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12/10/2012

Willis Hall, Le Dernier des Vampires

Hall_dernier des vampires.jpgContrairement à toi, ami lecteur suffisamment intrépide pour naviguer sur ce blog hanté ces derniers temps, la famille Hollins ne savait vraiment pas où elle mettait les pieds en quittant l'Angleterre pour ses vacances. Premières vacances passées à l'étranger, loin de Crabton-sur-Mer et c'est déjà le drame : pas d'étendue d'eau pour indiquer une frontière, il n'en fallait pas plus pour que la famille se perde et ne sache plus dans quel pays elle se trouve (ces continentaux, aussi, ils ne vous faclilitent pas la tâche !). La nuit tombant, la famille cherche en catastrophe un endroit où s'arrêter alors qu'elle progresse sur une route de montagne déserte. Et lorsqu'elle voit un chemin caché dans une forêt sombre, elle n'hésite pas à s'y engager en dépit des ténèbres (impénétrables) et des loups (affamés, que seul le petit garçon Edgar remarque). Arrive enfin une ancienne entrée de domaine manifestement abandonnée et une clairière sur laquelle les Hollins décident de planter leur tente, non loin d'un vieux château qui domine une crête. Quel cadre bucolique !
Mais les vacances seront loin d'être de tout repos : entre le comte Alucard (vampire végétarien), descendant des Dracula, les loups des environs (que Mrs Hollins confond avec de gentils toutous et n'hésite pas à gronder lorsqu'ils montrent leurs crocs) et des villageois bas de plafond, le danger est partout !
Ami lecteur, si tu as toi aussi l'âme de chasseur de vampire, mais aussi un peu d'humanité, fais toi aussi ce voyage désopilant en compagnie des Hollins. Si tu succombes à cette aventure, ce sera sans doute que le comte Alucard t'aura fait mourir, mais de rire !
(Au passage, les illustrations de Babette Cole sont adorables et pleines d'humour, un vrai coup de coeur !)

Billet à haute teneur végétarienne vampirique.

Lu dans le cadre du challenge Halloween 2012 co-organisé avec mon amie la très maléfique Hilde

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228 p

Willis Hall, Le Dernier des Vampires, 1982

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08/10/2012

Olivier Cohen, La Fiancée de Dracula

je m'appelle dracula, olivier cohen, dracula, bram stoker, vampires, littérature jeunesse, roman français, paris, venise, je bouquine, la fiancée de dracula, challenge halloweenIl y a trois ans, je relisais avec délectation Je m'appelle Dracula, récit dans lequel le comte rédige ses mémoires afin de réfuter les abominables accusations contenues dans le récit de Bram « Stocker » (au sujet du « c » incongru je vous invite à lire mon billet sur ce premier opus pour me voir pérorer un peu).
Je commandais quelques jours plus tard la suite, « La Fiancée de Dracula » (que je ne pense pas avoir lu dans ma prime jeunesse) et voilà le résultat : il faut attendre la 3e édition du challenge Halloween pour que ce livre sorte de ma PAL !
Toujours réfugié dans le marais, Dracula alias Jacques Dracole (admirez l'art du camouflage) tente de mener une vie normale, si tant est que cela soit possible pour un vampire, et tient une galerie à Paris. Il y fait la rencontre d'Albertine qui semble immédiatement séduite par le sombre et séduisant comte, qui l'invite à dîner dans sa maison du Marais. Tous deux amoureux, Dracole et Albertine se fréquentent régulièrement et multiplient les promenades romantiques, en dépit de la peur que la jeune femme éprouve en présence de son fascinant compagnon.
Malheureusement l'affreux Van Helsing (curieusement ce type-là ne m'a jamais été particulièrement sympathique) poursuit toujours Dracula et convainc la police de l'aider à anéantir le monstre. Pour s'échapper, Dracula n'hésitera pas à s'enfuir avec Albertine à Venise... la suite, vous la connaîtrez si vous vous laissez aussi tenter par cette lecture !
J'ai dévoré ce court roman de jeunesse très agréablement écrit mais il m'a moins séduite que « Je m'appelle Dracula », peut-être parce que j'avais savouré la première fois les nombreux clins d'oeil au roman de Stoker. En tout cas, une lecture bien agréable qui vient à point nommé pour fêter ensemble Halloween.

Lu dans le cadre du challenge Halloween 2012 organisé ici et chez la diabolique Hilde

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92 p

Olivier Cohen, La Fiancée de Dracula, 1985
(j'ai donc fait une erreur en indiquant la date de publication de « Je m'appelle Dracula », j'ai dû retenir celle de l'édition Je Bouquine).

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05/10/2012

Les Fantômes des Victoriens

collectif_Fantomes-des-victoriens--cover.jpgJe crois que je compte vous parler de ce livre depuis le premier Challenge Halloween en 2010, mais longtemps il a résisté ! Il faut dire qu'une nouvelle de Dickens m'a donné du fil à retordre l'an dernier et m'a fait passer l'envie de poursuivre ma promenade en territoire victorien. Mais cette année, voyant notre première étape irlando-grande-bretonne (!) approcher à toute allure et mon roman de 700 pages avancer bien moins vite, j'ai opté pour une stratégie de repli visiblement hautement efficace puisque, aujourd'hui, pour mon plus grand bonheur, j'arrive enfin à vous parler du recueil Les Fantômes des Victoriens publié par les excellentes éditions José Corti (qui comme Phébus ont le don d'exhumer de vrais petits bijoux).

Beaucoup de grands écrivains victoriens dans ce recueil, mais aussi quelques-uns que je ne connaissais que vaguement de nom, encore moins de réputation. Cela donne une suite de nouvelles très variées, pour tous les goûts !

Wilkie Collins, « Neuf heures ! » : pendant la révolution française, des hommes attendant leur exécution dans une prison festoient pour la dernière fois et s'interrogent sur l'heure à laquelle ils approcheront de la guillotine. L'un d'eux confie à un autre qu'il sait qu'il mourra à neuf heures le matin... et c'est bien ce qui arrivera. Une nouvelle concise qui frappe l'esprit (la preuve c'est que j'en parle un an après sa lecture et que je garde encore le souvenir d'un texte glaçant et très précis).

Charles Dickens, « Le Fantôme dans la Chambre de la Mariée » : un mari attend avec impatience le décès de sa femme et lui intime de mourir... j'avais lu ce texte l'an dernier mais il ne m'avait pas vraiment plu à l'époque et je n'ai pas eu envie de le relire. Tant pis !

Patrick Kennedy, « Les Fantômes et la partie de Football » : un fantôme cherche à réparer ses erreurs passées mais lorsqu'il propose une partie de foot à ses hôtes ceux-ci sont bien incapables de lui adresser la parole. Difficile dans ce cas de passer le message !

Anonyme, « Le Spectre de la Visiteuse » : un jeune homme à la vie dissolue vient mourir chez ses parents. Dans la pièce isolée et lugubre qu'il occupe, une étrange femme apparaît chaque nuit, causant au mourant un profond trouble... son comportement scandaleux semblerait l'avoir rattrapé.

