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29/07/2013

Joanna Cannan et le résultat du jeu concours

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En ce début de vacance, j'ai mis de nouveau Mr Lou à contribution pour procéder à un petit tirage au sort pour savoir qui allait remporter Désillusion de Joanna Cannan. Et cette fois-ci la gagnante est Titine, bravo à toi !

Merci à tous les participants qui nous ont fait part de leurs goûts en termes de plumes féminines anglaises... et sachez que quelques surprises se préparent de nouveau à la rentrée...

Et un grand merci aux éditions Phébus sans qui n'aurait pas eu lieu ce jeu concours !

22/07/2013

Challenge British Mysteries : propositions de LC août/septembre

Amis blogueurs, participants au challenge British Mysteries et vous qui passez par hasard par là, la détective émérite Hilde et moi vous proposons désormais le 19 du mois de nous retrouver pour un billet commun autour d'une thématique inspirée de notre challenge. Ces LC sont aussi ouvertes à celles et ceux qui ne se seraient pas inscrits au challenge et souhaiteraient seulement y participer ponctuellement (à partir d'un billet).

Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, le challenge British Mysteries vise à échanger autour de romans policiers, thrillers et mystères non résolus (fantômes anglais, légendes écossaisses étonnantes etc) dans un cadre historique, des origines de la Grande-Bretagne jusqu'à l'entre-deux-guerres. 

Les prochains billets communs

Le 19 août

Une BD de votre choix

Quelques idées ci-dessous (liste non exhaustive)

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bd_holmes.jpgbd_madone de pellini.jpgbd_quatre des baker street T2.jpg

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Le 19 septembre

Une série policière historique à déterminer ensemble

Nous vous proposons de voter jusqu'au 28 juillet pour choisir la série policière que vous avez envie de lire pour le 19 septembre. Nous vous indiquerons rapidement le titre de la série qui aura été retenue.

Vous pouvez voter pour une série parmi les options suivantes (pour Lee Jackson ou Anne Perry, les deux séries ne sont pas dissociées. Par exemple si nous lisons Lee Jackson pour le 19 septembre vous pourrez lire un roman de la série Decimus Webb OU de la série Sarah Tanner).

- Série Ben et Elizabeth Ross d'Ann Granger

- Série Oscar Wilde de Gyles Brandreth

- Série Decimus Webb OU Sarah Tanner de Lee Jackson

- Série Charlotte et Thomas Pitt OU Monk d'Anne Perry

- Série Flavia de Luce d'Alan Bradley

- Série Josephine Tey de Nicola Upson

- Série Miss Silver de Patricia Wentowrth

- Série John Rawling de Deryn Lake

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Nous avons également proposé ce vote sur le groupe facebook du challenge British Mysteries sur lequel vous pouvez bien entendu nous rejoindre.

Voici également nos deux billets recap pour ceux qui aimeraient y chercher des idées de lecture : chez Hilde et ici-même.

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19/07/2013

Jack the Ripper, Pitkin Guides

jacktheripper_pitkin guides.jpgAujourd'hui nous vous proposions avec Hilde de consacrer un billet à Jack the Ripper dans le cadre du challenge British Mysteries. J'ai ainsi (re)découvert que j'avais plusieurs livres sur le sujet et ne manquerai pas d'en reparler dans les prochains mois. Mais en attendant, j'ai décidé de commencer avec un livret de la collection Pitkin Guides. Il s'agit d'introductions illustrées à divers sujets, qu'on trouve notamment facilement dans les musées londoniens. J'ai aussi en attente de lecture "Haunted London" de cette même collection... voilà qui pourrait m'inspirer bientôt !

Ce guide reprend en peu de pages les principaux faits, suspects et théories associés au cas Jack the Ripper, à travers un format efficace qui séduira les plus pressés tout comme ceux qui veulent se raffraîchir rapidement la mémoire ou en savoir un peu plus avant de se plonger dans les romans ou films et séries inspirés des faits de 1888.

"The Setting" décrit le Whitechapel de l'époque et ses trois classes sociales : les pauvres, qui gagnent difficilement leur vie (dockers, vendeurs...) ; les très pauvres, qui nettoient ou réalisent des travaux de couture pour leurs voisins un peu plus chanceux qu'eux ; enfin le reste de la population, composée de personnes sans travail fixe, de criminels marginaux. Sont décrits les logements où, pour une nuit, on peut dormir dans un dortoir de 80 personnes ou entassés dans une petite pièce, à moins de privilégier les workhouses... Environ 1200 femmes se prostituent en 1888 dans Whitechapel. L'alcool sert d'échappatoire, la criminalité et la violence sont monnaie courante : au-delà de la misère du quartier, celui-ci est composé de venelles et de petites cours isolées et obscures ; l'éclairage au gaz est insuffisant. L'opinion publique va découvrir  les conditions insalubres dans lesquelles vivent les habitants de Whitechapel à travers tous les articles bientôt consacrés aux meurtres de 1888.

