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30/11/2013

Clôture du challenge Halloween 2013

challenge halloween

challenge halloween

Accès au billet récapitulatif : chez Hilde et chez Lou

Cette année aura été riche en découvertes de BD et autres albums graphiques ; j'en aurai aussi profité pour farfouiller dans ma PAL et ne suis pas peu fière d'avoir traversé le challenge sans alourdir ma PAL d'un seul volume (ma PAL et moi, ou l'histoire d'une longue lutte perdue d'avance...).

Après notre installation dans la maison hantée, un peu de dépoussiérage, la rencontre avec le groupe électrogène de la cave et une première séance de spiritisme, j'ai débuté mes aventures halloweenesques de l'année.

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bd_courtney-crumrin-et-le-royaume-de-l-ombre-1010372-250-400.jpgBD_courtney-crumrin-et-les-effroyables-vacances.-1010482-250-400.jpg

Je me suis fait une nouvelle amie en la personne de Courtney Crumrin, qui a eu la gentillesse de mettre un terme aux agissements du gobelin de la salle-de-bain (ce qui lui a valu une reconnaissance éternelle des occupants de la Maison qui finissaient par juger préférable de faire leurs ablutions matinales dans l'ancien lavoir de Miss Jessie Sans Visage). Nous avons aussi rencontré ensemble les Choses de la Nuit, espionné l'Assemblée des Sorciers, exploré le Royaume de l'Ombre puis opté pour de courtes mais effroyables vacances en Europe centrale, en compagnie de vampires et loups-garous.

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Après avoir passé 30 bonnes minutes à massacrer un cucurbitacé pour préparer un délicieux crumble au potiron, j'ai apprécié la sensibilité artistique de Marine Bourre qui, elle, parvient à creuser avec délicatesse de charmants visages dans ces légendes d'automne et à en faire une comptine à fredonner dans la Nuit d'Halloween.

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J'ai également pris mon courage à deux mains pour rencontrer une sorcière et les zombies de vieux puritains en découvrant L'Etrange Pouvoir de Norman puis me suis confrontée aux démons de mon enfance en triomphant bravement du clown de Ça qui, dans la version cinématographique, me fera désormais rire et non plus trembler. Sans être enthousiaste, j'ai trouvé le jeu des acteurs plus réussi dans Dolores Claiborne, autre adaptation d'un roman de Stephen King. 

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Toujours dans les classiques des années 1980-1990, j'ai retrouvé un autre monstre incontournable du cinéma d'épouvante, mais cette fois-ci en BD. Je parle de Vendredi 13 bien sûr. Car j'ai beaucoup bullé en 2013 : hormis ce comics et la série Courtney Crumrin, j'ai découvert Pierre Tombal avec le tome Cas d'Os Surprise, mais aussi une jeune victorienne à moitié morte dans End, Elisabeth, des classiques du fantastique au XIXe mis en image dans Macabre ainsi que le redoutable Prince de la Nuit.

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Et toujours côté vampires, si rien ne vaut Dracula, Un Amour de Dracula n'a pas su me combler.

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Comme si notre maison hantée ne me suffisait pas, j'ai visité un autre manoir en Ecosse et fait connaissance avec La Fiancée du Fantôme avant d'élire domicile en Cornouailles, sur La Falaise Hantée. Alors lorsque j'ai visité Luna, la maison qui hante les rêves de Lady Hunt, j'étais plus que prête à affronter ses démons.

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J'ai retrouvé mes chers classiques, notamment Mary Shelley avec L'Endeuillée et autres récits qui m'a permis de conclure un pacte avec le diable, ce que j'ai en quelque sorte de nouveau fait en goûtant à la Fontaine de Jouvence à travers L'Expérience du Docteur Heidegger de Nathaniel Hawthorne.

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Comme si un marathon d'Halloween (non pas sur un seul, mais sur deux jours) ne suffisait pas, j'ai poursuivi avec un mini-marathon spontané d'Halloween et dégusté de délicieux scones.

Un brin nostalgique, j'ai eu envie de retrouver plus tard vos blogs aux couleurs de Halloween.

Et au milieu de tout ça, mon blog a trouvé le temps de souffler ses sept bougies et de faire un petit bilan des lectures d'octobre.

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Malheureusement, il faudra attendre l'édition 2014 pour entendre parler de Frankenweenie, Lokis de Mérimée et La Ville Enchantée de Margaret Oliphant.

Un assez chouette bilan même si je n'ai pas trouvé le temps de partager avec vous tout ce que je voulais à l'origine... je suis contente d'avoir pu rédiger tous ces billets et d'avoir fait toutes ces découvertes, dont certaines grâce à vous !

Encore une fois, un grand merci aux participants à cette nouvelle édition du challenge Halloween, qu'ils soient nouveaux dans l'aventure ou fidèles depuis plusieurs années (ce qui nous fait vraiment très plaisir) et à ma comparse Hilde que je remercie bien sûr encore pour cette co-organisation de choc et tous ces moments partagés ensemble.

Nous avons trouvé ce challenge vraiment très agréable à organiser grâce à votre bonne humeur, vos commentaires, échanges et conseils sur facebook, les commentaires laissés sur nos blogs et ceux des participants, l'ambiance générale à la fête et de très bon esprit... Vous avez été d'excellents esprits frappeurs et nous avons adoré affronter la Maison Hantée en votre compagnie !

Nous fermons à regret la porte de notre lieu de vacances, en réfléchissant déjà à ce que nous pouvons vous concocter pour les 5 ans du challenge en 2014.

En attendant, j'entends quelques clochettes tinter au lointain... ne serait-ce pas le père Noël ? Mais oui bien sûr, car nous avons maintenant un nouvel événement à fêter ! Rendez-vous pris pour les prochaines semaines sous la neige, au coin du sapin, toujours en excellente compagnie !

Et rendez-vous le 1er octobre 2014 !

29/11/2013

Sylvie Germain, Petites scènes capitales

germain_petites-scenes-capitales.jpgRentrée littéraire automne 2013

J'ai eu la chance de pouvoir lire deux romans dans le cadre des matchs de la Rentrée Littéraire de Price Minister. Le premier était Lady Hunt de Hélène Frappat, le deuxième Petites scènes capitales de Sylvie Germain. De cet écrivain je m'étais promis de tout lire mais je n'ai finalement lu que deux autres titres jusqu'ici : La Chanson des Mal-Aimants (qui ne m'a pas laissé un grand souvenir je dois l'avouer, même si j'avais plutôt apprécié ma lecture à l'époque) et surtout Tobie des Marais, un énorme coup de coeur, une véritable pépite littéraire !

Petites Scènes Capitales raconte en 49 courts chapitres la vie de la petite Lili. Née dans l'après-guerre, abandonnée par sa mère alors qu'elle n'était qu'un bébé, Lili cherche à se construire et à trouver des repères dans un contexte familial complexe. Hormis sa grand-mère qui n'hésite pas à lui témoigner de la tendresse et de l'affection, Lili est entourée de son père, froid et distant, puis d'une belle-mère, Viviane, qui arrive accompagnée de quatre enfants d'unions précédentes. Lili doit apprendre à exister au sein de cette fratrie déjà unie par les liens du sang ; elle s'interrogera toute sa vie sur l'importance qu'elle a pour son père, elle, sa seule véritable enfant. Puis l'enfant grandit, traverse les grands évènements du siècle (mai 68 notamment), voit sa famille éclater, vieillir, tandis que sont faites certaines révélations.

