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29/06/2017

Ann Granger, Le Brouillard tombe sur Deptford

granger_brouillard deptford.jpgJ’attendais avec impatience la sortie du tome 6 de la série Ben Ross et Elizabeth Martin d’Ann Granger, que je continue finalement à poursuivre en français  - ma sensibilité aux belles couvertures n’y est pas pour rien, et pour une fois, les couvertures françaises sont plus réussies. Force est de constater que je suis passée à côté de ce roman.

On retrouve l'inspecteur Ross et son épouse Lizzie, dont les points de vue s'entrecroisent et permettent d'enrichir le récit des aventures de chacun. Si j'apprécie beaucoup ce procédé, j'ai trouvé qu'il fonctionnait nettement moins cette fois-ci. Quelle histoire artificielle !

Une femme est retrouvée morte sur un terrain vague, avec une profonde blessure à la tête. On découvre rapidement qu'il s'agit d'une prêteuse sur gage, ce qui ne lui fait logiquement pas beaucoup d'amis. En parallèle, Lizzie apprend que le futur beau-frère de son cousin Frank Carterton est criblé de dettes contractées auprès d'une prêteuse sur gage. Quelle surprise ! Il s'agit de la femme assassinée. Les soupçons vont donc immédiatement se porter sur le jeune homme, mêlant ainsi indirectement Lizzie à l'enquête puisque sa famille sollicite son aide.

Moi qui adore cette série, je me suis un peu ennuyée cette fois-ci. Trop de coïncidences, à commencer par Lizzie, le jeune homme endetté et sa soeur qui tentent d'entrer chez la prêteuse alors que Ben y est déjà en raison de son assassinat. Une enquête qui tourne en rond et avance poussivement selon le fruit du hasard. On n'explore même pas sérieusement la piste des personnes endettées qui auraient pu chercher à se débarrasser de celle qui menaçait de les faire tomber : il suffit de dire que les reconnaissances de dettes ont disparu pour écarter toute cette piste. Quant aux coupables, je les soupçonnais depuis longtemps, avec une surprise finale qui n'en est pas vraiment une si on a lu quelques mystery novels (je savais bien que le mort n'était pas mort...). On croise moins Lizzie cette fois-ci, le rapport entre son récit et celui de Ben est moins équilibré et c'est bien dommage.

Au passage, dans les notes de bas de page on parle des cinq femmes d'Henri VIII, un peu surprenant à moins de considérer qu'Anne de Clèves est à exclure puisque le mariage fut remis en question une fois la promise découverte (et nettement moins séduisante que ne le laissait présager son portrait)? J'ai toujours entendu parler des six femmes d'Henri VIII...

Dans les points positifs : l'accent mis sur la condition injuste de la bonne de la meurtrière, dont la vie s'annonce sombre en raison d'une arthrite sévère ; un passage touchant où un pauvre bougre illettré est en admiration devant le policier venu noter sa déposition ; une remarque du superintendant qui regrette qu'on ne puisse pas engager Mrs Ross car c'est une femme, avant de dire que cela vaut peut-être mieux car on n'aurait alors plus besoin des services de ces messieurs.

Franchement pas le meilleur opus, tout juste passable même si on retrouve avec plaisir les personnages. J'espère que le prochain tome me séduira davantage !

Je ne suis pas dans une bonne période là, car je lutte aussi avec ma lecture en cours (un vrai ramassis d'idioties malgré un bon départ).

Mes précédentes lectures d'Ann Granger, en VF ou VO selon les tomes :

Lu dans le cadre de la Lecture commune autour d'Ann Granger.

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360 p

Ann Granger, Le Brouillard tombe sur Deptford, 2016

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25/06/2017

Concours M. C. Beaton, Agatha Raisin Enquête, T5, Pour le Meilleur et pour le Pire

Cette année encore, les organisatrices du Mois anglais ont le plaisir de vous gâter un peu ! Aujourd'hui, nous vous proposons un concours pour gagner le cinquième tome d'Agatha Raisin, Pour le Meilleur et pour le Pire.

