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24/04/2017

Masayuki Kusumi & Jirô Taniguchi, Le gourmet solitaire

manga_gourmet solitaire.jpgL'attention portée à l'oeuvre de Taniguchi cette année m'a fait repérer quelques titres prometteurs, moi qui ne connaissais cet auteur que de nom. Je pensais lire Quartier Lointain mais le dernier exemplaire venait de partir et j'ai opté pour Le Gourmet solitaire sur les conseils de la libraire. Je ne regrette pas du tout mon choix !

Le Gourmet solitaire, ce sont 18 chapitres et autant de rencontres gustatives et culturelles. Le personnage principal est un commercial célibataire, un loup solitaire qui, au gré de ses déplacements et sorties, nous fait partager le moment de son repas. Cela pourrait paraître ennuyeux à mourir mais, si vous vous intéressez ne serait-ce qu'un peu au Japon, vous devriez vous régaler avec cet album qui s'adresse beaucoup à nos papilles, mais pas que.

Côté repas, c'est une cuisine simple que l'on découvre, une cuisine du quotidien, souvent traditionnelle mais aussi parfois inspirée par d'autres pays. Des plats goûteux, avec des éléments récurrents (légumes au sel et surtout riz, un incontournable pour le personnage principal). On voit notamment souvent le repas dans son ensemble avec les commentaires qu'il inspire au protagoniste, fin gourmet. Autant vous dire qu'on a envie de déguster la vraie cuisine japonaise après avoir lu cet album !

Mais la cuisine est aussi un bon moyen de découvrir la vie de tous les jours, entre la recherche d'un lieu où manger, la découverte de restaurants et gargotes en tous genres ainsi que la clientèle, observée par notre héros culinaire. Quelques commentaires laissent voir l'abîme entre nos deux cultures, avec un portrait du Japon qui n'est pas toujours flatteur (statuts hommes-femmes, ouverture vis-à-vis des étrangers...).

On ne sait pas grand-chose du personnage principal qui interagit globalement assez peu avec son entourage mais, paradoxalement, il parvient à être assez touchant.

Cet album est un vrai coup de coeur pour moi. Je craignais de ne pas prendre autant de plaisir à la lecture d'autres titres de Taniguchi mais je viens de réaliser qu'il y a une suite au Gourmet solitaire. C'est donc par là que je poursuivrai ma découverte...

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200 p

Masayuki Kusumi & Jirô Taniguchi, Le gourmet solitaire, 1997

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05/04/2017

Yana Toboso, Black Butler T3 (manga)

manga_black butler.jpgCeux qui suivent un peu les chroniques de votre fidèle et dévouée se souviendront peut-être de mes avis très mitigés à la découverte de la série Black Butler. Pourtant, de par son cadre d'inspiration victorienne, elle avait tout pour me plaire et me réconcilier avec les mangas, que je lis très peu. Malheureusement, les énormes aberrations historiques avaient eu raison de moi. De même, je n'avais pas du tout adhéré à l'humour, assez caricatural à mon avis. Pourtant, cette série de manque pas d'admirateurs.

Il aura fallu attendre le troisième tome pour que le déclic opère. Si je ne m'étais pas procuré les trois tomes d'emblée, je n'aurais sans doute pas renouvelé l'expérience, mais je suis désormais tentée de poursuivre l'aventure.

Black Butler, c'est l'histoire de ce majordome lié par un pacte diabolique à son maître Ciel, héritier de la maison Phantomhive. Ciel fait partie des chiens de garde de la reine, il doit ainsi veiller aux intérêts du royaume. Son majordome l'assiste dans cette tâche, résistant à l'épreuve des armes - qui ne font qu'abîmer ses vêtements impeccables. Dans le tome 3, Ciel a résolu l'affaire Jack l'Eventreur.

[Spoilers] Il découvre que sa tante est à l'origine des meurtres, assistée de Grell, un ange de la mort.

Sebastian et Grell vont se livrer un combat graphiquement très esthétique (bien que sanglant) tandis que la tante revient sur ses souvenirs. Cette intervention apporte une autre dimension au récit, lui donnant enfin la profondeur qui lui manquait. Peu de scènes à l'humour raté selon moi (malgré une qui m'a fait chercher mes sels en urgence), c'est un titre plus sombre que voilà.

Si je ne fais pas partie des inconditionnels de la série, me voilà prête à tenter le tome 4 !

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192 p

Yana Toboso, Black Butler T3 (manga), 2010

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11/11/2016

C. Fraipont & P. Bailly, Petit Poilu, T2, La Maison Brouillard

BD_petit poilu_maison brouillard.jpgLes vacances de la Toussaint ont été pour nous l'occasion d'initier Petite Lou aux joies de la bande dessinée ! Elle a découvert ces dernières semaines plusieurs albums Ana Ana (dont je vous parlerai prochainement) ainsi que le tome 2 de Petit Poilu, La Maison Brouillard. Autant de titres recommandés par une libraire enthousiaste qui m'a convaincue.

Petit Poilu est un jeune personnage qui, chaque matin, après son petit rituel quotidien (réveil, salle-de-bain, petit déjeuner, au revoir à sa maman) part, sans doute pour l'école, mais se trouve détourné de son chemin par d'incroyables aventures... avant de rentrer au bercail sain et sauf.

