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23/07/2016

Mois anglais 2016 : résultat des concours

Nous avons eu le plaisir de vous proposer plusieurs concours dans le cadre du Mois anglais grâce à la gentillesse des éditeurs partenaires de nos deux blogs. Entre une fin d'année scolaire bien remplie pour Cryssilda, notre English teacher de choc, et l'agrandissement de la famille Lou, nous avons attendu juillet pour vous annoncer les gagnantes des quatre derniers concours.

Voici les résultats :

Gagnantes du concours nº2 - Editions Héloïse d'Ormesson : Le Célibataire de Stella Gibbons

FondantGrignote

Romanza

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Gagnantes du concours nº3 - Editions Albin Michel : 1er tome des enquêtes d'Agatha Raisin,  La Quiche fatale

Félicie

Estelle

Rachel

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Gagnantes du concours nº4 - Editions Points : Henry James, La coupe d'or (collection Signatures) / Stella Gibbons, Westwood / Elizabeth Gaskell, Mary Barton

Kathel

Jessica

Sylvie

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Gagnantes du concours nº5 - Editions du Nil / Robert Laffont : L'été avant la guerre d'Helen Simonson

Keisha

Jessica

Framboise 

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Un grand bravo à vous toutes ! 

Il ne vous reste plus qu'à nous envoyer vos noms et adresses postales aux mails suivants : cryssilda@hotmail.com et myloubook@yahoo.com.

N'hésitez pas à nous proposer des lectures communes de ces livres si jamais vous le souhaitez, à la suite de notre billet ou sur notre groupe facebook...

Et surtout, nous vous souhaitons de belles lectures !

Have a lovely summer !

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07/07/2016

Bilan du Mois Anglais 2016

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Nous étions nombreux à l'attendre avec impatience mais il est passé à toute vitesse comme toujours, ce mois de juin ! Il est temps de faire le billet de clôture du mois anglais 2016 (5e édition, déjà !), particulièrement riche en lectures et billets pour moi car cette année j'ai eu plus de temps pour m'organiser. Un mois anglais tristement marqué par le référendum britannique et le Brexit, qui ne nous aura cependant pas empêchés de témoigner notre attachement à notre voisin européen comme chaque année.

Avant de dresser le bilan de mes participations, je tenais d'abord à remercier tous les participants et participantes pour leur enthousiasme renouvelé, leurs très nombreuses participations, leurs commentaires sur la blogo et sur le groupe facebook du challenge, ainsi que les nombreux messages très sympas pour les organisatrices. Merci aussi à ma complice Cryssilda avec qui j'ai pris beaucoup de plaisir à organiser une nouvelle fois ce rendez-vous, qui nous demande beaucoup d'investissement mais nous fait vivre aussi beaucoup de bons moments en échange. Grâce à vous tous et à votre bonne humeur, j'ai passé un excellent mois de juin sous le signe de l'Angleterre... you rule !

Ce mois anglais gardera également une saveur particulière pour moi puisqu'il a été marqué par un grand évènement sur le plan personnel, avec la naissance de ma deuxième lectrice en devenir en fin de mois.

*****

Revenons à mes billets et chroniques du mois...

De quoi a été fait mon mois anglais ?

Cliquez sur les visuels

De lectures pour la plupart très réussies (romans, nouvelle, théâtre, biographie) et d'une série

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De beaux livres

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De lectures, comptines et moments partagés avec Baby Lou

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De souvenirs de promenades anglaises

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De scones et de litres de thé dans des mugs et services à thé anglais

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Et de cinq concours pour vous gâter !

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Je vais poursuivre mes lectures anglaises mais aussi bien d'autres cet été, notamment à travers le challenge Femmes de Lettres de George auquel je me suis inscrite pendant le mois anglais ainsi que le challenge Feel Good de Soukee que je n'ai pas encore honoré.

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Je profite de ce billet de bilan pour vous faire part du projet de Cryssilda d'organiser un mois nordique en décembre. Il fera écho aux challenges de Marjorie (challenge nordique, un hiver en Suède).

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Marjorie qui, d'ailleurs, propose à nouveau le RAT a week, pour la "Summer edition". Je ne sais pas comment participer sérieusement mais je suis plus que tentée, d'autant plus que Marjorie nous a préparé de superbes logos.

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Pour ma part, je vais replonger avec plaisir dans quelques polars et récits étranges britanniques et irlandais en vous accompagnant dans le cadre du challenge British Mysteries. Vous pouvez nous rejoindre à tout moment, j'espère que j'aurai le plaisir de vous retrouver pour partager papotages, idées de lecture et billets communs. Si vous êtes tentés, je vous propose déjà de premiers rendez-vous autour d'Ann Granger (n'importe quel tome) et d'Enola Holmes (roman ou BD). Voici le billet de lancement du challenge. Vous pouvez aussi nous retrouver sur le groupe facebook.

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Bye bye le Mois anglais, mais... 

Rendez-vous le 1er juin 2017 pour la 6e édition !

(et même un peu avant comme d'habitude pour commencer à organiser nos rendez-vous du mois) !

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27/06/2016

V. H. Leslie, Bodies of Water

leslie_bodies of water.jpgAu mois de mai, j'ai découvert tout à fait par hasard Bodies of Water - roman tout récent d'une jeune femme actuellement en train de travailler à sa thèse. Attirée par la couverture, j'ai vu que les chapitres alternaient les histoires de deux personnages : Kirsten, à notre époque, et Evelyn, à la fin du XIXe. Ajoutons à cela la thématique de l'eau (fascination pour l'eau et hydrothérapie à la mode au XIXe) et je me suis emparée dudit roman sans chercher beaucoup plus loin. Bien m'en a pris !