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"The Murders begin" : le 3 avril est sauvagement attaquée la prostituée Emma Smith, qui essaie de rentrer chez elle mais mourra de la suite de ses blessures. L'affaire ne fait pas grand bruit étant donné le niveau de criminalité dans le quartier à l'époque. Puis le 6 août est assassinée Martha Tabram, première victime de Jack the Ripper d'après certains spécialistes (il faut savoir qu'il y a désaccord entre les experts quant au nombre de victimes à lui imputer). Puis suivent les meurtres de Mary Ann (Polly Nichols) le 31 août, d'Annie Chapman le 8 septembre, d'Elizabeth Stride et de Catherine Eddowes, toutes deux le 30 septembre, enfin Mary Jane Kelly le 9 novembre, retrouvée dans sa chambre. Plus tard deux autres cas pourtant différents ravivent la peur des habitants du quartier.

Parmi les raisons qui ont rendu impossible l'identification du coupable, les moyens à disposition de la police (pas d'analyse de sang, l'utilisation des empreintes était controversée...) mais aussi des décisions discutables (notamment des querelles d'ordre politique au sein de la direction de la police et la destruction d'une pièce à conviction avec l'effacement d'un message sur un mur suite à l'un des meurtres, "The Juwes are the men that will not be blamed for nothing").

jacktheripper_suspects.jpg

Parmi les suspects, plusieurs hypothèses célèbres sont écartées (le duc de Clarence, le peintre Walter Sickert...). D'autres sont jugées plus plausibles :

- William Bury, qui quitte l'East End en janvier 1889 et tue sa femme le mois suivant dans des circonstances rappelant les meurtres de Whitechapel ; il est pendu en mars 1889.

- Nathan Kaminsky découvert en 1987 seulement. Un Juif polonais très violent correspondant bien aux descriptions faites par les témoins ayant vu les prostituées peu avant leur mort. En décembre 1888 il est admis à Colney Hatch Asylum.

Sont enfin évoquées plusieurs théories développées : Jack the Ripper aurait été un médecin (peu probable), ambidextre, un marin, le gouvernement (le compot franc-maçon !), une femme, un fou.

Un livret intéressant et bien fait, avec de nombreuses illustrations pertinentes (gravures et journaux d'époque, copie des courriers adressés à l'agence centrale de presse, comparaison avec le Whitechapel d'aujourd'hui...).

Le billet de Hilde sur le jeu Mr Jack et le billet rétroactif d'Alexandra sur Ripper Street.

21 p

John McIllwain, Jack the Ripper, Pitkin Guide, 2004

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Prochain billet commun le 19 août

Le suspense ne tardera pas à être levé !

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15/07/2013

Le Challenge Halloween revient... édition 2013 !

halloween 2013.jpg

Nous l'avions promis, nous l'avons fait ! Cette année encore, le Challenge Halloween revient ! 

Vous êtes nombreux à nous avoir déjà suivies dans nos intrépides aventures auprès des créatures maléfiques... souvenez-vous :

Halloweem 2012.jpg

En 2012 nous avions ouvert une agence de voyage démoniaque pour partir faire de terribles rencontres dans divers continents (le billet recap 2012).

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En 2011 nous avions traversé de dangeureux endroits en votre compagnie (l'effrayant village zombie, la terrible maison hantée, le cimetière et sa crypte...) (le billet recap 2011)

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En 2010 nous lancions notre premier Challenge Halloween (le billet recap 2010)

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En 2009, pour fêter dignement le mois d'octobre, Hilde se lançait dans un challenge solo pour Halloween et j'organisais en même temps le Bloody Swap.

Les très nombreux billets de ma complice de longue date Hilde se retrouvent par ici.

 

Pour cette édition 2013, nous concoctons encore quelques sortilèges avant de vous en dire plus mais sachez que, comme d'habitude, vous pourrez nous parler de films, séries, romans et albums classiques ou modernes envahis par les créatures de la nuit ou tout simplement effrayants, le gothique a toute sa place, vos créations (décos, déguisements, cuisine) d'Halloween sont toujours attendues avec beaucoup d'impatience.

Nous envisageons pour l'occasion de louer une maison hantée (le voyage de l'an dernier n'était vraiment pas reposant, on se dit qu'un séjour à la campagne nous fera du bien) et nous interrogeons sur la signification du chiffre 13 en cette année particulière... mais laissons encore planer un peu le mystère !

Une formule Poltergeist sera bien sûr toujours disponible pour les aventuriers d'un jour qui souhaiterait faire un seul billet pour le 31 octobre sans s'engager à plus de chroniques lors de leur inscription.

Nous espérons vous retrouver toujours aussi téméraires, munis de vos meilleurs outils (surtout si nous louons cette maison hantée, nous comptons sur vous pour venir équipés). Nous avons passé de fabuleux Halloween en votre compagnie et n'avons qu'une hâte : remettre ça ! Il faut avouer que désormais nos deux blogs ne seraient pas vraiment ce qu'ils sont sans leur traditionnel challenge Halloween !

Les dates du Challenge : elles ne changent pas beaucoup (Halloween oblige !), du 1er octobre au 5 novembre, pour vous laisser le temps de publier vos derniers billets et les photos de votre folle soirée d'Halloween.