Ici, Petit Poilu fait route sous un grand soleil lorsque la brume apparaît. Il finit par se retrouver face à une maison pour le moins inquiétante, dans laquelle il décide d'entrer. Il est alors poursuivi par une souris fantôme, avant de rencontrer un vampire. Oui mais voilà, le vampire est tout déglingué: avec ses habits élimés et sa coupe de cheveux improbable, il est à mourir de rire ! Après quelques péripéties et beaucoup de courage, Petit Poilu finit par devenir ami avec le vampire.

Une très chouette surprise que cette BD, à destination des enfants mais sympa pour les parents également. Les dessins sont suffisamment expressifs pour suffire à la narration, alors que les auteurs ont choisi de ne pas insérer de texte. Et ça fonctionne très bien ! Pour les plus jeunes, voilà un excellent moyen de faire découvrir la bande dessinée, de montrer le sens de lecture, de faire prêter attention à des détails d'expression qui pourraient passer inaperçu mais ont beaucoup de sens, ou encore d'expliquer ce qu'impliquent certaines signes et codes du genre (pour signifier le mouvement par exemple). J'ai trouvé assez amusant de réaliser le nombre d'automatismes que l'on acquiert et qui nous semblent plus que des évidences, alors qu'en réalité c'est tout un monde étonnant qui s'ouvre au jeune néophyte.

Les dessins sont tendres et malicieux. Le scénario est assez dense, avec pas mal de rebondissements ; c'est un album qui ne s'adresse pas particulièrement aux très jeunes lecteurs mais il plait déjà beaucoup à Petite Lou qui n'a pas encore 3 ans. Elle en profitera sans doute davantage encore dans quelque temps. Un bon investissement !

Céline Fraipont (scénario) & Pierre Bailly (dessin), Petit Poilu, T2, La Maison Brouillard, bd jeunesse, challenge je lis aussi des albums, challenge halloween, challenge halloween 2016

 

 

32 p

Céline Fraipont (scénario) & Pierre Bailly (dessin), Petit Poilu, T2, La Maison Brouillard, 2011

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25/10/2016

Yana Toboso, Black Butler T2 (manga)

bd manga_black-butler-tome-2.jpgJe poursuis ma lecture de la série Black Butler (j'ai de toute façon les trois premiers tomes à la maison) et dois avouer que je reste dubitative. Dans ce deuxième tome, le jeune noble et chien de garde la reine Ciel Phantomhive se rend à Londres avec son "diable de majordome" pour enquêter sur les meurtres de Jack l'Eventreur. Un pitch de départ classique et plutôt prometteur... on imagine une intrigue haletante, une enquête fouillée, une hypothèse intéressante ou originale quant à l'identité de l'assassin et bien entendu, un plongeon dans les quartiers d'une Londres victorienne. Je n'ai rien trouvé de tout ça en lisant ce deuxième tome (le premier m'ayant laissée un peu sur ma faim également).

Pourquoi ce manga ne m'a pas convaincue (autant arrêter de tourner en rond) ?

  • On pourrait être à Londres, à Paris ou New-York, Yana Toboso a accordé peu de place aux décors. Si ses costumes sont stylisés, elle ne parvient pas à rendre l'atmosphère victorienne. J'ai franchement eu l'impression que ce qui lui plaît, c'est de dessiner ses personnages mais que tout ce qui concerne les rues, les maisons, les vues d'ensemble, voire certains éléments de contexte (attelages, scènes du quotidien dans la rue...), bref, tout ce qui va au-delà d'un habit cintré ou des froufrous d'une robe lui passe un peu au-dessus.
  • ... Ce qui m'amène à mon deuxième point : on sent que le travail de documentation a été très léger ou en tout cas, qu'on ne s'en est pas assez imprégné avant de se lancer dans ce projet. D'où des scènes improbables. Vous me direz que si le personnage principal est diabolique, on ne doit pas trop chercher la vraisemblance : ce ne sont pas les péripéties que je remets en cause mais la toile de fond. A la traduction, on a fait le choix du tutoiement entre gens du même rang ou dès lors qu'il y a une hiérarchie descendante, or, dans un milieu aristocratique, les relations étaient très formelles et le vouvoiement est généralement choisi dans les dialogues traduits (le "you" n'a pas tant d'ambiguïté que ça dans ce cas). Vous me direz que je pinaille, mais lorsque vous saurez que, dans ce monde tellement à cheval sur l'étiquette, la tante de Ciel se permet de donner en public une petite tape sur les fesses du séduisant Sebastian en disant "pardon, ça m'a échappé", vous compatirez. Autre exemple, la tante et son domestique entrent chez Ciel avant que celui-ci ne soit arrivé et se mettent à fouiller partout pour trouver du thé : nous sommes dans la haute société à Londres en 1888, pas dans une colloc de Camden de nos jours !
  • Toujours dans la légèreté de la recherche historique, on ne peut pas dire que le cas de Jack l'Eventreur ait fait l'objet de beaucoup de documentation... ou alors, plus probablement, beaucoup de raccourcis ont été faits pour faciliter l'intrigue. Les informations dont les personnages disposent sur les meurtres sont inexactes et leur hypothèse de base pour trouver le meurtrier écarte d'emblée toute personne n'étant pas versée dans la médecine. Or, les meurtres laissaient penser que l'assassin avait des connaissances anatomiques mais d'autres hypothèses avaient été soulevées que celles d'une personne ayant étudié la médecine.
  • Enfin, les traits d'humour ne volent pas haut. Oui, il y a des blagounettes et non, elles ne m'ont pas fait sourire. J'ai même été un peu agacée par le début de ce volume, qui reprend à l'identique le schéma narratif du premier tome : le majordome qui fait tout, les trois domestiques incompétents dont deux qui font la même erreur que le jour précédent (ruiner le jardin en désherbant ou carboniser la viande prévue pour le repas à venir).

