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18/02/2018

Álvaro Ortiz, Murderabilia

ortiz_murderabilia.jpgA l'occasion d'une errance à la médiathèque, je suis tombée sur un petit bijou alliant le macabre à l'humour avec Murderabilia, de l'Espagnol Álvaro Ortiz.

Vous avez vu ces adorables petits chats en couverture ? Sachez qu'après avoir lu les premiers chapitres de l'album, vous ne regarderez plus jamais un chat noir de la même façon.

Malmö Rodríguez a terminé ses études et vit chez ses parents, sans travail ni l'intention d'en chercher. Il veut devenir écrivain mais, à part fumer des clopes dans sa chambre et regarder du porno en cachette, il ne fait pas grand-chose. Un jour, son oncle décède, laissant deux chats derrière lui. Malmö les retrouve dans un refuge et entreprend un petit périple pour les confier à un homme qui les lui a achetés à très bon prix. Pourquoi ? Je ne voudrais pas vous gâcher l'effet de surprise. Dès lors, Malmö va s'installer dans la petite ville de montagne où il est venu vendre les chats. Il est employé au motel du coin, sort avec la patronne et cherche toujours l'inspiration. 

Murderabilia, c'est l'art morbide de collectionner des objets en rapport avec des meurtres. Si, si, ça existe. Attendez-vous à être surpris et secoués par cet album aux dessins de prime abord un tantinet naïfs, chaleureusement illustrés dans des tons sépia et rosés, dont la tendresse contraste fortement avec le propos. C'est à la fois glauque et drôle. D'informations disparates et d'évènements choquants, Álvaro Ortiz a réussi à faire un récit très cohérent, où un quotidien banal est bousculé par la découverte d'une collection pour le moins particulière. Etrange et très original. Un album qui ne laisse pas indifférent !

Ici, un article en espagnol  sur ce projet et ses inspirations.

120 p

Álvaro Ortiz, Murderabilia, 2014

15/02/2018

Jennifer Hillier, Wonderland

hillier_wonderland vo.jpg hillier_wonderland.jpg

Vanessa Castro vient d'être nommée chef-adjointe de la police de Seaside, une petite ville à quelques heures de Seattle où la jeune femme a laissé de vieux démons. Vanessa est accompagnée de ses deux enfants, dont une adolescente furieuse de perdre ses amis et sa maison, quelques mois après le décès de son père. Vanessa s'attendait à un poste calme et sans surprise en arrivant dans cette ville connue pour son parc d'attractions Wonderland. C'était sans compter sur le cadavre retrouvé au pied de la grande roue et le jeune Wonderboy disparu le même jour. Derrière le cadre festif et familial du parc, le lecteur va pénétrer dans ses coulisses plus sombres.

Wonderland a ses défauts et, objectivement, on a un peu de mal avec le recul à trouver l'issue du roman très crédible : la petite station balnéaire cache un nombre de maniaques au mètre carré pour le moins impressionnant. J'ai également lu une critique regrettant le fait qu'il n'y ait pas plus de situations angoissantes propres à un thriller, mais en ce qui me concerne, la montée d'adrénaline sur la dernière centaine de pages était suffisante. J'ai dû m'arracher à ma lecture un peu avant la fin, en pleine angoisse à cause du sort réservé à une adolescente, ce qui n'a pas été loin de gâcher ma journée. Autant dire que j'ai englouti les derniers chapitres avec avidité. De fait, ce livre est un vrai page turner. Jennifer Hillier crée un univers particulier, celui d'une petite communauté corrompue respirant au rythme du parc, un endroit qui, derrière les hotdogs et la grande roue, vous fait froid dans le dos. Sans parler de légendes urbaines au sujet d'un tunnel et d'un cachot sous le musée du Clown...

Certains diront peut-être que l'auteur tire des ficelles convenues et s'inspire de classiques du genre... peu m'importe, moi qui ne suis pas une grande lectrice de thrillers, j'ai trouvé là un cadre original qui a su éveiller ma curiosité.

Alors, êtes-vous prêts à pousser les portes de Wonderland ?

Lu en partenariat avec les éditions Points que je remercie.

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425 p

Jennifer Hillier, Wonderland, 2015

08/02/2018

Emilie Frèche, Chouquette

freche_chouquette.jpgCourt roman d’Emilie Frèche, Chouquette met en scène une femme d’une soixantaine d’années qui vit dans l’opulence entre Paris et Saint-Tropez, et, on peut le dire sans détour, dans une autre dimension. Iil s'agit de Catherine, de son vrai nom, Chouquette pour son petit-fils.

Cette fausse héroïne incarne la parfaite caricature d’une parvenue assez étroite d’esprit, qui vit avec ses deux « bonnes », leur demande de porter ses bagages, de faire et défaire sa décoration de Saint-Tropez dans l’hystérie la plus totale en prévision de l’arrivée de son mari Jean-Pierre… qui l’a quittée depuis plusieurs années. Chouquette vit ainsi dans le déni le plus total et partant de là, sa vie en apparence enviable masque en réalité une existence misérable. A l’attente infinie du mari volage s’ajoutent le mépris de sa fille, l’incompréhension de son petit-fils, le regard de son personnel et de ses relations mondaines, parfaitement au courant de la situation et forcées de prendre part à cette mascarade. Jean-Pierre brille par son absence mais tire pourtant les ficelles de ce roman.