Pour en savoir un peu plus, voici mon billet... vous verrez que je reste une inconditionnelle d'Agatha Raisin. C'est la petite lecture cosy qui fait du bien de temps en temps !

Pour remporter l'un des deux exemplaires en jeu, rien de plus simple ! Imaginez que vous cherchez à écrire un polar se passant dans la campagne anglaise : trouvez le mobile le plus cocasse pour votre meurtrier et publiez-le dans les commentaires qui suivent. 

Vous avez jusqu'au 2 juillet pour participer !

N'hésitez pas à relayer autour de vous !

Bonne chance à tous !

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Et ce soir, l'adaptation du tome 1 d'Agatha Raisin passe sur France 3.

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24/06/2017

M. C. Beaton, Agatha Raisin Enquête, T5, Pour le Meilleur et pour le Pire

beaton mc_t5_Pour-le-meilleur-et-pour-le-pire.jpgJe poursuis ma découverte de la série Agatha Raisin avec Pour le Meilleur et pour le Pire, toujours avec le même plaisir. Si je n'ai pas eu la chance de savourer ce tome-ci dans une maison des Cotswolds, cela ne m'a pas empêché de le dévorer au cours d'un week-end prolongé.

[Attention, spoilers dans ce paragraphe pour ceux qui veulent lire la série mais n'ont pas encore lu le tome 4] Agatha Raisin s'apprête enfin à épouser son cher James, à l'issue d'une demande en mariage pour le moins subite. Le jour J, les éléments semblent se liguer contre elle : une crème anti-rides  lui déclenche une irruption de boutons qu'elle doit cacher en se tartinant de couches de fond de teint ; le vent envoie son chapeau dans une flaque boueuse ; et pour finir, le mari qu'elle espérait mort depuis longtemps refait surface pendant la cérémonie. A la crise de couple qui s'ensuit s'ajoute une nouvelle catastrophe : l'ancien époux d'Agatha est assassiné. Agatha et James se mettent à enquêter pour détourner les soupçons qui pèsent sur eux.

Un cinquième tome dans l'esprit des premiers. Agatha et James ne brillent pas vraiment sur cette affaire mais qu'à cela ne tienne, il est toujours aussi agréable de les suivre pendant leurs interventions d'amateurs inconscients du danger. Malgré les meurtres qui s'accumulent, ils continuent à se rendre chez des témoins et meurtriers potentiels et ne pensent que rarement à leur sécurité personnelle. Cette fois-ci, peut-être encore plus que d'habitude, Agatha a beaucoup de chance de s'en sortir !

On retrouve toujours ce petit côté Barnaby revisité avec une héroïne quinquagénaire un peu moins brute de décoffrage qu'avant, mais toujours aussi amusante. Son côté vulnérable ressort davantage et notamment son inquiétude face aux effets du temps qui passe. Notre Agatha est aussi une grande sentimentale finalement. A savourer avec une bonne tasse de thé à portée de main. Une fois encore, j'ai hâte de lire la suite !

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284 p

M. C. Beaton, Agatha Raisin Enquête, T5, Pour le Meilleur et pour le Pire, 1996

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20/06/2017

Série The Bletchley Circle

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1943. Une courte séquence introduit Susan, Jean, Millie et Lucy, quatre femmes brillantes aux qualités complémentaires qui travaillent dans un même service à Bletchley Park pour décoder les messages transmis par les Allemands.

Neuf ans plus tard, nous retrouvons Susan. Elle est désormais mère et femme au foyer et mène une vie terne, aux antipodes de son ancien métier en temps de guerre. Elle doit d’ailleurs garder le secret sur ses activités passées et son mari pense qu’elle occupait un poste de secrétariat ou de standardiste quelconque.