Au final, un avis très mitigé... je l'ai lu par curiosité, c'est une lecture qui fait passer le temps mais superficielle et agaçante dans bien des domaines. Le prochain tome promet la lutte entre deux majordomes. Espérons que l'intrigue s'étoffe un peu. 

Avec quelques jours de retard, dans le cadre de la LC Haunted and scary London.

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192 p

Yana Toboso, Black Butler T2, 2007

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19/10/2016

Yana Toboso, Black Butler T1 (manga)

manga black butler tome 1.jpgCeux qui lisent ce blog depuis un moment se seront peut-être rendu compte du fait que je n'étais pas une grande amatrice de mangas. Soyons clairs, je n'y connais rien, je suis parfois attirée par certaines séries mais ne suis pas forcément convaincue quand je feuillette un tome au hasard.

Jusqu'ici, seuls deux mangas sont vraiment sortis du lot pour moi : Le Pays des Cerisiers et Vampire Knight (dont j'ai lu les premiers tomes). Alors que les mangas d'inspiration victorienne ont a priori tout pour me plaire, je suis passée complètement à côté de Steamboy (film d'animation) ou du tome 1 de la série Emma. Sans être un coup de coeur, le tome 1 de Black Butler s'en tire un peu mieux ! 

Sebastian est majordome, au service de Ciel Phantomhive, héritier d'une prestigieuse lignée. C'est un majordome parfait, qui gère le domaine à la tête d'une équipe de bras cassés sans cervelle. Son travail dépasse de loin celui associé à sa fonction. Il excelle dans les arts martiaux, joue les pâtissiers pour son jeune maître et dirige l'emploi du temps de celui-ci. Ses talents sans limite sont tout de même quelque peu suspects... et il y a effectivement anguille sous roche !

Ce premier tome est articulé en quatre chapitres, passant d'un ton léger à un registre beaucoup plus sombre. On plante d'abord le décor : la grande propriété, l'enfant héritier au tempérament orageux, le majordome indispensable mais aussi omnipotent, les autres domestiques inutiles éblouis par Sebastian, la fiancée hystérique de Ciel (promis à elle à la naissance). Puis on commence à comprendre que les Phantomhive ont un rôle particulier et oeuvrent pour la reine, alors que d'autres grandes familles menacent l'équilibre du royaume. C'est dans ce cadre que l'aide de Sebastian s'avère particulièrement précieuse... et que le personnage en dévoile davantage sur son identité, bien plus complexe qu'il n'y paraît.

Je n'ai pas été particulièrement convaincue par les scènes les plus légères (quelques traits d'humour sympathiques mais les domestiques autant que la fiancée sont caricaturaux et agaçants), ni par la mise en place de l'histoire (j'ai trouvé la démonstration des nombreux talents du majordome un tantinet ennuyeuse dans les premiers chapitres ; par ailleurs on est en Angleterre sans y être, la restitution étant un peu superficielle).

En revanche, le thème du pacte avec le diable et l'ambiguité des relations entre Ciel et Sebastian sont annonciateurs de rebondissements intéressants et pourraient bien donner beaucoup de sel à une série qui, sans cela, resterait un brin fade. Ajoutons aussi dans les points positifs le brouillage historique : un cadre plutôt victorien mais l'utilisation de technologies plus récentes (dont les armes à feu ou l'usage des portables par exemple). Bien exploité, cela pourrait offrir un cadre intéressant pour la suite...

Lu pour la BD halloweenesque du mercredi.

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208 p

Yana Toboso, Black Butler T1, 2009

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07/10/2015

Sorcelleries, Le Bal des Mémés

BD_sorcelleries_t01_le bal des mémés.jpgEt voici le premier mercredi en BD de cette nouvelle édition du challenge Halloween ; une tradition maintenant pour ce challenge, grâce à Mango qui proposait jusqu'à l'an dernier de se retrouver chaque semaine autour d'une BD. Pour ce premier billet BD, je vous parlerai d'un album découvert grâce à vous puisqu'il a connu un certain succès lors de nos précédentes épopées... vous m'aviez diablement donné envie de le lire !

J'ai profité d'un séjour chez la sorcière Hilde pour dévorer quelques albums et BD d'Halloween, dont celui-ci, Le Bal des Mémés, 1er tome de la série Sorcelleries.

