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17/07/2017

Sophie Kop-Terrade, Un chat sous ma fenêtre

kop_terrade_chat sous ma fenetre.jpgIl y a quelques mois, j'ai été interpelée par un commentaire de Sophie Kop-Terrade en ligne, qui a attiré mon attention sur son premier roman jeunesse, Un chat sous ma fenêtre. Cryssilda a présenté ce livre peu de temps après sur son blog et, ayant vu que je m'intéressais à son roman, Sophie Kop-Terrade a eu la gentillesse de m'en faire parvenir un exemplaire dédicacé pour mes deux princesses. Je le leur mets précieusement de côté pour dans quelques années.

Un chat sous ma fenêtre a pour héroïne la jeune Emily, qui peine à se remettre du décès de sa grand-mère malgré les mois qui passent. Toute la famille est très affectée et la jeune fille traîne tout le temps au cimetière. Un jour, un petit chat noir avec trois poils blancs dans le creux du cou miaule devant sa maison. Voilà Chouchou, qui va se faire de suite adopter et ramener un peu de vie et de joie au sein du foyer. En parallèle, Emily se lie d'amitié avec M. Mouche, un SDF qui lui aussi passe ses journées au cimetière.

Mais voilà qu'un jour Chouchou disparaît. Un nouvel équilibre se crée, notamment grâce à M. Mouche, lui aussi adopté par toute la famille. Mais ni Emily ni ses parents n'oublient leur compagnon félin...

Une jolie histoire à destination des adolescents, agréablement écrite et plaçant les valeurs d'ouverture et de générosité au centre du récit. En ce sens, même si on passe beaucoup de temps entre les tombes et que la famille d'Emily ne se remet pas du départ de sa grand-mère, Un chat sous ma fenêtre a des allures de feel good novel. Sans être pour moi le coup de coeur qu'il a été pour Cryssilda (j'ai souvent du mal à m'immerger dans les romans adolescents et les interventions divines ainsi que le contexte d'une éducation religieuse ne me parlent pas trop), c'est un roman qui ne manque pas de charme et une lecture que j'ai bien appréciée.

Merci beaucoup pour la découverte !

L'occasion pour moi de participer au challenge Feel Good de Soukee.

135 p

Sophie Kop-Terrade, Un chat sous ma fenêtre, 2015

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07/06/2016

Jane Austen & Becca Stadtlander, Pride and Prejudice retold

austen_stadtlander_pride and prejudice.jpgJe n'étais pas du tout partie pour présenter ce petit livre lors du rendez-vous du Mois anglais consacré à Jane Austen mais, faute d'organisation, j'ai finalement choisi de le relire et de vous en parler enfin - car je l'avais découvert à sa sortie sans faire de billet.

Classics Unfolded est une petite collection assez étonnante à destination de la jeunesse. Le but est de présenter une oeuvre classique en quelques pages illustrées.

Le format est déjà original en lui-même : un étui à l'intérieur duquel se trouve un fascicule cartonné replié en éventail.

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Photo Copyright MyLouBook

Le fascicule comprend quant à lui 16 pages. La première introduit les personnages principaux. La dernière comprend un résumé de l'histoire et de ses thématiques à lire en 30 secondes environ. Enfin, les autres pages reprennent les temps forts du roman à travers des scènes illustrées. Chaque scène est accompagnée d'un extrait du roman et d'une petite phrase résumant très succinctement l'évènement clef concerné.

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Photo Copyright MyLouBook

Voilà une bien jolie collection. Ce Pride and Prejudice retold séduira forcément les janéites car c'est un bel objet. J'ai trouvé le principe inventif et l'idée bien exécutée, même si évidemment, pour résumer Pride and Prejudice en quelques dessins, on oublie beaucoup de personnages et moult scènes qui font la richesse du roman. L'ouvrage a le mérite d'introduire l'oeuvre et, il faut l'espérer, doit normalement donner envie de découvrir le texte d'origine. Ma petite lectrice en herbe a été très intriguée par le format en me voyant déplier cette feuille cartonnée. Il a fallu que nous regardions ensemble toutes les images et elle me demandait qui étaient les personnages... malgré son très jeune âge qui ne lui permet pas de retenir grand-chose de ce type de récit (même si elle a adoré s'essayer à prononcer quelques mots anglais et a apparemment retenu le nom "Bennet") je trouve cela plutôt encourageant.

A l'origine, j'avais découvert cette collection alors que je cherchais des adaptations d'Alice in Wonderland, mais finalement j'ai opté pour ce titre-ci. J'étais tentée également par The Secret Garden que j'avais adoré petite mais que j'ai complètement oublié. Je me demande tout de même quelle impression on peut avoir d'une oeuvre en la découvrant de cette façon. Est-ce suffisant pour inciter à la lire ? Ou est-ce plutôt un objet à collectionner qui séduira surtout les lecteurs déjà convaincus ? Pour un jeune public, il me semble que ce livre peut plutôt servir de support lors d'une lecture avec un proche qui pourra enrichir cette base avec ses souvenirs de l'oeuvre présentée.

Une jolie découverte en tout cas !