Joseph Sheridan Le Fanu, « Le Fantôme et le Rebouteux » : Ce n'est pas le meilleur Le Fanu mais malgré tout cette nouvelle est bien sympathique. Un rebouteux est forcé de passer la nuit dans un château réputé hanté. On s'en doute, le redouté fantôme sortira de son tableau pour venir taquiner notre héros... A noter que le récit débute par une parenthèse historique ; autrefois, certains Irlandais pensaient que la dernière personne enterrée dans un lieu était obligée d'aller chercher de l'eau pour tous les autres habitants des lieux, pour étancher leur terrible soif ; par conséquent si deux enterrements se suivaient les cortèges faisaient la course pour mettre en terre leur mort en premier, au point d'aller jusqu'à jeter le cercueil par dessus le mur pour éviter de faire un détour par le portail !

Sir Arthur Conan Doyle, « Comment c'est arrivé » : un accident de voiture qui se finit mal (très court mais très bien mené).

Vincent O' Sullivan, « Quand j'étais mort » : Un jeune homme décède et se retrouve fantôme dans sa propre maison, incapable de se faire entendre de ses domestiques affolés ou éplorés selon les cas.

Bernard Capes, « La Maison qui s'est évanouie » : Dans le froid des musiciens gelés décident de jouer pour se réchauffer. Apparaît alors une maison et une jeune femme leur propose une étrange boisson... mais mieux vaudrait s'abstenir !

Arthur Quiller-Couch, « La Chance du Laird » : une nouvelle un peu plus longue, à la construction classique mais efficace. Un jeune homme tombé pendant les guerres napoléoniennes fait l'objet de mémoires et d'une étrange histoire. Juste avant sa mort on l'a soupçonné de tricher aux cartes (et comme au XIXe on ne plaisantait pas avec ça c'est son honneur qui est mis en cause, une affaire qui devait briser sa carrière et sa vie, voire se solder par un duel !). Vous vous en doutez bien, c'est un petit lutin qui a fait le coup ! J'ai beaucoup aimé le coup classique du Victorien sérieux et respectable (ici dans l'armée qui plus est) capable de gober avec facilité toutes les histoires de fantômes les plus abracadabrantes... c'est ça qui fait le charme de l'époque !

George Moore, « Un Théâtre dans la Lande » : aussitôt lu, aussitôt oublié, c'est fâcheux ! J'ai été assez réfractaire au style, d'où un intérêt modéré pour le contenu. A la campagne, une mère règle de façon expéditive l'accouchement honteux de sa fille, dont l'enfant hantera la lande.

E.M. Forster, « L'Omnibus Céleste » : un omnibus conduit par d'illustres cochers (tel  Dante) amène ses occupants dans un au-delà merveilleux... mais tout le monde n'en revient pas indemne. Une histoire qui relève davantage du merveilleux que de l'épouvante, malgré une fin pour le moins sombre.

2341141959.jpgUn très bon recueil, certaines nouvelles m'ont davantage plu que d'autres mais avec autant d'auteurs et d'approches différentes, ce n'est pas étonnant ! Chaudement recommandé pour les arrêts  en territoire maléfique !

Et je poursuis mon voyage anglais en compagnie des Radley...

Etape 1 du voyage d'Halloween : UK et Irlande

Lu dans le cadre du challenge Halloween 2012 co-organisé avec mon amie la redoutable sorcière Hilde, et du challenge victorien d'Arieste

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201 p

Collectif, Les Fantômes des Victoriens, XIXe
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29/12/2011

La maîtresse de Manderley

du maurier_rebecca.jpgJ'adore ce mois anglais, car je n'arrête pas de piocher dans ma PAL grâce à lui (il faut savoir que ma PAL anglaise est tout simplement sans fin, et il est délicieux de pouvoir y retrouver à peu près tous les auteurs que j'ai envie de découvrir dans le cadre de ce petit challenge). Bien entendu, ma bibliothèque contient Rebecca de Daphné du Maurier (dans l'édition hideuse du Livre de Poche, c'est pour ça que j'ai remis leur ancienne couverture, même si elle correspondait à leur collection fleur bleue)... et curieusement, moi qui aime tant l'Angleterre et ses auteurs, je n'avais encore jamais lu un seul Daphné du Maurier, alors que Rebecca me tente depuis l'adolescence (hum, j'ai dû repérer ce roman en choisissant un Danielle Steel car il fut un temps où je lisais Danielle Steel - l'adolescence est parfois une période difficile). Donc j'adore ce mois anglais qui m'a permis de découvrir enfin ce grand classique de la littérature.

J'avais beaucoup d'idées fausses concernant Rebecca. J'ai toujours pensé qu'il s'agissait d'une histoire de fantômes, un roman dans lequel l'héroïne était poussée à bout par les souvenirs voire le fantôme même de Rebecca, ou peut-être quelque chose de romantique à la Brontë, avec une Rebecca encore vivante et cachée dans une partie de Manderley. J'imaginais une fin heureuse après moult frayeurs.

Rebecca est en réalité un roman davantage psychologique que mystérieux, même si peu à peu l'histoire sombre de Manderley est dévoilée. Mais de quoi parlons-nous en fait ? La jeune narratrice est employée comme dame de compagnie et fait avec sa riche patronne un séjour à Monte Carlo. C'est là qu'elle rencontre Mr de Winter, veuf séduisant propriétaire d'une somptueuse demeure anglaise, Manderley. Celui-ci la demande rapidement en mariage et les voilà partis pour l'Italie, puis Manderley. Malheureusement pour la jeune et heureuse mariée, l'ombre de l'ancienne femme de Mr de Winter, plane toujours. La lugubre Mrs Danvers semble n'éprouver que mépris pour la nouvelle Mrs de Winter qui se sent peu à l'aise en tant que nouvelle maîtresse de Manderley, et sans cesse des commentaires glanés ici et là lui font penser que Maxim ne l'a l'a épousée que pour avoir un peu de compagnie, alors que Rebecca était un être bien plus séduisant, intelligent et remarquable qu'elle, si insignifiante. Rapidement des tensions se créent entre elle et Mrs Danvers, tandis que Maxim de Winter redevient morose. Son mariage semble être déjà un échec. C'est alors qu'on retrouve le petit bateau avec lequel Rebecca de Winter avait fait naufrage...

Comme je l'ai dit, Rebecca est assez différent du roman plein de mystères auquel je m'attendais (soit un roman hanté par des fantômes, soit des personnages inquiétants faisant sombrer l'héroïne dans la folie). Quoi qu'il en soit, il s'agit d'un vrai page-turner qui m'a donné envie de découvrir l'adaptation mais aussi de lire d'autres Du Maurier (ce que je m'interdisais jusqu'ici car je voulais commencer par Rebecca). On peut parler d'un roman à suspense dans lequel les personnages sont soigneusement dépeints. L'intrigue repose essentiellement sur Rebecca, dont la narratrice sait bien peu au début mais qui finalement semble s'insinuer dans toutes ses relations et la tourmenter au quotidien, mais l'intérêt du récit repose aussi sur l'évolution de la narratrice, à travers ses relations avec son mari et les domestiques (elle-même passe de dame de compagnie à maîtresse de maison, dans une demeure plus habituée à voir des grandes dames que des oiseaux tombés du nid). Le personnage de Rebecca est lui-même plus complexe que ce à quoi je m'attendais : je pensais qu'il s'agissait de la femme idéale qui ainsi ne peut être oubliée ni remplacée, mais Rebecca est finalement bien différente de cela.