Il y est question de trois vieilles sorcières qui vivent isolées, toutes plus vilaines les unes que les autres et toujours prêtes à se chamailler. On n'est pas loin de penser à Nounou Ogg et Mémé Ciredutemps de Terry Pratchett. Depuis le départ de leur nièce Panacéa, les trois sorcières n'ont pas grand-chose pour égayer leur quotidien. Même leur chat et leur crapaud s'ennuient fermement. Jusqu'au retour de leur nièce adorée, qui, juste avant la grande fête de Walpurgis, leur a fait la surprise de venir avec son mari humain, bête, antipathique, visiblement adepte des salles de musculation mais aussi des produits de consommation jusqu'ici restés inconnus aux vieilles femmes. Le couple est accompagné de leur ado gothique mal dégrossie.

Alors que les trois sorcières se remettent de leurs émotions, des ronflements se font entendre la nuit. Après quelques rebondissements, il s'avère que c'est une petite fée qui est là. Les désaccords commencent : pas question de garder un bébé de leurs ennemis de longue date pour l'une. Pas question d'admettre les origines de l'enfant pour l'autre. Au final, la petite est adoptée... et va ajouter du piquant à la vie de nos sympathiques bien que maléfiques héroïnes.

Tout comme les lectrices qui m'ont fait découvrir cette BD, je me suis régalée. Les dessins sont vifs et pleins d'humour, les péripéties s'enchaînent et nous font passer un excellent moment, tout en légèreté. Chaudement recommandé !

Ici les avis retrouvés : HildeSylSharon.

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48 p

Teresa Valero (scénario), Juanjo Guarnido (dessin et couleur), Sorcelleries, Le Bal des Mémés, 2008

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29/10/2014

Mortelle Adèle, T6, Un Talent monstre !

bd_mortelle adele.jpgLors du challenge Halloween 2013, Hilde et moi avons eu le plaisir d'organiser un jeu concours autour de Mortelle Adèle et de recevoir un exemplaire du tome 6 à cette occasion.

C'est avec ce volume que j'ai découvert Adèle, petite peste rouquine qui m'est très sympathique. L'album se présente sous la forme de courtes scènes qui s'enchaînent, avec pour fil conducteur la création monstrueuse d'Adèle : un zombie ! Et quel zombie ! Petit, mignon tout plein malgré son teint gris et son obsession pour les repas humains.

bd_mortelle adele.jpegAdèle a visiblement été traumatisée par la traditionnelle tape de bienvenue lors de sa naissance. En tout cas, quelle qu'en soit la raison, elle multiple les bêtises (comme voler les rouleaux de papier toilette dans un train pour les vendre aux passagers dans le besoin) et les projets plus violents (qui souvent impliquent son chat qui pourtant l'adore, le pauvre !).

Un talent monstre ! est un album pétillant et plein d'humour que l'on dévore le sourire aux lèvres, non sans vérifier qu'aucun bras suspect en pièce détachée ne traîne autour de nous (mieux vaut rester prudent en cette période d'Halloween) !

Chaudement recommandé !

Merci beaucoup aux éditions Globulle pour cette très agréable lecture !

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95 p

Mr Tan & Miss Prickly, Mortelle Adèle, T6, Un talent monstre !, 2013

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15/10/2014

Le Prince de la Nuit, Tome 3

bd_prince nuit_t3.jpegUn premier cycle s'achève avec Pleine Lune, le troisième tome de la série Le Prince de La Nuit.

Vincent Rougemont est déterminé à mettre un terme aux crimes du musicien Kergan, vampire que sa famille traque depuis des siècles. Mais personne n'est disposé à le croire. Sa fiancée se détourne de lui, la police le considère suspect. C'est donc seul qu'il va devoir agir. Il publie un article dans la presse en mettant en évidence des séries de meurtres dans toutes les villes dans lesquelles Kergan s'est rendu au cours de sa tournée. Furieux, le vampire le somme de le retrouver la nuit dans les ruines de l'ancien château des Rougemont. Nous assistons donc à la confrontation entre Kergan et le dernier de la lignée des Rougemont. A noter que le volume s'ouvre de nouveau sur les rêves de Vincent, qui revoit une rencontre entre un de ses ancêtres et Kergan, au moment de la Révolution. Encore une fois, ses ancêtres ne sont pas forcément sympathiques : cette fois-ci, Armand est un révolutionnaire convaincu qui a participé à l'exécution de nombreux membres de sa famille et qui au bain de sang en Vendée.

bd prince de la nuit integrale 1a3.jpegCe troisième tome est de facture assez classique et la fin ne saurait beaucoup nous surprendre. Swolfs continue à faire référence à la littérature vampirique classique (à noter que dans un tome précédent j'ai néanmoins relevé une belle faute, Stoker ne prend pas de "c"), ce qui reste très agréable. Ainsi la belle se laisse séduire par le ténébreux prince de la nuit, le nouveau disciple paie cher son insubordination, les objets consacrés occupent une place importante et la représentation du vampire reste très conforme à celle que nous en fait par exemple Stoker. Ce qui me va très bien, c'est ce type de récit gothique que j'apprécie vraiment. Si la fin reste prévisible, le scénario est suffisamment solide pour tenir le lecteur en haleine jusqu'au bout. Et une fois encore, les dessins accompagnent très bien le propos. Superbes couleurs en particulier pour les scènes de nuit, sens du détail... bref une série qui tient ses promesses.