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Mais Susan est loin de s’adonner à sa passion du tricot ou à se contenter de veiller au repas qui accueillera son époux le soir venu. Elle a donc commencé à collecter des informations sur une série de meurtres de femmes qui ont lieu à Londres et dans ses environs. Elle pense avoir découvert une certaine logique mais lorsqu’elle se tourne vers la police, elle est gentiment éconduite après une fouille n'ayant rien donné suite à ses conseils.

Elle retrouve alors ses anciennes complices et après quelques hésitations, toutes acceptent d’unir leurs efforts pour mener l’enquête. Elles découvrent ainsi un corps et décident de traquer ensemble le tueur, quitte à prendre des risques inconsidérés.

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Une excellente surprise que cette saison 1. D’une part, de par la qualité des reconstitutions historiques : les scènes de rue de même que les costumes sont particulièrement réussis, tandis que la série donne à voir le quotidien des femmes de la classe moyenne, avec un point de vue résolument féministe. La médiocrité des activités des héroïnes tranche avec leurs capacités intellectuelles et le talent particulier de chacune. Toutes devraient avoir un poste clef au sein d’une administration ou d'un service de renseignements et les voilà cantonnées à des rôles de second plan, voire victimes de leur entourage (l’une d’elles est même battue par son mari). J'ai lu un avis soulignant des incohérences, notamment dans le choix des véhicules présents, mais étant donné ma connaissance du sujet ça ne m'a pas empêché de dormir. 

A cet intérêt historique s’ajoute d’autre part une intrigue haletante, bien menée et pleine de rebondissements. Ce qui commence comme une enquête tourne au thriller, au fur et à mesure que nos héroïnes se rapprochent dangereusement de leur cible. Etonnamment, Susan fait preuve d’une certaine naïveté et finit par se jeter dans la gueule du loup… mais je vous laisse découvrir par vous-même ce qu’il adviendra d’elle et qui l’emporte in fine.

Highly recommended !

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Série The Bletchley Circle, Saison 1, 2012

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15/06/2017

Londres : Musée d'Histoire naturelle et V&A

Pour cette journée du Mois anglais consacrée à Londres, je n'ai pas eu le temps de terminer la lecture que j'avais prévue, que je présenterai donc dans quelques jours. Je ne voulais tout de même pas passer à côté de cette rencontre thématique, j'ai donc décidé de profiter de mes archives bien fournies de photos pour partager avec vous un souvenir londonien. J'ai choisi des photos de deux musées que j'apprécie particulièrement, prises lors d'une escapade avec Maggie.

Le Musée d'Histoire naturelle 

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Photo Copyright MyLouBook

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Le Victoria & Albert Museum 

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14/06/2017

Mary Hooper, Waterloo Necropolis

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Londres, 1861. Grace se rend au cimetière de Brookwood à bord du train funéraire dédié, le Waterloo Necropolis. Sur les conseils d'une sage femme, elle vient glisser son enfant mort né dans le cercueil d'une riche défunte, n'ayant pas elle-même les moyens de lui offrir une sépulture. Il s'agit d'un enfant né d'un viol subi dans les locaux d'une institution de charité.

Grace fait alors la connaissance des Unwin, riches marchands de l'univers du deuil. Ce marché prend son essor à l'époque victorienne, entre les beaux cimetières à l'extérieur de Londres, les conditions strictes de deuil et de demi-deuil avec les toilettes spécifiques pour chaque occasion, sans parler des bijoux de deuil (faits avec les cheveux des chers disparus) et des photographies post-mortem, qui sont pour certaines les seuls clichés du défunt dont dispose la famille, en raison du coût élevé de la photographie à l'époque.

Grace est aussi responsable de sa soeur Lily, un peu simple d'esprit. Celle-ci a du mal à se débrouiller seule et leur cause des soucis en vendant pour trois sous un objet de valeur.

