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30/06/2013

Mois anglais : ma lecture favorite mise en scène !

Aujourd'hui s'achève le Mois anglais et sur la suggestion de George, Titine et moi avons eu envie de mettre en scène notre lecture favorite du mois pour fêter la fin du Mois.

Je n'ai pas eu le temps de faire une photo ultra recherchée car je me suis réveillée très tard et m'apprête à rejoindre des amis pour un déjeuner dans la cour, au soleil, mais je voulais quand même partager avec vous ma lecture favorite : elle n'a pas encore été chroniquée sur ce blog mais le sera la semaine prochaine (le mois anglais continuant tranquillement sur mon blog dans les semaines à venir pour cause de LC non abouties et de tout un tas de films ou livres dont j'ai encore envie de vous parler).

mois anglais_lecture en scene1.jpg

Vous pouvez cliquer pour agrandir

Ma lecture préférée en ce mois anglais a été Sense and Sensibility, le dernier grand roman de Jane Austen qu'il me restait à lire. Pour le cadre :

- Un plateau London Break où poser thé, scones ou autres...

- Un mug à thé Lie Back and Think of England (exactement ce que j'ai l'intention de faire)

- Des biscuits Crabtree & Evelyn, miam !

- Un marque-page Sense and Sensibility (eh oui !)

- Et pour prendre quelques notes, mon journal de Jane Austen!

 

Comme vous le voyez je ne manque pas d'objets anglais chez moi!

Dans les jours à venir je ferai un petit bilan personnel de mon mois anglais puis de nouvelles chroniques très anglaises, car je ne suis pas prête à déjà quitter l'aventure (même si cette semaine ne m'a pas laissé le temps de faire mes billets prévus). En attendant vous avez toujours le billet recap ici et chez Titine pour retrouver tous les liens (on espère) et découvrir de quoi remplir votre valise pour les lectures d'été !

Enjoy the end of the English month and the sunny weather coming back (at last) !

Have a great day !

25/06/2013

So Shocking ! d'Alan Bennett : les résultats !

Grâce à vos propositions so shocking vous m'avez bien fait rire ces derniers jours en participant au petit jeu  concours autour du roman d'Alan Bennett. Voici venu le temps de dévoiler les deux gagnantes qui, par tirage au sort, ont remporté un exemplaire de So Shocking :

bennett_so shocking.jpeg

Syl et Alexandra

Bravo à vous deux !

J'espère que vous trouverez vous aussi cette lecture divertissante et qu'elle vous amusera pendant cet été ! Pensez à m'envoyer vos adresses par mail pour que le roman puisse ensuite faire son petit chemin jusqu'à vous.

Et encore merci à Lise et aux éditions Folio !

23/06/2013

C'était le 23 juin 2012

mariage 23 juin 2013petit.png

22/06/2013

Alan Bennett, So Shocking : jeu concours

bennett_so shocking.jpegAprès un tête à tête difficile avec Virginia Woolf, j'ai réalisé que j'avais grand besoin d'une lecture détente et que l'intégrale de Joyce pouvait attendre un peu. J'ai donc ouvert un petit livre très anglais d'un auteur que j'aime bien, So Shocking ! d'Alan Bennet.

Ce livre porte bien son titre et j'ai été pour le moins intriguée par le contenu un peu sulfureux des deux textes qui le composent (le premier étant plus long que le 2e). Il y est beaucoup question de sexe, mais la chose est abordée avec un certain recul et une ironie qui n'étaient pas pour me déplaire. En quoi serait-ce so shocking ? Eh bien disons qu'Alan Bennett a choisi de tourner son regard vers des personnages peu disposés à incarner les héros d'aventures émoustillantes, dans le premier cas, ou vers une famille middle class tellement comme il faut en apparence dans le second.

"Mrs Donaldson sort du placard" : Mrs Donaldson a la chance d'avoir perdu son époux et de s'être ainsi dépêtrée d'un mariage fort ennuyeux. Tandis que sa fille (fille à papa) ne cesse de tout ramener au cher disparu (papa aurait dit ci, n'aurait pas aimé que tu fasses ça...) et s'attendrait à ce que sa mère joue les veuves éplorées en se morfondant à la maison, Mrs Donaldson prend sa vie en main et, pour augmenter ses revenus modestes, fait deux choix qui vont donner beaucoup de piment à sa vie jusqu'ici très terne. Elle devient actrice dans un hôpital pour incarner divers symptômes et cas et mettre les étudiants à l'épreuve, devant un médecin bluffé par la qualité de ses prestations et ennamouré. Ses interventions à l'hôpital sont au passage l'occasion de faire se dérouler des scènes savoureuses qui m'ont souvent fait sourire. D'autre part, Mrs Donaldson prend des locataires, un couple d'étudiants dont les débats amoureux la fascinent, au point qu'elle n'aurait rien contre le fait d'y jouer elle aussi un rôle...

"Mrs Forbes reste à l'abri" : les Forbes ont un fils exceptionnel, séduisant, doté d'une belle situation dans une banque. C'est donc la déconfiture pour maman lorsqu'elle voit son merveilleux rejeton revenir avec une fiancée plus âgée que lui et quelconque physiquement. Le mariage se passe et là, c'est un incroyable méli-mélo de secrets qui se met en place ! Leur vie si convenue d'apparence est en réalité bien plus croustillante qu'il n'y paraît, quant à ceux que l'on pense duper, ils sont loin d'être aussi sots qu'on ne le croirait. Dans cette nouvelle, j'ai adoré le personnage de Betty. Elle est riche et semble faire un mariage d'amour en portant son choix sur Graham, qui visait surtout le portefeuille de la jeune femme même si leur vie conjugale se déroule bien, de façon assez surprenante. Au premier abord on est un peu navrés que cette héritière se soit fourvoyée dans une galère pareille, et notre petit côté féministe en prend un coup... mais Betty a bien plus de ressources qu'on ne le croit et son personnage m'a conquise ! Finalement, c'est ce pauvre Graham que l'on prend en pitié...