Texte court plutôt bien mené sur un mariage raté, Chouquette laisse un peu le lecteur sur sa faim avec une conclusion peu probable : la relation houleuse mère-fille connaît une trêve subite, tandis que des années passées à refuser d’accepter la situation se soldent par une soudaine prise de conscience. Le tout essentiellement grâce à quelques jours passés avec le petit-fils, alors que les interactions limitées qui ont lieu entre les deux protagonistes ne me semblent pas justifier un tel revirement de situation. Néanmoins le personnage hors norme de Chouquette est amusant à suivre – plus que celui de sa fille assez détestable et égocentrique malgré ses projets humanitaires. J’étais curieuse de lire ce roman avant de voir son adaptation au cinéma et ne regrette pas ce moment de lecture. Sans être une révélation, cela reste une curiosité sympathique.

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133 p

Emilie Frèche, Chouquette, 2010

07/02/2018

The British Mysteries Month / Challenge : Bibliographie / Filmographie non exhaustive

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Pour accompagner cette nouvelle édition du British Mysteries challenge, voici une liste de titres non exhaustive pouvant vous donner quelques idées. En noir, les titres que j'ai déjà chroniqués avec un lien vers le billet d'origine. J'espère que vous y trouverez de nouvelles inspirations !

Romans policiers / auteurs de romans policiers :

        jackson_cadavre_metropolitain.jpgjackson_secrets de londres.jpg5d45f3497d433c2ff46ff12bfba73390.jpg

       christie_hotel bertram.jpggranger_interet particulier pour les morts.jpgwaddell-code-1879.gif

Romans et récits de fantômes / lieux hantés :

          hill_WOMAN_IN_BLACK.jpglam_mysterious affair castaway house.jpgleslie_bodies of water.jpg

Autres romans avec une part de mystère :

          warden_maison du marais.gifKate Williams - Pleasure of Men.jpgadams_temps metamorphoses.gif

Romans jeunesse :

holly webb_rose.jpg

          edge_shadows silver screen.jpgsingleton_century.jpghooper_velvet.jpg

Essais, romans inspirés de faits divers : 

                   jacktheripper_pitkin guides.jpgwalters_dreadful murder.jpg

BD & Manga :

     bd_scrooge-un-chant-de-noel-bd.jpgchallenge british mysteries, green manor, londres victorienne, londres, londres xixe, angleterre, angleterre victorienne, angleterre xixe, polars historiques, mystère victorien, mystèreclues_T2.jpg

                          geary-case-madeleine-smith.jpg

Films et séries policiers / thrillers :

                film_From_Time_to_Time.jpgserie_bletchley circle.jpg

La liste pourrait encore largement s'allonger mais j'ai réalisé que je n'arriverais pas à publier ce billet si je tenais absolument à recenser tous les titres qui me viennent à l'esprit ou que j'ai pu croiser au détour des blogs. Mais c'est déjà un bon début !

Alors, des titres vous tentent ?

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05/02/2018

The British Mysteries Month : le programme

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Avis aux participants au "British Mysteries" Month, l’heure du départ approche ! Au programme, enquêtes, ghost stories et endroits mystérieux au Royaume-Uni et en Irlande pendant tout un mois !

Voici le programme des réjouissances :

- 1er mars : on pose nos valises en Angleterre, équipés pour chasser les fantômes et jouer aux détectives. Vos envies du moment, billets projetés et photos de PAL…

- 3 mars : Meurtre dans la campagne anglaise (livre, film, série...)

- 4 mars : Petits meurtres à table dans un cottage anglais avec Syl, cuisine et empoisonneurs au menu

- 5 mars : Polar historique - choix d'auteur libre

- 7 mars : RDV BD / Comics 

- 8 mars : RDV Sherlock Holmes 

- Week-end du 9 au 11 mars, de 00:00 à 23.59 : Read-a-thon British Mysteries

- 11 mars : Petits meurtres à table dans un cottage anglais avec Syl, cuisine et empoisonneurs au menu

- 12 mars : LC Agatha Christie

- 14 mars : LC MC Beaton (Agatha Raisin ou autre)

- 16 mars : RDV Film ou série au choix autour d'une enquête

- 18 mars : Petits meurtres à table dans un cottage anglais avec Syl, cuisine et empoisonneurs au menu

- 19 mars : Balade dans un cimetière ou autre lieu mystérieux / maudit britannique ou irlandais

- 21 mars :  LC jeunesse type Enola Holmes, Holly Webb....

- 23 mars : LC ou Film Ghost story

- 25 mars : Petits meurtres à table dans un cottage anglais avec Syl, cuisine et empoisonneurs au menu

- 26 mars : Polar contemporain - choix d'auteur libre

- 28 mars : The Limehouse golem, roman de Peter Ackroyd ou film

- 30 mars : LC Wilkie Collins

N’hésitez pas à nous rejoindre en cours de retour. Les inscriptions se font par là.

See you next month !