Le groupe Facebook est toujours actif et nous aimerions cette année y préparer le challenge avec vous, en vous proposant certaines formules et en vous laissant intervenir sur le choix de plusieurs étapes.

Vous pouvez déjà vous inscrire dans les commentaires à la suite de ce billet et chez Hilde.

A très bientôt pour la suite de cette aventure !

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Edit du 21 juillet, les premiers participants :

Acr0AlexandraCleanthe, DeL

Lauraline, MyaRosa, Petit_speculoos, Rachel

SharonSylTitine

TiphanyaValerianeHilde et Lou.

13/07/2013

Joanna Cannan, Désillusion / Jeu concours

cannan_desillusion.jpgLes lettres anglaises regorgent de trésors inépuisables et, à peine ai-je le temps de regretter de fermer mon dernier grand roman austenien ou de ne pas trouver facilement les écrits de l'exquise Flora Mayor, de tomber sous le charme de Caroline Blackwood ou d'attaquer les Vita Sackville-West dans ma PAL qu'une nouvelle figure surgit, parfois oubliée et revenue à la vie grâce aux choix judicieux de certaines maisons d'édition (je pense surtout aux éditions Phébus, Joëlle Losfeld et Christian Bourgois à qui je dois de passionnantes rencontres !).

Joanna-Cannan.jpgC'est encore le cas cette fois-ci avec Joanna Cannan, que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam il y a un mois encore. Joanna Cannan (1898-1961) est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages, essentiellement des romans policiers et ouvrages destinés à la jeunesse - même si Désillusion ne correspond à aucune de ces deux catégories.

Le roman s'ouvre avec le trajet en train de Blanche, jeune veuve, et de ses deux enfants: Angela, une petite blonde proprette et charmante et Patricia, rouquine et garçon manqué qui est loin d'avoir les faveurs de sa mère. Leur père vient de décéder et, puisqu'il avait eu le bon goût d'engloutir la fortune de sa femme avant cela, Blanche se trouve obligée de se rendre chez son beau-père, Lord Waveney. Personne n'est vraiment ravi de cette situation jusqu'à ce que le vieil homme découvre Patricia et s'attache d'emblée à elle - ce qui dépasse l'entendement pour Blanche. Je m'attendais dès lors à suivre l'éducation des enfants, leur jeunesse passée sur la propriété, mais le narrateur préfère faire un saut dans le temps et nous présenter ensuite les jeunes femmes alors que Patricia est en âge de se marier... ce qui ne tardera pas. C'est un mariage d'amour, romantique à souhait et conforme à l'image que l'on se fait de Patricia, rebelle, indépendante, idéaliste (et semblant sortir tout droit d'un tableau de Burne-Jones). Mais le titre français est parfaitement choisi : de désillusion en désillusion, on comprend bien vite que la vie de Patricia ne sera pas celle à laquelle sa jeunesse dorée l'avait préparée.

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Burne-Jones, In Praise of Venus

Patricia va ainsi mener une vie très différente de sa soeur,  qui elle, a fait un mariage de raison ; ce n'est pas pour autant que la vie les a épargnées : Angela et (...) Victor, ces incorrigibles Edwardiens qui, à force de mener une vie oisive, sur une toile de fond de colonnes blanches et d'océan bleu indigo, avaient fini par devenir une cible idéale pour les esprits railleurs et d'élégants anachronismes mêmes pour leurs proches. Quant à Hugh et elle... un mariage d'amour, un mariage qui défiait la raison, et puis la longue route sous le joug, les lumières qui s'éteignent, les rossignols qui se taisent et les roses qui se fanent. (p155)

Désillusion est un beau roman, intelligent, très joliment écrit/traduit. Le récit n'est pas celui auquel on s'attend d'abord en découvrant la jeune et fougueuse Patricia, il devient petit à petit moins extraordinaire et s'inscrit peu à peu dans un esprit "petit bourgeois" qui ne sied guère à l'héroïne. Si la vie la domestique, son tempérament reste au fond le même : les concessions peuvent-elles se poursuivre toute une vie ou est-il indispensable de redevenir un jour soi-même ? Au final, la désillusion est aussi bien liée au comportement décevant de ses proches, qu'au fait que leurs choix sont peu conformes à l'idée qu'elle se faisait d'eux. Ce qui lui fait réaliser que finalement, ni son époux, ni ses chers enfants ne la connaissent vraiment. Un intéressant sujet de réflexion...

Je n'ai volontairement pas abordé de nombreux aspects de l'histoire (comme l'épouvantable épouse du fils aîné qui mériterait d'être citée avec son salon mauve, sa chambre rose et sa dalle en béton dans le jardin), mais je ne peux que vous recommander vivement ce roman si vous aimez la littérature anglaise, vous ne serez certainement pas déçus ! Une belle découverte !