Jane Austen & Becca Stadtlander, Pride and Prejudice, classics unfolded, mois anglais, mois anglais 2016, jane austen

 

 

16 p

Jane Austen, Pride and Prejudice Retold in pictures by Becca Standtlander, 2015 

Jane Austen & Becca Stadtlander, Pride and Prejudice, classics unfolded, mois anglais, mois anglais 2016, jane austenJane Austen & Becca Stadtlander, Pride and Prejudice, classics unfolded, mois anglais, mois anglais 2016, jane austen

01/06/2016

Mary Hooper, Velvet

hooper_velvet.jpgC'est avec un bon petit roman néo-victorien que je vais inaugurer mes chroniques de ce Mois anglais, cuvée 2016 ! J'avais prévu d'en parler plus tôt et de présenter un autre roman à la place mais finalement, quoi de mieux qu'un de mes genres favoris pour débuter notre traditionnel périple du mois de juin?

Londres, début du XXe (une association d'emblée prometteuse). Velvet a perdu sa mère et laissé son père détesté se noyer un soir où il la pourchassait. Elle travaille dans une blanchisserie, un métier très éprouvant physiquement, jusqu'au jour où une cliente lui propose une place chez elle. Elle va ainsi s'installer au domicile de Madame Savoya, medium très réputée intervenant dans des démonstrations publiques et recevant chez elle des personnes fortunées, en groupe ou lors de séances privées.

Velvet va ainsi découvrir le monde du spiritisme en devant la dame de compagnie de la jeune et belle Madame Savoya et, petit à petit, elle va intervenir auprès de la clientèle. La jeune fille est conquise par son nouvel environnement : par le charme de Madame Savoya, ses tenues raffinées et le sérieux avec lequel elle traite son don de spirite ; mais aussi en raison de l'autre assistant, le séduisant George, qu'elle ne semble pas non plus laisser indifférente.

Néanmoins, avec le temps qui passe, Velvet va commencer à remettre en question le sérieux des grands spirites de l'époque... jusqu'à douter de Madame Savoya elle-même.

Porté par des héros aux personnalités affirmées, ce roman jeunesse est un vrai régal pour qui s'intéresse à la thématique du spiritisme en Angleterre à l'époque où celui-ci était particulièrement en vogue. [Spoilers à la suite] Mary Hooper est partie de sa propre expérience des cercles spirites et, n'ayant jamais été convaincue du résultat, elle a choisi ici de mettre particulièrement en avant les anarques des mediums, les trucages employés et les moyens utilisés pour soutirer de grosses sommes à des clients en deuil. Mary Hooper s'est ainsi beaucoup documentée et conclut : l'information capitale fut sans doute que tous les médiums de l'époque ont été accusés d'escroquerie, à l'exception d'un seul (p317-318) [Fin des spoilers].

Si le spiritisme est le principal sujet, une autre thématique est abordée à travers le sort des enfants de filles mères, confiés à des nourrices coupables de négligences, voire de maltraitance ou de meurtres. Dans les notes à la fin de l'ouvrage, on signale une loi de 1864 stipulant que la responsabilité des enfants illégitimes incombait à la mère seule. Les réformes ont été lentes car les législateurs ne souhaitaient pas violer cette idéal victorien que représentait la sanctification de la famille (p 320).

Velvet est un roman passionnant que j'ai dévoré - impossible de me coucher avant d'avoir tourné la dernière page. Outre les personnages bien campés, les rebondissements de l'histoire de Velvet et l'ambiance générale très réussie, ce livre présente un vif intérêt sur le plan historique en retraduisant habilement l'époque. Mary Hooper s'est appuyée sur des recherches solides - dont elle nous fait part à la fin - et est parvenue à distiller avec à-propos tout au long du roman les informations obtenues. Un grand plaisir de lecture !

Merci encore Titine pour ce beau cadeau ! 

mary hooper,velvet,londres,editions les grandes personnes,challenge british mysteries,british mysteries,le mois anglais,mois anglais 2016,epoque victorienne,spiritisme,londres victorienneLu dans le cadre de la Lecture commune du Mois anglais et du Blogoclub de Lecture ayant pour thème " Londres". Et c'est également une nouvelle participation au challenge British Mysteries.

325 p

Mary Hooper, Velvet, 2011

mary hooper,velvet,londres,editions les grandes personnes,challenge british mysteries,british mysteries,le mois anglais,mois anglais 2016,epoque victorienne,spiritisme,londres victoriennemary hooper,velvet,londres,editions les grandes personnes,challenge british mysteries,british mysteries,mois anglais,mois anglais 2016,epoque victorienne,spiritisme,londres victorienne

23/01/2016

P. L. Travers, L'extraordinaire voyage de Sabrina

pamela lyndon travers, mary poppins, auteur de mary poppins, extraordinaire voyage de sabrina, littérature anglaise, littérature anglaise deuxième guerre mondiale, classiques jeunesse, classiques jeunesse anglaisVoilà une bien jolie édition pour mettre à l'honneur P. L. Travers, l'auteur de Mary Poppins, à travers un roman inédit en France.

Ecrit à la première personne, à travers le journal de Sabrina Lind, ce récit est celui de deux enfants anglais arrachés à leur pays et au domaine familial en raison de la guerre et de la menace des bombardements. Sabrina et son frère partent ainsi pour l'Amérique chez un oncle et une tante vivant dans la région de New York. Le lecteur les suit alors qu'ils vivent encore chez eux, avant de les accompagner en mer pendant quelques semaines (première moitié du roman) et d'assister à leur installation aux Etats-Unis.