Un livre sympathique, divertissant, qui se lit d'une traite. J'ai apprécié l'ironie de ces situations scabreuses et passé un très bon moment. Une parfaite lecture pour cet été !

Ici, de Bennett : The Uncommon Reader/La Reine des Lectrices (court mais excellent moment de lecture) et La Mise à Nu des époux Ransome (qui ne m'avait pas autant plu et ne m'a laissé, je l'avoue, aucun souvenir).

Merci à Lise des éditions Folio pour ce bon moment de lecture !

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194 p

Alan Bennett, So Shocking !, 2010-2011

*********

Jeu concours

 

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Et comme c'est le Mois anglais, il fallait bien fêter ça avec quelques cadeaux (on pourrait aussi fêter l'arrivée de l'été d'ailleurs !). J'ai donc le plaisir de mettre ici en jeu 2 exemplaires de So Shocking !

Pour participer, rien de plus simple ! Dans les commentaires de ce post, il vous suffit de faire une suggestion so shocking (si vous voulez vous aventurer dans des territoires dangereux, évitez juste les termes un peu trop osés qui pourraient attirer de drôles de moteurs de recherche sur mon blog, car les mots clefs utilisés pour arriver sur un billet innocent sur Barbara Pym peuvent parfois en surprendre plus d'un ! Les périphrases n'en seront que plus drôles ;)). Un robe bleue à pois jaunes avec un chapeau vert fluo pour la Reine ? Shocking ! ... bref, à vos claviers, en espérant que vous vous amuserez bien !

Vous avez jusqu'au 24 juin au soir pour participer, j'annoncerai les résultats le 25 au soir.

Have fun !

20/06/2013

Agatha Christie, A l'Hôtel Bertram

christie_hotel bertram.jpgJ'ai trouvé la lecture parfaite pour ce mois anglais... impossible de faire plus English ! J'ai ainsi posé mes valises à l'Hôtel Bertram en compagnie de cette chère Agatha... et découvert le paradis sur terre. Imaginez un hôtel des années soixante qui semble tout droit sorti de l'époque édouardienne, avec un portier bardé de médailles militaires, un préposé à l'art du five o' clock aux manières exquises et des muffins bien savoureux, "à l'ancienne". Imaginez des fauteuils de toute sorte faits pour s'adapter aux morphologies les plus diverses, un système de chauffage bien masqué et des feux ronflant dans le salon, une température adaptée aux pensionnaires (quelques degrés de plus pour les Américains que pour nos amis Anglais). Un hôtel où l'on croise du personnel d'époque, certes, mais aussi des hommes d'église, des majors et tout le gratin anglais d'un autre âge... tout ce qui fait le charme si typique, si anglais de l'hôtel aux yeux des riches étrangers qui y séjournent.

C'est là que Miss Marple a choisi de passer ses vacances, une quinzaine de jours à Londres pour revivre ses jeunes années... et qui trouve que tout a l'air un peu "faux" dans ce lieu qui finit par la mettre mal à l'aise. Elle remarque notamment une certaine Bess Sedgwick, connue pour son rythme de vie trépidant et ses exploits (voitures, avions, chevaux et divers accidents), ainsi que sa fille Elvira. Cette dernière n'a pas été élevée par sa mère mais tombe par hasard sur elle à l'hôtel. Elle pense bientôt que sa vie est menacée... quant aux autorités, elles enquêtent sur de spectaculaires fraudes qui semblent toutes mener finalement au Bertram.

On ne lit pas tant ce roman pour le suspense que pour l'ambiance délicieuse... et je ne peux que le recommander aux amateurs d'atmosphères anglaises, ils se régaleront !

D'Agatha Christie sur blog : La Maison biscornue ; Mon Petit Doigt m'a dit.

Lecture commune consacrée à Agatha Christie en ce Mois Anglais, avec : (j'actualiserai en fin de journée, n'hésitez pas à m'indiquer vos liens à la suite de ce billet :))

Et dans la mesure où l'hôtel Bertram se veut édouardien, je ferai une petite entorse à la règle et dirai que ce roman entre aussi dans le cadre du challenge British Mysteries (qui normalement s'arrête à l'entre-deux-guerres).

279 p

Agatha Christie, A l'Hôtel Bertram, 1965

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19/06/2013

Les Quatre de Baker Street (T1)

BD_baker street_T1.jpgAujourd'hui, je vais à mon tour vous parler d'un album dont j'avais entendu beaucoup de bien, Les Quatre de Baker Street (tome 1, L'Affaire du Rideau Bleu). Il avait tout pour me plaire : pour personnages principaux, les moineaux de Sherlock Holmes ; en toile de fond, Londres en 1889... en fait ces deux éléments suffisaient à eux seuls à aiguiser ma curiosité.

Dans le premier tome, l'un des trois moineaux, Tom, voit sa jeune petite amie se faire enlever en pleine rue par deux hommes dangereux et  violents. Il n'a de cesse de retrouver "sa Betty" et fonce tête baissée dans les pires ennuis. Heureusement, ses deux fidèles acolytes Billy et Charlie vont le suivre dans cette aventure et, avec un peu de jugeotte et une bonne dose de courage, ils vont lui épargner quelques ennuis...

bd_baker street t1.jpg

Je me suis régalée avec cette bande dessinée qui séduira les amateurs d'époque victorienne par le sens accordé aux détails (costumes, rues, boutiques...) et la thématique. Le sujet est assez sordide, puisqu'il est question de maisons closes et de mises aux enchères de jeunes vierges (ce n'est pas la première fois que je retrouve ce thème dans des oeuvres sur l'époque), mais à aucun moment la BD ne s'enfonce dans le misérabilisme ou une ambiance glauque qui fait souvent la joie des artistes cherchant à recréer l'époque victorienne (si bien qu'au bout d'un moment on a besoin d'un peu d'air ! dernier exemple en date sur ce blog, The Pleasures of Men de Kate Williams). Dans Whitechapel ou Baker Street, le trait est juste, précis, les dessins fourmillent de détails et offrent aux yeux une riche palette de couleurs. Le scénario est très sympathique et ne manque pas d'humour. Bref, on se régale !

