Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/07/2011

Callander, Ecosse

filmimogene-mccarthery02.jpgDepuis le début du challenge Kiltissime, l'indomptable Imogène McCarthery a fait l'objet de nombreux articles, à tel point qu'il n'y a sans doute plus grand-chose à dire au sujet du film de 2010 inspiré du premier roman de la série d'Exbrayat.

Ecossaise et fière de l'être, Imogène vit en exilée à Londres et travaille en tant que secrétaire à l'amirauté. Elle se chamaille avec ses collègues, prend sous son aile une collègue à moitié écossaise et tient régulièrement tête à son supérieur hiérarchique, qui n'est  jamais rien qu'un Gallois à demi sauvage ! Lorsqu'elle est convoquée par la direction suite à une ultime altercation, Imogène envisage déjà son licenciement. C'est une surprise qui l'attend, puisqu'on lui demande de jouer les espionnes et de remettre dans le plus grand secret les plans d'un avion qui intéresserait grandement la puissance russe (nous sommes encore en période de guerre froide). Dès lors, Imogène part dans les Highlands, son "pays" natal, bien décidée à défendre jusqu'à la mort la précieuse enveloppe qui lui a été remise.

filmimogene-mccarthery03.jpg

Maintenant que j'ai lu le premier roman d'Exbrayat (découvert après le film), je me rends compte des nombreuses libertés prises avec Ne vous fâchez pas, Imogène ! Dans ce dernier, Imogène s'imagine bien plus facilement que tous les hommes qui l'entourent s'intéressent à elle ; elle ne retrouve aucun amour d'enfance en revenant à Callander, ainsi le happy end est bien moins fleur bleue. On retrouve en revanche dans le film l'humour décalé, l'exagération et les stéréotypes volontaires qui font du roman d'Exbrayat une lecture très divertissante.

filmimogene-mccarthery04.jpg

Le film Imogène McCarthery m'a énormément amusée et, si j'ai pu lire quelques avis très négatifs, je ne partage pas du tout la frustration de ceux qui ont vu dans cette bluette un film fade est passablement ennuyeux. Catherine Frot incarne à la perfection Imogène et Lambert Wilson fait un parfait imbécile heureux, rôle nouveau pour lui mais qui lui sied à merveille (n'y voyez aucune ironie, j'ai simplement apprécié le décalage entre ce rôle et l'image que l'on a en général de Wilson).

Comme vous le voyez ci-dessous Imogène est une espionne très discrète !

filmimogene-mccarthery06.jpg

Mais elle sait au moins régler proprement les situations problématiques !

filmimogene-mccarthery05.jpg

A conseiller sans hésitation si vous aimez l'humour au quinzième degré... en ce qui me concerne, j'ai vu deux reprises ce film et me suis régalée à chaque fois ! Et Mr Lou, qui rechignait à le voir, s'est bien amusé lui aussi.

Mon billet sur le roman Ne vous fâchez pas, Imogène ! de Charles Exbrayat.

3,5coeurs.jpg

 

 

Imogène McCarthery, un film de Franck Magnier et Alexandre Charlot (2010)

exbrayat, imogène mccarthery, écosse, challenge kiltissime

10/05/2011

Will you marry him ?

ideal-husband-dvdcover.gifMon deuxième billet à la fois pour le challenge Back to the Past et le challenge Oscar Wilde sera consacré à l'adaptation de An Ideal Husband de 1999.

Sir Chiltern (Jeremy Northam) est un jeune membre du Parlement à qui la vie sourit : il a une épouse aimante et tout simplement parfaite (Cate Blanchett), il est riche, bien en vue et de plus en plus influent dans la sphère politique. Le couple est aux yeux de tous un modèle d'intégrité et est notamment régulièrement cité en exemple par le Comte de Caversham à son fils bien indolent, Lord Goring (Rupert Everett).

an ideal husband,un mari idéal,oscar wilde,théâtre,époque victorienne,londres,londres xixe,angleterre,angleterre victorienne,angleterre xixe,jeremy northam,rupert everett,julianne moore,cate blanchett,mininie driver

Mais, en dépit de leur respectabilité apparente, les Chiltern doivent leur fortune à un scandale financier : c'est là qu'entre en scène une bien vile créature (Julianne Moore). Détenant une preuve des malversations de Sir Chiltern, elle le fait chanter, menaçant d'informer la presse de la fraude dont il est coupable, à moins qu'il ne recommande devant le Parlement un projet dans lequel elle a investi une forte somme.

an ideal husband,un mari idéal,oscar wilde,théâtre,époque victorienne,londres,londres xixe,angleterre,angleterre victorienne,angleterre xixe,jeremy northam,rupert everett,julianne moore,cate blanchett,mininie driver

Parallèlement à la descente aux enfers du couple, leur ami Goring a d'autres soucis : son père lui demande de cesser sa vie de débauché et de se marier, enfin !

an ideal husband,un mari idéal,oscar wilde,théâtre,époque victorienne,londres,londres xixe,angleterre,angleterre victorienne,angleterre xixe,jeremy northam,rupert everett,julianne moore,cate blanchett,mininie driver

Un joli film au casting impeccable. L'humour de Wilde, des costumes soignés, des décors dans l'ensemble réussis (si l'on oublie quelques arrières plans peints qui semblent dater un peu !)... au final un costume drama rassemblant à peu près tous les éléments que j'apprécie dans ce type de film, même si je n'ai pas eu le même coup de coeur que celui que j'ai éprouvé en voyant The importance of being earnest, un poil plus abouti et surtout un peu plus fou et original. A noter parmi les cinq principaux acteurs la présence de Jeremy Northam, un acteur que j'avais déjà trouvé excellent dans un autre film d'époque, Emma.

Et la pièce a été lue par : Theoma.

Le billet recap pour laisser les liens vers vos chroniques sur les costume dramas : Back to the Past !

Et le groupe Facebook pour partager vos découvertes, commenter l'interprétation des uns et des autres et (accessoirement) parler chemise mouillée !

4coeurs.jpg

 

 

An Ideal Husband,  un film d'Oliver Parker, 1999

LOGO tea cup 02.jpg Oscar Wilde challenge logo.jpg

 

 

 

 

 

 

Challenge Oscar Wilde :

Ecrits de Wilde :

An Ideal Husband : Theoma

Lady Windermere's Fan : Titine

The Picture of Dorian Gray : Lou

Les adaptations sur petit et grand écran :

An Ideal Husband (1999) : Lou

Lady Windermere's Fan (1925) : Titine

Et je vous propose une lecture commune coquine pour commencer l'été, avec Teleny (1er juillet)!

25/04/2011

It happened in 1912

downton01.jpeg

C'est d'abord Lilly qui m'a fait noter le nom de cette série (suite à une mention dans son blog-it express je crois !). Puis vous avez été plusieurs à publier des billets sur Downton Abbey en peu de temps. Alors évidemment, lorsque je suis allée en Angleterre il y a quelques semaines, j'ai couru au HMV pour me procurer le précieux coffret de la saison 1. Et, ô surprise ! j'ai été complètement séduite à mon tour !