A la suite de divers déboires, les deux jeunes filles ne peuvent plus subvenir à leurs besoins. Grace accepte alors un poste chez les Unwin. Elle sera pleureuse professionnelle et, lorsqu'il n'y a pas d'enterrement, participera à la confection d'articles de deuil.

Elle découvre alors cette industrie prospère. Les Unwin sont obséquieux et bon commerciaux en présence des clients, malhonnêtes et grossiers dans l'intimité. Les bijoux de valeur des défunts sont volés lorsque les cercueils sont scellés et les matériaux utilisés ne sont pas toujours de la qualité promise lors de la vente. Les affaires florissantes des Unwin leur permettent de vivre dans les beaux quartiers, de faire grandir leur fille unique dans le luxe. Quant au frère de M. Unwin, il possède L'Empire du Deuil, proposant tenues, chaussures et accessoires de mode dans un cadre luxueux. Le patron est lui aussi un personnage assez répugnant qui inspire à Grace un malaise qu'elle n'arrive pas à expliquer.

Grace et sa soeur Lily vont se retrouver en parallèle au coeur d'une machination dont je ne vous dis pas plus pour ne pas vous ôter le plaisir de cette lecture.

Un roman agréable dont le principal intérêt tient en la qualité de la reconstitution historique. Une fois de plus, Mary Hooper s'est bien documentée sur la société qu'elle décrit et ici, le sujet précis du deuil à l'époque victorienne. Chaque chapitre est précédé d'un court texte d'introduction, dont on comprendra parfois la portée quelques chapitres plus tard : annonces commerciales, faire-part, épitaphes...

Pour ce qui est de la trame du roman, je suis un peu plus partagée, sans doute d'autant plus que j'ai lu des avis dithyrambiques sur ce livre. J'ai trouvé l'histoire plaisante mais terriblement prévisible. Les personnages sont manichéens et j'attendais la chute très tôt (ce qui n'est pas souvent le cas car j'aime me laisser porter par le récit sans forcément essayer de deviner ce qui m'attend). Les rebondissements étaient tellement classiques que le récit ne m'a finalement pas réservé beaucoup de surprises, ce qui tempère un peu mon enthousiasme. Néanmoins, l'impression globale est au final très positive mais encore une fois, elle est portée par le contexte historique bien retraduit et très intéressant.

A ce sujet, je vous renvoie vers l'avis plus positif de Pedro Pan Rabbit mais aussi vers son article sur un livre consacré aux photographies de défunts au XIXe, Beyond the Dark Veil.

Je vous  invite aussi à lire cet article en anglais  sur la compagnie qui gérait la ligne funéraire, avec quelques photos.

Enfin, mon billet sur un autre roman de Mary Hooper inspiré du spiritisme à l'époque victorienne, Velvet.

Présenté dans le cadre du rendez-vous du Mois anglais consacré aux Victoriens.

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314 p

Mary Hooper, Waterloo Necropolis, 2010

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13/06/2017

M. C. Beaton, Agatha Raisin Enquête, T4, Randonnée Mortelle

mcbeaton_randonnee mortelle.jpgJ'ai profité de mon premier séjour dans les Cotswolds pour découvrir le tome 4 de la série Agatha Raisin. Difficile de faire mieux comme cadre de lecture qu'une petite maison de Moreton-in-Marsh !

Une petite citation de rigueur  : Moreton-in-Marsh est un bourg prospère des Cotswolds dont la rue principale bordée de grands arbres suit une ancienne voie romaine, la Fosse Way. Depuis la décision de l'abbé de Westminster, propriétaire des terres, d'utiliser cet ancien tracé et de fonder un nouveau Moreton en 1222, la ville a toujours été une étape favorite des voyageurs, les marchands de laine des temps médiévaux étant remplacés aujourd'hui par les touristes (p 158).