Lu dans le cadre du mois anglais organisé ici sur ce blog et avec les très British Cryssilda et Titine (pour notre lecture commune Daphné du Maurier). Lu également pour le challenge God Save the Livre !

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378 p

Daphné du Maurier, Rebecca, 1938

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17/12/2011

Last Christmas I met the Doctor

docwho.jpegPetit souvenir de Noël dernier.

Je suis tombée par hasard le 25 décembre sur trois épisodes de Noël de la série Doctor Who, pour le plus grand plaisir de mon cher et tendre désormais converti, bien plus que moi d'ailleurs (et au grand désespoir du reste des téléspectateurs qui nous entouraient et ont été traumatisés par cette incursion dans le monde halluciné du docteur).

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La Prophétie de Noël (2 épisodes - 2009)

Visiblement, il me manquait quelques épisodes pour tout comprendre à cette histoire qui de toute façon m'a un peu ennuyée.

Début de soirée. Le Tardis apparaît dans un vitrail. L'estomac bien rempli, l'esprit un peu embrumé Mr Lou et moi nous exclamons en choeur avec un enthousiasme déconcertant pour notre entourage: “un Tardiiiis, regarde !!!”.

Le générique arrive (ou était-ce juste avant ?). Nous voilà déchaînés, prêts à acclamer Docteur Tennant dès son arrivée. En attendant, nous accompagnons avec enthousiasme le générique : “Ouwiiou ouwiiou”!

Arrive le début. Une prison pour femmes, de grands malades, un peu de menace et là un grand méchant psychopathe revient à la vie grâce au sacrifice de ses disciples (les grands malades en question). S'ensuivent quelques scènes qui achèvent de traumatiser notre entourage : homme électrique qui peut s'envoler et dont on voit le squelette sur fond fluorescent lorsqu'il s'énerve. Summum de l'horreur, sa façon bien à lui de se déchiqueter et de dévorer tout ce qu'il avale.

Je vous ferai grâce de la suite. C'est compliqué.

Sachez tout de même que grâce à Doctor Who, l'humanité sera sauvée (on n'en attendait pas moins de lui). Au passage, le psychopathe qui mange comme un cochon mourra après avoir tenté d'asservir l'humanité et disparaîtront également les Seigneurs du Temps qui auront tenté de faire leur come back (avec à leur tête un Timothy Dalton assez névrosé).

Honnêtement, c'est la fin qui m'a intéressée, lorsque le docteur fait ses adieux aux différents compagnons qu'il a eus avant de se régénérer (séquence émotions - bye bye David Tennant !). Pour le reste, hormis la relation entre Wilfried et le docteur, j'aurais aussi bien pu me remettre au tricot ou sortir un Sudoku.

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Cyber Noël (1 épisode - 2008)

J'étais à deux doigts de renoncer lorsque j'ai vu qu'il y avait un troisième épisode que je ne pouvais absolument pas rater puisqu'il se passait en Angleterre en 1851.

Docteur Tennant débarque à bord de son Tardis. Le voilà en période de Noël, heureux, épanoui, lorsqu'il entend quelqu'un l'appeler et se montre encore plus ravi de cet appel au secour. C'est sans compter sur Rosita, qui le remet à sa place et lui apprend qu'elle n'appelle pas un docteur quelconque mais LE docteur. Car un autre Docteur est bien là, sympathique, enthousiaste et victorien jusqu'au bout des ongles. Pourtant ce nouveau venu semble un peu étourdi. Son Tardis est une mongolfière et ses outils ne sont que des objets quelconques, sans pouvoir spécifique.

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J'ai trouvé cet épisode excellent. Deux histoires se déroulent en parallèle : celle du docteur inconnu et du tandem qu'il forme avec Rosita, ainsi que celle de cybermen, qui ont décidé d'asservir le monde entier (pour changer), aidés d'une Victorienne manipulatrice et meurtrière comme les adore Mary Elizabeth Braddon. Beaucoup d'action, de l'humour et un cadre historique qui évidemment n'était pas pour me déplaire ! Un de mes épisodes préférés dans l'absolu (pour l'instant du moins).

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Dans le cadre du mois anglais organisé ici-même et avec mes amies Cryssilda et Titine.

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27/10/2011

Being a spinster in Victorian England

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Après avoir quitté un manoir victorien poussiéreux et lutté contre les vampires de Salem armée d’eau bénite et de pieux, j’ai jeté mon dévolu sur un appartement londonien, histoire de changer (no comment) ! Alors que je profitais tranquillement de la quiétude de Hyde Park pour lire un délicieux Wilkie Collins, mon attention a été attirée par une scène étrange qui se déroulait à quelques pas de moi : une jeune femme (enfin plus trop jeune selon les critères victoriens) menaçait avec une ombrelle un petit garçon qui, visiblement, venait de la bousculer en courant après son cerceau. Par terre gisait une part de tarte aux noix de pécan : c’est là que j’ai compris l’ampleur du drame et l’origine des rugissements de la demoiselle !

Ayant prévu de rester un moment au parc, je n’étais pas venue les mains vides et après avoir proposé à Miss Alexia Tarabotti (car c’était elle) de partager quelques muffins, j’ai finalement passé l’après-midi au salon de thé en sa compagnie puis, de fil en aiguille, l’ai accompagnée dans une librairie : notre amour commun de Fortnum & Mason et de Jane Austen venait de faire de moi sa nouvelle confidente !

Alexia m’a ainsi raconté ses folles aventures et, à vrai dire, je n’ai jamais connu goûter plus animé ! Préternaturelle (« preternatural »), Alexia n’a pas d’âme, ce qui lui permet d’annuler au moindre contact physique les pouvoirs des créatures surnaturelles qui, elles, souffrent d’un excédent d’âme (on en apprend tous les jours !). Sous l’ère de la Reine Victoria, Alexia mène une vie mouvementée. Entourée d’une mère remariée et de deux demi-sœurs idiotes, Alexia souffre d’un grand nez, d’une peau halée et du statut méprisable de vieille fille de 26 ans.

Lorsqu’un vampire hargneux l’attaque et lui fait manquer un délicieux dessert, Miss Tarabotti l’achève malencontreusement à coups d’ombrelle et de pinces à cheveux. C’est là le début d’un récit loufoque dans lequel j’ai croisé un vampire gay extrêmement soucieux de son apparence, un majordome complice des frasques de miss Tarabotti, un Lord loup-garou grognon sous l’influence  de la pleine lune.

So what ? Soyons honnêtes, je n’ai pas rencontré Miss Tarabotti mais me suis contentée de lire Soulless de Gail Carrister. D’abord un peu effrayée par la touche de rose sur la couverture, j’ai fini par succomber à la curiosité. Et ce roman, je l’ai dévoré, pourtant…

Up !

Evidemment la période victorienne n’a pas été pour rien dans mon choix de lire ce roman. L’héroïne au début très décalée m’a conquise : vieille fille, déjà rangée au placard par sa famille, Miss Tarabotti s’illustre par un caractère trempé, un estomac solide, un goût prononcé pour les bibliothèques et une ombrelle qui lui sert d’arme lorsqu’elle est mal entourée. Beaucoup d’éléments m’ont d’abord donné envie de dévorer ce texte : une scène d’ouverture bourrée d’humour, une société dans laquelle vampires et loups garous vivent au grand jour et un début de romance mouvementée… de quoi aborder ce récit avec grand plaisir !