Tout commence en 1912... année qui, comme vous le savez certainement, a vu le Titanic sombrer. Lord Grantham apprend par télégramme le décès de l'héritier du titre et du domaine, qui devait épouser sa fille aînée Mary. Cette nouvelle vient bouleverser les arrangements pris par la famille, et Lord Grantham se voit obligé de chercher le nouvel héritier direct du domaine. Il s'agit de Matthew Crawley, juriste de Manchester et représentant par excellence de la "middle class".

downton04.jpeg

Invité ainsi que sa mère à résider dans une maison proche de Downton Abbey, Matthew fait ses premiers pas dans un monde tout à fait nouveau pour lui, celui de l'aristocratie et des propriétaires terriens. Il suscite des réactions hostiles de la part de Mary et de la grand-mère de celle-ci, qui le voient  d'abord comme un vulgaire profiteur et espèrent trouver une alternative. Mais les termes de la succession sont clairs : Matthew héritera du titre et du domaine.

downton03.jpeg

La première saison court sur deux années, du naufrage du Titanic à l'annonce de l'entrée en guerre contre l'Allemagne. Deux années pendant lesquelles ne manquent pas rivalités, calculs, amours et amitiés, aussi bien parmi les maîtres des lieux que leurs domestiques, qui se considèrent pour quelques-uns comme partie intégrante de la famille.

downton07.jpeg

Downton Abbey est une vraie réussite à bien des égards, à commencer par la restitution d'une époque et d'un lieu : costumes magnifiques (notamment les robes des filles de Lord Grantham, aux coupes déjà assez modernes), mobilier, voitures, maisons et domaine... des éléments auxquels la production a accordé une attention toute particulière. La série présente également un réel intérêt cinématographique de par ses plans soignés et son esthétisme très maîtrisé (ce qui à mon sens fait défaut dans des séries antérieures d'ITV ou de la BBC comme Emma d'ITV ou ma très chère série Pride and Prejudice de la BBC).

downton08.jpeg

Comme d'autres avant moi, j'ai beaucoup apprécié cette structure inspirée de Gosford Park (et pour cause, le réalisateur de l'un est aussi l'auteur du scénario de l'autre), où les vies des maîtres et de leurs domestiques sont suivies en parallèle et se croisent parfois. La série me rappelle également le très beau film Les Vestiges du Jour, notamment à travers  les attentions délicates et discrètes de Mr Bates et d'Anna.

downton06.jpeg

Lord Grantham est un aristocrate éclairé qui s'intèresse au bien-être de ses domestiques : il recrute Mr Bates, ancien compagnon de guerre, alors que celui-ci souffre d'un handicap ; il envoie Mrs Patmore à Londres pour la faire opérer des yeux ; de façon générale, il se fie au majordome quant à l'intendance et s'intéresse de près aux éventuels problèmes qui peuvent surgir entre domestiques, cherchant à se montrer juste en toute occasion.

downton19.jpeg

Un personnage auquel on s'attache facilement donc. Et d'une façon générale, il me semble que beaucoup de personnages sont relativement faciles à cerner, voire parfois un peu manichéens : par exemple parmi les domestiques, les deux antipathiques n'ont pas grand-chose pour tempérer leur conduite (si ce n'est peut-être, pour O'Brien, une once de remord après la fausse couche - mais je n'en dirai pas plus pour ceux qui n'ont pas vu la série).

downton18.jpeg

Quelques personnalités se révèlent plus troubles, telle la mère de Lord Grantham, qui incarne l'aristocratie victorienne, avec ses idées préconçues, son égoïsme et une certaine tendance à tyraniser son entourage. Peu à peu, sous l'influence des nouveaux arrivants notamment, on la voit évoluer et laisser tomber le masque à plusieurs reprises.

downton16.jpeg

Parmi les filles, Sybil est pour moi la plus attachante : jeune fille éprise de liberté, s'intéressant à la politique et au droit des femmes, elle aide activement l'une de leurs servantes à trouver un emploi de secrétaire. Elle cherche déjà à s'émanciper en transgressant les interdictions de son père, et son côté frais et moderne me plaît beaucoup.

downton11.jpeg

Ses deux aînées ont toutefois un caractère plus complexe. Mary, la plus âgée, doit faire face à une situation difficile : si elle n'était pas une femme, elle devrait hériter, or elle voit un illustre inconnu débarquer pour usurper ce qu'elle considère comme acquis. A cause de Matthew, sa situation est désormais précaire et elle n'a d'autre choix que de se marier : doit-elle écouter son coeur ou choisir un bon parti ? Quoi qu'il en soit il lui est recommandé de se dépêcher car des bruits déplaisants courent sur elle et pourraient bien ternir sa réputation. Son caractère est bien trempé et elle incarne elle aussi une certaine idée de la modernité. C'est aussi une enfant gâtée qui a toujours vécu avec l'idée qu'en tant qu'aînée, elle serait à même de continuer à profiter de la fortune familiale : elle est ainsi particulièrement amère à l'arrivée de Matthew (tandis que ses soeurs sont plus philosophes, n'ayant pas eu l'occasion d'entretenir d'espoirs particuliers à ce sujet). Personnellement je trouve le personnage très intéressant mais je ne l'apprécie pas vraiment : elle me serait bien plus sympathique si ses deux soeurs trouvaient à se marier avant elle et lui faisaient de fait perdre ses grands airs.

Car Mary est une vraie peste envers sa soeur Edith : une soeur qui plaît moins aux hommes, qui était amoureuse du fiancé naufragé de Mary et qui sent bien que ses parents eux-mêmes ne nourrissent pas de grands espoirs à son égard. Les relations entre Mary et Edith sont très tendues et l'aînée passe son temps à rabaisser la deuxième (qui traite la première de traînée), semblant prendre un malin plaisir à l'humilier et à lui ôter tous ses espoirs concernant les différents hommes qui les entourent. Plus dépassée, incarnant une image surannée de la femme anglaise, Edith est ainsi victime, mais elle finit par se rebeller en se vengeant de Mary, avec une certaine cruauté également (ce qui n'était pas pour me déplaire, je l'avoue - shame on me !).

downton15.jpeg

Quoi qu'il en soit, si vous ne l'avez pas déjà vue, allez donc de suite vous procurer cette série hautement addictive, à savourer sans modération !

Et comme je suis curieuse, voici quelques questions pour savoir ce que vous pensez de certains personnages de la série : c'est par ici !

D'autres avis en anglais sur "Downton Abbey" : Behind the Curtain, Enchanted Serenity, Fly High, Nicole Cohen for The Atlantic, The Cozy Page, The Flying Electra... and Grazing for girls, qui vous parle aussi de l'année 1912 (naissance du biscuit Oréo !).

downton10.jpeg

 5coeurs.png

 

Downton Abbey, une série de Julian Fellowes, 2010

LOGO tea cup 01.jpg

23/04/2011

Well, that's a treat !

downton09.jpeg

M'absentant quelques jours, je vous laisse en compagnie des héros de Downton Abbey, en attendant mon billet sur cette excellente série britannique.