20:53 Publié dans Challenges | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook | |

27/01/2018

Collectif, Les Avatars de Sherlock Holmes

collectif_Les-Avatars-de-Sherlock-Holmes.jpgDifficile de résister aux belles couvertures de la collection consacrée à Sherlock Holmes par les éditions Rivage / Noir. J'ai encore beaucoup à apprendre sur Holmes mais, comme toute amatrice de l'Angleterre qui se respecte, j'ai toujours été attirée par ce personnage que l'on connaît souvent davantage à travers les adaptations que par les romans et nouvelles d'origine - Le Chien des Baskerville mis à part.

Les Avatars de Sherlock Holmes réunit une série de pastiches de la fin du XIXe / 1ère moitié du XXe, comptant parmi leurs auteurs James M. Barrie, A. A. Milne ou encore P.G. Wodehouse. C'est donc la curiosité qui m'a poussée à découvrir ces courtes nouvelles assez inégales.

James M. Barrie, "Une soirée avec Sherlock Holmes" : texte relativement amusant où le narrateur dit avoir demandé à rencontrer le grand Sherlock lors d'une soirée, pour le battre à plate couture sur son domaine d'excellence, soit sa capacité à deviner "d'un seul coup d'oeil le menu de votre dîner du jeudi précédent".

P.G. Wodehouse, "Extraits du carnet d'un détective" : dans un club de gentlemen, un homme explique comment il a démasqué Holmes, qui serait en réalité un criminel. Il déroule son raisonnement totalement tiré par les cheveux. C'est là que réside l'humour mais venant de cet auteur on aurait pu s'attendre à plus drôle. Where is Jeeves ?! Le seul trait d'humour qui m'ait arraché un sourire figure à la première page.

E.F. Benson et Eustace H. Miles, "Le Retour de Sherlock Holmes" : voilà qui me rappelle les récits Mapp & Lucia repérés pour la première fois en visitant la maison de Henry James à Rye, j'aurais sans doute mieux fait de commencer par là ! Un texte où l'on découvre que Sherlock n'a pas disparu dans les chutes à cause de Moriarty, mais qu'il a fui Watson car il ne le supportait plus. Heureusement, il revient pour le meilleur et pour le pire, en disant "il y a en vous quelque chose qui l'emporte sur tout cela, je l'ai compris (il vient de dresser la liste de ses défauts). C'est votre incomparable médiocrité d'esprit et de style, qui se trouve être le médium le plus adapté pour narrer mes aventures, car il laisse l'esprit du lecteur entièrement libre pour suivre ce que je fais."

A. A. Milne, "L'enlèvement de Sherlock" : quelques pages qui, à vrai dire, ne méritent pas que l'on parle d'elles. La finesse du texte se résume à sa touche finale, "[Moriarty] n'existe pas, dit-il. C'est juste une marque de porridge". No comment.

John Kendrick Bangs, "Une énigme pragmatique" : Les capacités de déduction du grand détective sont tournées en ridicule à travers un Holmes très pompeux qui explique à Watson tout ce qu'il sait de ses faits et gestes récents... en s'appuyant sur des observations sans queue ni tête puisqu'ils ont passé tout ce temps ensemble et que sa capacité de déduction n'a rien à voir là-dedans. Agaçant. A noter au passage quelques moqueries concernant les étudiants américains ("des joueurs de football s'engageant pour un parcours de quatre ans dans une institution savante") et Henry James, que personne ne comprend.

Stephen Leacock, "Tiré par les cheveux" : une bonne ouverture : "A présent, le mystère avait atteint son apogée. Premièrement, l'homme avait, sans nul doute possible, été assassiné. Deuxièmement, personne n'aurait pu le faire, c'était absolument certain." Une histoire courte à l'humour un peu sommaire, mais l'absurde fait davantage sourire ici que dans la plupart des textes précédents. Holmes compte identifier un coupable en recherchant le propriétaire d'un cheveu retrouvé sur le lieu du crime. Après avoir passé les rues au peigne fin, il jette son dévolu sur un homme à casquette qui s'avère être chauve et Holmes, plutôt que de reconnaître son erreur, déclare que l'homme n'en était pas à son premier forfait.

Robert Barr, "Le Mystère de Pegram" : Holmes accepte de résoudre un mystère qui passionne tout Londres, celui d'un homme retrouvé mort dans le compartiment d'un train dans des circonstances inexpliquées. A partir de déductions et de calculs, Holmes conclut à un suicide et retrouve l'arme (que le suicidé a jeté par la fenêtre...). Grâce à lui, la police retrouve les propriétaires de l'arme et, officiellement, les vrais coupables... Un texte un plus abouti, sans être renversant.

Robert Barr, "L'affaire du second butin" : Où l'on découvre le triste sort réservé à Holmes. Un Holmes bête comme ses pieds, il faut bien l'avouer. Ce texte, comme le précédent, est un peu au-dessus du lot.

Vous l'aurez compris, ce recueil présentera probablement davantage d'intérêt aux collectionneurs, qu'ils soient holmesiens ou férus de littérature anglo-saxonne. Une curiosité, sans plus.