1871. Evelyn est envoyée par son père à Wakewater house pour y suivre un traitement basé sur le principe d'hydrothérapie alors en vogue. La jeune femme s'est beaucoup engagée pour aider des prostituées des bas-fonds de Londres à changer de vie et s'est particulièrement attachée à l'une d'entre elles, dont on comprend rapidement qu'elle s'est noyée. Comme beaucoup de filles sans espoir, elle a sauté dans la Tamise pour mettre fin à ses tourments. Il est donc ironique qu'Evelyn se retrouve dans un établissement prônant les effets curatifs de l'eau et ayant une vue plongeante sur la Tamise. Autour d'Evelyn, les "invitées" comme aime à les appeler le médecin sont là pour des raisons diverses et variées. L'eau semble soigner tout ce que les Victoriens associent aux troubles féminins, qui englobent un spectre large de maladies, physiques ou psychologiques. Il ne faisait pas bon être une femme à l'époque.

Aujourd'hui. Après une rupture, Kirsten a choisi de s'éloigner de Londres pour se rapprocher du fleuve, qui la fascine. Elle s'installe dans un appartement neuf à Wakewater House, acheté alors que l'ancien établissement commençait à être rénové. A son arrivée, elle découvre avec surprise que les travaux se sont arrêtés et que seule une autre femme s'est installée à l'étage du dessus, le reste du grand bâtiment restant vide, et en partie laissé à l'abandon. L'ambiance est étrange, voire inquiétante. Des fuites commencent à apparaître rapidement sans raison. Elle aperçoit une silhouette de femme dehors qui l'intrigue. Puis visite une ancienne partie de l'hôpital et découvre des pièces dédiées à l'hydrothérapie, autrefois splendides, désormais délabrées et d'une beauté mystérieuse mais dérangeante.

Je m'attendais au début à un roman traitant plutôt de la folie et des méthodes pour la traiter par le passé, sujet qui m'intrigue et que j'ai déjà croisé dans deux romans : The Painted Bridge de Wendy Wallace (à l'époque victorienne, une femme est enfermée sur un motif douteux par un mari soucieux de se débarrasser d'elle ; il la place dans un asile privé au directeur peu scrupuleux) et La Chambre des âmes de F. R. Tallis (dans les années 1950, un jeune docteur prend la direction d'un asile isolé du Suffolk, où plusieurs patientes sont soumises à une cure de sommeil ; des phénomènes étranges commencent à se produire).

C'est le cas, mais l'ambiance va rapidement prendre une autre dimension à travers l'apparition du surnaturel. Celui-ci intervient d'abord par petites touches avant de dominer le récit.

Bodies of Water est un roman d'inspiration gothique envoûtant, original et plutôt subtil, à l'atmosphère sombre mais poétique. L'eau est omniprésente, on la voit, on l'entend, on la pressent à chaque instant. On sent qu'il y a eu un vrai travail de documentation sans que cela ne pèse sur la narration. Si le sujet vous intéresse je le recommande sans hésiter. Espérons que ce premier roman sera suivi d'autres tout aussi réussis.

Quelques liens : Une interview de V. H. Leslie ainsi que son blog.

Lu dans le cadre du Mois anglais et des challenge British Mysteries et Femmes de Lettres.

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130 p

V. H. Leslie, Bodies of Water, 2016

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25/06/2016

Nell Leyshon, Bedlam

leyshon_bedlam.jpgIl y a quelques mois j'ai découvert La Couleur du Lait de Nell Leyshon, roman très original mettant en scène une jeune paysanne soumise à la volonté d'un pasteur hypocrite. Voulant lire d'autres titres de cet écrivain, je suis tombée sur Bedlam lors de mes recherches. Il y est question du tristement célèbre asile de Bedlam au XVIIIe. Ayant un penchant marqué pour les romans historiques anglais et m'intéressant à ce sujet, j'ai donc jeté mon dévolu sur ce titre, qui s'est avéré être une pièce de théâtre présentée pour la première fois au public au Globe en 2010.

Parmi les principaux personnages de Bedlam figure le Dr Carew, médecin en chef de l'asile, qui incarne le "mad doctor" à l'ancienne et a succédé à son père. Il forme - si tant est qu'il ait grand-chose à apprendre - son fils Matthew, qui devra un jour le remplacer... même si ce sympathique jeune homme semble visiblement empoté, pour ne pas dire franchement lent. 

Leur façon d'exercer leur métier va être remis en question par l'arrivée d'un nouvel administrateur, le Dr Maynard, qui porte un réel intérêt aux patients.

Cette pièce résume de manière très efficace ce qu'était alors Bedlam ainsi que la façon de traiter la folie. Les médecins se déclarent volontiers impuissants à guérir réellement les patients (ils ne s'en préoccupent pas non plus), le personnel évoquant davantage des geôliers qu'une quelconque équipe médicale.

Ainsi, le docteur Carew déclare : "We have moved on from feeding patients roasted mouse, and subjecting them to exorcism, but their state remains a mystery" (p26) ou encore My task is not to analyze insanity, but to protect the world from him and him from his own self (p45). Et lorsque son épouse Annabelle lui demande s'il rend visite aux patients pour de se distraire, le docteur rétorque : "Why else would I see them ? I can't take their madness away" (p107).