La guerre s'inscrit en toile de fond mais semble souvent distante. Malgré leur patriotisme et leur amour de leur pays, Sabrina et James sont avant tout des enfants qui cherchent à se divertir et à trouver des façons de s'évader au quotidien. Issus d'une classe privilégiée, ils ont la chance de mener une vie facile aux luxes les éloignant d'autant plus des préoccupations de guerre, même si leurs pensées se tournent régulièrement avec mélancolie vers l'Angleterre, leurs parents et amis.

Les protagonistes sont attachants et j'ai pris plaisir à suivre leur parcours, même si j'ai trouvé plus d'intérêt à la partie américaine, à travers certains aspects historiques notamment. Les enfants font quelques visites extraordinaires, comme celle de l'exposition universelle, dont la description a suscité ma curiosité. Un roman finalement assez joyeux et touchant, joliment illustré par Gertrude Hermes, auquel il a cependant manqué peut-être un peu de profondeur pour que je parvienne à complètement me laisser emporter. Un livre à recommander sans hésiter aux lecteurs de l'âge de James et Sabrina (neuf et onze ans) mais qui ne traverse pas aussi bien l'épreuve des années - je trouve - que d'autres classiques pour enfants (par exemple Moonfleet ou Papa Longues Jambes).

Lu en partenariat avec les éditions Zethel, au catalogue très prometteur, à suivre...

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235 p

P. L. Travers, L'extraordinaire voyage de Sabrina, Copyright 1941 (1ère publication en Grande Bretagne en 2015)

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20/10/2015

Hubert Ben Kemoun, Halloween, pire qu'Halloween!

ben_kemoun_halloween pire qu halloween.jpgUne nouvelle curiosité découverte en farfouillant dans les rayons de la médiathèque. Halloween, pire qu'Halloween ! Comment ça, Halloween pourrait être encore pire ? Mais que cherche-t-on à nous faire croire ?

L'histoire : Alexandre et Gaspard se sont déguisés cette année en affreux monstres dégoulinants pour partir en quête de bonbons. Jusque-là, classique, me direz-vous. Jusqu'au moment où les enfants décident de faire un grand détour pour aller menacer selon la tradition le marchand de bonbons. Pas bête ! Mais alors qu'ils montent jusqu'à son appartement, les enfants se rendent compte qu'ils sont en route pour le 6e étage... d'un immeuble qui n'en compte que cinq ! C'est alors que les ennuis commencent, lorsque les garçons atterrissent dans une fête très, très privée. Sauront-ils être crédibles en monstres parmi leurs « pairs »?

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Un texte léger mais amusant, qui ne se veut pas effrayant mais plutôt humoristique, en dépit de son assortiment de monstres faits pour tous les goûts. Si vous voulez voir Dracula draguer une immonde vieille sorcière en lui faisant miroiter ses caveaux, c'est par ici ! Presque mignon et servi par des illustrations très réussies. Un livre qui devrait plaire à vos petits monstres...

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Hubert Ben Kemoun, Halloween, pire qu'Halloween !, 2003

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12/10/2015

Christos & Amélie Callot, Les Enquêtes Surnaturelles de M. Voltaire

christos_callot_enquete m. voltaire 02.jpgAujourd'hui, partons à la rencontre de M. Voltaire, le chien détective au flair inégalé, toujours amené à faire des enquêtes hors du commun. Trois tomes ont été publiés pour l'instant, tous étant indépendants les uns des autres.

Dans le tome 2, Le Chat à neuf queues, M. Voltaire voyage sur une route lugubre par temps d'orage et se voit contraint de demander l'hospitalité aux habitants d'un inquiétant manoir. On lui fait part sur place de la disparition mystérieuse des trois filles de la famille. A partir de plusieurs portraits, M. Voltaire trouve les indices qui lui permettront de deviner ce qui leur est arrivé.

christos_callot_enquete m. voltaire 03.jpgDans le tome 3, Mystère au Cimetière, M. Voltaire se rend en Italie pour comprendre la provenance de bijoux en os, qui font fureur auprès des coquettes. Les ossements très anciens qui les constituent pourraient provenir des tombes de personnalités locales, auquel cas un scandale ne manquerait pas d'éclater. Sur la base d'une enquête terrain et d'une série d'interrogatoires, le célèbre limier trouve une fois de plus la solution.

Je n'avais pas lu le premier tome, c'était donc une découverte pour moi. Dans l'ensemble, j'ai passé un bon moment. L'intrigue est assez simple et dans le tome 2, j'ai trouvé la solution un peu tirée par les cheveux. J'attendais aussi un peu plus d'humour (la fatuité de M. Voltaire n'a pas suffi à me faire rire). L'écriture est en revanche soignée, voire assez recherchée, ce qui me semble être un vrai plus pour cette série jeunesse qui met la barre assez haut (malgré quelques coquilles remarquées sur le tome 3, c'était presque trop parfait). Le gros atout de cette série tient aux illustrations, nombreuses et détaillées, qui accompagnent le déroulement du récit. A noter un beau format papier glacé, épais... un vrai plaisir lors de la lecture. Bref, une découverte charmante que je garde précieusement pour Baby Lou dans quelques années, même si j'ai un peu passé l'âge pour pleinement en profiter.