Down !

Lorsque Lord Maccon, loup-garou de son état, a embrassé Alexia au bout de 100 pages, j’ai déjà vu partir en  fumée leurs disputes jouissives et senti poindre la fleur bleue chez Miss Carriger. Et quand le baiser a duré 10 pages et a été rapidement suivi d’une deuxième scène du même genre, j’ai failli faire une syncope ! Le récit d’aventures reprend ensuite le dessus mais le roman se finit malheureusement par un mariage et une série de mini happy ends qui pour moi font plonger Soulless de page-turner au statut de gentil divertissement… surtout que je ne saurai jamais maintenant pourquoi l’emblème de la société secrète démasquée était un octopus (ce qui est source de grande frustration !). Et lorsque Miss Tarabotti rencontre la Reine Victoria, la conversation est des plus improbables ("you" et non "your majesty" ou "your royal highness") : la Reine finit par dire à la jeune femme "allez, tu sais bien que Lord Maccon est fou de toi depuis le début"... un passage qui m'a fait frémir d'indignation.

Malgré tout j'ai lu ce roman d'une traite. Je n'achèterai pas toute la série mais vais quand même tenter de lire le deuxième tome en espérant qu'il sera moins fleur bleue !

D'autres avis : Fashion, Karine:) et Pimpi qui m'ont fait découvrir et donné envie de lire ce roman (merci à vous, je ne regrette pas ce moment passé avec Lord Maccon & co), mais aussi Nourritures en tout genre, Adalana, Yueyin, Chimère, JainaXF, Sandy, Miss Babooshka

Challenge Halloween : ça se passe ici et chez Hilde

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384 p

Gail Carriger, Soulless, 2009

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22/10/2011

Once bitten, twice damned

king-salem's lot.jpgAdolescente, j'ai découvert avec horreur et délectation la littérature d'épouvante. Avec Hilde et une autre amie, nous lisions avec avidité les romans de Stephen King ou d'Anne Rice, plus ou moins en même temps, inventions des personnages inspirés de ces récits et savourions ensemble ces lectures d'un genre nouveau. J'ai assez rapidement cessé de lire Stephen King et l'ai abandonné pendant des années... à vrai dire je ne l'avais jamais relu depuis le lycée. Je ne suis pas attirée par ses derniers livres, en revanche depuis quelques années j'envisage de lire ou relire ses "classiques", qui me paraissent plus sérieux, moins commerciaux.

J'ai donc choisi pour cette lecture commune Salem's Lot, qui traîne depuis un certain temps dans ma bibliothèque. Ce roman me tentait dans la mesure où il traitait du mythe du vampire, qui m'intéresse beaucoup... et curieusement, je n'arrivais jamais à me mettre à le lire : il me tombait des mains au bout de quelques pages et j'étais persuadée (je ne sais pas pourquoi) que le vampire n'était évoqué que de façon métaphorique. Je me suis donc fait violence, car l'introduction me déplaît toujours autant. Un homme et un petit garçon se sont réfugiés dans un coin perdu... une ombre plane sur leurs vies, car ils ont vécu ou connaissent quelque chose de terrible, mamma mia !... et l'on revient sur ce qui leur est arrivé. Et là, le récit devient très intéressant. Cette introduction est vraiment courte, pourtant elle a bien failli me faire déclarer forfait : j'ai lu trente pages avant de partir en Grèce, ai abandonné King pour Virginia Woolf et c'est uniquement parce que j'anticipais mon retour à Paris et le manque de temps que j'ai repris ma lecture pendant mes derniers jours libres. C'est donc sur une plage catalane que je me suis plongée dans les premiers chapitres d'un roman que je qualifierais finalement de très intéressant.

Salem's Lot (Jerusalem's Lot à l'origine) est une paisible petite ville américaine sans intérêt, où il ne se passe jamais rien. L'une des premières scènes marque la rencontre entre Ben Mears, écrivain de retour dans cette ville après de nombreuses années (et une tragédie personnelle), et Susan Norton, jeune femme un brin artiste désabusée par la vie à Salem's Lot.

Au début du roman, le lecteur apprend l'existence de Marsten House : située un peu hauteur, cette maison qui domine la ville est abandonnée depuis des années, depuis que son propriétaire s'est pendu après avoir abattu sa femme. Ben se souvient d'être entré dans la maison par défi lorsqu'il était enfant et pense avoir vu le cadavre grotesque de Hubbie Marsten le regarder, toujours suspendu à sa corde. C'est en partie pour exorciser ce mauvais souvenir que Mears est revenu écrire un roman inspiré de la maison en question. Bizarrement, alors qu'il envisageait de la louer, il apprend qu'elle vient d'être achetée par deux antiquaires souhaitant monter leur affaire à Salem.

Rapidement après l'arrivée de Mears, deux enfants se font attaquer dans la forêt alors qu'ils empruntaient à la nuit tombée un raccourci pour se rendre chez un camarade. Le plus petit a disparu tandis que le deuxième, choqué, décède peu de temps après.

Le roman emprunte ensuite les principaux codes du récit de vampire : un à un, puis de plus en plus rapidement, les victimes semblent souffrir d'anémie et décèdent, avant de se réveiller après le crépuscule. Ces vampires dépendent de leur maître, leur "père originel", dont je ne vous parlerai pas plus car il faut bien que vous découvriez vous-mêmes ce roman. Les armes sont on ne peut plus traditionnelles : aïl, croix, eau bénite, prières et bénédictions, "stake through the heart" et j'en passe !

Je ne voudrais pas dévoiler tous les ressorts d'un tel classique fantastique (au passage, c'est le deuxième roman publié par Stephen King après l'excellent Carrie). Le récit est dense, les personnages multiples et leurs histoires croisées tissent petit à petit une trame cohérente, assez classique. A vrai dire, le roman est assez long : on pourrait résumer très rapidement les principaux événements, mais il faut compter avec de nombreuses scènes intermédiaires qui permettent au lecteur de suivre le quotidien inintéressant puis de plus en plus étrange des habitants. Or c'est justement cela qui permet à King de mettre en place une atmosphère très particulière, assez lourde, dérangeante qui, lorsque la tension monte à son comble, finit par devenir assez effrayante. La première scène de vampire dans un cimetière est très angoissante d'ailleurs ! Salem's Lot est pour moi un roman réussi, très bien mené, qui tient le lecteur en haleine de bout en bout... ou presque, car les toutes dernières pages me paraissent à peu près aussi fascinantes que les premières. Si l'écriture n'est pas "esthétique", le style parvient à parfaitement retraduire l'état d'esprit des personnages et la menace qui plane sur eux (un style à mon avis parfaitement approprié au but que s'est fixé l'auteur, et en aucun cas maladroit). Un roman qui par ailleurs n'est pas inintéressant sur le plan sociologique, car King excelle lorsqu'il s'agit de décrire la classe moyenne américaine lambda.