Les traitements sont sommaires : saignées, bains froids, laxatifs... Et les admissions et sorties acceptées pour des motifs parfois douteux. Citons surtout Stella, internée par son époux pour avoir eu un enfant de son amant. Le docteur Carew juge inutile de donner la parole aux patients, considérant qu'il serait parfaitement ridicule d'écouter les dires d'un fou... bien que l'on puisse se demander qui, du médecin ou du patient, est le moins cohérent dans ses raisonnements. Enfin, chaque semaine, l'asile est ouvert au public et les patients exhibés en échange de quelques pièces. A aucun moment le docteur Carew ne semble considérer qu'au-delà de l'aspect financier, cette expérience peut s'avérer traumatisante et humiliante et, à ce titre, néfaste pour les patients.

D'autres sujets sont traités dans la pièce, qui donne à voir une société plutôt "dépravée" : le gin coule à flot et les relations sexuelles ont toujours une connotation négative (harcèlement sexuels, relations hors mariage se traduisant pour l'une par la déchéance sociale, pour l'autre par une maladie vénérienne). La place de la femme dans la société est également dénoncée, à travers notamment l'internement abusif cautionné par le médecin : The woman is clearly mad. If she can speak that clearly and argue that reasonably then she has no business being on the outside world. Imagine the damage she would wrought (p87)... ou encore le mépris qu'il affiche en public à l'égard de sa femme : "My wife, sir, is a bore" (p27).

A travers cette pièce, Nell Leyshon réussit à faire revivre Bedlam en s'appuyant sur des personnages hauts en couleur, qui aident à planter clairement le contexte historique. Malgré le burlesque et la bouffonnerie qui caractérisent certaines scènes, voilà une pièce qui ne manque pas de profondeur et qui constitue une entrée en matière intéressante pour qui s'intéresserait à ce sujet.

Sur le traitement de la folie en Angleterre et les pratiques douteuses des siècles précédents, voici également deux romans qui m'ont beaucoup plu : The Painted Bridge de Wendy Wallace ; La Chambre des Âmes de Frank Tallis. Enfin, le sympathique roman jeunesse Twelve minutes to Midnight de Christopher Edge se déroule en partie à Bedlam.

Lu dans le cadre de la lecture commune autour du Théâtre anglais.

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128 p

Nell Leyshon, Bedlam, 2010

21/06/2016

Mois anglais : Concours n°5

Pour clôturer notre série de cadeaux, nous vous proposons aujourd'hui de gagner aujourd'hui trois exemplaires de L'été avant la guerre d'Helen Simonson grâce aux Editions NiL.

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Pour remporter ce roman, pas de travail de création cette fois mais une petite recherche... Si vous étiez à Rye en 1914, qu'auriez-vous des chances de trouver comme auteurs sur les étagères poussiéreuses de la douillette petite librairie de la ville ?

Vous avez jusqu'au 28 juin pour nous envoyer vos réponses sur nos deux adresses : myloubook@yahoo.com et cryssilda@hotmail.com

Good luck everyone !

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20/06/2016

M. C. Beaton, Agatha Raisin Enquête, T1, La Quiche Fatale

beaton_agatha raisin t1 quiche fatale.jpegAgatha Raisin a le vent en poupe en ce mois anglais ! Et ce n'est pas étonnant, car voilà une petite série bien sympathique. Les éditions Albin Michel viennent de publier les deux premiers tomes, écrits au début des années 1990 ; les quelques petits signes de décalage temporel (auxquels je ne m'attendais pas car je croyais la série plus récente) m'ont bien amusée.

Self-made woman, directrice d'une agence de communication londonienne, Agatha a pris une retraite anticipée pour venir s'installer dans les Costwolds. Un choix très réfléchi, puisqu'il repose essentiellement sur un souvenir de voyage d'enfance ! Notre héroïne a donc acheté un beau cottage dans un charmant village et confié ses clefs à un décorateur qui a eu la main lourde sur les outils agricoles historiques et autres extrémités. 

Habituée à réussir, à diriger son petit monde, à manipuler et cajoler pour arriver à ses fins, Agatha est un peu perdue à son arrivée. Les villageois sont tous charmants mais à part un sourire, un bonjour et un bref commentaire sur la météo, elle sent que son intégration ne sera pas facile. De toute façon, à moins d'être née sur place, on reste toujours un étranger. Son cottage continue d'ailleurs à être nommé en fonction d'un propriétaire décédé  bon nombre d'années auparavant. Ainsi, on lui dit de son antipathique voisine Mrs Barr : "Elle est nouvelle ici ! (...) Ça fait vingt ans qu'elle est là."

Lorsqu'elle découvre qu'un concours de quiches va se tenir dans le village, Agatha y voit une occasion de se démarquer en gagnant. Petit problème : elle a toujours mangé au restaurant ou acheté des plats cuisinés. Ni une ni deux, la voilà partie pour Londres, pour acheter une quiche aux épinards à un traiteur. En parallèle, elle invite le juge du concours et son épouse à un mauvais dîner affreusement cher dans le restaurant de leur choix, pensant l'amener à la choisir de même qu'elle a su mener par le bout du nez ses relations dans les affaires publiques. Peine perdue, c'est la gagnante habituelle qui remporte le concours. Il semblerait d'ailleurs que l'arbitre de la compétition ait ses favorites dans plusieurs villages et les récompense à travers divers concours (confitures, chiens...). Manque de chance, le voilà qui décède dans la nuit après avoir mangé des restes de la quiche d'Agatha.

S'ensuit une enquête qui conclut rapidement à un empoisonnement accidentel. Mais Agatha n'est pas convaincue, continuant à poser des questions... et à se faire quelques ennemis au passage.