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139 p

Collectif, Les Avatars de Sherlock Holmes, 2015 (textes : Fin XIXe - 1ères moitié XXe)

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20/01/2018

M. C. Beaton, Agatha Raisin Enquête, T6, Vacances tous risques

mc beaton_t6_Vacances-tous-risques.jpgL'été dernier, j'ai accompagné mes vacances d'un livre de circonstance avec Vacances tous risques, le 6e tome de la série Agatha Raisin. Je n'ai pas pris le temps d'en parler ici mais, venant d'achever la lecture du tome 7, je me suis sentie un peu obligée de rédiger quelques lignes sur le précédent opus.

Dans cette nouvelle aventure de notre quinquagénaire forte en gueule et détective amatrice, tout commence par un bilan bien triste de la vie sentimentale d'Agatha. Ceux qui ont déjà lu la série savent qu'elle devait épouser son voisin James Lacey (une relation qui s'était nouée tellement rapidement qu'on avait un peu de mal à y croire...), mais que celui-ci ne voulait plus entendre parler d'elle depuis qu'il avait découvert qu'elle n'était pas veuve comme elle le prétendait. "Heureusement", le tome 5 était là pour arranger les choses puisque le mari disparu se faisait assassiner après avoir refait brièvement surface. Bref, après cet épisode, James met les voiles.

C'est à Chypre qu'Agatha va le retrouver. Elle se retrouve rapidement mêlée à un groupe de touristes mal assortis, entre un couple de snobs et des parvenus très vulgaires dont elle ne comprend pas la proximité. Evidemment, comme le veut la tradition raisinesque, un meurtre a lieu. Agatha va profiter de sa proximité au sein de ce groupe pour enquêter tout en croisant le chemin de James... mais aussi celui de l'aristocrate Sir Charles Fraith, avec qui elle aura une petite aventure. 

Je suis devenue une inconditionnelle des aventures d'Agatha Raisin, pour l'ambiance doucement surannée, l'héroïne atypique et les errances à travers les Cotswolds, qui me permettent d'y retourner par procuration. Ce dernier aspect m'a manqué, même si je trouvais intéressant de découvrir Chypre dans les années 1990. Mon souvenir s'est un peu estompé. Pas un coup de coeur, mais il vaut mieux passer par là pour continuer le reste de la série.

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286 p

M. C. Beaton, Agatha Raisin Enquête, T6, Vacances tous risques, 1997

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06/01/2018

Lancement du British Mysteries Month / 3e édition du Challenge annuel British Mysteries

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Ça y est, c'est décidé, je me lance de nouveau dans l'aventure du challenge British Mysteries ! C'est un challenge qui me tient particulièrement à coeur mais dont je voulais faire évoluer un peu le format. J'espère que vous aurez envie de vous joindre à moi, pour un, deux ou de nombreux billets.

Amoureux de l'Angleterre, amateurs de detective stories et de mystères (sur)naturels, ce challenge est pour vous !

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De quoi s'agit-il ?

Le cadre géographique : Angleterre, Ecosse, Pays de Galles ou Irlande (nord et sud).

La thématique du challenge : Les mystères britanniques et irlandais

- Detective stories contemporaines, policiers vintage et historiques 

- Essais, documentaires ou tout autre support traitant de meurtres non résolus (Jack the Ripper, l'affaire Caroline Luard, Madeleine Smith... - je vous recommande d'ailleurs la collection de BD " A Treasury of Victorian Murder") 

- Toute histoire ayant sa part de mystère, d'obscurité, voire, de surnaturel : ghost story, monstre du Loch Ness et autres légendes, maisons mystérieuses, portraits de mediums, le culte du deuil à l'époque victorienne...

- Tous les types de billet sont acceptés : 

  • Chroniques en rapport avec la littérature, la littérature jeunesse, les séries, films, BD, documentaires...
  • Présentation de documentaires écrits, audio et vidéo, d'essais, d'articles
  • Reportages, photos et récits de voyage :
    • Photos de maisons ou lieux dits hantées ou d'apparence étrange / de lieux tels que le Loch Ness / cimetières
    • Si vous avez effectué certains Ghost Tours dont raffolent nos amis d'Outre-Manche, suivi le Jack the Ripper Tour, visité les coins les plus obscurs d'Edimbourg... vos reportages et récits de voyage sont attendus avec impatience!

Les catégories :

Vous n'êtes pas obligés de choisir avant de débuter le challenge.

Esprit es-tu là ? : Manifestations sporadiques et inattendues, effet garanti - entre 1 et 5 participations.

Détective de Scotland Yardentre 6 et 10 participations, vous êtes devenu un limier expert.

Gardien de Highgate Cemetery : 11 participations et plus. Des histoires sombres, vous en avez vu passer depuis que vous détenez les clefs du célèbre cimetière. Aujourd'hui vous avez décidé de pousser pour nous quelques portes aux secrets bien gardés. 

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Dates du challenge : 

Jusqu'à fin décembre 2018 pour cette 3e édition.

Et en parallèle, je vous propose de nous retrouver sur une période plus courte, au mois de mars, avec un mois British Mysteries où nous pourrons prévoir des LC et échanger à la manière des challenges tels que le Mois anglais, ou encore le Mois italien au sein du challenge annuel Il Viaggio.