C'est un sujet que j'ai l'impression d'avoir croisé de nombreuses fois, une "saga familiale" sur une portion de siècle, avec ses faits marquants, ses moments d'amour, de douleur, de non-dits, de déchirures. Et pourtant c'est avec un immense plaisir que l'on déguste ce roman. La petite Lili est certes attachante dans sa quête de liberté, sa volonté de s'affirmer après cette enfance bouleversée par la disparition de sa mère. Cependant c'est surtout la plume délicate et si nuancée de Sylvie Germain qui m'a séduite. On se régale à découvrir ce véritable travail d'orfèvre, cette richesse du vocabulaire, ces tableaux raffinés si visuels. J'ai notamment été frappée par plusieurs passages mettant en avant toute une palette de couleurs et leurs subtiles variations, comme les deux extraits ci-dessous :

À nouveau, elle pense à sa mère, disparue au large de la Méditerranée ; sa mère sans sépulture, sans nom ni dates.  Peut-être son nom flotte-t-il sur l'eau à l'endroit où elle a sombré - Fanny Bérégance, née Herléon. Des lettres mouvantes, tracées par les reflets du soleil, des étoiles et de la lune, ondoyant du vert au bleu, de l'indigo au mauve, de l'argenté au violet. Fanny ma mère ondulant au creux des vagues, brasillant dans l'écume (p 54).

Son écorce est brunâtre, sillonnée de crevasses et rugueuse au toucher. Les feuilles, plates et trapues, sont infusées de lumière, saturées de jaune franc ; certaines sont tachetées de rouge orangé, à peine. Au moindre souffle de vent, le feuillage frémit et répand une formidable sonnaille de jaune, un cliquetis d'or, de soufre, de paille et de safran (p 159).

Un joli voyage en compagnie d'un grand écrivain.

Et de nouveau, comme le veut la règle dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire, j'attribuerai un 17/20 à ce roman pour l'histoire intéressante et plus encore le style, magnifique (il manquait un soupçon de surprise à ma lecture pour que ce roman soit un coup de coeur absolu). 

Merci encore aux organisateurs des matchs de la rentrée littéraire pour ce 2e beau moment de lecture.

Les avis de : A bride abattue, Aifelle, Baz'Art, Bene31, Blablamia, Canel, CaroMleslivres, Chris, Cristie, Emeralda, Leiloona, Mrs Figg, Paroles et Musique, Sophie Hérisson, Stemilou, Stephanie (Plaisir de Lire), Tilly, Val, Vive les Bêtises, Yuko

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247 p

Sylvie Germain, Petites Scènes Capitales, 2013

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28/11/2013

Le crumble au potiron d'Halloween

J'aime bien les crumbles, j'adore les potirons, alors lorsque j'ai découvert la recette de crumble au potiron d'Acr0, j'ai enfin eu envie de me mettre aux fourneaux. Après Hilde, c'est à mon tour de la tester, avec quelques variations pour ma part (je vous invite à lire le blog d'Acr0 pour avoir la recette d'origine avec de très bons conseils).

La recette telle que je l'ai préparée (et m'en souviens, car cela remonte à deux semaines) :

Préparation : 12 mn (à condition d'avoir un potiron déjà pré-découpé) ; Cuisson : 7 + 12 mn.

Ingrédients pour 3/4 parts :
- 500g/600g de potiron,
- 1 cuillère à soupe de crème,
- 50g de Comté + 50g de parmesan,
- 100 g de tranches de lard fumé
- noix de muscade, poivre... (j'aime bien les épices aussi je ne me souviens pas exactement ce que j'ai mis mais j'ai mélangé deux/trois épices pour relever un peu le goût) 
Je n'ai pas mis d'herbe aromatique de type sauge ou persil.

Pour la pâte à crumble :
- 40g de farine complète (j'ai suivi la recommandation d'Acr0),
- 40g de beurre tempéré,
- 40g de parmesan râpé,
- 30g de chapelure.

A noter que la recette d'origine prévoit deux parts mais comme j'ai ajouté un peu de fromage, du lard et que mon potiron devait faire 100g supplémentaires, ce plat a servi chez moi à deux dîners de 2 personnes.

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Notons qu'il m'a d'abord fallu assassiner ce potiron, ce qui m'a pris un temps fou (mais pour le reste la recette est simple, facile à suivre et rapide à faire).

La recette étape par étape :

¤ Retirer la chair du potiron et le couper en gros cubes. Le faire revenir 5 à 7 minutes jusqu’à ce qu’il soit tendre, dans une casserole d’eau bouillante salée.

¤ Pendant ce temps, préparer la pâte à crumble en mélangeant les ingrédients du bout des doigts (j'ai remplacé le comté par le parmesan râpé).

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¤ Égoutter le potiron et écraser grossièrement les morceaux de potiron, ajouter la crème, le comté coupé en dés, les épices. Bien mélanger.

Pour ma part, j'ai un peu adapté la recette à ce niveau. J'avais acheté du comté au supermarché par praticité mais j'ai trouvé qu'il avait un goût de gruyère (et encore !), pas du tout le goût fruité d'un vrai comté. J'ai donc acheté en complément du parmesan que j'ai découpé en morceaux grossiers. J'ai trouvé à la dégustation que le parmesan donnait du caractère à la recette et se mariait bien avec le potiron. La recette était par ailleurs proposée en accompagnement de saucisses ou d'autres types de viande ou charcuterie. J'ai préféré en faire un seul plat en ajoutant un peu de lard (j'ai pris du lard fumé en tranches fines et ôté les plus grands morceaux de gras), ce qui ajoute encore au goût. Ayant peu salé mon eau de cuisson l'assaisonnement m'a bien convenu au final, le mélange entre le côté sucré du potiron et les ingrédients salés que j'ai ajoutés me plaisant bien.

A noter que lorsque je referai cette recette je prendrai probablement du parmesan seulement dès le départ mais le comté apportait un petit côté fondant agréable malgré tout.

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¤ Dans un plat, verser le potiron, recouvrir des miettes de crumble. Enfourner à 200°C pendant 10 minutes jusqu’à ce que le dessus soit bien doré. Si le four dispose de l’option grill, l’enclencher les deux dernières minutes restantes.

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Et voilà le résultat final !

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Une recette vraiment agréable et facile à faire, si ce n'est que la prochaine fois je crois que j'achèterai du potiron déjà coupé en morceaux. Ça ne ressemble à rien dans l'assiette, mais c'est délicieux pour qui aime le sucré salé.

Un grand merci à Acr0 pour sa recette et ses conseils !

Sur ce je vous souhaite bon appétit et vous laisse savourer cette toute dernière participation au challenge Halloween 2013, qui a été riche en essais culinaires chez mes compagnons de route ! Bravo à tous et à toutes pour vos petits plats alléchants !

challenge halloween,cuisine

27/11/2013

Courtney Crumrin et le Royaume de l'Ombre

bd_courtney-crumrin-et-le-royaume-de-l-ombre-1010372-250-400.jpgJ'interromps mes lectures autour de la rentrée littéraire de septembre pour un dernier plongeon dans le monde des créatures de la nuit, avant la clôture définitive du challenge Halloween 2013 le 30 novembre. J'ai choisi de poursuivre mes pérégrinations en compagnie d'une sorcière au caractère bien trempé, avec Courtney Crumrin et le Royaume de l'Ombre.

Après avoir vengé une créature de la nuit en choisissant une fin cruelle pour un membre de l'assemblée des sorciers, notre jeune amie est obligée d'intégrer une école du samedi destinée aux petits sorciers de la région. Une fois de plus elle se sent rejetée par le groupe, qui la déçoit : les enfants de sorcières et magiciens sont loin de posséder ses pouvoirs, en revanche ils égalent en bêtise les autres écoliers. Lorsque l'un d'eux décide de transformer son petit frère en gobelin pour impressionner ses nouveaux camarades, Courtney tente de s'interposer en vain. Mais ce qu'elle avait prévu arrive : impossible de défaire le sort et de rendre au petit sa forme humaine. C'est finalement vers elle que les autres enfants vont se tourner pour mettre un terme à la malédiction, ce qui leur vaudra un voyage qu'ils ne seront pas prêts d'oublier au royaume de l'ombre.

