choc dans sa langue d'origine. Et puis, comme l'action se déroule dans les années 90, je sais maintenant dire "épaulettes" en anglais !

C'est le premier tome dont la lecture a été un peu polluée par le visionnage de la série. Si l'adaptation n'a pas grand-chose à voir avec les livres de M.C. Beaton, elle s'amusait à intervertir et emberlificoter les intrigues des premiers romans, ce qui fait que je savais déjà qui était le tueur en ouvrant the Wellspring of Death. Peu importe, on lit plus ces romans pour l'ambiance anglaise et cosy que pour l'intrigue. Je ne trouve pas qu'Agatha soit une très bonne enquêtrice. Elle met son nez partout pour avoir des informations mais elle prend des risques inconsidérés en se rendant seule chez de potentiels suspects et au final, c'est souvent un peu par hasard qu'elle découvre le meurtrier. On peut comprendre que les gens qu'elle interroge soient agacés par sa démarche.

Côté sentiments, la relation entre Agatha et James ressemble davantage à ce qu'elle était au début, malgré un intérêt désormais partagé pour l'autre. On se rembarre, on prétend avoir autre chose à faire mais on s'espionne discrètement... et voir James monter les escaliers à toute vitesse pour voir par la fenêtre qui Agatha reçoit m'a fait gentiment sourire.

Au final, un plaisir de lecture renouvelé, et l'envie de retrouver les Cotswolds. Il n'y a pas à dire, la série perdait un peu de son charme en partant à Chypre. Mon exemplaire est bourré de post-its de répliques amusantes ou de lieux que j'aimerais voir ou revoir. Alors avant de sillonner de nouveau cette belle région, je l'arpenterai par l'imagination en accompagnant Agatha dans ses prochaines aventures !

Une participation au rendez-vous Meurtre à la campagne du British Mysteries Month !

Et pour retrouver Agatha sur ce blog :

293 p

M. C. Beaton, T7, Agatha Raisin & the Wellspring of Death, 1998

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28/02/2018

Challenge Un mois au Japon, 2e édition

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Pour fêter l'arrivée du printemps (et chasser la pluie des British Mysteries), le challenge "Un mois au Japon" revient pour la 2e année consécutive.

Vous rêvez d'aller au Japon ? Vous en revenez ? Une envie de littérature nippone ? L'art du thé n'a plus aucun secret pour vous ? Vous avez habillé votre fils en samouraï pour le carnaval ? Vous ne vous passez plus de votre gomme en forme de sushi ? Aucun pique-nique sans votre bentô 

Ce sont des signes qui ne trompent pas : le mois japonais est fait pour vous !

Au programme, selon vos envies : billets sur vos lectures, des films, des mangas, mais aussi photos de voyage, beaux livres, essais culinaires, art de vivre japonais... 

Quand ? : pendant tout le mois d'avril mois d'avril.

Pour participer ? : Il vous suffit de vous inscrire à la suite de ce billet ou de celui de Hilde, puis de rédiger en avril un article ou plus si affinités en insérant le logo du challenge.

Lectures libres ou rendez-vous thématiques, il y a mille et une façon de voyager avec nous au pays du soleil levant. 

Quelques suggestions (les dates seront actualisées plus tard):
- Mercredi : Manga
- Vendredi : Séance cinéma / Série
- Samedi : Album jeunesse
- Dimanche : Délices du Japon avec la talentueuse Syl !
 
RDV ponctuels :
- Aki Shimazaki : Le Poids des Secrets OU Au coeur du Yamato (si certains sont prêts à me suivre pour les 5 tomes du Yamato, je suis partante !)
- Le Tombeau des lucioles, le livre ou le film d'animation
- RDV historique (en roman, reportage, film, essai...) autour de la 2e guerre mondiale ou de la bombe atomique
- RDV gourmand, littéraire ou cinématographique autour du thé
- Rencontre avec une Geisha, oeuvre au choix
- Rencontre avec un Samourai
- Plume féminine nippone au choix
- Plume masculine nippone au choix
- Journée du chat nippon
- Journée 100% zen
-...
A compléter avec vos idées et vos envies !
 