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Vous pouvez vous inscrire à la suite du billet ci-dessous, pour le challenge annuel ou / et le mois British Mysteries. Vous pouvez aussi vous inscrire au challenge annuel et participer a posteriori au mois thématique.

Vous pouvez aussi rejoindre dès maintenant le groupe facebook du challenge. Vous pourrez y mettre en avant vos lectures, partager des liens vers des articles, proposer des LC... ou tout simplement papoter.

Au passage, n'hésitez pas à proposer de nouveaux logos, vous avez toujours de superbes idées pour enrichir la "logothèque" des mois thématiques... je serais ravie de découvrir vos créations !

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Pour vous donner quelques idées :

Le recap de la 1ère édition 

Le recap de la 2e édition

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Don't be afraid ! Come in !

Sorry about the spiderwebs and those dreadful draughts...

Welcome to my humble abode...

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31/12/2017

Bilan de lecture 2017

2017 s'achève et voilà l'heure pour moi de faire un bilan sur cette nouvelle année de ma vie de lectrice portée par ses voyages imaginaires et réels.

Heureusement pour moi, comme l'an dernier, j'ai renseigné mes lectures au fil du temps sur Goodreads - une plateforme que j'apprécie de plus en plus. Je ne crois pas avoir oublié de titre (les nombreux albums jeunesse  et quelques BD lus n'y figurent pas en revanche). Grâce à ce site, voici un bilan de mon année en images :

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Un aperçu des livres lus :

Pour retrouver mes avis, vous pouvez faire une recherche par titre sur Google, en utilisant le moteur de recherche présent sur la colonne gauche du blog. Cette année encore j'ai privilégié les lectures aux chroniques, il manque donc encore un certain nombre de billets que j'espère rédiger courant 2018.

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Une année 2017 de lectures assez diverses : toujours l'Angleterre mais aussi le Japon, les pays nordiques, quelques Italiens et Français. A noter également plus de lectures jeunesse (très plaisantes mais pour beaucoup, à chroniquer en 2018) et de nouvelles rencontres réussies avec l'inénarrable Agatha Raisin, qui m'a accompagnée lors de mon séjour dans les Cotswolds au printemps.

Beaucoup de belles lectures, mais si je devais mettre en avant quelques titres que j'aimerais vraiment partager avec vous, il s'agirait de :

- Le Poids des Secrets d'Aki Shimazaki : beaucoup de pudeur et de poésie dans cette pentalogie où les points de vue se croisent, dans le contexte historique de la première moitié du XXe siècle au Japon.

- La Vie rêvée de Virginia Fly d'Angela Huth : première rencontre avec Angela Huth et un roman piquant, ironique, terriblement anglais comme je les aime.

- Le Dimanche des mères de Graham Swift : autre roman anglais, j'ai cru ouvrir un classique vintage en lisant ce texte triste, poétique et subtil (pas encore chroniqué).

Acquanera de Valentina d'Urbano : un superbe roman, à travers les portraits marquants de femmes volontaires face à l'adversité, le tout dans un lieu sauvage et un contexte de superstitions.

- La Petite Lumière d'Antonio Moresco : Un village abandonné, un protagoniste principal qui vit dans la solitude. Une petite lumière qui s'allume chaque nuit sur l'autre versant de la montagne, là où il ne devrait y avoir qu'une forêt dense. Un roman étrange, déconcertant, envoûtant.

J'hésite à ajouter La Beauté des Jours de Claudie Gallay, trouvé au pied du sapin et savouré en quelques jours, mais ma lecture est un peu trop récente pour me donner le recul nécessaire. J'ai tout de même lu les 95 dernières pages d'une traite et achevé ma lecture aujourd'hui à presque 2h du matin, c'est le signe d'une lecture coup de coeur.

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Côté voyages, escapades en librairie et inspirations littéraires, cette année a de nouveau été marquée par l'Angleterre, avec trois séjours dans les Cotswolds (que je ne connaissais pas, ce que j'avais vu de plus près se limitait à Oxford et Stratford-upon-Avon), à Cambridge et à Londres. Trois voyages tout aussi enthousiasmants que les précédents, complétés par un séjour à Copenhague, ville qui m'a enchantée par son atmosphère. J'ai encore rempli mes valises de nombreux livres qui devraient faire mon bonheur en 2018.

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bilan de lecture

En 2017 mon blog a aussi soufflé 11 bougies. Je n'en reviens pas moi-même.

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Et en 2018 ?

Je vais de nouveau m'inscrire au Reading Challenge de Goodreads, toujours pour 50 titres. Je pense commencer mon année avec des lectures diverses : jeunesse, littérature française, nordique, anglaise. Puis me concentrer sur les romans policiers vintage et romans à mystère British avant de passer aux romans nippons.

Côté challenges, je vais reconduire le challenge British Mysteries avec un nouveau format, le mois au Japon (avril) et le challenge Halloween avec Hilde, ainsi que le mois anglais avec Cryssilda.

Je participerai également au challenge Feel Good, au challenge Je lis aussi des albums, au challenge Littérature nordique de Margotte, au mois italien de Martine (mai), au mois américain de Titine (septembre), au mois nordique de Cryssilda et aux challenges Christmas Time de MyaRosa et Il était Six fois Noël de Chicky Poo et Samarian. Peut-être d'autres aussi...