J'ai de nouveau passé un excellent moment avec cette série décidément très imaginative et qui, bien que toujours autour du même univers, parvient à se réinventer avec de nouvelles péripéties pleines d'originalité. La psychologie des personnages est un autre point fort de cette série : pas de manichéisme, tous les protagonistes comportent leurs zones d'ombre, y compris la jeune Courtney et son oncle, les deux personnages les plus attachants de la série. Ainsi, de même que Courtney qui avait indirectement participé au meurtre d'un sorcier pour venger une créature dans le tome 2, Aloysius abandonne ici un sorcier à la justice vengeresse du Roi des Ombres. Une série vraiment réussie, aucunement mièvre... je vous la recommande de nouveau !

Mes billets sur les tomes 1, 2 et 4 de la série :

Courtney Crumrin et les Choses de la Nuit

Courtney Crumrin et l'Assemblée des Sorciers

Courtney Crumrin et les Effroyables vacances

courtney crumrin, courtney crumrin et le royaume des ombres, ted naifeh, challenge halloween

 

 

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135 p

Ted Naifeh, Courtney Crumrin et le Royaume de l'Ombre, 2004

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25/11/2013

Jeu concours : Violette Leduc, Thérèse et Isabelle

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Peu lue, méconnue, Violette Leduc est remise au goût du jour grâce au film Violette sorti en salles en novembre. En parallèle, ses textes les plus célèbres sont mis à l'honneur par les éditions Gallimard. C'est le cas de Thérèse et Isabelle, un texte censuré lors de sa publication en 1966 - la première version non censurée sera publiée en 2000 seulement.

On peut s'interroger sur ce qui valut à Violette Leduc cet accueil, hormis sa condition féminine (elle n'est certes pas la première à avoir écrit des textes sulfureux mettant en scène deux personnes du même sexe - il suffit de songer à Sade, Pierre Louÿs, Wilde... qui la précèdent de nombreuses années).

Thérèse et Isabelle est un court roman mettant en scène deux collégiennes qui, pendant quelques jours, vivent une passion charnelle exclusive. Les deux jeunes filles semblent se détester mais, brusquement, leur relation bascule. Le pensionnat s'efface pour laisser place à cette relation intense, les leçons de solfège, les rondes de la surveillante et les repas ne formant plus qu'une toile de fond. Ainsi les rencontres des deux adolescentes sont relatées avec précision et constituent le coeur du sujet. Mais, et c'est ce qui fait l'intérêt de ce roman, malgré le caractère érotique de cette relation, Violette Leduc ne cherche pas à décrire par le menu les positions et autres acrobaties des deux héroïnes. Le texte est ainsi porté par une réelle ambition littéraire, un style imagé, sans doute parfois quelque peu excessif, mais poétique à sa manière. Peut-être est-ce après tout ce flou, cette approche aux antipodes de la pornographie qui a pu dérouter les premiers lecteurs de Thérèse et Isabelle.

Nos membres mûrissaient, nos charognes se décomposaient. Exquise pourriture (p 131).

J'ai dans ma PAL depuis cet été La Bâtarde, roman autobiographique (la couverture rose d'une vieille édition puis la préface de Simone de Beauvoir avaient attiré mon attention chez un bouquiniste). Je reste toujours très curieuse de le lire.

Les billets de Cachou et Malice. D'autres avis sur Babelio, ainsi que l'article "Relire Thérèse et Isabelle de Violette Leduc... à la lumière de sa genèse" sur Revue Critique de Fixxion française Contemporaine.

Rentrée littéraire poche 2013 - réédition.

143 p

Violette Leduc, Thérèse et Isabelle, 1966

*****

Jeu concours

J'ai le plaisir de mettre en jeu cinq exemplaires de Thérèse et Isabelle grâce aux éditions Folio. Pour participer il vous suffit de laisser un commentaire à la suite de ce billet en parlant du film Violette, d'une autre lecture de Violette Leduc que vous auriez faite ou aimeriez faire, ou tout simplement, en disant ce qui vous a donné envie de la découvrir.

Vous avez jusqu'au 7 décembre au soir pour participer.

Les gagnants seront désignés par tirage au sort.

Bonne chance à toutes et à tous !

23/11/2013

Hélène Frappat, Lady Hunt

lady-hunt.jpgRentrée littéraire automne 2013

C'est avec énormément de curiosité que j'ai jeté mon dévolu sur Lady Hunt d'Hélène Frappat dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire, en raison de cette promesse d'un roman gothique qui évidemment renvoyait de suite à une certaine littérature anglo-saxonne et à des codes bien précis. Puis je n'ai cessé de croiser des avis mitigés, voire des lecteurs franchement déçus. C'est donc sans attentes bien précises que j'ai finalement ouvert ce livre, et je m'en réjouis aujourd'hui car cela m'a permis de pleinement apprécier ses qualités... j'aurais sans doute été beaucoup moins enthousiaste si, comme le promet le point de vue des éditeurs, je m'étais complètement fiée à cette phrase ô combien alléchante et merveilleuse : "Des ruines du parc Monceau à la lande galloise, avec liberté et ampleur elle réinvente dans Lady Hunt le grand roman anglais, et toutes les nuances du sortilège".

Oublions donc tous nos a priori sur ce roman et laissons-nous emporter...

Laura Kern travaille pour une agence immobilière dans le Triangle d'Or parisien, faisant visiter des appartements de luxe et des hôtels particuliers à des clients fortunés, pour l'essentiel dans les environs du parc Monceau. Sa situation est précaire car elle est payée à la commission et n'a jusqu'ici réalisé qu'une seule vente. Elle vit dans un petit deux pièces à Vanves en compagnie de son chat, entretient une liaison avec son patron déjà marié. Sur elle et sa soeur plane la menace de la maladie qui a emporté son père, la Chorée de Huntington. C'est d'ailleurs de là que vient le titre, Lady Hunt, qui, outre ses influences anglaises, rappelle aussi la chasse à la femme... car Laura est à la fois traquée par Huntington et par d'étranges rêves dont on ne sait pas d'abord s'ils sont une réelle manifestation du gothique dans le roman ou l'annonce de la maladie, qui provoque des hallucinations.

John_William_Waterhouse_-_I_am_half-sick_of_shadows,_said_the_lady_of_shalott.JPGC'est ainsi que, progressivement, la réalité bascule, tandis que l'étrange envahit le quotidien de Laura Kern. Ainsi, un enfant disparaît lors de la visite d'un appartement. Chaque nuit, elle rêve d'une maison de plus en plus inquiétante. Des odeurs envahissent un jour son appartement. Une porte ne peut plus s'ouvrir. Elle fait face à un miroir sans y trouver son reflet. Eprouve un malaise à visiter certains biens immobiliers. Folie, maladie ou surnaturel ? Hélène Frappat emprunte en effet certains codes du roman gothique anglais mais laisse planer le doute dans l'esprit du lecteur. La construction du roman rappelle d'ailleurs bien plus la littérature française avec ses phrases courtes, incisives, le caractère répétitif de certaines scènes du quotidien, la distance qui s'instaure entre le lecteur et les personnages, l'exercice de style primant à mon sens sur le fond.

Au final, je me suis prise au jeu et ai dévoré ce roman - peut-être qu'une lecture plus hachée aurait d'ailleurs nui au plaisir de lecture, en raison du manque d'empathie des personnages et des scènes récurrentes : visions de la maison dans les rêves ; visites d'appartement ; retrouvailles avec l'amant, la mère, la soeur ; trajets en voiture, en métro, traversée de la Manche en Eurostar...

rossetti_verticordia.jpgJ'ai savouré sa complexité, les nombreuses thématiques (notamment la transmission familiale très bien traitée) et la façon qu'a Hélène Frappat de mêler réalité et fiction, style français et influences anglaises. Le texte est enrichi d'allusions à Lady Shalott, dont la malédiction rappelle celle des soeurs Kern (sur qui s'abattra finalement la maladie ? laquelle sera sauvée ? Huntington est-il le seul sortilège ?). Puis Laura découvre un portrait inquiétant, celui d'une femme rousse qui peuple ses rêves et rappelle les peintures de Rossetti : Sa chevelure flamboyante recouvre son front, ses oreilles, ses épaules, ses bras. Sa chevelure folle que rien n'arrête, pas même le cadre doré du tableau, se fond dans les volutes du papier peint, serpente jusque dans chaque pièce, escalade les charpentes, les poutres, le toit. Ses cheveux sont les veines par où coule le sang de la maison. Son visage et ses lèvres décolorés sont le coeur vibrant de Luna, le coeur du monstre (p 214).