Une LC partagée avec Hilde qui a quant à elle été captivée par l'intrigue et a tout autant apprécié les illustrations.

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Env. 150 p

Christos & Amélie Callot, Les Enquêtes Surnaturelles de M. Voltaire, 2014 (Tome 2) / 2015 (Tome 3)

On vous propose de gagner le tome 3 dans le cadre du challenge Halloween. Ça se passe par ici !

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05/10/2015

Hélène Montardre, La Nuit de la Sorcière

montardre_nuit sorciere.jpegJ'adore me promener dans les rayons de la médiathèque, écouter les voix de quelques livres obscurs oubliés dans un coin et me laisser convaincre par leurs murmures insistants. Parmi les heureux élus exhumés de leurs caveaux « livresques », La Nuit de la Sorcière ! Ce court roman pour jeunes lecteurs m'a rappelé La Sorcière de midi (adoré enfant, relu avec plaisir il y a quelques années), avec une couverture sombre sur laquelle une affreuse vieille sorcière surgit d'un chaudron. J'imaginais déjà la nuit glaciale et humide dans laquelle elle oeuvrait et je l'entendais marmonner des malédictions au point d'en frissonner (avec joie) d'avance !

Mais l'histoire était-elle en phase avec mes attentes ? Le héros est le jeune Basile, citadin blasé en vacances chez sa tante à la campagne. Basile s'ennuie à mourir. Les champs, les bois, la rivière et le jardin ne présentent aucun intérêt à ses yeux. Les vacances s'annoncent moroses. Et puis, alors qu'il se perd dans la forêt après avoir découvert un étrange chaudron près du village, Basile tombe sur une vieille femme au regard mauvais, occupée à ramasser des herbes dans une clairière, une chèvre à ses côtés. Dès lors, une menace plane et semble se rapprocher à chaque nuit, alors que la lune disparaît peu à peu.

La Nuit de la Sorcière est un divertissement sympathique qui ne tient pas toutes ses promesses. L'horrible sorcière n'occupe qu'une place mineure et la tension qui se crée à son approche n'est jamais pleinement exploitée. Peu voire point de frissons même si les ingrédients sont là. Par ailleurs, même si je reconnais volontiers que c'est certainement une affaire de goût, je n'ai éprouvé que peu d'intérêt pour Basile et aucun pour Marie-Lou, l'adolescente du coin. Bref, si j'ai tourné les pages avec curiosité, je suis un peu restée sur ma faim. C'était néanmoins indiqué pour me détendre en fin de journée ! (Mais est-ce ce que l'on attend d'une lecture d'Halloween ?)

Sophie de Littérature Jeunesse a aussi un avis partagé.

Etape 1 de la Randonnée d'Halloween : La Forêt ou La Lande.

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84 p

Hélène, La Nuit de la Sorcière, 1999

helene montardre, la nuit de la sorciere, Editions Mylan Poche, sorciere, chaudron, lande et sorciere, challenge halloween, challenge halloween 2015, littérature jeunesse

24/06/2015

Katherine Woodfine, The Mystery of the Clockwork Sparrow

woodfine_Clockwork-Sparrow.jpgLors de mon incontournable passage à Waterstones il y a quelques jours, j'ai succombé à ce roman paru début juin et mis à l'honneur dans cette librairie. Il faut dire que la couverture est superbe et, quand j'ai découvert que le récit se déroulait début XXe et s'inspirait de l'ouverture des principaux grands magasins londoniens (Liberty, Fortnum & Mason, Selfridges, Harrods...), je me suis dit que nous étions faits pour nous rencontrer.

Adolescente, Sophie a récemment perdu son père. Après avoir vécu dans un confort certain, veillée par une gouvernante, Sophie se retrouve sans un sou et obligée de travailler (j'avoue ne pas avoir compris le postulat de base - comment son père apparemment rigoureux aurait-il pu ne pas s'assurer de son avenir alors qu'il menait une vie dangereuse ? Mais passons). Elle trouve un emploi de modiste au sein d'un grand magasin luxueux sur le point de s'ouvrir, Sinclair's. C'est une opportunité pour elle car les conditions offertes aux employés sont largement plus attractives que dans les enseignes déjà existantes. 

Sophie s'investit pleinement dans son nouveau travail, malgré ses collègues immédiates, de vraies pestes qui ont décidé de se moquer de chacun de ses faits et gestes. Heureusement, elle va se lier rapidement à Lil, actrice en herbe embauchée comme mannequin ; Billy, portier et garçon à tout faire ; et enfin, Joe, qui cherche à fuir un gang de l'East End.

En vue de l'ouverture du magasin, le propriétaire, Mr Sinclair, décide d'exposer de superbes pierreries et un moineau mécanique serti de pierres précieuses. Ces objets de valeur sont dérobés un soir et les soupçons se tournent d'emblée vers Sophie, qui risque d'être injustement accusée. Les adolescents vont donc mener l'enquête, la police s'étant visiblement déjà fait une idée peu favorable à la jeune fille. Leur destin croisera celui du Baron, ombre planant sur Londres, grand architecte du crime de l'East End, sur qui courent d'inquiétantes légendes... mais que personne n'a jamais vu.