Autre envie : vous laisser plus de commentaires, faute de temps je suis une lectrice parfois discrète même si je me balade sur la blogosphère avec plaisir et affectionne toujours de nombreux blogs.

Et vous, quels ont été vos coups de coeur en 2017 ? Quelles sont vos envies pour 2018 ?

14:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : bilan de lecture |  Facebook | |

30/12/2017

Anne Perry, Un Noël en Sicile

perry_noel sicile.jpgLe roman de Noël d'Anne Perry est devenu une tradition pour moi, et cette année plus encore puisque j'ai lu trois titres différents. Avant que l'année ne s'achève je voulais vous présenter l'un d'entre eux. J'ai choisi Un Noël en Sicile, sorti en France pour ce Noël.

Anne Perry semble avoir déserté les salons anglais depuis quelques années, nous faisant  parfois voyager loin de la "perfide" Albion... mais il faut bien se renouveler. Dans ce nouvel opus, James Latterly se rend sur l'île de Stromboli - d'ailleurs, je m'interroge sur le titre français car il me semble que cette île fait partie des îles éoliennes. Je m'attendais à un récit se déroulant vraiment en Sicile.

Bref, James Latterly est un veuf encore jeune. Il a réussi financièrement mais n'est pas satisfait de son parcours et regrette notamment des choix de jeunesse et un manque de caractère, alors qu'il a grandi dans l'ombre d'un frère mort en héros et d'une soeur infirmière volontaire pendant la guerre de Crimée.

Latterly rencontre à son arrivée la jeune Candace, une adolescente orpheline en vacances avec son grand-oncle. Candace et Latterly se lient immédiatement d'amitié malgré leur différence d'âge. Dans la pension du chaleureux Stefano, au pied du volcan, Latterly va également faire la connaissance de personnages peu agréables : Bailey, toujours prêt à critiquer et provoquer ses compagnons de vacances, ainsi que Quinn, terne auteur d'un roman moderne et audacieux. Ce petit groupe est complété par Mrs Bailey, belle femme un peu fade ainsi que le colonel  Bretherton, qui l'admire vivement.

Anne Perry cherche à signer ici un roman d'ambiance, sur l'idée de rédemption, avec un Noël quasi-absent, si ce n'est à la fin, après une terrible épreuve, lorsque les cloches sonnent pour annoncer Noël.

Point de crime de départ : celui-ci n'intervient que dans le dernier tiers, même si on se doute depuis longtemps de l'identité de la future victime. La résolution est bâclée, sans surprise. La situation est même abracadabrante, ou du moins partiellement inexpliquée : par hasard, trois personnes liées par un journal intime se trouveraient en vacances en même temps. Pour le maître chanteur, on peut supposer qu'il ait découvert le journal sur place, mais pour les autres, rien ne nous dit qu'ils avaient une raison de se retrouver dans la même pension familiale de cette île. 

Mais l'intrigue n'est pas la principale préoccupation d'Anne Perry, qui se concentre davantage sur le volcan, personnage à part entière. On découvre un lieu sauvage et un volcan indomptable, imprévisible, qui règne sur l'île et la nature en maître absolu. Ayant effectué quelques séjours dans des îles volcaniques, ces passages évocateurs ont assez bien cerné mon ressenti... on ne découvre pas ce genre de paysage dans l'indifférence. En revanche, j'avoue que je m'attendais à une ambiance un peu différente, plus italienne. L'Italie se résume essentiellement à Stefano et à ses bons plats généreux. Des petits villages, de l'architecture, de l'ambiance, nous ne retrouverons pas grand-chose puisque nous nous attachons uniquement à un petit groupe d'Anglais qui ne se mêlent pas à la vie de l'île.

Pas indispensable, mais agréable et de saison.

Anne (Des Mots et des Notes) a été plus convaincue, je vous invite à lire son joli billet.

J'ai lu pas mal de titres de la série Charlotte et Thomas Pitt avant d'ouvrir ce blog. Voici les titres lus et chroniqués ici depuis :

Série Charlotte et Thomas Pitt :

Série Petits Crimes de Noël :

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148 p

Anne Perry, Un Noël en Sicile, 2016


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21/12/2017

The Family Stone (Film)

family stone_01.jpgEverett Stone s'apprête à présenter sa petite amie Meredith à sa famille. Le couple quitte New-York pour la banlieue cossue où se retrouve la tribu des Stone ce Noël. Evidemment, rien ne se passe comme prévu.

On a déjà fait plus joyeux comme histoire de Noël, où la disparition à venir d'un des membres de la famille pèse sur l'ambiance générale. Par ailleurs, l'histoire est complètement prévisible (j'avais deviné la situation finale et les couples formés dès le premier tiers du film voire même avant). 

En revanche, Sarah Jessica Parker campe bien son rôle de working girl et jeune wasp un peu coincée et propre sur elle, qui s'humanise au fur et à mesure dans un climat d'hostilité perceptible.