Quelques extraits, essentiellement sur son époux Hugh (à ne pas lire pour ceux qui préfèrent découvrir ce roman sans en savoir beaucoup plus) :

Sa vieille réserve écossaise engendrait de fréquents malentendus. Au lieu de dire : "Je ne peux pas supporter que tu sois forcée de faire la cuisine et de pousser la voiture d'enfants", il disait : "Mieux aurait valu pour tout le monde que tu apprennes à cuisiner plutôt qu'à dresser des chevaux" (p51)

Hugh déplorait l'éducation de son épouse mais, quelles qu'en fussent les lacunes, Patricia savait affronter les difficultés de la vie. Le lendemain, elle se leva sans ce bâillement qui incitait Hugh à lui dire qu'elle aurait dû épouser un Lord si elle voulait prendre son petit déjeuner à neuf du matin. (p52) (sachant que lui-même ne s'est jamais préoccupé de ses enfants, de leurs bavoirs sales ni des couches à changer)

Il aimait sincèrement l'admirable compagne que la vie s'était chargée de domestiquer, mais ne l'appréciait pas à sa juste valeur. Il oubliait, pour flatter son orgueil, qu'elle était la petite-fille de Lord Waveney, habituée à des valets de pied. Guéri de son complexe d'infériorité, il devint un homme heureux. (p54)

Merci encore à Bénédicte et aux éditions Phébus !

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218 p

Joanna Cannan, Désillusion, 1938

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cannan_desillusion.jpg

Jeu concours

Et comment résister au plaisir de prolonger un peu l'esprit so English du mois dernier ? J'ai donc le plaisir d'organiser un petit concours pour vous permettre de gagner un exemplaire de Désillusion, grâce aux éditions Phébus.

Pour participer, il vous suffit de répondre à cette question dans les commentaires de ce billet : quelle est la femme écrivain anglaise que vous préférez ?

Vous avez jusqu'au 19 juillet au soir pour répondre. A vos claviers et bonne chance à tous !

06/07/2013

Jane Austen, Sense and Sensibility

austen_sense and sensibility.jpgC'est avec une pointe de nostalgie que j'ai refermé Sense and Sensibility, puisqu'il s'agissait du dernier des six romans achevés de Jane Austen que je lisais (après avoir espacé autant que possible ces lectures). Je relirai prochainement Northanger Abbey, jamais chroniqué ici, et il me reste des textes plus courts ou inachevés à découvrir, mais une page se tourne dans ma petite vie de lectrice.

Sense and Sensibility est peut-être l'un des romans les plus faciles d'accès de Jane Austen pour une première lecture de l'auteur, bien que, comme toujours avec cet écrivain, les apparences (une simple histoire de filles à marier ?) cachent un univers riche et passionnant, pour lequel existent de multiples clefs de lecture. D'ailleurs, pour ceux qui pensent que Jane Austen écrit des romans à l'eau de rose, il faut savoir qu'elle a le don d'expédier les mariages en trois lignes ; une fois parvenus à l'autel, elle ne s'intéresse plus vraiment à ce qu'il adviendra de ses personnages, et lorsque plus rien n'empêche les amoureux de se retrouver, plus la peine d'entrer dans les détails. Ainsi par exemple dans ce roman, sur une demande en mariage que l'on attendait depuis les premiers chapitres : How soon he had walked himself into the proper resolution, however, how soon an opportunity of exercising it occurred, in what manner he expressed himself, and how he was received, need not be particularly told. (p 386) Romantique, Jane Austen ?

[Spoilers ensuite]

Le roman débute avec le décès de Mr Dashwood. A sa mort, sa seconde femme et les trois filles issues de ce second mariage se trouvent, en raison de leur sexe, totalement dépendantes du bon vouloir de leur demi-frère aîné, John, qui va devenir propriétaire du grand domaine dans lequel elles vivaient. Si sur son lit de mort, Mr Dashwood a fait promettre à son fils de veiller sur sa belle-mère et ses soeurs, John parvient sans peine à se défaire de son engagement en trouvant moult arguments pour soulager sa conscience. Influencé par son épouse Fanny, une femme hautaine et pleinement convaincue de sa supériorité sur le plan social, John va réduire à une peau de chagrin le leg qu'il était prêt à faire à sa famille. Il s'enquiert en revanche des dispositions pris par d'autres proches pour les aider, sa générosité consistant ainsi essentiellement à s'assurer de celle des autres.

Elinor tried very seriously to convince him that there was no likelihood of her marrying Colonel Brandon; but it was an expectation of too much pleasure to himself to be relinquished, and he was really resolved on seeking an intimacy with that gentleman, and promoting the marriage by every possible attention. He had just compunction enough for having done nothing for his sisters himself, to be exceedingly anxious that everybody else should do a great deal; and an offer from Colonel Brandon, or a legacy from Mrs. Jennings, was the easiest means of atoning for his own neglect. (p 242)

Sans être foncièrement méchant, et en dépit d'efforts faits pour montrer quelque intérêt à ses soeurs, John ne tient pas tête à Fanny qui, par son attitude, pousse Mrs Dashwood et ses filles à quitter rapidement le lieu où elles ont vécu toutes ces dernières années.