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483 p

Stephen King, Salem's Lot, 1975

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08/10/2011

Un aïeul bien encombrant

lovecraft-affaire-charles-dexter-ward.jpgSacré Lovecraft ! Une fois que l'on a lu deux ou trois de ses textes, c'est toujours en terrain connu que l'on a l'impression de revenir !

Petite fiche d'identité de L'Affaire Charles Dexter Ward de Lovecraft

Lieu : Providence, Nouvelle Angleterre

Epoque : Début du XXe

Quoi : Epris d'archéologie et d'histoires anciennes en tout genre, Ward se découvre une parenté avec Joseph Curwen, mort à Providence en 1771. Ward mène par curiosité une petite enquête, ayant eu vent de légendes peu rassurantes au sujet de son aïeul, . Cela l'amènera à faire de bien dangereuses rencontres avec l'au-delà et d'autres mondes qu'il ne fait pas bon fréquenter.

Cette novella mêle l'histoire de Ward à celle de Curwen, couvrant ainsi deux époques : le XVIIIe et un XXe siècle encore jeune.

J'apprécie énormément Lovecraft lorsqu'il me transporte dans les quartiers les plus anciens de Nouvelle-Angleterre, lorsqu'il fait revivre une Amérique ancienne, que je retrouve peu dans mes lectures. J'aime ces plongeons dans des lieux peu recommandables marqués par la sorcellerie et les rencontres avec l'au-delà ou autres puissances surnaturelles.

Malgré tout, quelques bémols : une histoire qui met quelques pages à se mettre en place, pour un récit assez court. Par ailleurs, le souci du détail propre à Lovecraft porte parfois à confusion : les formules curieuses et autres rites rencontrés régulièrement ont pour moi un caractère assez répétitif, si bien qu'au final je parviens rarement à y prêter vraiment attention.

Enfin j'avais compris le fin mot assez tôt - ce qui je crois, faisait partie de l'intention de l'auteur qui laisse beaucoup d'indices à notre portée, mais de ce fait, il me semble que les dernières pages n'apportent pas grand-chose, car elles ne font que confirmer ce à quoi l'on s'attendait.

Il y a un côté assez manichéen chez Lovecraft. L'aïeul n'est pas seulement en quête d'immortalité, il veut conquérir le monde tandis que son descendant veut quant à lui lutter contre les forces du mal lorsqu'il prend conscience de ce qui se prépare. Par ailleurs, ayant déjà lu des récits proches de ceux-ci, j'aurais davantage savouré une histoire de fantômes (car il est question d'une ferme maudite et d'une maison délabrée au passé sombre), non de sorcellerie et d'alchimie : ce récit m'a trop rappelé une autre lecture de Lovecraft faite l'été dernier. Cet écrivain crée des mondes assez tordus mes amis, il faut bien le dire, et n'étant pas franchement passionnée par les mondes parallèles, j'aurais aimé découvrir ici un texte un peu différent de ce à quoi il m'avait habituée. Malgré tout il s'agit d'un récit très agréable à lire. J'aurais tout de même tendance à recommander cependant L'Abomination de Dunwich, qui m'avait fait une plus forte impression (comme en atteste ce billet assez décousu, écrit quelques mois après ma lecture, lecture qui ne m'a pas laissé beaucoup de souvenirs... heureusement que j'avais pris quelques notes !).

D'autres avis : Pitiland...

Et ici un document word intéressant où vous trouverez le résumé des oeuvres de Lovecraft.

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126 p

H.P. Lovecraft, L'Affaire Charles Dexter Ward, 1941 (posthume)

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10/08/2011

Fantômes victoriens, ou pas

colin_comme des fantomes.jpgComme des Fantômes constitue un recueil pour le moins atypique : présenté comme une anthologie faisant suite à la mort de Fabrice Colin (en réalité tout à fait en forme), ce livre est composé d'une série de textes très divers. Nouvelles, entretien, introductions à l'oeuvre fictive du fictif Fabrice Colin, les variantes ne manquent pas.

J'ai découvert une facette de l'auteur que je ne connaissais pas du tout et qui a éveillé ma curiosité : l'influence des auteurs anglo-saxons sur son oeuvre, son attirance pour des auteurs tels que Lovecraft et Tolkien mais aussi James Matthew Barrie, Lewis Carroll, Virginia Woolf, Kenneth Grahame, sans oublier l'illustrateur Arthur Rackham. Barrie et Carroll occupent une place particulière et reviennent à plusieurs reprises dans le cadre de récits imagés. La plupart de ces textes m'ont beaucoup intéressé, en revanche je reste dubitative quant au passage où Peter Pan se présente en fornicateur d'adolescents suicidaires.

Beaucoup de nouvelles ont le charme mystérieux des contes fantastiques, mêlant des éléments classiques à un univers plus moderne. La présentation générale ne manque pas d'originalité, ni d'humour !

Un livre étonnant, plein de surprises et de passages joliment tournés. Certains textes m'ont davantage marqué : les plus ancrés dans la fantasy me touchent moins que les allusions aux maîtres victoriens. A noter quelques nouvelles dont je garde un souvenir particulier : "Arnarstapi "(autour de l'Alice de Lewis Carroll, dont le chat laisse ses sourires partout) et "Retour aux affaires", sur un homme chargé de débarrasser les vivants des morts encombrants. Si tout ne m'a pas plu, Comme des Fantômes m'a donné envie de découvrir un peu plus l'oeuvre de Fabrice Colin, dont je ne connais pour l'instant que Les Etranges Soeurs Wilcox. Si vous souhaitez me conseiller des livres d'inspiration victorienne ou anglaise, je suis preneuse !

D'autres avis :

Le Vallon Fantastique, Cafard Cosmique, Titine, Adalana, Cachou, Les Riches Heures de Fantasia, Lire ou Mourir, True Blood Addict, Leiloone, Efelle, De l'autre côté du miroir, Thabanne, Lulu Off the Bridge, Bulle de Livre, Elbakin, Ryuuchan, Les Chroniques de l'Imaginaire, Bederom, Falaise Lynnaenne, Sherryn

Merci à Constance de Folio pour cette lecture.

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474 p

Fabrice Colin, Comme des Fantômes, 2008

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29/07/2011

Vampirisme aux Etats-Unis

wharton,lovecraft,brown,éditions folioCeux qui me connaissent savent que j'ai une certaine prédilection pour les vampires de la vieille génération, ceux qui ne portent pas de fond de teint, qui ne vivent pas d'histoires à l'eau de rose avec des mortelles qu'ils viennent espionner la nuit (même si je me suis découvert l'an dernier une passion pour les premières saisons de Buffy). C'est donc avec beaucoup d'intérêt que j'ai lu Bloody Tales, les Histoires sanglantes de Wharton, Lovecraft et Brown publiées chez Folio bilingue... si ce n'est que j'ai découvert que j'avais déjà lu les deux premières nouvelles (ce qui est bien avec moi, c'est ma capacité à oublier certaines de mes lectures, si j'étais raisonnable je pourrais presque relire indéfiniment les mêmes livres - peut-être le secret de mes relectures compulsives quand j'étais petite !).