Pris individuellement, plusieurs membres du clan Stone et des satellites qui gravitent autour ont des personnalités tranchées. La mère incarnée par Diane Keaton est elle-même un mélange d'émotions complexes, mère pleine d'amour, drôle, spontanée, parfois culottée, mais aussi tranchante envers l'amie de son fils. Tout le monde n'a pas sa place dans la famille Stone..

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Néanmoins, quand on prend chaque personnage et chaque histoire et qu'on secoue le tout, la sauce ne prend pas complètement. Contrairement à un Love Actually qui réussissait à donner de l'intérêt à chaque histoire et à chaque couple, j'ai trouvé que deux des nouvelles relations naissantes ne présentaient pas grand intérêt en raison notamment de quelques personnages assez fadasses et du scénario qui prend le temps de distiller indices et courts instants de complicité entre deux protagonistes alors que tout s'enchaîne rapidement pour les autres. J'ai notamment trouvé le personnage incarné par Claire Danes totalement transparent (pourtant j'avais un petit espoir après une chute grotesque lors de son arrivée en bus).

Et puis il y a ces grands sujets qu'on retrouve souvent dans les films Américains avec les idées de tolérance quant à la couleur de peau ou l'orientation sexuelle. Evidemment, ce sont des sujets essentiels mais ils sont abordés ici avec beaucoup de lourdeur. On n'aurait pas pu avoir dans ce film un couple mixte homosexuel sans que plusieurs échanges tournent autour des bourdes de la nouvelle petite amie ou de la perception de l'homosexualité par les parents, par le couple lui-même ? Abordé au beau milieu de la cacophonie familiale le propos est totalement dilué et semble juste servir à construire le caractère de Meredith et sa relation avec la famille.

Vous l'aurez compris, The Family Stone n'est pas un coup de coeur, même s'il se laisse regarder.

The Family Stone, 2005 (Film de Thomas Bezucha)

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19/12/2017

Auður Ava Olafsdottir, Ör

audur-ava-olafsdottir-or.jpgDeuxième lecture d'un roman d'Auður Ava Olafsdottir, deuxième expérience réussie bien qu'un peu étrange.

Jónas Ebeneser est au bout du rouleau. Cela fait 8 ans et 5 ans mois qu'il n'a pas touché de corps féminin nu. Ebeneser connait la date au jour près. Son épouse l'a quitté en lui annonçant brusquement que leur fille n'est finalement pas de lui. Ebeneser aime bricoler, réparer. Il ne sait faire que ça, c'est devenu un réflexe, voire, un moyen de communiquer. Il rend régulièrement visite à sa mère en maison de retraite, échange avec un voisin un peu envahissant et entretient de bonnes relations avec cette fille dont on vient de lui retirer la paternité.

Menant en apparence une vie tranquille, Ebeneser est malheureux et pense sans cesse au suicide. Il se documente en ligne, réfléchit à la meilleure façon de mettre fin à ses jours. Emprunte le fusil de son voisin, qui comprend mais n'ose pas refuser, avant de lui rendre visite à l'improviste en fin de soirée - alors qu'Ebeneser explorait la piste d'une pendaison à la maison.

Finalement, notre anti-héros décide de faire les choses proprement, avec le moins de contraintes et de traumatisme possible pour ses proches. Il vend sa société et fait verser l'argent sur le compte de sa fille, fait le vide chez lui (mais retrouve des carnets personnels qu'il conservera finalement) puis cherche un pays tout récemment ravagé par la guerre pour partir se supprimer en présence d'inconnus. 

Mais à son arrivée dans ce pays truffé de mines, où des massacres ont été commis quelques semaines plus tôt, le cours des choses va doucement s'inverser. Même si Ebeneser ne tient pas compte des conseils des gérants de son hôtel et prend des risques inconsidérés lors de ses sorties, il va retarder le moment de son suicide. En aidant à réparer l'hôtel (il est parti avec sa caisse à outils). En rachetant des chemises (ayant prévu de mourir peu de temps après son arrivée, il n'avait emporté aucun vêtement de rechange). Finalement, sa résolution initiale est questionnée lors de la confrontation avec un monde ravagé. Et les rencontres faites sur place vont contribuer à ébranler la résolution d'Ebeneser.

Un roman déconcertant mais passionnant, extrêmement original, porté par un héros a priori un peu lisse mais au final surprenant et très attachant. C'est le genre de roman que je pourrais volontiers relire après quelques années.

Une participation à la LC autour d'Auður Ava Olafsdottir.

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240 p

Auður Ava Olafsdottir, Ör, 2016

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16/12/2017

A Christmas Prince (Film)

film_christmas prince01.jpgAvec le temps qui se refroidit, les nuages, le manque de lumière, on se raccroche à ces petits plaisirs qui nous conduisent tout droit jusqu'à Noël. Thés bien chauds, romans à lire au coin du feu ou, au moins dans un canapé bien douillet, bougies parfumées, encens... et films de Noël.

Dans la série romances de saison, NetFlix a pondu cette année une petite bluette de circonstance, A Christmas Prince.