Agatha Raisin, c'est une quinquagénaire londonienne revêche et brute de décoffrage, qui vient s'installer dans les Cotswolds pour une retraite anticipée après avoir roulé sa bosse avec succès dans le domaine des relations presse. Son arrivée est suivie d'un meurtre et depuis, cette région autrefois pénible est frappée d'assassinats variés aussi bien dans les méthodes que pour leurs motifs, parfois un peu ahurissants. Agatha tombe sous le charme de son voisin célibataire James Lacey, qu'elle tente de séduire maladroitement. Au fil du temps ils se lient d'amitié et enquêtent ensemble sur chaque nouveau cas. Agatha Raisin, c'est un mélange détonnant : c'est un peu Glenn Close quittant Le Diable s'habille en Prada pour jouer les inspecteurs Barnaby. Un mélange cocasse qui fonctionne bien : c'est léger, amusant, les héros sont attachants. Bref, on en redemande !

Le quatrième tome ne fait pas exception à la règle. Agatha a dû accepter une mission de six mois à Londres chez le concurrent qui a racheté sa société lors de son départ anticipé en retraite. Mais notre grande sentimentale se sent bien seule à Londres et a hâte de retrouve son cottage, ses nouveaux amis et son cher James. A son retour, une randonneuse ayant une dent contre les propriétaires terriens et le non respect des droits de passage se fait assassiner. Ni une, ni deux, Agatha et James se font engagés par le principal suspect, prennent un appartement ensemble et rejoignent le groupe de randonneurs en se faisant passer pour un couple marié.

L'enquête est égale aux précédentes intrigues, simple, un bon petit polar cosy à savourer au coin du feu ou au détour d'un chemin de campagne (avec une pelle sous la main, on ne sait jamais). Les échanges entre les protagonistes sont toujours amusants. Je regrette seulement revirement sentimental pour le moins brutal à la fin (et pour ne rien arranger, sans le vouloir j'ai découvert un énorme spoiler en feuilletant au hasard un autre livre de la série lors de mon passage à la librairie de Broadway - autre village des Cotswolds.

Toujours est-il que je ne suis toujours pas lassée des aventures d'Agatha Raisin, loin de là !

Un quatrième tome à savourer une fois de plus !

Lu dans le cadre de la L.C. Agatha Raisin.

Merci aux éditions

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243 p

M. C. Beaton, Agatha Raisin Enquête, T4, Randonnée Mortelle, 19

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09/06/2017

Sam Lloyd, Calm Down Boris !

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Je n'aurais sans doute pas prêté attention à cet album, malgré la marionnette orange et les glitters de la couverture, si Petite Lou n'avait pas d'emblée jeté son dévolu sur ce titre lors d'une visite chez Heffer's à Cambridge. 

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Et pourtant, depuis un mois, c'est devenu un des favoris du moment.

Boris est un monstre orange tout poilu et fort sympathique, dont le plus gros défaut est de vouloir faire des bisous chatouilleux.

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Sous forme de marionnette, Boris doit être caressé, coiffé, nourri... mais gare à vos doigts quand vous lui donnez à manger!

Voilà un album court, très divertissant et interactif, porté par un Boris attachant malgré ses petits défauts. Il amusera les enfants mais aussi leurs parents, ravis de croquer les doigts de leur progéniture intrépide.

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Pour la petite histoire, Mini Lou a détesté Boris pendant leurs premières rencontres. Alors qu'elle est curieuse et a le sourire facile, elle a eu une peur bleue lorsque son père a fait semblant de vouloir lui manger les doigts avec ce petit monstre. La deuxième tentative n'a pas été plus fructueuse, malgré une approche moins directe, mais elle rit volontiers maintenant qu'elle a vu que Boris n'impressionnait pas sa grande sœur. Quoi qu'il en soit, nous ne sommes pas prêts d'oublier sa rencontre avec Boris (dans l'Eurostar) !