Et comme je suis curieuse, j'aimerais savoir ce que pensent ceux qui l'ont vue des personnages suivants :

downton02.jpeg

Des trois soeurs, laquelle préférez-vous (let me take a guess... Sybil ?). Et dans le match Edith-Mary, pour qui votre coeur balance ?

downton05.jpeg

Que va-t-il se passer entre ces deux-là ? (et qu'aimeriez-vous si vous étiez en charge d'écrire le scénario ?)

downton13.jpeg

Souhaitez-vous bonne chance à Mary avec Matthew ? N'avez-vous pas un instant envisagé un revirement de situation après l'accident de Sybil ?

downton17.jpeg

Dans les épisodes à venir, les voyez-vous se chamailler ou devenir au contraire des alliées (si ce n'est des amies) ?

downton20.jpeg

What about her prospects with Mr Bates ?

17/04/2011

Back to the Past : le recap !

logo back to the past 02.jpg

Parce que c'est tout de même plus pratique, voici le billet que j'actualiserai régulièrement en ajoutant vos publications. Merci de bien laisser vos liens par ici (dans le cas contraire je les ajouterai bien entendu aussi au récapitulatif, mais il n'est pas dit que je n'oublierai pas quelques liens ;)).

J'ajoute dans la colonne de gauche de mon blog un logo du challenge (j'ai choisi un logo de la Tea Cup Special offer, car je ne résiste pas à son côté British très savoureux). En cliquant sur ce logo, vous aurez dorénavent tout de suite accès au billet ici présent, pour laisser vos liens et commentaires.

Si ce billet salon de thé est ouvert pour pouvoir aussi discuter des films et séries pendant que vous les regardez (avec spoilers et réactions à chaud évidemment), vous êtes également invités sur le groupe Face Book du challenge, que je viens tout juste de créer : Le groupe FB Back to the Past.

Vous pouvez retrouver les logos ici.

Un challenge organisé avec Maggie.

 

Back to the Past, le bilan :

ROYAUME UNI

L'Aigle : Choupynette

Brave Heart : Aymeline,

Daniel Deronda - BBC: Titine,

Downton Abbey - BBC (2010) : Lou, Maggie, Titine,

The Duchess : Margotte,

Elizabeth, l'Âge d'or : Maggie,

Emma (1996) : Aymeline, Sabbio,

Emma (2009) : Eiluned,

Frankenstein : Maggie,

Hercule Poirot et Miss Marple : Maggie,

An Ideal Husband (1999) : Lou,

The King's Speech (2010) : Pascale, Sabbio,

Lady Windermere's Fan (1925) : Titine

Mary Reilly : Maggie,

Miss Potter : Maggie,

The Name of the Rose : Choupynette,

Pride & Prejudice (2005) : Eiluned, Miss Alfie,

Retour à Howards End : Céline,

Robin des Bois : Pascale,

Rob Roy : Pascale,

Sense & Sensibilty (1995) : Aymeline,

Shakespeare in love : Maggie,

The Tudors (Saison 3) : Margotte,

The Tudors (Saison 5) : Margotte,

Wilde : Titine,

ETATS UNIS

The house of mirth : Maggie

Pale Rider (1985) : Pascale

Les Quatre Filles du Docteur March : Maggie

CANADA

Iron Road : JainaXF

FRANCE

Beaumarchais L'Insolent : Maggie

Il ne faut jurer de rien : Maggie

Impromptu : Maggie

Marie-Antoinette : Sofynet

ITALIE

Le Guépard / Il Gattopardo (1963) : Sabbio,

HONGRIE

La Comtesse : Margotte,

LOGO tea cup 01.jpg

28/02/2011

Oscars 2011

colin-firth.jpg

colin-firth-oscar.jpg

oscars acteurs 2011.jpg

Evidemment je n'ai pas pu résister ! Un Oscar bien mérité (et un discours de remerciement highly British). Congratulations !

06/02/2011

Your first wartime speech

le-discours-d-un-roi-00.jpgCeux qui me connaissent un peu se doutent bien que je me suis empressée d'aller voir Le Discours d'un Roi cette semaine (bien entendu essentiellement en raison de la présence d'Helena Bonham Carter). Cela faisait au moins un mois que la moitié des bus parisiens promenaient partout l'affiche que l'on retrouvait également dans nombre de métros, déclinée dans des tons jaunes, bleus, rouges et blancs. En résumé, il aurait fallu une série de circonstances particulièrement étonnante pour que le passant lambda ne soit pas informé de la sortie de ce film.

Un film qui par ailleurs a été largement récompensé aux Golden Globes. A commencer par Colin Firth qui a raflé deux récompenses : Golden Globe du meilleur acteur et de la meilleure performance d'ensemble.

le-discours-d-un-roi-06.jpg

Une récompense à mon sens bien méritée, mais il est vrai qu'en la matière je suis assez peu objective.

Poursuivons avec les récompenses. Le film est également nominé 12 fois aux prochains Oscars. Colin Firth est de nouveau nominé meilleur acteur ; de même que Helena Bonham Carter et Geoffrey Rush pour les seconds rôles. Dommage d'ailleurs pour Geoffrey Rush actuellement un peu éclipsé par Colin Firth (qui fait beaucoup parler de lui), car les deux rôles sont à mon avis aussi importants l'un que l'autre.

entrer des mots clefs

entrer des mots clefs

entrer des mots clefsIl est question dans ce film du Duc d'York, futur Georges VI (et père d'Elisabeth II), qui se trouve logiquement amené à intervenir régulièrement en public mais qui bégaie depuis son enfance et n'a jamais rencontré de spécialiste à même de l'aider à surmonter ce problème. Sa femme lui fait rencontrer un certain Logue, dont les méthodes peu orthodoxes ont semble-t-il souvent porté leurs fruits.

 

entrer des mots clefs

Si les problèmes d'élocution du roi servent de fil conducteur à l'histoire, la thérapie qu'il suit n'est pas le seul sujet abordé. La monarchie, le protocole, les obligations constituent bien entendu la toile de fond. Le portrait qui est fait du roi est celui d'un homme droit, courageux mais traumatisé dans son enfance par une éducation extrêmement sévère et qui, de fait, souffre profondément depuis en raison des situations embarrassantes qu'il vit régulièrement mais aussi du regard  dur que portent sur lui son père et son frère aîné. Lorsque son frère décide d'abdiquer afin d'épouser une Américaine deux fois divorcée, le futur Georges VI doit faire face à des responsabilités écrasantes : non seulement celles d'un monarque, déjà suffisamment pesantes par nature, mais aussi celles d'un roi en temps de guerre, puisque l'Angleterre ne tarde pas à entrer en guerre contre l'Allemagne.

entrer des mots clefs

Le Discours d'un roi est aussi l'histoire d'une amitié peu conventionnelle, celle d'un roi avec un de ses sujets (d'origine modeste et australien qui plus est). Logue est une forte personnalité et contraint le roi à suivre sa thérapie dans son cabinet à l'instar des autres patients ; il lui impose ses méthodes étonnantes, l'appelle Bertie et lui demande de l'appeler Lionel de façon à détendre l'atmosphère, ce qui n'est d'abord pas au goût du futur Georges VI qui fait remarquer la première fois à Logue que celui-ci n'est visiblement pas habitué à fréquenter la noblesse. Petit à petit, Logue gagne la confiance de son patient et s'instaure entre eux une belle amitié.

entrer des mots clefs

A noter pour les inconditionnels de la série Pride and Prejudice de la BBC deux guest stars parmi les acteurs : Jennifer Ehle, qui joue à la perfection l'épouse de Logue (et que personnellement j'aurais jugée tout aussi parfaite pour incarner l'épouse du roi - mais il fallait sans doute des têtes d'affiche plus connues pour ce film qui se veut tout de même grand public), ainsi que David Bamber, le Mr Collins de la série qui ici fait passer un casting à Logue, acteur amateur.

entrer des mots clefs

Au final, un film plus abordable que A Single Man (autre film qui a fait beaucoup parler de Colin Firth l'an dernier), mais qui, malgré quelques facilités (séquences émotion, allegro et sourires émus) est à mon avis un très bon film, servi par un casting irréprochable.

