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07/11/2015

La Dame blanche (théâtre)

theatre_DAME-BLANCHE.jpgCe sera mon dernier billet du challenge Halloween, qui se termine officiellement demain, même si la semaine prochaine je prévois encore un dernier article sur ce thème. Mais je ne pouvais pas résister à l'envie de partager avec vous un coup de coeur pour La Dame Blanche, une pièce qui se joue en ce moment à Paris au théâtre du Palais-Royal.

Malo a une liaison avec Alice et décide de quitter sa femme Céline. Mais lorsqu'il apprend que celle-ci est enceinte, c'est avec Alice qu'il rompt. A la suite de leur dispute dans une forêt (où Alice a acheté une maison abandonnée), Malo renverse accidentellement Alice avec sa voiture et la tue. C'est le début du cauchemar puisque la jeune femme se met à le hanter.

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[Spoilers dans ce paragraphe - à déconseiller à ceux qui auraient envie de voir la pièce : mieux vaut garder la surprise] Première impression à la fois amusante et un brin effrayante en prenant l'escalier pour regagner nos places. Les ouvreurs portent des robes de bure et nous indiquent le chemin d'une voie lugubre, en nous souhaitant bienvenue en enfer (ce à quoi nous avons demandé innocemment "c'est par ici ?" car nous hésitions sur l'emplacement exact de nos sièges). Puis on croise des créatures horribles au masque gris, sans visage, qui tournent autour des nouveaux arrivants en grognant, en les approchant de très près et en les faisant sursauter. On entend des cris alors qu'on est encore dans les couloirs. Une fois installés (en ce qui nous concerne, sur un balcon avec vue plongeante sur le carré d'or où les spectateurs sont particulièrement sollicités), on commence à observer les lieux et à remarquer que les monstres envahissent également la salle, y compris les balcons. Bref, on sent qu'on aura quelques surprises pendant la pièce ! Une voie d'outre-tombe demande d'éteindre les portables en promettant les pires châtiments à celui qui oublierait. Avant de nous souhaiter de passer une très bonne soirée, car ce sera la dernière...

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La pièce elle-même repose sur une intrigue haletante qui requiert l'attention du spectateur à chaque instant. Les scènes alternent enquête, humour et manifestations paranormales. Les effets spéciaux sont très réussis. Lorsque la pièce commence, une forme blanche traverse la pièce à toute allure en formant une sorte d'éclair et en passant sous le nez des spectateurs. Puis on a droit à la chaise qui tombe toute seule, au coup de vent suspect, à la peluche qui chante sans pile, aux tiroirs qui s'ouvrent spontanément... La pièce est portée par des jeux de lumière et de son qui donnent de l'intensité aux scènes et contribuent à rythmer l'histoire. Les acteurs sont excellents et ne ménagent pas leur peine, avec des rôles qui demandent beaucoup de présence sur scène, dans des registres très différents. La façon dont s'articule la pièce rappelle un peu les logiques habituelles au cinéma. Au final, on tremble, on rit, on entend des spectateurs qui crient puis éclatent de rire. Régulièrement, les acteurs interviennent au milieu des spectateurs et les font un peu participer.

Une pièce au final pleine de surprises ! Je la recommande chaudement à tous ceux qui peuvent la voir de tenter l'expérience !

Quelques photos sur le site du théâtre et ici un article de présentation (avec photos également). N'hésitez pas à regarder les vidéos pour vous donner une idée de ce qui vous attend !

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Avec
Arthur JUGNOT, Malo
Anaïs DELVA, Alice et Nina
Emma BRAZEILLES, Chloé et Rosalie
Michèle GARCIA, La Vieille
Réjane LEFOUL, Céline
Sébastien PIERRE, Alex
Benoît TACHOIRES, Victor
et Charline ABANADES, Vincent CORDIER, Jean-Baptiste DAROSEY

Mise en scène : Sébastien AZZOPARDI
Décors : Juliette AZZOPARDI
Costumes : Pauline YAOUA-ZURINI
Lumières : Philippe LACOMBE
Magie : KAMYLEON
Vidéo : Mathias DELFAU
Sculpture : Jean GODEMENT
Masques : Marion EVEN

La Dame Blanche, 2015 (Pièce écrite par Sébastien AZZOPARDI et Sacha DANINO)

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04/11/2015

Sam Taplin & Vicki Gausden, La Fête Foraine

album_fete-foraine.jpegParmi les albums qui ont le vent en poupe à la maison, ceux des éditions Usborne sont en bonne place. La Fête Foraine ne déroge pas à la règle et a conquis Baby Lou, qui le regarde et joue avec très régulièrement depuis deux ou trois semaines.