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Sam Lloyd, Calm Down Boris !, 2006


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07/06/2017

Susan Hill, Dolly

hill susan_dolly.jpgPour cette journée du Mois anglais consacrée à Susan Hill, j'ai choisi Dolly parmi les quelques titres en attente dans ma PAL (il doit en rester encore trois!). De cet auteur j'ai lu plusieurs histoires de fantômes (The Woman in Black et The Man in the Mirror) et des extraits de l'essai autobiographique consacré à ses lectures (Howards End is on the landing). Tentée par une petite histoire de fantômes, j'ai eu envie de découvrir une poupée sans doute effrayante à souhait. Susan Hill est douée pour recréer des atmosphères angoissantes, dans des récits gothiques de facture classique (aux influences victoriennes notamment). Tout à fait ce qu'il me fallait.

Le récit s'ouvre avec le retour du narrateur dans la vieille maison de sa tante décédée. Enfant, orphelin, il y avait passé un été en compagnie d'une cousine qu'il ne connaissait pas. Le lecteur découvre les évènements qui se sont produits à l'occasion de ces vacances, évènements qui influencent la destinée des personnages des années plus tard. Sans vouloir trop en dire, imaginez des bruits suspects, le crissement du papier en bruit de fond, des pleurs de poupée. Le tout dans une bicoque lugubre à proximité d'un cimetière.

Si j'ai pris plaisir à lire ce texte, avec le recul, je trouve qu'il manque un peu de consistance.

Dolly est un court roman qui frise avec la nouvelle et, à vrai dire, j'ai eu l'impression que Susan Hill avait un peu de mal à trouver le bon format pour ce récit. Un peu trop de développements pour être une nouvelle avec la chute que l'on pourrait attendre, mais un texte qui reste assez aride et un peu décousu, avec assez peu de matière.

Par ailleurs, Susan Hill utilise des ressorts classiques du récit gothique, mais on a l'impression qu'elle ponctue son histoire de micro évènements sans être capable de tout à fait les relier entre eux. Par exemple, quand le jeune narrateur ouvre pour la première fois l'armoire de sa chambre, il sent quelque chose lui souffler au visage sans la moindre explication. Par la suite, c'est une poupée qui hantera l'armoire mais elle n'est pas encore arrivée lorsque se produit ce premier incident. Sa cousine Leonora est horrifiée par son reflet dans l'eau et dans un plat en argent à l'église, sans qu'on sache ce qu'elle a vraiment vu. Leonora est rousse, elle a un caractère épouvantable et la gouvernante la suspecte d'apporter le Mal avec elle, mais ce point n'est pas vraiment confirmé ni clarifié à la fin. Et finalement, ce sont deux poupées - et non une - qui semblent porteuses ou victimes d'une étrange malédiction (chacun se fera son opinion), sans que le lien entre elles soit clairement établi. Je vous épargnerai mes multiples hypothèses mais, au final, aucune ne me semble tout à fait convaincante.

In fine, un roman d'atmosphère, sympathique mais soutenu par une structure légère. A réserver aux inconditionnels d'histoires de fantômes, aux amateurs de poupées inquiétantes et aux lecteurs de Susan Hill.

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153 p

Susan Hill, Dolly, 2012

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06/06/2017

Dobbs & C. Regnault, L'Homme Invisible, T1

album_homme invisible.jpgAdapté du roman de H.G. Wells, cet album a de suite attiré mon oeil en librairie par sa superbe couverture. J'avais déjà repéré d'autres titres inspirés de l'univers de Wells au sein de cette même collection mais je n'avais pas été autant tentée que cette fois-ci. Il faut dire que de l'homme invisible, je n'ai pour l'instant que l'image vague de la vieille série - que je n'ai jamais vue. Cet anti-héros classique fait partie des quelques derniers monstres victoriens qu'il me reste à découvrir et je n'avais qu'une idée des plus vagues sur ce personnage avant d'ouvrir cet album.