Alors que je venais de voir ce film j'ai repensé à ces phrases tirées d'une de mes lectures en cours : "Elle le trahit à chaque bégaiement. Dans sa tête remue un noeud de serpents, dont dardent, pêle-mêle, les langues gluantes. Un garrot lui enserre le cou." (Kveta Legatova, Ceux de Zelary, 2001 pour l'édition originale, 2010 pour l'édition française).

entrer des mots clefs

 

 

Le Discours d'un roi, un film de Tom Hooper, 2011 (sortie française)

entrer des mots clefs

09/03/2010

Au programme : Colin Firth, Londres et de la musique !

a-single-man.jpgParmi les dernières sorties cinéma, deux films très attendus sur lesquels je me suis précipitée récemment. Évidemment, A Single Man avec Colin Firth et un casting du reste irréprochable. Le spectateur suit pendant une journée un professeur de lettres sur le point de se suicider. Après seize ans de vie commune, George a perdu son compagnon dans un accident de voiture et tente de sauver les apparences depuis huit mois. Entre retours en arrière et vie quotidienne, le tout dans un cadre très 70's, ce film tient davantage du cinéma d'auteur que du blockbuster (et ça fait du bien !). Le grain rappelle les films des années 70, avec de nombreuses scènes très esthétiques appuyant avec justesse l'introspection à laquelle se livre George à l'approche de son suicide. Le tout servi par une bande originale puissante à se procurer immédiatement. Bref, un film à découvrir et pour les amateurs de Colin Firth, un rôle d'un nouveau genre dans lequel il excelle. A noter enfin la prestation de Julianne Moore, excellente en meilleure amie aux allures de Holly Golightly.

 

a_single_man01.JPG
4coeurs.jpg



A Single Man, un film de Tom Ford, 2010*

* Apparemment produit en 2008

an_education.jpgAutre film qui me tentait terriblement pour avoir vu sa bande-annonce irrésistible ! An Education était un film excessivement prometteur, avec son cadre très britannique, ses passages pleins d'humour, une bande-annonce sympathique et l'histoire de Jenny, jeune lycéenne brillante qui rencontre un homme bien plus mûr qui risque de bouleverser sa vie. La bande-annonce est un concentré des meilleurs extraits du film (ou presque) et donne une excellente idée de l'esprit qui y règne. Je me suis ré-ga-lée : les acteurs sont brillants, le scénario dense et bien rythmé, l'histoire racontée avec légéreté montre aussi l'étroitesse d'esprit des années 60 et soulève des questions intéressantes. Ajoutons à cela l'amour de Jenny pour la France et voilà la petite Frenchie amoureuse de l'Angleterre que je suis au comble du bonheur ! Un pur bonheur, notamment dû à la fraîcheur de l'actrice principale et à l'excellent jeu de son charmant tombeur. Un unique bémol, une énorme frustration : la chute, qui m'a laissée pantoise après un film tout bonnement excellent. La fin est convenue, banale et moralisatrice... dommage que le tout ne se soit pas achevé sur une dernière scène un brin impertinente !

an_education02.jpg
AnEducation01.jpg
4,5coeurs.jpg



An Education, un film de Lone Scherfig, 2009

gainsbourg.jpgEnfin deux films dont je voulais parler très rapidement ici (quant à Bright Star, je ferai un billet à part). Gainsbourg, Vie héroïque (je m'interroge encore sur ce sous-titre qui me paraît un peu excessif, même si Gainsbourg est une légende ici et a eu un parcours à part). Je ne connais pas plus que ça cet artiste, d'autant plus que je l'ai surtout vu sur les plateaux télé des années 80. Le film revient sur son parcours, entre réalité et fantastique. L'acteur principal campe bien ce personnage atypique, le tout donne envie de ré-écouter Gainsbourg et fait rêver par moment à la vie de bohème. Laëtitia Casta était à mon avis tout indiquée pour le rôle de Bardot, les autres s'en tirent plutôt bien. Une bonne biopic quoi qu'il en soit.
3,5coeurs.jpg



Gainsbourg, Vie héroïque, un film de Joann Sfar, 2009

coco&igor.jpgEnfin, Coco Chanel & Igor Stravinsky, dont je ne connais pas la fin en raison de manifestations intempestives de mon voisin de cinéma qui avait décidé de se pencher sur mon siège et de m'asphyxier à l'aide de son odeur pestilentielle. Un film qui ne m'a pas énormément marquée (et pour cause) mais dont j'ai beaucoup apprécié le casting ainsi que les costumes et le cadre impeccables. L'histoire est surtout celle de ces créateurs qui peu à peu se rapprochent sous les yeux de la femme et des enfants de Stravinsky, sous le même toît. J'ai apprécié le traitement assez neutre de cette histoire, aucun personnage n'apparaissant sous des traits particulièrement sympathique ou innocent. Un hymne à la création, et un film qui sait rendre aussi bien hommage à l'élégance de Chanel qu'au génie de Stravinsky.

3,5coeurs.jpg



Coco Chanel & Igor Stravinsky, un film de Jan Kounen, 2009

17/12/2009

Qui veut un docteur pour Noël ?

doctor_who2_01.jpg

Le week-end dernier, à l'occasion d'un repas de Noël entre amies, j'ai découvert le premier épisode de Noël de Doctor Who et, par la même occasion, le fameux David Tennant, nouveau docteur après l'attachant Christopher Eccleston.

Et c'est un épisode absolument dramatique mes amis, puisqu'alors que le docteur est en train de se régénérer et vivote dans un état profondément comateux, de terribles monstres venus de l'espace décident de profiter de sa faiblesse pour attaquer la Terre, menaçant de tuer un tiers de la population mondiale si ses dirigeants ne se rendent pas. Comme c'est terrible! J'en tremblais de la tête aux pieds, d'autant plus que la série n'aborde absolument pas sous des angles divers et variés le thème de la fin du monde… Comment cela, ce n'est pas la première fois que le Docteur doit sauver le monde ?... bon, j'admets, j'admets ! Ceci dit, les affreux extraterrestres venus nous envahir ont à chaque fois des plans si machiavéliques (enfin, menacer par la force, en somme ! Ce n'est pas machiavélique, ça ?) que chaque invasion est toujours perturbante. Alors, quand le docteur végète et qu'il faut compter sur Rose (qui n'est pas fausse blonde pour rien tout de même), sa mère et son ex (dont les capacités intellectuelles feraient presque passer Rose pour un futur Nobel), on est en raison de se demander comment diable la Terre va pouvoir s'en sortir ! Au cas où, j'ai commencé à sortir des chocolats, histoire de m'offrir un dernier plaisir si les choses venaient à se corser !