J'ai aussi apprécié les moments passés dans ces luxueux appartements parisiens (où le lecteur devient voyeur et où se concrétise un fantasme, découvrir ce qui se cache derrière les façades et fenêtres de la ville), près des grilles du parc Monceau, puis dans le quartier de Bloomsbury ou sur un banc de Regent's Park à Londres : des lieux où je me suis promenée bien souvent l'âme rêveuse et que j'ai aimé retrouver lors de ma lecture, de nouveau dans un cadre onirique.

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Ce livre aurait presque pu finir en coup de coeur tant j'ai aimé ce dépaysement, si ce n'était une fin que je trouve assez plate, en deçà de ce à quoi nous avait préparés Hélène Frappat. Comme l'a dit Malice : "Ce roman est plein de promesses et puis tout retombe comme un soufflé ." Malgré cette déception sur les dernières pages, je recommande vivement ce livre à condition de ne surtout pas en attendre un roman anglais gothique au sens traditionnel du terme. Et puisque le veut la règle des matchs de la rentrée littéraire, j'attribuerai un 15/20 à Lady Hunt. 

Un roman qui ne laisse pas indifférent... (j'ai découvert une multitude de blogs à l'occasion) :

Avis mitigés voire négatifs : Angee's Livroscope, Biblio (Des Goûts et des Livres), CelimeneEnjoy Books, Florel (Voyage Livresque)HildeKitty la Mouette, La Ptite Souris du Web, Lire Une PassionMaggieMaliceMiss LeoPotzinaSandrine, SariahValou

Avis positifs ou enthousiastes : Anassette, AngélitaBene31, Brigt, Emi Dreams upGaléa (Sous les Galets), Kathel (Lettres Exprès)Knit SpiritLa Critiquante, La Culture HajarienneLeiloona, MyaRosaVal, Yv

La chronique de François Busnel

Merci beaucoup à Price Minister et à Oliver Moss pour l'organisation de ces matchs de la rentrée littéraire !

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318 p

Hélène Frappat, Lady Hunt, 2013

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21/11/2013

End, Tome 1, Elisabeth

bd_end-t01.jpgCela fait un bon mois que j'ai lu le premier tome de la série End sans me décider à publier un billet. Evidemment j'ai même loupé le coche car j'étais persuadée de réussir à vous en parler hier pour la BD du mercredi de Mango et nos derniers mercredis fantastiques du challenge Halloween, mais si j'attends encore une semaine j'aurai bien trop de billets halloweenesques en attente d'ici la fin du mois et la clôture officielle de l'édition 2013 du challenge... alors je me secoue un peu en cet après-midi gris et froid pour partager avec vous cette découverte.

Je pouvais difficilement passer à côté de cette BD qui se passe en 1866 sous le règne de Victoria, qui commence dans un cimetière, traite de mystères et de jeunes demoiselles bien élevées dans un pensionnat anglais.

challenge halloween,barbara canepa,end,end elisabeth,challenge british mysteries,angleterre,angleterre victorienne,angleterre xixe,fantômes victoriensL'album s'ouvre sur l'enterrement d'Elisabeth, auquel celle-ci assiste impuissante, en présence de ses parents, de sa soeur aînée et de ses camarades de classe. Mais, même si elle est morte, l'adolescente de 13 ans n'est pas un fantôme, elle devient dotée d'un étrange pouvoir : ses mains provoquent la mort de tout ce qu'elle touche. Elle vit désormais dans une sorte de maison majestueuse, fantastique et inquiétante en compagnie d'autres créatures également devenues plus ou moins monstrueuses. Elisabeth n'a de cesse de s'échapper de cet "entre-deux-mondes" ; elle tente de communiquer avec sa soeur... mais à chaque tentative elle court de graves dangers. En parallèle, une bande de copines essaie de comprendre ce qui lui est arrivé, voire de la retrouver. Les secrets ne manquent pas : que cache le personnel du pensionnat d'Elisabeth ? Et cette soeur qu'elle apprécie tant et qui semble dotée d'un don mystérieux ?

J'ai d'abord été charmée par cet album en raison du graphisme et du superbe univers que l'on y découvre. Les amateurs d'époque victorienne seront séduits, ceux qui apprécient les influences gothiques également. Sur le fond, je suis curieuse de connaître la suite, car j'ai malgré tout trouvé l'histoire mise en place un peu confuse ; j'ai eu parfois l'impression de me perdre dans ses méandres et surtout, de ne pas retenir des aspects importants une fois l'album refermé depuis quelques jours. Autre défaut que m'a fait remarquer Mr Lou et qui avait un peu gêné ma lecture en effet : certains textes utilisent une toute petite police et parfois il faut se coller à la vignette pour réussir à en lire le contenu, ce qui est un brin agaçant. En somme, une atmosphère qui m'a complètement séduite mais pour le reste, une série qui doit encore faire ses preuves à travers le scénario du prochain tome pour me convaincre totalement.

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56 p

Barbara Canepa et Anna Merli, End, Tome 1, Elisabeth, 2012

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19/11/2013

Armand Farrachi, Un Amour de Dracula

farrachi_amour dracula.gifQuelle déception que cette lecture ! Et quelle déception d'avoir été déçue... d'autant plus que les quelques critiques lues çà et là sur les autres textes d'Armand Farrachi sont toutes positives : je m'en veux de ne pas avoir adhéré à ce court récit.

Un Amour de Dracula traînait dans ma bibliothèque depuis quelques années, à vrai dire je ne sais même plus comment j'ai un jour croisé ce petit livre bleu au titre si alléchant.

Ce récit m'a d'abord séduite, moi qui aime tant les vampires du XIXe, le roman gothique "classique". Jugez-en par la première phrase qui, bien que nécessitant des heures d'entraînement d'apnée (je l'ai d'ailleurs quelque peu entaillée), avait de quoi faire naître en moi certains espoirs.

Tout de cuivre et de verre qu'il semble pourtant bâti, après l'orage, au dernier feu du crépuscule, sinistre est le château de Bistriz, sombres ses couloirs, profonds ses caveaux, là-bas, dans les Carpates tout étouffés sous le grondement des torrents descendus des sommets et le mugissement du vent qui parcourt les forêts à grands coups de hache, et lourd, bien lourd le sommeil du comte Dracula, car, au plus obscur de ses cryptes, au plus souterrain de ses tombeaux, jour après jour, siècle après siècle, depuis tant de siècles, mains croisées sur le nombril, dans son frac noir et dans son cercueil capitonné de soie blanche quoique jaunie par le temps à défaut de soleil, le comte s'endort chaque matin d'un sommeil sans rêve plus épais que la mort, et chaque soir, la rayon soudain disparu qui éteint parmi le lierre la dernier vitre du château rallume son regard en clouant sur sa face plâtreuse les deux diamants de ses prunelles (...) et chaque soir, donc, des profondeurs moussues où s'enterrent les voûtes, et d'un pas encore pesant, le comte Dracula remonte, marche après marche, époque après époque, la spirale d'un escalier (...) (p7-8).

On ne peut guère faire plus gothique, la plume est tourmentée mais pleine d'humour, la scène très visuelle... et pourtant, ma lecture de ce court roman s'est ensuite avérée poussive, chaotique, faite d'espoirs vains et de bâillements. Malgré la minceur de ce volume, celui-ci m'est resté sur les bras plusieurs semaines et c'est en me faisant violence que j'ai lu les 30 dernières pages pour mettre fin à une expérience malheureuse.