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Les deux principales héroïnes de ce roman sont Marianne Dashwood et, plus encore, Miss Dashwood, Elinor, sa soeur aînée. Toutes deux s'entendent extrêmement bien même si leur caractère les oppose (telles Miss Jane Bennet et sa soeur Elizabeth dans Pride and Prejudice). Marianne est entière, impétueuse, romanesque, elle accepte sans se poser de questions qu'un jeune homme dont elle est éprise lui offre un cheval, est également prompte à s'extasier devant une feuille tombée d'un arbre (on reconnaît bien là l'ironie de Jane Austen) mais aussi à juger ceux qu'elle rencontre, parfois sévèrement. A l'inverse, Elinor est plus douce, plus réservée. C'est elle qui incarne la raison dans ce roman, devant mettre en garde sa mère des dangers qui guettent Marianne et se faisant une opinion toujours réfléchie de chacun. C'est ainsi qu'elle tombe amoureuse d'Edward Ferrars, héritier peut-être un peu terne en apparence, mais intelligent, intègre et bon sous ses dehors timides. "My judgment," he returned, "is all on your side of the question; but I am afraid my practice is much more on your sister's. I never wish to offend, but I am so foolishly shy, that I often seem negligent, when I am only kept back by my natural awkwardness. I have frequently thought that I must have been intended by nature to be fond of low company, I am so little at my ease among strangers of gentility!" (Edward Ferrars - p 100)

A l'inverse, contrairement à Marianne et à Mrs Dashwood, complètement sous le charme, Elinor est la première à formuler quelques doutes sur le caractère  du fougueux Willoughby, qui entre en scène peu après leur arrivée à Barton Cottage dans le Devonshire. In Mrs Dashwood's estimation, he was as faultless as in Marianne's ; and Elinor saw nothing to censure in him but a propensity, in which he strongly resembled and peculiarly delighted her sister, of saying too much what he thought on every occasion, without attention to persons or circumstances. In hastily forming and giving his opinion of other people, in sacrificing general politeness to the enjoyment of undivided attention where his heart was engaged, and in slighting too easily the forms of worldly propriety, he displayed a want of caution which Elinor could not approve, in spite of all that he and Marianne could say in its support. (p52)

Deux personnages que tout oppose vont alors graviter autour de Marianne : d'une part le jeune Willoughby, qui a pour lui l'insouciance de la jeunesse, l'extravagance et un joli visage ; de l'autre le colonel Brandon, dont le tempérament généreux est masqué par une grande réserve, tandis que son âge plus avancé pour l'époque constitue aux yeux de Marianne une terrible infirmité (ses rhumatismes en étant pour elle la preuve indéniable !).

[Colonel Brandon] was silent and grave. His appearance however was not unpleasing, in spite of his being in the opinion of Marianne and Margaret an absolute old bachelor, for he was on the wrong side of five and thirty; but though his face was not handsome his countenance was sensible, and his address was particularly gentlemanlike. (p36) Mais Marianne n'est pas tendre avec lui (et l'influence néfaste de Willoughby ne la pousse pas à plus d'indulgence) : "Add to which," cried Marianne, "that he has neither genius, taste, nor spirit. That his understanding has no brilliancy, his feelings no ardour, and his voice no expression." (p55)

A l'inverse, sous des dehors avenants, le jeune Willoughby est un garçon bien superficiel, qui ne pense qu'à son bon plaisir.

Willoughby, que l'on s'attendait à faire un jour ou l'autre sa demande en mariage, part brusquement et semble peu enclin à s'engager sur la date de son retour. Si Marianne est malheureuse, Elinor y voit un signe de l'inconséquence du jeune homme et s'inquiète de savoir si sa soeur et lui sont finalement secrètement fiancés ou non. Quelque temps plus tard, Mrs Jennings, qui séjournait dans le voisinage, propose à Elinor et Marianne de l'accompagner à Londres pour la saison. Le caractère de Willoughby est rapidement révélé et l'on apprend ses récentes fiançailles avec une héritière. D'autres informations seront ensuite communiquées aux deux soeurs sur le comportement passé du jeune homme, qui confirmeront le triste caractère de celui-ci (un personnage qui n'est pas sans ressembler à un certain Wickham - la proximité des noms ne m'avait d'ailleurs pas encore sauté aux yeux).

Elinor made no answer. Her thoughts were silently fixed on the irreparable injury which too early an independence and its consequent habits of idleness, dissipation, and luxury, had made in the mind, the character, the happiness, of a man who, to every advantage of person and talents, united a disposition naturally open and honest, and a feeling, affectionate temper. The world had made him extravagant and vain—Extravagance and vanity had made him cold-hearted and selfish. Vanity, while seeking its own guilty triumph at the expense of another, had involved him in a real attachment, which extravagance, or at least its offspring, necessity, had required to be sacrificed. Each faulty propensity in leading him to evil, had led him likewise to punishment. The attachment, from which against honour, against feeling, against every better interest he had outwardly torn himself, now, when no longer allowable, governed every thought; and the connection, for the sake of which he had, with little scruple, left her sister to misery, was likely to prove a source of unhappiness to himself of a far more incurable nature. (p 354)