C'était sans compter sur les capacités phénoménales du docteur, qui parvient à se réveiller en se redressant pour viser très précisément des ennemis qui approchent de son lit (quel homme!) puis qui, une fois réveillé, se bat courageusement contre un alien sadique, armé d'une épée et d'un pyjama d'une sexytude absolue qui a fait son petit effet parmi nous (enfin presque).

Un épisode au demeurant peu passionnant, mais un nouveau docteur très sympathique même s'il n'éclipsera sans doute pas son alter ego.

On peut voir un épisode de Noël avec Kylie Minogue en ce moment sur le site de France 4. On en parle ici.

J'en profite pour remercier encore une fois YueYin pour la lettre qui m'attendait ce soir et qui est arrivée en charmante compagnie...

dsc00044.jpg

Enfin ça n'a rien à voir mais le 18 décembre, St Trinian's 2 sort en Angleterre (avec Colin Firth, Rupert Everett et David Tennant, ni plus ni moins).

st trinian's 2.jpg

29/11/2009

Someone likes Tardises !

dr-who 00.jpgChers vous tous, amis loubookiens, blogueurs, lecteurs et âmes égarées,

Il était grand temps de revenir vers mon clavier et de secouer mes articulations un peu rouillées pour me lancer dans une terrible bataille, à savoir la lutte contre les billets en retard dont l’accumulation prend désormais des allures de fin du monde. Rien que ça.

Avant de revenir sur mes dernières lectures (plutôt anglo-saxonnes), mes quinze lectures commencées en même temps, un voyage à Londres absolument excellent en compagnie de copines blogueuses et de mon cher et tendre, j’ai décidé de faire un clin d’œil au Doctor swap de Fashion et de Karine en hommage à mon colis qui va voyager dans le temps et dans l’espace à partir de demain… dans le cadre d’un swap qui a pour mérite de m’avoir fait découvrir que finalement, je peux aussi aimer les épisodes futuristes du Docteur et que, deuxièmement, les Daleks sont mes amis.

Si le swap me tentait parce que le voyage dans le temps (surtout dans le passé) est un thème que je trouvais très amusant, j’étais loin de faire partie des inconditionnels de la série, malgré les efforts d’Isil qui m’avait prêté le coffret de la saison 1 il y a un an. Je m’étais bornée à regarder l’épisode sur Charles Dickens ; autant dire que ce n’était pas franchement une réussite.

dr-who 02.jpgUne semaine avant de partir pour Beautiful London (‘cos there’s no place like London !, dixit le barbier de Fleet Street), Mr Lou et moi avons profité de l’attaque impromptue d’un terrible microbe pour découvrir la saison 1 bien au chaud devant notre télé et, ma foi, j’attends avec impatience de voir la suite.

Doctor Who, pour les âmes égarées qui ne suivent pas régulièrement les aventures des blogs de lecture, c’est un monsieur sympathique mais pas très net qui vit dans une cabine de police anglaise, voyage à travers le temps, a deux cœurs ainsi qu’un air ahuri et peut se permettre d’inviter Dickens à la fermer. Pour l’accompagner, une blonde peroxydée dont tout le monde doit tomber amoureux et qui a pour mérite d’avoir une mère si middle class anglaise que ça en devient tordant, et un petit ami à l’accent tellement ridicule qu’on finit par le trouver follement attachant.

dr-who 04.jpgUne série au final très « addictive », entre le côté décalé, la musique assez pourrie, le générique kistch et les situations souvent improbables. Le scénario est plutôt original et les épisodes tiennent bien la route, même si personnellement je préfère encore les épisodes dans le passé : la rencontre avec Dickens et la séances de spiritisme victorienne ; les retrouvailles de Rose avec son père, mort quand elle était enfant ; et peut-être plus encore l’épisode relativement effrayant qui se déroule pendant la 2e guerre mondiale, avec cet enfant au masque à gaz collé sur le visage qui marche comme un zombie, fait sonner n’importe quel téléphone par sa seule volonté et passe son temps à répéter « Mummy ! Are you my mummy ? » d’une voix monocorde. J’ai repensé Au Village des Damnés qui m’avait tout de même fait une forte impression malgré l'aspect vieillot, avec ses enfants aliens franchement névrosés. Pour ce qui est du futur, les Daleks et leur « exterminate » ont un côté très attendrissant, entre le seul survivant paniqué à l’idée de ne plus recevoir d’ordres et la nouvelle armée régénérée à partir d’humains, et donc sujette à des questionnements métaphysiques. To be or not to be…

 

dr-who 05.jpg

ecran3.jpg

Une petite pensée pour Christopher Eccleston qui n’incarnera pas le docteur dans les nouvelles saisons. Même si son remplaçant a des mimiques prometteuses, j’aurais bien vu quelques épisodes de plus avec Doctor number 1. La découverte de la saison 1 a été suivie d’un passage dans la boutique SciFi à Londres où j’ai difficilement résisté aux jouets Dalek et aux parfums d’ambiance Tardis (c’est là qu’on aimerait bien avoir un petit frère ou un fils – ou justement pas, comme je n’ai du coup eu aucune raison de craquer). Par contre j’ai opté pour le jeu de cartes Doctor Who et deux livres qui m’ont l’air écrits uniquement pour mes trajets en métro (merci aux auteurs, c’est diantrement gentil à vous d’avoir pensé à moi !). Isil a dévalisé la boutique en stockant les Tardis (c’en est même très suspect), tandis que Fashion a aussi succombé aux sirènes d’une autre boutique que j’irai volontiers voir la prochaine fois. Du coup les conversations le soir lors du musical Oliver Twist étaient très orientées Tardis… weird, isn’t it ?

Doctor Who, Saison 1, 2005

dr who 07.jpg

dr-who 06.jpg

 

17/11/2009

La dernière séance

Je vais sans doute achever mon pc d'ici peu car je viens de perdre mon billet qui, évidemment, était bien avancé. C'est donc un brin énervée que je reprends mon monologue, en espérant ne pas avoir à recommencer de nouveau (ce que je ferais bien entendu après avoir passé mon pc par la fenêtre, ce qui, admettez-le, requerrait une grande technicité).

Puisque je me rends de plus en plus souvent au cinéma et que les prêts de DVD s'enchaînent à un rythme effréné, j'ai décidé de parler plus souvent de films par ici, en ne me limitant plus aussi souvent aux films d'époque et autres adaptations de romans et nouvelles. Commençons donc par les trois films vu au cinéma la semaine dernière (quand je disais que j'y allais plus souvent).