J'ai beaucoup aimé me plonger dans ce roman et retrouver un lieu que j'apprécie vraiment. L'auteur invite à imaginer Sinclair's à l'endroit où se situe le Waterstones de Picadilly. Ayant acheté mon roman là et passé si souvent les portes de cette librairie, j'ai particulièrement aimé cette référence qui m'a fait me replonger dans des lieux où j'aime flâner. Le roman en lui-même se lit bien. Je me suis régalée avec la partie consacrée au magasin et notamment, aux préparatifs en vue de la venue du public. Les personnages sont assez bien croqués, notamment ceux qui ont le mauvais rôle ; les héros, eux, sont plutôt attachants. J'avoue que mon intérêt pour l'enquête s'est un peu émoussé à moment donné, l'histoire n'allant pas assez vite à mon goût. Néanmoins, la fin ouvre de nouvelles pistes et a éveillé ma curiosité. Un deuxième tome sortira l'an prochain. Peut-être le lirai-je également. En tout cas, voici une lecture agréable, finalement plutôt destinée à un public adolescent - même si elle se laisse bien lire par les adultes !

You are cordially invited to attend the grand opening of Sinclair's department store.

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336 p

Katherine Woodfine, The Mystery of the Clockwork Sparrow, 2015

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08/06/2015

Chris Wooding, Qui veut tuer Alaizabel Cray ?

wooding_qui-veut-tuer-alaizabel-cray---1993642.jpgVoilà un roman qui se destine aussi bien à un public adolescent qu'à un lectorat plus adulte, une très bonne surprise pour moi qui n'avais jamais entendu parler de ce titre avant de tomber dessus par hasard dans les allées de la médiathèque.

D'inspiration steampunk, ce récit mêle une atmosphère victorienne (chevaux, charrettes, cochers, lampes à gaz, femmes s'habillant de robes...) à des inventions plus modernes (métro ayant fait appel à l'électricité, dirigeables), sur fond d'apocalypse.

Vingt ans plus tôt, la Prusse a bombardé Londres, qui ne s'est jamais remise de ce triste épisode. Des quartiers entiers sont restés détruits, des stations de métro ont dû être abandonnées, des loups rôdent, le Sud de Londres est un sombre repère de truands le jour et se vide la nuit car y prolifèrent des créatures monstrueuses, apparues après les bombardements. Ajoutons à cela la présence d'un tueur, le Recousu, qui a depuis longtemps détrôné Jack l'Eventreur dans les annales de la police et se cache sous un masque de toile de jute recousue et une perruque de femme.

Il se trouvait devant un ancien cinéma haut de trois étages, bâtiment triangulaire à la façade lisse niché au creux du V de deux rues convergentes. Sombre et revêche, il se dressait au-dessus de lui telle la proue d'un navire. Les étages inférieurs étaient complètement murés et la plupart des fenêtres du dernier étage étaient brisées. Autrefois, ce lieu avait abrité une merveille technologique de son temps qui permettait de projeter des films, et des gens de toute l'Europe avaient afflué pour voir cela. Aujourd'hui, il n'était qu'une victime parmi tant d'autres tombées dans la bataille perdue d'avance que les habitants de Londres menaient pour conserver leur ville (p 15).

Dans cette ville inquiétante où la mort est omniprésente et survient souvent par des voies surnaturelles, le jeune Thaniel Fox est chasseur d'Y-majes. Payé par le gouvernement, il traque les créatures qui chaque nuit franchissent la Tamise pour voler des bébés et attaquer ceux qui n'ont d'autre choix que de sortir tardivement. Lors d'une de ses sorties, Thaniel rencontre une jeune fille, Alaizabel. Très jolie, elle a néanmoins un comportement étrange : rapidement, on découvre qu'elle est possédée par l'âme d'une puissante sorcière et se trouve au coeur d'une conspiration sectaire.

Ce roman m'a d'abord vraiment beaucoup plu même si, l'histoire avançant, je n'ai pas tardé à lui trouver davantage de défauts. Parmi ses atouts : l'ambiance neo-victorienne, le mélange d'Histoire, de technologies et de superstition, les errances dans les ruelles sordides et les sous-sols lugubres des Allées biscornues (que je vous laisse le plaisir de découvrir). En revanche, les héros de l'histoire manquent un peu de profondeur tandis que certains personnages secondaires sont beaucoup plus intéressants et auraient pu être davantage exploités (le Recousu ou encore Petit-Diable, conseiller pour le moins mystérieux du Roi des Mendiants). Par ailleurs, l'histoire s'achève de façon assez conventionnelle, avec beaucoup d'action, ce qui n'est pas vraiment ma tasse de thé.

Qui veut tuer Alaizabel Cray ? devrait vous ravir si vous êtes comme moi friands de récits d'inspiration victorienne mais il plaira aussi aux amateurs de littérature fantastique et de steampunk. A découvrir !

A noter le titre anglais que je trouve plus approprié (The Haunting of Alaizabel Cray).

Lecture commune du Mois anglais : "Journée littérature enfantine / jeunesse anglaise".

