17/04/2010
London, Scotland : back to the roots !
Avis aux amateurs de la série des détectives de l'étrange de Fabrice Bourland : nouvelle enquête à l'horizon !
Cette fois-ci, nos deux vaillants enquêteurs Andrew Singleton et James Trelawney volent au secours d'Alice Grey, fiancée éplorée recherchant désespérément sa moitié. Ceux qui ont déjà découvert les aventures des deux héros s'attendront peut-être à quelques fantômes, médiums ou autres phénomènes du même genre. C'est pourtant une piste très différente qui sera suivie cette fois, puisque nous croiserons au détour des rues londoniennes divers exemples de mammifères disparus depuis la préhistoire.
Je suis en général plus sensible aux histoires d'esprits et de châteaux hantés qu'aux thèmes abordés ici, mais c'est avec plaisir que j'ai découvert ce roman, qui est peut-être finalement mon préféré parmi les quatre de la série.
Comme toujours, les péripéties s'enchaînent rapidement. Les deux personnages holmesiens gardent un côté un peu suranné plein de charme. La machination tout à fait diabolique (ne mâchons pas nos mots !) dont est victime le fiancé d'Alice Grey est absurde et pourtant, assez crédible si on prend en compte le contexte. Bref, vous le voyez, une escapade pour le moins palpitante qui présente trois atouts de taille : une bonne dose d'humour, marque de fabrique de la série, ainsi que des révélations inédites sur Nessie et les profondeurs du Loch Ness ET sur l'incendie du Crystal Palace. Alors, prêts à vous laisser embarquer ?
Lus et également chroniqués par ici : Le Fantôme de Baker Street, Les Portes du Sommeil, La Dernière Enquête du Chevalier Dupin.

274 p
Fabrice Bourland, Le diable du Crystal Palace, 2010

20:31 Publié dans Romans policiers | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : fabrice bourland, le diable du crystal palace, 10-18, les détectives de l'étrange, écosse, londres, sherlock holmes
28/01/2010
Robert rules !
Hier, à l'initiative de Cryssilda, un petit groupe de blogueuses avait décidé de passer une soirée relativement improbable, en tout cas diantrement Scottish, à savoir la soirée Robert Burns. Le lieu du crime était l'Auld Alliance, le pub écossais sur le point de devenir l'un des quelques QG des Victorian Frogs (and Ladies). Et voici mes acolytes : Chiffonnette, Cryssilda, Emma, Fashion, Fée de passage, Isil, Pascale et Titine !
Voilà donc tout un petit groupe de Frenchies dans un pub peuplé d'Ecossais en kilt, lors d'un repas purement écossais entrecoupé de lectures de poèmes, de toasts et de morceaux à la cornemuse. Pour commencer, here was the masterpiece of the night !
Address To A Haggis
Fair fa' your honest, sonsie face,
Great chieftain o' the puddin-race!
Aboon them a' ye tak your place,
Painch, tripe, or thairm:
Weel are ye wordy o' a grace
As lang's my arm.
The groaning trencher there ye fill,
Your hurdies like a distant hill,
Your pin wad help to mend a mill
In time o' need,
While thro' your pores the dews distil
Like amber bead.
His knife see rustic Labour dight,
An' cut you up wi' ready sleight,
Trenching your gushing entrails bright,
Like ony ditch;
And then, O what a glorious sight,
Warm-reekin, rich!
Then, horn for horn,
they stretch an' strive:
Deil tak the hindmost! on they drive,
Till a' their weel-swall'd kytes belyve,
Are bent lyke drums;
Then auld Guidman, maist like to rive,
"Bethankit!" 'hums.
Is there that owre his French ragout
Or olio that wad staw a sow,
Or fricassee wad mak her spew
Wi' perfect sconner,
Looks down wi' sneering, scornfu' view
On sic a dinner?
Poor devil! see him ower his trash,
As feckless as a wither'd rash,
His spindle shank, a guid whip-lash,
His nieve a nit;
Thro' bloody flood or field to dash,
O how unfit!
But mark the Rustic, haggis fed,
The trembling earth resounds his tread.
Clap in his walie nieve a blade,
He'll mak it whissle;
An' legs an' arms, an' heads will sned,
Like taps o' thrissle.
Ye Pow'rs wha mak mankind your care,
And dish them out their bill o' fare,
Auld Scotland wants nae skinking ware
That jaups in luggies;
But, if ye wish her gratefu' prayer,
Gie her a haggis!
“Discours à un Haggis”
Salut à ton honnête, à ton aimable face,
Toi qui parmi les puddings es le chef de ta race!
C’est à toi que revient la première des places
Dessus tripoux, panse et abats,
Tu mérite que tous vraiment te rendent grâces
Longues comme mon bras
Tu remplis le tranchoir qui sous ton poids se plaint.
Tes fesses font penser à la colline à la colline au loin
Ta pointe pourrait bien réparer le moulin
Si le besoin en advenait,
Tes pores cependant distillent comme un suint,
De l’ambre en chapelet
Regarde le rustaud essuyer son couteau,
Se mettre à découper avec aise et brio,
Creusant comme un fossé, en excisant la peau
Tendue et chaude de tes miches.
Dans quelle gloire alors tu suscites les oh!
Que ton fumet est riche!
Tous alors, coude à coude, approchent et s’entrepoussent,
Ils s’empiffrent comme s’ils avaient le diable aux trousses,
Jusqu’à ce que leurs ventres tendus et maousses,
Résonnent comme tambours en somme,
Et qu’un vieil échevin, d’éclater plein de frousse,
Entonne un Te Deum.
Y a-t-il être ici-bas aux moeurs dégénérées
Qui irait préférer ragoût ou fricassée,
Un olio propre aux porcs à donner la nausée,
Et qu’ils repousseraient, maussades,
Alors qu’ils peuvent ainsi faire franche lippée
De telle régalade?
Pauvre diable! Voyez-le devant son assiette
Comme un roseau fluet, tout l’air d’une mauviette,
Le poing guère plus gros qu’une pauvre noisette,
Tout flageollant sur ses guiboles.
Comment à l’ennemi peut-il faire sa fête,
Quand vient l’occasion folle?
Mais, nourri au haggis, voyez un peu le gars!
Il fait en s’avançant tout trembler sous son pas,
Dedans son poing robuste une épée plantez-moi,
Il la fera sitôt siffler,
Et toc, comme chardons, têtes, jambes et bras
Il va vite élaguer.
Vous, puissants, qui voulez le bonheur pour la masse
Et veillez que soit bien bon le menu qu’on lui fasse,
L’Ecosse, sachez-le, ne veut pas de lavasse
Qui dans le bol clapote et bruisse.
Mais si vous entendez rester en bonne grâce,
Donnez-lui du Haggis



00:02 Publié dans Sorties de la blogosphère | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : ecosse









