Ce roman n'est pas un whodunnit classique. L'intégration d'Agatha Raisin dans le village, ses interventions aux réunions du comité féminin local, ses virées au pub, son organisation d'une vente de charité nous intéressent tout autant que le fait de savoir ce qui est vraiment arrivé au juge. C'est un roman frais, léger, qui nous permet à l'occasion de découvrir un peu les Costwolds. Une lecture vraiment plaisante. J'ai hâte de découvrir le 2e tome, même s'il semble un peu en dessous du premier d'après ce que j'ai pu lire de vos avis. 

Merci aux éditions Albin Michel pour cette découverte !

Cryssilda et moi vous faisons gagner ce premier tome des aventures d'Agatha Raisin pour le mois anglais. N'hésitez pas à aller voir les concours que nous vous proposons grâce aux éditeurs partenaires de nos blogs. Nous avons seulement annoncé les gagnantes du premier concours et pourrons nous poser ensemble sur les concours suivants la semaine prochaine ; vous pouvez donc toujours y participer ! 

Lu dans le cadre de la LC consacrée aux auteurs contemporains sur le Mois anglais, ainsi que pour les challenges British Mysteries et Femmes de Lettres.

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320 p

M. C. Beaton, Agatha Raisin Enquête, T1, La Quiche Fatale, 1992

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18/06/2016

Mois anglais : Concours n°4

Aujourd'hui, grâce aux Editions Points que nous remercions, nous avons le plaisir de faire gagner à trois d'entre vous un lot comprenant les trois titres suivants :

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- Henry James, La coupe d'or (collection Signatures)

- Stella Gibbons, Westwood - mon billet par ici

- Elizabeth Gaskell, Mary Barton

Pour remporter ce lot, nous vous proposons d'imaginer une scène inspirée des trois couvertures ci-dessus. Prolixes ou minimalistes, on espère que vous vous amuserez bien !

Les auteurs des trois scènes qui nous marqueront, nous amuseront, nous étonneront le plus recevront chacun ces trois romans.

Vos réponses sont à nous envoyer par mail au plus tard le 25 juin prochain sur nos deux adresses : cryssilda@hotmail.com et myloubook@yahoo.com.

Bonne chance à toutes et à tous !

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17/06/2016

Arthur Conan Doyle, Sherlock Holmes, The Five Orange Pips / BBC L'Effroyable Mariée

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Récemment, j'ai vu l'épisode du Nouvel an 2016 de l'excellente série BBC Sherlock, "L'Effroyable mariée" ou "The Abominable bride". C'est un épisode qui avait tout pour me plaire car l'histoire se déroulait cette fois-ci essentiellement à la fin du XIXe, même si Sherlock finissait par reprendre conscience à notre époque.

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Vêtue de sa robe de mariée, Emelia Ricoletti fait feu sur plusieurs passants dans la rue pour attirer l'attention sur elle, avant de se suicider d'une balle dans la bouche devant de nombreux témoins. Néanmoins, on raconte qu'elle serait revenue d'entre les morts pour tuer son époux peu après. La rumeur dit qu'elle serait réapparue ensuite pour commettre d'autres meurtres.

Quelque temps plus tard, Lady Carmichael fait appel à Holmes : son mari Sir Eustace a reçu une lettre contenant cinq pépins d'orange, un courrier qui pour lui revient à une menace de mort. Holmes et Watson vont se rendre dans la propriété du couple pour protéger Sir Eustace, sans y parvenir. La mariée semble avoir encore frappé.

C'est un épisode particulier au sein de la série. D'abord pour son cadre historique, mais aussi l'intervention du paranormal avec une mariée morte pour le moins effrayante. Et enfin, c'est aussi un fiasco pour Holmes qui ne parvient pas à protéger son client. J'ai eu plus de mal à adhérer aux allers-retours dans le présent mais hormis cela, c'est un épisode qui m'a beaucoup plu et qui me marquera je pense davantage que d'autres.

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Série Sherlock, L'Effroyable Mariée / The Abominable Bride, Episode du Nouvel an 2016

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série anglaise,série bbc,sherlock holmes,sherlock bbc,arthur conan doyle,the five orange pips,cinq pepins d'orange,l'effroyable mariee,the abominable bride,mois anglais,mois anglais 2016,british mysteries,challenge british mysteriesEn me renseignant un peu, j'ai découvert que cet épisode s'était principalement inspiré d'une nouvelle extraite des Adventures of Sherlock Holmes, "The Five Orange Pips". Je l'ai donc lue, sachant que je ne suis pas une grande lectrice de Doyle. J'ai beaucoup apprécié Le Pacte des Quatre, abandonné A Study in Scarlet en raison d'un passage dans les grands espaces sur lequel je bloquais (oui pour moi, l'attrait de Holmes vient en grande partie de son lieu de résidence au 221B Baker street, je n'ai aucune envie de devoir ensuite partir dans la pampa pour suivre ses aventures... même si je sais que ce roman est censé être excellent et que je ne désespère pas de le lire enfin)... hormis ces deux lectures, seulement quelques nouvelles découvertes à l'adolescence et oubliées depuis. Bref, ma culture holmesienne reste à faire.

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Force est de constater que les aventures de Sherlock Holmes peuvent être passablement barbantes. Je gardais un souvenir très positif du Signe des Quatre, aussi bien du point de vue de l'intrigue que du ton adopté par l'auteur (beaucoup d'humour surtout). Ici, à partir d'une idée de départ extrêmement prometteuse, Doyle nous offre une nouvelle bâclée, qui se laisse lire mais ne présente pas un grand intérêt.