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390 p

Chris Wooding, Qui veut tuer Alaizabel Cray ?, 2001

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02/06/2015

Philippa Boston, The Fortunes of John de Courcy

roman historique,philippa boston,editions didier,the fortunes of john de courcy,angleterre élisabethaine,tudors,oxford,mois anglais,mois anglais 2015Oxford, 1582 – sous le règne d'Elisabeth I. John de Courcy obtient un titre très convoité, celui de Boursier du duc de Gloucester, ce qui lui permet de bénéficier d'un revenu généreux tout le temps qu'il continuera à se consacrer à ses études à Oxford.

Néanmoins, cette récompense universitaire n'est pas du goût de tous et, le jour-même, De Courcy est accusé d'avoir dérobé une bague au duc. Celui-ci lui octroie cinq jours pour prouver son innocence, défi qui devrait être à la hauteur de ses compétences intellectuelles – celles-là mêmes qui lui ont valu son titre prestigieux. Sinon, ce sera l'emprisonnement.

Aidé de quelques proches, De Courcy va ainsi s'employer à trouver des preuves suffisantes pour sauver son honneur et éviter le triste sort qui l'attend sans cela.

Edité dans la collection Paper Planes – qui vise à proposer des textes abordables en anglais, ce court roman est certes facile d'accès pour qui n'est pas habitué à lire dans la langue de Shakespeare, mais il est surtout agréable à lire. Je connaissais déjà plusieurs titres de Philippa Boston chez Paper Planes Teens pour lecteurs plus novices en anglais. J'ai été ravie de découvrir cette autre collection qui met une nouvelle fois à l'honneur le plaisir de lire avant tout. 

Evidemment, le format court limite un peu l'intrigue qui reste simple - un peu trop malheureusement. Néanmoins, on passe un bon moment  et le roman se lit d'une traite, ne serait-ce que parce qu'il nous permet de plonger dans l'époque élisabéthaine, en plein coeur d'Oxford. Idéal si l'on cherche un titre pour commencer à lire en anglais, très sympathique bien qu'un peu léger pour qui lit régulièrement dans cette langue.

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117 p

Philippa Boston, The Fortunes of John de Courcy, 2010

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13/10/2014

Anne Fine, The Devil Walks

fine_The-Devil-Walks.jpgIl y a quelques mois ce titre d'Anne Fine a attiré mon oeil en librairie. Comme il se prête bien au challenge Halloween, je l'ai récemment sorti de ma PAL pour satisfaire enfin ma curiosité.

Enfant, le narrateur Thomas a été élevé par sa mère qui lui a toujours dit qu'il était malade et l'a toujours traité comme tel. Thomas a donc été isolé du reste du monde et privé de toute activité, l'enfant trouvant ses consolations dans des livres et dans une magnifique maison de poupée à l'image de la maison d'enfance de sa mère. Un jour, suite aux bruits qui circulent en ville, un médecin vient s'assurer de l'existence de Thomas. Il le recueille alors que sa mère est internée. Mais le lecteur se doute bien qu'il y a une raison à cet enfermement d'un enfant choyé et la suite lui donnera raison. Car quelque part, le Diable est en marche...

The Devil Walks correspond assez peu à ce que j'avais imaginé. Compte tenu de la couverture d'inspiration gothique et des critiques qui disaient ne pas avoir fermé l'oeil (je ne leur recommande pas Stephen King) j'imaginais une histoire particulièrement sombre, peut-être effrayante, entre maison hantée et incarnation du Diable. En réalité, j'ai trouvé que ce roman se lisait comme on suivrait le cours d'un long fleuve tranquille : rythme lent, peu de rebondissements, aucune surprise. Le fantastique intervient à la marge, à travers une maison de poupée légèrement inquiétante et la présence d'un pantin maléfique, ensorcelé selon des pratiques vaudoues. Les amateurs apprécieront comme moi le cadre historique anglais et nombre d'entre eux seront fascinés par la somptueuse maison de poupée. Si vous choisissez de découvrir ce livre, je vous conseille vivement de le faire d'une traite, en profitant d'une soirée d'automne triste et pluvieuse pour vous y consacrer. Ma lecture malheureusement hachée n'a pas dû améliorer mon plaisir de lecture et j'ai tardé à finir ce livre, malgré ses premiers chapitres prometteurs. Au final je ressors un peu mitigée de cette rencontre avec le Diable.

!ère Etape du voyage titanesque : Londres et l'Angleterre

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277 p

Anne Fine, The Devil Walks, 2011

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16/08/2014

Philippa Boston, Deadly Jobs

boston-deadly-jobs.jpgJe continue à explorer avec plaisir la collection Paper Planes Teens qui a pour objectif de faciliter l'apprentissage de la langue anglaise en proposant des textes stimulants et originaux pour transformer ce qui pourrait être une corvée en un vrai plaisir de lecture.

Je me suis récemment régalée avec Blitz Britain de Philippa Boston, petit ouvrage qui m'a permis de mieux connaître une période de l'Histoire anglaise sur laquelle j'avais des notions assez floues. Je réitère cette fois-ci l'expérience avec Deadly Jobs du même auteur, pour un plongeon au coeur de la révolution industrielle anglaise. Comment ça, encore l'Epoque victorienne ? Je vous assure amis lecteurs, je ne fais aucune fixation sur le XIXe anglais, vous devez être victimes d'une hallucination collective.

De nouveau servi par les judicieuses illustrations à la Quentin Blake de Mark Beech (illustrateur de Blitz Britain), Deadly Jobs est composé de deux parties, l'une historique, l'autre narrative (ce qui était également le schéma de Blitz Britain).