N'hésitez pas à nous rejoindre sur le groupe facebook du challenge, où vous trouverez de la convivialité et de l'inspiration grâce aux discussions et aux liens qui y sont partagés. Si vous le souhaitez, vous pouvez bien entendu aussi relayer ce challenge sur votre blog ou les réseaux sociaux.

Comme toujours, le plaisir de lire, de voir de bons films et de faire des découvertes reste le maître mot !

Rendez-vous en avril !

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21/02/2018

Exposition Miniartextile 2018

Du 7 au 25 février se tient à Montrouge l'exposition Miniartextile, venue de Côme. Je cite : "Manifestation de référence internationale, Miniartextil est l’une des plus importantes expositions au monde consacrées à l’art textile et au mini-textile contemporain. "

Le thème de l’édition 2018 est «Borderline», un thème qui questionne sur l’actualité en évoquant le concept de « frontière  (source). Une exposition gratuite qui mérite d'être découverte, en particulier pour l'installation principale de cette édition.

Quelques photos à la suite, en espérant qu'elles vous inviteront à la découverte...

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Photos Copyright Myloubook

15:12 Publié dans Exposition | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : miniartextile |  Facebook | |

18/02/2018

Álvaro Ortiz, Murderabilia

ortiz_murderabilia.jpgA l'occasion d'une errance à la médiathèque, je suis tombée sur un petit bijou alliant le macabre à l'humour avec Murderabilia, de l'Espagnol Álvaro Ortiz.

Vous avez vu ces adorables petits chats en couverture ? Sachez qu'après avoir lu les premiers chapitres de l'album, vous ne regarderez plus jamais un chat noir de la même façon.

Malmö Rodríguez a terminé ses études et vit chez ses parents, sans travail ni l'intention d'en chercher. Il veut devenir écrivain mais, à part fumer des clopes dans sa chambre et regarder du porno en cachette, il ne fait pas grand-chose. Un jour, son oncle décède, laissant deux chats derrière lui. Malmö les retrouve dans un refuge et entreprend un petit périple pour les confier à un homme qui les lui a achetés à très bon prix. Pourquoi ? Je ne voudrais pas vous gâcher l'effet de surprise. Dès lors, Malmö va s'installer dans la petite ville de montagne où il est venu vendre les chats. Il est employé au motel du coin, sort avec la patronne et cherche toujours l'inspiration. 

Murderabilia, c'est l'art morbide de collectionner des objets en rapport avec des meurtres. Si, si, ça existe. Attendez-vous à être surpris et secoués par cet album aux dessins de prime abord un tantinet naïfs, chaleureusement illustrés dans des tons sépia et rosés, dont la tendresse contraste fortement avec le propos. C'est à la fois glauque et drôle. D'informations disparates et d'évènements choquants, Álvaro Ortiz a réussi à faire un récit très cohérent, où un quotidien banal est bousculé par la découverte d'une collection pour le moins particulière. Etrange et très original. Un album qui ne laisse pas indifférent !

Ici, un article en espagnol  sur ce projet et ses inspirations.

120 p

Álvaro Ortiz, Murderabilia, 2014

15/02/2018

Jennifer Hillier, Wonderland

hillier_wonderland vo.jpg hillier_wonderland.jpg

Vanessa Castro vient d'être nommée chef-adjointe de la police de Seaside, une petite ville à quelques heures de Seattle où la jeune femme a laissé de vieux démons. Vanessa est accompagnée de ses deux enfants, dont une adolescente furieuse de perdre ses amis et sa maison, quelques mois après le décès de son père. Vanessa s'attendait à un poste calme et sans surprise en arrivant dans cette ville connue pour son parc d'attractions Wonderland. C'était sans compter sur le cadavre retrouvé au pied de la grande roue et le jeune Wonderboy disparu le même jour. Derrière le cadre festif et familial du parc, le lecteur va pénétrer dans ses coulisses plus sombres.