Dans The Five Orange Pips, alors que Watson séjourne quelques jours chez son ami Holmes au 221B Baker Street parce que sa femme est partie rendre visite à sa famille, la tempête fait rage dehors. Arrive un jeune homme, John Openshaw, venu chercher de l'aide auprès du célèbre détective. Il a passé son adolescence avec son oncle, revenu brusquement des Etats-Unis où il avait fait fortune en Floride. Suite à l'arrivée d'une lettre marquée par les initiales "K K K" et contenant cinq pépins d'orange, son oncle fait son testament, avant de mourir quelques mois plus tard, noyé dans un bassin d'eau peu profonde de son jardin. Un suicide pour la police. Puis c'est son héritier, le père de John, qui reçoit une lettre de menace semblable avant de faire une chute accidentelle, mortelle bien sûr. John se présente chez Holmes alors qu'il vient de recevoir lui-même la fatale lettre. Malheureusement pour lui, il décèdera la nuit-même de manière "accidentelle" lui aussi, Holmes n'ayant pas suffisamment anticipé les risques qu'il courait à se rendre seul à la gare en soirée.

Ayant compris que le cas avait un rapport avec le Ku Klux Klan (la tâche était ardue), Holmes fait quelques recherches qui lui permettent de lier les menaces et décès suspects à un bateau et à trois membres de l'équipage en particulier (car assez opportunément, il n'y a que trois Américains sur le bateau...!). Ses déductions ne sont tout de même pas fulgurantes et hormis un cours fait à Watson à propos du Ku Klux Klan, cette nouvelle coule comme un court fleuve tranquille, très tranquille. Holmes n'est certainement pas au mieux de sa forme (Doyle non plus). Hormis la lettre mystérieuse, il n'y a pas grand-chose à sauver de ce récit : une intrigue plus que mince, un Holmes fade et ennuyeux, nullement brillant... j'espère que d'autres nouvelles ont quand même un peu plus de consistance et permettent de retrouver l'humour que j'avais tant apprécié dans Le Pacte des Quatre !

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Arthur Conan Doyle, The Five Orange Pips (extrait de The Adventures of Sherlock Holmes), 1891

Article rédigé dans le cadre du rendez-vous "Sherlock Holmes, l'original et les produits dérivés ou Arthur Conan Doyle" pour le Mois anglais, et pour le challenge British Mysteries.

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16/06/2016

Mois anglais : Concours n°3

C'est toujours un peu Noël en ce Mois anglais, grâce aux éditeurs partenaires de nos blogs.

Aujourd'hui, grâce aux éditions Albin Michel que nous remercions pour leur gentillesse, nous vous proposons de participer à un jeu concours pour tenter de gagner le 1er tome des enquêtes d'Agatha Raisin, la fameuse "Quiche fatale". Trois exemplaires sont en jeu.

Si vous ne connaissez pas encore Agatha, n'hésitez pas à aller voir les billets recap du Mois anglais pour retrouver les articles qui commencent déjà à fleurir sur ce roman !

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Pour participer, rien de plus simple ! La quiche fatale a été dégustée dans le cadre d'un concours de quiches (eh oui, le charme de la vie des villages anglais...). Pour gagner ce concours, quelle quiche auriez-vous choisi de proposer au jury ? N'hésitez pas à nous proposer des recettes farfelues !

Les gagnants seront désignés par tirage au sort.

Vos réponses sont à nous envoyer par mail au plus tard le 22 juin prochain sur nos deux adresses : cryssilda@hotmail.com et myloubook@yahoo.com.

Good luck everyone !

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14/06/2016

Mois anglais 2016 : Résultats du Concours nº1

Nous avons le plaisir de vous annoncer le nom des trois gagnantes du premier concours de ce mois anglais: Pativore, Larie Lys (qui participe au mois anglais sur le groupe facebook) et Mrs Figg remportent un exemplaire des Jonquilles de Green Park. Bravo à vous trois !

Merci de nous envoyer vos adresses postales par mail à cryssilda@hotmail.com et myloubook@yahoo.com.

les jonquilles de green park

 

Et pour le plaisir, voici le poème bucolique de Mrs Figg, qui invite aux pensées vagabondes :

"Rêveries de printemps.

 

Quand le hérisson pointe son nez hors du terrier,

Que les lys et les narcisses de William Morris s'incarnent,

Dans l'herbe tendre, se dressent les cerisiers sauvages.

Quand le soleil, à travers les timides treuillages

des lierres et des jacinthes, envahit les bords de Marne,

je rêve de manoirs cossus, de cimetières moussus et d'aller

à Londres, admirer les jonquilles de Green Park … "

******

Nous en profitons pour vous rappeler que vous pouvez encore participer au jeu concours pour remporter Le Célibataire de Stella Gibbons (deux exemplaires en jeu). Pour participer, c'est très simple : vous trouverez toutes les indications ici et . Dépêchez-vous, le concours est bientôt terminé ! Bonne chance à toutes et à tous !

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11/06/2016

Henry James, La Bête dans la Jungle / Lamb House (Rye)

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Aujourd'hui, pour la lecture commune du Mois anglais autour d'un écrivain anglais d'origine étrangère, j'ai choisi de consacrer un article à Henry James, qui demanda à être naturalisé à la fin de sa vie. L'écrivain vivant à Rye et très tourné vers l'Europe avait en effet été choqué par la neutralité des Etats-Unis au début de la 1ère guerre mondiale.

Mon choix s'est porté sur une longue nouvelle rédigée à l'origine pour compléter un recueil, La Bête dans la Jungle. Outre le fait que j'avais croisé ce titre à de nombreuses reprises et lu qu'il faisait partie des oeuvres majeures de James, je l'ai choisi car il avait été écrit à Lamb House à Rye - ou plutôt, dicté en trois fois en 1902.