"At present," continued Elinor, "he regrets what he has done. And why does he regret it?—Because he finds it has not answered towards himself. It has not made him happy. His circumstances are now unembarrassed—he suffers from no evil of that kind; and he thinks only that he has married a woman of a less amiable temper than yourself. But does it follow that had he married you, he would have been happy?—The inconveniences would have been different. He would then have suffered under the pecuniary distresses which, because they are removed, he now reckons as nothing. He would have had a wife of whose temper he could make no complaint, but he would have been always necessitous—always poor; and probably would soon have learned to rank the innumerable comforts of a clear estate and good income as of far more importance, even to domestic happiness, than the mere temper of a wife."(p 375-376)

Ainsi les apparences sont bien trompeuses, c'est donc la sage Elinor qui la première avait perçu la valeur des deux prétendants. Marianne, elle, devra faire une erreur et en souffrir terriblement avant de choisir un parti moins étincelant a priori mais finalement bien plus susceptible de faire son bonheur.

austen poss portrait.jpgL'univers de Jane Austen serait bien pauvre sans les nombreux personnages secondaires qui donnent du piquant à l'intrigue. Ainsi la brave Mrs Jennings, qui a bon fond mais peu de jugeotte, s'attend par exemple à voir le colonel Brandon rayonner en apprenant que Willoughby a préféré une autre femme à Marianne et que par conséquent, celle-ci est encore libre d'épouser quelqu'un d'autre. Elle ne comprend pas que le colonel souffre avant tout pour Marianne et ressent avec amertume la situation dans laquelle son rival l'a mise.

Il y aussi l'étrange couple formé par les Palmer : Mr Palmer est toujours brusque avec son épouse, se plonge dans le journal en public mais répond qu'il n'y a rien d'intéressant dedans lorsqu'on tente de l'interroger sur le contenu, tandis que sa femme est une petite créature idiote et charmante, bien décidée à être heureuse et qui, ainsi, fait fi de toutes les remarques de son mari qu'elle juge amusantes.

Enfin, outre Willougby, Fanny Dashwood et sa mère, un autre personnage foncièrement mauvais est mis en scène : il s'agit de Lucy Steele. D'un rang social inférieur, elle est fiancée à Edward Ferrars qui a commis une erreur de jeunesse et se sent désormais prisonnier d'une union dont il ne veut plus. Lucy est un personnage désagréable, qui s'abaisse à flatter tout un chacun (avec succès !) et dont l'intérêt pour Edward semble plus motivé par le titre d'héritier de celui-ci qu'à un réel attachement, puisqu'elle a bien deviné les sentiments de son fiancé pour Elinor. Elle s'empresse ainsi de devenir l'amie de celle-ci et de la prendre pour confidente afin de déverser sur elle un flot d'informations à double sens (grâce à des allusions peu subtiles) sur la relation qu'elle entretient avec Edward.

"You may well be surprised," continued Lucy; "for to be sure you could have had no idea of it before; for I dare say he never dropped the smallest hint of it to you or any of your family; because it was always meant to be a great secret, and I am sure has been faithfully kept so by me to this hour. Not a soul of all my relations know of it but Anne, and I never should have mentioned it to you, if I had not felt the greatest dependence in the world upon your secrecy; and I really thought my behaviour in asking so many questions about Mrs. Ferrars must seem so odd, that it ought to be explained. And I do not think Mr. Ferrars can be displeased, when he knows I have trusted you, because I know he has the highest opinion in the world of all your family, and looks upon yourself and the other Miss Dashwoods quite as his own sisters." (p 138)

Au final, y a-t-il un juste équilibre entre raison et sentiments ? S'il ne faut pas trop se fier aux manifestations excessives de sentiments (ceux de Willoughby n'ayant aucune valeur, Marianne s'enfermant dans un rôle et s'encourageant même à pleurer car il ne peut y avoir de désespoir dans la discrétion à ses yeux), les sentiments plus profonds triomphent à la fin du roman. Ceux qui aiment vraiment sont enfin reconnus à leur juste valeur, quant à Elinor (qui semblait si encline à raisonner et que sa soeur jugeait trop peu démonstrative pour souffrir autant elle), elle finit par déverser toutes les émotions contenues depuis longtemps, lorsqu'Edward vient annoncer qu'il n'est plus lié à Lucy Steele. Mrs Dashwood se rend alors compte du fait qu'Elinor a souffert au moins autant que Marianne et qu'elle ne lui a pas accordé assez d'attention uniquement parce qu'elle n'a pas manifesté ouvertement ses émotions.  Au final, si les apparences sont parfois trompeuses.

Que dire encore une fois sur Austen qui fait partie de mes écrivains favoris ? Si vous ne l'avez pas encore lue, je ne peux que vous inviter à faire sa connaissance pour découvrir sa délicieuse ironie, le regard intelligent qu'elle porte sur ses personnages et son époque, sa capacité à décrire les relations humaines et la subtilité de sa plume.