Dracula dépérit (autant que peut le faire un vampire voué à mourir tous les soirs), s'ennuie ferme et les quelques visiteurs dont il se repaît n'apaisent en rien son âme tourmentée. Avec nostalgie, le comte songe à de glorieuses époques, rêvant des merveilleux moments passés par exemple en France lors de la Révolution. C'est ainsi qu'il décide de se rendre de nouveau à Paris et de découvrir ce que la capitale est devenue (ce qui nous vaudra au passage quelques tirades sur la pollution et les constructions modernes épouvantables - difficile d'en tenir rigueur au vampire, ce n'est certes pas la tour Montparnasse qui fait le charme de la ville). Il est accompagné de son fidèle serviteur Cukol, qu'il rabroue mais écoute malgré tout. Cukol s'est beaucoup documenté dans la bibliothèque du comte, il est érudit, adore partager ses connaissances et philosopher à n'en plus finir, quitte à se montrer moralisateur à l'encontre de son maître malgré les menaces de celui-ci.

A Paris, Dracula va rencontrer une jeune fille a priori "pure" (ce qui n'est pas si évident par la suite), Lucie (un nom qui ne vous est pas inconnu...). Il tombe amoureux, pense que la jeune fille est amoureuse. Mais comment conjuguer l'amour et la mort, préserver la jeune Lucie et sa candeur ? Cruel dilemme pour celui qui a vu les siècles passer et continuera encore bien longtemps son voyage nocturne sur cette terre.

Lucie avait attendu son noir visiteur, et l'émotion la tint un instant silencieuse tandis que le comte, figé par une beauté à quoi il ne s'habituait pas, se taisait également, immobile, désemparé et sentant toute résolution fondre devant la jeune fille comme neige ou vampire au soleil (p 76).

Ce livre qui s'annonçait si prometteur m'a fait périr d'ennui, si bien que j'ai éprouvé beaucoup de compassion pour ce pauvre comte que plus rien ne distrait. J'ai apprécié les touches d'humour ("fondre comme vampire au soleil", une scène ou Dracula se fait écraser par deux fois et commence à invectiver les automobilistes catastrophés...), le style qui me faisait penser aux tournures réjouissantes de certains écrits du XVIIIe... mais j'ai trouvé l'histoire plate, convenue, sans surprise aucune. Quant aux longues, très longues tirades de Cukol, elles me faisaient désespérer (le comte aussi d'ailleurs, mais cela n'a pas suffi à y mettre un terme visiblement). Un écrin vide, comme je le disais une déception pour moi donc.

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118 p

Armand Farrachi, Un Amour de Dracula, 1998

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17/11/2013

Résultats du concours Zombillénium

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Nous avons le plaisir de vous annoncer que Valeriane, Acr0, Sophie, JainaXF et Petit-Speculoos ont joué et gagné un exemplaire du tome 3 de Zombillénium!!! 


Quel suspense! BRAVO! 

  • Vous pouvez nous envoyer votre adresse postale par MP ou e-mail.

    Merci aux Éditions Dupuis qui nous ont permis d'organiser ce concours. 

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Chez Hilde et Lou

16/11/2013

Trois nouveaux challenges depuis la rentrée

Certes, mes lectures ont été très halloweenesques ces derniers temps ; je suis (ou essaie de suivre) un certain nombre de challenges en parallèle et continue à organiser avec ma complice Hilde le challenge British Mysteries qui me promet de chouettes lectures prochainement... mais évidemment j'ai encore craqué !

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Le Challenge XIXe organisé par Netherfield Park (Fanny et Kheira)

Ce challenge ayant commencé alors que je préparais avec Hilde notre périple halloweenesque annuel (et que j'étais pas mal débordée par ailleurs), je n'ai pas pris le temps de faire de petit billet de présentation... j'y remédie maintenant !

Un challenge XIXe, ceux qui me connaissent et qui ont suivi mon blog depuis ses débuts savent bien que je ne pouvais pas passer à côté ! Ce sera l'occasion de continuer à lire mes chers Victoriens et Néo-Victoriens mais aussi retrouver le XIXe dans d'autres contrées (et d'utiliser des logos qui me plaisent beaucoup). Merci aux organisatrices pour ce défi irrésistible ! Ce challenge durera 1 an jusqu’au dimanche 14 septembre 2014.

Voici mes quelques contributions depuis le début du challenge :

En novembre : 

Mary Shelley, L'Endeuillée et Autres Récits, 1829-1839

En octobre :

Nathaniel Hawthorne, L'Expérience du Docteur Heidegger, 1837

Pedro Roriguez, Macabre, 2010 (BD / adaptations de textes de Maupassant, Poe, Le Fanu...)

En septembre

Ann Granger, A Particular Eye for Villainy (Ben & Elizabeth Ross Mystery, T4), 2012 

Fourquemin et Derrien, Miss Endicott T1, 2007 (BD)

*****

Le Challenge Il était une fois Noël

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Et suite à nos aventures d'Halloween dans la maison hantée, Petit SpeculoosChicky Poo et Samarian ont eu envie de se remettre de toutes ces émotions en choisissant une retraite plus paisible et en nous invitant dans leur chalet pour fêter Noël ensemble au mois de décembre... elles ont ainsi concocté le programme des festivités, très alléchant (que je suivrai autant que je le peux car Décembre sera mouvementé pour moi avec la gestion du lutin de Noël qui, comme vous le savez, est un être malicieux qui adore vous faire des surprises quand vous vous y attendez le moins...) : 

  • Dim. 1er décembre :début du challenge, on s’installe au chalet… : tea-time/boisson préférée
  • Lun. 2 décembre :Nos blogs se mettent aux couleurs de Noël
  • Mar. 3 décembre :partage des playlists de Noël pour se mettre dans l’ambiance et créer une atmosphère cosy dans le chalet
  • Mer. 4 décembre :lecture jeunesse, sur le thème de Noël/hiver
  • Sam. 7 & Dim. 8 décembre :RAT (aux thèmes de Noël et de l’hiver)
  • Mar. 10 décembre :publication de la wishlist de Noël
  • Mer. 11 décembre :photos des décorations en ville/ marché de Noël. Que ce soit le votre ou dans une autre contrée
  • Ven. 13 décembre :billet autour d’histoires de fantômes de Noël (dans la littérature, au cinéma, une anecdote à raconter,…)
  • Sam. 14 décembre :lecture commune (un vote aura lieu pour définir la lecture)
  • Dim. 15 décembre :création de décoration(s) de Noël
  • Lun. 16 décembre :envoi des cartes de vœux
  • Mar. 17 décembre : un mystère de Noël victorien (fantômes ou detective story)
  • Mer. 18 décembre :billet sur un film de Noël vu tous ensemble (un vote aura lieu pour définir le film)
  • Jeu. 19 décembre :partage des photos des sapins
  • Ven. 20 décembre :partage de recettes de Noël (réalisées ou non, pas d’obligation de cuisiner, même si c’est plus rigolo)
  • Dim. 22 décembre :lecture d’une BD
  • Mar. 24 décembre :partage de la table/du menu
  • Mer. 25 décembre :Joyeux Noël
  • Jeudi 26 au 31 décembre :derniers partages (cadeaux et autres posts)

Bref une année qui s'achève avec la perspective de bons moments sur la blogosphère et, pour ma part, de lectures extrêmement tentantes ! N'hésitez pas à nous rejoindre dans ces nouveaux challenges !

Sur ce, bon week-end à toutes et à tous !

*****

Edit du 21 novembre

challenge il etait une fois noel,challenge xixe

Je n'avais pas vu que MyaRosa nous proposait elle aussi un challenge "Christmas Time", mais comme ma complice Hilde j'ai donc décidé de suivre également cet autre challenge de Noël, au joli programme lui aussi. Il a débuté le 10 novembre et prendra fin le 2 janvier.