Dans Bewitched, Wharton met en scène un village isolé, lors d'un hiver rude. Une femme fait appel à trois villageois pour l'aider à sauver son mari, ensorcelé par une morte qu'il rencontre régulièrement dans une cabane. Je me souviens que lors de ma première lecture, le climat et l'environnement m'avaient fait anticiper une lecture un peu moins enthousiasmante que mes précédentes rencontres avec Wharton. Mais c'était sans compter sur le génie de cet auteur, dont j'apprécie énormément les textes courts. Une histoire de vampire où la créature n'est jamais directement visible, mais reste constamment présente à l'esprit. A noter que sans verser une goutte de sang, Wharton sait rendre sa morte omniprésente et bien inquiétante.

Je n'aurais peut-être pas classé La Maison maudite de Lovecraft parmi les textes consacrés aux vampires, mais c'est une nouvelle que j'ai adoré lire. Je l'avais déjà découverte l'an dernier, dans le recueil L'Abomination de Dunwich dont je prévois de vous parler depuis ! Un texte fascinant, oppressant aussi, portant sur une maison imposante, vétuste, dont la construction remonte aux origines de la ville. Une maison qui a pour particularité le fort taux de mortalité qui la caractérise. Au final, l'histoire prend un tour davantage proche de la science-fiction, avec une solution à la fois concrète, presque scientifique et une origine fantastique.

Enfin Du Sang de Brown, un texte très court mais efficace où deux vampires fuient dans leur capsule temporelle pour trouver un monde idéal et, à court de carburant, finissent par se poser dans un monde où la seule vie qui règne appartient au monde végétal, avec des personnages-navets.

Un bon choix de textes pour les lecteurs s'intéressant aux vampires et une introduction intéressante à l'oeuvre de Lovecraft et de Wharton.

Merci beaucoup à Constance de Folio pour cette lecture.

Les avis d'Archessia, Malice, Titine...

219 p

Collectif, Bloody Tales

03/07/2011

Edimbourg attaquée par des zombies en 1759

doctor who the many hands.jpgThe Many Hands de Dale Smith est l'un des nombreux livres publiés en marge de la série Doctor Who. Nous sommes à Edimbourg en 1759. Le docteur (David Tennant) et Martha voient l'un de leurs voyages dans le temps bousculé par l'attaque d'un fiacre par un mort-vivant. Suite à une course poursuite, le docteur est "malencontreusement" arrêté par des soldats, dont la capitaine a tendance à faire de l'excès de zèle. Les péripéties sont assez nombreuses et je vous  passerai les détails (d'autant plus que ce livre n'ayant aucun intérêt littéraire je ne voudrais surtout pas vous priver du plaisir de l'action). Sachez simplement que ce roman compte :

plague doctor schnabel.jpg- Des mains grisâtres douées d'une vie propre

- Une armée de zombies sortie d'un loch et bientôt rejointe par toute la population d'un cimetière

- Deux docteurs fous se livrant à des expériences insolites et adeptes du clonage

- Benjamin Franklin, qu'on voit peu mais dont le comportement est louche (on apprend que ses découvertes scientifiques sont dues à des phénomènes peu naturels)

- Le fantôme d'un docteur de la peste ("plague doctor")

Sachez également que l'on fait un plongeon dans les ruelles sordides et obscures de l'ancienne ville dont les vestiges sont aujourd'hui encore enfouis sous les rues d'Edimbourg.

Ce roman très léger se lit facilement et, après un démarrage poussif en ce qui me concerne, je l'ai lu très rapidement, profitant de son caractère délassant pendant une semaine plus que chargée. Beaucoup d'éléments m'intéressaient dans cette histoire (j'ai d'ailleurs adoré me promener dans la ville souterraine) et j'aurais beaucoup aimé lire un récit plus abouti traitant des mêmes sujets.

Pour les amateurs de Doctor Who et les amis des zombies.

Voir le site Doctor Who Reviews pour un autre avis.

Merci à mon amie Cryssilda pour le prêt !

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256 p

Dale Smith, The Many Hands, 2008

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Challenge-god save the livre.jpgChallenge God save le livre : 11 livres lus (Catégorie Princesse Diana : 15 livres lus)

27/02/2011

Le gouffre a toujours soif, la clepsydre se vide

brite_contes_fee_verte.jpgJ'ai refermé cette semaine le recueil des Contes de la fée verte de Poppy Z. Brite avec un soulagement certain, et pourtant amis blogueurs et lecteurs, il s'agit là d'une oeuvre vraiment intéressante.

J'ai entendu pour la première fois le nom de Poppy Z. Brite dans un cours sur les vampires, lorsque nous avons vu l'adaptation de Lost Souls, que je m'étais promis de lire. L'envie ne venant jamais, j'ai été tentée par ces Contes de la fée verte, d'autant plus que j'aime souvent découvrir un auteur par ses nouvelles.

Si vous cherchez à vous dépayser, si vous vous demandez quelle serait la lecture idéale pour accompagner une soirée d'Halloween, si vous adulez Nine Inch Nails et affichez un poster de Marilyn Manson au dessus de votre lit, ce livre est sans doute fait pour vous. Par contre si vous êtes de nature sensible ou, plus prosaïquement, si vous avez récemment eu un deuil dans votre entourage, cette lecture  dérangeante s'apparentera davantage à une épreuve de masochisme.

absinthe.jpgParmi les thèmes qui reviennent le plus souvent, on trouvera des jumeaux ou siamois cherchant par tous les moyens à se réunir ou se retrouver (de là à réveiller un mort et à fêter son retour de façon extrêmement enthousiaste - je vous épargnerai les détails, d'autant plus que je vais bientôt déjeuner), et une fascination de nombreux personnages pour la mort et plus précisément, les cadavres. La profanation de tombes et la nécrophilie sont ainsi les leitmotivs de ce recueil (sans parler de l'absinthe et de l'alcool frelaté qui abondent également). La Nouvelle Orléans est un des lieux les plus visités, avec sa magie vaudoue, ses marais à l'eau fétide, ses vieux cimetières et ses bicoques branlantes où meurent les uns après les autres les héros de ces récits. Quelques sujets : une femme enceinte éventrée par une curieuse machine dans l'usine abandonnée d'une grande ville, un père se suicidant par électrocution après avoir enterré son fils mort de la même façon, une femme dévorée par le gardien d'un trésor et condamnée à servir de compagne à un fantôme, un chanteur faisant en sorte de se trancher les cordes vocales pour ne plus provoquer la mort de ses fans, ou encore une Inde dévastée par les zombies.

Une lecture éprouvante, parfois répulsive, mais un livre qui parvient à tenir le lecteur en haleine de bout en bout, le tout avec un style très maîtrisé.  On retrouve l'esprit macabre des Romantiques, et l'on sent dans cette exagération, cette complaisance morbide, une volonté de mettre en scène des sentiments exacerbés et de faire avant tout ressentir au lecteur une réelle tension psychologique, plus insoutenable que l'horreur décrite avec tant de précision. Poppy Z. Brite a indéniablement beaucoup de talent, mais j'avoue que j'attendrai un moment avant de songer à lire un de ses romans.

Merci à Lise des éditions Folio pour m'avoir fait découvrir cette curiosité littéraire.

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265 p

Poppy Z Brite, Contes de la Fée Verte, 1994

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*****

wilde_picture dorian gray.jpegmunro_castle rock.jpgEn cours de lecture (pour billet le 1er mars, il faut que je me dépêche) : Oscar Wilde,  Le Portrait de Dorian Gray.