Cet album me faisait de l'oeil depuis un petit moment, mais c'est grâce à l'adorable Hilde que j'ai finalement pu le découvrir.

Une LC dans le cadre du Challenge British Mysteries (RDV le 19 juillet pour parler de Jack the Ripper), du Mois anglais et du Challenge Victorien d'Arieste.

3,5coeurs.jpg

 

56 p

Djian, Legrand, Etien, Les Quatre de Baker Street, T1, 2009

Mois anglais 2013_04.jpgBritish Mysteries01.jpg

 

 

 

 

 

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17/06/2013

Downton Abbey saison 2

downton-abbey2_01.jpgJ'ai profité du Mois anglais pour plonger de nouveau dans l'univers de Downton Abbey. Au mois de mai j'ai donc revu la saison 1 et découvert tous les autres épisodes. Aujourd'hui parlons un peu de la saison 2 !

[Tout plein de spoilers dans mon billet]

Après la saison 1 qui couvrait le nauffrage du Titanic en 1912 jusqu'à l'annonce de la 1ère guerre mondiale, la saison 2 traite de la période de la 1ère guerre mondiale, avec tous les bouleversements que l'on peut imaginer. Downton n'est évidemment pas à l'abri du conflit. Parmi les serviteurs, Thomas s'enrôle en espérant qu'un sort plus clément le récompensera du fait de s'être porté volontaire tôt. William ne reçoit jamais son affectation et vit mal le fait de passer pour un planqué. Lord Grantham espère pouvoir intervenir mais n'obtient qu'un poste honorifique. Bien évidemment, Matthew part à la guerre : que va-t-il advenir de l'héritier ? De façon générale, la vie du domaine se trouve bouleversée : effectifs réduits puis transformation de plusieurs pièces en hôpital de convalescence.

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J'ai dévoré cette saison comme toutes les autres, mais il y a du bon et du mauvais dans ces épisodes. Rien à dire du côté des costumes, de l'aspect historique, du casting. L'évolution de certains personnages m'a paru intéressante, comme Lady Edith qui apprend à conduire, donne un coup de main à la ferme puis s'investit pleinement auprès des soldats convalescents résidant à Downton. Son engagement est peut-être plus surprenant que celui de Lady Sybil, qui devient infirmière et reste conforme à son personnage : généreuse, sympathique, attachante, bien que moins complexe que sa soeur (malgré tout j'ai toujours adoré Lady Sybil et la saison 3 m'a traumatisée). Lady Violet est de plus en plus délicieuse au fil des saisons ; ce personnage garde sa langue acérée tout en paraissant plus humaine et moins distante, devenant même très attachante. Certains n'évoluent pas favorablement : je pense surtout à Cousin Isobel qui devient un peu moins sympathique qu'auparavant. Alors qu'elle incarnait une femme ouverte d'esprit et généreuse dans la saison 1, son comportement devient plus équivoque dans la saison 2. Elle oublie sa place en croyant pouvoir imposer des changements brutaux à ses cousins propriétaires de Downton. Elle se rengorge à l'idée de gérer seule la maison de convalescence, ce qui ne sera pas le cas, et se satisfait de ses mérites, au point d'être un peu décontenancée et déçue lorsque c'est Edith qui est félicitée pour son investissement désintéressé. Enfin elle se mêle de l'enrôlemement de certains hommes de son entourage que Violet avait essayé de protéger par égard pour leur famille (derniers fils de la fratrie).

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Une grande partie de la saison 2 tourne autour des relations de Matthew et de Mary. Evidemment, on sait bien qu'ils vont finir ensemble, mais dans cette saison nous avons droit à la jeune fiancée amoureuse  et innocente pour l'un et au promis arriviste et intraitable pour l'autre. En sachant pertinemment que d'une façon ou d'une autre ces personnages auront fait leur temps à la fin de la saison, on voit Matthew et Mary échanger des conversations privilégiées, taire leurs sentiments etc etc. L'issue est pleine de trémolos, mais le point final prévisible : les deux cousins se déclarent leur amour. Oh, quelle surprise.

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Dans les petites péripéties incongrues, notons l'arrivée d'une nouvelle servante qui va s'intéresser de trop près à Lord Grantham, à deux doigts de tromper sa femme. La servante en question n'apporte rien à la série, rien dans sa personnalité ne pourrait rendre crédible une histoire d'amour, quant à une simple infidélité c'est assez peu probable quand on considère les principes moraux stricts de Lord Grantham et sa réaction peu clémente à l'annonce de Lady Sybil, lorsque celle-ci lui annonce son intention d'épouser Tom, le chauffeur irlandais révolutionnaire. Lord Grantham méritait mieux que ces quelques scènes sans intérêt s'il devait avoir une aventure ! Au niveau des domestiques, l'histoire entre Bates et Anna s'enlise et tourne au mélodrame avec l'arrivée de la méchante Mrs Bates, si bien qu'entre la fin de la deuxième saison et le début de la troisième saison je n'éprouvais plus beaucoup d'intérêt pour cette partie de l'intrige. Enfin, un événement m'a paru trop rapidement traité : l'ancien héritier en titre, Patrick, qui était censé avoir péri dans le naufrage du Titanic, revient complètement défiguré. Lord Grantham refuse de croire à sa version des faits, seule Edith pense le reconnaître. Il partira en laissant planner le doute ; on peut supposer qu'il est parti car ce n'était qu'une tentative de fraude et que, s'il avait réellement été Patrick, il aurait tenté de rester un peu plus longtemps. Malgré tout la parenthèse est fermée bien rapidement sur cette péripétie.