La couverture est superbe et donne une bonne idée des illustrations que l'on retrouve ensuite. Sur chaque planche de deux pages, un lieu ou un moment particulier de la fête foraine : Le Manège (dans des tons très doux), les auto-tamponneuses, les montagnes russes, la maison hantée (c'est pour ça que ce livre s'inscrit également bien dans le challenge Halloween - même si Baby Lou a décidé que la momie était simplement une petite fille) et enfin, le feu d'artifice, qui nous donne une vue d'ensemble sur le parc.

A chaque scène correspond un enregistrement sonore : pour le déclencher il faut appuyer à droite sur le dessin qui rappelle la page concernée. Les enregistrements sont de bonne qualité et tout à fait adaptés aux illustrations. Deux petits bémols quand même : le son est fort, j'aurais aimé le régler mais je n'ai pas trouvé comment le faire. Par ailleurs il est facile de déclencher le mauvais son quand on veut appuyer sur un bouton (Baby Lou appuie fort avec le doigt mais laisse traîner son poignet sur le bouton en dessous)... voire même, de déclencher un bouton sans en avoir eu l'intention. Ça nous arrive régulièrement, en déplaçant le livre par exemple. Bref, les puces sont un peu sensibles.

Malgré ces petits inconvénients, je recommande chaudement cet album ludique qui fera le bonheur des petits. Les illustrations colorées sont détaillées et invitent à l'échange avec l'enfant. Un univers joyeux, très animé que j'ai plaisir à regarder presque quotidiennement depuis que nous l'avons reçu.

La préférence de Baby Lou va au manège et surtout, à la chanson qui l'accompagne, sur laquelle elle se dandine avec enthousiasme :

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Le format est assez grand (environ 60 cm quand le livre est ouvert) mais notre lectrice en herbe contourne le problème en posant l'album sur un lit ou le canapé et en se mettant debout pour le feuilleter la plupart du temps. J'espère que la pile et les puces résisteront mieux à une utilisation fréquente que la plupart des petits albums sonores que nous avons - certains ayant rendu l'âme beaucoup trop vite à mon goût, d'autant plus qu'ils sont toujours assez chers.

Un cadeau idéal pour les petits lecteurs !

Lu en partenariat avec les éditions Usborne.

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10 p

Sam Taplin & Vicki Gausden, La Fête Foraine, 2015

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02/11/2015

Grady Hendrix, Horrorstör

hendrix_horrorstor.jpgJ'ai manqué la date pour la LC autour de Horrorstör, n'ayant pas trouvé le temps de faire mon billet la semaine dernière.

Horrorstör est un livre qui ne passe pas inaperçu  : son format attire l'oeil et intrigue, puisqu'on dirait à première vue un catalogue d'Ikea, même s'il s'agit ici de la chaîne fictive Orsk. On trouve même des prix en couverture et chaque début de chapitre présente un meuble de type Ikea (armoires adaptables, solutions de rangement & co). Ceci dit, les offres proposées s'éloignent de l'univers commercialement convivial et harmonieux plus l'histoire avance. A la fin, il s'agit davantage d'instruments de torture ! On baigne en plein dans le capitalisme, l'ère du "tout est pensé pour vous", des super-magasins promettant d'accompagner le consommateur à chaque instant, de le dorloter, de le combler et de façonner ses repères au quotidien. La critique de cet aspect de notre époque se poursuit tout au long du roman, en dépit de l'intervention du surnaturel en cours de récit.