  • Dimanche 10 novembre: Billet de présentation du challenge
  • Mercredi 20 novembre: Présentation d'un album/livre pour enfants de Noël
  • Jeudi 28 novembre: Présentation d'un roman ou d'une nouvelle de Noël
  • 1er décembre: Votre wish list et/ou lettre au Père Noël
  • Jeudi 5 décembre: Votre playlist de Noël
  • Dimanche 8 décembre: Présentation d'un album/livre pour enfants de Noël
  • Mercredi 11 décembre: Bricolages/Activités/Décorations de Noël
  • Dimanche 15 décembre: Billet cinéma
  • Mercredi 18 décembre: Présentation d'un album/livre pour enfants de Noël
  • Vendredi 20 décembre: Aux fourneaux !
  • Lundi 23 décembre: Une romance de Noël de votre choix
  • Mardi 24 décembre : Un conte ou CD d'histoires de Noël
  • Vendredi 27 décembre : Billet photo(s) au choix sur le thème de Noël

MyaRosa propose également une liste de suggestions de lectures.

Il ne me reste plus qu'à attaquer les lectures de Noël !

15/11/2013

Mary Shelley, L'Endeuillée et autres récits

shelley_endeuillee-et-autres-recits.jpgNe connaissant que Frankenstein de Mary Shelley, j'ai été attirée par ce recueil de quatre nouvelles que j'ai lu pour le challenge Halloween – il entre dans ce cadre à travers les références au pacte avec le diable ou le Mal de façon plus générale.

C'est un livre fortement marqué par le courant romantique, aussi bien par le choix des thèmes que par le style lyrique faisant référence aux éléments, à la Nature. Voilà néanmoins des textes beaucoup moins audacieux que ne l'était Frankenstein et, en matière de Romantisme, j'ai par exemple été beaucoup plus captivée par les écrits d'un E.T.A . Hoffmann.

Une curiosité pour les amoureux de littérature anglo-saxonne.

"L'Endeuillée" : Rendant visite à une tombe sans nom devant sa bien-aimée, le narrateur lui explique les circonstances dans lesquelles il rencontra la femme qui y est enterrée. Ayant recueilli le narrateur dans la forêt alors qu'il fuyait la tyrannie de ses camarades d'Eton, la jeune Ellen était devenue son amie mais souffrait de mélancolie et projetait de mettre fin à ses jours, se sentant responsable de la mort de son père.

Je dois avouer que, hormis, l'évocation de certains lieux anglais, j'ai trouvé cette nouvelle sans surprise (la chute étant d'ailleurs grosse comme une maison, mais peut-être n'était-ce pas le cas à l'époque de la publication). Je suis sans doute sans coeur et ne me suis pas laissée émouvoir par les rouages de cette histoire un peu fade : la douce jeune femme si malheureuse, deux jeunes hommes valeureux et intègres dans son environnement immédiat, le tout arrosé de discours grandiloquents dans lesquels les éléments et la nature ajoutent au tragique de la chose...

Sortez les violons : Ils avaient quitté l'Angleterre comme pour un voyage d'agrément le long d'un cours d'eau ; mais le char impitoyable du destin les avait rattrapés dans leur course insouciante, les écrasant sous ses lourdes roues, faisant voler en éclats leur amour, leur espoir et leur joie, comme l'avalanche mugissante qui emporte le ruisseau dans la vallée et le réduit à quelques embruns. Ils étaient partis, mais où ? Le mystère pesait sur le destin de cette très malheureuse victime ; et le désir de mon ami était de percer les nuages qui cachaient la pauvre Clarice à sa vue. (p39, L'Endeuillée)

 

"Transformation" : un jeune homme est chassé de sa ville et dans l'impossibilité d'épouser sa chère et tendre pour avoir préféré l'insolence et une tentative d'enlèvement à un comportement honnête et repentant. Voilà notre héros qui se lamente sur les côtes anglaises, lorsqu'il assiste à un naufrage tragique. Le soir était proche lorsque, du côté de la mer, s'éleva, comme sous la baguette d'un magicien, un sombre réseau de nuages qui fit tâche sur l'azur du ciel vespéral, assombrissant et tourmentant l'océan jusqu'alors paisible. Les nuages prirent des formes étranges, fantastiques, se modifièrent, se mêlèrent comme sous l'action d'un charme puissant. Les vagues dressèrent leurs crêtes blanches ; le tonnerre d'abord gronda, puis éclata de l'autre côté de la surface des eaux qui prirent une vive teinte pourpre, parsemée d'écume (p72, Transformation).

Seul en réchappe un être difforme, qui aurait causé la tempête et lui propose un marché : échanger leurs deux corps quelques jours en échange d'une grande fortune. Mais lorsque le délai est passé, l'horrible étranger ne revient pas et c'est avec son corps maladroit et répugnant que le héros tente de se faire justice...

J'aime l'obéissance, même de la part de ces stupides éléments, dit le nain. Et combien plus encore de la part de l'esprit indompté de l'homme ! L'orage était bien déchaîné, il faut l'avouer... et je l'ai entièrement déclenché (p75, Transformation).

La voix du misérable était grinçante et abominable, et les contorsions qu'il faisait en parlant effroyables à voir. Pourtant il exerçait vraiment sur moi une sorte d'influence que je ne pouvais maîtriser et je lui racontai mon histoire. Quand j'eus fini, il se mit à rire très fort pendant un long moment ; les rochers renvoyaient l'écho ; il semblait que l'enfer hurlait autour de moi (p 76, Transformation).

Cette version du pacte avec le diable m'a davantage séduite, cette fois-ci la nature occupe encore une place de choix mais oublions le côté fleur bleue, car c'est un échange infernal qui va avoir lieu. J'aime ces éléments déchaînés, ces orages, ce chaos, cette noirceur ! Certes il y a une belle promise mais le surnaturel ajoute du piment au récit et le jeune premier n'est pas exempt de défauts.

 

"Le Rêve" : une jeune femme refuse de prendre un époux puis remet sa réponse au lendemain ; elle envisage de passer la nuit sur la couche de Ste Catherine, en équilibre précaire. Tout réveil brutal la ferait chuter et la tuerait sur le coup.

Un récit qui a un petit côté moyenâgeux et mystique mais qui, quelques semaines après la lecture, ne m'a laissé strictement aucun souvenir.

 

"Le Mortel Immortel" : un jeune homme joue les apprentis sorciers auprès d'un homme craint dans les environs. Il finit par boire une curieuse potion qu'il pense être un philtre d'amour, mais le breuvage lui accorde en réalité l'immortalité. En tout cas, il ne vieillit plus alors qu'auprès de lui, sa bien-aimée se fane et vit avec beaucoup d'amertume le décalage physique entre eux deux.

Un petit conte philosophique aux influences faustiennes.

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151 p

 

Mary Shelley, L'Endeuillée et Autres Récits, 1829-1839

halloween 2013.jpgmary shelley, editions jose corti, l'endeuillee et autres recits, littérature anglaise, littérature anglo-saxonne, angleterre, angleterre xixe, challenge halloween, challenge xixe

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12/11/2013

Cristina Rivera Garza, Personne ne me verra pleurer

rivera garza_Personne-ne-me-verra-pleurer_419.jpegRécompensé par le Prix du Meilleur Roman au Mexique en 2000, Personne ne me verra pleurer de Cristina Rivera Garza est un roman pour le moins intéressant mais qui, malheureusement, ne tient pas toutes ses promesses.

Fils de médecin voué à un avenir prometteur dans la meilleure société mexicaine, Joaquín Buitrago s'est tourné vers la photographie avec des ambitions d'artiste. Mais des années plus tard, alors que débute le récit, sa vie est devenue sordide : morphinomane, isolé, il n'a jamais vu sa carrière décoller et se voit privé d'un impressionnant héritage par son addiction, conformément à une clause du testament de son père. Il est désormais "photographe de fous" à l'asile de La Castañeda.