Henry James n'est pas un auteur facile. Si certains textes sont très abordables, d'autres exigent beaucoup d'attention de la part de leurs lecteurs. C'est sans aucun doute le cas de celui-ci.

En visitant la demeure de Weatherend avec un groupe d'amis, John Marcher retrouve May Bartram, rencontrée en Italie une dizaine d'années plus tôt. Si Marcher se souvient l'avoir déjà vue, il a presque tout oublié des circonstances de leur rencontre alors que la jeune femme en garde un souvenir très exact. Plus particulièrement, elle se souvient d'une confession que lui a faite Marcher, qui lui a dit se savoir promis à un grand évènement, menacé par cette "Bête dans la jungle" dont il ne sait rien, si ce n'est qu'elle bondira un jour. Marcher est surpris de s'être livré à la jeune femme et de l'avoir oublié alors qu'il pensait ne jamais s'être ouvert à quelqu'un de son obsession. Il lui demande alors si elle est prête à veiller avec lui jusqu'à l'accomplissement de son destin. A partir de cet instant, les deux jeunes gens vont devenir amis, se fréquenter régulièrement à Londres et vieillir, non pas ensemble mais côte à côte. Finalement, May comprend ce qu'était cet évènement et sait qu'il s'est déjà produit mais John reste toujours perplexe. Ce n'est qu'après la mort de son amie que lui viendra la brutale révélation.

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Mélancolique, ce texte aux accents philosophiques pourrait être l'histoire d'un amour manqué, d'une vie stérile, mais il ne se "limite pas" à cela. Il s'inspire des mythes classiques et de leur ironie (en cherchant à fuir un destin on le rencontre). Il se focalise avant tout sur un personnage totalement tourné vers lui-même et ainsi, se concentre principalement sur sa psychologie, ses tourments, ses doutes, ses limites - John Marcher est au final assez pathétique. Cette nouvelle trouve notamment son origine dans l'amitié qui liait James à Constance Woolson, qui aurait attendu davantage de leur relation et dont le suicide supposé - elle "tomba" dans le Grand Canal à Venise depuis sa fenêtre - marqua profondément l'écrivain. 

Un texte riche, que je ne recommanderais pas pour découvrir James cependant car il est assez ardu de prime abord. J'ai d'ailleurs pris davantage conscience des différentes implications du récit grâce aux commentaires pointus de l'édition de la Pléiade.

D'autres avis chez MissyCornish et George.

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126 p (pour l'édition du Livre de poche)

Henry James, La Bête dans la Jungle, 1903

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Je voulais profiter de ce billet pour vous présenter quelques photos prises à Rye en avril dernier. Les hommages à Henry James seront nombreux cette année, comme celui ci-dessous :

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J'avais surtout envie de partager avec vous quelques photos de Lamb House, la maison de Henry James à Rye.

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Photos Copyright MyLouBook

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09/06/2016

Nancy Mitford, Wigs on the Green

mitford_wigs on the green.jpgFin mars / Début avril, je suis allée me ressourcer dans la campagne anglaise équipée de Wigs on the Green de Nancy Mitford, qui se déroule entre un village et les terres d'une grande propriété. Ce roman m'a donc semblé tout indiqué pour ma participation à la LC du Mois anglais autour de la Campagne Anglaise.

Cela fait bien longtemps que je n'avais pas lu cet auteur dont j'avais beaucoup apprécié deux titres, découverts alors que ce blog en était encore à ses balbutiements (La poursuite de l'amour et L'amour dans un climat froid). Wigs on the Green m'a été offert par Alice de Books are my Wonderland dans le cadre du Swap British qu'elle organisait l'an dernier. J'avais été très gâtée comme vous pouvez le constater.

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Dans Wigs on the Green, quatre personnages viennent de s'installer pour quelque temps dans le village de Chalford et vont lier connaissance. Ayant reçu un petit héritage qui fait de lui un parti un peu plus intéressant, Noel est venu dans le but de séduire l'héritière locale Eugenia Malmains, sur les conseils de son ami Jasper, très opportuniste, également du voyage pour profiter au mieux des nouvelles ressources financières de Noel. Marjorie fuit un mariage prestigieux avec un homme qu'elle n'aime pas. Elle est accompagnée de son amie Poppy, qui a une vision beaucoup plus pragmatique du mariage et s'apprête à flirter avec Jasper pendant que son propre époux a une nouvelle passade avec une jeune fille. Ajoutons à cela Mrs Lace, un peu plus âgée mais toujours séduisante, qui va s'intéresser à Noel à partir du moment où on lui aura fait croire qu'il s'agit d'un mystérieux prince là incognito (ce qui donnera lieu à quelques passages cocasses). Le groupe va rejoindre la branche fasciste locale pour plaire à Eugenia. La jeune fille est enthousiaste et obsédée par la cause en question. Si elle est assez ridicule, ses nouvelles connaissances le sont tout autant en se ralliant au mouvement pour des raisons qui n'ont rien à voir avec leurs convictions politiques. Un grand rassemblement festif en faveur du fascisme va les mobiliser et rythmer leurs rencontres tout au long du roman.

Bien évidemment, l'humour est le maître mot pour Nancy Mitford, qui tourne tout le monde en dérision et ne résiste pas aux boutades. Par exemple, voici une réaction qui m'a amusée suite à un discours particulièrement enflammé d'Eugenia en faveur de la cause fasciste : The yokels stood first on one foot and then on the other. Finally, one of them removed a straw from his mouth and remarked that they had all enjoyed Miss Eugenia's speech very much, he was sure, and how was His Lordship's hay-fever? (p10) - His Lordship étant le grand-père d'Eugenia, dont le rhume des foins parle davantage à la population locale que les grands discours de la jeune fille.