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Malgré cela, cette série reste complètement addictive, ne serait-ce que pour certains personnages qui jamais ne nous déçoivent (à commencer par Violet). Et puis, on s'attache si facilement à cette famille qu'il est impossible de les quitter en route... et même si l'histoire d'amour de Sybil et de Tom reste dans l'ombre de celle de Mary et Matthew, j'ai pris un immense plaisir à suivre son évolution. De même que les personnalités des domestiques qui nous sont progressivement révélées nous donnent envie de descendre plus souvent à l'office pour assister à leurs échanges et fréquentes prises de bec.

Mon billet sur la saison 1.

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Downton Abbey, saison 2, 2011

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15/06/2013

Virginia Woolf, Elles

woolf_elles.jpegAujourd'hui, pour la lecture commune consacrée à Virginia Woolf, j'avais prévu de vous parler d'un livre assez court, faute de temps et d'organisation... dans ma gigantesque PAL woolfienne, j'ai jeté mon dévolu sur Elles, recueil d'essais traitant de femmes méconnues, ayant souvent vécu dans l'ombre de célèbres écrivains. Les billets de Maggie (très convaincue) et de Fleur (gênée par le fait qu'elle ne connaissait pas du tout les femmes décrites) m'avait beaucoup intriguée et j'avais hâte de découvrir le destin de ces femmes qui avaient suscité l'intérêt de Virginia Woolf.

Force est de contaster que je n'aurais jamais dû ouvrir ce livre en cette période où pour diverses raisons mon esprit est un peu ailleurs et ma concentration en berne... si Jane Austen a su me transporter une nouvelle fois tout récemment, Virginia Woolf m'a terrassée avec cette série de textes qui pour certains m'ont paru soporifiques. Après Dorothy Osborne et Mary Wollstonecraft (deux essais intéressants, même si le premier ne m'a pas laissé beaucoup de souvenirs - affligeant quand on constate que je l'ai lu il y a trois jours... mais les textes suivants ont, je crois, eu raison de tout), mon intérêt s'est émoussé... puis est arrivé le quatrième texte intitulé "Dorothy et Jane". J'ai bien cru qu'il ne finirait jamais, je me suis ennuyée à mourir !

Il est donc très frustrant pour moi de rédiger ce billet. Non seulement c'est une participation vraiment malheureuse au challenge Virginia Woolf (et mon but en vous proposant ce challenge était d'inviter à lire davantage cet auteur, non de vous décourager), mais je suis bien consciente d'être passée à côté d'un livre qui méritait sans doute qu'on s'y arrête bien plus que je ne l'ai fait.

Les femmes dont parle Virginia Woolf ne sont pas totalement anonymes. Soit elles sont connues, telles Madame de Sévigné ou Mary Wollstonecraft, soit elles vivent auprès de figures célèbres que l'on a (d'abord) plaisir à voir évoluer sous la plume de Woolf. Coleridge, Carlyle, Wordsworth, De Quincey... Sara Coleridge vit en quelque sorte dans l'ombre de son père et consacrera sa vie à prolonger, étudier, donner à connaître l'oeuvre de celui-ci. Madame Carlyle vit une amitié chaotique avec Geraldine Jewsbury, qui lui voue une passion excessive, est trop vulgaire mais pleine de l'imagination qui fait défaut à son amie ; Géraldine publie en 1845, Zoé, un roman qui fit scandale à l'époque (une histoire de fille-mère et de papistes si j'ai bien retenu ce que Virginia voulait bien nous en dire). Mary Wollstonecraft voyage, s'installe à Paris pendant la Révolution, vit de grandes passions et prône la liberté en amour (son portrait est celui qui m'a le plus intéressée). Cette série aurait pu me plaire par la diversité des profils choisis : beaucoup d'épistolières certes, mais tandis que l'une voyage, l'autre vit à Londres, une autre encore à la campagne, on trouve une aristocrate, des bourgeoises, des femmes qui n'ont pas eu autant de chance au départ dans la vie ; des femmes aux visions différentes. Malgré tout, la forme n'a pas su me séduire, j'ai certes ressenti les impressions de Virginia Woolf mais dans bien des cas, j'ai éprouvé une certaine frustration, car son but n'est pas d'être une biographe exacte et certaines femmes nous restent inconnues après la lecture de ces pages. On a l'impression d'être à la croisée des styles : biographie, liste d'impressions, extraits de lettres, discours indirect, passages au style plus romanesque... et malgré tout ça, je n'avais qu'une hâte une fois arrivée à l'histoire de Jane et Geraldine : tourner la dernière page ! C'est vraiment malheureux, d'autant plus j'avais adoré La Scène Londonienne et Une Chambre à soi (pour parler d'essais)... mais cette expérience est certainement arrivée au mauvais moment !

(A noter le choix du logo, de circonstance)

Aujourd'hui, pour la LC de Virginia Woolf :

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155 p

Virginia Woolf, Elles, 1932-1942

virginia woolf.jpgMois anglais 2013_04.jpg

13/06/2013

From Time to Time

film_From_Time_to_Time.jpgCes derniers temps j'ai beaucoup croisé Julian Fellowes : avec toute la série Downton Abbey mais aussi ce film, From Time to Time, découvert un peu par hasard alors que je me livrais à quelques achats compulsifs de DVD anglais.

Ce film avait tout pour m'attirer : film d'époque, casting de rêve (retrouvons donc encore une fois Maggie Smith et Hugh Bonneville), histoire de fantômes et de maison mystérieuse, scénario de Julian Fellowes... je ne pouvais que pousser des glapissements ridicules tant ma joie était à son comble !