The-Box.jpgTout d'abord The Box, qui s'est avéré une bonne surprise pour un film dont je n'attendais pas grand-chose, malgré une bande-annonce qui avait titillé ma curiosité. Dans les années 70, un couple jeune, beau et sympathique reçoit une offre pour le moins curieuse. Un homme défiguré se présente à leur porte et leur confie une boîte pourvue d'un bouton : s'ils appuient sur celui-ci, une personne inconnue mourra, puis une somme faramineuse leur sera versée. Avec un tel sujet, je voyais venir de loin le blockbuster hollywoodien sans intérêt que j'associais d'ailleurs assez facilement à Cameron Diaz. Au final, hormis une hypothèse de base qui me laisse perplexe (la science devenue si efficace qu'elle parvient à provoquer ce qui paraîtrait à priori magie ou surnaturel), le scénario est bien construit et les acteurs très convaincants, à commencer par Cameron Diaz dont la performance dans ce rôle inédit m'a tout simplement bluffée (appelons un chat un chat). L'époque est parfaitement rendue non seulement par la décoration et les styles mais aussi par la qualité de la lumière, le film ayant un aspect un brin vieillot qui pourrait laisser croire à une réalisation d'époque. On peut regretter le regard un peu misogyne de Richard Kelly qui fait de l'héroïne un personnage très sympathique mais qui choisit de la rendre responsable d'un meurtre, tout comme la femme d'un autre couple auquel la même proposition a été faite. Un retour aux racines et au péché originel d'Eve ? Un brin agaçant, certes, mais il serait dommage de s'arrêter là alors que le film ne manque pas de qualités. Ajoutons à cela une fin qui n'a rien d'un happy end à l'américaine et voilà un film qui mérite d'être vu !

 

the box-01.jpg

4coeurs.jpg

 

 

The Box, un film de Richard Kelly, 2009

 

away-we-go-affiche.jpgDeuxième film, deuxième bon moment avec Away we go, film qui m'a paradoxalement un peu déçue après toutes les critiques dithyrambiques lues çà et là. Un couple américain s'apprête à avoir un premier enfant et découvre que les parents du futur père vont partir en Europe pendant deux ans. Pour ce couple amoureux mais peu installé, plus aucune raison de rester coincé dans une région hostile, au sein d'une maison qui tient plus de la cabane de pêcheur que du foyer idéal. Le moment est venu d'entreprendre un voyage aux Etats-Unis et au Canada pour trouver l'endroit idéal pour élever leur fille. Choisissant les destinations en fonction de leurs connaissances sur place, Burt et Verona partent à l'aventure, profitant de leur voyage pour nous faire découvrir les pires stéréotypes de la société américaine moderne... et déterminer petit à petit ce dont ils ne veulent pas pour leur enfant. Joli hymne à l'amour, cette histoire bohème est touchante et séduit par son côté assez authentique, les héros étant diablement crédibles (voire encore moins glamour que monsieur et madame Tout le Monde). Je ne me suis pas encore remise des étirements de Burt en short immonde, ni de sa chute du haut d'un muret sur une terrasse de plain-pied. La BO très tranquille est extrêmement sympathique. Personnellement je vivrais bien dans la dernière maison visitée par le couple (pour les cadeaux de Noël, je suis preneuse !). Un film léger, agréable et plein de tendresse auquel je reprocherais juste quelques scènes un peu caricaturales. A noter la présence de Maggie Gyllenhaal, qui crève l'écran avec son rôle complètement décalé de femme mystique vaguement sectaire et franchement dérangée.

 

away-we-go-03.jpg
away-we-go-02.jpg
away-we-go-01.jpg
3,5coeurs.jpg

 

Away we go, un film de Sam Mendes, 2009

 

imaginarium-parnassus 01.jpgEnfin, l'Imaginarium du Dr Parnassus que j'avais follement envie de voir pour avoir simplement aperçu l'affiche... et dont je ne sais pas quoi penser. Le Dr Parnassus permet au commun des mortels d'accéder sans limite à leur imagination après avoir franchi un bien curieux miroir. Chacun se retrouve alors projeté dans un monde unique et complètement démesuré. On songe d'ailleurs un peu à Tim Burton avec Big Fish et Charlie et la Chocolaterie. Les décors sont pour le moins impressionnants, à commencer par cette drôle de charrette tirée par des chevaux en plein Londres, et ce cirque aux couleurs outrancières qui oscille entre le merveilleux et l'inquiétant. Le casting est impressionnant et inclue Jude Law et Johnny Depp, pour ne citer que mes deux favoris. J'ai tout de même trouvé l'univers un peu trop souvent sombre alors que je m'attendais à un film plus léger. J'ai peu rêvé et me suis fatiguée des échanges entre le diable et le docteur, malgré le jeu des deux acteurs auquel je n'ai vraiment rien à reprocher. Un beau film ceci dit, dont le cadre m'a plus séduite que l'histoire en elle-même.

 

imaginarium-02.jpg
imaginarium_03.jpg
L’imaginarium-du-Docteur-Parnassus-03.jpg

3coeurs.jpg

 


L'Imaginarium du Dr Parnassus, un film de Terry Gilliam, 2009

13/11/2009

Un jour mon prince viendra... didiiiididiidida !

persuasionitv.jpgAprès l'adaptation de Persuasion par la BBC de 1995, j'ai donc découvert le récent téléfilm d'ITV que j'ai également beaucoup apprécié, mais pour de toutes autres raisons.

Rappelons brièvement l'histoire – ce que j'ai omis de faire dans mon dernier billet, mea culpa. Anne Elliot approche de la trentaine (et du statut de vieille fille) alors qu'à l'âge de 19 ans, sur les conseils d'une amie proche de la famille, elle a accepté puis repoussé la demande en mariage du capitaine Wentworth, marin alors sans ressources ni garanties. Anne vit avec son père et l'une de ses sœurs, deux personnages vaniteux dépensant tant et si bien que les Elliot sont contraints de louer leur propriété et de s'installer à Bath pour ne pas se retrouver sans le sou. Les nouveaux locataires sont de la famille du capitaine Wentworth, qu'Anne va être amenée à croiser de nouveau.

persuasion-itv-03.jpgLes faiblesses de la version ITV tiennent pour moi aux libertés prises avec le texte : à partir d'un roman relativement court surgit un scénario parfois décousu où certains développements importants sont laissés de côté ou revus et corrigés, rendant l'histoire un peu incohérente. La fin montrant une Anne qui se met à courir dans tout Bath nous permet de savourer des décors superbes mais ne présente pas un grand intérêt ; le contexte dans lequel le capitaine Wentworth lui renouvelle sa demande par écrit est complètement faussé par le fait qu'il n'a jamais entendu les déclarations d'Anne au sujet de la constance des femmes en amour, privant leur histoire d'un élément qui donnait tout son sens à la conclusion du roman.

persuasion-itv-05.jpgCertains personnages sont traités de manière superficielle : c'est par exemple le cas du père d'Anne Elliot. Cela ne m'a toutefois pas particulièrement dérangée, le choix des acteurs et la mise en scène permettant de rester fidèle au contexte grâce à quelques répliques bien choisies. Plusieurs seconds rôles crèvent l'écran : le père donc, portrait très fidèle du Sir Elliot du roman ou encore Mary Musgrove, la sœur hypocondriaque et nombriliste (incarnée avec une fraîcheur bienvenue par une actrice qui s'est complètement ré-approprié ce rôle un peu ingrat). Seule Elizabeth Elliot me semble un peu fade ; sa coiffure est aussi le seul élément à m'avoir gênée en ce qui concerne les costumes et les styles de coiffure (à force d'en faire trop il me semble que l'on frôle le ridicule, avec de plus une coiffure peu seyante).