Sur ce blog, de Jane Austen (outre les adaptations de ses romans et quelques austeneries) :

Lu dans le cadre du Mois anglais, mais chroniqué un peu tard, et du challenge austenien d'Alice.

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Jane Austen, Sense and Sensibility, 1811

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05/07/2013

Challenge British Mysteries, summer time !

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L'été arrivant, Hilde et moi avons eu envie de prévoir tout plein de choses pour continuer à résoudre avec vous les mystères britanniques, six mois après le lancement du challenge British Mysteries. J'avoue personnellement que les innombrables billets sur Anne Perry récemment m'ont donné très envie de reprendre mes lectures mystérieuses.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas le challenge British Mysteries, voici de quoi vous tenter :

Où ? En Angleterre, en Ecosse, au Pays de Galles et en Irlande (du Nord et du Sud - une petite dérogation au 100% britannique). 

Quand ? Des origines de la délicieusement perfide Albion jusqu'à l'entre-deux-guerres.

Quoi ? Toute enquête de type histoire policière (qui sont légion), mais aussi les histoires à suspense autour d'un mystère à résoudre (car comment parler de British mysteries sans penser aux fées de Conan Doyle, à la traque du Monstre du Loch Ness, au spiritisme victorien ?)

Vous pourrez ainsi faire vos billets sur des romans et nouvelles (adultes et jeunesse, d'époque ou contemporains mais traitant de la période), des essais et livres historiques tirés de faits divers ou d'autres histoires mystérieuses, des BD, des films et séries, mais aussi jouer les reporters et nous parler de mystères britanniques et irlandais sans nécessairement les rattacher à une oeuvre. Par exemple raconter votre rencontre avec un fantôme dans un château écossais, faire vos propres montages de fausses fées anglaises, montrer vos photos de Whitechapel ou de cimetières anglais en y ajoutant quelques anecdotes. Les sujets de sa Majesté et les Irlandais débordent d'imagination, c'est l'occasion pour nous de leur faire un clin d'oeil !

Dates du challenge ? Jusqu'au 30 janvier 2014.

Comment ça marche ? Il suffit d'ajouter un des logos du challenge dans chacun de vos billets mystérieux en renvoyant vers le blog d'Hilde et le mien, et de venir déposer sur nos blogs les liens vers vos billets pour nous permettre d'actualiser le recap. Un raccourci vers le billet recap sera créé dans les jours qui viennent sur une des colonnes de mon blog, avec le logo du challenge. C'est déjà fait chez Hilde !

Quatre niveaux à ce challenge (et non trois contrairement à ce que j'avais écrit en janvier, depuis j'ai appris à compter jusqu'à dix) :

Vous pourrez SOIT tout de suite choisir d'être, SOIT devenir progressivement :

Medium victorien, 1 à 3 billets : Quelques-uns doutent de vous et vous prennent pour un charlatan, mais votre expérience des mystères de l'au-delà a fait de vous une référence parmi les amateurs de tables tournantes. Et vous comptez bien nous faire une petite démonstration pour nous montrer vos talents. 

Résidant de Baker Street, 4 à 6 billets : Employé de bureau le jour, vous rêvez le soir venu d'aider vos voisins Holmes et Watson dans leurs enquêtes. C'est pourquoi vous lisez avec le plus grand sérieux toutes les histoires policières qui vous tombent entre les mains afin d'être en mesure de résoudre un jour les plus grands mystères.

british mysteries5.jpgGardien de Highgate Cemetery, 7 à 10 billets : des histoires sombres, vous en avez vu passer depuis que vous détenez les clefs du célèbre cimetière. Aujourd'hui vous avez décidé de pousser pour nous quelques portes aux secrets bien gardés. 

challenge british mysteries,angleterreSir Wilkie Braddon, 11 billets et plus : Un tantinet scyzophrène, vous avez fait de Wilkie Collins et d'Elizabeth Braddon vos idéaux. Les British Mysteries n'ont plus de secrets pour vous, vous avez tout à nous apprendre. (avec un logo supplémentaire pour cette dernière catégorie)

Et pour vous donner quelques idées de lecture, voici mes anciennes publications en rapport avec ce challenge (ça ne manque pas!).

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Au bout de près de six mois de challenge, voici un petit bilan provisoire de mes participations (so Victorian !) :

Green Manor, 16 charmantes historiettes criminelles (BD - polar victorien)

Lee Jackson, il était une fois un crime (roman - polar victorien)

Kate Williams, The Pleasures of Men (roman - thriller/polar victorien)

Anne Perry, L'Etrangleur de Cater Street (roman - polar victorien)

From Time to Time (film - fantômes du XIXe)

Les Quatre de Baker Street (T1) (BD - polar victorien)

Il nous reste à mettre le billet récapitulatif à jour, ce qui est prévu ce week-end. En attendant vous pouvez continuer à poster vos liens par ici ou par là (et les deux c'est encore mieux :)).

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Quoi de neuf au challenge British Mysteries ? Eh oui, nous voulions fêter l'été en beauté !

Désormais, tous les 19 du mois, nous vous proposerons une lecture commune ou billet commun. Juillet sera donc consacré à Jack the Ripper : vous pourrez lire des romans, des BD, voir des films, des séries, parler du jeu Mr Jack...