A venir également la semaine : Alice Munro, Du côté de Castle Rock.

17/10/2010

I'm a lone wolf

egolf_kornwolf.gifAmis lecteurs, apprentis sorciers et massacreurs de citrouilles qui passez par là, sachez que malgré mes ambitions démoniaques et mon approche toute monstrueuse, je me suis comportée depuis le début du mois d'octobre comme une vraie petite fille modèle, me dévouant corps (pas trop quand même) et âme (déjà vendue) à la poursuite du challenge Halloween, avec une approche assez méthodique qui ne cesse de m'étonner.

J'en ai profité pour découvrir Kornwolf, Le Démon de Blue Ball de Tristan Egolf - et je me demande s'il ne s'agit d'ailleurs pas de mon tout premier livre sur le thème du loup-garou (comme c'est charmant si c'est le cas, et comme c'est navrant si à mon âge si peu avancé ma mémoire ressemble déjà à un gruyère industriel particulèrement aéré).

Pennsyltucky. De nombreux incidents se produisent au mois d'octobre dans cette région où pourtant d'habitude rien ne se passe selon Owen, jeune homme revenu dans le coin pour apprendre à boxer malgré tout le mal qu'il pense de sa ville natale. Les rumeurs circulent, des photos compromettantes apparaissent, les langues se délient et ce qui paraissait être un canular s'avère être un phénomène fantastique authentique, qui fait écho à l'apparition d'un autre loup-garou dans les années 70.

loup-garou.jpgImpossible de résumer en quelques lignes ce roman déjanté et franchement halluciné qui semble prendre un malin plaisir à mener ses lecteurs par le bout du nez. C'est un livre dense, une fable servant à dresser un portrait au vitriol de l'Amérique profonde où se noient des ploucs de bas étage, des flics corrompus, des communautés religieuses (Amish et mennonites) peu reluisantes, le tout sur fond de superstitions, d'armes à feu, d'alcool et de lubricité, dans une société où règne la loi du chacun pour soi, et où les personnages les plus intègres se trouvent dans un club de boxe des quartiers chauds dont le coach valeureux a un passé plus que douteux.

Au cours de cette épopée où de nombreux personnages se croisent et sillonnent la région dans un  crescendo apocalyptique, le mythe du loup-garou prête à la parodie : après une évocation de ses origines moyen-âgeuses, le narrateur nous entraîne dans une histoire familiale où les gènes et les conditions de vie se mêlent pour faire d'un homme frustré aux origines fantastiques une bête lubrique assoiffée de sang, dont la plupart des attaques sont motivées par la vengeance.

Un roman profondément américain qui joue avec les codes du roman fantastique pour mélanger un mythe de la vieille Europe à une vision pessimiste d'une Amérique moderne qui a perdu ses valeurs, à travers un loup-garou qui ressemble curieusement à Nixon.

Lu aussi par Dominique, Le Bibliomane (qui fait allusion à Stephen King et Lovecraft).

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488 p

Tristan Egolf, Kornwolf, Le démon de Blue Ball, 2006

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Pour participer, il suffit de publier au moins un billet en rapport avec Halloween (livre, film ou réalisation personnelle sur ce thème) le 31 octobre et le signaler sur mon blog à cet endroit, où chez Hilde. Plus de précisions en cliquant sur le logo.

Les participants au challenge (liste que nous actualiserons au fur et à mesure que vous publierez vos billets) :

Azilys a fait son baptême de l'air (en balai) avec Sorcière pour l'échafaud, avant de suivre le sorcier le plus adulé du moment (Harryyyyy !),

Très enthousiaste, Choupynette a été la première à se jeter à l'eau en faisant un petit séjour à Stockholm en compagnie de vampires louches avec le film Morse, avant de les suivre en Corée via le film Thirst (dont je n'ai retenu que le côté esthétique pour éviter les spoilers)

DeL a fait un petit saut dans les Carpathes avec L'Historienne (roman que j'avais d'ailleurs moi aussi dévoré avant de tenir ce blog)

Eidole a découvert un parc d'attraction pas comme les autres avec Zombillénium, avant de se retrouver dans une ville bientôt contaminée par le virus zombiesque avec 28 semaines plus tard,

Fleur de Cannelle s'intéresse à la criminologie en Corée avec le film Soul, avant de découvrir six histoires de zombies coréens dans Zombie next door,

Ma complice Hilde a refait un plongeon au collège avec la Solitude du Buveur de Sang (et un Simon qui n'a rien à envier à d'autres vampires prépubères), avant de succomber à l'humour noir et très tentant de Pierre Tombal,

Maggie part à la rencontre de Stoker, Irving et Scott (histoire de démarrer en beauté), avant de prendre une douche en compagnie d'un certain Alfred (attention scoop),

Pink Canary a passé un petit moment de détente avec Dead Sexy, avant de demander des bonbons avant l'heure avec Trick'r treat,

Soukee suit une formation à la Vampire Academy, et a rencontré les buveurs d'encre de Draculivre, avant de rencontre la "reine" du roman policier avec Le Crime d'Halloween,

The Bursar a vévu des moments cinématographiques intenses avec Dead Snow (film gore avec zombies nazis - c'est vraiment très effrayant là !), Le Bal des Vampires (pour rire aussi) et L'Abominable Dr Phibes,

Tristhenya a choisi de rencontrer quelques sympathiques zombies à travers un livre sur le film culte La Nuit des Morts vivants, avant de protéger Los Angeles contre un fléau en lisant Zombie Nation (elle est heureusement munie d'un guide de survie en territoire zombie), puis de revenir sur les traces d'un boucher avec Avis de Tempête,

Wax a été victime d'un bug car j'avais déjà mis deux liens mercredi vers son blog, puisqu'elle a fait deux petits tours en Asie en compagnie de sympathiques zombies avec Zombie Next Door et rencontré le démon avec Soul,

 

Ils ont redécoré leur blog pour l'occasion :

DeL, Eidole, Hilde, Pink Canary,  Soukee, Tristhenya (en image ici, et  là aussi

Et une créa pour Halloween :

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06/10/2010

Holmes, goule nécrophile et phtisique

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Récemment prise au dépourvu par mes compagnons du moment (de longues minutes d'attente en perspective, et pas de livre dans mon sac - chose exceptionnelle), je me suis retrouvée dans une petite maison de la presse où je ne mets presque jamais les pieds, presque sûre de ne trouver aucun livre susceptible de me tenter. Face à la perspective peu réjouissante que m'offrait le rayon littérature blanche et mon envie absolument nulle de lire un polar à ce moment-là, je me suis tournée vers les deux petits étages consacrés à la SF et au fantastique, où je ne risquais pas de retrouver beaucoup de titres connus et où, sans trop y croire, j'espérais trouver un roman aux influences steampunk (genre que je me promets de découvrir depuis un bon bout de temps maintenant).

Tout ça pour dire qu'après avoir fait le tour de l'ensemble des titres proposés, j'ai jeté mon dévolu sur L'Instinct de l'Equarrisseur de Thomas Day. Me disant que, si je m'avérais finalement totalement réfractaire au genre en question, je ne pourrais pas me reprocher ensuite de ne pas avoir "mis le paquet" en choisissant ce titre en guise de mise en bouche.