persuasionITV-2007-01.jpgAnne Elliot et le capitaine Wentworth sont incarnés par des acteurs bien différents de ceux de la version de 1995, plus en phase avec les derniers films d'époque austeniens : plus jeunes, plus attirants, plus consensuels. Leur jeu est convaincant et touchant. Je trouve cependant un peu dommage que le réalisateur ait choisi de dévoiler dès le début leurs sentiments, qui sont bien moins transparents dans le livre et dans l'adaptation de 1995 qui met en avant la complexité de la situation dans laquelle ils se trouvent, après des années de silence, sans rien savoir du parcours de l'autre et de son état d'esprit.

persuasionITV-02.jpgCes petites «faiblesses» sont autant de choix du réalisateur que je n'aurais sans doute pas faits si j'avais pu un jour adapter ce roman, mais qui me semblent relativement crédibles et légitimes et aboutissent finalement à un film plutôt réussi. Mais c'est un aspect que je n'ai pas encore évoqué qui fait pencher la balance en faveur de ce film : son côté très esthétique, qui m'a totalement enthousiasmée. Le fait de filmer sans caméra fixe peut surprendre mais donne du mouvement et un dynamisme certain à cette adaptation, dont les couleurs aux tons pastel m'ont enchantée. Les costumes soignés s'accordent merveilleusement à cet univers. Les paysages sont de toute beauté, qu'il s'agisse de la représentation de Bath, de la campagne ou du littoral anglais. Un régal pour les yeux, surtout pour les amoureux de l'Angleterre.

Au final, une adaptation à voir et à revoir cet hiver les jours de pluie...

Persuasion, un film de Simon Burke, 2007

04/11/2009

Jane, le come back du retour !

persuasion95-dvdcover.gifJ'ai lu cet été Persuasion mais je n'ai pas eu le temps de finaliser mon billet depuis. Qu'à cela ne tienne ! Je commencerai par un billet sur une adaptation de ce roman.

Première découverte vendredi dernier avec la version BBC de 1995 qui m'avait été prêtée par Isil. Ce film est fidèle au roman et parvient à s'en tenir à l'essentiel sans nuire à l'histoire grâce à un choix de scènes très pertinent. Les acteurs divisent sans doute les amateurs de Jane Austen, le capitaine Wentworth n'ayant rien d'un jeune premier ; cela dit, son physique plutôt atypique ne m'a pas paru incohérent pour ce rôle d'homme encore jeune qui a tout de même baroudé à travers le monde. L'actrice principale a un visage sans doute plutôt quelconque, progressivement embelli par un maquillage approprié à l'évolution de son état d'esprit ; son jeu correspond bien à l'idée que je me faisais d'Anne Elliot, me la rendant d'ailleurs plus sympathique que l'héroïne telle que je me l'étais imaginée en lisant le roman (mais c'est une autre histoire sur laquelle je reviendrai bientôt).

persuasion95_03.jpgQuelques choix un peu incongrus cela dit : au niveau du casting, le père tient finalement moins à son apparence que je ne le pensais et n'a rien de l'homme de belle prestance annoncé dans le roman ; quant aux relations choisies des Elliot à Bath, autant dire que le maquillage frôle le ridicule. Ma plus grosse critique tient au fait que ce téléfilm a terriblement mal vieilli. Réalisé à la même période que Pride and Prejudice de la BBC (aux couleurs un peu passées et à la réalisation sans grand intérêt sur le plan cinématographique, même s'il s'agit de mon adaptation favorite), ce film n'est pas très esthétique : les couleurs sont ternes ou risibles (je songe à la mer flamboyante aux couleurs kitsch); certains plans sont mal filmés comme par exemple un paysage sous la pluie à travers une fenêtre qui devient totalement inintéressant ou encore la chute de Louisa Musgrove.

persuasion95_01.jpgMalgré ces réserves j'ai beaucoup apprécié cette adaptation que je trouve un peu datée mais intelligemment construite et agréable à regarder. A noter qu'Henrietta Musgrove n'est autre que Victoria Hamilton (la reine dans Victoria and Albert, ou encore Mrs Forster dans Pride and Prejudice 1995 et Maria Bertram dans Mansfield Park 1999).

 

persuasion95_02.jpg

 

A venir très vite : le téléfilm d'ITV découvert samedi soir (quand on aime Austen, on ne compte pas !).

3,5coeurs.jpg

 


Persuasion, un film de Roger Michell, BBC 1995

challenge austen.jpg

09/10/2009

La belle, le docteur et la bête

mary_reilly 01.jpgAujourd'hui, l'Angleterre fête la journée nationale du monstre victorien. Si si. Votre fidèle et dévouée a voulu célébrer l'événement à sa manière et a choisi de parler cinéma.

Mary Reilly revisite l'histoire du Docteur Jekyll et de Mister Hyde, en suivant le point de vue d'un nouveau personnage : celui de la servante. Beaucoup de grands noms ont participé à ce film : dans la peau de Jekyll et de Hyde, un certain John Malkovich (monstre sacré du cinéma s'il en est!), tandis que Julia Roberts incarne Mary Reilly et que Glenn Close joue les tenancières de bordel et se fait sauvagement assassiner par ce cher docteur. Quant au réalisateur, il s'agit de Stephen Frears, autre référence incontournable.

On peut dire que l'époque victorienne et ses monstres sont loin de me laisser indifférente, mais ma lecture du mary reilly 02.jpgclassique de Stevenson ne m'a pas laissé un souvenir impérissable. D'accord, soyons sincères, avouons, avouons mes amis : je me suis passablement ennuyée et j'ai été terriblement déçue, parce que j'attendais énormément de ce roman, ou peut-être plutôt parce que j'attendais autre chose. Malgré tout, l'histoire de Jekyll et de Hyde continue de me fasciner et j'ai abordé le film Mary Reilly avec un optimisme débordant (de toute manière, ne serait-ce que pour les scènes avec Malkovich, je savais que ce film vaudrait son pesant de cacahouètes).

mary reilly_malkovich as jekyll.jpgmary reilly_malkovich as hyde.jpgMalgré le rôle extrapolé de Mary Reilly, servante professionnelle mais trop curieuse, soupçonneuse mais fidèle, malgré la relation ambiguë qui existe entre Jekyll, Hyde et elle – autant d'éléments qui pourraient dénaturer l'histoire principale, le scénario est globalement très crédible. Le personnage témoin est un allié précieux qui permet de croiser le docteur et le monstre dans leur intimité ou au laboratoire et de provoquer des réactions qui ne nuisent en rien à la complexité du cas Jekyll et Hyde. La dualité entre ces deux protagonistes est assez subtilement traitée, même si elle laisse encore la place au doute sur certains aspects de la transformation ou l'origine des crises, comme c'est aussi le cas dans le récit. La dernière scène représente Mary Reilly allongée contre le corps de Jekyll qui devient Hyde dans le plan suivant, lorsqu'elle quitte l'endroit. C'est peut-être le seul passage qui n'a pas grand intérêt et apporte bien peu à l'histoire, puisqu'il ne dévoile pas grand-chose de l'ambiguïté des sentiments de Mary, que l'on devinait déjà avant ; d'autres gestes tout aussi symboliques auraient été beaucoup plus crédibles à mon sens. Mais je vous l'accorde, vous qui me lisez, c'est un petit détail sans importance.