Je serais peut-être un peu plus réservée sur la représentation du vampire, qui présente sur toutes les planches un caractère monstrueux (visage, mais aussi ses doigts plus ou moins crochus) qui le ferait difficilement passer inaperçu. Et je ne suis pas très convaincue par la couverture (la première était à mon avis plus réussie et le vampire ressemblait encore à quelque chose... celle de l'intégrale ici à droite est superbe en revanche).

Voyons ce que nous réserve la suite...

A noter ici d'autres BD de vampires :

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48 p

Swolfs, Le Prince de la Nuit, Tome 3, Pleine Lune, 1996

swolfs,le prince de la nuit,challenge halloween,vampiresswolfs,le prince de la nuit,challenge halloween,vampires,challenge halloween 2014

08/10/2014

Le Prince de la Nuit, Tome 2

bd_le-prince-de-la-nuit-tome-2-_-la-lettre-de-l-inquisiteur-36.jpgAprès m'être enfin décidée à lire le premier tome du Prince de la Nuit lors du challenge Halloween 2013, j'ai décidé de profiter de ce nouveau mois halloweenesque et des 5 ans du challenge pour remettre les vampires à l'honneur avec cette excellente série. Poursuivons donc avec le tome 2, La Lettre de l'Inquisiteur.

Souvenez-vous dans le tome 1 : Période médiévale. Un troubadour se présente au château des Rougemont et assassine la châteleine, la transformant par la même occasion en vampire. Le Seigneur des lieux jure de se venger ; il chasse ainsi le Prince de la Nuit et déclare que toute sa lignée devra poursuivre le même objectif jusqu'au jour où le monstre aura été anéanti. En parallèle, à Paris au début du XXe, un jeune Rougemont s'interroge sur les cauchemars qui le tourmentent et sur le secret qui semble ronger sa famille.

Dans ce deuxième tome, deux époques alternent de nouveau. Celle où le frère Aymar de Rougemont poursuit avec acharnement les "hérétiques" et les condamne à la torture et au bûcher ; il traque également le Prince de la Nuit, musicien, et pense l'avoir retrouvé à Venise où la peste fait de nombreuses victimes. Et de nouveau, Paris dans les années 1930. Vincent de Rougemont sait désormais quel secret pèse sur sa famille après avoir ouvert un coffre contenant des documents relatifs au Prince de la Nuit. Ses cauchemars se poursuivent et lorsque sa fiancée lui annonce qu'un musicien célèbre, un certain Kergan, sera de passage à Paris, Vincent est persuadé qu'il s'agit du monstre qui hante sa famille depuis des siècles. Bien évidemment sa fiancée ne croit pas une seule seconde à ces sornettes et accepte un dîner avec le Maître à l'issue d'une représentation.

J'ai lu que certains avaient trouvé ce deuxième légèrement en dessous du niveau du premier. Pour ma part je le trouve tout aussi réussi, voire plus intéressant car les premières scènes parisiennes du tome 1 sont déjà pleinement exploitées et la rencontre entre Vincent et Kergan se produit déjà alors que je m'attendais à ce que chaque tome se déroule essentiellement à des époques antérieures, avec une confrontation finale  au XXe siècle dans le dernier tome. L'aspect historique est toujours présent à travers l'époque médiévale toujours aussi peu sympathique (le volume s'ouvre sur une exécution publique), entre la France et Venise - je n'ai cependant pas fait attention au temps qui s'est écoulé entre ce passage et celui du premier tome mais il est possible que cela soit indiqué plus précisément ; en tout cas les codes vestimentaires changent et ici la fraise indiquerait que nous sommes plutôt au XVIe siècle. Et toujours en parallèle, un Paris des années 1930 qui me séduit beaucoup. Le dessin est toujours soigné avec un grand sens du détail qui fait sa forces. Les couleurs sont aussi une vraie réussite, notamment dans les scènes parisiennes de nuit, de toute beauté. Quant au scénario il tient tout à fait la route et le rythme s'accélère avec la venue de Kergan à Paris et la création d'un nouveau disciple du vampire. Bref, un deuxième tome qui pour moi tient toutes ses promesses !

A noter ici d'autres BD de vampires :

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48 p

Swolfs, Le Prince de la Nuit, Tome 2, La Lettre de L'Inquisiteur, 1995

 

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18/06/2014

Clues, Tome 2, Dans l'ombre de l'ennemi

clues_T2.jpgAprès un premier tome très réussi, je me suis plongée sans attendre dans le second. Bien m'en a pris car je me suis régalée ! Quelle série passionnante ! Celle-ci traite d'une enquête se déroulant à Londres au XIXe. La jeune Emily se fait embaucher par Scotland Yard et enquête auprès de l'inspecteur Hawkins sur une affaire liée à un gang des plus dangereux, responsable de la mort de sa mère (j'en parle davantage dans mon billet sur le premier tome).