Wonderland a ses défauts et, objectivement, on a un peu de mal avec le recul à trouver l'issue du roman très crédible : la petite station balnéaire cache un nombre de maniaques au mètre carré pour le moins impressionnant. J'ai également lu une critique regrettant le fait qu'il n'y ait pas plus de situations angoissantes propres à un thriller, mais en ce qui me concerne, la montée d'adrénaline sur la dernière centaine de pages était suffisante. J'ai dû m'arracher à ma lecture un peu avant la fin, en pleine angoisse à cause du sort réservé à une adolescente, ce qui n'a pas été loin de gâcher ma journée. Autant dire que j'ai englouti les derniers chapitres avec avidité. De fait, ce livre est un vrai page turner. Jennifer Hillier crée un univers particulier, celui d'une petite communauté corrompue respirant au rythme du parc, un endroit qui, derrière les hotdogs et la grande roue, vous fait froid dans le dos. Sans parler de légendes urbaines au sujet d'un tunnel et d'un cachot sous le musée du Clown...

Certains diront peut-être que l'auteur tire des ficelles convenues et s'inspire de classiques du genre... peu m'importe, moi qui ne suis pas une grande lectrice de thrillers, j'ai trouvé là un cadre original qui a su éveiller ma curiosité.

Alors, êtes-vous prêts à pousser les portes de Wonderland ?

Lu en partenariat avec les éditions Points que je remercie.

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425 p

Jennifer Hillier, Wonderland, 2015

08/02/2018

Emilie Frèche, Chouquette

freche_chouquette.jpgCourt roman d’Emilie Frèche, Chouquette met en scène une femme d’une soixantaine d’années qui vit dans l’opulence entre Paris et Saint-Tropez, et, on peut le dire sans détour, dans une autre dimension. Iil s'agit de Catherine, de son vrai nom, Chouquette pour son petit-fils.

Cette fausse héroïne incarne la parfaite caricature d’une parvenue assez étroite d’esprit, qui vit avec ses deux « bonnes », leur demande de porter ses bagages, de faire et défaire sa décoration de Saint-Tropez dans l’hystérie la plus totale en prévision de l’arrivée de son mari Jean-Pierre… qui l’a quittée depuis plusieurs années. Chouquette vit ainsi dans le déni le plus total et partant de là, sa vie en apparence enviable masque en réalité une existence misérable. A l’attente infinie du mari volage s’ajoutent le mépris de sa fille, l’incompréhension de son petit-fils, le regard de son personnel et de ses relations mondaines, parfaitement au courant de la situation et forcées de prendre part à cette mascarade. Jean-Pierre brille par son absence mais tire pourtant les ficelles de ce roman.

Texte court plutôt bien mené sur un mariage raté, Chouquette laisse un peu le lecteur sur sa faim avec une conclusion peu probable : la relation houleuse mère-fille connaît une trêve subite, tandis que des années passées à refuser d’accepter la situation se soldent par une soudaine prise de conscience. Le tout essentiellement grâce à quelques jours passés avec le petit-fils, alors que les interactions limitées qui ont lieu entre les deux protagonistes ne me semblent pas justifier un tel revirement de situation. Néanmoins le personnage hors norme de Chouquette est amusant à suivre – plus que celui de sa fille assez détestable et égocentrique malgré ses projets humanitaires. J’étais curieuse de lire ce roman avant de voir son adaptation au cinéma et ne regrette pas ce moment de lecture. Sans être une révélation, cela reste une curiosité sympathique.

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133 p

Emilie Frèche, Chouquette, 2010

07/02/2018

The British Mysteries Month / Challenge : Bibliographie / Filmographie non exhaustive

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Pour accompagner cette nouvelle édition du British Mysteries challenge, voici une liste de titres non exhaustive pouvant vous donner quelques idées. En noir, les titres que j'ai déjà chroniqués avec un lien vers le billet d'origine. J'espère que vous y trouverez de nouvelles inspirations !