La première partie explique que la révolution industrielle a créé de très nombreux emplois auxquels pouvaient accéder les enfants, dont la petite taille constituait parfois un avantage et dont le salaire était systématiquement plus faible que celui qu'aurait reçu un adulte. Compte tenu des conditions de travail, le taux de mortalité était élevé, avec une chute de la moyenne d'âge à 29 ans dans certaines régions. Sont ensuite présentés différents emplois réservés aux enfants : mineur, ramoneur, ouvrier à l'usine. Il restait également la possibilité de vivre dans une « workhouse » où, pour un abris pour la nuit et une nourriture chiche, il fallait travailler comme une bête de somme, à moins d'être placé en apprentissage – un esclavage déguisé. Pour lutter contre le travail des enfants, plusieurs lois se succèdent pendant des dizaines d'années sans être appliquées au départ. Charles Dickens choisit quant à lui de sensibiliser le public à travers ses romans. Même si je m'intéresse depuis un moment au XIXe anglais, j'ai notamment relevé quelques aspects ou anecdotes que je ne connaissais pas. Par exemple la couleur des vêtements au sein des workhouses, jaune pour différencier les prostituées des autres femmes. Ou encore le fait que la taille moyenne ait baissé en raison des conditions de travail à l'usine, qui entraînaient des déformations physiques.

La deuxième partie s'intitule « The Workhouse boy » et raconte l'histoire d'un garçon placé en apprentissage chez un type alcoolique et monstrueux. J'ai été étonnée par la fin (que je vous laisse le soin de découvrir). Bien entendu, je supposais que l'apprenti tiendrait sa revanche mais je n'aurais jamais pensé qu'elle prendrait cette forme-là.

A ceux qui s'intéressent à l'histoire britannique et à ceux qui veulent apprendre ou enseigner l'anglais en lisant des textes vraiment intéressants, je recommande encore une fois chaudement cette collection !

La suite au prochain numéro puisque j'irai bientôt me promener dans une Angleterre ravagée par la peste !

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44 p

Philippa Boston, Deadly Jobs, 2013

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28/06/2014

Philippa Boston, Blitz Britain

boston_BlitzBritain.jpgPendant ce Mois Anglais je vous ai parlé de la collection Paper Planes Teens* destinée aux personnes apprenant la langue de Shakespeare et cherchant des lectures à leur portée... et fun ! J'ai d'abord lu What is Brian ?, histoire de zombies pour les débutants en anglais, livre qui m'a vraiment amusée malgré la syntaxe simple et le vocabulaire réduit inhérents au niveau.

Aujourd'hui je vous présente Blitz Britain de Philippa Boston, autre livre de la collection, cette fois-ci de niveau intermédiaire. Avis aux amateurs de Terry Deary (auteur de Vile Victorians, Terrible Tudors, Slimy Stuarts...), ce livre est fait pour vous !

Blitz Britain est composé de deux parties, la première informative, la seconde mettant un scène un jeune garçon à qui il arrive une folle aventure alors qu'il tente de rentrer chez lui à vélo sous les bombes. La nouvelle se lit avec plaisir et m'a fait penser à mes lectures d'enfance favorites en raison des illustrations de Mark Beech qui rappellent le travail de Quentin Blake (pour les livres de Roald Dahl).

J'avoue un faible pour la première partie décrivant le Blitz et ses incidences en abordant différents thèmes : l'évacuation des enfants, le début et la fin du Blitz, les différents types de bombes, les abris plus ou moins sophistiqués (du kit de survie pour jardin au métro), la façon dont on cachait les cibles potentielles de nuit, le Zoo de Londres (eh oui ? que faire des fauves et autres bestioles ?), Buckingham Palace ou encore les différentes options pour participer à l'effort de guerre pendant le Blitz. Cette partie est à la fois bien documentée, pleine d'anecdotes concrètes permettant de mieux comprendre ce que vivaient les Anglais au quotidien, le tout accompagné de dessins humoristiques très réussis.

Une nouvelle fois j'ai trouvé ce livre de la collection Paper Planes Teens très malin : s'il a des visées pédagogiques, il est avant tout intéressant et drôle. Le lecteur s'amuse, passe un excellent moment et travaille son anglais sans s'en rendre compte. Et même lorsqu'on ne lit pas Blitz Britain pour apprendre l'anglais on se régale tout simplement ! J'ai tellement adoré la façon dont l'Histoire était abordée dans cet ouvrage que j'ai eu très envie de découvrir les autres titres de Philippa Boston... rendez-vous bientôt pour d'autres horribles histoires (car m'attendent Deadly Jobs et Bubonic Britain !).

Vous pouvez lire ou écouter un extrait par là.

* Collection lancée il y a un peu plus d'un an.

De nouveau merci à Héloïse des Editions Didier !

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48 p

Philippa Boston, Blitz Britain, 2014

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16/06/2014

Christopher Edge, Shadows of the Silver Screen

edge_shadows silver screen.jpgAprès Twelve Minutes to Midnight, Penelope Tredwell nous entraîne dans de nouvelles aventures avec Shadows of the Silver Screen, roman dont l'action se situe en 1900 et s'inspire des débuts du cinéma pour faire frémir d'angoisse les jeunes lecteurs.