Avec Dans l'Ombre de l'Ennemi, l'enquête s'accélère sérieusement. On se doutait bien que la mère d'Emily n'était pas étrangère à Hawkins mais cela se confirme. La relation entre les deux principaux protagonistes (Emily et Hawkins) devient plus complexe et gagne en intérêt car s'est installée une admiration mutuelle entre les personnages, malgré les rebuffades de l'inspecteur qui pourraient laisser penser le contraire le concernant. Le médecin légiste Henry Feldman voit également son rôle s'étoffer. Jeune homme sympathique dans le premier tome, il commence à tenir tête à Hawkins et se rapproche également d'Emily. Outre les personnages de plus en plus développés, Dans l'Ombre de l'Ennemi s'appuie sur un scénario efficace qui nous tient en haleine de la première jusqu'à la dernière page. L'affaire initiale prend une autre dimension et devient un complot aux visées politiques, impliquant des personnages influents. Ayant été retirés de l'affaire, nos héros poursuivent leur enquête à titre personnel, malgré le danger. Côté illustrations, on sent que Mara prend davantage de plaisir à croquer les personnages et leurs tenues vestimentaires (un régal pour les yeux !) que le paysage citadin, sobre et assez peu détaillé.

J'ai hâte de lire le tome 3 qui malheureusement n'est pas à la médiathèque (faute de place je m'interdis depuis quelques mois de m'offrir les séries de BD à moins de les trouver en intégrale... pourtant ce n'est pas l'envie qui manque !).

Série chaudement recommandée par votre fidèle et dévouée !

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56 p

Clues, T2, Dans l'Ombre de l'ennemi, Mar, 2010

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04/06/2014

Clues, Tome 1, Sur les Traces du Passé

bd_clues_t1_cover.jpgEncore une série ayant pour cadre Londres à l'époque victorienne ! On peut dire que les amateurs du genre sont gâtés ! Cette fois-ci nous accompagnons Emily, de retour à Londres pour venger sa mère, assassinée quelques années auparavant. La jeune femme avait découvert peu avant son décès que sa mère se livrait désormais à des activités criminelles au sein d'un gang, qu'elle tient pour responsable de sa mort. Emily intègre Scotland Yard et devient l'assistante de l'inspecteur Hawkins, brillant mais redoutable avec ses collaborateurs. D'abord réticent à l'idée d'engager une femme malgré ses bonnes références, Hawkins lui confie des tâches ingrates telles que le nettoyage du bureau ou la préparation du thé. Mais un jour, n'ayant personne pour l'accompagner lors d'une explosion dans une morgue, Hawkins demande à Emily de se joindre à lui. Tout en restant brusque, il va être amené à réaliser que sa nouvelle assistante est bien plus dégourdie et futée qu'il ne l'aurait pensé, Emily réussissant à débloquer l'enquête et à lui sauver la vie.

bd_clues_t1_2.jpgDans ce premier tome, l'héroïne s'affirme grâce à un caractère bien trempé, de l'audace et beaucoup d'abnégation. Elle gagne en légitimité et pourra recevoir une formation d'officier. Son personnage ainsi que celui de l'inspecteur Hawkins sont complémentaires et ne versent pas dans la caricature malgré des tempéraments forts. L'intrigue m'a de suite plu, même si je trouve qu'elle verse dans la facilité au départ : la toute première affaire sur laquelle Emily intervient est liée au gang auquel appartenait sa mère. J'imaginais plutôt qu'elle allait se livrer à sa propre enquête en parallèle de son travail. Quoi qu'il en soit c'est un premier tome très dynamique et servi par des illustrations modernes d'inspiration victorienne, qui prennent toutefois certaines libertés : une Londres assez éloignée des représentations habituelles et qui m'évoquait plus des quartiers d'habitation en périphérie de la ville par exemple, avec des maisons individuelles larges, moins tassées, un pub de Whitechapel dans une grande bâtisse qui ressemble vaguement à un manoir ; quelques coiffures décalées, sans parler de la tenue de nuit d'Emily, plutôt légère et sexy pour l'époque !

Si la suite est aussi réussie, je m'offrirais volontiers l'intégrale si la série venait à être publiée sous cette forme.

(A noter une grosse coquille en p 29 "je n'en croit pas mes oreilles")

Une interview de Mara ici.

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55 p

Clues, T1, Sur les Traces du Passé, Mara, 2008

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09/04/2014

Elinor Jones, Tomes 1 à 3

challenge xixe siecle,angleterre,angleterre xixe,angleterre victorienne,epoque victorienne,elinor jones,le bal d'hiver,le bal de printeps,le bal d'été,algésiras & aurore,bianca tiffany,abel tiffanyJ'avais repéré la série Elinor Jones sur les blogs avant de l'oublier pendant un moment. Il s'agit de trois albums en couleur aux dessins évoquant l'univers des mangas (je ne suis pas une spécialiste du genre mais il me semble qu'on ne parle pas de manga pour une BD de facture classique). Dans le premier tome, l'excellente couturière Elinor Jones rejoint la maison Tiffany. A sa tête, Madame Tiffany, secondée par son fils Abel et sa fille Bianca, une jeune adolescente dont les créations sont très réputées. A chaque saison, la famille organise chez elle un bal auquel participe tout le gratin de la société anglaise et quelques respectables dignitaires étrangers. Les invités revêtent alors les tenues Tiffany, chaque collection suivant un thème toujours plus audacieux.