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Amber travaille dans un journal new-yorkais. Elle est blonde, mignonne, très intelligente, passe sa vie à réécrire les articles de journalistes mieux payés qu'elle et n'en reçoit aucune reconnaissance. Voilà la situation de départ. Mais la rédactrice en chef ou directrice du journal - peu importe - n'a personne sous le coude pour couvrir un évènement et se trouve contrainte d'envoyer Amber pour un premier reportage. Où ça ? Dans le royaume bien connu d'Aldovia, perdu quelque part en Europe. Notre journaliste s'y rend, le lieu a des airs de parcs Disneyland et de Monaco croisés avec les Carpathes. Il s'agit de faire un reportage sur le prince Richard ("his Royal Hotness"), qui n'a plus que quelques jours avant d'accepter le trône. Les tabloïds mettent en avant sa vie de playboy, il ne se présente pas aux conférences de presse, manque des engagements... bref, un sujet qui promet de faire couler beaucoup d'encre !

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A partir de là, Amber bénéfice d'un concours de circonstance hallucinant. Elle réussit à faire le tour du château, à entrer sans être inquiétée puis à passer pour la nouvelle préceptrice américaine attendue dans quelques jours (!!!). Elle doit s'occuper d'une petite princesse pourrie gâtée qui a fait fuir toutes ses enseignantes, mais, miracle, elles deviennent rapidement amies. Quant au prince, on se doute bien qu'il cache un coeur tendre derrière sa réputation sulfureuse. Ajoutons à ça un cousin qui veut s'emparer du trône, une ex fiancée qui joue les amoureuses éperdues pour devenir reine et un secret découvert par Amber, qui tient alors entre ses mains le scoop de sa vie... qui pourrait détruire celle du prince.

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C'est mièvre, largement inspiré de moult romances de Noël découpées et remixées ensemble. Les décors font un peu carton pâte, on ricane en entendant le nom du royaume, on sait comment ça se terminera dès le départ, les commentaires journalistiques d'Amber sont à pleurer... je continue ? Malgré tout, ce film joue tout à fait son rôle de feel-good movie de Noël.

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A Christmas Prince (Film - 2017)

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15/12/2017

Arni Thorarinsson, Le Crime

thorarinsson_crime.jpgEn quête de nouvelles idées de lectures scandinaves, j'ai été intriguée par la couverture d'un court roman d'Arni Thorarinsson, Le Crime. Point de meurtre ou d'enquête ici, en dépit du titre ou de la collection. Il s'agit d'un drame familial et d'un secret qui a détruit la vie d'une famille. Le jour de sa majorité, Frida doit apprendre la raison pour laquelle, quand elle était petite, ses parents se sont brutalement séparés et l'ont confiée à sa grand-mère paternelle. Un choc dont la jeune fille ne s'est jamais remise.

La perspective change à chaque chapitre : 

Le père est un psychologue reconnu, qui a mené une belle carrière, entretient des relations avec des étudiantes. Mais, sous cette façade, il fait des cauchemars effroyables et angoisse à l'idée d'appeler sa fille toute juste majeure pour son anniversaire. 

La mère est complètement détruite. Elle survit grâce à la prostitution mais doit énormément d'argent à des dealers. Les quelques années qui ont passé depuis la séparation l'ont ravagée psychologiquement et physiquement. Elle n'est plus que l'ombre d'elle-même et vit dans la précarité.

Frida, la fille, a quitté sa famille pour vivre avec une amie et travaille dans la boutique de celle-ci. Elle nourrit des sentiments très contrastés à l'égard de ses parents, oscillant entre manque, amour et haine. Pour son anniversaire, ses amis ont décidé de forcer son père à lui dire la vérité promise des années plus tôt.

Un roman habilement construit, dont les chapitres s'enchaînent logiquement, les scènes se faisant écho. J'ai trouvé le sujet intéressant et lu ce texte en quelques jours. Je n'hésiterais pas à le recommander même si, à la réflexion, certains points m'ont moins convaincue. Les personnages ont une vie misérable mais j'ai trouvé difficile de s'attacher à eux. La faute sans doute au propos extrême et aux comportements excessifs. Quand le secret tombe (on le devinait déjà avant), on se dit que la démonstration qui est faite de son pouvoir dévastateur est peu nuancée. La chute n'en demeure pas moins touchante et très symbolique.

168 p

Arni Thorarinsson, Le Crime, 2013

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10/12/2017

Balade à Copenhague : In the neighbourhood

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Photo : Copyright MyLouBook

Au fil du mois de décembre, j'ai prévu quelques carnets de voyage consacrés à Copenhague. On commence par le quartier où j'avais mon home sweet home danois.

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Photo : Copyright MyLouBook

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Photo : Copyright MyLouBook

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Photo : Copyright MyLouBook

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Photo : Copyright MyLouBook

C'était à la fois joli comme tout et empreint de sérénité. Tout était ouvert, les vélos et les poussettes étaient dans la rue ou dans les jardins sans portillon (ou au portillon ouvert), on sentait que les gens se sentaient en sécurité et bien dans leur quartier. Et surtout il y a ces tables de pique-nique partout et des aires de jeux miniatures dans un coin de rue, ainsi que des tables extérieures sur lesquelles les gens font du télétravail. Loin des villes dortoirs, c'est un coin plein de vie toute la journée. Un véritable art de vivre et une jolie philosophie !

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