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The plot : Fin de la seconde guerre mondiale. Le jeune Tolly est envoyé chez sa grand-mère tandis que sa mère reste à attendre des nouvelles de son père soldat. Il connaît peu sa grand-mère, qui s'était fâchée avec la famille, et découvre la merveilleuse propriété qui avait servi de terrain de jeu à son père. La demeure est malgré tout en mauvaise posture : après le départ des soldats qui l'ont occupée, il apparaît que les frais d'entretien sont trop importants et qu'il faudra bientôt vendre, après des siècles passés entre ses murs. Le jeune Tolly s'intéresse immédiatement à ses ancêtres, dont les portraits figurent en bonne place dans toute la maison. Peu à peu, il va voir leurs fantômes et revivre ainsi une partie tragique de l'histoire de la maison, au début du XIXe siècle. Dès lors les deux périodes s'entremêlent, les fantômes servant de lien entre les deux époques et les passages entre les siècles se multipliant pour qui sait voir autrement.

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C'est un film très agréable, même s'il n'a pas été pour moi le coup de foudre absolu auquel je m'attendais. Le point fort tient à la co-existence et l'entrecroisement des deux périodes, très contrastées. D'une part la fin de la guerre avec les tickets de rationnement, les couleurs ternes, une vie assez simple et austère sur laquelle planne la menace de la mort du père ; de l'autre côté, l'époque napoléonienne avec le faste, les fêtes, les costumes, les bijoux. Le casting est bien choisi, avec l'intervention d'acteurs que Julian Fellowes semble apprécier, puisque, outre Lord Grantham et sa mère, nous retrouvons la cuisinière de Mrs Crawley, Tom Branson et le docteur Clarkson dans ce film (clins d'oeil très appréciés, d'autant plus que je sors d'une immersion prolongée dans le monde de Downton Abbey).

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Malgré tout, je reste plus dubitative quant à certains aspects. J'ai été étonnée par les couleurs : on aurait dit qu'une sorte de brume planait sur plusieurs scènes, j'ai eu l'impression que cela venait du DVD mais il était tout neuf et je vois sur Internet que les photos issues du film n'ont pas beaucoup plus d'intensité. Sur le plan du scénario, j'ai trouvé les personnages trop manichéens; hormis peut-être la mère au début du XIXe, tous sont d'une transparence à faire peur, qu'ils soient bons ou mauvais. Le scénario lui-même est un peu léger et même si les sauts dans le passé permettent de découvrir l'histoire du domaine, il ne se passe pas grand-chose de bien surprenant. Jusqu'à la fin, qui lie habilement le passé et le présent, les vivants et les morts, mais qui n'étonne pas non plus énormément. Malgré tout je le recommande aux amateurs de films d'époque, qui ne pourront manquer de tomber sous le charme des lieux.

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D'autres avis : Perséphone, plus enthousiaste (pendant le précédent Mois anglais) et en anglais Vicki, The Blurb...

Vu dans le cadre du Mois Anglais, co-organisé avec Titine, pour le challenge British Mysteries, une aventure partagée avec Hilde, et  pour le challenge Back to the Past, également organisé ici avec Maggie

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From Time to Time, un film de Julian Fellowes, 2009

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11/06/2013

J. M. Barrie, Peter Pan in Kensington Gardens

rackham_peter pan in kensington gardens.jpgSi je n'ai jamais parlé de James Matthew Barrie par ici, Peter Pan occupe une place de choix parmi mes mythes favoris. Petite j'étais éprise du Peter de Walt Disney, mais c'est quelques années plus tard que je me suis décidée à aller vers le texte de Barrie, découverte merveilleuse et si personnelle après une année de lectures encadrées. Les années se sont écoulées depuis et je compte bien relire prochainement Peter Pan, mais j'ai choisi de découvrir d'abord Peter Pan in Kensington Gardens, qui m'attendait dans une superbe édition illustrée par Rackham. C'est une lecture très complémentaire, qui offre un éclairage intéressant sur Peter Pan, que je préfère cependant.

 Ce livre se découpe en plusieurs chapitres qui sont en quelque sorte autant de contes ou petites histoires reliées entre elle par un fil conducteur. Dans le premier chapitre, le narrateur présente les jardins de Kensington et leur géographie, des jardins qui sont un véritable paradis pour les petits Anglais, qui s'y rendent avec leur nourrice et y vivent de fabuleuses aventures.

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Lorsque Peter Pan s'envole de sa fenêtre et se rend dans les Jardins, c'est un tout petit garçon heureux de son sort et ravi de vivre une nouvelle expérience dans ce lieu qui s'anime à la nuit tombée. Mais une conversation le perturbe : il apprend qu'il n'est plus un oiseau mais un humain. "You will be a Betwixt-and-Between" (p 43) Il perd ainsi confiance en lui et ne peut plus voler : il est donc obligé de rester dans les Jardins.

Ainsi il vit de son côté, fait des rencontres extraordinaires. Mais un jour, les fées qui vivent dans le Jardin lui proposent de réaliser son voeu le plus cher. Il décide de rentrer chez lui et trouve sa mère assoupie et très triste dans la chambre d'enfant mais, au dernier moment, Peter préfère différer son retour. pour dire au revoir à ses amis Malheureusement pour lui, lorsqu'il a définitivement pris sa décision et veut retrouver sa mère, il trouve des barreaux à sa fenêtre, et dans le berceau, un autre bébé : sa mère l'a remplacé et l'a (pense-t-il) oublié. De là l'opinion de Peter sur les mères.

"He went in a hurry in the end (...), this time he flew straight to the window, which was always to be open for him.

But the window was closed, and there were iron bars on it, and peering inside he saw his mother sleeping peacefully with her arm round another little boy.