1888. Une année bien connue par les mordus d'histoire anglaise et de récits victoriens. Ajoutons un cadre, Whitechapel, et vous aurez sans doute tous compris que nous parlons ici des meurtres commis par Jack l'Eventreur. Alors que les assassinats de l'East End sont perpétrés sous le règne de Victoria, Arthur Conan Doyle est entraîné dans un monde parallèle afin d'assister Sherlock Holmes et le Dr Watson pour venir à bout de crimes sordides qui ont lieu en même temps à Londen. Un périple que l'écrivain aurait volontiers évité et dont il est assez coûtumier depuis qu'il écrit ses récits, à la demande d'un Holmes à la recherche d'un biographe correct. On y découvre un enquêteur "maigre, maladif, (aux) yeux injectés de sang, (à l') allure de goule nécrophile et phtisique tout juste déterrée par des étudiants en médecine sans le sou" (p 324-325). Un assassin royal expert en matière de torture "plus doué pour la mise à mort (...) que pour l'observation et la déduction" (p281). Bref, entre l'Eventreur de Londen et notre héros sanguinaire, la frontière est mince.

Cette incursion dans l'univers de Londen permettra à Doyle d'arrêter à son retour le véritable Eventreur victorien. Le reste ? A vous de le découvrir. Sachez simplement qu'il y est question de la lutte à mort entre Holmes et Moriarty, d'une ville historique de York désertée depuis que les femmes y sont devenues stériles et que les enfants n'en reviennent pas, de Worsh, petits oursons extraterrestres habitant le monde parallèle au nôtre, d'une diablesse rousse nymphomane à tendance nécrophage (voire nécrophile), d'une arche mystérieuse perdue en Amérique du Sud depuis la nuit des temps, d'une allusion au vampirisme à la Erzébeth Bathory et de fortes doses d'hémoglobine (sans forcer sur les descriptions glauques). Sans parler de Jack London et de quelques autres protagonistes célèbres - rien que ça.

Un roman qui pourrait facilement avoir un côté "fouillis" quand on  songe à tous les sujets et personnages évoqués, et qui parvient à mélanger tous ces ingrédients disparates avec succès. Une intrigue bien menée, des personnages loufoques (et des moments très drôles), une plume agréable, moderne et pleine d'humour : un petit bijou pour les amateurs du genre et ceux qui, comme moi, font tout simplement une (toute petite) fixation sur l'époque victorienne !

A consommer sans modération.

Les avis de Cafard cosmique, Fashion, Froggy Delight, La Société Sherlock Holmes de France, Vampirisme, plusieurs avis sur Biblioblog...

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420 p

Thomas Day, L'Instict de l'Equarisseur, 2002

 

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Pour participer, il suffit de publier au moins un billet en rapport avec Halloween (livre, film ou réalisation personnelle sur ce thème) le 31 octobre et le signaler sur mon blog à cet endroit, où chez Hilde. Plus de précisions en cliquant sur le logo.

Les participants au challenge (liste que nous actualiserons au fur et à mesure que vous publierez vos billets) :

Très enthousiaste, Choupynette a été la première à se jeter à l'eau en faisant un petit séjour à Stockholm en compagnie de vampires louches avec le film Morse, avant de les suivre en Corée via le film Thirst (dont je n'ai retenu que le côté esthétique pour éviter les spoilers)

Fleur de Cannelle s'intéresse à la criminologie en Corée avec le film Soul, avant de découvrir six histoires de zombies coréens dans Zombie next door,

Tristhenya a choisi de rencontrer quelques sympathiques zombies à travers un livre sur le film culte La Nuit des Morts vivants,

Wax

Ils ont redécoré leur blog pour l'occasion :

 Hilde et  Pink Canary (en image là aussi)

DeL

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Tristhenya

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02/10/2010

Dancing with the Devil for Halloween

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Cet été, alors que je savourais les journées passées au bord d'un lac, j'ai entrevu le Grand Dieu Pan et son univers infernal en suivant les pas d'Arthur Machen.

Fin XIXe. Un médecin (que je qualifierais de psychopathe) pense avoir trouvé le moyen de toucher à l'indicible et d'ouvrir les yeux d'un mortel sur un monde jusqu'ici resté invisible. Devant témoin, il réalise une expérience sur la jeune Mary, malgré les mises en garde.

"Que cela tourne mal, et vous voilà malheureux pour le restant de vos jours.

- Non, je ne pense pas, même en mettant les choses au pis. Vous savez que j'ai tiré Mary du ruisseau et de la faim, dans son enfance. Je pense que sa vie est à moi, pour en user à ma convenance." (p19)

La jeune fille sombre dans la folie et décède au bout de quelques mois, après avoir accouché d'une petite fille.

Des années plus tard, une vague de suicides endueille les milieux aisés londoniens, tandis que plusieurs personnes retrouvées sans vie semblent être mortes de peur. Petit à petit, le narrateur établit un rapport entre ces décès et la fréquentation d'une certaine Madame Beaumont. On se doute bien qu'il s'agit là du fruit de l'expérience qui a eu lieu quelques années auparavant, tandis qu'est retracée la sordide histoire de la fille de Mary. Changeant d'identité régulièrement, celle-ci semble semer la mort autour d'elle. Jusqu'à son propre décès, où elle semble se transformer et révéler sa nature monstrueuse.

campbelljones.gifPlusieurs voix se mêlent dans ce récit où l'horreur est donnée à imaginer plus qu'elle n'est réellement décrite. Dans une ambiance plutôt lourde, beaucoup de questions restent sans réponse, le lecteur devant finalement assembler à sa guise les dernières pièces du puzzle. Le cadre victorien se prête très bien à cette histoire au final assez sordide. L'histoire se lit d'une traite et constitue sans doute une bonne introduction pour qui aurait envie de découvrir Machen, dont l'univers m'intrigue désormais (bien qu'inconnu en France - ou presque, il a énormément publié). Et je n'en dirai pas plus car c'est maintenant à vous de choisir (ou non) de voir le Grand Dieu Pan.

Un auteur admiré par Lovecraft, qui va lui aussi bientôt  rejoindre mes billets pour le challenge Halloween.

Les avis de Cafard cosmique, Mr Zombi, Tantale... Et toujours sur le Dieu Pan : Tea Time with a Faun (très joli blog que je viens à peine de découvrir).

Un grand merci à l'incorrigible Lilly qui m'a encore une fois beaucoup gâtée en m'offrant ce petit livre !

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90 p

Arthur Machen, Le Grand Dieu Pan, 1894



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Pour participer, il suffit de publier au moins un billet en rapport avec Halloween (livre, film ou réalisation personnelle sur ce thème) le 31 octobre et le signaler sur mon blog à cet endroit, où chez Hilde.

Plus de précisions en cliquant sur le logo.

Les participants au challenge (liste que nous actualiserons au fur et à mesure que vous publierez vos billets) :

Très enthousiaste, Choupynette a été la première à se jeter à l'eau en faisant un petit séjour à Stockholm en compagnie de vampires louches avec le film Morse,

Ils ont redécoré leur blog pour l'occasion :

Hilde, ma complice dans cette sombre affaire !

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Pink Canary

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