Dans le petit village d'Iping, un mystérieux étranger vient s'installer à l'auberge. Il suscite la curiosité par son accoutrement, ses bandelettes et les drôles de lunettes qu'il porte. Dans un premier temps, la propriétaire des lieux suppose qu'il s'agit d'un pauvre bougre mais bientôt, les ragots vont bon train. Pourquoi ces bandelettes ? Pourquoi ne va-t-il jamais à la messe ? Quelles sont ses fioles, quels sont ces nombreux instruments qui encombrent le salon qu'il occupe ? Sa rudesse et le fait qu'il demande à être laissé tranquille n'arrangent rien. 

Une fois le décor plutôt sombre planté, la situation se dégrade. Surnaturel, ragots de village, anti-héros dont on ne sait pas encore si on le déteste ou si on le comprend, voilà de quoi est constitué le tome 1 de L'Homme invisible. Un album servi par des illustrations puissantes qui m'ont fait penser à l'univers de Lovecraft.

Une belle invitation à découvrir le roman de Wells (je me souviens surtout avoir lu La Guerre des Mondes en me forçant un peu, mais il était déjà plus loin de mes sujets de prédilection). Cet album sera complété d'un 2e tome à paraître.

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Dobbs & C. Regnault, L'Homme Invisible (inspiré de H.G. Wells), T1

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05/06/2017

Minette Walters, A Dreadful Murder

walters_dreadful murder.jpgLe titre complet de ce texte est A Dreadful Murder, The Mysterious Death of Caroline Luard. Il s'agit d'un récit inspiré d'un fait divers de 1908. Fin août, Caroline Luard se fait assassiner en plein jour dans la campagne paisible du Kent. Connue pour ses oeuvres de bienfaisance, femme du juge de paix local, Mrs Luard n'arrive pas chez elle à temps pour accueillir une voisine pour le thé après une promenade avec son mari, parti récupérer des clubs de golf alors qu'elle rentrait de son côté. C'est ce même mari qui retrouve le corps un peu plus tard devant la maison d'été d'un domaine adjacent.

Rapidement, la population locale est persuadée que Mr Luard est l'assassin, malgré son attitude de veuf éploré. L'homme n'est pas très apprécié en raison de certaines condamnations délivrées et d'un caractère hautain. L'enquête n'aboutira jamais.

Minette Walters s'efforce d'apporter une solution, en nous donnant à voir l'enquête et en explorant plusieurs pistes.

Les amateurs d'histoires policières ne manqueront pas de trouver de l'intérêt à ce texte. Minette Walters émet des hypothèses assez logiques et on a envie de penser qu'elle a raison - du moins en partie. En revanche, j'ai été surprise de découvrir à la fin qu'un certain nombre de personnages avaient été inventés, de façon à illustrer les suppositions de Minette Walters. Un peu déconcertant. Je me demande aussi quelles ont été les recherches de l'auteur sur l'affaire, car sauf erreur de ma part, la seule référence évoquée est l'article Wikipedia.

Lu dans le cadre du rendez-vous autour de la campagne anglaise.

Sur le principe des Quick reads, je vous invite à lire mon billet sur Out of the Dark.

125 p

Minette Walters, A Dreadful Murder, The Mysterious Death of Caroline Luard, 2013

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04/06/2017

In London we trust

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Photo Copyright MyLouBook

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Photo Copyright MyLouBook

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Photo Copyright MyLouBook (Pendant une virée au Tower Records près de Picadilly)

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Photo Copyright MyLouBook

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Photo Copyright MyLouBook

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Photo Copyright MyLouBook

Photos prises lors d'un de mes séjours à Londres. Celui-ci date d'avril 2011.

Merci à Londres et aux Anglais pour tous les moments uniques passés dans cette ville à nulle autre pareille. Toutes nos pensées sont avec vous aujourd'hui.