Peter called, "Mother ! Mother !" but she heard him not; in vain he beat his little limbs against the iron bars. He had to fly back, sobbing, to the Gardens, and he never saw his dear again." (p 111)

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Rackham_Peter_Pan_in_Kensington_Gardens_illustration_.jpgLe petit Peter n'appartient à aucun monde ; il a  par exemple une vision erronée des autres enfants et de leurs jeux. Il essaie de deviner à quoi peuvent servir leurs jouets mais se trompe et les utilise de façon peu appropriée. Un jour, il rencontre une petite Maimie qui devient son amie et qui l'aidera à découvrir un peu mieux ce monde de l'enfance qui le fascine mais auquel il n'a pas vraiment accès. Peter propose à Maimie de l'épouser mais elle décide finalement de retourner auprès de sa mère (!), qui serait trop triste de ne plus la voir. Elle laissera en cadeau à Peter, une chèvre imaginaire. Bien évidemment Maimie évoque Wendy, qui lui succèdera plus tard.

Si, comme je l'ai dit plus haut, je préfère Peter Pan à cet ouvrage-ci, Peter Pan in Kensington Gardens apporte un éclairage très intéressant sur la personnalité de Peter et ses origines. Par ailleurs, les amoureux des Jardins ne pourront qu'être comblés par les descriptions qui en sont faites ainsi que les habitants imaginaires dont J.M. Barrie peuple ces lieux - des êtres qui nous accompagneront forcément lorsque nous nous y rendrons de nouveau. C'est un monde fascinant (bien que parfois cruel) qui nous est présenté là. Les illustrations de Rackham sont fabuleuses - il serait vraiment dommage de découvrir ce texte sans elles, car elles enrichissent beaucoup l'oeuvre.

rackham1.jpgSur les fées : " It is frightfully difficult to know much about the fairies, and almost the only thing known for certain is that there are fairies wherever there are children. Long ago children were forbidden the Gardens, and at that time there was not a fairy in the place; then the children were admitted, and the fairies came trooping in that very evening. They can't resist following the children, but you seldom see them, partly because they live in the daytime behind the railings, where you are not allowed to go, and also partly because they are so cunning. They are not a bit cunning after Lock-out, but until Lock-out, my word !" (p 79)

Les bébés, à force d'être à proximité des fées, reproduisent leur comportement. "She is talking fairy" (p 88)

shelley.jpgOn rencontre aussi au Jardin Shelley : "Shelley was a young gentleman and as grown-up as he need ever expect to be. He was a poet; and they are never exactly grown-up. They are people who despise money except what you need for to-day, and he had all that and five pounds over. So, when he was walking in the Kensington Gardens, he made a paper boat of his bank-note, and sent it sailing on the Serpentine." (p55)

James Matthew Barrie était à l'honneur de la rencontre des Victorian Frogs and Ladies de février : Cryssilda, Céline, Delphine et Titine ont découvert Peter Pan ; Isil a lu Le Petit Oiseau Blanc, qui inclut le présent ouvrage.

Je vous invite aussi à lire les articles de Malice sur Peter Pan mais aussi J.M. Barrie en géneral, qui témoignent d'un véritable attachement à cet auteur et vous donneront des idées de lecture si vous découvrez l'univers de Barrie. Et bien évidemment, le site consacré à James Matthew Barrie (sur l'auteur, ses oeuvres, ses éditions..).

178 p

James Matthew Barrie, Peter Pan in Kensington Gardens, 1906

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Et pour poursuivre notre promenade dans les Jardins de Kensington, quelques photos prises lors d'un de mes nombreux moments passés à les arpenter...

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© Photos Myloubook

09/06/2013

Votre barbe victorienne favorite

Il est temps de lever le suspense sur la barbe victorienne qui a le plus su vous émouvoir, vous séduire, vous transporter !

C'est avec plaisir que j'annonce à Anthony Trollope que sa barbe a été élue Queen of the Victorian Beards par une population hautement représentative de 31 blogueurs (à noter qu'il aurait eu un vote de plus en sa faveur si j'avais pu participer). J'espère que cet hommage lui ira droit au coeur et nous incitera tous à lire davantage ses romans et nouvelles car tout de même, une telle harmonie pileuse mérite bien quelques célébrations !

Voici le classement et le nombre de voix obtenues par chaque candidat. Remarquez que le 2e Victorien à tirer son épingle du jeu est le célèbre, le flamboyant, l'éternel Charles Dickens.

Saluons les trois autres valeureux participants qui, même si la compétition était rude, n'ont pas démérité et possèdent tous trois une barbe très victorienne, of course !

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The winner, Anthony Trollope : 14 voix

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Charles Dickens, 2e : 8 voix

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Wilkie Collins, 3e : 4 voix

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Charles Darwin, 4e : 3 voix

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Leslie Stephen, 5e : 2 voix

A l'intérêt purement historique de ce vote s'ajoutait un aspect très sympathique puisque trois exemplaires de Poor Miss Finch ! de Wilkie Collins étaient mis en jeu, grâce aux éditions Phébus Libretto. Mr Lou de sa main innocente a tiré au sort les trois gagnants.

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... qui sont : Denis, Petit_speculoos et Cleanthe. (Il ne vous reste plus qu'à m'envoyer vos coordonnées par mail à myloubook[at]yahoo.com)

Un grand bravo à vous trois et merci à tous les participants  pour ces joyeux débats autour de la barbitude victorienne ! Je me suis bien amusée à organiser ce concours grâce à vous tous !

08/06/2013

Vita Sackville-West, Plus jamais d'invités !

sackville west_jamais invites.jpgDepuis Toute Passion abolie découvert en 2009, je projette de lire toute l'oeuvre de Vita Sackville-West, qui me séduit davantage à chaque lecture. J'ai profité de la LC autour de Dark Island (que je n'ai pas encore) pour sortir de ma PAL un des trois romans de cet auteur que j'avais encore en attente. J'ai jeté mon dévolu sur Plus Jamais d'invités !