J'ai passé un bon moment en lisant Wigs on the Green. Néanmoins, c'est un roman plutôt dérangeant, même si l'on considère qu'il a été écrit dans les années 1930, avant que l'Europe ne prenne pleinement conscience de toutes les implications de la montée du fascisme. Nancy Mitford nous livre ainsi une nouvelle comédie inspirée de ses soeurs Diana et Unity, l'une maîtresse puis épouse du fondateur de la British Union of Fascists, Sir Oswald Mosley, l'autre admiratrice inconditionnelle de Hitler qui ira jusqu'à tenter de se suicider lors de l'entrée en guerre du Royaume-Uni contre l'Allemagne. La publication de ce livre entraîna une brouille entre les soeurs Mitford et Nancy s'opposa à sa réédition en 1951, jugeant notamment qu'il était désormais du plus mauvais goût de faire des plaisanteries à propos du nazisme. Cependant - et c'est ce qui m'a vraiment gênée à la lecture - Nancy disait quelques années plus tôt à ses soeurs que le livre était pour l'essentiel en faveur du fascisme, malgré quelques plaisanteries. Le fait est que non seulement les fascistes du roman ne sont pas plus ridicules que les autres personnages mais qu'in fine, le roman se traduit par un happy end où la jeune héritière Eugenia Malmains réalise son rêve en rencontrant le leader du parti grâce à l'efficacité de son action sur le plan local, le lecteur assistant ensuite à un mariage très joyeux entre les fascistes de Chalford. Je connaissais les attirances obscures de certaines Mitford pour le nazisme ou le fascisme anglais mais n'avais pas réalisé que Nancy était elle aussi plutôt sensible à ce discours et en tout cas suffisamment détachée du sujet pour ne nous livrer ici aucune critique de fond - ni en faire l'apologie d'ailleurs, si tel était son choix. Même en lisant ce roman avec un oeil contemporain, même en connaissant l'ambiguïté de la position de Nancy Mitford sur le sujet, difficile de ne pas être gêné par l'insouciance de l'écrivain qui ne s'implique pas sur le plan politique.

L'avis en anglais de All The Pretty Books.

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170 p hors introduction

Nancy Mitford, Wigs on the Green, 1935

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08/06/2016

Mois anglais : Concours n°2

On vous gâte pendant le Mois anglais !

Aujourd'hui, nous avons le plaisir de vous donner la possibilité de gagner Le Célibataire de Stella Gibbons, grâce aux Editions Héloïse d'Ormesson que nous remercions pour leur gentillesse. Deux exemplaires sont en jeu.

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Après vous avoir invité à faire appel à votre âme de poète, nous vous proposons cette fois-ci de décrire pour nous ce célibataire tel que vous l'imaginez, dans un petit texte où la seule contrainte est de croquer son portrait avec un brin d'humour à l'anglaise.

Vos textes sont à nous envoyer par mail au plus tard le 15 juin prochain sur nos deux adresses : cryssilda@hotmail.com et myloubook@yahoo.com.

Les auteurs des deux textes qui nous amuseront le plus recevront chacun un exemplaire de ce roman.

A vos claviers et surtout, have fun ! Nous avons hâte de vous lire !

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07/06/2016

Jane Austen & Becca Stadtlander, Pride and Prejudice retold

austen_stadtlander_pride and prejudice.jpgJe n'étais pas du tout partie pour présenter ce petit livre lors du rendez-vous du Mois anglais consacré à Jane Austen mais, faute d'organisation, j'ai finalement choisi de le relire et de vous en parler enfin - car je l'avais découvert à sa sortie sans faire de billet.

Classics Unfolded est une petite collection assez étonnante à destination de la jeunesse. Le but est de présenter une oeuvre classique en quelques pages illustrées.

Le format est déjà original en lui-même : un étui à l'intérieur duquel se trouve un fascicule cartonné replié en éventail.

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Photo Copyright MyLouBook

Le fascicule comprend quant à lui 16 pages. La première introduit les personnages principaux. La dernière comprend un résumé de l'histoire et de ses thématiques à lire en 30 secondes environ. Enfin, les autres pages reprennent les temps forts du roman à travers des scènes illustrées. Chaque scène est accompagnée d'un extrait du roman et d'une petite phrase résumant très succinctement l'évènement clef concerné.

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Photo Copyright MyLouBook

Voilà une bien jolie collection. Ce Pride and Prejudice retold séduira forcément les janéites car c'est un bel objet. J'ai trouvé le principe inventif et l'idée bien exécutée, même si évidemment, pour résumer Pride and Prejudice en quelques dessins, on oublie beaucoup de personnages et moult scènes qui font la richesse du roman. L'ouvrage a le mérite d'introduire l'oeuvre et, il faut l'espérer, doit normalement donner envie de découvrir le texte d'origine. Ma petite lectrice en herbe a été très intriguée par le format en me voyant déplier cette feuille cartonnée. Il a fallu que nous regardions ensemble toutes les images et elle me demandait qui étaient les personnages... malgré son très jeune âge qui ne lui permet pas de retenir grand-chose de ce type de récit (même si elle a adoré s'essayer à prononcer quelques mots anglais et a apparemment retenu le nom "Bennet") je trouve cela plutôt encourageant.