Et puis nous nous sommes enfin décidées à créer sur facebook le groupe du challenge British Mysteries, pour vous permettre de papoter, de partager vos liens en plus des billets recap, nous raconter vos histoires de fantômes anglais, nous faire découvrir votre nouveau polar écossais victorien fétiche... n'hésitez pas à nous rejoindre dès maintenant !

Alors, toujours prêts à relever le défi des mystères britanniques avec nous ?

01/07/2013

Bilan du Mois anglais

Mois anglais 2013_01.jpg

A mon tour de faire mon bilan du Mois anglais, comme beaucoup d'entre vous hier déjà, après un mois de folie où les billets se sont enchaînés... certains publiaient tous les jours ou presque, nous avons découvert de délicieuses recettes, tout un tas de romans, de séries, de chouettes photos... on peut dire que vous nous avez donné du fil à retordre pour vous suivre dans vos péripéties endiablées, mais quel plaisir pour nous que de vous voir aussi enthousiastes pendant ce mois !

A l'issue de ces 30 jours sous le drapeau anglais, voici mon petit bilan, plus léger que celui de la première édition de décembre 2011 à janvier 2012 (plus de billets divers mais moins de chroniques) :

 

Côté lectures - 6 livres (romans, nouvelles, essai) et 1 BD :

Thomas Hardy, Métamorphoses

Vita Sackville-West, Plus Jamais d'invités

J.M. Barrie, Peter Pan in Kensington Gardens

Virginia Woolf, Elles

Agatha Christie, A l'Hôtel Bertram

Alan Bennett, So Shocking ! (et jeu concours)

et une BD : Les Quatre de Baker Street T1

Egalement lu mais pas encore chroniqué : Sense and Sensibility de Jane Austen / En cours de lecture : Miss Mackenzie... mais pas que ! Chut, c'est une surprise !

 

Film et séries :

Lost in Austen

From Time to Time

Downton Abbey Saison 2

Egalement vus mais non chroniqués : Saison 3 de Downton Abbey (vue juste avant le Mois anglais) et La Dame de Windsor. Un peu de Doctor Who également (dont un épisode dont je parlerai dans le cadre du Challenge British Mysteries)

 

Et des billets divers :

Mon programme théorique du Mois anglais (hum !)

L'impressionnant et redoutable billet recap !

Concours Miss Finch : quel Victorien a la plus belle barbe ?

Quelques réflexions sur la barbe victorienne

Votre barbe victorienne favorite : résultats du concours Pauvre Miss Finch !

Résultats du concours So Shocking !

Ma lecture préférée du mois (Sense and Sensibility) en photo

 

Soit 17 billets en tout, pas si mal que ça compte tenu de ma vie loin de la blogosphère plus que remplie en ce moment, mais moins bien que l'an dernier : 7 lectures au lieu de 11 chroniquées la dernière fois ; 3 films ou séries vs 5. Enfin si j'ai comparé c'est plus par curiosité, l'essentiel est de s'amuser, et je me suis bien amusée ! What about you ?!

Ah oui et j'allais oublier : j'ai fêté mon 700e billet pendant ce Mois anglais (oui j'ai mis du temps pour y arriver !) mais je ne sais pas trop quand entre les brouillons de billets à venir, les billets programmés... je sais juste que je l'ai maintenant dépassé !

Le Mois anglais, c'était notamment l'occasion de partager nos coups de coeur... et j'ai repéré quelques pépites chez vous, ou revu des titres notés puis un peu oubliés, que j'ai maintenant très envie de découvrir !

Notamment : Harriet d'Elizabeth Jenkins (qui a déjà rejoint ma PAL et que je compte bien lire très rapidement), Mary Hooper (et Waterloo Necropolis en particulier), Jacqueline Winspear, Stella Gibbons (dans ma PAL depuis bien trop longtemps !), La Carte du Temps de Félix Palma, la BD Holmes de Cecil et Brunswig, la série Monk d'Anne Perry, et la série Ripper Street.

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Merci à vous tous pour votre participation, vos nombreux posts sur facebook et sur vos blogs, tous les petits mots laissés ici. Merci aussi bien évidemment à ma complice de longue date Titine pour cette nouvelle aventure, encore sur des sentiers anglais (aventure qui nous a bien occupées), en attendant la prochaine qui ne tardera pas... mais laissons planer le suspense !

Thanks to all of you for this great English Month !

Et pour le billet recap, vous pouvez aller par ici !

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Je profite de ce billet pour vous rappeler que dans le cadre du challenge British Mysteries, Hilde et moi vous proposons désormais une LC tous les mois. La prochaine est prévue le 19 juillet et a pour thème Jack the Ripper : à cette occasion, lectures, films, séries et même le jeu de plateau Mr Jack sont les bienvenus ! N'hesitez pas à vous joindre à nous ! Et si vous n'êtes pas encore inscrits au challenge, vous pouvez bien sûr encore participer... nous ne parviendrons que davantage à résoudre les mystères britanniques !