Sans doute à cause du titre et des personnage souriants sur la couverture je m'attendais à une comédie ou une satire de la bonne société anglaise, de ses "parties" à la campagne, que je voyais déjà gâchées par la présence de quelques invités mal assortis. Certes, les invités de Rose Mortibois n'ont pas grand chose en commun, mais ce n'est pas vraiment le coeur du sujet.

Les Mortibois sont mariés depuis vingt ans. Leur vie sociale est une réussite : Mortibois est un juriste à la carrière éclatante, quant à sa femme, dont la fonction est assez décorative, elle peut se prélasser dans leur luxueuse demeure ou, le week-end, dans leur superbe domaine à la campagne, à Anstey. Mais leur couple n'est qu'une façade : conformément à un arrangement entre eux, à la demande de Walter, les Mortibois n'ont jamais consommé leur mariage et n'entretiennent qu'une relation purement amicale, sans affection aucune... bien que Rose aime Walter et ne se plie à son souhait que pour le satisfaire.

Lorsque le neveu de Rose revient en Angleterre après plusieurs années passées dans les colonies, elle décide d'inviter sa soeur, son beau-frère et son neveu à Anstey pour le week-end de Pâques. S'ajoute au petit groupe Gilbert, le frère de Walter, ainsi que Juliet une célèbre coquette amie du couple. On pourrait s'étonner du choix des invités : une soeur gentille mais un peu simplette, très pieuse, très attentive à son budget faute de moyens ; un beau-frère peu loquace, qui appelle sa femme "chouchou" ; un autre, célèbre médecin, en vogue à Londres ; une femme exubérante s'adressant avec une grande familiarité à tout le monde ; et enfin un neveu qui a tout à découvrir de la vie. Mais ces invités vont surtout être amenés à porter un regard différent sur Walter et Rose, dont le mariage laisse transparaître ses failles au cours du week-end. Celui-ci sera fait d'épreuves pour eux. Mais qui sait si cela suffira à les faire changer ?

Une fois de plus Vita Sackvile-West a su me séduire... non seulement son récit se lit d'une traite, mais elle porte comme toujours un regard perçant sur les faiblesses de ses personnages, dont elle nous dresse un portrait toujours passionnant à découvrir. Un très bon moment de lecture !

Le billet de Lilly.

Autres lectures du jour de Vita Sackville-West : Denis, George, Bentos,  Shelbylee, Adalana, Eliza, Emily et Titine

Ici, de Vita Sackville-West : Toute Passion abolie, Paola, The Edwardians (sublime).

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214 p

Vita Sackville-West, Plus Jamais d'invités !, 1953

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07/06/2013

Victorian beards, la suite !

Suite aux débats enflammés suscités par l'élection de la plus belle barbe victorienne, j'ai décidé de me documenter un peu sur le sujet... qui passionne, car les sites et articles consacrés à la pilosité des sujets de sa Majesté abondent.

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Un petit résumé tiré de cet article, mais je vous donne quelques liens supplémentaires ensuite pour les plus curieux d'entre vous.

Pourquoi la barbe victorienne ?

Car la barbe n'est pas à la mode au début du XIXe. 

L'argument religieux : Dieu a créé l'homme à son image, Dieu est barbu (c'est évident). Par ailleurs, alors que TOUS les commerces sont fermés le dimanche, un seul métier impose de travailler le jour du Seigneur : barbier. Dont l'image n'est pas toujours excellente (si l'on se souvient d'un certain barbier qui se débarrassait de ses clients...).

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L'argument hygiénique (si si !) : avec le smog, les particules diverses et variées ainsi que les épidémies, les Victoriens avaient beaucoup d'ennemis. La barbe était perçue comme un filtre anti-pollution, capable d'arrêter certains miasmes avant respiration. Longue et bien fournie, la barbe tenait chaud également et pouvait servir d'écharpe (pas inutile dans un pays tropical comme l'Angleterre par exemple). Les femmes, qui n'avaient pas la possibilité de bénéficier du même système pileux, étaient ainsi vues comme le sexe faible, moins aptes à vaquer à diverses occupations à l'extérieur et ainsi confinées à leur intérieur domestique.

La mode (eh oui...) : après la Régence et l'époque pré-victorienne (imberbes), le fait de se raser serait devenu un peu trop efféminé. Une belle barbe était ainsi un signe de virilité, car davantage associée aux ouvriers qu'aux clercs qui, dans leurs bureaux, étaient généralement rasés. En Inde, l'armée britannique, lasse d'être la cible des railleries de la population locale pour ses soldats à la peau imberbe et fragile, s'était également mise à porter la barbe.

A la fin de l'époque victorienne, les barbes sont délaissées au profit de moustaches... jusqu'aux années 1980.

Certaines ont critiqué l'aspect esthétique des barbes retenues pour le jeu concours de la plus belle barbe victorienne. Mais je vous assure, il y a plus moche. Vraiment plus moche ! Il y a ainsi par exemple la barbe-manteau texture laine, à porter sur l'épaule pour ne pas trébucher :

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Mais en France aussi on a quelques cas curieux, comme ci-dessous Joséphine Boisdechêne, qui aurait été une favorite de Napoléon. Admirez l'harmonie de la chevelure faciale et de la coiffure.

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Je vous invite à aller faire un tour sur le blog Century of the beard (dont voici la description : "The Nineteenth Century was a renaissance of facial adornment and experimentation. Never before or since has the beard been such an exquisite presentation of unabashed masculinity. Herein, find but a poor sampling of the magnificence that was the Century of the Beard."). Mais aussi chez Fanny Cornforth dont le blog d'inspiration pré-raphaélite est une mine d'inspiration ; elle a fait un article sur la barbe victorienne... en photos (à voir absolument) ! Une intervention au Gresham College sur "the rise and fall of the victorian beard". Enfin un article que je n'ai pas encore lu en entier sur The Beard Movement in Victorian Britain.