 

mary reilly_03.jpg

Au final, voilà un film qui se laisse voir avec plaisir et que je recommande chaudement aux amateurs de Stevenson, de monstres classiques et mary reilly_04.jpgd'époque victorienne. Les acteurs sont convaincants, y compris Julia Roberts qui joue ici un rôle très différent de tous ceux dans lesquels je l'avais vue précédemment. J'ai été plus séduite par Malkovich en Jekyll car il me semble que le traitement de Hyde est un poil superficiel et qu'il prend peu de risques dans son interprétation. Il reste malgré tout crédible et brille en Jekyll, tandis que Glenn Close est presque méconnaissable en mère maquerelle fardée à outrance et peinturlurée avec un rouge à lèvres criard mal appliqué. Les décors sont soignés, de même que les costumes. Je me suis régalée devant plusieurs plans de Londres dans sa traditionnelle vision sombre – certaines images des toits m'ont fait penser aux quelques scènes sordides de Mary Poppins qui avaient marqué mon enfance (non ! les comparaisons incongrues ne me font pas peur, d'ailleurs il existe un évident lien de parenté entre Mary Poppins et Hyde, vous ne trouvez pas ?). Un très bon film donc, dont la réalisation aurait peut-être gagné à être un peu moins classique.

3,5coeurs.jpg

 


Mary Reilly, un film de Stephen Frears, 1996

06/10/2009

Mephisto où es-tu ?

les_poupees_du_diable 00.jpgEn plein dans les préparatifs du Bloody Swap, j'ai eu envie de profiter de la rentrée du cinéma pour découvrir Les Poupées du Diable de Tod Browning, dont l'affiche m'avait interpelée en passant à proximité du petit cinéma qui diffusait ce film. Une première pour moi qui n'avais jamais vu au cinéma un vieux film en noir et blanc comme celui-ci, qui date de 1936.

De Tod Browning je ne connaissais que l'immortel Dracula, kitsch à souhait mais tellement mythique qu'on lui pardonnerait tout. Pire encore, on en redemande !

les_poupees_du_diable 03.jpgLes Poupées du Diable – comme l'a fait remarquer l'une des amies avec qui je l'ai vu – est un film hybride qui semble bizarrement mélanger deux histoires qui n'auraient a priori pas grand-chose à faire l'une avec l'autre en temps normal.

les_poupees_du_diable 04.jpgL'histoire débute dans un cadre sombre ; on voit venir le film d'épouvante dans toute sa splendeur, avec tout ce qu'il faut de décors glauques et de mise en situation diantrement dramatique : deux prisonniers du bagne de Devil's Island parviennent à semer les autorités qui sont à leur trousse. Ensemble, ils rejoignent Malita, l'épouse de l'un d'eux. Celle-ci vit dans ce qui ressemble vaguement à une cabane en rondins, perdue au milieu de la forêt et près d'un cours d'eau qui a tout d'un marais, à l'écart de la société. C'est là qu'elle a promis d'attendre son époux emprisonné et de travailler à leur grande entreprise : miniaturiser des êtres vivants en poupées qui s'animent en fonction de la volonté de leurs épouvantables créateurs. Alors qu'il tente une expérience sur la bonne, une jeune femme un peu simple d'esprit, le scientifique fou Marcel succombe à une crise cardiaque aux côtés de son épouse et de son compère Paul Lavond, mis dans la confidence. (Mal)heureusement, Malita est bien décidée à poursuivre l'œuvre de son illustre époux. On s'en doute, elle trouve en Lavond un nouvel allié bien décidé à utiliser cette opportunité pour se venger des escrocs qui l'ont fait condamner alors qu'il était innocent. C'est donc à Paris que les deux complices installent une boutique de poupées pour opérer.

les_poupees_du_diable 05.jpgTout commence donc dans une ambiance parfaitement machiavélique. Pourtant, l'horreur fait bientôt place au suspense puis au drame familial. Paul Lavond est loin d'être un monstre, ce qui donne lieu à certaines scènes dégoulinant de bons sentiments lorsque la famille de Lavond fait son entrée, entre la mère certaine de l'innocence de son petiot, la fille qui déteste son père sans le connaître et l'épouse qui a mis fin à ses jours. Nulle raison de s'inquiéter donc, c'est l'heure de sortir les mouchoirs et de pleurer sur le triste sort des uns et des autres, qui souffrent pour de mauvaises raisons (la première étant que toute leur affaire est décidément très compliquée).

les_poupees_du_diable 02.jpgJ'ai souvent eu le sourire aux lèvres en découvrant ce film fort sympathique et bien sûr si délicieusement décalé et maladroit. Les effets spéciaux m'ont surprise et m'ont paru plutôt réussis pour un film de cette époque, même si le défaut majeur que l'on pourrait reprocher au montage est de donner l'impression que deux plans différents ont été superposés pour obtenir l'effet voulu : un personnage miniature qui marche sous un fauteuil ou se hisse sur une table.

les_poupees_du_diable 01.jpgCeci dit, ce n'est pas ce qui est le plus amusant parmi tous les éléments qui rendent le film peu crédible. Il y a par exemple ce repère a priori infâme où se terre la femme d'un bandit et qui, une fois qu'on y pénètre, se révèle être une maison confortable et très bien meublée, pourvue de plusieurs pièces et d'un escalier. Il y a aussi cet air de psychopathe de Malita qui prête à sourire, avec ces yeux grands ouverts, ces sourcils arqués et ce regard fixe qui ne la quittent pas. Et puis certaines scènes extrêmement drôles, comme la rencontre entre le père et la fille : le père prétend être un autre, il a à peine changé par rapport à la photo prise lors de son arrestation mais sa fille n'est pas capable de le reconnaître et conclut à la fin : « c'est bizarre, il me dit quelque chose » (en voilà une qui a certainement inventé la poudre !). Ou encore au tout début, la scène de la crise cardiaque qui vaut tout de même son pesant de cacahuètes. Imaginez cette pauvre Malita qui se morfond en attendant son illustre mari puis, lorsque celui-ci meurt sous ses yeux à peine arrivé (précisons qu'elle l'accueille comme s'il rentrait après un petit week-end et non comme l'évadé tant attendu), la voilà qui l'examine et qui constate : « Il est mort ! »(musique ; elle s'agrippe à Paul Lavond) « mais nous devons continuer son œuvre ! ». Tadam ! A ce sujet, la place des femmes est encore bien représentative de l'époque. Si Malita est particulièrement mauvaise (voire maléfique), elle a besoin d'occuper une place de seconde et se soumet à la volonté de Paul Lavond dès que son époux décède. Ce n'est qu'à la fin qu'elle décide de se rebeller, mais son regard psychotique et sa stupidité la trahissent : Paul Lavond évite de justesse d'être transformé en poupée.

les_poupees_du_diable 06.jpgA noter l'acteur principal dont le physique et le jeu se prêtent parfaitement au rôle (y compris lorsqu'il se déguise en une inquiétante petite vieille) : Lionel Herbert Blythe, qui a reçu l'oscar du meilleur acteur en 1931 et souvent joué avec Greta Garbo.

Au final j'ai passé un excellent moment en découvrant ce film au charme suranné. Une curiosité (à voir en VO pour les imitations d'accent français) !

Un avis plus éclairé.

Tod Browning, The Devill-Doll / Les Poupées du Diable, 1936