challenge xixe siecle,angleterre,angleterre xixe,angleterre victorienne,epoque victorienne,elinor jones,le bal d'hiver,le bal de printeps,le bal d'été,algésiras & aurore,bianca tiffany,abel tiffanyLes apparences sont pourtant trompeuses : Abel est-il aussi impitoyable qu'il le laisse paraître ? L'enfant gâtée Bianca est-elle la charmante adolescente que l'on croit ? Quant à Elinor, pourquoi refuse-t-elle de se nourrir et néglige-t-elle autant sa santé ? Enfin, pourquoi le marjodome semble-t-il avoir une certaine emprise sur la maîtresse de maison ?

challenge xixe siecle,angleterre,angleterre xixe,angleterre victorienne,epoque victorienne,elinor jones,le bal d'hiver,le bal de printeps,le bal d'été,algésiras & aurore,bianca tiffany,abel tiffanyJ'ai d'abord craint une série trop girly, avec des aspects du manga que je n'aime pas : les expressions du visage exagérées, les réactions trop vives, les points d'interrogation et d'exclamation pour accompagner certaines attitudes. Néanmoins, on n'abuse finalement pas trop de ces petits artifices et peu à peu, on se laisse prendre au jeu, les trois tomes s'enchaînant facilement. L'intrigue reste assez basique néanmoins, et la fin manque franchement de crédibilité selon moi. J'ai aussi trouvé que le personnage d'Elinor Jones manquait cruellement d'intérêt. Cela n'empêche pas de lire ces albums avec curiosité, ne serait-ce que pour admirer les superbes robes imaginées pour l'occasion - elles valent à elles seules le détour. Ce n'est pas un coup de coeur mais cela reste une découverte très sympathique. C'est parfait pour se changer les idées !

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48 p par tome

Algésiras & Aurore, Elinor Jones, T1, Le Bal d'Hiver, 2010 / Elinor Jones, T2, Le Bal de Printemps, 2011 / Elinor Jones T3, Le Bal d'Eté, 2012

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19/03/2014

Miss Endicott, T2

bd_Miss-Endicott-Tome-2.jpg Londres, époque victorienne. Miss Endicott est récemment arrivée pour remplacer sa mère décédée au poste officieux de conciliatrice. Gouvernante, elle mène une double vie et doit satisfaire les réclamations des uns et des autres dans les querelles de voisinage.

[Spoilers dans ce paragraphe] Dans ce deuxième tome, la mère de Miss Endicott refait surface : son enterrement n'était qu'une mise en scène destinée à lui permettre de prendre sa retraite et à s'assurer secrètement que sa fille était à la hauteur... or elle se juge pour le moment irremplaçable. Les péripéties ne manquent pas : Kevin, l'enfant dont Miss Endicott a la garde, a disparu ; un mystérieux personnage fait son apparition et semble nourrir de sombres projets pour la capitale ; et la menace d'un événement extraordinaire plane toujours puisqu'une étonnante machine doit se mettre en marche le lendemain à minuit. L'enquête se poursuit!

On retrouve dans ce deuxième tome de superbes illustrations et une ville à la fois très victorienne et délicieusement fantastique. Si les deux tomes s'enchaînent parfaitement et constituent ensemble une série très réussie, j'ai personnellement trouvé ce deuxième opus un peu moins convaincant que le premier. Ce deuxième album n'est plus porté par l'attrait de l'originalité, celle de la représentation d'un monde un brin grotesque mais fascinant. A mon sens le rythme soutenu et les scènes d'action ne suffisent pas à former un ensemble satisfaisant et cohérent. L'issue est presque sans surprise. Je ne peux que vous conseiller de lire les deux tomes à la suite : vous serez conquis par l'univers dépeint et les maladresses que je trouve à ce scénario n'auront sans doute plus une grande importance.

Une lecture commune dans le cadre du challenge British Mysteries. Virgule a lu les tomes 1 et 2 de Miss Endicott, Soie a lu l'intégrale de Green Manor, Fanny a lu Le Tome 1 des Quatre de Baker Street, Syl a lu la série London (tomes 1 et 2).

Mon billet sur le tome 1 qui a été un véritable coup de coeur.

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80 p

Fourquemin et Derrien, Miss Endicott T1, 2007

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08/01/2014

Sherlock Holmes, T1, L'Etoile Sanglante

bd_sherlockholmes1_etoile sanglante.jpgVous l'aurez compris, je traverse actuellement une période BD et ne cesse de découvrir de nouvelles séries ! Cette fois-ci je me suis lancée dans l'une des séries inspirées de l'oeuvre d'Arthur Conan Doyle, avec le premier tome de la série Sherlock Holmes, L'Etoile Sanglante.

Nous y retrouvons un tandem Holmes-Watson très classique, dont l'aspect et la tenue vestimentaire sont dans la plus pure tradition holmesienne.