Et au passage, après la première journée de vote, Anthony Trollope a pour l'instant la plus belle barbe... mais les autres participants tentent de tirer leur épingle du jeu et Charles Dickens s'offre une belle remontée. Le suspense est à son comble... vous pouvez encore voter jusqu'au 8 juin au soir pour changer le destin d'une barbe victorienne !

Pour la circonstance j'ai ressorti un vieux logo du Mois anglais 2011...

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06/06/2013

Quel Victorien a la plus belle barbe ?

A vous de choisir... pour peut-être remporter l'un des trois exemplaires de Poor Miss Finch de Wilkie Collins que j'ai le plaisir de mettre en jeu aujourd'hui, jour de sa sortie en librairie.

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Pour participer, je vais vous demander de répondre à une question de la plus haute importance, inspirée par un sondage proposé par Cryssilda il y a quelques années sur un groupe victorien un brin obscur où nous nous retrouvions déjà (eh oui).

La question cruciale est la suivante : des Victoriens ci-dessous, Wilkie Collins, Charles Dickens, Anthony Trollope, Charles Darwin et Leslie Stephen, qui a la plus belle barbe ?

Je vous avoue que je ne fermerai sans doute pas l'oeil tant que je n'aurai pas résolu grâce à vous ce terrible problème.

Sur la base de vos réponses (dans les commentaires à la suite de ce billet) et de ce test hautement représentatif, nous élirons donc la plus belle barbe victorienne. Les trois gagnants seront tirés au sort parmi les participants.

Et pour voter, vous avez jusqu'au 8 juin au soir !

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Wilkie Collins

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Charles Dickens

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Anthony Trollope

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Charles Darwin

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Leslie Stephen

Bonne chance à tous !

Et merci beaucoup aux éditions Libella pour ce partenariat so English !

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05/06/2013

Thomas Hardy, Métamorphoses

hardy_metamorphoses.jpgJe devais lire Les Forestiers pour aujourd'hui en compagnie de Cléanthe et Virgule mais, trouvant trop peu de temps pour mes lectures ces derniers temps (et ayant l'esprit un peu ailleurs), j'ai choisi une option plus raisonnable qui m'éviterait un abandon de Thomas Hardy en cours de route (que je voyais se profiler avec de plus en plus de netteté au fur et à mesure que le temps passait).

De Hardy je ne connais pour l'instant que des nouvelles, ceci est le troisième recueil que je découvre. N'ayant jamais chroniqué ici les deux premiers (Les Petites ironies de la vie et L'Homme Démasqué) et en gardant un excellent souvenir j'envisage sérieusement de les relire pour vous en parler prochainement.

Cette fois-ci j'ai jeté mon dévolu sur Métamorphoses, qui figurait également dans ma PAL depuis un certain temps. Ce recueil comprend quatre nouvelles extraites d'un recueil en anglais plus fourni, A changed man and other stories.

[Quelques spoilers dans les quatre paragraphes suivants]

Sous le Regard du berger : un jeune berger assiste bien malgré lui à la rencontre d'une duchesse et de son ancien admirateur au clair de lune, également observée par le duc, dont les désirs de vengeance sont rapidement mis à exécution et ne sont pas sans conséquence pour le berger.

Métamorphose : une jeune femme amoureuse de l'uniforme unit son sort à celui d'un joyeux soldat qui, un beau jour, décide de quitter l'armée pour Dieu et de se consacrer à son prochain en oeuvrant dans les quartiers pauvres et en prêchant de monotones sermons. Avant que n'éclate une épidémie...

La tombe solitaire : un soldat revient dans son village natal pour apprendre que son père s'est suicidé après avoir reçu une lettre accusatrice de sa part ; selon une coutûme barbare, le corps du père est porté en terre la nuit à un carrefour, sans cérémonie ni sépulture. Dès lors son fils est tourmenté par l'infamie qui, par sa faute, frappe son père ; il tente ainsi de lui donner une dernière demeure plus respectable.

Un dragon entre en scène : une femme ayant perdu son fiancé à la guerre est sur le point d'épouser un brave homme prêt à accepter de bon coeur son fils illégitime. Mais alors que les préparatifs touchent à leur terme revient le soldat tant regretté... pourtant rentré en Angleterre depuis un certain temps sans être venu de suite retrouver son ancienne promise.

Ces quatre récits qui se situent dans les environs de Casterbridge sont un pur régal et me confortent dans l'idée que Thomas Hardy excellait dans l'art d'écrire des nouvelles. De même que les textes dont je gardais le souvenir, voici quatre histoires sombres et pleines d'ironie qui toutes finissent tristement, voire tragiquement. La mort est toujours présente, parfois les conditions sont réunies pour évoquer le folklore mystérieux et provoquer quelques frissons chez le lecteur, qui imagine les fossoyeurs repartant sur leur lugubre charrette après avoir abandonné une âme errante, ou bien un trilithe druidique qui, la nuit, ne manque pas de rappeler les forces mystérieuses et inquiétantes qu'il servait autrefois.

Il est dommage que l'ensemble du recueil n'ait pas été traduit, malgré tout on peut saluer le sérieux des éditions de l'Arbre Vengeur, aussi bien pour la traduction fluide que pour les efforts d'illustration. Cela donne envie de mieux découvrir leur catalogue !

Lu dans le cadre du Mois anglais, une aventure lancée chez Titine et ici-même... mais aussi pour le Challenge victorien d'Arieste.

Les avis de Cécile's blog et Cryssilda.

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147 p

Thomas Hardy, Métamorphoses, 1881-1900

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