Pour ceux qui ne la connaissent pas encore, Penelope est l'héritière du Penny Dreadful, journal qui connaît un grand succès depuis que la jeune fille y publie de terrifiantes histoires sous un nom de plume, Montgomery Flinch. Elle a fait appel à Monty, un acteur, pour incarner Mr Flinch aux yeux du public.

Dans ce nouveau récit, Penny consent à laisser un certain Mr Gold porter une de ses histoires sur grand écran grâce au Véritéscope, un appareil révolutionnaire permettant de réaliser des films parlants très réalistes. Mais Mr Gold profite d'un contrat tout à son avantage pour remanier le scénario à sa façon, changer noms et détails de façon à redonner vie à des personnes qui auraient bel et bien existé. Alors que Penelope et Monty participent activement au tournage en jouant les principaux rôles, des phénomènes étranges se produisent. [Spoilers à la suite de ce paragraphe] Le vieux manoir isolé dans lequel ils logent semble abriter de lourds secrets... ainsi qu'un fantôme, qui semble essayer de communiquer avec Penelope. Et plus les jours passent, plus les ombres peuplent le manoir tandis que les acteurs fatiguent de plus en plus. Le Véritéscope est-il seulement un appareil d'une grande technicité ? N'aurait-il pas plutôt le pouvoir de donner vie aux personnages, voire de communiquer avec l'au-delà ?

Une idée originale et très prometteuse au départ mais une exécution un peu poussive à mon avis. Dès les premiers chapitres on voit venir les grandes lignes du roman qui ressemble presque à un long fleuve tranquille. Ce qui n'a sans doute pas aidé, c'est que Christopher Edge fait tout un mystère de la relation entre Mr Gold et un certain Français. Penelope pense que le Français en question est un dangereux meurtrier et essaie d'en savoir plus à son sujet... sauf que pour un lecteur francophone ou francophile, le peu de mots prononcés par l'individu en question nous fait de suite comprendre quel est son rôle dans l'histoire. Les recherches le concernant deviennent par conséquent superflues. Au-delà de ce petit souci technique lié à la langue, le récit manque de dynamisme et l'action s'enlise rapidement. Le cadre (un vieux manoir, des mines abandonnées) ainsi que la thématique des fantômes sont maladroitement exploités. Le roman reste sympathique mais j'ai dû me forcer un peu pour le terminer. Je trouve que le fait de s'adresser à un jeune lectorat (public Harry Potter) n'est pas une raison pour s'accrocher à une trame simpliste quand on a tous les éléments pour créer une ambiance gothique et multiplier les rebondissements. Ayant passé un moment sympathique avec le tome précédent, je vais tout de même croiser les doigts pour que le 3e de la série soit plus abouti puisqu'il attend sagement dans ma PAL.

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251 p

Christopher Edge, Shadows of the Silver Screen, 2013

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15/06/2014

Rupert Morgan, What is Brian ?

morgan_what is brian.gifCoup de coeur pour cette collection à destination des Français apprenant l'anglais !

La collection Paper Planes Teens propose des livres écrits par des auteurs britanniques. Comme l'explique le directeur de la collection et auteur Rupert Morgan dans une courte vidéo de présentation pleine d'humour, l'idée est qu'il est beaucoup plus facile d'apprendre une langue en s'amusant. D'où des livres "avec de l'humour, de l'amour, de l'aventure, de la violence et des morts terribles, bref il y a tout ce qu'il faut pour s'amuser". 

J'ai d'abord lu What is Brian ? de Rupert Morgan. La couverture m'avait bien fait rire et j'étais curieuse de découvrir cette histoire de zombies. J'avais tout de même une petite crainte : ce livre étant du niveau "débutant", ne risquais-je pas de m'ennuyer et de le trouver trop basique ? Eh bien non !

Bien entendu, compte tenu du niveau de ce livre, le vocabulaire est simple et les phrases très courtes. L'histoire est classique en matière de zombies : une soudaine épidémie s'empare de la ville. Et Jenny et Jack découvrent leur ami Brian profondément transformé (il faut dire qu'il a faim de cerveaux).

Le point fort de ce livre : l'humour ! Aussi bien grâce au texte très anglais qu'aux dessins très amusants. J'ai oublié qu'il s'agissait d'un livre aux visées pédagogiques et me suis plongée dans le récit tout de suite (grâce à une première blague sur la terre bleue et verte en fait, mais malheureusement le livre est en noir et blanc, désolés). Bref j'ai passé un très bon moment et me dis que j'aurais adoré ce livre enfant quand j'ai commencé à apprendre l'anglais. J'en ferai profiter ma fille dans quelques années et ne peux que recommander cette collection aux jeunes Français apprenant l'anglais mais aussi aux professeurs qui ont envie d'apporter une petite touche d'originalité à leurs cours.

"Where is Brian ?" "He is in the kitchen"... on savait déjà où était Brian, maintenant on sait "ce qu'est" Brian... et c'est nettement plus intéressant !

Le site de la collection ici. Des extraits du livre là.

Et je vous parle très vite d'un autre titre de la collection que j'ai adoré.

Merci à Héloïse des Editions Didier de m'avoir fait découvrir la collection.

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41 p

Rupert Morgan, What is Brian ?, 2014

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