Romans policiers / auteurs de romans policiers :

        jackson_cadavre_metropolitain.jpgjackson_secrets de londres.jpg5d45f3497d433c2ff46ff12bfba73390.jpg

       christie_hotel bertram.jpggranger_interet particulier pour les morts.jpgwaddell-code-1879.gif

Romans et récits de fantômes / lieux hantés :

          hill_WOMAN_IN_BLACK.jpglam_mysterious affair castaway house.jpgleslie_bodies of water.jpg

Autres romans avec une part de mystère :

          warden_maison du marais.gifKate Williams - Pleasure of Men.jpgadams_temps metamorphoses.gif

Romans jeunesse :

holly webb_rose.jpg

          edge_shadows silver screen.jpgsingleton_century.jpghooper_velvet.jpg

Essais, romans inspirés de faits divers : 

                   jacktheripper_pitkin guides.jpgwalters_dreadful murder.jpg

BD & Manga :

     bd_scrooge-un-chant-de-noel-bd.jpgchallenge british mysteries, green manor, londres victorienne, londres, londres xixe, angleterre, angleterre victorienne, angleterre xixe, polars historiques, mystère victorien, mystèreclues_T2.jpg

                          geary-case-madeleine-smith.jpg

Films et séries policiers / thrillers :

                film_From_Time_to_Time.jpgserie_bletchley circle.jpg

La liste pourrait encore largement s'allonger mais j'ai réalisé que je n'arriverais pas à publier ce billet si je tenais absolument à recenser tous les titres qui me viennent à l'esprit ou que j'ai pu croiser au détour des blogs. Mais c'est déjà un bon début !

Alors, des titres vous tentent ?

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05/02/2018

The British Mysteries Month : le programme

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Avis aux participants au "British Mysteries" Month, l’heure du départ approche ! Au programme, enquêtes, ghost stories et endroits mystérieux au Royaume-Uni et en Irlande pendant tout un mois !

Voici le programme des réjouissances :

- 1er mars : on pose nos valises en Angleterre, équipés pour chasser les fantômes et jouer aux détectives. Vos envies du moment, billets projetés et photos de PAL…

- 3 mars : Meurtre dans la campagne anglaise (livre, film, série...)

- 4 mars : Petits meurtres à table dans un cottage anglais avec Syl, cuisine et empoisonneurs au menu

- 5 mars : Polar historique - choix d'auteur libre

- 7 mars : RDV BD / Comics 

- 8 mars : RDV Sherlock Holmes 

- Week-end du 9 au 11 mars, de 00:00 à 23.59 : Read-a-thon British Mysteries

- 11 mars : Petits meurtres à table dans un cottage anglais avec Syl, cuisine et empoisonneurs au menu

- 12 mars : LC Agatha Christie

- 14 mars : LC MC Beaton (Agatha Raisin ou autre)

- 16 mars : RDV Film ou série au choix autour d'une enquête

- 18 mars : Petits meurtres à table dans un cottage anglais avec Syl, cuisine et empoisonneurs au menu

- 19 mars : Balade dans un cimetière ou autre lieu mystérieux / maudit britannique ou irlandais

- 21 mars :  LC jeunesse type Enola Holmes, Holly Webb....

- 23 mars : LC ou Film Ghost story

- 25 mars : Petits meurtres à table dans un cottage anglais avec Syl, cuisine et empoisonneurs au menu

- 26 mars : Polar contemporain - choix d'auteur libre

- 28 mars : The Limehouse golem, roman de Peter Ackroyd ou film

- 30 mars : LC Wilkie Collins

N’hésitez pas à nous rejoindre en cours de retour. Les inscriptions se font par là.

See you next month !

20:53 Publié dans Challenges | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook | |

27/01/2018

Collectif, Les Avatars de Sherlock Holmes

collectif_Les-Avatars-de-Sherlock-Holmes.jpgDifficile de résister aux belles couvertures de la collection consacrée à Sherlock Holmes par les éditions Rivage / Noir. J'ai encore beaucoup à apprendre sur Holmes mais, comme toute amatrice de l'Angleterre qui se respecte, j'ai toujours été attirée par ce personnage que l'on connaît souvent davantage à travers les adaptations que par les romans et nouvelles d'origine - Le Chien des Baskerville mis à part.

Les Avatars de Sherlock Holmes réunit une série de pastiches de la fin du XIXe / 1ère moitié du XXe, comptant parmi leurs auteurs James M. Barrie, A. A. Milne ou encore P.G. Wodehouse. C'est donc la curiosité qui m'a poussée à découvrir ces courtes nouvelles assez inégales.