C'est là qu'il croise Matilda Burgos et qu'il se souvient l'avoir photographiée des années plus tôt, alors qu'il faisait une série de photos de prostituées. Matilda le fascine et il souhaite connaître son histoire. En parallèle de leurs échanges à l'asile, il se rapproche ainsi d'un médecin, espérant avoir accès au dossier de Matilda. Finalement, cette femme étrange se livrera à lui, tandis que Joaquín dévoilera lui aussi peu à peu son passé et notamment, sa relation avec la deuxième femme, celle qui a compté et qui est enveloppée d'une certaine aura tragique lorsque nous la croisons pour la première fois dans le récit.

De ce roman j'attendais plusieurs choses : un portrait de femme complexe ; un regard intéressant sur l'asile et ses pensionnaires  (j'avais en mémoire le texte d'Angélique Villeneuve sur les patientes de Charcot, dont le côté historique m'avait beaucoup plu) ; une mise en valeur d'un Mexique en mouvement, bouillonnant, qui peut-être me rappellerait l'univers de Frida Kahlo ou Diego Ribera. Il y a un peu de tout cela dans ce roman, mais je ressors de cette lecture avec une impression quelque peu mitigée.

En dépit d'une histoire qui a tout pour être passionnante et d'un travail de recherche évident, Personne ne me verra pleurer manque d'allant. Plus d'une fois j'ai dû me forcer à terminer un passage, sachant pertinemment que si je m'enlisais là j'aurais toutes les peines du monde à retrouver assez de motivation pour poursuivre ma lecture, alors que le chapitre suivant pouvait tout à fait me plaire davantage. Il faut attendre une bonne centaine de pages pour que l'histoire de Matilda Burgos commence enfin à être dévoilée. Pourquoi pas ? Cependant, le récit s'englue à plusieurs reprises lorsqu'il est question de préciser le contexte : la politique, l'ingénierie, l'aliénisme, les réformes concernant les prostituées, les révoltes... tout ce qui pourrait constituer un terreau intéressant pour construire le récit est asséné au lecteur comme une leçon apprise et brutalement recrachée, devenant ainsi foncièrement assommant et perturbant la narration. Or, comme on le dit à la fin : Matilda Burgos et Joaquín Buitrago sont passés à côté de tous les grands événements historiques (p 211). Cristina Rivera Garza se disperse beaucoup, veut aborder tous les sujets et nous livre au final un roman quelque peu décousu, parfois aride, tout en mettant de la distance entre les personnages et le lecteur. Au niveau de l'édition, la traduction est agréable et le travail de relecture sérieux comme toujours avec les éditions Phébus, néanmoins je regrette que certains documents (photos notamment) ayant servi à illustrer l'édition d'origine n'aient pas été reproduits, d'autant plus que l'auteur y fait allusion dans ses notes finales.

Je suis contente d'avoir satisfait ma curiosité en lisant ce roman mais ce n'est pas le coup de coeur auquel je m'attendais, malgré ses qualités.

Merci aux Editions Phébus et à Masse Critique de Babelio pour cette découverte.

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254 p

Cristina Rivera Garza, Personne ne me verra pleurer, 1999 (2013 pour l'édition française)

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Que vous aimiez Jack London ou Le Trône de Fer, Robin Hobb ou Anna Gavalda, Babelio vous invite toute l’année à jouer à des quiz littéraires et découvrir des livres en allant sur Babelio.com.

06/11/2013

Courtney Crumrin et l'Assemblée des Sorciers

bd-Courtney-Crumrin-tome-2.jpgJe poursuis ma découverte de la série Courtney Crumrin. Après le tome 4, puis, de façon extrêmement logique, le tome 1, je viens de lire le tome 2, Courtney Crumrin et l'Assemblée des Sorciers... que j'ai énormément apprécié.

Courtney s'est bien habituée à sa nouvelle vie chez son oncle, qu'elle apprécie de plus en plus. Si les cours ne la motivent pas particulièrement, elle étudie assidument la sorcellerie. Elle est d'ailleurs respectée des créatures de la nuit qui rôdent dans la forêt près de chez elle... mais bientôt va apparaître un effroyable monstre, plus dangereux que tous les autres (oui c'est la vilaine bête à piques sur la couverture). En parallèle, une sorcière qui vivait isolée est frappée par un terrible sort : elle vomit des crapauds et ses mains se transforment en serpents lorsqu'elle essaie d'écrire. On soupçonne la créature de la nuit avec laquelle elle vivait d'être responsable de ce qui lui arrive. Les sorciers des environs réclament vengeance et entendent bien éliminer ce pauvre Skarrow. L'oncle Aloysius et Courtney tentent de s'interposer, convaincus de l'innocence de la créature. Mais cela suffira-t-il ?

Autant j'avais lu le tome 4 sans souci sans avoir lu les premiers tomes, autant il est préférable de ne pas découvrir ce tome 2 sans avoir lu le tome 1, auquel Ted Naifeh fait allusion à plusieurs reprises. Ce deuxième tome s'appuie sur tout ce que nous savons déjà du contexte et de l'histoire des principaux personnages (créatures incluses) pour développer une nouvelle histoire haletante et pleine de rebondissements, sur fond de machinations politiciennes entre sorciers. Ce deuxième tome permet aussi de mieux appréhender la personnalité de Courtney et de son entourage. Les graphismes m'ont séduite, en particulier les plans consacrés à Skarrow ou au monde de la nuit. Un album passionnant, qui confirme la qualité de cette série que j'ai bien l'intention de continuer à lire !

Mes billets sur :

Courtney Crumrin et les Choses de la Nuit : highly recommended!

Courtney Crumrin et les Effroyables vacances

courtney crumrin, courtney crumrin et l'assemblee des sorciers, ted naifeh, challenge halloween



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128 p

Ted Naifeh, Courtney Crumrin et l'Assemblée des Sorciers, 2003

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05/11/2013

Halloween, ALMOST the end...

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Le challenge Halloween devait se terminer initialement le 5 novembre, mais devant tout votre enthousiasme, Hilde et moi avons envie de prolonger un peu, afin de permettre une sortie en douceur de la maison hantée (plus on est discrets, moins nous aurons de risques de nous faire attaquer par le revenant de l'escalier ou la chauve-souris à l'entrée).

Pour ceux et celles qui le souhaiteraient, nous vous proposons :

- de poursuivre jusqu'à fin novembre nos rencontres halloweenesques en BD les mercredis ;

- de compléter le billet récapitulatif jusqu'au 30 novembre. Ainsi, si vous avez encore une lecture en cours ou n'avez pas eu le temps de publier tout ce que vous vouliez, vous avez encore près d'un mois pour faire votre chronique et nous communiquer le lien. Parce que le rythme de publication de billets sera moins intense, la nuit d'Halloween étant passée, et parce c'est toujours très long de tenir à jour un billet récapitulatif, nous ajouterons à la suite du recap actuel des points hebdomadaires (et non plus journaliers) sur les nouveaux billets.

Accès au billet récapitulatif : chez Hilde et chez Lou

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Le billet final du challenge sera donc le 30 novembre.

D'ici là, un grand merci aux participants ! Grâce à vous nous nous sommes régalées à organiser cette 4e édition du challenge Halloween !

******

J'en profite pour faire un bilan de mes lectures du mois d'octobre... bilan pour le moins halloweenesque !

Côté albums jeunesse :

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Martine Bourre, Dans la nuit d'Halloween : un petit livre charmant et de saison, très artistique !

Côté BD / comics :

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Courtney Crumrin et les Choses de la Nuit : je poursuis ma découverte de cette série et deviens accro !

Pierre Tombal, Tome 7, Cas d'Os surprise : une petite déception, je ne me suis pas vraiment retrouvée dans l'humour ni le dessin.