Le pitch : une jeune bouquetière est retrouvée morte dans un parc, la main tranchée et le coeur arraché. Deux autres personnes ont été tuées récemment de la même façon. Sherlock s'intéresse de près à cette affaire, tandis que Scotland Yard patauge et que la presse fait des rapprochements hâtifs entre ces meurtres et l'affaire Jack l'Eventreur, encore fraîche dans les mémoires. Les aventures de Holmes le mèneront à travers les plus hautes sphères politiques mais aussi les groupes d'adeptes des sciences occultes... 


bd_sherlockholmes1_etoile sanglante1.jpgCeux qui viennent fréquemment par ici connaissent mon goût pour l'époque victorienne et les Victorian mysteries. J'ai donc retrouvé avec bonheur un de mes sujets de prédilection et passé un agréable moment en lisant cette BD. Ce n'est pas vraiment un coup de coeur : je trouve les illustrations très classiques, voire un peu datées. L'enquête manque un peu de fraîcheur également et la première déduction de Holmes m'a fait sourire (il dit à Watson qu'il sait que ce dernier est contrarié car on risque d'établir un lien entre les meurtres et la profession médicale, comme dans le cas de l'Eventreur, et attribue cette formidable déduction au fait que Watson prend un air de plus en plus renfrogné en lisant les nouvelles du jour et a jeté un oeil sur son stéthoscope, placé en évidence sur la table de leur salon !). Malgré tout, les amateurs du genre apprécieront ce séjour à Baker Street. L'intrigue est sympathique et se laisse lire facilement, l'arrière-plan politique évoque les débats sur le travail des enfants... on retrouve une ambiance et des personnages familiers. Certes, pas de dépaysement au programme, mais j'ai suffisamment apprécié pour être tentée par la suite de la série.

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46 p

Croquet et Bonte, Sherlock Holmes, Tome 1, L'Etoile Sanglante, 2000

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25/12/2013

Scrooge, un Chant de Noël

bd_scrooge-un-chant-de-noel-bd.jpgQuoi de mieux pour fêter Noël que de faire appel à Charles Dickens et à son inoubliable Mr Scrooge ? Récemment, Petit Speculoos m'a donné envie de découvrir l'adaptation du célèbre récit en BD, avec Scrooge, un Chant de Noël. Une autre façon de retrouver A Christmas Carol, lu plusieurs fois, sans parler de certaines adaptations en film et dessin animé vues et revues (j'avais découvert cette histoire à l'origine avec Le Noël de Mickey !).

[Spoilers dans ce paragraphe pour ceux qui ne connaîtraient pas l'histoire] Londres, années 1840. Scrooge est un vieil usurier égoïste et désagréable, qui déteste les fêtes de Noël. Alors que s'annoncent les festivités dans la capitale, le vieux gripsou s'apprête à passer une nuit solitaire dans son appartement délabré. A partir de là, l'album simplifie quelque peu l'histoire. Dans le roman d'origine, son ancien associé décédé Marley lui rend visite et se fait simple messager, pour annoncer la venue de trois autres fantômes au cours de la même nuit (ceux du passé, du présent et du futur). Dans cette BD, Marley a lui-même demandé à intervenir auprès de son ancien partenaire pour lui donner une chance d'éviter la damnation éternelle. Ainsi c'est accompagné de Marley que Scrooge va entreprendre son périple à travers les années : il revoit son enfance solitaire et les moments perdus de sa jeunesse, lorsque le travail l'a par exemple éloigné d'une charmante jeune femme qui aurait été prête à l'épouser ; puis au présent, il découvre qu'il fait l'objet des moqueries de son neveu ou encore que son clerc vit dans une maison misérable et a un petit garçon très malade ; enfin dans le futur, il assiste au suicide de son neveu ruiné, découvre que le petit Tim, le fils de son clerc, est décédé, puis voit son propre enterrement, sans personne pour le pleurer. Il ne lui reste plus qu'à s'amender...

bd_scrooge2.jpgDans l'ensemble, j'ai trouvé cet album agréable à lire. Certaines des planches sont très réussies,  tout comme cette couverture qui a tout de suite attiré mon attention. J'ai beaucoup apprécié le sens du détail et les couleurs utilisées dans la représentation des rues ou des boutiques victoriennes en période de Noël. Au niveau du scénario, l'album simplifie quelque peu l'histoire, ce qui a ses avantages et ses inconvénients. Les péripéties sont restituées pour l'essentiel; en revanche, le fait de supprimer les trois fantômes d'origine nuit à la dimension fantastique, car il faut bien dire que, tout comme Scrooge d'ailleurs, le lecteur a un peu la chair de poule en lisant le conte d'origine et en imaginant ces épouvantables spectres, nettement moins sympathiques que le petit Marley avec sa silhouette rondouillarde dans la BD. De même, Scrooge est un peu trop rapidement réceptif au message qu'on cherche à lui faire passer. Autant sa prise de conscience est compréhensible et logique sous la plume de Dickens, autant dans l'adaptation on peut s'étonner de le voir converti si vite. Malgré tout on se laisse vite prendre au jeu et plus l'album avance, plus on passe un bon moment.

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47 p

Rodolphe & Estelle Meyrand, Scrooge : un chant de Noël, 2008

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il etait une fois noel2.jpgchristmastime.jpg

 

 

 

 

 

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J'en profite pour vous souhaiter un

JOYEUX NOËL !

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