James M. Barrie, "Une soirée avec Sherlock Holmes" : texte relativement amusant où le narrateur dit avoir demandé à rencontrer le grand Sherlock lors d'une soirée, pour le battre à plate couture sur son domaine d'excellence, soit sa capacité à deviner "d'un seul coup d'oeil le menu de votre dîner du jeudi précédent".

P.G. Wodehouse, "Extraits du carnet d'un détective" : dans un club de gentlemen, un homme explique comment il a démasqué Holmes, qui serait en réalité un criminel. Il déroule son raisonnement totalement tiré par les cheveux. C'est là que réside l'humour mais venant de cet auteur on aurait pu s'attendre à plus drôle. Where is Jeeves ?! Le seul trait d'humour qui m'ait arraché un sourire figure à la première page.

E.F. Benson et Eustace H. Miles, "Le Retour de Sherlock Holmes" : voilà qui me rappelle les récits Mapp & Lucia repérés pour la première fois en visitant la maison de Henry James à Rye, j'aurais sans doute mieux fait de commencer par là ! Un texte où l'on découvre que Sherlock n'a pas disparu dans les chutes à cause de Moriarty, mais qu'il a fui Watson car il ne le supportait plus. Heureusement, il revient pour le meilleur et pour le pire, en disant "il y a en vous quelque chose qui l'emporte sur tout cela, je l'ai compris (il vient de dresser la liste de ses défauts). C'est votre incomparable médiocrité d'esprit et de style, qui se trouve être le médium le plus adapté pour narrer mes aventures, car il laisse l'esprit du lecteur entièrement libre pour suivre ce que je fais."

A. A. Milne, "L'enlèvement de Sherlock" : quelques pages qui, à vrai dire, ne méritent pas que l'on parle d'elles. La finesse du texte se résume à sa touche finale, "[Moriarty] n'existe pas, dit-il. C'est juste une marque de porridge". No comment.

John Kendrick Bangs, "Une énigme pragmatique" : Les capacités de déduction du grand détective sont tournées en ridicule à travers un Holmes très pompeux qui explique à Watson tout ce qu'il sait de ses faits et gestes récents... en s'appuyant sur des observations sans queue ni tête puisqu'ils ont passé tout ce temps ensemble et que sa capacité de déduction n'a rien à voir là-dedans. Agaçant. A noter au passage quelques moqueries concernant les étudiants américains ("des joueurs de football s'engageant pour un parcours de quatre ans dans une institution savante") et Henry James, que personne ne comprend.

Stephen Leacock, "Tiré par les cheveux" : une bonne ouverture : "A présent, le mystère avait atteint son apogée. Premièrement, l'homme avait, sans nul doute possible, été assassiné. Deuxièmement, personne n'aurait pu le faire, c'était absolument certain." Une histoire courte à l'humour un peu sommaire, mais l'absurde fait davantage sourire ici que dans la plupart des textes précédents. Holmes compte identifier un coupable en recherchant le propriétaire d'un cheveu retrouvé sur le lieu du crime. Après avoir passé les rues au peigne fin, il jette son dévolu sur un homme à casquette qui s'avère être chauve et Holmes, plutôt que de reconnaître son erreur, déclare que l'homme n'en était pas à son premier forfait.

Robert Barr, "Le Mystère de Pegram" : Holmes accepte de résoudre un mystère qui passionne tout Londres, celui d'un homme retrouvé mort dans le compartiment d'un train dans des circonstances inexpliquées. A partir de déductions et de calculs, Holmes conclut à un suicide et retrouve l'arme (que le suicidé a jeté par la fenêtre...). Grâce à lui, la police retrouve les propriétaires de l'arme et, officiellement, les vrais coupables... Un texte un plus abouti, sans être renversant.

Robert Barr, "L'affaire du second butin" : Où l'on découvre le triste sort réservé à Holmes. Un Holmes bête comme ses pieds, il faut bien l'avouer. Ce texte, comme le précédent, est un peu au-dessus du lot.

Vous l'aurez compris, ce recueil présentera probablement davantage d'intérêt aux collectionneurs, qu'ils soient holmesiens ou férus de littérature anglo-saxonne. Une curiosité, sans plus.

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139 p

Collectif, Les Avatars de Sherlock Holmes, 2015 (textes : Fin XIXe - 1ères moitié XXe)

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