End, Tome 1, Elisabeth : Je ne sais pas encore quoi en penser car j'ai tardé à faire mon billet et j'ai l'impression que mes souvenirs s'estompent à toute vitesse... ce qui n'est pas bon signe. Par contre, un superbe univers sur le plan graphique !

Le Prince de la Nuit, Tome 1, Le Chasseur : une série que je boudais depuis des années. Vous m'avez donné envie de la découvrir enfin et je suis assez conquise ! J'ai bien l'intention de lire la suite maintenant !

 

Côté romans et nouvelles :

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shelley_endeuillee-et-autres-recits.jpgfarrachi_amour dracula.gif

Nathaniel Hawthorne, L'Expérience du docteur Heidegger : un récit fantastique court très bien mené, un classique comme je les aime... et qui me donne de lire Hawthorne !

Et beaucoup de chroniques à venir...

Margaret Oliphant, La Ville Enchantée : une curiosité, dans l'ensemble une bonne surprise !

Prosper Mérimée, Lokis : autant j'avais raffolé de Chronique du Règne de Charles IX (et garde un bon souvenir de la Vénus d'Ille malgré l'enseignant qui me la fit découvrir...), autant j'ai trouvé cette nouvelle assez décevante par rapport à d'autres du même genre. Je suis restée un peu sur ma faim même si ça se laisse lire.

Mary Shelley, L'Endeuillée et autres récits : le Romantisme à son paroxysme. Je ne suis pas complètement emballée alors que Frankenstein m'avait conquise; malgré tout, ces récits présentent un certain intérêt.

Armand Farrachi, Un Amour de Dracula : une déception, j'ai mis des semaines à lire ce petit livre de 120 p. Cela semblait original tout en rendant hommage à une certaine conception classique du vampire, mais qu'est-ce que j'ai pu m'ennuyer !

(J'ai également lu La Falaise Hantée de Dorothy Macardle mais ne l'avais pas fini au 31 octobre, et commencé les Histoires Extraordinaires de Poe)

Un bilan un peu plus heureux que celui de septembre. Certes pas mal de textes courts, mais j'ai retrouvé avec plaisir des classiques, lu ou repris la lecture de pas moins de 6 livres que j'avais chez moi depuis longtemps. Finalement je me rends compte que cette année je n'ai fait aucun achat pour le challenge Halloween, qui a été une excellente occasion de farfouiller dans ma bibliothèque mais aussi de poursuivre mes découvertes de BD en médiathèque (ce que j'avais commencé à faire en septembre).

Pour le mois de novembre je me tourne vers des services presse en attente et ainsi, vers la rentrée littéraire que j'ai plutôt négligée pour l'instant. Je suis également très tentée par des polars et romans britanniques en attente dans ma PAL (moisson de Cambridge en septembre notamment !). Je songe aussi aux Scandinaves. Voyons ce que nous réservera ce mois-ci mais je disposerai de plus de temps pour lire et compte bien passer de très bons moments à bouquiner !

Rendez-vous dans un mois pour un nouveau bilan de lecture (un petit rendez-vous tout récent chez moi mais que je trouve agréable à faire et à partager avec vous) !

Et vous, quelles lectures en ce mois d'octobre ? Un coup de coeur en particulier ?

04/11/2013

Dorothy Macardle, La Falaise Hantée

macardle_falaise hantee.jpegParfois, les cheminements du lecteur dans sa quête de nouvelles idées de romans sont pour le moins étonnants. Cela fait plusieurs années que j'ai La Falaise Hantée de Dorothy Macardle dans ma PAL, et à chaque nouveau challenge Halloween je songe à écouter ses tristes lamentations mais finis toujours par l'écarter et à l'abandonner à son triste sort. Pourtant, c'est sur un coup de tête que je me l'étais procuré : j'avais vu une jeune femme le lire dans les transports en commun. Le titre, la couverture (ou du moins, ce que je pouvais en voir), le grand format, tout cela m'avait rappelé un roman dont j'ai aujourd'hui oublié le titre mais que j'avais dévoré au lycée, puis prêté, et qu'on ne m'a jamais rendu. C'était là aussi une histoire de maison hantée ou envoûtée, toujours est-il qu'en voyant cette lectrice j'ai de suite retenu le titre et l'ai commandé très rapidement. Depuis, il végétait.

J'avais sans aucun doute oublié cela mais ce roman a été écrit en 1941 par une Irlandaise. Or, je ne me lasse pas de ces auteurs souvent classés dans les "modern classics" ; l'époque, les thématiques et un petit côté délicieusement suranné font mon bonheur de lectrice à chaque fois. Lorsque je me suis aperçue de ce petit détail j'ai curieusement été prise d'une envie urgente de lire enfin La Falaise Hantée.

Le sujet ? Le critique londonien Roderick Fitzgerald et sa soeur Pamela décident de quitter la capitale pour acheter ensemble une maison à la campagne. Lors d'une virée en Cornouailles, ils tombent sous le charme de Cliff End, une sublime maison curieusement abandonnée. La demeure domine une falaise et donne accès à une plage privée... c'est pour les deux jeunes gens le comble de la perfection et lorsqu'ils découvrent avec stupeur que cette demeure est dans leurs moyens, ils n'hésitent pas un instant à l'acheter, même si on les prévient que les derniers locataires sont partis car ils entendaient des bruits dans la maison.

L'installation est d'abord idyllique (indeed, il faudra une bonne centaine de pages avant qu'un revenant ne pointe vraiment le bout de son nez). Pamela décide de l'ameublement et de la décoration, Roderick vient les week-ends et attend avec impatience la fin de ses engagements londoniens. Pamela confesse bien avoir entendu quelques bruits mais cela ne semble en rien compromettre leur bonheur. Puis, peu à peu, la situation se dégrade. Un parfum de mimosa et une petite lumière se manifestent dans l'ancienne chambre d'enfant. Un froid intense envahit la maison lorsqu'une apparition lumineuse se manifeste dans l'escalier. Malgré un courage certain et leur volonté d'enquêter pour mieux comprendre ce qui peut expliquer la présence d'un ou plusieurs revenants, les Fitzgerald commencent à perdre espoir après de longues nuits sans sommeil et quelques événements plus brutaux que d'autres...

Ce roman m'a fait penser à Rebecca, pourtant chez Daphné du Maurier il n'y a point de fantôme ; cela tient sans doute à l'atmosphère particulière des deux maisons et à la tragédie qui dans les deux cas s'y est déroulée. Je n'ai pas eu le coup de coeur auquel je m'attendais car je reproche quelques longueurs à ce roman : le frère et la soeur ne cessent de retourner dans tous les sens la situation, de se remémorer les différentes apparitions et de faire des conjectures, avec je trouve quelques répétitions. Et lorsqu'il faut arriver au dernier tiers du roman, voire au dernier quart pour que l'on remette enfin en question ce que l'on sait des défunts concernés (le méchant ne serait pas celui qu'on croit ?), je me suis dit que c'était un peu dommage car sans être médium je m'attendais à quelque chose dans le genre depuis longtemps. Malgré tout j'ai savouré l'ambiance de cette maison où l'on aime se reposer un livre à la main dans la journée mais que l'on craint de parcourir une fois la nuit tombée. J'ai apprécié les protagonistes, entre le critique qui s'essaye au théâtre, la soeur fantasque et leurs amis peintre, actrice ou décorateur. Les revenants sont pour le moins effrayants et il est clair que jamais je n'oserais monter l'escalier de nuit. Bref, c'est une agréable découverte, à l'ambiance délicieusement British, un brin effrayante, à savourer une tasse de thé à la main, un soir d'orage de préférence.

Une lecture recommandée par le site maison-hantée.com, qui conseille par ailleurs d'autres titres British alléchants.

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361 p

Dorothy Macardle, La Falaise Hantée, 1941

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