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02/06/2017

Adèle Geras, Out of the Dark

geras_out of the dark.jpgJ'ai découvert cette année dans une librairie de Moreton-in-Marsh le principe des Quick Reads. Faisant partie d'une initiative plus globale, les Quick Reads sont des livres d'une centaine de pages vendus à 1£ afin d'encourager les Britanniques à lire davantage. Ce qui vaut au livre d'Adèle Geras de servir au passage d'écran publicitaire au chocolat Galaxy, partenaire de l'opération !

Londres. De retour du front, Rob Stone fait partie des gueules cassées. Autrefois un beau jeune homme, il doit désormais porter un masque pour cacher son visage ravagé. Sa petite amie l'a quitté, il n'a plus de travail et passe ses journées au cinéma, se cachant au fond des salles obscures. Il n'est pas revenu seul, car le fantôme de son ancien capitaine lui apparaît régulièrement, d'abord à l'hôpital, puis chez lui. Rob sait qu'il ne sera pas en paix tant qu'il n'aura pas réussi à retrouver la famille de cet homme pour remettre ses derniers effets personnels et expliquer dans quel contexte il s'est fait tuer.

Davantage novella que roman, ce récit m'a beaucoup plu, tant par sa thématique que par le contexte historique, plutôt bien restitué en dépit d'un texte court. Rob est un héros touchant, confronté au quotidien aux regards, aux murmures, à la gêne, voire à l'effroi devant son apparence. La fin plutôt optimiste est portée par un nouveau personnage féminin énergique qui n'a pas froid aux yeux, tandis que le fantôme atteint son but, qui n'est pas tout à fait celui auquel on pourrait s'attendre.

Malheureusement, les autres titres du même auteur ne me tentent pas plus que ça, car j'aurais bien poursuivi cette rencontre...

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78 p

Adèle Geras, Out of the Dark, 2015
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01/06/2017

Le Mois anglais saison 6 : let's get started !

Aujourd'hui débute le Mois anglais et, à défaut d'avoir prévu une chronique, je me suis dit que c'était l'occasion de partager quelques photos et sources d'inspiration pour ce nouveau mois.

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Une petite partie de ma PAL (une rangée derrière une autre que je n'ai pas encore eu l'occasion de prendre en photo). Elle comprend notamment quelques cadeaux et des acquisitions récentes, lors de mes deux derniers voyages anglais. En revoyant la photo je réalise que j'ai encore plus de titres à lire ce mois-ci et que, décidément, je ne découvrirai que la plus petite partie visible de l'iceberg ! Cryssilda, tu remarqueras les titres Necropolis et Bedlam (tu me reconnaîtras bien là !).

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Photo : Copyright MyLouBook

En 2017, il devrait y avoir par ici de la verdure... les beaux paysages de campagne et les villages des Cotswolds ainsi que les jolis parcs de Cambridge.

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Photo : Copyright MyLouBook

Du thé, et des tea times !

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Photo : Copyright MyLouBook

Et bien d'autres délices et lieux anglais !

D'ailleurs, cette année, si je partageais quelques objets anglais que j'ai à la maison ? Kitsch et moins kitsch, souvent littéraire et parfois royal, l'objet anglais a envahi mon habitat sans que je m'en aperçoive.

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Côté rendez-vous et lectures communes, je verrai bien ce que j'arrive à faire. Voici en tout cas en rose les lectures auxquelles je suis sûre de participer et en bleu celles que j'envisage.

 

Je participerai sans doute également à une journée gourmande en partageant quelques photos de mes derniers séjours.

J'aurais aimé participer à la LC du 1er juin également mais je me suis rendu compte de l'impossibilité de la tâche en découvrant le nombre de pages et la taille de la police de mon exemplaire il y a quelques jours... J'aimerais aussi lire Angela Huth et Daphne Du Maurier mais j'essaie de rester un minimum crédible (hum...).

Sur ce, après ce premier billet dont on voit bien qu'il est largement improvisé et rédigé après une journée intense, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter à nouveau un EXCELLENT MOIS ANGLAIS !

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