A l'origine, j'avais découvert cette collection alors que je cherchais des adaptations d'Alice in Wonderland, mais finalement j'ai opté pour ce titre-ci. J'étais tentée également par The Secret Garden que j'avais adoré petite mais que j'ai complètement oublié. Je me demande tout de même quelle impression on peut avoir d'une oeuvre en la découvrant de cette façon. Est-ce suffisant pour inciter à la lire ? Ou est-ce plutôt un objet à collectionner qui séduira surtout les lecteurs déjà convaincus ? Pour un jeune public, il me semble que ce livre peut plutôt servir de support lors d'une lecture avec un proche qui pourra enrichir cette base avec ses souvenirs de l'oeuvre présentée.

Une jolie découverte en tout cas !

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16 p

Jane Austen, Pride and Prejudice Retold in pictures by Becca Standtlander, 2015 

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03/06/2016

Stella Gibbons, Westwood

gibbons_westwood_points.jpgJ'ai plusieurs Stella Gibbons en attente chez moi et je m'en réjouis après cette première lecture. Si Westwood n'est pas tout à fait un coup de coeur, c'est un roman tout en nuances qui ravira les amateurs de littérature anglaise et notamment, de classiques "Vintage".

Jeune enseignante, Margaret vient de s'installer à Londres pendant la guerre avec ses parents, qui lui donnent l'image d'un mariage peu épanouissant. Dotée d'un physique quelconque, la jeune femme est très, voire trop sérieuse, malgré une grande sensibilité pour l'Art sous ses différentes formes. A l'inverse, son amie d'enfance Hilda récemment devenue sa voisine est très jolie, assez frivole, ne s'intéresse qu'aux films faciles et semble supporter la guerre avec une légèreté qui fait défaut à Margaret.

gibbons_westwood.jpgPar hasard, Margaret fait la rencontre du peintre Alexander Niland et de son beau-père dramaturge Gerard Challis, qui s'avère être un proche voisin vivant à Westwood, une superbe maison. Grâce à Zita, réfugiée juive travaillant chez les Challis, Margaret va obtenir son droit d'entrée à Westwood et côtoyer ainsi cette famille qui la fascine, en particulier le dramaturge qu'elle juge tout à fait admirable. Peu lui importe de devoir supporter les railleries de sa fille superficielle ou d'être régulièrement sollicitée pour s'occuper des petits-enfants que les femmes de la maison semblent incapables de gérer seules (sans penser même aux hommes, artistes au-delà de toutes ces considérations bassement matérielles -  à une époque où, de toute façon, l'homme ne joue pas ce rôle dans le foyer). Bien qu'on ne puisse se retenir de grincer des dents face aux mauvaises manières et à l'arrogance des Challis et des Niland, qui profitent allègrement de Margaret, difficile de ne pas être sous le charme de cette maisonnée. Nous suivons ainsi Margaret pendant plusieurs mois, entre son travail qu'elle prend moins au sérieux au fil du temps, ses visites à Westwood, ses sorties au concert et l'intimité qu'elle noue avec un ami de son père... autant de changements dans son quotidien qui la feront évoluer.

En parallèle, et bien que sûr de son pouvoir de séduction, le cinquantenaire Gerard Challis fait une cour laborieuse à Hilda, rencontrée dans le métro. Le charme et la beauté de la jeune femme l'empêchent d'admettre ses lacunes intellectuelles et son indifférence royale à tous ses discours pompeux. Bien évidemment, Hilda et Margaret sont loin de se douter du fait que toutes deux côtoient le même homme dans des circonstances bien différentes.

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On savoure ce roman délicat qui fait vivre sous nos yeux Hampstead et Highgate sous le Blitz, nous donnant à voir une capitale très vivante et gaie malgré les bombes allemandes. Le portrait qui nous est fait de Londres nous offre de très beaux passages, tel que celui-ci par exemple : Tant que dura l'été, la beauté l'emporta sur la tristesse, car le soleil bénissait toute chose - les ruines, les visages fatigués, les fleurs sauvages aux longues tiges et les étendues obscures d'eau stagnante - et, durant ces mois de calme, Londres dévasté fut aussi beau qu'une ville de rêve (p 8).

Stella Gibbons ne fait pas de cadeau à ses personnages : chacun a son lot de défauts, et même si aucun n'est fondamentalement antipathique, il est difficile de les apprécier ou, a fortiori, de les admirer. Notre héroïne n'échappe pas à la règle en raison de la passivité dont elle fait preuve alors que tout le monde semble trouver normal de profiter de sa générosité.

Preuve du plaisir que j'ai pris à le lire, mon exemplaire de Westwood est constellé de post-its, aussi bien pour retrouver de belles descriptions, des considérations sur la psychologie des personnages ou tout simplement, des touches d'humour. Je ne résiste pas au plaisir de vous citer cet extrait où Margaret farfouille dans une pile de livres d'occasion : Alors qu'elle ouvrait avec circonspection des sermons et des biographies de respectables nullités du dix-neuvième siècle depuis longtemps défuntes, elle aperçut soudain ce gros volume d'âge vénérable, dont la reliure vert foncé avait connu des jours meilleurs et dont la couverture arborait encore une gravure dorée défraîchie de la porte de Highgate (p 344).

Amoureux des lettres anglaises, Stella Gibbons est à découvrir sans plus attendre !

Lu dans le cadre du Mois anglais organisé ici et avec ma comparse Cryssilda, pour la lecture commune autour des (Vieilles) dames indignes ou indignées (thème qui me laisse un peu perplexe mais qui est il est vrai très amusant).

L'avis en anglais de Book Snob, qui émet quelques réserves que je rejoins en partie, même si j'ai trop apprécié ce livre pour souhaiter mettre en avant ses quelques faiblesses.

Merci aux Editions Points pour cette lecture !

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522 p

Stella Gibbons, Westwood, 1946

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