Mais le magasin Orsk qui nous intéresse est très particulier. Le matin, à leur arrivée, les employés trouvent des objets vandalisés ou déplacés, alors que les caméras ne voient rien la nuit. Persuadé qu'une personne s'introduit sur les lieux la nuit, Basil, le responsable du magasin, demande à deux employées de rester avec lui une nuit pour mettre un terme à ces agissements. Il a fait appel à Ruth Ann, qui n'a pas de famille hormis la grande maison Orsk et qui compte parmi ses employés les plus dévoués, ainsi qu'à Amy, l'héroïne, un brin rebelle, très critique et cynique. Au cours de la nuit, deux autres employés seront présents, venus jouer les chasseurs de fantômes car ils sont persuadés que les déplacements d'objets sont liés à une activité paranormale - ou du moins, ils s'imaginent pouvoir faire une vidéo suffisamment convaincante pour devenir des stars de la télé en créant une émission paranormale. Mais rien ne se passe comme prévu. Des inscriptions mystérieuses couvrent les murs des toilettes. Puis une séance de spiritisme tourne court. C'est alors que les employés se retrouvent face aux anciens habitants d'une prison disparue depuis longtemps, ainsi qu'à leur gardien fanatique, adepte du panoptique et de méthodes de redressement moral avilissantes et dangereuses.

Horrorstör est un roman original qui tient plutôt bien ses promesses. J'ai eu quelques inquiétudes qu début car j'ai rapidement senti qu'hormis peut-être Basil, aucun personnage n'allait vraiment m'intéresser. De fait, l'auteur a un peu trop usé de stéréotypes, entre la rebelle incomprise, la bimbo surexcitée et irritante (on aiderait bien les fantômes à la retrouver), la femme vieillissante adorable dont le seul compagnon est sa peluche Snoopy... Néanmoins, l'ambiance est réussie et on s'imagine sans peine le magasin aux côtés Disneyland devenu d'un seul coup étrange et inquiétant à la nuit tombée. L'histoire suit plutôt la logique d'un thriller, on agit beaucoup, la psychologie est un peu moins fouillée. Au final, c'est pour moi un divertissement à recommander à ceux qui aiment se faire un peu peur de temps en temps ! A noter que la fin ouverte laisse à penser qu'il pourrait y avoir une suite. Pour ma part je trouve plutôt bien de laisser le lecteur se faire sa propre idée !

L'avis de Clarabel et de Hilde.

Lu en partenariat avec les éditions Milan et Demi.

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240 p

Grady Hendrix, Horrorstör, 2014

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01/11/2015

Celebrating Halloween !

Initialement, Hilde et moi avions prévu de fêter Halloween ensemble cette année. Les aléas du quotidien (ou les grandes forces machiavéliques à l'oeuvre) n'ont finalement pas permis au grand sabbat des sorcières d'avoir lieu.

J'ai donc prévu un plan B tout simple en famille. Au programme, un dîner thématique et une soirée de jeux à thème (je pensais à Phantom Society, Zombicide ou un jeu inspiré de Lovecraft). Au final, Morphée aura eu raison de moi et la soirée d'hier a été d'un calme plat, sans intervention d'outre-tombe, de table tournante, de bougies qui s'éteignent d'un coup et sans victoires magistrales aux jeux de plateau. J'avais quand même dressé une table un peu particulière.

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J'ai complètement raté la recette de sablés proposée sur le joli blog You can cook it (I can't)... la honte (en même temps, je n'avais pas assez de parmesan, mais ce n'est pas la seule raison). Je retenterai tout de même l'expérience après avoir appris de mes erreurs. Heureusement, il était conseillé de manger ces biscuits avec de la tapenade, et effectivement, ça a sauvé l'apéritif !

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Impossible de découper correctement ma pâte avec un emporte-pièce. J'ai fait des chapeaux de sorcière, des citrouilles, des fantômes et des maisons hantées mais ils sont assez peu reconnaissables. Normalement je devais pouvoir graver le dessus du biscuit (ça se voit un peu sur la photo avec une citrouille) mais dans la majorité des cas la tentative s'est transformée en carnage, la pâte restait collée au fond de l'emporte pièce alors je me suis contentée de garder les silhouettes. Espérons que je m'en sorte mieux l'an prochain.

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Pour hanter le dessert, des marshallows fantômes venus des Etats-Unis, grâce à Hilde qui m'a envoyé un magnifique colis surprise en cours de mois (d'ailleurs je compte bien vous montrer tout ça).

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Et vous, avez-vous fêté Halloween ?